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#3226 18/07/2017 20h50 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Attention aux gourous et à leurs convictions quand même. Sur St Joe, Einhorn avait posté une thèse short bien creusée.
Ca date de 2010 mais ça peut être intéressant d’y jeter un oeil et voir comment les choses ont évolué depuis.

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#3227 18/07/2017 21h43 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Je suis d’accord avec valeurbourse. A part énoncer ce qu’on peut lire dans les gros titres, je ne vois pas énormément de chose très pertinente sur ce forum au sujet de SHLD. A moins que les membres de l’IF se réservent toute les informations chez eux.

Même le message IH #3210 auquel j’ai répondu, n’a pas donné suite. A moins que je ne saisisse pas la valeur ajoutée du message #3220.

J’ai essayé d’initier un kickstarting pour relancer l’intérêt sur le dossier, mais ça me donne l’impression d’avoir fait ça en vain puisque nous nous contentons de juger la partie émergé de l’iceberg.
Les contributeurs de qualité ont finis par se lasser à force de s’époumoner à répéter les mêmes choses (notamment à chaque variation à la baisse du cours), mais comme prix = valeur, un cours de -90% implique forcement une destruction de valeur de -90% sur la NAV.

SirConstance a écrit :

Je ne vois quand même pas l’intérêt de brûler du cash de manière volontaire, sauf si bien sûr c’est pour investir avec des ROI intéressants mais pour l’instant rien ne permet de l’indiquer.

Si pour vous l’activité retail correspond à l’essentiel du cashburn, que dites vous du fait que Lampert temporise la fin des leases, pour pouvoir les terminer sans pénalité ? Ça doit faire 3 ans, qu’on entend parlé de 80% des leases se terminant horizon 2018. Il semblerait que les fermetures massives depuis 2017 n’y sont pas étrangères. Ah moins que vous préférez payer des pénalités impliquant des coûts plus important ? Si SHLD stop son cashburn (dont on ne connait pas le détail), la holding pourra redevelopper son immobilier plus tranquillement tout en maintenant des activités capex light qui n’ont pas forcement de lien avec SRAC.
Exemple qui me passe en tête : Wallyhome (filiale de Home Service et Connected Solutions) continue à se développer à HongKong alors que la holding continue à cramer l’argent d’un point de vue consolidé.

SirConstance a écrit :

Surtout, l’estimé de NAV de Berkowitz baisse à chaque publication. Il partait de quelque chose comme plus de $200, maintenant il l’estime à $90

Le périmètre de valorisation a t’il évolué ?
Une valorisation liquidative basée sur une somme des parties peut évoluer en fonction du discount qu’on associe à certaines entité/partie (en loccurrence, il a sévèrement discounté la valeur des baux qu’il a jugé conservateur pour intégrer le potentiel futur cash burn).
Si SHLD redresse son cash burn, continue à développer ses filiales, son immobilier, ses investissements (à la FELP), la valorisation à 90$ peut bien augmenter avec le temps.

C’est comme cet article (désolé le lien ne fonctionne plus) où on voit dans un magasin que seuls les meilleurs catégories de SHLD sont maintenu, contrairement au reste qui est littéralement abandonné.

Dans la tête des gens, faire globalement -50% de ventes, signifie -50% sur l’ensemble des catégories, alors que ça pourrait très être -90% sur l’une et -10 sur l’autre. Faisant une moyenne à -50%.

Mais comme on n’a pas les données pour prouver le contraire (SHLD ne disclose même plus les performances de chaque catégorie lors des trimestrielles alors que c’était le cas avant).

De toute façon, cet idiot de Lampert adore cramer d’avantage de son pognon en ouvrant de nouveaux magasin (plus petit et spécialisé dans ses meilleurs catégories) alors que l’entreprise est sur le point de faire banqueroute le 25 juillet d’après les shorts (c’était pas le 11 juillet tout compte fait).

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#3228 18/07/2017 21h59 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Je dirais plus que pour ceux qui n’adhèrent pas a la thèse SHLD , la seule question est quand est ce que Sears va faire faillite ??

Comme d’habitude les petits investisseurs vont tout perdre et les avocats s’en mettre plein les poches.

Bien des investisseurs sous estiment le pouvoir des shorters, quand a moi c’est a peu près les seuls qui savent ce qu’ils font , en ce moment ils guettent leur proie, comme des hyènes avec un animal blessé.

Coté nord américain , je ne lis jamais rien de positif sur SHLD , les etudes sont loin d’être a l’eau de rose comme ce que j’ai lu de l’IF , le seul mot qu’on voit c’est SELL.

Je n’en ai pas, le seul intêret que je lui vois est pour les traders techniques, je suppose que beaucoup font de trés beaux revenus en faisant de nombreux IN-OUT dans la journée .

Bonne chance à ceux qui sont IN.


La fidélité est souhaitable en amour , mais elle est une tare sur les marchés.

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#3229 18/07/2017 22h05 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Zera a écrit :

De toute façon, cet idiot de Lampert adore cramer d’avantage de son pognon en ouvrant de nouveaux magasin (plus petit et spécialisé dans ses meilleurs catégories) alors que l’entreprise est sur le point de faire banqueroute le 25 juillet d’après les shorts (c’était pas le 11 juillet tout compte fait).

Excusez moi mais sur ce point, j’estime que c’est de la poudre aux yeux jusqu’ici.

Sears a eu des années pour recentrer ses magasins sur les meilleures catégories (ce qu’ils n’ont pas fait). Or il me semble qu’il aurait effectivement été intelligent de se recentrer sur des produits comme l’électroménager ou les matelas.

Ils ont ouvert 1 magasin au format réduit l’an dernier, et 2 cette année si je ne me trompes pas. Pensez-vous qu’à ce rythme d’ouverture l’impact de ces magasins va être significatif, même s’ils étaient extrêmement profitables? Pour rappel la société perd plus d’1 milliard chaque année.

SYW, cela fait maintenant 5 ans qu’on en entend parler (une éternité dans le monde de l’e-commerce). Toujours aucune information publiée donc il est difficile de juger du succès; mais quand on voit l’activité sur les réseaux sociaux ou le nombre de recherches Google, je me permets de douter du succès de cette initiative.

Alors oui on va nous parler de la société de logistique ou de Wallyhome. Peut-être que via un spin-off ça pourrait valoir quelque chose, mais combien par rapport à la market cap actuelle de SHLD? Avez-vous étudié la question? J’estime que l’ensemble vaut peut-être $300m. Je ne dis pas que ceux qui sont entrés au cours actuel n’ont pas de chance de gagner d’argent, mais j’ai du mal à voir comment ceux qui ont investi à plus de $50 retrouveront leurs billes (sans parler du coût d’opportunité).

Dernière modification par SirConstance (18/07/2017 22h12)

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#3230 18/07/2017 22h06 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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130 pages de discussions sur ce forum pour refuser d’admettre que cette entreprise est à l’agonie depuis longtemps et ne vaut rien. C’est assez intéressant. Pourquoi un tel engouement ? C’est pour moi un sujet d’étonnement.


"La situation est désespérée, mais pas grave" (proverbe russe)

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#3231 18/07/2017 22h07 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Les raisons de l’engouement sont simplement Lampert & Berkowitz. Si vous relisez les premiers messages de Serge sur cette file, il n’y a aucune analyse de la société; il évoque simplement le nom magique de Lampert (et une comparaison pour le moins maladroite avec BRK).

Un peu comme l’engouement pour Valeant à $150 quand tous les hedge-funds ne juraient que par cette valeur.

Dernière modification par SirConstance (18/07/2017 22h16)

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#3232 18/07/2017 22h15 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Merci SirConstance pour votre réponse. Toutefois, j’ignore qui sont les auteurs (ou analystes) que vous citez. Sont-ils des gourous de Wall Street ? Je suis un amateur et abonné récent au forum. Toutes les informations suscitant mon intérêt étant dignes de réflexion, je vous serais reconnaissant de bien vouloir m’en dire plus, si cela ne vous ennuie pas.


"La situation est désespérée, mais pas grave" (proverbe russe)

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#3233 18/07/2017 22h20 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Berkowitz est un gourou de Wall-Street investi dans Sears, qui gère le fond Fairholme (qui a connu d’excellentes performances entre 2000 et 2010, mais qui depuis sous-performe largement le marché).

Eddie Lampert est le CEO et principal investisseur dans Sears. A une époque, il fut comparé à Warren Buffet. Sous sa direction, le cours de l’action Sears a été divisé par 20.

Serge est un investisseur lambda qui a ouvert un site vendant des conseils boursiers (disparu depuis me semble-t-il), et qui a utilisé Sears comme produit d’appel pour vendre des abonnements. Suite à plusieurs échecs retentissants dans ses recommendations, il a depuis lui aussi disparu de la circulation.

Dernière modification par SirConstance (18/07/2017 22h21)

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#3234 18/07/2017 22h21 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Il est assez difficile de parler de Sears en l’état actuel. Les choses ont été dites et répétées, et la situation n’a pas fondamentalement changée.

SirConstance a écrit :

Surtout, l’estimé de NAV de Berkowitz baisse à chaque publication. Il partait de quelque chose comme plus de $200, maintenant il l’estime à $90

Ca c’est plutôt une bonne chose, parce que si la NAV se maintenait avec tout le cashburn / externalisations, ce ne serait pas sérieux. Au passage, Berkowitz a intégré des décotes qu’il dit importante dans le calcul de sa NAV.

Bruce Berkowitz a écrit :

"So it’s the owned real estate, leases, and the brands that account for the majority of our estimated NAV"

Donc toutes les activités, dont certaines sont rentables, en sont exclues, ce qui est une fois de plus assez logique.

Conséquence: Pour ceux qui en doutent encore, Sears ne disparaitra pas à court terme, en tout cas pas tant que son CEO ne le voudra pas. Il y a encore du bois à bruler.

D’un autre côté, on a l’opérationnel. Et la, une fois de plus il dit tout:

Bruce Berkowitz a écrit :

And the biggest risk to our thesis has been the company’s desire and ability to effectively compete as a retailer. Effectuating that corporate transformation has been costly, and the results are not yet in.

Les pertes sont abyssales, mais le nombre de magasin a fondu, et les fermetures s’accélèrent en 2017.

A partir de la, a chacun de voir…

Déontologie : actionnaire d’une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.

Dernière modification par NicoZ (18/07/2017 22h23)

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#3235 18/07/2017 22h27 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Ce qui est surtout étonnant, c’est que malgré la fermeture d’innombrables magasins non-profitables, la situation comptable continue de se dégrader.
Ma théorie est que l’image de Sears se dégrade tellement que les magasins qui étaient profitables il y a quelques années ne le sont plus aujourd’hui, et la spirale négative continue…

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#3236 18/07/2017 22h57 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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C’est possible.
Il est aussi possible qu’ils soient en train de liquider le business via la fermeture de nombreux magasins.

Je suis aussi surpris des ventes comparables qui continuent à baisser. Ca veut dire qu’il y a moins de vente dans les magasins qui restent. Par contre on ne sait pas d’où ça vient.
Sears abandonne certaines catégories, ça peut en justifier une partie.

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#3237 18/07/2017 23h06 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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SirConstance, dans ce cas, je ne comprends pas pourquoi vous continuez d’investir en confiant votre capital à un énergumène qui ne publie absolument rien de ce qu’il fait (voir le cas Sears Mexico, FELP et autre) quand c’est favorable pour son image. Alors que selon vous, il fait tout le nécessaire pour balancer de la poudre aux yeux.

Après je conçois qu’il y a eu des erreurs de parcours, je pense que le revers du retail a été plus important qu’estimée en premier lieu. Mais il est difficile de bien juger les décisions prises quand on a très peu d’idée sur ce que Lampert avait entre les mains à ce moment là.
Après généraliser le cas Valeant à tous les investisseurs reconnus qui ont concentré leur portefeuille.
On verra bien si Einhorn va se planter avec General Motor ou encore Watsa avec Blackberry.

Bien que ce soit HS, mais si l’on se focalise que sur le dernier chiffre du compte de résultat, on peut passer aisément à côté du business model de certaines entreprises. (cf la plus grande position de mon ptf qui génère autant plus de pertes comptables prétaxe que de chiffres d’affaires.)
Alors encore une fois, si vous arrivez à comprendre tout le détail des pertes comptables consolidés de SHLD, j’aimerai bien être éclairé car je n’y arrive pas.

Lampert donne des indices comme quoi, la plupart des gens regardent du mauvais côté, ou que lorsqu’une entreprise entame une transformation, tout le monde a du mal à trouver ses repères et comprendre ce qui est réellement fait en profondeur.
Je jette pas la pierre car si nous, nous voyons qu’une partie de l’iceberg, lui il le voit dans sa globalité.

Alors peut être que vous avez raison et l’entreprise est la pire daube de la décennie. Mais au risque de se répéter encore encore et encore, l’échéance fin 2019 est une bonne deadline pour juger la pertinence de la transformation de SHLD.

Vous dites que celui qui est entré à 50$ va avoir du mal à retrouver ses petits. C’est vrai s’il est resté complètement passif.
Mais, si celui ci s’est renforcé régulièrement et a descendu son PRU à 15$ avec le temps, la donne peut être bien différente.
Même si ça parait choquant de dire ça en vue de la performance du cours de l’action.
Valeurbourse et Chesapeake est un exemple où quand l’action/obligation se sont écroulés, il a continué à renforcer à la baisse avant la remontée du cours.

Edit : En tout cas, un cours bas lui permet de se renforcer chaque mois un peu plus : The total number of shares issued with respect to the Annual Stock Compensation for each fiscal year will equal $4,500,000 divided by the NASDAQ regular market hours closing price of SHC common stock on the applicable Determination Date (rounded to the nearest whole share)

Déontologie : actionnaire d’une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.

Dernière modification par Zera (18/07/2017 23h14)

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#3238 18/07/2017 23h25 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Je ne pense pas que toutes les pertes sont liés aux magasins, quand on voit que les 150 magasins fermés en début 2017 faisaient 60m de ebitda négatif. Cela sur 1400 magasins.

Sachant que l’ebitda négatif annuel je crois est dans les 600-800 m, je ne vois pas l’intérêt de faire tout cet effort pour 60 millions. Ok il y a les baux mais si on trouve un groupe de magasins qui perdent 500 millions on les ferme quite a payer une pénalité!

Je pense donc que les discounts de shopyourway ainsi que les couts opérationnels non couverts par peut être des partenariats insuffisants ou bien subventionnés sont surement plus responsables de pertes. Je sais que cela rejoint la these de Sergio mais ce n’est que logique. Par exemple dans la Tech il est quasi inévitable d’avoir de larges pertes avant d’avoir atteint l’échelle ou la monétisation suffisante ( baidu niomi, trip advisor attractions, Alibaba cloud, koovs, venmo, amazon, trivago etc etc)

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#3239 19/07/2017 00h08 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Zera, je crains que comme depuis le début de cette file, nous ne fassions pas avancer le débat car tous les arguments ont été évoqués maintes fois et au final chacun reste sur ses positions. Toutefois je pense qu’il reste intéressant de continuer à exposer ses idées et c’est pourquoi je vais répondre à votre message.

Je note que vous êtes confiant sur la transformation. Il se peut effectivement qu’elle réussisse et que SYW devienne un succès (même si personnellement je n’y crois pas une seconde, vu le peu de progrès faits depuis 5 ans). Je note toutefois de mon côté que les thèses des uns et des autres (Berkowitz, Chou, un autre fond dont j’ai oublié le nom et qui depuis est sorti, Serge) n’ont jamais parié sur la réussite de cette transformation. Leur thèses reposaient très largement sur la valeur de l’immobilier, et dans une moindre mesure sur la valeur des marques. Ces 2 éléments constituaient la majeure partie de leur estimé de NAV.

Les transactions récentes (Seritage, Craftsman) ont permis d’avoir une véritable indication de la véritable valeur de ces actifs; qui se révèlent être très largement inférieure à ce qu’on a pu trouver dans les thèses des uns et des autres. Par ailleurs, ces thèses ont largement sous estimé le cash burn. La NAV réelle se retrouve donc compressée des 2 côtés.

Un investisseur qui a investi dans Sears pour les actifs immobilier devrait donc être particulièrement prudent, car ces actifs ne valent peut-être pas autant qu’il l’espérait (en tout cas pas au sein de Sears; car il en est peut être autrement pour Seritage). Et l’argent récupéré via la vente de ces actifs se retrouve potentiellement "investi" dans SYW à un rythme bien plus élevé qu’espéré. L’actionnaire risque donc bien de ne pas en voir la couleur, et sa thèse qui était initialement l’immobilier va donc se transformer en un pari sur SYW.

Pour ma part, vous n’êtes sûrement pas sans savoir que j’ai une petite position dans SHLD. J’avais même fait l’erreur d’en faire une position assez conséquente pendant quelques mois, sans avoir forcément étudié le dossier, convaincu moi aussi par les Berkowitz, Chou, Horizon Kinetics, ou les diverses discussions sur CoBF. Pensant aussi que Lampert investirait l’argent des ventes d’actifs dans autre chose que SYW, par exemple en achetant des petites entreprises profitables permettant de diversifier la holding. Mais un jour j’ai quand même pris le temps de regarder, j’ai vu que Lampert n’avait aucune intention d’abandonner SYW, et j’étais loin d’être convaincu sur la valeur réelle des divers éléments de la holding (j’ai listé mes doutes sur cette file à plusieurs reprises). J’ai donc pu sortir en très légère moins value, avant de revenir avec une position très limitée autour des $15. Car par curiosité, je souhaite continuer à suivre ce dossier, et ne rien avoir à regretter si (et c’est encore une fois un gros si) les entités non-guarantor peuvent effectivement revenir aux actionnaires et générer du cash même avec la disparition du retail. J’avoue que ce n’est pas un comportement rationnel, mais je suis près à risquer un peu d’argent car j’estime comme vous que Lampert et Berkowitz sont loin d’être des idiots (toutefois, les gérants de Sequoia n’en sont pas non plus (je ne me prononcerais pas pour Ackman), et ils ont pourtant démontrés qu’ils étaient loin d’être infaillibles). Toutefois, ayant suivi ce dossier depuis 5 ans, toutes les publications jusqu’ici ont été décevantes et surtout aucune information tangible n’a été publiée sur SYW ou les autres entités non-guarantor donc je me permets de douter des motivations de Lampert: après tout, il est assez riche et il a tout prouvé en tant qu’investisseur; peut-être qu’aujourd’hui il s’entête à essayer de sauver/transformer un business voué à l’échec pour se prouver qu’il est également un bon entrepreneur.

Dernière modification par SirConstance (19/07/2017 00h11)

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#3240 19/07/2017 00h19 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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BulleBier a écrit :

Je ne pense pas que toutes les pertes sont liés aux magasins, quand on voit que les 150 magasins fermés en début 2017 faisaient 60m de ebitda négatif. Cela sur 1400 magasins.

Sachant que l’ebitda négatif annuel je crois est dans les 600-800 m, je ne vois pas l’intérêt de faire tout cet effort pour 60 millions. Ok il y a les baux mais si on trouve un groupe de magasins qui perdent 500 millions on les ferme quite a payer une pénalité!

C’est bien cela, ces magasins faisaient partie uniquement des non profitables. Et ils correspondaient à 10% des magasins au global. Donc une économie de 60M $ sur 10, 15 ou 20% des magasins déficitaire ? Le cashburn opérationnel pur retailer n’a pas l’air si violent en apparence. D’ailleurs les pertes se sont accentués au moment du démarrage de SYW.

Si vous vous amusez avec ce fichier (voir mon post sur SRG), en calculant l’EBITDA de 2015, je trouve 35 magasins non profitable pour 189 profitable (bon ok c’était 2015 et la tendance s’est dégradé). Mais je ne suis pas particulièrement convaincu que Lampert ait cédé à SRG les magasins les plus intéressant opérationnellement parlant.

Quand on regarde comment l’EBITDA de 2015 est tout juste supérieur aux loyers associés. Peut être, que laisser courir la fin du bail était moins coûteux que les pénalités en question (dont je ne connais pas le montant mais sur SRG c’est 1 an de loyer d’indemnité en cas de recapture à 100%).

Exemple au pif le Kmart de Sault St Marie
EBITDAR 2015 : 267 882$
Rent : 296 480$

L’EBITDA est donc une perte de 28 598$ en 2015.
Imaginons ce lease se termine en 2018.
Préferez vous traîner 3 années de pertes, soit environ 90 000$ de pertes ? Ou bien payer une année de loyer 296 480$ ?

Bon de toute façon, je vais également faire mon break sur ce thread car je ne me trouve pas assez efficient pour fournir des réponses satisfaisantes à mon goût (même si l’échange est parfois constructif, essayer de trouver de nouveaux éléments de réponse à chaque fois devient de plus en plus compliqué, et ça me prend beaucoup trop de temps à tout présenter), sachant que celles ci sont sont bien souvent auscultés ou oubliés et nécessitent de se répéter constamment à chaque commentaire trollesque de baisse de cours ou de nouveau prêt made in ESL.

Edit : SirConstance, vous êtes un contradicteur très plaisant avec qui échanger. j’ai eu l’occasion à mainte reprises de partager vos mêmes doutes, et je sais que je fais preuve d’un biais d’engagement. Mais, mon intuition me dit d’attendre fin 2019 avant d’admettre que je me suis trompé. Et j’en assumerai entièrement les conséquences.

Déontologie : actionnaire d’une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.

Dernière modification par Zera (19/07/2017 00h35)

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#3241 19/07/2017 00h46 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Je suis d’accord avec circonstance que c’est maintenant un pari sur shopyourway (mais aussi la logistique et Sears re, lampert ne met pas tout sur shopyourway mais surement trop).

Zera, je suis d’accord, je crois enfin pouvoir dire que j’ai cerné le dossier, Berkowitz dit que si l’on arrête la transformation on arrête le cash burn, c’est clair, la transformation est que Sears paye plein de points à ses clients et peut être subventionne des partenariats comme uber et Expedia, et pas assez de partenaires payent des points. Il y a aussi les couts de fermeture et liquidation. Le retail est pas folichon mais pas autant catastrophique qu’annoncé non plus car il est en mode économie de couts maximum.

Je pense que si shop your way n’améliore pas sa profitabilité, il sera à terme réduit a un site en ligne plutôt classique avec moins d’ambition

Déontologie : actionnaire d’une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.

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#3242 19/07/2017 08h06 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

Banni
Réputation :   117 

zera a écrit :

Mais je ne suis pas particulièrement convaincu que Lampert ait cédé à SRG les magasins les plus intéressant opérationnellement parlant.

C’est une question que je me suis posé. A chaque fois qu’un investisseur ou intervenant parlait d’un mail A++ on tombait sur un mall seritage ou en jv avec seritage : king of prussia, ala moana, mall of america, et …
Donc quels sont les malls sears les plus interessant dont sears possede encore ? Et la je seche.

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#3243 19/07/2017 08h37 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Réputation :   42 

SirConstance a écrit :

Serge est un investisseur lambda qui a ouvert un site vendant des conseils boursiers (disparu depuis me semble-t-il), et qui a utilisé Sears comme produit d’appel pour vendre des abonnements. Suite à plusieurs échecs retentissants dans ses recommendations, il a depuis lui aussi disparu de la circulation.

Que voulez-vous dire par là ? Que Serge n’intervient plus sur le forum ou bien qu’il a quitté aussi l’IF?

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#3244 19/07/2017 10h13 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Réputation :   91 

Zera a écrit :

SirConstance, vous êtes un contradicteur très plaisant avec qui échanger. j’ai eu l’occasion à mainte reprises de partager vos mêmes doutes, et je sais que je fais preuve d’un biais d’engagement. Mais, mon intuition me dit d’attendre fin 2019 avant d’admettre que je me suis trompé. Et j’en assumerai entièrement les conséquences.

Merci à vous, c’est également un plaisir d’échanger sur ce sujet controversé avec quelqu’un qui expose ses idées de manière rationelle et qui est prêt à écouter d’autres avis que le sien.

J’ai oublié de mentionner quelques points qui me semblent important. Comme évoqué par vous et Bullebier, effectivement, je note qu’avant 2012 les résultats étaient moyens mais pas non plus catastrophiques. Une grosse partie des mauvais résultats pourrait donc être liés au souhait de développer SYW.

Mais, je considère également les éléments suivants:

- Si Lampert souhaitait vraiment faire de SHLD un mini-BRK, ou sans aller jusque là au moins diversifier le retailer en profitant de ses actifs, pourquoi les marques KCD (ou même les services HomeServices) n’ont-elles pas été proposées plus largement chez d’autres retailer? C’était censé être un joyaux asset-light qui aurait pu leur permettre de toucher des royalties. Bien sûr celà aurait probablement acceleré le déclin du retail, mais au moins cela aurait permis de diversifier la holding et la rendre moins dépendante au retail Sears.

- Si Lampert investi en réalité tous ces milliards de pertes dans des entités non-guarantor largement profitables et indépendantes de la partie retail, pourquoi les résultats de ces entités non-guarantor sont au mieux stable (plutôt en légère baisse) depuis des années?

Ce sont des questions auxquelles je n’ai pas de réponse, mais qui ont tendance à me faire douter sur les motivations de Lampert, sur le fait que le cash burn est en fait constitué d’investissements au ROI intéressant, et sur les prétendus joyaux cachés dans les entités non-guarantor.

Dans l’état actuel des choses, il y a fort à parier qu’en cas de prolongation du déclin de la partie retail, la valeur de HomeServices et de K(C)D va fontre comme neige au soleil. Parce que Lampert n’a pour l’instant pas voulu (ou pas pu) utiliser ces actifs pour générer des revenus en dehors de Sears.

Dernière modification par SirConstance (19/07/2017 10h17)

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#3245 19/07/2017 10h27 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Zera a écrit :

Bon de toute façon, je vais également faire mon break sur ce thread car je ne me trouve pas assez efficient pour fournir des réponses satisfaisantes à mon goût (même si l’échange est parfois constructif, essayer de trouver de nouveaux éléments de réponse à chaque fois devient de plus en plus compliqué, et ça me prend beaucoup trop de temps à tout présenter), sachant que celles ci sont sont bien souvent auscultés ou oubliés et nécessitent de se répéter constamment à chaque commentaire trollesque de baisse de cours ou de nouveau prêt made in ESL.

Vu l’heure, je me suis sans doute mal exprimé. Loin de moi l’idée d’attirer l’attention en faisant un fake "Je vais quitter le forum, envoyez les points de réputation et peut être que je reviendrai".

Cela ne me dérange pas de participer encore de temps en temps quand j’ai le temps (déplacement profesionnel par exemple). Mais par contre, passer la soirée à préparer des messages sur un forum au dépriment de ma vie de "famille", ça ne m’intéresse plus.
Le cas d’hier soir était éloquent pour moi car j’étais plus concentré à préparer mes interventions qu’à me concentrer sur le film ou passer du temps avec ma femme.

francoisolivier a écrit :

C’est une question que je me suis posé. A chaque fois qu’un investisseur ou intervenant parlait d’un mail A++ on tombait sur un mall seritage ou en jv avec seritage : king of prussia, ala moana, mall of america, et …
Donc quels sont les malls sears les plus interessant dont sears possede encore ? Et la je seche.

Quand je parle opérationnellement parlant, c’est un magasin bien plus profitable que le coût du loyer. SHLD a peut être vendu à SRG des magasins avec un bon potentiel immobilier mais pas super rentable. Lorsque l’EBITDA est inférieur ou égal au loyer, on peut avoir un magasin dans un super emplacement et être peu rentable à cause des loyers importants.
Surtout que la relocation peut se faire à des loyers 3 à 4 fois supérieur.

Dans ce cas, fermer le business et relouer le bien derrière est une décision rationnelle. Si (EBITDAR - Rent) <= Rent (en partant du principe que c’est relouer au même prix, ce qui n’est pas la réalité)
Fermer un magasin très rentable pour le relouer moins cher que son EBITDAR, c’est moins intelligent.
(EBITDAR - Rent) >> Rent (en partant du principe que c’est relouer au même prix, ce qui n’est pas la réalité)

Je ne sais pas si mon exemple est parlant, donc en prenant des chiffres :
Sears à pignon sur rue :
EBITDAR 2017 : 50 000$
Rent : 30 000$
EBITDA : 20 000$ (donc profitable)

Avec un EBITDA à 20 000$ vs une rent à 30 000$, en l’état actuel, il vaut mieux fermer le business et relouer.
Sachant que la relocation, peut se faire à un multiple de 4x le loyer actuel. Soit 120 000$ vs un EBITDA de 20 000$, y’a pas photo.
Même si cela nécessite du redeveloppement immobilier (qui a un coût $$), on a prit l’exemple d’un magasin qui était profitable. Alors que dire des magasins qui perdent du pognon et qui rapporteraient bien plus si on les relouait à d’autres enseignes.

C’est un chantier titanesque à réaliser, et il se fait sur la durée.

Concernant la valeur des nouveaux formats de magasin, je vous laisse le soin de lire le commentaire du CEO de CBL au Q4 2016

Stephen Lebovitz a écrit :

So Sears opened a hard goods only store in Four Columns, Colorado last year and it was actually -- just over 10,000 square feet and it’s been very successful and done well. And the way the [indiscernible] deals were structured, Sears had the right to stay in half of the Sears buildings which are -- say 100,000 to 150,000 square feet on average. So, in our deal we don’t have that restriction, we basically have the whole building to work with. And then Sears has the right as part of the redevelopment to go into a -- up to 15,000 square feet of this hard good store in a location that we would mutually agree on. So, it would be -- could be part of the Sears building, it could be on a pad, it could be somewhere else in the mall. So it gives us flexibility to work with the Sears building and the land parcel and also accommodate them, if this new format works out.

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#3246 19/07/2017 11h33 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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SirConstance a écrit :

- Si Lampert souhaitait vraiment faire de SHLD un mini-BRK, ou sans aller jusque là au moins diversifier le retailer en profitant de ses actifs, pourquoi les marques KCD (ou même les services HomeServices) n’ont-elles pas été proposées plus largement chez d’autres retailer? C’était censé être un joyaux asset-light qui aurait pu leur permettre de toucher des royalties. Bien sûr cela aurait probablement accéléré le déclin du retail, mais au moins cela aurait permis de diversifier la holding et la rendre moins dépendante au retail Sears.

Je n’ai aucun chiffre à étayer, mais voici la logique telle que je la comprends (au risque d’extrapoler/spéculer) :
A l’époque SHLD représentait 40 000 M$ de vente, ce qui représente une exposition non négligeable sur la partie brick & mortar.
Aujourd’hui c’est 2 fois moins de vente, et potentiellement un maillage commercial qui en a pâtit avec la réduction du nombre de magasins.
Pour continuer à s’exposer au marché, passer en cross canal via e-commerce et partenaires permet de rester exposer malgré une baisse d’exposition physique.

De plus, on approche de la majorité des fermetures magasins, comme vous disiez : "Bien sûr celà aurait probablement accéléré le déclin du retail, mais au moins cela aurait permis de diversifier la holding et la rendre moins dépendante au retail Sears"
Plus la présence physique diminue, plus il faut parvenir à être d’avantage présent sur la partie non brick & mortar pour faire vase communicant.
C’est pour cela que l’exposition des produits Kenmore/Craftman aux autres retailers s’est developpée (coïncidence ?) tout récemment (fermeture massive des magasins).

SirConstance a écrit :

- Si Lampert investi en réalité tous ces milliards de pertes dans des entités non-guarantor largement profitables et indépendantes de la partie retail, pourquoi les résultats de ces entités non-guarantor sont au mieux stable (plutôt en légère baisse) depuis des années?

Plus les ventes baissent, moins on a de royalties pour KCD par exemple. Au même titre que Sears RE qui assure les garanties, assurances etc..
Idem pour les ventes de propriétés, type REMIC, on a également moins de loyer qui rentre dans les caisses.
Je dirai même que c’est une belle performance de maintenir le résultat des entités non guarantor quand on sait que ces revenus sont tributaires du chiffres d’affaires des entités guarantor (qui ont été divisé par 2). Cela démontre qu’il y a de la croissance organique dans certaines entités. (Innovel, Home Services, Wallyhome et les solutions connectées)

Concernant le prêt d’ESL, voici mon interprétation :
Lampert ne vendra pas les bijoux de famille pour une poignée de cacahuète. Berkowitz l’a d’ailleurs validé dans ses interview.
Il le fait comprendre en disant qu’il a les poches pleines et qu’il ne cédera pas ses actifs à un prix bradé. Ce qui implique que les intéressés auront moins de marge de négociation (notamment en agitant le spectre de SHLD risquant de faire banqueroute dans les jours qui arrivent)

Le deal Craftman était loin d’être horrible (surtout quand on voit un deal avec des perspectives à +10 ans), des rumeurs avaient eu lieu pour des propositions de vente cash à 2 000M $ et pourtant il a opté pour un versement cash du quart de cette potentielle vente, avec un 2e paiement 3 ans plus tard, conserver la vente de la marque produit en propre et en plus bénéficier de royalties dans une horizon long terme.
Je ne sais pas pour vous, mais si Lampert était au bord de la faillite (genre July 2017), aurait-il pas opté pour la vente directe cash de Craftman ?

Les ROI de développement de CBL sur les propriétés SHLD sont de l’ordre de 8-10% vs les 11-13% avec SRG. On constate donc que le prix vendu à SRG avait une décote par rapport à ce qu’il vend sur le marché. Normal car c’est le premier actionnaire de SRG (mais malgré l’urgence du cashburn, il ne vend pas au même prix qu’il a cedé à SRG).

Pour moi, le business model de SRAC n’est pas viable (du moins dans sa globalité).
Par contre redevelopper l’immobilier, faire des magasins plus petits et spécialisés, créer des synergies avec des nouveaux locataires. Développer un écosysteme (j’en parle dans la dernière publication de portefeuille)
En gros, optimiser les ventes au m², développer le trafic, se concentrer là où son expertise a de la valeur ajoutée sur le marché, ça me parle d’avantage.

Et Lampert, ça fait des années qu’il dit la même chose (regardez les anciennes présentations en 2014, c’était plein d’informations. Aujourd’hui, c’est le minimum syndical) :
Focus on best members : Programme de fidélité avec tout le monde retail + collecte de données perso
Focus on best stores : Développer des magasins spécialisés et/ou continuer à investir dans meilleurs magasins (comme les 300 qui ont bénéficiés des étiquettes de prix digitalisées)
Focus on best categories : j’en ai suffisamment parlé dernièrement

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#3247 19/07/2017 11h57 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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pour info, Sears semble être en train de sous-louer pas mal de locations:

Exemple 1: Sears a gagne en justice le 12/07 dernier droit de sous louer à Dicks Sporting Goods
https://edca.4dca.org/DCADocs/2016/2314 … 1028_i.pdf
Sears prevails in spat with Gardens Mall, Palm Beach Gardens
==> la justice à confirmé que le propritétaire n’a pas son mot à dire
Sears a un lease jusqu’en 2057

Exemple 2 et 3: Sears a sous loué 2 proprité (non seritage)
==> à Whole Fodds Greensboro (Seritage possède une proprité dans cette ville mais à un autre mall =>landmark center)
http://c.ymcdn.com/sites/www.naem.org/r … -sears.pdf
==> Oakbrook: sous location à plusieurs magasins
les autres magasins avaient l’air d’appartenir à SRG

Dernière modification par Q2000 (19/07/2017 12h04)

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#3248 19/07/2017 12h19 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Oui, même que SHLD avait le soutien d’autres enseignes (Maxy’s et Nordstrom)dans le cas de Dick Sporting.
(je viens de réaliser que j’ai perdu mon temps à retrouver la source alors que Q2000 l’avait déjà partagé.

Je ne connaissais pas le 2e exemple.

Déontologie : actionnaire d’une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.

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#3249 19/07/2017 15h37 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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Zera , circonstance, j’apprécie cette discussion en ping pong car elle nous fait améliorer la comprehension du dossier. Je pense que Lampert investi aussi dans des actifs cotés via sears re mais nous avons peu d’informations.

Zera, rien n’est plus important pour un gentleman que de discuter de sears Sur internet. Merci pour toutes vos contributions en tout cas.

Déontologie : actionnaire d’une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.

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#3250 19/07/2017 16h08 → Sears : un mini Berkshire Hathaway ? (action, berkshire hathaway, buffet, sears)

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@Zera : Le programme de fidélité est  extrêmement généreux avec des offres chaque semaine sur Shop Your Way Everywhere qui s’ajoutent au taux classique de cash back en points.
Un exemple : pour $35 dépensé chez un partenaire on reçoit $15 en points SYW. Ce qui est imbattable en terme de cash back. La semaine d’avant c’était 30% de cash back en points chez tous les partenaires.
SYW se dirige clairement davantage vers un modèle d’apporteurs d’affaires que de réseau social.

Grace à la générosité de ces offres hebdomadaires Ebates est moins pertinent que SYW même en offrant un payout en cash vs points pour SYW.
Entre 5% de cash chez Ebates et 30% chez SYW je prends les points sans hésiter. Le problème majeur c’est que je doute de la rentabilité de ces offres hebdomadaires pour SYW.
Et sans ces offres hebdo,  Ebates prend l’avantage.
Toutefois je continue de penser que certains membres s’habituent à disposer de stocks de points à collecter et utiliser. Surtout s’ils participent par ailleurs à l’écosystème, en particulier en collectant des points « sans rien faire » via Uber et Citi.
Le réseau de partenaires SYW ne cesse de grandir et il est assez simple de trouver des partenaires chez qui consommer pour obtenir le cash back en points.

Les 2 contraintes principales du système actuel de points restent les suivantes  :

1/Les points ne sont utilisables (pour l’instant) que chez Sears et Kmart, et il faut passer un certain temps sur ces sites qui restent assez largement dysfonctionnels (idem pour le site SYW) pour trouver des produits intéressants, éligibles à l’utilisation des points, et au free shipping, mais on y arrive avec un peu de patience.
2/Les points se périment

Pour SHLD quelques grandes manœuvres devraient avoir lieu d’ici la fin de l’année. Lampert s’est engagé à réduire la dette de plus de 1 milliard cette année. Ca n’est pas rien. Et si le cash burn n’est pas freiné drastiquement cette année, réduire la dette de 1 milliard devrait impliquer des transactions importantes.

Un contributeur assez sérieux de seeking Alpa continue de penser que le « end-game » de Lampert est de faire un remake de Berkshire avec une fusion d’ESL dans SRe à terme.
Pour faire de SRe son véhicule d’investissement – ce qu’il est peut-être déjà dans de modestes proportions (cf le “capital gain » récent de 100m+ perdu au milieu du dernier rapport annuel)

J’ai personnellement beaucoup apprécié les discussions récentes de Berkowitz avec ses actionnaires + son interview télévisée. Il donne de nombreuses informations pertinentes et me semble tout sauf idiot. Ce qui ne veut évidemment pas dire qu’il a raison sur tout.
Sa réponse sur SearRe peut suggèrer qu’il en sait davantage lorsqu’il dit sur un ton assez assertif : « in my opinion SearsRe is quite well reserved ».

Beaucoup de scenario restent possibles. Une chose est sûre, le retail est en train d’être liquidé à un rythme plus soutenu qu’avant (immobilier et inventaires). Le plan d’origine n’était probablement pas de perdre autant de cash entre 2013 et 2017 mais la partie n’est pas encore finie.

En ce moment je pense que le dossier intéressant de la galaxie c’est Sears Canada (SRSCQ).
Berkowitz a donné lors de son call récent aux actionnaires de Fairholme une NAV de $9 par action avant la restructuration et $7 après.
Pour ceux qui pensent encore que Berkowitz sait encore calculer des NAV et n’est pas complètement idiot, c’est potentiellement une asymétrie intéressante entre prix et valeur (l’action SRSCQ côtant $0.8)
D’autant qu’une partie de la valeur des actifs devrait être « réalisée » d’ici la sortie de la procédure fin Octobre pour libérer des liquidités.
La structure de l’actionnariat avec Lampert et Berkowitz peut laisser penser qu’ils ne vont pas flouer les actionnaires. La déclaration publique de NAV de Berkowitz a $7 n’est probablement pas anodine dans ce contexte.
Si les actionnaires de SRSCQ sont rincés dans les mois qui viennent cela enverrai un très mauvais signal pour SHLD et pour la crédibilité de Lampert et Berkowitz.

Dernière modification par Thomas (19/07/2017 19h22)


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