Suivez les discussions sur : Twitter Facebook RSS   Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter : Newsletters   Utilisez la recherche :
PlanèteMembres  |  Mission

Forums de la communauté des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies sur l’investissement patrimonial pour s’enrichir, générer une rente et atteindre l’indépendance financière

Invitation Vous n'êtes pas identifié : inscrivez-vous pour échanger et participer aux discussions de notre communauté !

Sondage 

Résultat du sondage :

Avez-vous bénéficié de l'ascenseur social ?


Oui

63% - 88
Non

36% - 50
Nombre de votants : 138

#1 04/03/2020 16h15

Membre
Réputation :   53  

Bonjour à tous,
Je n’ai pas trouvé sur le forum de données représentatives des CSP des forumeurs. Je suis curieux de connaitre cette représentation. J’ai tendance à passer que les 3 (Professions libérales et cadres supérieurs) et 4 (cadres moyens) sont sur représentés. Il y a aussi la 8 (autres) dans laquelle les rentiers sont classés mais il me semble voir plus d’aspirants que de rentiers.

Outre la classification actuelle des intervenants, je suis intéressé par connaitre le nombre d’aspirants rentiers ayant bénéficié de l’ascenseur social. J’en ai personnellement bénéficié et cela me rend assez fier personnellement et pour notre nation. Je sais que ce n’est pas parfait, qu’il est régulièrement critiqué, presque en panne pour certains…

Dernière modification par Adrien (04/03/2020 16h16)

Mots-clés : ascenseur social, csp, rentier

Hors ligne Hors ligne

 

#2 04/03/2020 16h31

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   505  

Alors… simple employé (secteur public) pour ma part, et pas "d’assenceur social".

Non pas par "panne" de celui-ci. J’ai notamment fait des études supérieures… Seulement, mon côté autodidacte à fait que je ne me suis jamais vraiment adapté au côté théorique / par cœur attendu. J’ai donc rapidement perdu ma motivation et ai raté mes études.

Mais absolument aucun regret aujourd’hui smile

Dernière modification par Neo45 (04/03/2020 16h32)


le Petit Actionnaire - Suivi de mes investissements dans les dividendes et Éducation financière.

Hors ligne Hors ligne

 

#3 04/03/2020 16h33

Membre
Réputation :   92  

C’est peut-être mon manque de connaissances, mais je ne comprends rien à votre discussion.
Que veut dire CSP?
Que sont ces annotations 3, 4 et 8?

Hors ligne Hors ligne

 

#4 04/03/2020 16h43

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   241  

Pour ma part très bon élève mais rebelle.
Pour mes 18 ans je quitte comme "promis" mes parents pour aller bosser, plutôt que de rejoindre Math sup ou spé (je ne me souviens plus).
Je glandouille quelques années comme opérateur dans une grande entreprise publique avant de me rendre compte que je pourrais aspirer à mieux "pour plus cher".
Promotion dans ma boîte, cadre, cadre-sup, cadre stratégique, cadre dirigeant… et enfin rentier retraité !

Mes moteurs : gagner ma liberté / optimiser financièrement le temps "gaspillé" à bosser (puisqu’il faut y aller autant que ce soit pour le plus cher possible).
Attention ça ne veut pas dire que mes boulots ne me plaisaient pas et que je n’étais pas sérieux, mais ce furent toujours des moyens.

Mes conclusions : collectivement le système m’a permis d’évoluer et je lui en suis profondément reconnaissant ; la méritocratie est aussi injuste que tout autre système discriminant mais c’est celui qui correspond le plus à mon éthique.
Individuellement j’essaie de transmettre à mes enfants qu’il faut trouver où sont leurs aspirations et se donner les moyens. Pas très original mais pas si facile… pas plus la seconde partie que la première.

Dernière modification par bajb (04/03/2020 16h44)


"Il ne faut pas voir les héros de la coulisse. Quand ils coïncident un moment avec leur légende c'est déjà beaucoup."

Hors ligne Hors ligne

 

#5 04/03/2020 16h49

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   304  

Bonjour,

sujet intéressant que vous ouvrez. Pour ma part, mon épouse et moi sommes issus de milieu sans gros moyens ni héritage. L’un comme l’autre avons fait une première partie de carrière comme salariés, avec une évolution professionnelle, forme de reconnaissance appréciée mais qui nous laissait sur notre faim d’indépendance.

L’entreprenariat nous a toujours attiré, même si la rentabilité immédiate nous invitait plutôt à rester salariés, il nous aura fallu près de 10 ans pour commencer de recevoir vraiment les fruits de notre investissement dans ce projet.

A ce jour, même si une certaine saturation pointe parfois son nez, pas de regrets mais une forme de compte à rebours désormais (calé sur les 25 années plafond sécu pour la retraite) avant de pouvoir basculer en mode rentier.

Hors ligne Hors ligne

 

#6 04/03/2020 16h51

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   381  

Désolé mais votre topic me laisse perplexe.

D’abord, la ’CSP’ est un concept qui a de moins en moins de signification. Tient, je vois que vous citez la catégorie 8, où vous classez (sans doute à raison) les ’rentiers’. Et on va aussi y trouver :
- Les chômeurs n’ayant jamais travaillé
- Les militaires du contingent
- Les Elèves, étudiants
- Les personnes diverses sans activité  professionnelle de moins de 60 ans (sauf retraités) - dont les rentiers?
- Les personnes diverses sans activité professionnelle de 60 ans et plus (sauf retraités)

Ce mix me laisse songeur.

Et puis l’ascenseur social, c’est quoi exactement?
Parce que pour répondre par oui ou par non, il va falloir une définition ultra précise.

Hors ligne Hors ligne

 

#7 04/03/2020 16h55

Membre
Réputation :   7  

Oui je pense avoir bénéficié de l’ascenseur social.
Mes grands parents étaient agriculteurs, mes parents ouvriers avec un niveau d’étude CAP/BEP.

Je suis sorti de l’école avec un niveau BTS (donc Technicien), aujourd’hui cadre avec un niveau Master.
Mon frère quand à lui est sorti ingénieur, un travail actuel un peu en deçà de son niveau d’études.

Et ce schéma s’applique aussi en grande partie à mes cousins/cousines à quelques exceptions prêt.


« On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré. »

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #8 04/03/2020 17h24

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   505  

capital a écrit :

C’est peut-être mon manque de connaissances, mais je ne comprends rien à votre discussion.
Que veut dire CSP?
Que sont ces annotations 3, 4 et 8?

Il s’agit de la Catégorie Socio-Professionnelle. Pour ce qui est des nombres, il s’agit de la nomenclature de l’INSEE.


le Petit Actionnaire - Suivi de mes investissements dans les dividendes et Éducation financière.

Hors ligne Hors ligne

 

#9 04/03/2020 17h47

Membre
Top 150 Réputation
Réputation :   150  

Mon AAAGP avait accompagné Henri Germain dont il était très proche, lors de la création du Crédit Lyonnais, et détenait 2.5% des actions de la Banque

Je ne puis hélas en dire autant smile

Chaque génération de ma famille a tâché de maintenir cet acquis parmi d’autres, je dirais jusque dans les années 30, malgré l’apparition de l’IR, puis la crise après 1929 a été fatale, ensuite rétablissement après-guerre tant bien que mal, mais je dirais que l’ascenseur m’a fait descendre par rapport au train de vie de tous mes aïeux

Bel étage encore tout de même, que je m’efforce de maintenir et de transmettre, grâce aux idées de ce beau Forum entre-autre

Je ne crains pas de dire que les beaux mariages çà aide à maintenir son rang social (est-ce toute leur utilité ? c’est un autre débat)

Dernière modification par Job (05/03/2020 12h50)


Ericsson…!  Qu'il entre !

Hors ligne Hors ligne

 

[+2]    #10 04/03/2020 18h38

Membre
Réputation :   77  

Plutôt qu’utiliser le terme d’ascenseur social qui est vague, il existe celui de mobilité sociale.
Voici une étude de l’INSEE à ce sujet : lien

En 2015, les 2/3 des hommes ont connu une mobilité sociale par rapport à l’emploi de leur père. Cette proportion est stable depuis 1970.
15% ont connu une mobilité descendante,
27,6% une mobilité ascendante,
22,6% une mobilité non verticale,
34,8 une immobilité.

La reproduction sociale est très forte chez les cadres (1 fils sur 2 sera cadre comme son père), et il y a une forte mobilité sociale ascendante chez les fils d’employés et d’ouvriers non qualifiés (de 65% à 71%).

Cependant, en 2015, les fils (filles) de pères cadres sont 35 fois (40 fois) plus souvent cadres qu’employés et ouvriers non qualifiés, par rapport aux enfants de ces derniers.
(ces chiffres sont tirés de l’article INSEE dont j’ai mis le lien au dessus).

Bref, il existe une mobilité sociale mais aussi un fort déterminisme social. Les parents ne transmettent pas que leurs gènes. Les self made men constituent des exceptions.

Les contes utilisant le thème du jeune roi abandonné et élevé par des paysans puis qui, adulte, finit par être reconnu à sa juste valeur, grâce à ses actes de bravoure et à sa personnalité innée sont très répandus (idem dans les films, romans, etc, avec toutes les variations possibles). C’est un fantasme qui flatte l’égo : ma valeur est intrinsèque (dans le conte, elle est dans le sang) et ne doit rien (ou pas grand chose) au monde extérieur. La preuve en est que je n’étais pas favorisé par celui-ci.

Ce que je n’aime pas dans ce raisonnement, c’est qu’il fait de l’exception la règle. D’autre part il implique que celui qui n’évolue pas dans un milieu peu favorable, aurait pu évoluer s’il avait eu plus de valeur.

Je reconnais cependant que nous sommes dans un pays qui favorise particulièrement l’évolution sociale des personnes : université quasi gratuite, congés de formation d’1 an avec maintien du salaire + paiement de la formation jusqu’à 21600 euros TTC par le Fongecif, maintien des allocations chômage suite à une démission pour une formation, remboursement des séances chez le psy pour ses problèmes existentiels, etc.

Hors ligne Hors ligne

 

#11 04/03/2020 20h13

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   339  

j’ai voté non.
car au final malgré un métier peu réputé, mes parents étaient quand même niveau cadre comme leur enfants (enfin moi il y a 2 ans).

Perso je ne suis pas trop reconnaissant envers le système que je trouve davantage oppressant que facilitant.
Au final, je garde peu de bon souvenir de ma scolarité, peu de bons souvenirs de mes boulots.
Bref, la méritocratie je l’ai davantage ressenti comme de la lèchocratie.
Et autant être honnête, j’était pas doué dans ce domaine! wink

Dernière modification par gunday (04/03/2020 21h33)

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #12 04/03/2020 20h27

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   723  

Ce sujet m’intéresse beaucoup car j’ai pris l’ascenseur social ++.

Grand-parents pauvres, parents ouvriers, je suis arrivé à ce que je considère être les derniers étages. En vertu de la reproduction sociale, je suis un ovni dans mon milieu : la plupart de mes collègues ont des parents qui faisaient le même job qu’eux… J’ai une conception assez différente d’eux du mérite : certains sont sûrs de leur mérite, je suis sûr que j’ai juste eu de la chance (et eux aussi). C’est pourquoi, ceux-là, je ne peux pas les aimer.

Hors ligne Hors ligne

 

[+2]    #13 04/03/2020 22h29

Membre
Réputation :   21  

Moi aussi j’ai bénéficié de l’ascenseur social, je devrai même dire la fusée sociale :-)

Comme je l’indique dans ma présentation, je ne suis pas parti dans la vie avec les meilleures armes : fils d’immigrés espagnol, papa travaillant dans le bâtiment et maman faisant des ménages au noir dans des familles aisées. J’ai commencé l’école sans parler un mot de français.

Mes débuts scolaires n’étaient pas très bon. J’ai alors eu LA chance énorme qu’une des « patronnes »  (c’est ainsi que ma maman appelait ses employeurs) m’a aidée. Pendant une année scolaire, après l’école, je devais aller chez elle et elle me faisait faire les devoirs scolaires (elle était déjà à la retraite). C’est ce qui a lancé ma fusée sociale (bien plus efficace qu’un ascenseur social).

Les années scolaires suivantes j’ai continué seul, sur le même rythme, car cette personne m’avait permis de me rendre compte que je pouvais faire aussi bien que les autres. Ca n’a jamais été facile, mais j’ai pu avoir un bon diplôme.
Le début de ma carrière professionnelle n’a pas était facile non plus, car j’étais en concurrence avec des meilleurs diplômes que les miens, avec des personnes ayant les codes nécessaires (issus de familles de cadres, de chefs d’entreprise ou dirigeants). J’ai également suivi des cours du soir et eu pas mal de nuits d’insomnies (et j’en ai encore) à réfléchir à des problèmes professionnels.

Maintenant j’ai 53 ans, un patrimoine total d’environ 1 million d’euros que je me suis créé (avec mon épouse) sans héritage ou aides financières extérieures.
Ma fille devrait être chirurgien-dentiste l’année prochaine et mon fils devrait intégrer une école d’ingénieur à la rentrée prochaine.
On m’a dit que ma maman était très fière d’évoquer avec ses anciennes « patronnes » les réussites scolaires de ses petits-enfants. Ca doit être pour elle une sorte de « réussite » par délégation, sur certaines personnes qui la traitaient comme une … immigrée. Ca n’a pas beaucoup changé. Il n’y a qu’à voir comment on traite actuellement les immigrés.

Alors oui, on peut dire que j’ai bénéficié de l’ascenseur social, même si l’expression correcte serait plutôt l’escalade sociale. L’ascenseur laisse penser qu’il suffit d’appuyer sur un bouton pour monter, alors que j’en ai vraiment ch… pour arriver où j’en suis, et j’en ch..rai encore pour les 15 années environ de travail qu’il me reste avant la retraite.
Il y très certainement une part de chance dans mon parcours , mais pas que…

J’ai acquis entre temps la nationalité française et je suis très reconnaissant à la France de m’avoir permis d’évoluer.
C’est un autre sujet, mais quand je vois des Français (de souche ;-)) se  plaindre en permanence (e.g. les Gilets Jaunes), cela m’énerve (c’est un euphémisme) ; ils ont tous potentiellement plus de chances de réussir que moi et au lieu de se prendre par la main, ils préfèrent se plaindre…


Iuva te et caelum te iuvabit

Hors ligne Hors ligne

 

#14 04/03/2020 22h51

Membre
Réputation :   81  

Merci pour ce retour Dez67.

Vous dites vous meme que vous avez eu la chance de croiser sur votre chemin cette dame qui vous a mis sur le bon rail. Pensez vous que sans elle vous auriez pu finir aussi en GJ à votre tour ? Auriez vous apprécié que l’on vous prenne de haut comme on prend les immigrés de haut car ils n’avaient qu’à se bouger comme d’autres n’avaient qu’à naître dans le bon pays?

Hors ligne Hors ligne

 

#15 04/03/2020 23h01

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   218  

Pour ma part, ascenseur social car :

1- Grand parents immigrés clandestins (fuis le rêve soviétique),n’ont jamais écris ni lu le français mais ils ont travaillé et ont tout fait pour s’intègrer même si cela ne fut pas toujours facile.
2- Parent ouvriers et un père qui a fait les cours du soir pour devenir contre-maitre.
3- Mon frère et moi même, ingénieurs et petits cadres en entreprise privé. Sans ambition de carrière, juste envie de vivre sereinement sans avoir à se préoccuper du lendemain.

Pour cela, mes grands parents ont été intransigeants avec le travail à l’école de leurs enfants, et tout comme mes parent l’ont été avec mon frère et moi même, et tout comme je le suis avec mon fils.

En France, nous sommes tous égaux. Nous pouvons tous aller à l’école, apprendre et accéder à des connaissances et savoir faire qui pourront nous mettre le pieds à l’étriller de la vie professionnel, et e quelque soit les capacités de chacun.
Donc oui, pour beaucoup de personnes, cela reste une prise de conscience et une histoire de volonté.

A+
Zeb


Tout ce qui peut merder, va inévitablement merder.

Hors ligne Hors ligne

 

#16 04/03/2020 23h47

Membre
Réputation :   33  

Il faudrait croiser les votes "oui" et les votes "non" avec l’âge des intervenants, ce pourrait être intéressant. Car pour ma part, j’ai répondu "non" : je suis né de parents médecin et pharmacien, mais je n’ai pas 30 ans. Si je regarde mes grand-parents, c’est toutefois nettement plus contrasté, et globalement moins favorable : beaucoup de paysans dans des terres certes belles mais dures (Bauges, Bigorre…) et quelques petits commerçants.

Je tenais à faire remarquer que j’ai personnellement subi cette pression de l’ascenseur social : je tenais absolument à faire des études au moins aussi longues que celles de mes parents (9 et 6 ans respectivement), ce que j’ai fait, afin de ne pas porter sur les épaules le poids d’un éventuel déclassement - mesuré en termes d’années d’études c’est idiot, mais j’étais jeune alors.

Même si je dois énormément à mes parents et que je sais avoir de la chance, je n’ai jamais aimé cette notion de reproduction sociale - certains l’utilisent afin de réduire votre mérite, de manière à mettre le leur en avant, évidemment. Si mes parents m’ont donné le goût du travail, dans une certaine mesure, ce ne sont pas eux qui ont pour autant réalisé le travail qui m’a mené ou j’en suis.

Hors ligne Hors ligne

 

#17 05/03/2020 07h16

Membre
Réputation :   53  

carignan99 a écrit :

Désolé mais votre topic me laisse perplexe.

D’abord, la ’CSP’ est un concept qui a de moins en moins de signification. Tient, je vois que vous citez la catégorie 8, où vous classez (sans doute à raison) les ’rentiers’. Et on va aussi y trouver :
- Les chômeurs n’ayant jamais travaillé
- Les militaires du contingent
- Les Elèves, étudiants
- Les personnes diverses sans activité  professionnelle de moins de 60 ans (sauf retraités) - dont les rentiers?
- Les personnes diverses sans activité professionnelle de 60 ans et plus (sauf retraités)

Ce mix me laisse songeur.

Et puis l’ascenseur social, c’est quoi exactement?
Parce que pour répondre par oui ou par non, il va falloir une définition ultra précise.

D’accord avec vous Carignan sur le premier point. La catégorie 8 révèle des profils très différents et il est difficile de tirer des conclusions précisers.

Pour la deuxième question, j’entendais implicitement une mobilité sociale ascendante du type ouvrier vers employé, employé vers cadre…

Les retours de Job et Attercap sont intéressants dans le sens où ils pointent la pression sociale associée au fait de ne pouvoir ’que descendre’ les étages. Attercap, pourquoi vouloir croiser l’âge, je ne suis pas certain de comprendre.

En lisant les premiers posts, je ressens à la fois de la fierté et de la frustration. Le but n’était pas de créer un sujet polémique mais de confirmer ou infirmer ma pensée concernant une sur représentation des mobilités sociales ascendantes sur ce forum. Ce serait assez cohérent avec l’essence de ce forum.

Ce sondage, sans être statistiquement représentatif vis à vis du nombre d’inscrits, laisse pour l’instant penser qu’il y a une sur représentation de personnes ayant vécu une mobilité sociale ascendante.

A suivre si le nombre de réponses augmente.

Hors ligne Hors ligne

 

#18 05/03/2020 07h48

Membre
Réputation :   5  

Mouai ….

Donc le but est de faire mieux que nos parents, ou GP?
Mais par rapport aux diplomes ou salaires?

Typiquement mes parents c’est un niveau après la 3eme et un CAP.
À l’époque, le pleine emploi.

Personnellement j’ai un Bac +3 mais un parcours particulier. Je suis retourné deux fois à l’école. Trop jeune avant et trop immature pour les études, le cadre qui ne collait pas aux études
Maintenant à 30 ans, j’ai une bonne situation.

Mon frère, arret en 5eme, pré apprentissage et CAP. Un vrai diplome technique, il a maintenant 28 ans et gagne 3000€ brut.
Donc aucun ascenseur social mais gagne plus que nos parents ….

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #19 05/03/2020 09h44

Membre
Réputation :   77  

Il y a quand même un plafond de verre entre les cadres et les non cadres. Les cadres et les intermédiaires présentent le plus fort taux d’immobilité sociale. Il est donc difficile pour les fils de cadres de ne pas l’être à leur tour (même s’ils ne foutent rien et sont bêtes comme leurs pieds), et il n’est pas évident pour les fils d’intermédiaires (et encore moins pour les fils d’employés ou d’ouvriers non qualifiés) de devenir cadres (35 chances de moins que les fils de cadres pour les enfants des CSP les plus basses), même s’ils sont travailleurs et intelligents.
Pour les données (INSEE), j’ai fourni le lien au dessus.

Même si certains sont fiers de leur parcours (et ils ont raison), encore une fois, l’exemple n’a pas force de loi.

Dire :

Dez67 a écrit :

ils ont tous potentiellement plus de chances de réussir que moi et au lieu de se prendre par la main, ils préfèrent se plaindre

ou

zeb a écrit :

Donc oui, pour beaucoup de personnes, cela reste une prise de conscience et une histoire de volonté.

Est parfaitement faux et relève du café du commerce. Les statistiques sont parfaitement claires.

Dernière modification par traz (05/03/2020 09h46)

Hors ligne Hors ligne

 

#20 05/03/2020 10h34

Membre
Top 150 Réputation
Réputation :   163  

J’ai répondu oui, pour l’instant j’en profite.

Parents ouvriers, un peu plus que le Smic. Aucune culture financière.

J’ai pu faire des études, et décrocher un diplôme d’ingénieur. J’ai cherché les solutions pour émarger à plus de 5K€. J’en ai trouvé une, ce n’est peut-être pas la meilleure mais c’en est une.

A 25 ans, j’émargeais à 6K€ net avant impôt.

Je pense être dans l’ascenseur, mais jusqu’où montera t-il ?

Quand j’étais petit mon père me disait souvent :

"La vie est un long train, il y a les wagons, et la locomotive. Soit la locomotive."

Finalement, l’éducation qu’ils m’ont donné était excellente, bien qu’inexistante sur la finance. Ils m’ont appris à me battre, et me répétais sans cesse, "t*’es un fils d’ouvriers, bas t*oi, t*u réussira". Mon coté rêveur/ambitieux a pris le pas à 23 ans.

La combinaison du gout de l’effort pour le travail, les rêves financièrement (très) coûteux, l’envie de liberté m’ont permis de monter dans l’ascenseur.

Pour rejoindre l’avis global, pendant mes études depuis le Scientifique, jusqu’à l’école d’ingénieur, les fils d’ouvrier étaient globalement très peu présent. J’étais d’ailleurs l’un des seuls dans ma promo d’ingénieur.

Dernière modification par LoopHey (05/03/2020 10h53)


Mon interview sur le blog du projet lynch : http://leprojetlynch.com/2020/12/loophe … -debutant/

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #21 05/03/2020 10h51

Membre
Réputation :   77  

De mon côté, probablement moins bonnes études et moins bon salaires que mes parents.

En effet, jeune, j’ai fait le choix de prendre l’ascenseur pour grimper la pyramide de Maslow et non pas la pyramide sociale. Sans regrets.


Employé, Assistant maternel, Commis de cuisine, Maraîcher, Investisseur

Hors ligne Hors ligne

 

#22 05/03/2020 11h20

Membre
Réputation :   5  

Bonjour à tous et toutes,

Merci pour la création de cette file intéressante.

Fils de maçon et d’assistante de direction, je pense avoir bénéficié de l’ascenseur social. Ou plutôt, mobilité sociale.
Dans un premier temps, je me dois de contextualiser ma réponse.

Actuellement en dernière année de Master d’Informatique et de Gestion des Entreprises, je souhaite continuer vers une année de spécialisation (bac+6) en Gestion Patrimoniale et Financière. Par la suite, j’aspire à devenir cadre dès ma sortie d’étude (4 ans d’alternance donc d’expériences professionnelles avant même la fin de mes études).
Mon petit frère et moi, sommes les seuls sur l’ensemble de ma famille (oncle/tante/cousin/cousine) à avoir obtenu un baccalauréat général puis effectué un cursus universitaire.

Pourquoi cette singularité ?

J’ai reçu une éducation très stricte scolairement parlant. Ma socialisation primaire mais surtout secondaire, ont joué un rôle fondamentale dans ce "saut" de CSP.

L’école s’inscrit, pour moi, dans un rôle essentiel vers la mobilité sociale, c’est à dire dans l’égalité des chances. Sous plusieurs conditions. Plus largement, l’une des missions centrales de l’école est en effet de permettre à chaque individu, indépendamment de son origine sociale, d’accéder à un diplôme, condition essentielle de son insertion professionnelle et sociale.

Pour se faire, le système éducatif doit "compenser" les lacunes d’un individu d’origine sociale modeste. Par exemple, on retrouve généralement, lors d’une réussite scolaire, un capital social et culturel plus importants. En effet, ces profonds déterministes semblent jouer un rôle prépondérant dans la réussite scolaire. En ce sens, l’inégalité sociale à l’école s’explique donc par la proximité entre la culture des milieux les plus favorisés et la culture scolaire.

Ces dernières décennies, diverses mesures ont été adoptées pour accroître l’égalité des chances au sein l’institution scolaire. Malheureusement, le constat reste globalement identique : plus les inégalités sont fortes dans un pays, plus la mobilité sociale tend à y être faible.

J’ai toujours été très complexé par mon origine sociale. Afin d’y remédier, j’ai effectué un travail de recherche, d’analyse, pour m’extirper de ce sentiment d’infériorité. Après 5 ans de psychothérapie et la rédaction de plusieurs articles (exclusivement pour extérioriser et mieux comprendre ce symptôme), je suis enfin "guéri" et accepte désormais cet ascenseur social.

Je compte investir une partie de mon temps à la création d’une association pour aider les individus d’origine sociale modeste. Le milieu sociale doit être une force, pas une faiblesse.

Bien à vous.

Tolède.

Dernière modification par Tolede (05/03/2020 11h22)

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #23 05/03/2020 12h47

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   339  

Je remarque que beaucoup se compare à leurs grand parents.
Dans ce cas,l’ascenseur social, c’était pas plutôt au niveau de leur parent ?

Sans compter que la répartition des emplois à l’époque des grands parents, et celle actuelle est difficile à comparer (le tertiaire était par exemple peu développé à l’époque)

Hors ligne Hors ligne

 

#24 05/03/2020 13h10

Membre
Réputation :   33  

C’est pour cette raison que je parlais de recouper les "oui" et les "non" avec l’âge des intervenants dans ma propre intervention.

Les personnes nées dans les années 1950 ont bénéficié de l’amorce de la massification des études supérieures, plus rares avant-guerre, facilitant de ce fait la prise de l’ascenseur.
Les personnes nées dans les années 1980 ou 1990 auront plus souvent des difficultés à faire plus d’études que leurs parents, tout simplement car il est relativement courant que leurs parents aient eux-même fait des études longues*.

Les intervenants de ce forum sont très divers - en termes de "stade de vie" ; sur le sujet de l’ascenseur social, on parle tous de périodes, de sociétés et d’économies très différentes.

*Je pars du principe que les études longues sont un facteur de réussite ultérieure. C’est nécessairement très grossier et partiellement faux évidemment.

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #25 05/03/2020 13h22

Membre
Réputation :   1  

J’aime cette conversation mais assez peu le titre, je dois dire

Je ne fais pas de mon cas une généralité, mais on ne bénéficie pas de l’ascenseur social, on monte dedans et on le fait monter à la force de ses petits muscles.

Je suis petite fille de mineurs français et italiens, morts prématurément de silicose.
Ma mère, ouvrière en usine depuis l’age de 14 ans, mon poère ouvrier en usine depuis l’age de 16 ans. Il a été exposé à l’amiante et a développé des plaques aux poumons, pour l’instant sous forme stable, croisons les doigts.

J’imagine que l’"ascenseur social" se "provoque" plus qu’il ne s’utilise.
Je pense que l’élévation sociale dépend grandeement de l’éducation reçue et des valeurs données.
Je n’ai pas non plus reçu d’éducation financière spécifique, en revanche, j’ai tout de suite pu comprendre avec l’exemple de mes proches combien il était important de travailler pour pouvoir "choisir" son métier et ne pas mourir de son travail.
J’ai bossé, fait une école d’ingénieur, une thèse en entreprise.
D’origine modeste, j’ai développé des habitudes de consommations assez simples et frugales.
J’ai pu acquérir il y a 6 ans ma résidence principale près d’une grande ville avec 2/3 d’apport, et j’ai payé (en couple) le reste en moins de 5 ans. J’ai investi ensuite avec mes parents dans un tout petit bien en SCI pour enfin profiter ainsi qu’eux même d’un petit pied à terre dans un coin de paradis à la montagne, payé en 3 ans.
J’ai 38 ans et j’ai pour projet de commencer à faire des placements.
Mon objectif n’est pas nécessairement de devenir rentière, mais d’être moins dépendante de mon travail. Je ne suis pas carrièriste, je cherche simplement à continuer à pratiquer un métier qui ne me rebute pas, et de le pratiquer sans y passer ma vie entière.

Cela peut paraître un objectif modeste, mais en jetant un coup d’oeil dans le retro de l’histoire familiale, c’est déjà beaucoup.

Hors ligne Hors ligne

 

Pied de page des forums

Parrains Faites-vous parrainer
Apprendre le bonheur