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[+2]    #1 30/11/2019 08h28

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Bonjour,

Le choix de la destination est très important. Je vis en Irlande depuis 7 ans maintenant à Galway. Si c’est pour apprendre l’Anglais il est très important de trouver des activités avec les locaux. Souvent les expatriés reste entre eux et ne progressent que très peu. À Londres, Dublin, Galway, c’est très facile de rencontrer les français avec l’Alliance Française et dans toutes les boites il y a de nombreux Français. Dans ma boîte actuelle on doit être une dizaine de Français.

Il faut aussi penser aux accents locaux. Il est très difficile de comprendre l’Ecossais, ou l’Irlandais du Donegal.

Attention : Avec l’alliance il est très facile de faire des activités, avec des Français, plusieurs fois par semaine. Au bout de 6 mois, vous n’êtes finalement pas intégré avec les locaux et votre Anglais n’a pas progressé.

Mon avis:
- profitez de quelques semaines de vacances pour découvrir la ville choisie
- choisir une ville ou vous trouverez une activité que vous pratiquez déjà. Prenez contact avec le club avant de partir. Insistez de votre temps pour l’association. Le bénévolat est excellent pour se faire des amis.
- sur place, voir avant de partir, prenez des cours d’Anglais, le mieux ce sont les “crash course”. 4 heures par jour pendant une semaine. Le niveau s’améliore rapidement.
- évitez les français, rencontrez les locaux.
- utilisez une école publique pour les enfants.
- évitez de faire toutes les activités du week-end en famille
- SOrtez de votre zone de confort, essayer de nouvelles expériences, les traditions locales sont très enrichissantes.
- Pensez à la météo locale. Ici il pleut beaucoup, mais ça n’empêche pas les gens de faire beaucoup d’activités dehors. Mais le manque de soleil, les journées très courtes l’hiver, peuvent être un choc. Surtout si vous partez en septembre.

J’ai quitté la France il y a plus de 20 ans et j’adore apprendre et découvrir des nouveaux pays, langues….

Autre point, si vous partez et dites déjà, ” On rentre dans un an“, c’est peu être une limite pour votre épanouissement. Décidez de partir, pour la durée du voyage, ne vous mettez pas de limite.

Beau projet, vos enfants vont aussi en sortiront grandis.

Jérôme

Mots-clés : angleterre, apprendre, famille, uk

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[+1]    #2 30/11/2019 10h16

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Pour ma part je ne partage pas la vision de B2K, l’idée de violence. Chaque déménagement peut être vécu comme un traumatisme par des enfants et alors, ils se refont des amis partout, tout le temps, s’adaptent partout tout le temps et apprennent partout très vite. Cette richesse acquise au fil des expériences finit par avoir le dessus, un enfant peut rater 1 année, 2, 3 et même 5 années de scolarité en France, sans pour autant ne plus avoir de chances de rattraper son retard. Certains auront plus de mal mais ils y arriveront, c’est impressionnant à voir. Des relations à distance perdureront, bien plus marquantes que celles que l’on a avec un voisin.

Pour ma part je remercie mes parents d’être sorti du trou paumé dans lequel on vivait enfants et j’ai toujours pensé que des familles militaires avaient une grande chance en changeant de région/pays tous les 5 ans, ce sont autant d’expériences de vie alors qu’au bout de 10 ans au même endroit honnêtement on finit par faire les mêmes choses avec les mêmes gens.
Ceux qui partent un an reviennent comme si de rien n’était, ils ont gagné une expérience et le retard accumulé à l’école se rattrape en 3 mois.

Le projet de Cricri se défend, oui on peut se demander si ce n’est pas une nouvelle lubie mais il y a tout à gagner surtout tant que les enfants ont moins de 10 ans, en étant conscient que pour sa femme il y a ce risque que ce soit elle qui en profite le moins.

Dernière modification par Surin (30/11/2019 10h17)

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[+1]    #3 30/11/2019 11h54

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Je suis d’accord sur la difficulté d’un exil, Bernard2k.

Personnellement, 1 an c’est pas un exil, c’est presque des vacances pour moi. C’est juste la période d’émerveillement, de découverte. Pour cela, cela  rendrait l’expérience plus relaxante qu’une vraie émigration

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[+2]    #4 30/11/2019 14h29

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J’ai vécu 4 ans en Angleterre, parti en 2007 avec mon épouse et ma fille qui avait 2 ans. Initialement c’était un projet d’un an à Sheffield, puis 3 ans de plus sur une opportunité professionnelle à Oxford. Mon fils est né là bas en 2008.
J’ai travaillé dans un laboratoire de recherche pendant 2 ans puis exercé comme chirurgien à l’hôpital.
J’avais déjà un bon niveau d’Anglais en arrivant et j’ai surtout progressé en compréhension. J’ai vraiment progressé et suis devenu fluent lorsque j’ai commencé à consulter.
L’immersion professionnelle est indispensable pour progresser avec le maximum d’interaction avec des anglais (au labo, les échanges étaient moins intenses), mon épouse qui n’a pas toujours travaillé là bas n’a pas autant progressé.
Il faut aussi travailler votre vocabulaire, j’ai fait des progrès en lisant des ebook (utilité +++ du dictionnaire intégré) et en cherchant à réutiliser le vocabulaire appris et les tournures de phrase.
Le voyage en couple freine certainement la vitesse d’apprentissage et pour ceux qui sont célibataire, les plus grandes progressions que j’ai pu observer sont ceux qui étaient en couple avec un/une anglais(e). J’ai connu un Français qui est devenu fluent en 1 an ainsi partant d’un niveau quasi zéro. Mais bon, ça ne vous concerne pas.
Après 4 ans je comprends très bien l’Anglais Britannique mais pas aussi bien l’Américain, dans les films en particulier où je laisse les sous titres car je ne capte pas toutes les nuances.
Le plus positif: les enfants, ils parlent encore bien mais surtout ont une compréhension parfaite, ce qui est difficile à acquérir à l’age adulte.
Quelques points importants au RU:
- les anglais ne lient pas des liens facilement et les relations restent globalement très superficielles, j’ai eu beaucoup plus d’interaction sympathiques avec des britanniques d’origine non britannique.
- la garde d’enfant (nursery) coute très cher, mais c’est idéal pour l’immersion des enfants. Pour l’école, choisissez si possible plutôt un logement dans un quartier d’un assez bon niveau socio économique afin que le niveau de l’école publique attenante soit bon si vos enfants seront en primaire ou plus. Les écoles privées sont hors de prix. Cependant ma fille est allé à l’école publique au CP et c’était très bien, l’attitude et le relationnel avec les profs est beaucoup moins scolaire et on apprend à vos enfants aussi à avoir un comportement civilisé et sociable (1ère page du cahier = "always try to be nice and helpful") et à prendre confiance en eux.
- le logement est très cher, attendez vous à vivre dans de petits espaces
- le sud (Oxford) était beaucoup plus agréable pour le climat car beaucoup moins froid (5° environs par rapport à Sheffield proche de l’Écosse) et ça change tout
- votre épouse devrait chercher à travailler sur place si elle veut en tirer le meilleur et surtout ne pas se sentir trop isolée
- pour ce qui est des infirmiers, leur compétences sont limitées par rapport aux infirmiers français, ils ne font pas de prises de sang par exemple, et leur activité est parfois plus proche de celle d’un aide soignant à l’hopital. En revanche, il y a la possibilité de se spécialiser (specialist nurse) et de faire des actes médicaux ou de coordonner des soins (oncology nurse qui faisaient des annonces de cancer, organisaient les examens complémentaires, faisaient des biopsies de prostate ou des cystoscopies). Cela se rapproche des IPA qui sont en train de se mettre en place en France. Vous pouvez aussi travailler comme infirmier avec un GP (médecin généraliste) qui sous traite un certain nombre d’activité aux infirmières (vaccination par exemple). Découvrir le système de santé anglais est aussi très intéressant.
Au final c’était pour moi et ma famille une très belle expérience rétrospectivement, pas toujours simple sur le plan social et financier au début (2500€/mois pour 4), mais sans regrets pour ce que cela a apporté à mes enfants et l’expérience professionnelle.

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[+1]    #5 03/12/2019 10h34

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cricri77700 a écrit :

- Je compte travailler un maximum

Vous n’aviez pas dit que vous étiez rentier ?

N’y aurait-il pas là une résurgence de votre hyperactivité ?

Est-ce que toute la famille est bien sur la même longueur d’onde ?

Pourquoi parlez-vous d’y passer 3-4 jours avec votre femme pour prospecter ? Pourquoi pas avec les enfants ?

Je ne fais que poser des questions…

Dernière modification par Bernard2K (03/12/2019 10h35)


Surtout, ne pas nuire à l'ambiance générale.

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[+2]    #6 04/12/2019 21h19

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Sujet super intéressant et qui me parle sachant que je suis expatrié depuis maintenant 3 ans.

Petit point sur moi afin de comprendre comment j’en suis arrivé là et surtout répondre sur un anglais bilingue en 1 an ou 2.

Fraichement diplômé d’une école de commerce en France avec un niveau d’anglais d’un bac +5 (b1 = basique), je déchante en découvrant les joies de travailler dans une petite SSII ou je m’apparente plus à un vendeur de bétails mais un bétail humains avec les joies de connaitre le management à la Française ; lorsque nous partons  à 18h30, BONNE APRES-MIDI !

Je décide de prendre mon courage à deux mains et de partir en Irlande pour faire 3 mois de cours intensifs et de trouver un job d’Inside sales sur place.

L’école de langue me pousse à parler et à m’exprimer en anglais, et je vois vite les progrès pour communiquer avec des gens qui ont le même niveau que moi, avec les locaux, ce n’est pas pareil…

Entre temps, je commence à sortir un peu et je découvrir une Irlandaise qui ne parle pas un mot français (cette fameuse Irlandaise et maintenant ma femme). Je postule pour une société de software américaine, j’y passe 2 ans (Fermeture de la Business unit sales pour ouvrir un HUB plus attractif à Barcelone avec des salaires inférieur à 20%, je décide donc passer mon tour et de prendre le chèque de remerciement).

Je suis maintenant sur Amsterdam et toujours commercial dans l’informatique.

Mon anglais n’est toujours pas parfait et je suis loin d’être bilingue malgré ma femme qui soit natif speaker et qui ne parle pas français. J’arrive certes à comprendre ce que l’on me dit et de me faire comprendre mais pas de là à comprendre les subtiliser de la langue anglaise.
C’est limite si j’arrive enfin à comprendre et à pouvoir bien utiliser le verge to get.

L’ensemble des films que je regarde son en anglais avec les sous-titre en anglais, je continue de regarder sur YouTube des chaines pour apprendre.

Donc pour répondre à la  question « l’anglais en un an, c’est possible ? » je vais répondre que non.Après, ça dépend des individus

Enfin, je préfère l’Irlande au Pays-Bas. Les gens sont beaucoup plus easy going et ouverts d’esprits.

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[+1]    #7 04/12/2019 22h38

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Partir sera bénéfique pour vous 4: vous vous améliorerez en anglais (certes, vous ne serez pas bilingue mais peu importe), vos enfants vont gagner en debrouillardise, en ouvertures d’esprit etc etc…

Là, où je voulais intervenir c’est sur votre patrimoine/vos revenus… Vous devriez moins donner de détails, vous n’avez rien à prouver. Votre crédibilité n’est plus à faire…

Bien à vous,

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[+6]    #8 07/12/2019 19h25

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Nous avons été expatriés 5 ans aux US.

Une amie américaine professeur d’ESL en primary school (5->11 ans) m’expliquait la règle des "4" :
- il faut 4 semaines pour un enfant correctement épaulé par un prof ESL pour comprendre le fonctionnement d’une classe ;
- il lui faut 4 mois pour être à l’aise dans la classe, dans les situations les plus courantes ;
- il lui faut 4 ans pour rattraper le niveau des enfants natifs de son âge ;
- au bout de 8 ans, son cerveau est câblé pour ne plus jamais perdre l’anglais.
Ceci s’entend dans le cas où l’enfant est seul francophone dans sa classe.

Pour ma part,
- je suis partie aux US avec un très faible niveau d’anglais malgré les nombreuses années d’apprentissage scolaire. Par exemple, j’étais incapable de comprendre une chanson des Beatles, même la plus simple possible (à part Hello Goodbye) ;
- la première année a été extrêmement difficile. J’avais un calepin sur moi pour que les gens puissent m’écrire ce qu’ils avaient à me dire. Chaque sortie gênerait une grosse fatigue d’hyper concentration ;
- la deuxième année, j’ai travaillé en école américaine et j’ai pris des cours d’ESL Au bout de 2 ans 1/2, j’étais capable de comprendre ce qu’on me disait et d’exprimer une opinion relativement simple ;
- au bout de 4 ans, je rêvais la nuit en anglais.

Ça fait 8 ans que l’on est revenu. Mon aîné est toujours fluent. Mon deuxième enfant se débrouille mieux que le reste de ses potes. Il dit que c’est parce que, dès qu’il me pose une question sur un mot d’anglais qu’il ne comprend pas, je lui donne la traduction directement (j’estime qu’il a déjà essayé de comprendre par lui-même et que ça n’a pas marché).

De façon générale, nous encourageons beaucoup l’expatriation, lorsqu’on nous demande notre avis sur ce genre de projet. C’est une super ouverture.

Attention de bien rester dans la communication pour s’assurer que tout le monde y trouve son compte. Nous avons vu beaucoup de couples divorcer lors de notre expat : l’un vivait son rêve américain et l’autre vivait plutôt une grosse déprime de déraciné. Les recherches de solutions étaient complètement bancales…

Par contre, 1 an, c’est trop court. Dans notre cas, il a fallu :
- 6 mois pour nous installer : papiers administratifs, ouverture des compteurs électrique / gaz, achat de voiture, choix et inscription à la crèche, trouver les magasins pour le mieux manger, trouver les équivalence d’aliments et de médicaments, trouver la bibliothèque qui nous convenait le mieux, la piscine….
- 2 ans pour connaître vraiment bien le coin et avoir plaisir à le faire découvrir, dans ses plus belles nuances, à nos amis de passage. Il faut aussi du temps pour visiter les coins les plus beaux de votre pays d’adoption.
- Il paraît qu’au bout de 8 ans, il faut faire un choix et trancher dans le vif : soit la famille reste et prend carrément la culture du pays, soit tout le monde redéménage.

Si j’avais 1 an à passer avec ma famille, je crois que nous partirions faire le tour du monde, ou le tour de l’Amérique du Sud. Mais ça, c’est mon rêve perso !

My two cents.

🍂🍂🌲🍂

Dernière modification par Flower (07/12/2019 19h28)

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[+1]    #9 08/12/2019 00h00

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AleaJactaEst a écrit :

Après je pense que l’anglais est important quand même, pour pas mal de raisons, mais en "général" je pense qu’avoir un niveau "pas mauvais" en anglais et être expert dans un domaine me semble meilleur que d’avoir un niveau "pas mauvais" dans un domaine et être vraiment fluant en anglais.

Exactement, et il y a une raison simple à cela :

Être reconnu comme un expert dans son domaine prend du temps : cela nécessite une formation, un diplôme, une expérience de plusieurs années.

Atteindre un niveau B2 en anglais, suffisant pour le monde professionnel, nécessite simplement de prendre des cours pendant un an, et est immédiatement validable par un test TOEIC ou TOEFL.

En six mois de cours tous les midis au Wall Street English, j’avais énormément progressé en anglais, alors que comme bcp, à la sortie de l’école, j’étais nul.

Par contre, et c’est un point qui n’a pas été abordé, si vous ne pratiquez pas, vous perdez très vite : regarder quelques films en VOST ne maintient pas le niveau.

En effet, une langue a quatre composantes : expression écrite et parlée, compréhension écrite et parlée. Ces composantes sont disjointes : on peut lire et écrire, mais être comme une poule devant une fourchette quand c’est à son tour de parler.

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[+2]    #10 08/12/2019 09h55

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cricri77700 a écrit :

Donc dans l’idée pour vous avec votre experience le principal problème c’est la durée dans ce projet ?

Sur 3 ans par exemple vous en penserez quoi ?

Oui, voilà : trop court.

Nous, nous étions partis pour une expatriation de 3 à 6 ans, mais c’était plutôt une réflexion vis à vis des visas. Je sais que Deloitte, Cap Gemini et autres Ernst and Young accouragent leurs cadres à aller en expat aux US (pour capter le système juridique d’entreprise saxon). Ce sont des missions de 2 ans. Mais là aussi, c’est, à mon avis un question de visa.
Mais bon, je me dis que cette histoire de visa colle assez bien avec la réalité.

Au delà de l’apprentissage de la langue, il y a aussi se mettre à vivre comme les gens du cru. D’ailleurs, il y a plein de petits trucs langagiers qui reflètent la vie. Les deux vont ensemble. Ça prend du temps de se mettre au diapason. Il faut faire ses essais, ses erreurs. Et il y a des expériences qui ne  reviennent qu’une fois par an. Par exemple, le Xmas pudding : la 1ere année, vous allez essayer de comprendre où acheter le meilleur pudding / quelle est la meilleure recette. Mais à l’issue de Noël, vos amis anglais vont vous dire " Ah mais non, nous ne faisons pas du tout comme ça !". Il faudra attendre 1 an pour qu’ils vous invitent effectivement à le vivre avec eux.

Pour ce qui est du retour sur investissement, pour nous, ça n’a pas été très bénéfique question capitalisation financière. Un déménagement outre-atlantique coûte cher (tout compris avec les frais d’ouverture de lignes téléphonique, le mois à l’hôtel avant de trouver un logement, les billets d’avions… Je compta me 10 K€ pour 4), deux encore plus, on était en contrat local, on a beaucoup dépensé pour visiter le pays. On a fait un beau transfert $->€ car notre façon de vivre nous a permis d’attendre un meilleur taux de change.

Par contre, question capitalisation culturelle, c’est juste incroyable. Mais il faut vivre comme les autochtones. Dans votre projet, je ne vois pas trop l’intérêt de planifier énormément de voyages vers la France (1 par an pour la famille et les amis , OK… Mais plus ?) . Prévoyez plutôt des voyages en Angleterre. Prévoyez des voyages "comme les Anglais" (je ne sais pas où vont les Anglais en vacances. Mais il serait intéressant de faire comme eux.). Prévoyez aussi de recevoir votre famille et vos amis chez vous (ou à l’hôtel du coin… Ça aussi ca prend du temps de trouver !) : nous, on a eu beaucoup de copains qui ont profité de l’occasion.

🍁🍁🌲🍁

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[+1]    #11 09/12/2019 10h56

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Pour contrebalancer un peu ce que dit Flower -sans aucune velléités, mais puisqu’on est dans du partage d’expérience je me permets d’apporter la mienne.

J’ai vécu 6 mois en Allemagne à l’âge de 13 ans, chez des membres de ma famille (j’ai des origines allemandes). Je n’avais commencé à apprendre l’Allemand qu’un an et trois mois avant de partir (au collège, en LV2 donc aux alentours de 2h par semaine il me semble). Autant dire que je partais de vraiment loin (même si ma prof d’Allemand avait très gentiment proposé de me donner quelques cours particuliers gratuitement avant le voyage pour m’aider à m’y préparer). Globalement je connaissais les expressions usuelles, quelques notions des différents temps et des constructions grammaticales mais ça n’allait pas vraiment plus loin…
J’allais au collège/lycée avec ma cousine et suivais les cours comme un élève classique.

Le premier mois a vraiment été le plus dur, mais au bout de 2-3 mois je pouvais globalement suivre 90% des cours (en terme de langue, en physique ils avaient un niveau largement supérieur au niveau français et de ce point de vue c’était assez compliqué). Parler de manière fluide et pouvoir interagir avec un groupe m’a pris un peu plus de temps, mais au bout de 5-6 mois je m’en sortais suffisamment bien pour sortir avec des groupes d’amis et s’amuser sans que la langue ne soit trop un problème.
Apres il y a des éléments auxquels je faisais peu attention (comme par exemple les différents cas, le genre des articles ou certains modes (comme le konjunktiv)) car je sentais qu’ils n’étaient pas complètement essentiels pour parler et se faire comprendre, et trop m’efforcer de parler correctement m’aurait empêché de pouvoir avoir de vraies discussions fluides avec les gens. Je ne parlais donc pas un Allemand parfait au bout de 6 mois, loin de là.
Je suis revenu en France où je suis resté un an avant de rempiler pour 6 mois à nouveau (dans un autre famille, via un programme d’échange officiel cette fois). Grace à l’expérience que j’avais eu, ce deuxième échange m’a vraiment permis de conforter les bases et surtout de m’attarder sur des éléments « plus avancés ». A la fin des 6 mois je parlais un Allemand globalement très correct (modulo l’accent avec lequel j’ai toujours eu du mal), et faisait très peu de fautes mêmes dans des discussions « intenses » (aux dires mêmes de ma prof de prépa par la suite, ce n’est pas un jugement personnel).

Bref. Tout ca pour apporter un peu d’eau au moulin de « ce n’est pas possible de devenir bilingue en un an ». Je ne dis pas que c’est le cas (encore faudrait-il définir ce qu’on veut dire par « bilingue », car à ce sujet tout le monde à un opinion différente), mais il est en tout cas à priori tout à fait possible de progresser énormément jusqu’à acquérir une maitrise de la langue tout à fait passable (et infiniment meilleure que ce qu’on aurait pu développer en restant en France).
Et vous ne savez pas de quoi sera fait l’avenir, si après un an (ou 2 ou 3) vous revenez en France peut-être vos enfants intègreront plus tard une section européenne (ou feront des échanges longue durée en Angleterre, ou autre chose encore), et même si leur séjour en Angleterre ne leur a pas suffit à avoir un Anglais courant ca leur permettra par la suite d’avoir de bonnes connaissances sur lesquelles capitaliser pour le développer.

Apres comme ca a déjà -énormément- été dit, il faut effectivement être plongé dans la langue. Personnellement à l’exception de quelques coups de fils à mes parents pendant mes 6 premiers mois d’échange j’ai dû prononcer une dizaine de phrases en Français (et en entendre autant). Là comme vous habiterez ensemble ça fait déjà une sacrée différence.

Mais je pense malgré tout que c’est un projet très intéressant.

Un autre point sur lequel je voulais intervenir est le pays. Je pense qu’il est particulièrement intéressant d’aller en Angleterre, pour des questions d’accent et de vocabulaire/expressions. J’avoue que je ne connais pas du tout Malte et il est tout à fait possible qu’il y soit parlé un très bon Anglais (autant en terme d’accent que de vocabulaire/structure), mais si ce n’est pas le cas je pense qu’il est préférable de choisir l’Angleterre pour cette raison.
Encore un partage d’expérience : j’habite à Singapour depuis 3 ans et je dois dire que (malheureusement) l’Anglais parlé ici est déplorable (pour les deux aspects : accent à couper au couteau et niveau de langue globalement faible). A ce titre je déconseillerais à des gens de venir ici dans l’optique d’apprendre l’Anglais car je pense que c’est plus détrimentaire qu’utile.
Les accents en particuliers sont de plus en plus compliqués à intégrer au fur et à mesure qu’on vieillit, et si vos enfants ont l’occasion de développer le leur, je pense que cela leur sera très bénéfique dans le futur, même s’ils n’apprennent pas tant que ca la langue. Personnellement c’est ce que je regrette : de n’avoir pas pu commencer plus tot pour une questions d’accent (autant en Anglais qu’en Allemand).
Idem pour les structures et les expressions, je serai tenté de dire que même s’ils oublient un peu la langue une fois rentrés, beaucoup de choses resteront malgré tout ou reviendront facilement lorsqu’ils se replongeront dedans (c’est mon expérience).

Au niveau de la durée j’avoue que je suis plus circonspect quant au fait qu’un an serait trop court ; si vous pouvez partir 3 ans c’est sur que d’un point de vue de la langue c’est bien mieux mais je trouve (personnellement) qu’un an est déjà une durée honorable, et que s’il est fort possible que le niveau de langue ne soit pas incroyable après cette durée (car vous ne serez pas en immersion totale), il y a des chances que ca donne d’excellentes bases qui pourront ensuite être facilement renforcées.

P.S. Au niveau des rêves il me semble que c’est plus fonction de « l’immersion » (constamment être confronté à la langue) plus que du niveau. Personnellement je me souviens avoir eu mes premiers rêves en Allemand quelques semaines après le début de mon séjour…

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[+1]    #12 20/01/2020 20h44

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cricri77700 a écrit :

Wait and see !

surtout pas !

Vous avez la chance d’avoir peu d’obligations professionnelles alors partez, découvrez et posez vous là où vous semblez qu’il soit bon pour vos enfants. notamment apprendre les langues étrangères qui n’est absolument pas le fort de l’éducation nationale (j’ai des enfants en primaire, secondaire, je sais de quoi je parle…). J’ai aussi des enfants (bac+5) qui travaillent et qui connaissent mieux l’europe que la france.

Inutile d’en parler au corps enseignant français (désolé pour eux… ils sont en grande majorité limités…).

Par contre, j’ai de nombreux exemples d’enfants d’amis qui se sont immergés souvent malgré eux (à cause de mutations pro des parents) et c’est une réussite totale sur toute la ligne (aucun échec). j’ai des amis au canada, états unis, grande-bretagne, asie. Tous se sont adaptés, un peu obligés au départ, mais ensuite… ils ont une ouverture d’esprit sur le monde que nous, adulte, n’avons pas.

Les enfants ont une capacité d’adaptation que les adultes n’ont pas. essayez de trouver des passerelles pour que les années d’études à l’étranger soient reconnues au niveau de l’éducation nationale (cela a un coût pour les mettre dans une école française par exemple). Je crois que c’est beaucoup plus simple que ce que vous avez fait en immobilier.

Si votre épouse est attentiste, alors à vous de la convaincre en douceur et l’accompagner dans ce changement culturel. je pense que vous avez assez d’énergie pour faire cela et que chacun en tire une richesse.

Personnellement, je regrette de ne pas l’avoir fait, il y a 30 ans, préférant un confort rassurant à une découverte pas si complexe que cela avec le recul.

Dernière modification par lachignolecorse (20/01/2020 20h45)


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