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[+1]    #1 23/04/2020 00h33

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Bonsoir,

Mon portefeuille est détenu au sein d’un seul PEA et se décompose comme suit :
- Publicis : 11,3 %
- LVMH : 17,9 %
- Airbus : 24,8 %
- Eiffage : 14,9 %
- Amundi CAC 40 UCITS ETF DR - EUR (C) : 22 %
- CW8 : 9,1 %
- liquidités : 36,7 %

Ce portefeuille est le résultat d’investissements que j’ai réalisés, durant les 6 à 18 mois précédents, sans véritable objectif, sinon celui d’avoir un rendement plus intéressant que celui des livrets et fonds euros. De plus, je n’avais jusqu’ici jamais pris la peine de me livrer à une analyse même succincte des sociétés dans lesquelles j’avais investi.

Profitant du temps supplémentaire dont je dispose désormais depuis plusieurs semaines, du fait du confinement, je me suis d’abord défini un objectif : disposer d’un complément de revenus d’ici 25-30 ans. Pour ce faire, je compte investir désormais dans des sociétés solides et offrant un rendement intéressant.

Je m’attache également à développer des connaissances en matière boursière, grâce aux ressources offertes par ce forum, aux outils développés par Philippe, et à différentes lectures.

Le recul que tout cela m’a permis me conduit à constater que mon portefeuille doit être évidemment amélioré, bien que je ne sois pas mécontent d’avoir investi dans LVMH, Publicis ou Eiffage (j’ai renforcé d’ailleurs LVMH en mars et Publicis récemment). Mes objectifs dans ce cadre sont les suivants :
- me délester de mon tracker CAC 40, du fait que mon portefeuille comporte 3 actions relevant de cet indice, pour investir davantage dans le CW8
- rechercher une plus grande diversification dans les activités ainsi que sur le plan géographique.

Je dois, en effet, diminuer l’importance d’Airbus dans mon portefeuille, en raison du caractère cyclique de son activité et du fait que le rendement de l’action me semble un peu faible. Etant donné que mon PRU des actions Airbus était très éloigné des cours du mois de mars 2020, j’ai choisi de renforcer davantage Airbus pour diminuer mon PRU, afin de pouvoir revendre une partie de ces actions sans moins-value. Cet objectif me semble atteignable sans trop de difficultés, du fait que mon PRU est désormais inférieur au cours atteint par l’action lors du récent rebond.

De plus, la suppression du versement des dividendes par de nombreuses sociétés françaises me conduit nécessairement à orienter mes futurs investissements plutôt vers des sociétés européennes. A ce jour, mon compte-titres n’a pas été ouvert par Binck. Je me limiterai donc, dans le cadre du PEA, à investir dans des pays pratiquant une retenue à la source de 15 %, ce qui me conduira à avoir une charge fiscale proche de la flat tax.

J’ai vu qu’il était possible d’investir dans certaines sociétés américaines dans le cadre du PEA. Je vais regarder lesquelles sont proposées et voir si elles sont intéressantes.

Mots-clés : dividendes, pea (plan d'epargne en actions), portefeuille

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#2 03/06/2020 17h10

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Stratégie d’investissement

J’ai profité de ces derniers mois pour peaufiner mes critères de sélection des actions, actuellement limitées aux sociétés européennes du fait que je n’ai toujours pas de compte-titres (demandes d’ouverture chez Binck et Degiro toujours en cours).

Les retenues à la source (RAS) pratiquées par les différents Etats européens, sans qu’il possible de le récupérer via un crédit d’impôt dans le cadre d’un PEA, m’a amené à diriger mes investissements dans 2 catégories de sociétés différents selon le taux de RAS :

- j’investirai principalement dans des pays pratiquant une RAS < 20 % (France, Luxembourg, Irlande, Espagne, Pays-Bas) : dans ce cadre, je suis une stratégie GARP. En clair, j’investirai dans des sociétés bien positionnées dans leur secteur, avec une croissance moyenne, une situation financière solide et offrant un rendement d’au moins 3 % environ.

- dans les pays pratiquant une RAS > 20 %, le but est d’éviter la fiscalité en investissant, si une occasion se présente, dans des sociétés avec une croissance dynamique, qui en général versent peu de dividendes.

Afin d’adopter une approche la plus objective possible, j’attribue une note sur 20 à chaque société. Mes critères de notation sont les suivants :
- 9 points pour la profitabilité : évolution du CA, du BPA, du résultat, de la marge opérationnelle, de la marge d’EBIDTA, ratio FCF/CA, comparaison par rapport aux sociétés concurrentes,
- 7 points pour la solvabilité : ratio d’endettement, d’indépendance financière, couverture des frais financiers, ratio de liquidité, notation financière
- 4 points pour le rendement (sauf si investissement dans une société de croissance dans un pays avec une RAS>20%) : comparaison par rapport aux sociétés concurrentes, taux de rendement, payout ratio
- attribution ou enlèvement d’un demi-point en fonction de l’allocation du capital, du moat, de la diversification géographique

J’ai évalué sur ces bases 3 sociétés que j’avais en portefeuille. Les résultats sont les suivants :
- EIFFAGE : 8/20
- AIRBUS : 9,8/20
- PUBLICIS : 10,8/20

Evolution du portefeuille

J’ai passé tellement de temps à me documenter ces derniers temps que je n’ai pas fait d’achat. J’ai analysé quelques sociétés mais leur prix actuel est supérieur à la valeur que j’ai déterminée. Les bonnes occasions vont se faire rare, du fait de l’évolution des cours. Peut-être que la publication des résultats du 2e trimestre douchera l’optimisme ambiant des marchés.

Ventes :
- Amundi CAC 40 (redondant avec les actions que j’avais en portefeuille) avec plus-value de 6 %
- Eiffage (la société ne correspond pas à mes critères de sélection) avec plus-value de 39 %

Watchlist

Sociétés qui me paraissent intéressantes mais "trop chères" : Heineken, Inditex
Sociétés dont le prix actuel me paraît correct, mais que je dois regarder un peu plus : Danone, Michelin, Atos, Arkema.

Performance

La performance de mon portefeuille en construction s’explique par son caractère concentré et par le poids que représente Airbus

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#3 22/07/2020 01h56

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Achats

- BIC le 17/06 pour 44,90 € / action : j’ai noté l’action à 15/20 d’après les critères exposés dans mon message précédent et l’ai évalué à 60 €
- RTL GROUP le 24/06 pour 28,84 € / action : j’ai noté l’action à 14,7/20 et l’ai évalué à 50 €

Ventes

Aucune. J’envisage de me séparer des actions d’Airbus et de Publicis, une fois que le cours aura atteint mon PRU.

Watchlist

J’ai écarté Heineken. J’ai noté l’action à 10,6/20 en raison principalement d’un endettement assez important, d’une trésorerie nette négative, d’un faible ratio de liquidité générale et d’une marge opérationnelle inférieure à celle des concurrents.

J’ai écarté également Danone, notée à 9,6/20 (endettement important, faible indépendance financière, ROIC plus faible que ceux des concurrents, free cash flow to equity insuffisant pour financer les dividendes en 2018 et 2019)

Inditex est confirmée sur ma watchlist mais j’ai évalué l’action à 20 €.

Arkema est confirmée sur ma watchlist. J’ai évalué l’action à 75 €.

J’ai ajouté également :
- Sodexo : 12.1/20  - 52 € l’action
- Deutsche Post : 13/20 - 29 € l’action
- Endesa : 12,75/20 - 22 € l’action

Composition du portefeuille

Publicis : 12,8 %
RTL Group : 11,3 %
LVMH : 19,9 %
BIC : 15,9 %
AIRBUS: 30,4 %
CW8 : 9,7 %
Liquidités : 40,5 %

Performance



J’ai changé le fonds servant de comparaison, le fonds Carmignac Patrimoine initialement choisi comportant une proportion non négligeable d’obligations. Le fonds choisi est Comgest Growth Eur ex-Uk.

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Favoris 1    #4 22/07/2020 09h32

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Bonjour Savinien,

J’ai écarté Heineken. J’ai noté l’action à 10,6/20 en raison principalement d’un endettement assez important, d’une trésorerie nette négative, d’un faible ratio de liquidité générale et d’une marge opérationnelle inférieure à celle des concurrents.

Heineken est pourtant l’une des moins endettées du secteur (leverage à 2,7) alors que ABInbev a un leverage de plus de 4, Pernod Ricard est à 2,5 et Diageo à 3.

C’est donc quelque chose de relativement classique pour le secteur des boissons alcoolisées qui est relativement prévisible et non cyclique. Il n’y a que le Danois Carlsberg qui s’en sort très au dessus de la moyenne (mais c’est commun pour les entreprises scandinaves d’éviter la dette).

Idem pour Danone. Si on regarde les concurrents (General Mills, PepsiCo, Coca-Cola, Kellogs, Nestlé…) elles ont toutes grosso-modo le même niveau d’endettement. C’est gênant pour les secteurs très cycliques qui peuvent avoir du mal à rembourser la dette en cas de coup dur, mais pas pour l’alimentaire qui a un cash-flow quasi linéaire chaque année. Je rejoins cependant votre avis sur le fait que Danone a un très faible moat comparée aux autres mastodontes du secteur. Néanmoins, vous vous trompez pour les dividendes car le cash-flow par action est entre 4,5-5€ sur les derniers exercices ce qui couvre largement le dividende.

Bien à vous.

Dernière modification par MrDividende (22/07/2020 09h39)

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#5 22/07/2020 14h13

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Bonjour,

Il est vrai que, contrairement à ce que je fais pour déterminer la profitabilité, je ne compare pas l’endettement d’une société par rapport aux autres du secteur. Cependant, mes critères actuels correspondent bien à mes préférences, puisque je ne souhaite pas investir dans des sociétés trop endettées. Le fait que les autres sociétés du secteur soient autant ou plus endettées n’est pas de nature à me convaincre. Je perds sans doute des occasions d’investir dans des sociétés intéressantes mais c’est ainsi.

Le fait que le secteur d’activité soit non cyclique ne protège pas les sociétés concernées d’un revers. Par exemple, la fermeture des bars et restaurants suite à la crise sanitaire entraînera une baisse des résultats pour les sociétés qui vendent des boissons alcoolisées. Dans ce contexte, l’endettement peut représenter un risque important dans la conduite de l’activité de ces sociétés. Une société n’est pas non plus à l’abri d’un problème sanitaire (ex : lait contaminé de Lactalis) susceptible d’entraîner une baisse d’activité.

Pour Danone, je parle du free cash flow to equity (FCFE). Il s’agit du FCF après prise en compte de la variation de l’endettement net. Le FCFE de Danone est donc impacté en 2018 et en 2019 par un remboursement net des dettes pour 1871 M€ et 1564 M€.

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#6 23/07/2020 20h35

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savinien10, le 03/06/2020 a écrit :

Stratégie d’investissement

J’ai évalué sur ces bases 3 sociétés que j’avais en portefeuille. Les résultats sont les suivants :
- EIFFAGE : 8/20
- AIRBUS : 9,8/20
- PUBLICIS : 10,8/20

Ventes :
- Amundi CAC 40 (redondant avec les actions que j’avais en portefeuille) avec plus-value de 6 %
- Eiffage (la société ne correspond pas à mes critères de sélection) avec plus-value de 39 %[/url][/url]

Bonsoir Savinien10,

Pourquoi avez vous vendu Eiffage ?
Je l’ai en PTF et ça m’intéresserai de savoir pourquoi vous la notez aussi mal et donc l’avez vendu.

Merci d’avance.


Parrainage Boursorama, Linxea , MesPlacements

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[+1]    #7 23/07/2020 22h05

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Bonsoir,

C’est l’endettement qui engendre cette note. J’attribue une note sur 7 sur la solvabilité et la liquidité et j’ai donné 2,5 points à Eiffage. En cause : gearing très élevé, dette nette / EBITDA supérieur à 3, couverture des frais financiers par l’EBIT < 6 en moyenne. La situation financière de la société s’améliore cependant sur ces points mais je fais des moyennes pluriannuelles donc la situation financière en 2016 et en 2017 est prise en compte. Par contre, la trésorerie nette de la société se dégrade.

De plus, comme indiqué dans mon message du 03/06, je fais varier la note que j’attribue sur la  base de la profitabilité, de la solvabilité et du rendement en fonction du moat, de la diversification géographique et d’autres facteurs. Ces 2 points ont une incidence négative sur la note car Eiffage n’a pas de moat et réalise une grande partie de son CA en France.

Un facteur supplémentaire qui m’a décidé à vendre, mais que je ne prends pas en compte dans la note, c’est l’importance de la rémunération allouée au PDG.

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#8 04/10/2020 00h14

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Achats

16 actions Endesa à 23,83 €

Ajouts à ma watchlist

Amadeus It : 13,8
Covestro : 14,6 / 20
Legrand : 13,9 / 20
Michelin : 14,7 / 20
Valmet : 13,2 / 20

Sociétés écartées : Alten (9.4 / 20), Bayer (6.9 / 20), Capgemini (12.4 / 20), Rubis (10.2 / 20), Seb (11.9 / 20), Thalès (10.7 /20), Valeo (9.3 / 20), Veolia (6 / 20), Vinci (11.4 / 20)

Les sociétés de ma watchlist dont le dernier cours se rapproche de ma valeur intrinsèque sont Sodexo, Valmet et Inditex

Portefeuille

~Consommation discrétionnaire (32,8%) :
    24 RTL Group SA______________________________16,5%
    28 Publicis Groupe SA________________________16,4%

~Consommation de base (45,9%) :
     3 LVMH Moet Hennessy Louis Vuitton SE_______26,6%
    20 Societe BIC SA____________________________19,3%

~Energie :(8,1 %)
    16 Endesa SA__________________________________8,1%

~Services financiers :
n/a

~Santé :
n/a

~Industrie :
n/a

~Matériaux de base :
n/a

~Technologie de l'information :
n/a

~Services de télécommunication :
n/a

~Services aux collectivités :
n/a

~Immobilier :
n/a

~Fonds/Trackers (13,2%) :
     2 Amundi Index Solutions - Amundi MSCI Wor__13,2%

~Liquidité :
_________________________________________________56,7%

Fait avec XlsPortfolio

Evolution de la valeur du portefeuille : 0 %. Les plus-values latentes de LVMH, RTL et du CW8 sont compensées par la moins-value de 24 % sur Publicis. Cette société ne correspond pas à mes attentes. J’hésite à couper mes pertes.

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Favoris 1    #9 11/11/2020 01h10

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Je profite des rebondissements boursiers de ces derniers jours pour mettre à jour mon portefeuille

Achats

20 ETF Lyxor Cac 40 à 23,20 € mardi à titre spéculatif (je ne garantis pas le résultat mais il est difficile de ne pas être tenté par un emballement boursier comme celui de lundi)

Ventes

28 actions Publicis soit la totalité de ce que j’avais en portefeuille pour 35,96 €. C’est la dernière action dont je souhaitais me débarrasser (en fait, après analyse, elle ne correspondait pas à mes attentes) et la hausse de lundi et mardi m’a permis enfin de vendre au PRU.

Watchlist

L’emballement sur Sodexo éloigne logiquement son cours de mon PRU. J’estimais l’action à 56 €, elle cotait à 58 €, je pensais que le cours allait encore baisser… Cela m’apprendra de vouloir deviner l’avenir. Il faut être pris pour être appris.

Idem pour Valmet :  le cours s’éloigne de son plus bas qui n’aura pas atteint ma valeur intrinsèque.

Désormais, l’action la plus proche de sa valeur intrinsèque serait Covestro, mais j’hésite encore… le cours en est à ses plus hauts et il s’agit d’une société très cyclique.

Brembo a été ajoutée à ma watchlist : 15.94/20 mais le cours devrait descendre de 35 % avant que je puisse l’acquérir !

Portefeuille



Mon portefeuille est toujours aussi concentré, faute de trouver des actions cotant à leur valeur intrinsèque. Je suis sans doute trop restrictif dans la détermination de cette valeur en appliquant une marge de sécurité de 10 % mais je préfère m’en tenir à ce principe qui certes me fait rater des occasions, mais me rassure. J’investirai peut-être dans des trackers une fois les cours davantage stabilisés.

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#10 11/11/2020 03h37

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Bonjour Savinien10,

Vous semblez chercher la pepite ! Celle que le marche ne voit pas et que seul, vous, pourrez identifier …
Le probleme de ce type de methode est qu’en general, on se plante severement !

Je vais prendre les societes BIC et RTL … Comment voyez vous leur croissance ?
Est-ce que, par ex, vous imaginez que les perspectives des 2 societes precitees sont meilleures qu’une VISA, GTT, ou Sanofi ?

Le probleme des ratios est qu’il nous empeche des societes qui sont "surestimees" a cause de leur potentiel de croissance important et nous encourage a acheter des societes "sous estimees" (qui ne le sont que trop rarement pour rien)

A tres bientot,

Bien cordialement,

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#11 11/11/2020 13h04

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Bonjour Savinien10,

Comme le dit Lololecambo, vous risquez d’investir avec votre méthode sur des sociétés délaissées par le marché car jugées risquées ou sans potentiel de croissance.

L’univers des BigCaps est relativement efficient. Tous les analystes calculent et voient les mêmes ratios, et les BigCaps sont très étudiées je vous assure.

Pensez vous donc qu’il est possible que vous voyez quelque chose d’intéressant que tous les intervenants financiers ignorent ? C’est relativement peu probable. Il faudrait donc en effet :

1) que votre « marge de sécurité » soit plus élevée car honnêtement même les professionnels n’ont une précision de 10%. Peut-être que c’est le marché qui a raison et que votre estimation de valeur intrinsèque sous estime la réalité.

2) essayer de mettre en regard la valorisation d’une entreprise à son potentiel de croissance (par exemple utiliser le PEG au lieu du PER etc…)

3) Ne pas penser que si une entreprise est « bradée » signifie que c’est une affaire (généralement c’est tout le contraire). Si c’était réellement une si belle affaire, tout le monde le verrait, acheterait l’action et celle-ci remonterait vite.

Bien à vous.

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#12 11/11/2020 17h58

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Bonjour,

d’abord merci pour vos conseils.

Selon vous, si je comprends bien, il ne sert à rien de calculer la valeur intrinsèque ou même d’analyser une entreprise car le cours de l’action reflète forcément cette valeur intrinsèque, en fonction de toutes les données disponibles. Dans ce contexte, il faudrait, selon vous, en fin de compte sélectionner les actions en fonction de leur croissance.

Je suis d’accord avec vous sur le fait que le marché est généralement efficient mais je ne pense pas que ce soit tout le temps le cas. Comment expliquer les krachs ou corrections dans ce cas ? Parfois les investisseurs s’emballent ou au contraire paniquent.

Par ailleurs, je ne prétends pas rechercher et encore moins sélectionner les meilleures actions ou des pépites cachées car j’opère une sélection en fonction des critères que j’estime pertinent en ce qui me concerne. Par exemple, je n’aime pas les sociétés trop endettées ou qui ne font que procéder à des acquisitions ou qui diluent l’avoir de leurs actionnaires et je tiens compte de ces facteurs dans ma "notation". Pour certains, l’endettement ne revêt pas une telle importance que celle que j’y accorde.
De même la croissance n’est en fait qu’un de mes critères de sélection, je regarde entre autres la rentabilité, les marges, la comparaison avec le secteur.

Concernant Bic, par exemple, certes j’ai tenu compte d’une croissance faible voire nulle pour les prochaines années compte tenu de son historique. Il n’empêche que c’est une société qui a de bonnes marges (environ 19 %), et qui demeure rentable, même si cette rentabilité tend à s’effriter. Surtout, cette société est très solvable et n’a pas de problèmes de liquidité.  Ses dépenses d’investissement sont supérieures à celles de ses concurrents, ce qui est positif. De plus, elle réalisait jusqu’alors peu d’acquisitions et rachetait des actions et, ce faisant, ne détruisait pas de la valeur comme le font plusieurs sociétés.

Je suis conscient que certains auraient d’emblée écarté cette société pour des perspectives de croissance peu reluisantes mais ce n’est pas mon cas. Je ne dis pas que la croissance n’est pas importante mais, en ce qui me concerne, elle ne fait pas tout.

Et sincèrement je ne serai pas à l’aise d’acheter une action d’une société dont la VE est égale à 50 ou 60 fois son FCF (comme ASML ou Dassault Systèmes) au motif que ce FCF a crû de 10% ou 20% / an dans le passé. Opérer une telle acquisition c’est, selon moi, acheter une croissance future hypothétique.

@lololecambo :
-je n’utilise pas simplement des ratios pour sélectionner et évaluer mes actions. Pour la sélection : voir ci-dessus. Pour l’évaluation j’utilise un ensemble de méthodes notamment : capacité bénéficiaire, DCFF, formule de Graham
- Sanofi est sur ma watchlist mais je n’ai pas eu le temps de regarder plus en détail

@MrDividende : je pense que vous l’avez compris, je n’achète pas une action uniquement parce qu’elle est "bradée". Par exemple, j’avais acheté des actions Publicis et je me suis rendu compte que, même si elle était peu chère, elle ne correspondait pas à mes critères.

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#13 11/11/2020 20h23

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J’exagère un peu le trait volontairement mais une action avec une croissance nulle se transforme grosso-modo en obligation à taux fixe (à condition que le dividende puisse être maintenu).

Dans cette situation, la notion de PER (ou autre ratio de valo) n’a plus beaucoup de sens, on regarde seulement le rendement vs les taux sans risques qu’on retouche selon le bilan de l’entreprise pour en tirer un prix. Le prix de l’action n’a donc aucune raison de monter tant que la croissance est nulle.

Dernière modification par MrDividende (11/11/2020 20h27)

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#14 12/11/2020 08h04

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Bonjour Mr Dividende,

J’ai effectivement mis le temps a comprendre 2 points essentiels pour avoir un portefeuille que je definierai comme saint :
- Sans croissance des resultats, il n’y a aucune raison qu’une action s’apprecie !
- La chasse aux dividendes masque le plus souvent des societes en difficulte (avec evidemment des exceptions …)

Message édité par l’équipe de modération (12/11/2020 12h00) :
- suppression de la citation du message immédiatement précédent

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#15 12/11/2020 09h24

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Bonjour,

Attention tout de même aux raccourcis. De quelle croissance parle t’on: CA, BN, FCF?
Une entreprise avec une croissance du CA quasi nulle pourra par amélioration de ses process, de son efficience, de ses investissements générer plus de cash, améliorer son bilan et in fine faire des choix relutifs pour les actionnaires (taux de conversion R&D, croissance externe)

Attention également à ne pas prendre la contraposee de « croissance nulle = cours de bourse stagnant »
Si c’était aussi simple il suffirait de sélectionner des entreprises en forte croissance et de regarder le cours de bourse progresser du même pourcentage..et nous serions tous riches…

Bien à vous

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#16 12/11/2020 09h42

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Selden a écrit :

Si c’était aussi simple il suffirait de sélectionner des entreprises en forte croissance et de regarder le cours de bourse progresser du même pourcentage..et nous serions tous riches…

C’est un peu le principe du momentum, non? wink

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#17 12/11/2020 10h03

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Tout à fait.
A ceci près qu’il faut faire un rebalancing régulièrement.
Autant prendre un Etf momentum et arrêter le stock picking alors 😉

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#18 12/11/2020 10h32

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@Selden

Attention tout de même aux raccourcis. De quelle croissance parle t’on: CA, BN, FCF?
Une entreprise avec une croissance du CA quasi nulle pourra par amélioration de ses process, de son efficience, de ses investissements générer plus de cash, améliorer son bilan et in fine faire des choix relutifs pour les actionnaires (taux de conversion R&D, croissance externe)

Je parlais au sens général, mais c’est surtout vrai pour le BNA et CF.

Néanmoins une entreprise qui n’arrive plus à croître son CA pourra dans un premier temps potentiellement augmenter son BNA ou CF. Mais c’est clairement temporaire. On peut réduire ses coûts, augmenter ses prix, racheter des actions… mais tout ceci ne fonctionne qu’un moment…

L’entreprise va stagner en quelques années c’est certain. Et pire encore car une entreprise qui ne croît plus finit souvent par décroître car se fait manger petit à petit des parts de marché ailleurs. BIC est en décroissance et non en stagnation.

Attention également à ne pas confondre les stratégies Growth et Momentum. Cela n’a rien à voir, même si aujourd’hui cela se ressemble car le marché aime la croissance.

« Growth » c’est sélectionner des actions pour la croissance de leurs CA et BNA en se basant sur la corrélation à long terme entre cours de bourse et fondamentaux. Si les fondamentaux montent, le prix doit aussi le faire. C’est vrai à LT, pas toujours à CT.

« Momentum »  c’est acheter ce qui monte (peu importe les fondamentaux) en pensant que ce qui monte continuera de monter à CT.

C’est totalement différent. Certaines entreprises « Growth » comme FaceBook ou Visa par exemple ne sont actuellement pas dans l’indice USA Momentum car elles n’ont pas suffisamment performé ces derniers mois. Potentiellement on peut retrouver des entreprises « Value » dans l’indice Momentum si le cours de bourse augmente sur les derniers mois.

Attention également à ne pas prendre la contraposee de « croissance nulle = cours de bourse stagnant »

Pour moi croissance nulle = cours de bourse stagnant.

Regardez tous les behemot Français comme Total, Bouygues, BNP, Saint-Gobain… (la liste pourrait être longue) et analysez l’évolution de leur cours de bourse sur 10-20 ans et vous aurez votre réponse.

Dernière modification par MrDividende (12/11/2020 10h41)

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#19 12/11/2020 12h34

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Bonjour Mr Dividende,

En effet de manière générale je pense que vous avez raison. Cependant dans certains cas, vous avez des entreprises stagnantes voire déclinantes en terme de CA qui ont su se relever, mieux investir leur cash, rationaliser la R&D, saisir des virages technologiques et surperformer largement leurs concurrents aujourd’hui.

Prenez les chiffres d’AMD et d’Intel par ex sur les 30 dernières années.

Je me souviens même de cet exemple dans l’excellent livre de Pat Dorsey de 2004 "Five rules for successful stock investing" où pas grand monde n’aurait misé un kopeck sur AMD.

Donc oui dans le cas général mais il y a des dossiers qui montrent que rien n’est définitif. Après cela demande énormément d’analyse pour sélectionner le bon dossier. Des compétences et connaissances profondes de l’entreprise qui ne sont pas forcément dans l’arsenal de l’investisseur lambda (dont je fais partie).


Donc en effet il peut être plus sage de s’écarter de ces dossiers si on n’a pas ces "qualités" là.

Pour les autres points que vous mentionnez je vous rejoins complétement. Le Growth et le momentum sont actuellement liés mais ce n’est pas vrai en tout temps et tout lieu.

Quand je parlais de contraposée c’était pour mettre en garde justement sur le fait que l’assertion " cours de bourse qui monte fortement = Croissance forte" n’était pas forcément vraie là aussi en tout temps et tout lieu. Ce que vous illustrez bien avec vos exemples.

Enfin sur ma phrase concernant l’ETF momentum, il s’agit de mentionner que si on recherche à acheter des entreprises dont le cours monte indépendamment du facteur growth ou value autant sélectionner un ETF momentum que de pratiquer l’exercice périlleux d’un rebalancing manuel.

Bien à vous

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#20 12/11/2020 13h45

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Bonjour,

je suis d’accord avec Selden. Vous avez raison aussi MrDividende quand vous dites :

MrDividende a écrit :

Néanmoins une entreprise qui n’arrive plus à croître son CA pourra dans un premier temps potentiellement augmenter son BNA ou CF. Mais c’est clairement temporaire. On peut réduire ses coûts, augmenter ses prix, racheter des actions… mais tout ceci ne fonctionne qu’un moment

Cependant, je ne cherche pas forcément des actions dont le cours de bourse augmente. Le fait que le cours de bourse stagne n’est pas un critère déterminant pour moi. Si le cours d’une action baisse en revanche depuis de nombreuses années, ce qui peut révéler une "trappe à valeur", je ne l’achète pas car dans ce cas le TSR est en fait quasi-nul malgré le versement de dividendes.

Par contre, je ne suis pas d’accord MrDividende avec votre propos :

MrDividende a écrit :

Et pire encore car une entreprise qui ne croît plus finit souvent par décroître car se fait manger petit à petit des parts de marché ailleurs

Une entreprise peut très bien avoir une croissance faible de son CA sans être vouée à péricliter si elle dispose d’un avantage concurrentiel durable.

De la même manière, il n’y a pas de corrélation entre cours de bourse et croissance du CA. Le cours de Coca-Cola a connu une hausse constante (certes moindre que Visa) malgré un CA en baisse et cela parce qu’elle dispose d’un wide moat.

BIC n’est évidemment pas dans ce cas. Les briquets chinois font de la concurrence à ceux de BIC. Idem par exemple pour Michelin, dont le cours stagne également. Mais il y a un risque inhérent à l’investissement dans des actions, y compris dans l’investissement dans des sociétés de croissance (la croissance sera-t-elle infinie ? et quid du cours de bourse quand la croissance se tassera ?).

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[+1]    #21 31/12/2020 20h03

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Evolution du portefeuille


Achat de 6 actions SAP (score de 14.7/20) pour 100,27 € en novembre pour les raisons expliquées dans mon message sur vos 5 actions préférées en 2021, à savoir :
"l’action a dévissé de plus de 30 % en octobre 2020 du fait que la société a annoncé, d’une part, des bénéfices moins importants qu’espérés initialement en 2020, d’autre part, son intention d’accélérer la transition vers le cloud avec pour conséquence une baisse de quelques points de sa marge opérationnelle. Il est craint que cette migration à marche forcée vers le cloud entraîne un départ important de clients.
Sans être un expert en la matière, cette crainte ne me paraît pas justifier une baisse aussi importante de la valeur de l’action, surtout au regard de la valeur donnée actuellement à certaines sociétés concurrentes qui connaissent certes une croissance importante mais dont la rentabilité à venir me paraît plus incertaine."

J’ai estimé la valeur de l’action à environ 130 €, mais cette valeur est influencée par la valeur résultant de comparaisons avec d’autres sociétés agissant dans le même secteur (Salesforce, Servicenow notamment), dont le cours apparaît très élevé au regard des fondamentaux et ne se fonde que sur une croissance importante du CA.

A ce sujet, je lis actuellement le livre "the little book of valuation" de A. Damodaran qui donne des conseils pour tenter d’aboutir à une valeur aussi fiable que possible quand il s’agit de comparer une société à d’autres. Pour faire simple, il conseille de corriger la valeur obtenue à partir des ratios (EV/EBITDA, PER, P/B) de sociétés comparables en fonction des déterminants de chacun de ces ratios.
Les principaux déterminants sont :
- le ROE et le taux de rétention des bénéfices pour le PER
- le ROIC et le taux de réinvestissement pour les ratios EV/EBITDA ou EV/EBIT

Je tente de mettre en oeuvre ces corrections sans aller jusqu’à appliquer l’équation de régression linéaire comme le préconise A. Damodaran. J’essaie plus grossièrement d’atténuer l’importance d’une société comparable lorsque son importante valeur ou sa faible valeur peut avoir un lien assez direct avec les déterminants exposés précédemment. Il faut que je le fasse pour SAP.

Achat de 4 actions Sanofi en décembre pour 78,10 € l’action, légèrement inférieure à la valeur intrinsèque que j’ai déterminée (82 €). La société a un score de 12,6/20 au regard de mes critères de sélection

Situation du portefeuille








J’ai changé l’indice de référence (il n’était pas logique de comparer mon portefeuille qui n’est pas axé "croissance" avec le comgest growth Europe). La valeur de la part est inférieure à celle du Lyxor MSCI Europe, mais le TRI est supérieur.

Mon portefeuille n’est pas encore diversifié, mais j’espère qu’il en sera autrement en 2021, sachant que j’ai encore des liquidités dans mon PEA.

Bilan de l’année 2020


L’année 2020 a été une année riche en enseignements, à deux égards :
- elle m’a appris à prendre du recul par rapport aux hauts et bas des marchés cette année
- j’ai pu "profiter" du premier confinement pour me définir ma stratégie et me documenter. Ce qui est dommage c’est que, durant ce temps, je n’ai pas pu faire mes emplettes comme certains l’ont fait.

Je ne pensais pas affronter une telle situation 1 an après avoir ouvert mon PEA. On verra ce que nous réserve 2021.

Bon réveillon !

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#22 08/03/2021 19h25

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Pas de changements particuliers dans le portefeuille. Je n’ai pas eu trop le temps de m’y consacrer dernièrement, étant en pleine réflexion sur mon avenir professionnel. Je vais tâcher de m’y remettre.

J’ai acheté, en attendant, un peu de l’ETF Nasdaq 100, sans même trop prêter attention à la rotation sectorielle dont tout le monde parle. On verra si c’était une bonne idée ou pas.

Profitant de cette rotation sectorielle, mes actions RTL se sont envolées par rapport à mon dernier reporting. Le reste est sans grand changement : LVMH croît, SAP, BIC et SANOFI stagnent, ENDESA baisse…

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#23 04/05/2021 14h59

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MOUVEMENTS DU PORTEFEUILLE


Achat, fin avril, de 12 actions IDI pour 45,42 €.

Compte tenu de l’activité de la société (investissements dans des sociétés non cotées), je n’ai pas pu appliquer mes critères de sélection habituels.

Ce qui m’a décidé à acheter :

1) un total shareholder return (que je calcule en additionnant la croissance composée de l’ANR et le rendement moyen du dividende sur les 10 dernières années) de 10,56 %, soit meilleur en moyenne que les sociétés prises en comparables :
- PEUGEOT INVEST : 8,87 %
- EURAZEO : 3.79 %
- WENDEL : 8,63 %
- ALTAMIR : 14,94 %
- DUNEDIN : 1,22 %
- ELECTRA : 8,33 %
- HG CAPITAL : 13,23 %
- ICG : 6,93 %
- SOFINA et ACKERMANS : impossibilité à évaluer car la NAV n’est pas communiquée sur toute la période de référence

Le NAV gross return de l’indice LPX Europe s’établit quant à lui à 8,17 %

2) une marge d’exploitation correcte, de 80,67 % en moyenne sur les 4 derniers exercices. En comparaison :
- PEUGEOT INVEST : 85,93 %
- EURAZEO : 9,10 %
- WENDEL : 7,36 %
- ALTAMIR : 57,68 %
- DUNEDIN : 94,25 % en moyenne sur 2017 à 2019 (absence de marge d’exploitation en 2020 car le résultat d’exploitation est négatif)
- HG CAPITAL : 96,15 %
- ICG : 56,36 %

3) un endettement maîtrisé : le gearing moyen est de 18,66 %. En comparaison :
- PEUGEOT INVEST : 28,42 %
- EURAZEO : 41,6 %
- WENDEL : 120,66 %
- ALTAMIR : 7,84 %
- DUNEDIN, HG CAPITAL : 0
- ICG : 298,61 %

4) la décote moyenne est de 29,33 %. Actuellement, en comparaison de l’ANR publié au 31/03/2021, la décote est légèrement supérieure, vers 33 %.

5) l’investissement dans IDI permet de s’exposer indirectement aux sociétés non cotées, ce que ne permettent pas, par exemple, PEUGEOT INVEST, WENDEL…

Il y a aussi DEUTSCHE BETEILIGUNGS AG en terme de comparaison, mais je ne comprends pas leurs rapports annuels.

Achat, ce jour, de 6 actions Euronext  :

Le timing est très mauvais, le cours de l’action oscillait entre 75 et 77 € ces derniers jours. Si j’avais acheté hier, j’aurais pu bénéficier du DPS suite à l’augmentation de capital.
Mais j’ai seulement terminé mon analyse ce matin.

Au regard de mes critères de sélection, EURONEXT est notée 13,74/20, ce qui s’explique principalement par :
- une croissance du CA supérieure à celle des concurrents
- une marge opérationnelle supérieure à celle des concurrents, seules SINGAPOUR EXCHANGE et HONG-KONG EXCHANGES font mieux
- un ROE et un ROIC supérieurs à celui des concurrents
- malgré une dégradation de ces ratios sur la période récente, un gearing et un ratio d’indépendance financière corrects en moyenne sur les 5 dernières années
- une trésorerie nette constamment positive jusqu’en 2020

Concernant la valorisation :

1) la méthode du DCF aboutit à une valorisation de 105 € environ, avec une approche conservatrice :
-prise en compte du nombre d’actions qui résultera de l’augmentation de capital, soit 106 millions d’actions
-marge opérationnelle de 42 %, en baisse du fait de l’achat de Borsa Italiana
-concernant le CA 2021, j’ai pris comme référence le CA qui aurait été réalisé en 2020 avec Borsa Italiana, selon Euronext, soit 1,4 Md€
-concernant le CA de 2022 et 2023, je me base sur les prévisions des analystes

2) la comparaison avec les sociétés similaires aboutit à une valorisation de 105 € également, en prenant en compte également le nombre d’actions qui résultera de l’augmentation de capital

3) avec la formule de Graham, et une croissance estimée des bénéfices de 12 % environ, j’obtiens une valeur de 97 €

PERFORMANCE




La valeur de la part reste bien en-deçà de celle du Lyxor MSCI Europe, du fait des espèces restées non investies. Je ne cherche pas à "timer" le marché, mais j’ai commis l’erreur de procéder à des versements trop importants.
Le TRI lui reste correct.



BIC a bondi de 10 € ces derniers jours, suite à l’opinion positive d’un analyste et la publication de bons résultats pour le T1.

Le cours de SAP a également progressé suite à la publication de bons résultats pour le T1.

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