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[+4]    #1 13/06/2012 19h45

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Note : j’ai créé un topic à part car la discussion sur l’achat d’actions IBM par BRK a dévié sur les achats de BRK.

Warren Buffet en a fait une des premières positions du portfolio de Berkshire, je veux parler d’IBM. Il a construit une position de près de 65 millions d’actions, principalement aux deuxième et troisième trimestres 2011. Il a continué plus marginalement ce premier trimestre 2012. L’action se traitait à un prix compris entre $180 et $210.

Voici quelques éléments qualitatifs et quantitatifs sur IBM. Je commence par des points clés du dernier rapport annuel. Encore une fois, ce rapport est un document très instructif sur l’activité de l’entreprise. Il est d’une simplicité déconcertante à lire ! Et pourtant IBM emploie plus de 400 000 personnes et toutes ses branches sont éminemment complexes.

Les données sont globalement « macro » à l’échelle d’IBM. Autant que possible, j’essaierai de les séparer selon les grands domaines d’activités : matériel (achat et location), logiciel et services, c’est-à-dire « hybride ».

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/960_ibm1.jpg

On notera que près de 85% du CA est fait sur les logiciels et services ; 90% si l’on inclue les locations de matériel (activités de financement). Le chiffre d’affaires est bien plus récurrent que par le passé, même si IBM vend des logiciels sous licence « perpétuelle » (même dans ce cas, les mises à jour sont peut-être payantes). C’est une vraie cash machine.

C’est un bon point quand on connaît l’histoire d’IBM. Pour l’anecdote, j’ai bloqué en visitant le musée des Arts et Métiers à Paris sur une machine à écrire des années 1910, machine à écrire IBM ! Machine à écrire, cartes perforées, ordinateurs, services, logiciels… Et demain ?

Demain justement, le rapport annuel donne la « road map » à l’horizon 2015, dont la stratégie du groupe.

Outre des acquisitions ciblées et une hausse de son activité, IBM veut se positionner sur des domaines en croissance rapide et avec une marge élevée.

En quelques mots, cela tourne autour des émergents et d’approche intégrée globale sur les données. IBM fait une analogie intéressante en parlant de « gusher of data » - littéralement un geyser de données – pour décrire sa nouvelle manne financière, cette nouvelle ressource.

Quelques éléments factuels :
• Les émergents (22% du CA), cible 30% en 2015 ; croissance de 11% en 2011
• L’activité « Business analytics » - signifiance des données ; croissance de 16% en 2011.
• Le Cloud ; croissance de + de 200%
• Approche intégrée globale : « Smarter Planet » (Smarter Cities, Smarter Commerce) ; croissance de + de 50% en 2011. Tous les domaines sont concernés (transport, énergie, commerce, supply chain, etc.) pour améliorer leur performance globale. Sur le principe, ce rapprochement de données de différents univers se sent bien : j’en vois un exemple simple, dans un calculateur d’itinéraires porte à porte (ex : voiture + train + vélo en libre service), c’est intéressant de connaître les prévisions météo à l’arrivée pour éviter d’être à vélo, trempé.

Hélas pour ces trois derniers points, je n’ai pas la répartition du CA.

La « road map » donne un autre objectif : le rachat d’actions ! Et l’ambition est marquée : IBM a la volonté de racheter pour 50 milliards de dollars d’actions. Au cours actuel, c’est plus d’un cinquième de la capitalisation d’IBM !

Les rachats d’actions ne sont pas une nouveauté pour IBM. Mais comme le FCF est énorme, les rachats d’actions le sont aussi et à juste titre. Cette année, pas moins de 15 milliards de dollars y ont été consacrés, pour environ 6% de la capitalisation.

Évidemment, cela participe bien à la hausse du bénéfice par action, pour près de la moitié !

On ne se contera pas de rachats d’actions puisque des hausses du dividende sont ambitionnées.
IBM verse un dividende depuis 96 ans, en hausse depuis 16 années consécutives. Cette année, le dividende est en hausse de 15%, 6 fois plus élevé qu’en 2000 et pourtant ne représente un Pay Out ratio de moins de 25%, sur RN, comme sur le FCF !

Aujourd’hui, les 3,5 milliards de dollars distribués en dividendes restent quand même rikiki, avec un rendement de moins de 2%, mais la marge de progression est énorme.

IBM ambitionne une distribution de 20 milliards de dollars sous forme de dividendes d’ici à 2015. Cela revient à une hausse de plus de 40% sur la période.

Voici un petit graphique pour illustrer l’utilisation du cash par IBM depuis 2000 : l’actionnaire y est très bien traité !

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/960_ibm2.jpg

Côté chiffres, il faut le dire, IBM est une cash machine et a des chiffres magnifiques :

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/960_ibm3.jpg

• Une rentabilité et marge qui arrivent encore à augmenter après 10 années de hausse.
• Un endettement net égal à moins d’une année de FCF.
• Un ratio de distribution avec une marge de progression importante.
• Résultat net et dividende en hausse régulière et importante (moyenne 10%), plus modérée pour le FCF.

Mais c’est sans compter sur les derniers trimestriels !

Au 1er trimestre 2012, le CA augmente très légèrement, mais le résultat de 9% (surtout amélioration de la marge) et résultat par action de 15%. La croissance des revenus est toujours tirée des logiciels et services.

Sur les 12 derniers mois, le FCF passe à près de 18 milliards de dollars !

Côté valorisation :
• Le FCF yield est à un peu plus de 5% ; 6,5% en prenant l’EV donnée par Infinancials. Avec les données sur 12 mois glissants, on passe respectivement à 5,8 et 7,3% !
• Le ratio EV/EBIDTA à 8,85, plus élevé que dans le même secteur.
• PER au dessus de la moyenne à 5 ans d’IBM, mais bien en dessous de la moyenne à 10 ans. J’ai fait un essai de valorisation avec la même méthode que dans le futur « xlsValorisation » sur les PER :
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/960_ibm4.jpg

Ces chiffres sont peut-être même conservateurs car IBM a annoncé revoir à la hausse ses prévisions de BPA pour 2012 : désormais, au moins $15, donc pourrait être un chiffre moyen et non haut.

• Je n’évoque pas le PB, qui à mon sens n’a pas vraiment d’intérêt pour IBM.
• Le calcul de DCF global me semble assez simpliste et devrait être décomposé et affiné. Pour info, Gurufocus donne une valorisation par défaut à $280.
• Au cours actuel, IBM est 20% au dessus de son plus bas annuel, 10% en dessous de son plus haut.

Parmi les initiés, les ventes correspondent certainement à des exercices de stock-options.

PS : à ce jour, je n’ai pas d’actions et passerai acheteur sous 170/180$

Dernière modification par Sylvain (13/06/2012 22h35)

Mots-clés : action, analyse, ibm

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[+1]    #2 20/07/2012 11h17

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IH a écrit :

File sur Walgreens
Sinon j’ai fait bcp d’essais et je me demande s’il ne faut pas plutôt utiliser un taux sans risque historique autour de 3-4% et un une prime de risque autour de 6-7%, sachant que le rendement moyen historique des actions nominal est autour de 10-11%.

Oui, la relecture de l’Investisseur Intelligent ces derniers jours me pousse aussi à venir sur des éléments plus "historiques".

J’ai refait le calcul pour IBM, avec diverses hypothèses pour les taux :
- Taux sans risque : 3%, 3,5% et 4%.
- Prime de risque : 6,5%, correspondant à celle fournie sur Damodaran, cohérente avec l’historique de rendement moyen des actions de 10 - 11 %

Pour la croissance, je reste basé sur le plan 2015, avec un EPS à 20 USD (+11% / an).

J’obtiens une valorisation sans croissance comprise entre 170 USD (taux à 4%) et 190 USD (taux à 3%). Avec croissance, on passe entre 230 et 260 USD.
Je maintiens mon cours d’achat autour de 170 - 180 USD. Malheureusement, les derniers trimestriels publiés mercredi ont fait rebondir IBM.

Toutefois, le calcul de DCF de cette feuille est effectué uniquement sur la base d’une progression des bénéfices globaux. Ici, j’ai fait comme s’ils croissaient de 11%. En réalité c’est faux, c’est l’EPS qui pourrait croître de 11% / an.
Du coup, pour des actionnaires minoritaires, je trouve plus intéressant de revenir un ratio par action. Je pense qu’il serait judicieux de séparer le calcul de DCF :
- Croissance du bénéfice global ;
- Décroissance du nombre d’actions, qui induit une hausse du bénéfice par action.
Cela permettrait de jouer plus finement sur les hypothèses entre croissance des bénéfices et rachats d’actions, éventuellement année par année (ex : Kellogg qui annonce arrêter (temporairement ?) ses rachats d’actions, etc.).

Je vais modifier la feuille de calcul de Damodaran pour revenir à un calcul de DCF au niveau d’une action et donc en séparant croissance du bénéfice et effet des rachats d’actions.

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[+1]    #3 05/09/2012 17h29

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J’ai une petite méthode toute simple pour estimer un cours théorique (bon ça vaut ce que ça vaut) :

pour chaque valeur d’un secteur donné (les technos ici) je calcule ce que vaut l’action en nombre de fois l’Ebitda, les cash flows, la book value, l’EV/Ebitda, le chiffre d’affaire. Je fais la moyenne du secteur (en technos je suis 24 valeurs) et j’obtiens donc une valorisation pivot, que j’applique à la valeur concernée (ici IBM) et enfin je fais la moyenne des 5 méthodes d’estimation.

Pour IBM cela donne au final 275$, donc très en phase avec les estimations de Sergio et de Sylvain !

Dernière modification par Rodolphe (05/09/2012 22h20)

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[+1]    #4 28/09/2012 20h19

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Je sors du cadre factuel, habituel du forum. Voici plutôt des éléments de réflexion, qui ne feront certainement pas vraiment avancer l’analyse d’IBM. Mais évidemment, vos avis et échanges sont les bienvenus !

Je me demande si l’achat de 5% d’IBM par Berkshire n’est pas si anodin qu’il n’y paraît. Il est peut-être même dans la continuité de l’activité de Berkshire : l’assurance.

Oui, vous avez bien lu, je viens d’écrire que le métier d’IBM serait proche d’une assurance.

Back to basics. L’assureur protège - au moins financièrement - l’assuré contre un problème éventuel. En contrepartie, l’assurée verse une prime à l’assureur. Les primes versés par tous les assurés forment le flottant, que l’assureur utilise pour développer des revenus financiers. Il achète des actifs, voire on lui donne de l’argent pour acheter des actifs.
L’assureur gagne de l’argent quand il touche plus d’argent du flottant (primes reçues) et des revenus du flottant (actifs financiers) que n’en dépense pour dédommager les assurés.
Partant de là, l’assureur cherche :
- A réaliser des placements intelligents. Buffett et Berkshire sont bien maîtres !
Et
- A déterminer intelligemment le montant de la prime à verser par l’assuré. En clair, l’assureur connaît et "valorise" les risques. Pour cela, il a besoin de données.
C’est sur ce point où je veux en venir pour IBM. Pas pour toute l’activité, mais au moins une nouvelle branche, qu’on surnomme "big data".
Pour faire le lien avec IBM, cela correspond aux activités de "Business Analytics" et "Smarter Planet".

En très court, ces activités consistent à réunir des données de multiples horizons et de leur donner une signification.

Et voilà le lien avec l’activité d’assureur : je pense que Berkshire comprend très bien les intérêts de ce "geyser de données" (terme d’IBM dans son rapport annuel), hier inaccessible. Avec, les assureurs disposent de nouvelles données pour estimer les risques et affiner le métier d’assureur.

Quelques exemples pris sur des documents IBM :
- Un système de transport capable d’adapter la fréquence et la densité en fonction de la demande de déplacements, voire qui fonctionne avec des automatismes (qui a dit Google car ?). Cela réduit la congestion et potentiellement les risques d’accidents. Diminuer les risques accidentogènes intéresse évidemment les assureurs.
- Élaborer des modèles prédictifs, en mobilité, énergie, etc. IBM l’expérimente même sur la prédiction de la criminalité à Richmond en Virginie (page 3 de ce PDF).

Pour un peu de factuel (et encore), je n’ai pas de répartition de CA des branches Business Analytics et Smarter Planet.

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[+1]    #5 18/10/2013 11h39

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Analyse dans le monde : Assez facile à lire

Six trimestres consécutifs de baisse du chiffre d’affaires, plus qu’une tendance, c’est un gros problème. A 102 ans, IBM, le numéro un mondial des services informatiques, est face à une transition qu’il semble subir.

Les résultats du troisième trimestre publiés, mercredi 16 octobre, sont très mauvais. Le chiffre d’affaires d’IBM a baissé de 4 % en un an, à 23,7 milliards de dollars (17,3 milliards d’euros). L’amélioration du bénéfice net toujours confortable (+ 6 %, à 4 milliards de dollars) ne fait plus illusion, le moteur a calé.

Sur de nombreux fronts, les équipes de Big Blue, comme les Américains surnomment le groupe d’Armonk (Etat de New York), ont le blues. Le groupe accuse ainsi une chute de 9 % de ses ventes dans les « pays à forte croissance ». C’est la première fois de son histoire que cette zone est en recul.

En Chine, d’où IBM tirait depuis de longues années des suppléments de croissance, son chiffre d’affaires s’est effondré de plus de 20 % par rapport au troisième trimestre 2012.

Les têtes tombent dans le groupe dirigé depuis près de deux ans par Ginni Rometty. Le responsable de la zone « pays à forte croissance », James Bramantes, a été appelé cette semaine à de nouvelles fonctions… non encore définies. D’après le Wall Street Journal, il serait remplacé par le patron mondial des ventes, Bruno Di Leo.

Sanction tardive

Une sanction qui soulève trois questions. D’abord, le calendrier : la décider une fois les comptes trimestriels bouclés paraît tardif. D’autant que la contre-performance de la zone se lisait déjà au second trimestre avec un chiffre d’affaires étal.

Côté efficacité, un changement d’homme ne résout pas tout. Il y a six mois, la patronne d’IBM avait, de la même façon, changé le directeur de la division matériel informatique et serveurs. Sans effet jusqu’ici. La spirale baissière qui affecte cette activité historique du groupe s’est même accélérée (– 17 %) sur le trimestre.

La troisième question est encore plus délicate, puisqu’elle concerne les choix de personnes, opérés par Mme Rometty. C’est elle qui avait promu il y a dix-huit mois M. Bramantes, aujourd’hui remercié.

Préoccupations court-termistes

IBM devrait peut-être s’inquiéter de son positionnement concurrentiel. Il perd du terrain. Même dans les divisions services et logiciels, celles sur lesquelles le groupe fonde son avenir et les trois quarts de ses ventes, la croissance s’est dérobée. Pourtant, son premier concurrent dans les services, Accenture, est parvenu, lui, à augmenter son chiffre d’affaires de 4 % au cours du trimestre clos en août.

Le maintien des objectifs de rentabilité pour 2013 et la poursuite du programme de rachat d’actions paraissent des préoccupations très court-termistes au regard de l’enjeu. Pour une fois, la Bourse n’est pas tombée dans le panneau. L’action IBM a perdu 13 % en un an, insensible à l’euphorie de Wall Street.

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[+1]    #6 23/01/2014 22h07

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thomz a écrit :

Ce qu’ils ont vu en détail, en revanche, l’histoire ne le dit pas.

Buffett ne connais pas le métier d’IBM, c’est pourquoi il adopte l’approche scuttlebutt.
De manière général, il questionne la concurrence ou quelqu’un qui a la compétence sur un domaine qu’il ne maitrise pas.
C’est d’ailleurs la chute de l’action IBM de 30$ à 10$ en 1991-1993 qui l’a amené à s’intéresser à IBM, et l’a donc poussé à rencontrer la pointure du moment : Bill Gates. Il l’a inondé de question à propos d’IBM (notamment sur la durabilité de son avantage compétitif), et ils sont depuis resté amis. (source: the new buffettology). Bill Gates lui a conseillé 2 actions : Microsoft et Intel. (source : The Snowball)

Dans une interview à la suite de son achat en 2011, il dit qu’il a répertorié tous les contrats que ses filiales pouvaient avoir avec IBM. Ensuite, il a demandé à ces mêmes filiales de changer pour la concurrence. Il s’est alors heurté à un mur de refus !

D’un point de vue purement qualitatif, le ratio de Rentabilité de l’Actif Net Tangible d’IBM est similaire à celui See Candy au moment de son achat. Quand au prix, il colle également à la formule de calcul de valeur intrinsèque que j’ai essayé de reverse-engineeré à partir de tous ses achats stars (See Candy, Coca-Cola, Wells Fargo, ExxonMobil, …)

Dernière modification par HuntR (24/01/2014 20h11)

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[+1]    #7 20/10/2014 14h48

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C’est sûr qu’annoncé de cette façon là, certains "robots" en perdent leurs boussoles:

Le bénéfice d’IBM s’effondre de plus de 99%

On en revient aux discussions de changement de business model qui n’est pas intégré par tous, après c’est sûr que les 4% de CA en moins ne sont guère appréciés en ces temps de disettes !


"Never argue with an idiot. They will drag you down to their level and beat you with experience" Mark Twain

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[+2]    #8 22/10/2014 11h19

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Sat a écrit :

Il y est dit que le CA est le même qu’en 2008

Pour compléter ce que dit Sylvain sur la non pertinence du suivi du CA

Q3 14 Call Transcript
a écrit :

In the near term, our revenue will be down, not surprising since the three divestitures this year represent about $7 billion of revenue with pre-tax losses of about $500 million, so clearly we’ll have an improved margin profile

=> les differentes ventes vont faire baisser le CA à nouveau de 7b$ mais cela était en perte, la marge operationnelle actuellement aux alentours des 50% va donc mécaniquement être boostée

En parallèle IBM fait des acquistions ciblées sur des secteur plus margés (services, cloud..) donc le CA historique ne sera jamais retrouvé (=>réalisé grâce à des milliards de $ de laptop à 5% de marge), il faut juste regarder "bottom line"

Dernière modification par Q2000 (22/10/2014 11h22)

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[+1]    #9 15/04/2015 10h39

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C’est bien Apple (avec ResearchKit) qui est le partenaire majeur de ces partenariats, mais ils s’appuient sur le Waston d’IBM et des solutions backend IBM.
Ca repose sur l’utilisation de capteurs couplés  à un iphone 5 ou 6 pour collecter des masses importantes de données médicales (eg glycémie, en rapport avec l’activité physique en cours). Un chercheur du CDC d’Atlanta a dit que dans la première semaine d’utilisation, ils ont collecté plus de données utiles qu’en 3 ans avec un programme classique.

Lors de la WWDC (conf développeurs Apple où ResearchKit à été présenté), les chercheurs ont insisté sur le fait que c’était la seule solution disponible permettant de garantir la confidentialité des données parce que crypté et anonymisé au niveau de l’OS. C’est un moat assez large car c’est un point très sensible sur ce genre de recherche.

Par ailleurs, le partenariat Apple-IBM en entreprise est un quasi mariage, comme IBM est dans le process de porter ses solutions métiers pour utilisation préférentielle ou exclusive avec un front ipad ou iphone.
IBM est donc en train de lier fortement son avenir au hardware Apple.

Apple n’avait pas les entrées dans le marché business, IBM  n’avait plus le hardware, c’est une complémentarité parfaite.

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[+1]    #10 09/06/2015 10h08

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InvestisseurHeureux, le 26/01 a écrit :

Une rumeur circule comme quoi IBM se séparerait de plus de 110 000 personnes la semaine prochaine, soit 1/4 de ses effectifs.

Le point de départ de la rumeur vient du journaliste, Robert X. Cringely, de chez Forbes :

To fix its business problems and speed up its “transformation,” next week about 26 percent of IBM’s employees will be getting phone calls from their managers. A few hours later a package will appear on their doorsteps with all the paperwork.

Source : Next Week’s Bloodbath At IBM Won’t Fix The Real Problem

Qu’IBM vire prochainement 10 ou 20 000 personnes, pourquoi pas.

Mais 1/4 de ses effectifs en une semaine m’apparait complètement farfelu, ubuesque et ridicule.

Ce seul article a pourtant suffit à faire boule de neige et "l’info", non commentée par la direction d’IBM, est reprise en boucle partout, sans aucun recul critique :

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/ … fectif.gif

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/ … ectif2.gif

Tout le monde a oublié le cirque qui avait suivi cette rumeur et évidemment, IBM n’a pas réduit son effectif de 110 k personnes…

On notera quand même qu’avec ses élucubrations, Robert X. Cringely a réussi à totaliser presque 1 M de vus pour ces 3 articles :
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/2_robert-cringely.gif

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[+1]    #11 20/07/2015 23h17

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IBM a annoncé ses résultats trimestriels.

A première vue c’est pas folichon, baisse de 17% des revenus YoY. C’est d’ailleurs la seule chose que semble retenir bon nombre de journalistes comme le WSJ.

Mais en fait, si on regarde en détail, c’est beaucoup  plus intéressant :

- ce qui baisse le plus (50%) c’est le legacy hardware dont une bonne partie vient d’être revendue à Lenovo.
- Leurs mainframes de nouvelle génération ont bien démarrés (+10%).
- le software vendu est en baisse de 10%.
- le software SaaS est en progression de +20%.
- le cloud et les business services sont en forte progression (50% sur certaines parties).
- le dollar fort n’a pas aidé.

En fait, ça veut dire qu’IBM est en train de réussir son désengagement des activités obsolètes, ce qui avait été annoncé, et je trouve ces perspectives plutôt très bonnes. j’attends de voir les résultats complets mais ça me plait assez.

désolé pas encore de lien en Français vers les résultats.

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[+1]    #12 22/07/2015 11h56

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Chlorate a écrit :

>Meilleures opportunités ailleurs, je n’en doute pas, mais votre étude de l’entreprise ne vous encourage pas à allouer ne serait-ce qu’un faible pourcentage de votre portefeuille sur IBM ?

Sans vouloir répondre à la place de Thomas (quoique je le fais), il avait défini la distinction entre portefeuille de rentier et portefeuille plus agressif pour ceux qui veulent le devenir.
IBM fait plutôt parti des portefeuilles de rentier et qui n’est pas dans un portefeuille plus agressif (car ces titres ne sont pas extrêmement décoté pour y être).
L’un des principes de Thomas est de concentrer son portefeuille.

Après chacun fait à sa sauce.
Concentrer son portefeuille (et exclure IBM) ou atténuer son portefeuille en prenant du IBM ( techno US, capex light, très management, management axé sur la value et non le CA, décotée) sont 2 idées très intéressantes.

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[+1]    #13 22/07/2015 13h09

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chlorate a écrit :

Pourquoi n’êtes-vous pas actionnaire si ces résultats vous conviennent ?

Disons que je préfère tirer avantage de ma petite taille et de ma complète liberté (deux atouts formidables dont les institutionnels ne jouissent pas) pour concentrer mon capital sur des situations plus prometteuses - par exemple, des entreprises cotées avec d’outrancières décotes sur actifs et à deux ou trois leurs profits cash.

Avant que vous ne me le demandiez : oui, Sears Holdings est une situation un peu plus spéciale…

Si j’étais un fonds d’investissement avec des milliards à placer, j’aurais assurément du IBM et du NOV (National Oilwell Varco), ces temps-ci à vendre à huit fois ses profits cash malgré 25% de croissance annualisée et un management d’élite.

Il faut faire en fonction de ses moyens. En l’occurrence, être petit est un extraordinaire avantage compétitif quand on investit. S’en priver serait folie!

Tous les institutionnels peuvent vous concurrencer sur IBM… Mais aucun n’ira vous concurrencer sur SHLD (tout bêtement : il n’y a pas assez de flottant) ou sur d’autres petites capitalisations qui passent sous le radar, nonobstant des avantages compétitifs tangibles et des capacités bénéficiaires éprouvées.

C’est un autre sujet de discussion qu’IBM, un business aujourd’hui mature et géré en fonction. A priori, on voit mal comment un tel mastodonte pourrait doubler de taille en dix ans… Que leur reste-t-il comme options, sinon optimiser leur profitabilité et racheter méthodiquement leurs actions?

A part pour des géants comme Berkshire Hathaway (pour qui faire tourner des milliards à 10% par an est très certainement formidable), le coût d’opportunité devrait refroidir n’importe quel investisseur plus petit et plus entreprenant…

Du moins est-ce mon avis.

Gaspode a écrit :

IBM est une société en retournement qui passe d’un modèle wide moat sur son hardware à un modèle services et software.

Ça, c’était il y a vingt-cinq ans, quand Lou Gerstner a pris les commandes… D’ailleurs, je vous recommande son livre (Who Said Elephants Can’t Dance?) si le dossier IBM vous intéresse.

La situation est très différente aujourd’hui. L’arbitrage n’est plus entre hardware et software, mais entre croissance par acquisitions, R&D et rachats d’actions.

Dernière modification par thomz (22/07/2015 13h48)

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[+1]    #14 14/08/2015 12h15

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je reformule: est-ce un service pour d’autre entreprise (B to B) qui se baseront sur ce service (IaaS, PaaS et même SaaS). Ex: AWS, Heroku.

Ou est un service spécial pour le grand publique ou une entreprise (DropBox)

C’est une architecture extremement mouvante et modulaire, et ça change tout le temps. J’ai l’occasion de travailler dans ce millieu, et IBM ne compte pas du tout, en tout cas pas plus que Microsoft. Saleforces est à part avec Heroku qui est très utilisé (et très pratique) par les startups. Mais ce n’est qu’une surcouche (très réussi) à AWS. Mais pour une entreprise qui fait une application déployé sur un cloud, les tarifs atteignent très vite des sommets, ce qui pour moi m’interoge sur la pérénité du modèle.

Dis autrement, les entreprises grosses entreprises ont plus intérêt à déployer leur propre division "cloud" que de sous traiter cette partie à IBM ou Microsoft. Si les besoins en terme de duplication/distribution/scalabilité hynamique sont beaucoup plus important, alors il n’y a qu’Amazon qui puissent y répondre, leur infrastructure est tellement "scalable" que redévelopper la même chose en interne revient trop cher. Et la compétition ne peut pas rivaliser en terme de tarifs (même extremement élevé). Là il y a une barrière à l’entrée très importante, en faveur d’AMZN.

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[+1]    #15 14/08/2015 13h51

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Bonjour,
    pour ma part je pense que vous vous égarez et que la croissance des bénéfices  d’ibm ne se trouve pas dans le cloud qui est un service indispensable mais ne disposant pas vraiment d’avantages concurrentiels , je pense plutôt que la vrai croissance d’ibm est dans l’intelligence artificiel (watson) et la capacité d’ibm à monétiser ce service au prés de son réseau d’entreprises . en résumé le cloud est indispensable pour watson mais la vrai valeur  c’est watson et le réseau pro d’ibm . Là prochaine révolution c’est l’intelligence artificielle qui réduira les coûts des entreprises (surtout la masse salariale) watson peut remplacer tout un tas de métiers tel que les conseillers clientèle par exemple en fournissant un service adapté à chaque entreprise , d’ailleurs IBM pour moi est en pole position devant GOOGLE pour profiter de tout ça.
    Le dernier achat d’ibm par exemple (Merger Healthcare) aidera la médecine à être plus productive en soulagent les médecins d’une façon  efficace  La révolution est en marche et l’intelligence artificiel aura le même effet que la robotique mais sur une catégorie différente de salariés… Mais en attendant il y’a les énormes cash flows d’ibm  smile

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[+1]    #16 15/08/2015 10h57

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Je suis en partie d’accord avec vous Wawawoum  à ce prix là ,toute nouvelle option de croissance comme Watson est gratuite.
     Le Cloud et sa croissance reste indispensable à IBM l’entreprise à  besoin du contenu de son Cloud pour monétiser les services aux avantages concurrentielles. La comparaison avec d’autre entreprise sur la croissance du Cloud est pour moi inutile vu qu’elles n’ont pas les mêmes clients ni le même but . Pour Google par exemple son intelligence artificiel sera plus tourné vers les particuliers plutôt que les entreprises  .
      Le Cloud n’est pas une fin en soit mais plus un moyen obligatoire pour parvenir à une fin.

      En ce qui concerne le potentiel de gain de cette société ,  je pense qu’il est élevé car actuellement l’entreprise n’est pas sexy, pourquoi :
      -L’entreprise réduit ses coûts ,licencie à la pelle et cela entraîne des charges non récurrentes.
      -L’entreprise se sépare des activités non rentables et gourmandes en capitaux tel que la  fabrication de puces, d’ailleurs elle n’hésite pas à payer pour .Du coup ça fais baisser le chiffre d’affaire et le marché à peur .En bourse les gens aiment quand une entreprise garde indéfiniment ses cadavres , que le chiffre d’affaire augmente même sans la rentabilité associé .
    Les dirigeants font rien pour faire monter le cour d’ailleurs et tant mieux vu qu’ils rachètent des actions .
    Avec des mauvais dirigeants la société aurai surement une valorisation 80% plus élevé actuellement mais a long terme moins d’argent se retrouverai dans la poche des actionnaires.
    Il est facile d’imaginer avec optimisme  ibm d’ici 5 ans avec un Per de 20 et des bénéfices de 20 milliards donc une valo de 400 milliards en y ajoutant les cashflow distribués on peux tripler notre investissement en 5 ans …. C’est vrai que c’est pas assez il nous en faut toujours plus ^^

Dernière modification par vbvaleur (15/08/2015 10h58)

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[+1]    #17 28/09/2015 17h33

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Zeb, vous confondez peut-être Saas et cloud.
Le cloud est une notion floue qui englobe services et données là-bas, sur le net (le but est de surout pas savoir où c’est, ni comment c’est stocké).
Le Saas, c’est tout simplement un logiciel distribué par internet. C’est donc une sous-partie du cloud, si je puis dire, mais qui n’implique pas nécessairement les puissances de feu comme Azure ou Amazon. Car comme vous dites, de nombreuses entreprises peuvent directement développer en mode Saas.

Il faudrait être fou pour développer un logiciel sous Windows, puis Java, puis Mac, tout en étant portable sur les téléphones mobiles. Le Saas s’affranchit de cette contrainte, c’est un gros atout pour les entreprises.
Vous parlez du coût de basculer en cloud. Vous avez raison, c’est onéreux. Mais vous savez tout comme moi qu’un soft doit être réécrit toutes les sept années. Cela coûte également. C’est donc à ce moment que les éditeurs doivent en profiter pour basculer leurs produits en Saas. Et pour un peu que ces éditeurs fussent déjà architecturés en SOA, ils passent sans douleur en mode Saas.

Quant au SLA, je ne vois pas en quoi le cloud diffère du client lourd. L’engagement du niveau de service doit être le même, quelle que soit la technologie.

Je considère donc à l’inverse de vous, que le Saas est une aubaine pour les éditeurs. D’ailleurs si des géants comme Microsoft (avec son produit phare Office) s’y sont mis, ce n’est pas pour rien. Il n’y a qu’à être utilisateur pour s’en rendre compte !

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[+1]    #18 28/09/2015 17h52

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Pour connaitre un peu la question :

Plusieurs avantages au SaaS : pas de coût d’installation chez/pour le client, pas de coût de déploiement d’une nouvelle version, pas de coût de support physique. Du point de vue CAPEX, on peut difficilement faire plus light. Et pour le client, ça lui permet de toujours bénéficier de la dernière version (et pour vous, de ne pas gérer plein de versions différentes en parallèle).

De plus, si vous hébergez ça sur une offre cloud, ce qui est proposé aujourd’hui (AWS, etc.) est très compétitif (notamment les offres proposant des facturations à l’heure et non au mois avec load balancing automatique, ce qui quand on est en BtoB fait une très grosse différence !), sans compter la puissance de calcul et le stockage auxquels cela donne accès pour des sommes modiques si leur utilisation est <<8760h/an, par rapport au fait d’avoir ses propre serveurs (qui nécessiteraient en plus d’embaucher en plus un administrateur système).

Enfin, le déploiement d’un SaaS depuis un serveur physique interne sur une offre cloud se fait en quelques clics et les modifications à apporter sont en général mineures (nous faisons notre R&D sur un serveur interne et nous déployons sur AWS pour nos clients).

Dernière modification par Geronimo (28/09/2015 18h01)

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[+3]    #19 28/09/2015 19h00

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valeurbourse a écrit :

Le cloud est une notion floue qui englobe services et données là-bas, sur le net (le but est de surout pas savoir où c’est, ni comment c’est stocké).

Non, c’est le mythe que vous décrivez. Les entreprises savent et doivent savoir ou se trouve leurs données, qui les héberge et sous quelle réglementation. Dans cette file sur IBM, nous n’évoquons pas les services grand public a la Facebook ou l’hébergement de photos des particuliers, mais le coeur de métier d’IBM, le service aux entreprises.

IBM et HP (et certainement d’autres) proposent SAP Hana As a Service par exemple. Croyez moi, les données sont dans UN Cloud mais bien localisé, et bien identifié. On parle de Private Cloud, même si ceux ci peuvent être mutualisées entre plusieurs clients au niveau du prestataire de Cloud.

SAP Hana : Progiciel de gestion d’entreprise qui fonctionne en mémoire vive d’où des temps de réaction décuplés

La définition d’un Cloud c’est quoi ?

Le Cloud est une infogérance standardisée et automatisée. Rien de plus. A partir de la, on décline ce que l’on veut et on peu prendre l’appellation Cloud. Que l’on puisse déplacer des données d’un centre de données à un autre est une fonctionnalité, mais ne définis pas a lui seule une offre "Cloud". D’ailleurs en général on ne déplace pas, mais on réplique.

Réplication : Copie en temps réel ou en léger décalage des données entre les centres de données

Ce qui caractérise un Cloud est son niveau de standardisation et donc cela joue sur son niveau d’automatisation. En dépendent directement, les SLA de provisionning par exemple pour les différents "catalog items" proposés dans l’offre de service. Les solutions d’Amazon ou OpenStack entre autres proposent même des fonctionnalité d’autoscaling pilotés directement par l’application en fonction de la charge.

SLA : Service Level Agreement : Engagement contractuel de service sur un niveau donné - Ex : disponibilité de 99%
Provisionning : Construction/configuration d’un composant - ex : un serveur 4 CPU 16 GB de mémoire
Catalog item : Elément de l’offre de service - ex : une base de données
Autoscaling : Apport ou retrait de ressources - Ex : ajout/retrait de nouveaux serveurs applicatifs

C’est la standardisation et l’automatisation qui permet de déplacer les données et les charges de travail (application) simplement et à moindre cout. Mais savoir déplacer des données dans une offre de service ne définit pas une offre Cloud a elle seule. Je peu déplacer mes données en 1 semaine avec un disque USB transporté par Chronopost (exemple caricatural, je le conçoit, mais qui ne l’a jamais vécu ? smile ).

Mais effectivement, le mot Cloud est un peu fourre tout, et il faut bien définir de quoi on, parle, et rien qu’en quelques échanges nous ne sommes déjà plus sur les même définitions.

Pour en revenir à IBM, et bien, cela leur coute cher de passer en mode SaaS sur leurs offre Cloud, mais IBM fait parti des quelques sociétés dans le monde a pouvoir fournir toute la chaine de valeur du sol au plafond.

Ils ont les jambes, le ballon, une grosse mêlée, des 3/4 costauds, mais comme dans tous les matchs, on peu perdre contre l’Italie ou la Roumanie alors qu’on est favori. Pourquoi, parce que l’on est lourd à prendre une décision, à réagir. Des sociétés de 300 000 personnes avec des historiques lourds peuvent se comporter comme des mammouths.

Juste une remarque sur la réécriture tous les 7 ans des softs. Pour les gros softs, leader de leur marché (cas typique d’IBM), je suis dubitatif. Les historiques clients, sont longs et lourds, il faut toujours les supporter. Aussi je pense, que c’est bien plus compliqué que cela. Je ne suis pas du milieu du dev, mais je citerai 2 exemples :

1- Free - Offre téléphonie à 2 euros - Ils partent d’une page blanche, rationalise tout dés le début car il n’y a aucun historique technologique ni commercial à retenir. Les acteur historiques ont 20 ans d’historique a supporter ….
2- ServiceNow - Même situation que Free - HP, BMC avec leurs produits phares des  15 dernières années mordent la poussière.

Discussion for intéressante.

A+
Zeb

Modifications : Ajout de définitions vulgarisées pour expliquer les termes spécifiques suite à la remarque d’un lecteur.

Dernière modification par zeb (29/09/2015 20h52)


Tout ce qui peut merder, va inévitablement merder.

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[+1]    #20 24/10/2015 13h45

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vbvaleur a écrit :

Aerts et bifidus , vous venez titillez les investisseurs à long terme d’IBM en vous basant sur le prix de l’action et sa performance boursière à court terme …
Si jamais vous veniez débattre sur le fait que  la stratégie d’IBM n’est pas la bonne ou que les résultats vous paraissent négatifs vous auriez toute ma considération , mais là ..
A première vu , les marges  de Capgemini ne font pas rêver, et pourrai-je savoir de quel avantage concurrentiel dispose la société ?

Non seulement je n’ai pas la moindre idée de la stratégie d’IBM mais je ne vais pas perdre de temps à essayer de faire semblant d’y comprendre quelque chose, ce serait au minimum présomptueux.
Tout ce que je vois c’est que les résultats baissent avec le cours de l’action depuis plusieurs années (pas sur 3 mois)…
Si vous sentez capable de prévoir quand ca va s’inverser dans un secteur qui évolue à toute vitesse, moi pas.
Je n’ai pas de Cap Gemini pour les mêmes raisons, mais je suis une buse d’avoir raté 150% en 3 ans.
Le je suis plus malin que tout le monde et je vais détecter l’action qui va se redresser sur 10 ans c’est pas vraiment mon truc, je préfère largement être bête avec tous ceux qui achètent une action chère dont le prix continue de monter.

Si vous voulez du leader mondial pas cher français il y a ce bon vieux bibendum.


Le pouvoir doit se définir par la possibilité d'en abuser

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[+1]    #21 24/10/2015 15h29

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Bonjour

vbvaleur a écrit :

Aerts et bifidus , vous venez titillez les investisseurs à long terme d’IBM en vous basant sur le prix de l’action et sa performance boursière à court terme …

J’ai du mal à comprendre les raisonnements de certains sur ce forum qui semblent faire des raisonnements sur 10, 15 ou 20 ans. Une entreprise, c’est d’abord un mix produit-prix plus ou moins bien adapté à la demande du marché. Si l’entreprise trouve la bonne combinaison, elle bénéficie d’une phase de croissance plus ou moins longue, le plus souvent entre 3-4 et 7 ou 8 ans pour les meilleures. Rarement plus. Les conditions du marché ayant changé et la concurrence devenant plus forte, l’entreprise doit adapter son offre, ce qui peut prendre 2 ou 3 ans, voire plus quelquefois. C’est ce que traduit le cours de bourse.

On dirait que certains recherchent une entreprise avec une croissance linéaire sur 10 ou 20 ans, la régularité croissante des résultats et des dividendes. Mais ça n’existe pas. Les meilleures entreprises comme IBM ont des phases de croissance longue, d’environ 7 ans, c’est exceptionnel:1994-2000, 2006-2013 (en faisant abstraction du trou du à la crise en 2008). En France, ESSILOR a un peu le même parcours. Adapter ses investissements aux cycles boursiers long terme (6 à 8 ans) me semble être une stratégie beaucoup plus cohérente que rechercher l’oiseau rare qui n’existe pas et rester en position sur la même valeur pendant 20 ans, même pendant les phases de baisse. D’autant plus que durant ces périodes, l’entreprise peut être amenée à supprimer son dividende. Les exemples ne manquent pas. Et on ne peut pas le savoir à l’avance.

IBM est en phase d’adaption aux nouvelles conditions du marché depuis mi-2013. Je pense que l’entreprise retrouvera la croissance, et c’est pourquoi j’indiquais que 140 $ me paraissait un bon seuil d’entrée.
Je partage totalement l’opinion de Bifidus exprimée dans son dernier message. Mieux vaut un bon 150 % sur Cap Gemini au cours des 3 dernières années qu’un décevant - 30 % sur IBM sur ces mêmes années.
Nous ne devons pas perdre de vue la finalité de nos investissements: développer notre patrimoine personnel ou familial. Notre réflexion doit s’adapter à cette finalité, pas l’inverse.


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[+2]    #22 24/10/2015 20h37

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Durun a écrit :

Mieux vaut un bon 150 % sur Cap Gemini au cours des 3 dernières années qu’un décevant - 30 % sur IBM sur ces mêmes années.

Évidemment, on préfère tous faire +150% que -30%.
Mais faute de boule de cristal ou de machine à remonter le temps, nous en sommes réduits a essayer de deviner quelle entreprise a le plus de chance de nous rapporter de l’argent DANS LE FUTUR. Alors on peut choisir comme méthode de regarder des courbes passées et croiser les doigts pour que ce qui a monté continue de monter, ou bien on peut faire un travail de valorisation de l’entreprise et acheter avec une forte décote pour être sûr au moins d’acheter pas cher AUJOURD’HUI.

Dernière modification par WayWardCloud (24/10/2015 21h32)

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[+3]    #23 25/10/2015 11h17

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Ce qu’il faut en déduire des résultats d’IBM ,Microsoft et Amazon :
Le marché applaudi lorsque on privilège la montée du chiffre d’affaire au détriment des marges et lorsque des milliards d’investissement sont dépensés dans une activité à faible marges ou les acteurs se livrent à une concurrence féroce .

Évidemment je parle du Clood  qui à fait briller les résultats de Microsoft et d’Amazon à un tel point que ça en à aveuglé les investisseurs .

Alors pourquoi IBM n’a pas investit plus agressivement dans le clood alors qu’elle en à 1000 fois les moyens ?
Peut être parce que comme la répété 1000 fois Ginni Rometty aux investisseurs :
"Ce qui compte, c’est l’amélioration des marges, et des bénéfices, plus que l’accroissement du chiffre d’affaires pour IBM"

Les autres entreprises ont choisi de brasser du vent et cela enchante les investisseurs, c’est super à court terme pour les cours de bourse mais à long terme que ce passera t’il ?
Peut être que le prix de ce service baissera et que ces énormes investissements ne seront pas rentables.

IBM avance sûrement dans ce domaine en couplant le Clood avec un service analytique efficace afin de préserver ses marges de la concurrence .
Doit on en vouloir à IBM pour ça ?
Je vous invite à regarder les faibles marges du clood et les investissements conséquent que ça demande à ces acteurs et de vous poser la question de savoir si ce sera des revenus stable à l’avenir .

Je trouve extraordinaire qu’une entreprise comme Microsoft a une valorisation de 422 milliards alors que les trois quart du bénéfice sont dus à ses logiciels et son système d’exploitation  attaqués de toute part par des entreprises comme GOOGLE et APPLE .
Même Bill Gates n’y croit plus et se sépare à une vitesse folle  de toute ses actions .
D’ailleurs pour moi c’est Bill gates qui à conseillé Warren Buffet sur IBM et si Bill gates n’avait pas foi en IBM jamais Buffet n’aurait investit dans IBM
Il est utile de rappeler que Bill gates à conseillé à multiples reprise Buffet pour ses investissements et aussi que la valeur de sa participation dans berkshire hattaway est d’environ  10 mds $

Il est  plus utile d’utiliser ses cash flow libres pour racheter ses actions lorsque ses anciennes activités rapportent 15% , plutôt que d’investir dans un secteur qui rapportera au final que 5 %

A ce rythme là et avec les rachats d’actions , si les actions continuent de baisser et que les résultats stagnent pendant les 10 prochaines années , je me retrouverai être le seul actionnaire d’IBM est  tout ses cash flows me reviendront totalement wink

Dernière modification par vbvaleur (25/10/2015 11h31)

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[+2]    #24 28/10/2015 22h50

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Bonsoir,

Nouvelle actualité ce jour.

IBM se renforce dans les données météo avec Weather

En acquérant Weather Co, IBM souhaite enrichir Watson, sa plate-forme d’intelligence artificielle. […] Depuis, Watson est utilisé dans des hôpitaux outre-Atlantique et aide des praticiens à établir des diagnostics, en analysant l’abondante documentation médicale. Cette année, IBM a racheté Merge Healthcare, pour 700 millions de dollars qui l’aide à renforcer son offre médicale.

Avec Weather, le géant de l’informatique se voit inventer de nouveaux services, qui aideraient par exemple la grande distribution à mieux piloter ses prévisions de vente en fonction de la météo. Les assureurs pourraient alerter les assurés en leur demandant de changer la localisation de leur voiture, en cas d’avis de tempêtes.

IBM a investit massivement dans Watson en créant une unité dédiée forte de 2.000 personnes

Une achat à 2 b$, ce n’est pas juste un coup de vent. Google avait voulu mettre la main dessus il y a 1 an mais sans succès.

J’ai du mal à juger si c’est cela qui "justifie" le rebond de 2% de ce jour (ou alors retour d’un excès du -4% d’hier).

Un acteur du cloud qui se lance dans la météo, ça fait du sens en tout cas smile


"Never argue with an idiot. They will drag you down to their level and beat you with experience" Mark Twain

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[+3]    #25 29/10/2015 12h07

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Quelques précisions sur l’activité d’IBM, le cloud (et non clood, vbvaleur :-) !) et l’analytique.

Sans rentrer dans la discussion précise sur ce qu’est le Cloud (Cloud Computing - l’informatique dans le nuage…), si on se place du coté des utilisateurs, c’est la possibilité d’accéder à des applicatifs ou de l’infrastructure facilement, sans avoir à gérer les évolutions de charge, en étant facturé à la consommation.

On peut avoir de la puissance informatique pure ( Infrastructure as A Service : IaaS), une plateforme complète ( les serveurs, base de données, etc.. : PaaS) ou des logiciels (Software:  SaaS)

On peut avoir :
- un cloud privé, hébergé dans son propre datacenter (le Cloud n’est pas un endroit, c’est une infrastructure), permettant à ses utilisateurs (ses développeurs, le service marketing, …) d’utiliser de la puissance informatique à la demande,
- un cloud public pour utiliser de l’informatique à la demande (c’est là que Microsoft Azure et AWS :Amazon Web Service sont en concurrence). C’est souvent ce modèle qu’on associe à tord à l’ensemble du "Cloud".
- un modéle hybride, ou on a à les 2 à la fois, le Cloud "public" pouvant servir de "débordement" en cas de hausse de charge, ou pour des applicatifs précis (CRM avec salesforce.com par exemple, ou la suite Office avec Office 365)

Quel rapport avec IBM?

Et bien IBM est un précurseur (avec d’autres) de ce mode d’accés à l’informatique, puisqu’il y a déjà de nombreuses années ils mettaient en avant le "on-demand", l’informatique à la demande, facturé à l’utilisation…
Soit la promesse du Cloud!

IBM a investi et est présent sur le business du Cloud, mais à travers des logiciels, des services (et un peu de matériel) et non pas des services de Cloud Public à la Amazon. Ils fournissent avec beaucoup d’autres les pèles et les pioches de cette nouvelle ruée vers l’or, mais ne se mouillent pas directement dans l’offre pure de Cloud public.

Ce qui me fascine avec IBM d’un point de vue IT, c’est qu’ils semblent être déjà passé de manière industrielle à l’étape d’après, l’analytique et le Big Data, l’informatique cognitive. Le Cloud n’est qu’un moyen, l’intelligence vient des données:

Pour le grand public, on se souvient de Deep Blue battant le champion d’échec Kasparov en… 1997. Watson a ensuite gagné le jeu Jeopardy, ou il faut faire preuve de beaucoup plus "d’intelligence". Mais le véritable enjeu de Watson n’est évidement pas de gagner des jeux, mais surtout d’aider les clients d’IBM à utiliser les quantités énormes de données pour en tirer de la valeur.

Si ça vous interesse : IBM Watson

Et IBM "démocratise" le Big Data en mettant Watson à la disposition de tous, la plus petite PME pouvant envoyer ses données, et obtenir des éléments pertinents pour son business, directement sur le web, à la demande.
Ca s’appelle Watson Analytics et ce service est disponible… en  mode Cloud!  (Plus d’info sur Watson Analytics).

Sur l’aspect business IT (et pas sur l’aspect investissement), IBM pour moi était et reste une société capable de se réinventer, de faire preuve de beaucoup d’innovation, ayant les moyens de tester des solutions différentes et d’investir sur le long terme avec une vision de l’avenir de l’informatique.

Je précise que je ne travaille pas pour IBM directement ou indirectement :-) .

Coté investissement pur, je suis rentré sur cette valeur au mois d’octobre, estimant cette société (très) profitable, générant d’abondants cash flow, qu’elle distribue de manière raisonnable en dividendes, et son prix devenant abordable (l’endettement d’IBM étant en dehors de mes critères standards "automatiques", mais la valeur me semble mériter une analyse moins mécanique).

Dernière modification par Kohai (29/10/2015 16h54)


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[+2]    #26 29/10/2015 19h59

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Stibbons a écrit :

[…]
Quant à Watson, c’est très sympa, mais c’est une démo, bref, rien d’industriellement concret.

PS: IBM et Salesforce se renforcent dans le "cloud" par deux rachats "Le cloud est tiré par les services grand public". La croissance est sur le cloud grand publique, pas chez les grandes entreprises qui veulent localiser leur serveur, et donc qui doivent avoir des moyens considérables et doivent se compter sur les doigts d’une main.

Et IBM n’a en rien innové dans le Cloud, ils en sont totalement incapable! Ils ont acheté une petite startup qui savent le faire et compte dessus comme relais de croissance… bon, après c’est ce qu’ont fait Apple avec PA-Semi puis Intrinsity pour leur processeur, et Google avec Android, Inc.

Bonsoir,

Je ne suis pas actionnaire IBM, et je travaille chez une sorte de "concurrent", mais vous vous trompez sur ce point la.
IBM propose des "clouds" privés depuis pas loin d’un demi siecle. La plupart des mainframes qu’ils ont vendus en sont des precurseurs (voir mieux), ce sont des serveurs virtualisés avec des partitions logiques, le paiement est a l’utilisation (plus vous usez de MSU, plus vous payez) et la machine physique ne vous appartient jamais vraiment (vous la louez avec les licences).

C’est un modele (trés lucratif) en fin de course pour beaucoup de raison, et IBM a loupé le tournant de ce nouveau monde, sans doute par peur de se tirer une balle dans le pied (et dans la marge commerciale sur ces mainframes), comme d’autre, Kodak et cie.

Il n’empeche du coup qu’ils sont present de maniere centrale dans un grand nombre d’entreprises avec leur db2/cobol. Dans beaucoup de cas, il s’agit de clients semi-captifs, car une migration coute extrement chere. Ils peuvent et essayent de leur vendre leur "nouveaux" services clouds.
De ce que je peux voir personellement, avec pas mal de succés, a voir si cela se note aux niveaux de leur resultats.

Je pense qu’ils ont encore de bonnes cartes a jouer, et du soft comme Watson peut très bien se monetiser, je pense.

Dernière modification par fork1 (29/10/2015 21h14)

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[+1]    #27 29/10/2015 21h34

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Bonsoir,

Stibbons a écrit :

Big Blue n’a pas les données. Les données sont 1) chez Google, 2) chez Apple, 3) chez Amazon.

Le "cloud" ce n’est pas un lieu, c’est une architecture, un mode d’accès aux ressources. Les données peuvent être chez Amazon, Azure, hébergées en datacenter propriété ou pas des clients, peu importe : elles appartiennent au client, et si elles ne sont pas exploitées, elles ne servent à rien, n’apportent pas de valeur.

Dire qu’IBM est en retard d’une guerre sur le cloud, je ne suis pas d’accord : ils étaient plutôt en avance, avec les modèles on-demand par exemple.
Ils ont une offre (après on sait tous que le marketing et la réalité, ça peut faire 2…), qui n’est certes pas du tout celle d’AWS : Offre Cloud IBM
Ils ne proposent pas de location de serveurs à bas coût comme Amazon, mais les  services du type "commodités", je ne suis pas sur que ce soit vraiment ça qu’ils recherchent.

Stibbons a écrit :

La croissance est sur le cloud grand publique, pas chez les grandes entreprises qui veulent localiser leur serveur, et donc qui doivent avoir des moyens considérables et doivent se compter sur les doigts d’une main.

Le futur est le Cloud grand public? comme le futur de l’IT est dans les PC, les tablettes et les smartphones…
Je ne dis pas que ce n’est pas un business lucratif, tout le monde connait Apple, mais ce n’est quasiment plus de l’informatique, c’est du device grand public. C’est sûr qu’IBM ne se concentre pas sur le grand public, je vous l’accorde… Mais ces devices, il faut bien qu’ils se connectent à quelque chose! Votre smartphone ne sert à rien sans les applications et les infrastructures derrières.

Je ne suis absolument pas d’accord avec vous sur "les grandes entreprises qui se comptent sur les doigts d’une main" qui souhaitent aller vers le cloud (si j’ai bien compris le "localiser leur serveur" ?)

D’une part les grandes entreprises en elles même se comptent en milliers (4000 entreprises avec plus de 2 Md de capitalisation sur MorningStar par exemple).

Ensuite, toutes les entreprises sont ou iront "dans le Cloud" (ou plutôt utilisent ou utiliseront/proposeront des  accès aux ressources via le "cloud") ne serait-ce qu’à travers les applicatifs (SaaS, du CRM aux ERP, de la gestion des notes de frais à la bureautique, sans compter les myriades d’applications métiers).
Et le cloud, c’est aussi le cloud privé, donc des serveurs dans les datacenters clients qui offrent des services à leurs utilisateurs. La transformation du datacenter traditionnel vers ce modèle, c’est du service et des couches logicielles, et ça, c’est la spécialité d’IBM.

Et pour ce faire, les entreprises ont besoin d’outils, de service, de consulting, d’accompagnement, d’intégration des offres, des technologies : c’est là le métier d’IBM. Quelles applis? comment les relier entre elles? avec quelles technos? quid du réseau? quel contrôle, quelle sécurité, comment on fait évoluer tout ça? etc, etc…
Ce marché est énorme, il ne concerne pas qu’une poignée d’entreprises, mais potentiellement toutes les entreprises du monde. Les PME iront vers des intégrateurs ou des SSII plus petites probablement, mais ça laisse quand même pas mal de place pour IBM.

Ce n’est certes pas de l’hébergement massif de serveurs banalisés qui proposent de la VM à bas coût. Ce n’est effectivement pas le même business (même si ce business de l’hébergement est aussi visé par IBM avec le rachat de SoftLayer). Mais ça reste une offre autour du Cloud, à forte valeur ajoutée, pour laquelle IBM me semble positionnée, avec d’autres sociétés d’ailleurs.

Je vous rejoins sur le fait que le moat d’IBM n’est pas sur le cloud (mais il ne me semble pas avoir dit cela). Leur moat vient de leurs services et leur offre logicielle étendue (et plus sur le hard, le mainframe n’est plus à mon sens un système d’avenir, même si les clients qui sont lié à leur mainframe vont encore devoir payer pour de nombreuses années…).

Bon, j’arrête là car ce forum est celui des "investisseurs heureux" et pas des "informaticiens heureux" et on risque ensuite de rentrer dans plus de techniques :-) !

PS : je n’ai que brièvement travaillé pour IBM directement ou indirectement, disons 2 ans en tout, en début de carrière, versus environ 17 ans chez des concurrents. Si on m’avait dit que je me ferais un jour l’avocat d’IBM :-)


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[+1]    #28 21/01/2016 15h08

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Voila rapidement ce qui me choque chez les concurrents d’IBM :

Microsoft de 2011 à 2014 :

81.9 Milliards de Flux nets de trésorerie utilisés pour les activités d’investissement
14.7 Milliards de Dépréciation et amortissement

Evolution de 2012 à 2015
-2.6 milliards de flux de trésorerie
-0.9 milliards de  résultat net( déduction faite des dépenses non recurente)

Oracle corporation de 2011 à 2014 :

27.9 Milliards de Flux nets de trésorerie utilisés pour les activités d’investissement
11.5 Milliards de Dépréciation et amortissement

Evolution de 2012 à 2015
+0.58 milliards de flux de trésorerie
+0.017 milliards de  résultat net

Google de 2010 à 2013
56.3 Milliards de Flux nets de trésorerie utilisés pour les activités d’investissement
10.1 Milliards de Dépréciation et amortissement

Evolution de 2011 à 2014
+7.81 milliards de flux de trésorerie
+4.74 milliards de  résultat net

Les acquisitions de Google  sont nettement plus justifié  ce qui explique peut être la forte capitalisation de la société

IBM de 2011 à 2014 :

23.7 Milliards de Flux nets de trésorerie utilisés pour les activités d’investissement
18.6 Milliards de Dépréciation et amortissement

Evolution de 2012 à 2015

-2.58 milliards de flux de trésorerie
-3.2 milliards de  résultat net

J’ai décalé d’une année les résultats pour laisser un laps de temps aux investissements pour apparaître dans les comptes .

Les 67.2 Milliards d’investissements chez Microsoft auraient pu rapporter 6.7 milliards en cash flow et en bénéfice si ils avaient été investit à 10% sans compter les intérêts composés..

Sans ses investissements Oracle aurait surement fait la même performance que IBM alors pourquoi ORACLE à un PER de 16 et IBM de 9 ? Pourquoi Microsoft à un PER de 20 ?

Attention j’ai même pris en compte les investissements à court terme car je trouve que c’est dommage de placer de l’argent à faible rendement alors que c’est toutes des sociétés faiblement endettés aux flux de trésorerie important   .

Plutôt que d’investir dans des placements à faible risque ou en acquisition externe aux rendements faibles  IBM à fait le choix de redistribuer une grande partie de ses Flux de trésorerie aux actionnaires .

J’ai fais ça à la va vite , il y’a surement des erreurs merci de m’en informer .

Dernière modification par vbvaleur (01/03/2016 12h42)

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[+1]    #29 05/02/2016 15h58

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L’équipe de Barrage Capital évoque leur investissement dans IBM dans leur lettre annuelle 2015.

Je ne recopie pas le long passage, mais grossièrement, ils ont surtout suivi Warren Buffett et semblent peu enthousiastes par la vitesse de la transformation d’IBM dans les services Internet et ont arbitré une partie de la position.

In fine, j’ai l’impression que les investisseurs "dans la valeur" trouvent globalement IBM bon marché (à 8 fois les profits TTM pour une société avec un moat, il ne saurait en être autrement), mais ce n’est pas un no brainer, car il y a quand même bcp d’incertitudes et le moat semble s’éroder.

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[+1]    #30 06/02/2016 19h47

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Pour des professionnels , c’est un peu limite comme analyse mais bon chacun est libre de suivre les gérants de leur choix .

Dans les années 80 lorsque l’entreprise General Electric et passée  de 411 000 personnes fin 1980 à 299 000 personnes fin 1985 , j’airai bien aimé être né pour voir l’impact sur le chiffre d’affaire de l’entreprise et connaitre les coûts de restructuration engendrés à cette époque .
Sur les 112 000 pertes, environ 37 000 étaient à travers des activités vendues  mais il y’a eu tout de même 81 000 licenciements …
À l’époque énormément  de monde avaient critiqué jack welch de faire passer les profits avant les hommes et la stratégie déployé par IBM à cette  époque là  c’était de faire des campagnes publicitaire sur le fait que IBM ne jouait pas à faire du yo yo avec ses employés(allusion à GE).. Ça n’a pas empêché l’entreprise de le faire plus tard ..

Jack Welch alors que GE faisait des bénéfices mais était en perte de vitesse , il a vendu des filiales , supprimé  des salariés car il pensait que GE en avait trop .

Au cours de son mandat au sein de GE (20 ans), la valeur de l’entreprise  a augmenté de 4000% mais pendant les premiers mois l’action à baissé .

J’ais des raisons de penser que Ginni Rometty suit la même stratégie que Jack Welch dans les années 80 chez GE  pour le plus grand bonheur de ses actionnaires à la seul différence que Ginni le fait d’une façon bien moins apparente pour ne pas s’attirer les foudres des médias. Cette stratégie à un coût a court terme mais généralement les bénéfices futurs en valent le coup .

Jack Welch à regretté de ne pas avoir été assez rapide au début et je regrette que Ginni ne le soit pas plus mais l’exercice est difficile . 

J’essaye de m’informer sur les plans de licenciement de l’entreprise bien qu’elle ne communique pas dessus et je me rend compte qu’ils sont loin d’être négligeables .
ex de source :
Je browser bijwerken | Facebook

Dernière modification par vbvaleur (06/02/2016 20h01)

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[+2]    #31 06/02/2016 21h41

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Pour s’informer des plans de réduction d’effectif dans les entreprises, rien de tel que les blogs des syndicats.

Une recherche google type "ibm cfdt", "ibm cfe" etc …. devrait donner de bons résultats. Ou tout simplement "ibm syndicats"

A+
Zeb


Tout ce qui peut merder, va inévitablement merder.

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[+1]    #32 01/03/2016 11h14

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Ce sont des acquisitions coûteuses et si jamais elles ne se traduisent pas dans les résultats futurs d’IBM , pour moi ce sera peut être une bonne raison pour m’alléger un peu .
J’ais l’impression que de part ses acquisitions IBM veut booster ses activités de croissance tel que Watson , il n’est jamais facile de convaincre les entreprises du bienfait d’une technologie nouvelle , souvent il faut prendre les choses en mains pour montrer l’exemple et ainsi dissiper les craintes des entreprises  . IBM à les moyens de le faire sans se mettre en danger ,ce n’est peut être pas une mauvaise idée .

Là où je vous rejoints et où j’ai personnellement fait une bêtise, c’est que ces cash-flows devraient être comptabilisés en dépenses R&D, pas en investissements de croissance, ce qui fait que j’ai surestimé le profit net et le FCF.

Dans ce cas je vous conseille de regarder les acquisitions passé d’IBM pour savoir si elles ont eu un impacte sur les résultats actuels , personnellement c’est que j’ai fait et j’ai trouvé que IBM à très peu investit proportionnellement à ses résultats comparé à Google Microoft Oracle etc  , IBM à été généreux envers ses actionnaires et n’a pas privilégié la croissance à plus faible rendement que le reste des ses activités .
C’est dommage de déduire du cash flows  les investissements actuels car ils n’ont pas eu  encore  d’effet sur les résultats d’IBM.

InvestisseurHeureux , si à l’avenir IBM ne me contente plus ou si je trouve de meilleurs opportunités ailleurs , je n’hésiterai pas à quitter le navire et qui sait , peut être que d’ici là Sears aura fait faillite et je pourrai acheter les actions d’une entreprise restructurée avec des actifs immo ,un allègement de dettes et moitié moins de salaries , du coup je n’aurai qu’a attendre que Eddie Lampert utilise la même stratégie qu’a l’époque ou il à acheté les obligations de K-mart mais cette fois-ci avec Sears .

Dernière modification par vbvaleur (01/03/2016 11h29)

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[+1]    #33 01/03/2016 13h39

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vbvaleur a écrit :

Vous ne pouvez pas savoir si ils ont besoin de ces acquisitions pour maintenir leur chiffre ou le développer et il est compliqué de déterminer si Watson est un prolongement des anciennes activités ou une nouvelle activité , peut être que c’est un peu des deux mais dans quelle proportion ?

* Fait numéro 1 : En 1999, IBM faisait un chiffre d’affaire de 87 milliards. En 2015, IBM a fait un chiffre d’affaire de 82 milliards.
* Fait numéro 2 : Entre ces deux dates, IBM a réalisé au moins 172 acquisitions (cf List of mergers and acquisitions by IBM - Wikipedia, the free encyclopedia)

Nous avons donc environ 200 acquisitions réalisées pour un chiffre d’affaire qui a baissé de 5 milliards. Je ne vois pas en quoi ces acquisitions étaient des acquisitions de "croissance". Donc oui, je peux savoir si ces acquisitions sont faites pour maintenir le chiffre ou pour faire de la croissance. Je pense que les chiffres parlent d’eux-mêmes.

vbvaleur a écrit :

Lorsque je regarde autour de moi pour le moment je ne trouve pas d’arbitrage que je considère plus optimal mais si vous avez des idées je serai ravi de les écouter d’autant plus que vous êtes un intervenant intéressant .

Je ne vous dis pas qu’IBM est pourri, c’est ma plus grosse position. Je dis juste qu’ils faut voir la réalité en face : IBM est un serial acquirer avec des acquisitions qui lui servent de dépenses R&D.

Dernière modification par Wawawoum (01/03/2016 13h45)

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[+2]    #34 01/03/2016 14h44

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Wawavoum a écrit :

* Fait numéro 1 : En 1999, IBM faisait un chiffre d’affaire de 87 milliards. En 2015, IBM a fait un chiffre d’affaire de 82 milliards.
* Fait numéro 2 : Entre ces deux dates, IBM a réalisé au moins 172 acquisitions (cf List of m - Wikipedia … ons_by_IBM)

Certes.

Mais IBM a aussi revendu toute sa division PC à Lenovo (rachetée pour environ 2 Md$) , qui générait beaucoup de chiffre d’affaires pour une marge qui devait être assez faible.
Ainsi que l’activité Point de vente à Toshiba (pour 850 M$).
Ou sa division processeurs à Global Foundry (et IBM va payer 1.5Md$ à Global Foundry, mais cette activité lui coutait 1.5M$/an !).
Et plus récemment la partie serveur x86 devenus des "commodités" de nouveau à Lenovo .

L’évolution du CA ne se fait pas à périmètre technologique constant.
Pour moi, se désinvestir d’activité à fort CA mais à faible marge (ou marge négative) pour investir dans des secteurs plus porteur d’avenir (du moins c’est le pari) me semble plutôt intelligent, même si le CA diminue…


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[+1]    #35 01/03/2016 19h39

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Toujours la même histoire, vaut il mieux faire 10$ de CA et 1$ de bénéf ou 5$ de CA et 1.5$ de bénéf ? Et il ne faut pas oublier les rachats d’actions chez IBM.

IBM rapports 1999 a écrit :

Net income for the year ended December 31, 1999 was $7.7 billion, or $4.12 per diluted common share, compared with net income of $6.3 billion, or $3.29 per diluted common share, in 1998.

Revenues in 1999 totaled $87.5 billion, an increase of 7 percent as reported and in constant currency, versus revenues of $81.7 billion in 1998.

rapport 2015 a écrit :

Full-Year 2015:
o Diluted EPS from continuing operations:
- Operating (non-GAAP): $14.92, down 10 percent; impact of 7 points from prior
year System x and customer care divestiture gains;
- GAAP: $13.60, down 13 percent

Revenue from continuing operations: $81.7 billion:
- Down 1 percent adjusting for currency (8 points or more than $7 billion) and
divestitures (3 points or nearly $3 billion); down 12 percent as reported


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[+3]    #36 02/03/2016 02h20

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simouss a écrit :

Toujours la même histoire, vaut il mieux faire 10$ de CA et 1$ de bénéf ou 5$ de CA et 1.5$ de bénéf ? Et il ne faut pas oublier les rachats d’actions chez IBM.
IBM rapports 1999 a écrit :Net income for the year ended December 31, 1999 was $7.7 billion, or $4.12 per diluted common.

Tout d’abord, il faudrait inclure l’inflation dans ces calculs pour se faire une idée. Sur 16 ans, elle n’est plus négligeable. En dollars d’aujourd’hui, la market cap d’IBM était de 200 milliards fin des années 60. Aujourd’hui, moins de 130. Cherchez l’erreur.

Ensuite, si l’on prend 1999 peut-être, mais les années 90 ont été en dent de scie pour IBM, difficile de se faire une idée sur une année ; pour certaines années, le cash-flow après investissements était quasiment zéro. À partir de telles données, nous pourrions nous exclamer : "Regardez ! Le FCF était de 0 en 1990, il est de 15 milliards aujourd’hui, la croissance est fulgurante !". Sauf que non…

Enfin, les rachats d’actions sont une autre histoire qu’il faut mettre de côté, ils font partie du retour à l’actionnaire, mais ils ne jouent pas directement sur la rentabilité des investissements ; c’est à la limite un levier sur ceux-ci quand ils sont faits en-dessous de la valeur intrinsèque de la société. 

L’idée n’est pas de dire ici qu’IBM n’est pas rentable, loin de là, c’est plutôt de dire qu’IBM est sans doute un peu moins rentable que ce l’on croit (en tout cas de ce que je croyais auparavant), et que ce que le management clame haut et fort. Mais ça, ce n’est pas vraiment une surprise…

Kohai a écrit :

Mais IBM a aussi revendu toute sa division PC à Lenovo (rachetée pour environ 2 Md$) , qui générait beaucoup de chiffre d’affaires pour une marge qui devait être assez faible.
Ainsi que l’activité Point de vente à Toshiba (pour 850 M$).
Ou sa division processeurs à Global Foundry (et IBM va payer 1.5Md$ à Global Foundry, mais cette activité lui coutait 1.5M$/an !).

Les cessions ne rapportent quasiment rien par rapport à ce que coutent les acquisitions. À la limite, les cessions comme Global Foundry qui se font à perte, sont quasiment assimilables à des coûts d’acquisition.

Dernière modification par Wawawoum (02/03/2016 05h42)

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[+1]    #37 19/03/2016 15h26

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Stibbons a écrit :

Le modèle économique d’IBM qui fournit des outils d’analyse mais ne reçoit pas les données ne peut pas fonctionner pour les grands comptes

Donc IBM est hors-jeu sur le Cloud, et maintenant à coté de la plaque sur le Big Data ou l’analytique…

Pour le Cloud, tout dépend des chiffres que l’on regarde. Par exemple : IBM: Cloud 2016.
Mais admettons.

Pour l’analytique, je vous avoue que votre affirmation me surprend.

IBM fournit des outils d’analyse et je ne vois pas en quoi ça ne peut pas fonctionner sur les grands comptes. Oracle fait de même, ça a l’air de très bien fonctionner… En quoi les fournisseurs d’"outils", les "sous-traitants" ne seraient pas rentables? Ce n’est pas parce que les données qui partent sur ces outils dans le cloud PUBLIC sont anonymisées que les outils eux-mêmes n’ont pas de valeur! (je vous assure que les grosses sociétés ne se contentent pas d’un NDA… Et le Cloud, c’est aussi le cloud privé que vous oubliez) C’est comme si vous disiez que la base de données Oracle n’a pas de valeur car Oracle ne possède pas les données.

D’ailleurs IBM ne fait pas que fournir des outils, ils rachètent aussi des sociétés qui possèdent des données. Certes pas pour la musique, mais pour la météo ou les données médicales…
Source : Santé : IBM s’offre Truven Health Analytics

Apple est une formidable société, vous adorez Amazon, Google ou Microsoft, pas de problème.  Vous avez parfaitement le droit de ne pas croire qu’IBM soit une société intéressante, mais j’ai l’impression que vous vous laissez aveugler par votre désir de convaincre tout le monde que vous avez raison, en avançant des propos un peu trop à l’emporte-pièces…

PS : Je suis actionnaire d’IBM. Sans penser non plus que c’est la meilleure société informatique du monde …


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[+2]    #38 19/03/2016 15h33

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stibbons a écrit :

IBM est un sous-traitant, il est évident que l’entreprise cliente va garder ce qui a le plus de valeur, la donnée! Sur le cloud, Apple encrypte toutes les données placées sur iCloud. Personne d’autre que lui a la clé. Le modèle économique d’IBM qui fournit des outils d’analyse mais ne reçoit pas les données ne peut pas fonctionner pour les grands comptes. Et les NDA vous connaissez? Si l’on doit envoyer des données à un service externe, on fait d’abord signer un Non-Disclosure Agreement pour être certains que ces données ne seront pas utilisées à d’autres fins. Ce n’est pas Facebook!

Amazon et Azure n’ont pas la prétention d’analyser les données clients (hormi traffic et facturation). Ils ont pour ambition de se donner la meilleure infra. Point.

Justement, l’infra doit être considéré comme de l’utility et les marges y sont(seront) forcément faibles après la phase de croissance initiale. Les gros clients stables comme Apple vont soit adopter des solutions internes soit exiger des tarifs au ras de plancher.

IBM ne se positionne pas là dessus à raison, mais contrairement à ce que vous dites, ne se contente pas non plus de fournir des outils d’analyse. Le client reste bien sûr propriétaire des données initiales mais la valeur  ajoutée est dans le retraitement en données statistiques. Un des derniers rachats d’IBM, Truven Health en est le parfait example. Leur trésor de guerre n’est pas leurs solutions software, mais les données agrégées sur l’ensemble de leurs clients qui leur permet de fournir des analyses impossibles autrement. Il y avait un papier récemment (désolé pas de référence) sur une analyse de données  Truven de 70 marqueurs d’état biologiques permettant d’inférer les risques long terme cardiologique de façon remarquable sans qu’aucun de ces marqueurs ne soit hors norme en soi.

IBM est présent dans d’autres domaines de ce genre, circulation, météo, données sismologiques qui intéressent les  pétroliers. Ils non aucun intérêt pour les données grand public, mais ont amassé des tonnes de données pour les entreprises.

Le problème du big data à ce jour est moins du côté des données que du côté du traitement. IBM est juste dessus. Quand à savoir si un concurrent  fera mieux, nul ne le sait, mais de mon point de vue, leur direction est la bonne.

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[+1]    #39 19/04/2016 20h09

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Le 21/10/2015 :

simouss a écrit :

Je pense qu’une stratégie de VAD la veille des résultats pourrait produire de bons résultats vu le gadin après chaque Qx.

Jef56 a écrit :

Il fallait en effet le faire. Moi j’ai simplement vendu à 150$ avant les résultats.

Bon je n’ai pas shorté mais j’ai revendu il y a quelques jours mes IBM à 150$ (achat 130mi janvier) pour diminuer ma marge et en repensant à cet échange.


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[+1]    #40 20/04/2016 15h48

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nik66 a écrit :

Bof, bof… Depuis le temps que j’entends parler d’IBM censé faire des étincelles… Et le titre ne cesse de décevoir, il était déjà en gros à ce cours là en l’an 2000… Je crois vraiment qu’il y a mieux à faire ailleurs…

En même temps, en l’an 2000, IBM cotait 30 fois ses profits :
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/2_ibm-20160420.gif

Entre temps, les bénéfices par action ont été multipliés par 3, voire même presque 4 pour les profits de "haut de cycle" :
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/2_ibm-20160420-2.gif

Donc on ne saurait reprocher à la société les turpitudes des "investisseurs" boursiers qui appliquent parfois un multiple de 30 fois les profits et d’autres fois de seulement 10 fois.

IBM est encore un cash machine, mais la trajectoire n’est pas bonne, spécialement par rapport à Cisco ou Oracle, également deux "old techs" :
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/2_ibm-20160420-3.gif

Mais, il serait irréaliste de demander à une société de 400 k employés d’être aussi agile que ses consœurs plus petites.

Si IBM n’était pas aussi bien installée, je ne donnerais pas cher de sa "transformation". Mais là, il y a encore le temps avant un effondrement complet de la société…

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[+1]    #41 20/05/2016 11h40

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Un peu de recherche sur le net et vous verrez qu’il n’y a rien de nouveau. Les inhibiteurs d’entrée sont déjà exploité dans des médicaments commerciaux Maraviroc, Vicriviroc. Que ça marche sur tous les virus je mets la main à couper que c’est faux, ce sont des "connecteurs", forcément différent d’un virus à un autre, qui font que ces virus "s’attaquent" (ie, s’accroche) à différentes cellules. Mais s’ils sont capable de générer assez d’antiviraux très spécifique pour une personne pour un cout correcte, grace à ces nanomolécule, là oui il y a une avancée.

En gros, tant qu’on n’est pas à la phase II d’une étude clinique une telle annonce ne sert qu’à accérer les dents des investisseurs.

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[+1]    #42 19/07/2016 07h27

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Des News smile
IBM bat le consensus, l’essor du "cloud" commence à payer
IBM bat le consensus, l’essor du "cloud" commence à payer

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[+1]    #43 19/08/2016 11h27

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InvestisseurHeureux, 2015 a écrit :

InvestisseurHeureux, le 26/01 a écrit :

Une rumeur circule comme quoi IBM se séparerait de plus de 110 000 personnes la semaine prochaine, soit 1/4 de ses effectifs.

Le point de départ de la rumeur vient du journaliste, Robert X. Cringely, de chez Forbes :

To fix its business problems and speed up its “transformation,” next week about 26 percent of IBM’s employees will be getting phone calls from their managers. A few hours later a package will appear on their doorsteps with all the paperwork.

Source : Next Week’s Bloodbath At IBM Won’t Fix The Real Problem

Qu’IBM vire prochainement 10 ou 20 000 personnes, pourquoi pas.

Mais 1/4 de ses effectifs en une semaine m’apparait complètement farfelu, ubuesque et ridicule.

Ce seul article a pourtant suffit à faire boule de neige et "l’info", non commentée par la direction d’IBM, est reprise en boucle partout, sans aucun recul critique :

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/ … fectif.gif

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/ … ectif2.gif

Tout le monde a oublié le cirque qui avait suivi cette rumeur et évidemment, IBM n’a pas réduit son effectif de 110 k personnes…

On notera quand même qu’avec ses élucubrations, Robert X. Cringely a réussi à totaliser presque 1 M de vus pour ces 3 articles :
[url]https://www.devenir-rentier.fr/uploads/2_robert-cringely.gif[/url]

Et le dit "expert" Robert X. Cringely continue sa diatribe anti-IBM :

Robert X. Cringely a écrit :

Despite a slew of recent pro-IBM articles the company is doomed.

Earnings are being cast in a manner that looks like a turnaround but actually isn’t.

The company plans further drastic downsizing from which it is unlikely to recover.



Another source was told his division has been told to downsize its headcount in coming months by 50 percent.

Source : seekingalpha.com/article/4000710-ibm-absolutely-count

Au moins après les conne#### monumentales qu’il avait racontées et reconfirmées l’année passée, la décence aurait voulu qu’il fasse silence, mais non…

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[+1]    #44 04/12/2016 09h37

Banni
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J’irai meme plus loin que les bonnes remarques de Gaspode :
Derriere le projet de migration de AAA, il y a surement une possibilité de reprendre tout ou une partie en infogerance.
Or qui est mieux placé que l’un des tenors de l’infogerance, IBM.

IBM a une bonne carte a jouer avec le coté infogerance dans le cloud
L’un des leaders sur le marché avec hp-eds, Avec des specialistes en architecture, et une architecture ouverte (contrairement à microsoft), des machines et cloud intégré.
Je pense qu’ibm a dû packagé son offre (infogerance, cloud, outil, conduite changement, migration , etc)

Surement pas le moins cher, mais possède une offre intégré avec un seul point de contact et une seule boite de bout en bout.
Certains clients se disent (parfois à raison) que lorsque le probleme arrive, l’infogerant rejette la faute sur aws et aws rejette la faute sur l’infogerant.
Une compagnie aerienne cherche aussi une solution temps réel avec une grande qualité et forte reactivité en cas d’indicent.

Dernière modification par francoisolivier (04/12/2016 09h47)

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[+1]    #45 13/01/2017 11h23

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@IH, comme je l’ai déjà remarqué, les analystes sont fascinés par l’infra cloud (AWS et consorts), à marge faibles (comme toute infra) et sont généralement aveugles à où se trouve la valeur ajoutée, c’est à dire la fourniture de solutions adaptées qui est un secteur à marges importantes.

La stratégie d’IBM n’a pas changée et est décrite dans les roadmaps depuis 3 ans au moins et ils se réveillent juste maintenant.

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[+1]    #46 08/03/2017 12h33

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Pour l’anecdote :

SeekingAlpha, le 6 mars 2017 a écrit :

Bernstein reissues IBM at Market Perform
Analyst Toni Sacconaghi notes expectation for IBM’s upcoming investor presentation (tomorrow, March 7) to be "strategic in nature," with focus on technology expertise, IBM’s strategic imperatives segment and recent major Watson and Blockchain investments, though retains view company is in the midst of a turnaround.

Price target $150. IBM (NYSE:IBM) $180.50.

SeekingAlpha, le 7 mars 2017 a écrit :

IBM target raised to $215, reiterated at Buy at Drexel Hamilton
Increasing target from $186, analyst Brian White spotlights newly-announced cooperation with Salesforce, as well as observed strong positioning relative to trends involving artificial and cognitive intelligence.

Donc un analyste valorise IBM à $150 et un autre à $215 !

Alors l’argument comme quoi il est difficile de générer de l’alpha sur les bigs caps car elles sont super suivies par les analystes me fait bien rigoler, vu le peu de convergence dans les-dîtes analyses : l’exemple ici étant particulièrement frappant.

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[+2]    #47 28/05/2018 08h58

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En quelques années, IBM est passée de la plus aimée des "old techs" à la moins aimée.

Même Warren Buffett a finalement liquidé la totalité de sa position.

Pourtant, IBM semble avoir mangé son pain noir et après avoir revendu de nombreuses activités, la société a stabilisé son portefeuille et renoue avec la croissance.

Si l’activité "cloud" est à la traîne par rapport à Microsoft ou Google, IBM semble bien positionnée sur la technologie "blockchain" ou sur l’IA avec Watson.

Surtout, IBM est toujours très bien implantée dans les systèmes d’information et directions informatiques, et continue à générer une montagne de flux de trésorerie (autour de $13 Md par an) et à racheter des actions, avec un effet relutif.

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/2_ibm-20180528.gif

De sorte que même si le CA croit de 1-3% par an (low single digit), le résultat net peut croître plus vite (mid-single digit).

Conférence téléphonique du T1-2018 a écrit :

Our model is 1% to 3% low single-digit. We have a composition of our portfolio that delivers revenue contribution, operating leverage to deliver that investment thesis of being a high-value base company delivering profit at mid-single-digit and high single-digit earnings per share and delivering free cash flow to deliver 70% to 80% back to our shareholders.

Pour autant, IBM se paye à peine 7,7 fois son flux de trésorerie par action (soit un free cash flow yield de 13% !) :
Pour autant, IBM se paye 7,7 fois son flux de trésorerie opérationnelle, et 10,2 fois son flux de trésorerie par action (soit un free cash flow yield de 9,8%) :

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/2_ibm-20180528ter.gif

La société n’est pas excessivement endettée et d’ailleurs sa dette a une notation Standard & Poor’s A+ (source).

De mon point de vue, de la même façon que le eCommerce ne va pas remplacer tous les centres commerciaux, le "cloud" ne va pas remplacer toute l’infrastructure informatique interne de toutes les sociétés, donc on enterre IBM peut-être un peu vite…

Pour l’anecdote, je vous laisse comparer les chiffres d’IBM avec ceux de Tesla, en terme de flux de trésorerie, endettement et valorisation.

Mais bon, un type avec un ego démesuré qui ne tient jamais ses délais, qui envoi balader les analystes en conférence téléphonique et qui envoi des carcasses de voitures dans l’espace, c’est plus sexy que des vieux serveurs et de la maintenance informatique récurrente…

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/2_pipeau.jpg

EDIT : correction sur le free cash flow

Déontologie : actionnaire d’une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.

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[+1]    #48 28/05/2018 18h16

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InvestisseurHeureux a écrit :

Pour autant, IBM se paye à peine 7,7 fois son flux de trésorerie par action (soit un free cash flow yield de 13% !)

Cela signifierait que le cash flow par action est d’environ 18.5 $. Pourtant, le tableau Morningstar indique des cash flows entre 11 et 15 $ ces dernières années ! (dernière lignée encadrée en rouge par IH)

Ou alors le ratio ne traite pas du free cash flow, mais dans ce cas il a peu d’intérêt.

Ai-je manqué quelque chose ? A un ratio de 7,7, IBM serait effectivement intéressante.


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[+1]    #49 29/05/2018 09h28

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namo a écrit :

InvestisseurHeureux a écrit :

Pour autant, IBM se paye à peine 7,7 fois son flux de trésorerie par action (soit un free cash flow yield de 13% !)

Cela signifierait que le cash flow par action est d’environ 18.5 $. Pourtant, le tableau Morningstar indique des cash flows entre 11 et 15 $ ces dernières années ! (dernière lignée encadrée en rouge par IH)

Et encore, il faudrait retraiter ces FCF des acquisitions de business qui, chez IBM, semblent se substituer aux dépenses de R&D. En effet, vu la baisse du CA sur ces dernières années, il semble difficile d’affirmer que ces acquisitions sont pour de la croissance. En retraitant, nos aurions (OCF - Capex - acquisitions) :

2017: 16,7 - 3,2 - 0,5 = 13  Mds
2016: 17,1 - 3,6 - 5,7 = 7,8 Mds
2015: 17,3 - 3,6 - 3,1 = 10,6 Mds

Ce qui donne par action:
2017: nb actions = 0,94 Md, soit 13,8 USD
2016: nb actions = 0,96 Md, soit 8,1 USD
2015: nb actions = 0.98 Md, soit 10,8 USD

Soit en moyenne 10,9 USD/action sur les 3 dernières années, ce qui au cours de 143,64 USD, nous fait un rendement de 7,6%. Pas forcément donné quand on compare à des boites en croissance comme Apple qui doit être autour de 6% ou Facebook qui devrait être dans les mêmes eaux à la fin de l’année.

Dernière modification par Wawawoum (29/05/2018 09h48)

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[+1]    #50 20/07/2018 10h43

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Bonjour !

InvestisseurHeureux a écrit :

Le T2-2018 d’IBM est très correct, la transformation de la société vers le "nuage" se poursuit

Mais les bons résultats d’IBM au T2 sont surtout le fait de la série Z, qui est constituée par de (très) grands ordinateurs (division "systèmes") : IBM T2
Pour le reste, je suis d’accord.

Ceci dit, je suis un peu choqué de voir qu’IBM est classé comme "old tech".  Malheureusement, cela ne fait que démontrer que je suis sans doute devenu un "old con"…


M07

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[+2]    #51 29/10/2018 14h42

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Pas sûr que ce soit si surpayé que ça. Morningstar considère que c’est 20% sous-évalué, et avec la croissance affichée >15%, ça mérite un premium.

Mais surtout, RHEL et surtout JBos, les 2 produits phare de RedHat offrent une belle synergie avec IBM et leur marché adressable vient juste d’augmenter d’un ordre de magnitude, parce que nombre d’entreprises grosses ou moyennes qui étaient réticentes à adopter une solution OpenSource ne le seront plus quand c’est sous l’ombrelle IBM. RHEL, c’est 75% des solutions payantes sous linux, et leur moat est plutôt élevé. Microsoft étant en train de se tirer dans le pied au fusil à répétition côté serveurs, il y a de belles opportunités.

Ce qui limitait Red Hat jusqu’à présent, c’est le manque d’intégrateurs pour les solutions les plus complexes (Openstack, openShift). IBM règle ce problème.

Côté IBM, il acquièrent des solutions cloud hybride en direction des entreprises qui sont plus facile à déployer que leur offre interne, avec des perspectives de marge intéressantes.

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[+1]    #52 29/10/2018 15h21

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BI ne comprend  visiblement pas   ce que fait Red Hat.

Il ne sont pas un vendeur d’Os, C’est Linux. Ce qu’ils vendent c’est de l’intégration et tout le middleware ou les solutions cloud qui vont avec, ainsi que le training.

L’indépendance du Hardware est garantie par Linux.

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[+1]    #53 02/11/2018 17h08

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J’avoue avoir été plus que surpris par cette annonce. Je ne vois toujours pas l’intérêt, les synergies, la valeur ajoutée pour les clients, etc …,  de celle ci. Mon opinion est plutôt en phase avec celle qui est exprimé ici :

Après le rachat de Red Hat par IBM, c’est l’inquiétude et le scepticisme qui l’emportent - ChannelNews

Je pense que c’est l’opération du désespoir de la part d’IBM, et qu’ils se lancent dans la dernière bataille, celle qui les verra s’en sortir ou mourir. Tout comme HPE, DXC, Oracle, Dell etc … ces grands groupes du passé tentant de survivre dans un monde qui les dépasse.

Pour reprendre Coluche à propos de François Mitterand : "Avec Delors et Deferre, il a réussis à faire de la m…".
Je suis pas loin de partager cette opinion pour IBM / RedHat. Non aps que ce soient de mauvaises entreprises, mais qu’ont elles de complémentaires, et surtout comment peuvent elles être complémentaires alors que leurs cultures sont diamétralement opposées !

Ceci dit on pourrait très bien appliquer cette blague à DXC Technology qui résulte de la fusion de HPE Enterprise Services et CSC. C’est du même tonneau.

A+
Zeb


Tout ce qui peut merder, va inévitablement merder.

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[+1]    #54 23/01/2019 09h28

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Bonjour,

Je pense sincèrement qu’IBM a une belle carte à jouer avec cette acquisition (qui doit être finalisée fin 2019).
IBM a une carte maitresse: les mainframes. 100% des banques/assurances ont un ou plusieurs mainframe car il a fait ses preuves depuis 50 ans … c’est la seule machine qui garanti la date/heure de fin d’un batch (virement, cloture ou autre) du fait de son architecture. Pour l’anecdote, 2 mainframe réalisent tous les mois le virement des retraites en France …
Un peu plus en front, les leaders en OS sont Microsoft et Red Hat.
Vu que la plus part des banques/assurances veulent externaliser les applications non stratégiques (98% du parc), l’acquisition fait du sens.
Red Hat est une société remarquable pour le développement mais plus faible sur le service, ce qui sera compensé par IGS (IBM Global services) reconnu dans le monde entier …. meme si il ne sont pas les meilleurs, il y a la solidité du groupe, le réseau, la politique ….
Et puis: Quel DSI s’est fait(/se fera) virer en choisissant IBM ?

Enfin, Red Hat joue très gros dans les Telco avec les nouvelles infrastructures 5G sur des solution Cloud OSS (OpenStack) dont Red Hat est le leader en dev et innovation … c’est une évolution majeure pour les Telco …
Je ne parle pas d’OpenShift qui devient la plateforme leader du dev/ops (avant l’annonce), avec de nombreuses banques/assurances déjà clientes ….

Je pense que les éléments sont réunis pour une belle aventure dans le trimestres à venir et donc une belle cash machine ….

Je suis long IBM.
OP

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[+1]    #55 24/05/2020 13h06

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BFM a écrit :

Il est en théorie un million de fois plus puissant que l’ordinateur portable le plus rapide sur le marché.

Il est aussi un million (au moins) de fois plus gros.

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[+1]    #56 24/05/2020 14h52

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Je n’en suis pas certain, allez voir les chiffres ici par exemple : Summit – Oak Ridge Leadership Computing Facility
un bon 340 tonnes pour l’infrastructure complète, un pc portable puissant fait plutôt autour de 3 à 5 kg, donc on gagnerait un petit facteur 10 ou plus sur la masse d’un million de puissants portables. Concernant la puissance électrique consommée, ils affichent 13 MW, même sans avoir de chiffre sous la main, je suis à peu près certain qu’un portable de course en plein effort consomme plus près de 100W que de 13W…
Vous me répondrez qu’il est facile de tirer parti d’une économie d’échelle, comparé à un million de machines packagées, avec chacune un écran, une petite alim, une batterie, un boitier, etc… Cela  ne me semble pas pour autant complètement anodin comme performance, rien que le fait de devoir évacuer une telle puissance thermique d’un espace confiné nécessite des moyens spécifiques que l’on n’imagine pas à notre échelle…
La question sensible serait plutôt, dans quelle mesure cet outil est-il utilisé pour produire des avancées utiles et positives pour nos sociétés…?

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