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Forums des investisseurs heureux

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#26 25/02/2020 18h29

Banni
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Caratheodory a écrit :

Un problème nouveau du système économique capitaliste actuel est que les dirigeants des grandes multinationales veulent maintenant le pouvoir régalien pour eux, ce qui est sans doute incompatible avec la démocratie.

Ce n’est pas si nouveau que cela : les oligarques avaient mis en coupe réglée la Russie d’Eltsine ; Poutine a réglé aisément la question en envoyant le plus voyant d’entre eux, Khodorovski, suivre une cure d’amaigrissement en Sibérie. J’attends avec délectation de voir ce qu’il adviendra du premier milliardaire chinois qui prétendra à une part de "régalien"…..

En France, il n’y a rien de bien nouveau sous le soleil : les meilleurs des hauts fonctionnaires, issus des grands corps de l’X ou de l’ENA, sont propulsés à la tête de nos plus grands entreprises après quelques années en cabinet ministériel, Mme Kocher s’inscrivant dans ce parcours somme toute banal.

Certains d’entre ces parachutés s’en sortent honorablement, tels Pouyanné chez Total, tandis que d’autres atteignent vite leur niveau de Pitters ; de ce point de vue, les dames du corps des mines, Mme Lauvergeon comme Mme Kocher, semblent éprouver davantage de difficultés.

Certains de ces pantouflards, incapables d’accéder au poste de DG qu’ils estiment seul à la hauteur de leur talent, finissent par revenir dans la sphère publique. De ce point de vue, le parcours de l’actuelle ministre de la défense est éclairant : après avoir quitté le gouvernement Jospin et accompli une carrière infructueuse tant chez Air France qu’à la SNCF, elle a été "repêchée" comme ministre des armées en 2017, la cheminote Parly émargeant tout de même à plus de 52000€ par mois, elle devait quand même avoir un sacré "talent" !

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#27 28/02/2020 14h42

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Nicolas Sarkozy et Guillaume Pepi au secours de Lagardère. Ça fait peur. Le deuxième est éclipsé par le 1er dans les différents articles de presse sur le sujet. Le 1er serait parce qu’il a des intérêts Qatari, le Qatar étant le 1er actionnaire de la boîte. Je ne vois pas où est la capacité à mener une entreprise.
🌲🌲🥀🥀

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#28 28/02/2020 15h28

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Le pantouflage à la française  est définitivement un problème. Mais je pensais a d’autres choses comme la collecte de données individuelles par les geants du web qui sont le plus bel instrument de flicage jamais inventé.

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#29 01/03/2020 11h27

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ArnvaldIngofson a écrit :

Les pires étant ceux dont le seul talent a été de naître puis d’hériter de l’entreprise de papa.
Un dicton américain qui dit "le père est un aigle, le fils un faucon, le petit fils un vrai …".

Voir par exemple Dassault.

Je pense que vous voulez parler de Serge Dassault. Je ne partage pas du tout votre avis sur le plan industriel.
Il a participé activement au développement de Dassault Aviation tout au long de sa carrière, notamment en tant que directeur des essais en vol puis responsable exportation à l’époque du Mirage III, puis ensuite en tant que PDG de Dassault Électronique. Devenu PDG du groupe, Il a activement soutenu le développement du Rafale et la diversification vers le civil (la gamme Falcon c’est lui). Il a considérablement développé la holding familiale GIMD (la valeur du groupe est 10 fois supérieure à celle de 1986 lors du décès de son père) et a su choisir des dirigeants de qualité pour lui succéder (Charles Edelstenne puis Eric Trappier).

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#30 21/05/2020 18h41

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Suite aux difficultés causées par la crise sanitaire, de nombreuses sociétés ont pris différentes mesures pour préserver leur trésorerie : réduction ou suppression des dividendes, suspension des dépenses de R&D …

De plus, plusieurs dirigeants de sociétés ont renoncé à une partie de leur rémunération. Source :

Jean-Paul Agon chez L’Oréal
Le PDG de L’Oréal, Jean-Paul Agon, a fait savoir mardi 12 mai qu’il renonçait à 30 % de son salaire pour l’ensemble de l’année 2020. Cette réduction concerne le montant maximal de la rémunération fixe et variable attribuable au titre de 2020. Le dirigeant renonce également à toute attribution d’actions de performance, si un plan venait à être décidé en 2020.

Bernard Arnault chez LVMH
Bernard Arnault et les administrateurs de LVMH ont décidé le 16 avril de renoncer à leur rémunération pour les mois d’avril et mai 2020 ainsi qu’à toute rémunération variable au titre de l’année 2020. Leur rémunération au titre de leur mandat social pour l’année 2020 sera réduite de 30%.

Sophie Bellon chez Sodexo
Sophie Bellon, présidente du conseil d’administration de Sodexo, renonce à 50% de sa rémunération sur les six prochains mois. Le directeur général Denis Machuel en fera de même. Les membres du comité exécutif renoncent à 10% de leur salaire fixe sur les six prochains mois, ainsi qu’à leur rémunération variable annuelle. Les sommes récupérées alimenteront un fonds de soutien aux salariés du groupe ayant perdu leur emploi à cause de la pandémie.

Alexandre Bompard chez Carrefour
Le PDG du groupe Carrefour, Alexandre Bompard, a annoncé le 20 avril qu’il renonçait à 25 % de sa rémunération fixe pour une période de deux mois qui correspond "à la phase aiguë de la crise", selon l’entreprise. Les rémunérations fixes des membres du comité exécutif ont été gelées pour toute l’année 2020 et le PDG a demandé aux membres du comité de renoncer à 10 % de leur salaire fixe, également pour une période de deux mois. "Les sommes correspondantes seront affectées au financement d’actions de solidarité pour des salariés du groupe, en France et à l’étranger", indique Carrefour dans un communiqué.

Christel Bories chez Eramet
Christel Bories, PDG d’Eramet, et le conseil d’administration du groupe minier et métallurgique français renoncent à une partie de leur rémunération (environ un quart) afin d’alimenter un fonds de solidarité, suite à la crise déclenchée par la pandémie de Covid-19.

Pierre-André de Chalendar chez Saint-Gobain
Le PDG de Saint-Gobain a décidé de reverser une partie de son salaire (environ 15%) à l’Assistance publique Hôpitaux de Paris, le temps de la crise.

Gilles Cojan chez Elior
Le président du groupe de restauration collective Elior, Gilles Cojan, et son directeur général Philippe Guillemot vont réduire leur rémunération de 25% pendant toute la durée de la crise, les administrateurs également "pour l’exercice 2019-2020". Les membres du comité exécutif baisseront leurs salaires "de 20% dans les prochains mois".

Benoît Coquart chez Legrand
La rémunération fixe du directeur général, Benoît Coquart, a été gelée pour l’année 2020. Sa rémunération annuelle totale a été réduite de 25 %, toujours pour 2020. Le salaire des administrateurs du groupe sera aussi gelé sur cette période.

Florent Menegaux chez Michelin
Florent Menegaux et Yves Chapot, gérants du groupe Michelin, verront leur rémunération baisser de 25 % pour les mois d’avril et de mai 2020. Une coupe de 10% s’applique aussi aux salaires des membres du comité exécutif.

Christopher Guérin chez Nexans
Le directeur général de Nexans verra sa rémunération réduite, de 30% en avril et mai, tout comme celle des administrateurs.

François-Henry Pinault chez Kering
François-Henri Pinault, PDG du groupe de luxe Kering, va réduire de 25% son salaire fixe entre avril et décembre et renonce à sa rémunération variable pour l’exercice 2020.

Jean-Dominique Senard chez Renault
Les membres du Conseil d’administration de Renault ont décidé de revoir à la baisse leur rémunération : Jean-Dominique Senard, président du CA diminue de 25% sa rémunération pour le deuxième trimestre 2020 au minimum et les administrateurs décident de diminuer de 25% le montant de leurs jetons de présence 2020. Les économies réalisées seront reversées au fonds de solidarité mis en place début avril. Clotilde Delbos, directrice générale de Renault SA par intérim, a décidé elle aussi de diminuer sa rémunération de 25% pour le deuxième trimestre 2020 au minimum.

Carlos Tavares chez PSA
Le président du directoire de PSA, Carlos Tavares, va réduire de 50 000 actions le quantum de sa rémunération long terme 2020, soit 35 % de sa rémunération fixe sur la base d’un cours de bourse à 12 euros. PSA a annoncé le 22 avril une vaste initiative volontaire de réduction des salaires dans le top 100 des cadres dirigeants du groupe. Au total, 335 000 actions pour plus de 4 millions d’euros vont être récoltées au bénéfice de la Fondation PSA. Les fonds seront utilisés pour “renforcer ses actions de lutte contre l’exclusion par défaut de mobilité”, précise l’entreprise.

Jean-Pascal Tricoire chez Schneider Electric
Le PDG de Schneider Electric, Jean-Pascal Tricoire, a renoncé à 25 % de sa rémunération fixe pendant la durée de la crise sanitaire. Les membres du comité exécutif du groupe ont aussi accepté une réduction de 10 % de leur rémunération fixe. Les sommes seront reversées à un fonds spécialement créé pour lutter contre le Covid-19.

Leonardo del Vecchio chez Essilor-Luxottica
Le président d’EssilorLuxottica Leonardo del Vecchio aurait décidé de renoncer à l’intégralité de son salaire pour toute l’année 2020, selon le site spécialisé Acuité. Son bras droit Francesco Milleri divisera son salaire par deux, tout comme les hauts dirigeants de l’entreprise italo-française le temps de la crise. Lundi 20 avril, le groupe a confirmé une rémunération abaissée de 50 % pour l’ensemble des membres du conseil d’administration.

De même, Arthur Sadoun, président du directoire de Publicis, a décidé de réduire de 30% sa rémunération fixe des deuxième et troisième trimestres. Les autres membres du directoire et ceux du comité exécutif ont décidé de la réduire la leur de 20% pour cette même période.Source

Etes-vous sensible à ce geste de la part des dirigeants de sociétés, qui dénote un partage des efforts entre dirigeants, actionnaires et salariés ? L’absence de ce geste serait-il un des critères qui vous conduirait à ne pas investir dans la société concernée ?

Certes, c’est dans la tempête que représente la crise sanitaire que les PDG doivent démontrer toutes leurs qualités et leurs aptitudes à diriger une société. Néanmoins, un geste de la part des dirigeants me paraît appréciable.

Ainsi, j’avoue ne pas comprendre que G. Faury, PDG d’Airbus, n’ait pas renoncé à une partie de sa rémunération alors que la société est particulièrement secouée par la crise et que, dans ce contexte, des efforts aient été demandés aux actionnaires et aux salariés. Dernièrement, il avait indiqué à ses salariés que "la survie d’Airbus est en jeu si nous n’agissons pas maintenant". Source

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#31 21/05/2020 19h03

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Son salaire devrait être de fait réduit par les performances à venir de la société, le bonus étant généralement indexé sur des ratios de performances et représentant une part significative de la rémunération des PDG.

Ceci étant dit, je trouve que c’est un geste de solidarité appréciable pour ceux qui le font vis à vis des salariés/actionnaires.

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#32 21/05/2020 19h22

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Il me semble que le PDG d’Air France a renoncé aussi à une partie sa rémunération (tout le variable), et celui de Vinci aussi, à la marge (25% pendant 3 mois si ma mémoire est bonne).

La démarche est bien évidemment avant tout marketing. Aussi, pour les chiffres qui me paraissent significatifs, renoncer à un variable qu’on aurait de toute façon pas eu vu les performances de bon nombre d’entreprises qui seront très mauvaises pour 2020, ça ne coûte au fond pas grand chose.

Cela dit, qu’importe la motivation initiale, la finalité est bien sûr louable.

Pour répondre à votre question, je peux prendre en compte certains critères "sociaux" dans mes décisions d’investissement, mais la renonciation à une partie de leur rémunération par les dirigeants est à mon sens parfaitement mineur.

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[+2]    #33 21/05/2020 20h00

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Bonjour,

Comme l’ont indiqué Carignan99 ainsi que certains autres intervenants, la rémunérations des executifs est strictement encagrée, elle fait partie de la gouvernance d’entreprise/corporate governance et est déterminée par le conseil d’adminitration/board of directors.

Les "dirigeants" couvre la notion d’executifs, c’est à dire le plus souvent top 1% (-ish) des grosses entreprises, la structure de rémunération du PDG/CEO, des autres C-Level et des autres SVP/VP ayant le status d’executif et la plupart du temps la même, le montant augmente simplement avec le grade.

Le salaire fixe ne représente qu’une petite partie de la rémunération globale. La plupart des salariés dispose d’une structure de rémunération relativement simple:
- salaire de base / base pay
- bonus / short term incentive plan (STIP)
Pour les executifs, il faut rajouter à cela:
- les bonus à long terme / long term incentive plan (LTIP)
- Indemnité de départ et/ou de retraite (severance, buyout, retirement compensation)

Le gros de la rémunération des executifs est la combinaison du STIP et du LTIP, cela represente plus de 70% de la remuneration globale. Il faut savoir que les STIP et LTIP des executives sont adossés à la valeur et à la performance de l’entreprise (equity pay) sous la forme de stock options et de restricted stock unit (RSU).

Je connais un peu le sujet, je fais modestement parti des executifs d’une société FORTUNE 50, plutôt dans le bas de la pyramide des execs, mais ce qui reste au dessus de 99% des employés de l’entreprise. Je me souviens encore du jour de ma promotion en exec, quand la RH m’a convoqué pour me parler de ma rémunération, elle a commencé par: "je suis désolé mais votre salaire fixe reste identique, aucune augmentation de ce coté là", je suis plutôt patient et je savais qu’il y avait une bonne surprise, alors je l’ai laissé continuer sans l’interrompre. Elle a ajouté, cependant votre Short Term Incentive passe de 20% de votre salaire fixe à 40% de votre salaire fixe, ce qui signifie que mon bonus annuel déjà conséquent doublait. De plus vous être maintenant éligible sous reserve de validation annuelle par le conseil d’administration à notre long term incentive plan qui pour votre échelon représente 75% de votre salaire fixe annuel. Cette somme est placée annuellement en équivalent actions et evolue en fonction de la performance de l’action mais aussi avec un accélérateur/décélérateur en fonction de la position relative de l’entreprise dans le S&P100, le LTI peut etre representer annuellement entre 0% et 150% du salaire de base + performance de l’action. 

Ceci pour illustrer que la rémunération des executifs dependent de la performance absolue mais aussi relative de l’entreprise, cela signifie que si l’entreprise marche bien mais que les concurrent marchent mieux certains bonus peuvent être proche de zero.

Bref, il ne fait pas croire que la rémunération des executifs est acquise, elle est hautement variable, de plus, il y a beaucoup de postes d’executif et cela est accessible à ceux qui s’en donnent la peine. Ensuite le CEO c’est le top du top, et cela reste souvent bien moins payé que bon nombres de sportifs, acteurs ou chanteurs.

A noter que la compensation des executifs est publique (en tout cas aux USA, mais je pense ailleurs également), voici titre d’exemple la scructure de rémunération du CEO de PFIZER:

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/8364_pfizer-ceo.png

A noter que je prefère un CEO qui gagne beaucoup plus que moi et me permet de gagner de plus en plus qu’un CEO avec lequel j’aurais une différence de salaire moindre et qui ferait stagner ma rémunération et les perspectives de mon entreprise. Même approche quand je suis actionnaire. En réalité la rémunération du CEO est souvent un détail au regard de la structure des coûts de l’entreprise.

Certes ce n’est pas facile, mais tout le monde peut à force de travail devenir executif et même CEO, il est toujours plus facile de juger assis derrière un clavier que de se remonter les manches et de travailler pour tenter d’égaler ou même depasser ceux que l’on critique.

Dernière modification par TyrionLannister (21/05/2020 23h32)


Tyrion Lannister - "a Lannister always pays his debt"

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#34 22/05/2020 14h43

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Bonjour,

je suis d’accord sur le fait que la réduction de la rémunération fixe allouée au dirigeant s’inscrit dans une stratégie de communication et qu’elle n’a en fait qu’une incidence limitée.

Je tempère néanmoins les propos selon lesquels la dégradation de la situation de la société, du fait de la crise actuelle, aurait un impact significatif de la rémunération variable. Il est souvent prévu que les circonstances indépendantes du dirigeant soient neutralisées dans la détermination de la rémunération variable.

Exemple :
- pour la composante collective de la rémunération annuelle variable du PDG d’Airbus, l’EBIT et le FCF sont normalisés pour un certain nombre de facteurs qui sont hors du contrôle de la direction (p. 152 du rapport annuel 2019)
- 50 % du plan LTIP peut être alloué au PDG d’Airbus dans le cas où l’EBIT a été impacté par des circonstances exceptionnelles et imprévisibles (p. 153 du rapport annuel 2019), la décision sur ce point revenant au conseil d’administration.

Je ne dis pas qu’il est anormal de neutraliser les circonstances exceptionnelles sur lesquelles un dirigeant n’a aucune prise, le but de la rémunération variable étant d’apprécier les actions réalisées par les dirigeants à l’aune des résultats qui en découlent sur les comptes de la société. Je tiens juste à signaler que l’argument de la baisse de la rémunération variable n’est peut-être pas suffisant pour juger de la pertinence de l’absence de baisse de la rémunération fixe.

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