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#76 07/12/2019 23h50

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Je suis parfaitement en phase avec vous JBeurer.

Cependant, on peut se dire aussi que ce qui était très recherche il y a une trentaine d’année ne l’est plus forcement aujourd’hui, on ne peut pas toujours être juste dans ses anticipations à long terme.

Pour l’anecdote, une amie chinoise brillante élève avait été poussée à apprendre le Russe pendant sa jeunesse, car l’élite chinoise de son époque se devait de parler russe. Ca ne lui à jamais servi.

Après je pense que l’anglais est important quand même, pour pas mal de raisons, mais en "général" je pense qu’avoir un niveau "pas mauvais" en anglais et être expert dans un domaine me semble meilleur que d’avoir un niveau "pas mauvais" dans un domaine et être vraiment fluant en anglais.

Dernière modification par AleaJactaEst (07/12/2019 23h51)

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[+1]    #77 08/12/2019 00h00

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AleaJactaEst a écrit :

Après je pense que l’anglais est important quand même, pour pas mal de raisons, mais en "général" je pense qu’avoir un niveau "pas mauvais" en anglais et être expert dans un domaine me semble meilleur que d’avoir un niveau "pas mauvais" dans un domaine et être vraiment fluant en anglais.

Exactement, et il y a une raison simple à cela :

Être reconnu comme un expert dans son domaine prend du temps : cela nécessite une formation, un diplôme, une expérience de plusieurs années.

Atteindre un niveau B2 en anglais, suffisant pour le monde professionnel, nécessite simplement de prendre des cours pendant un an, et est immédiatement validable par un test TOEIC ou TOEFL.

En six mois de cours tous les midis au Wall Street English, j’avais énormément progressé en anglais, alors que comme bcp, à la sortie de l’école, j’étais nul.

Par contre, et c’est un point qui n’a pas été abordé, si vous ne pratiquez pas, vous perdez très vite : regarder quelques films en VOST ne maintient pas le niveau.

En effet, une langue a quatre composantes : expression écrite et parlée, compréhension écrite et parlée. Ces composantes sont disjointes : on peut lire et écrire, mais être comme une poule devant une fourchette quand c’est à son tour de parler.

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#78 08/12/2019 00h44

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AleaJactaEst a écrit :

Juste une petite réflexion en aparte. Dans les année 1990, on voyait celui qui était anglais fluant comme brillant, et on supposait volontiers que toutes les portes du monde professionnelle lui serait ouverte. Aujourd’hui je trouve que la réalité est bien différente.

En même temps, cela n’est plus vraiment un critère de sélection / d’excellence puisqu’aujourd’hui l’immense majorité des diplômés des meilleures écoles d’ingénieurs ou de commerce sont fluents. Quand  vous recrutez un profil junior issu de ce type d’établissement, il est quasiment considéré comme acquis que l’anglais est maîtrisé. Maîtrise d’ailleurs indispensable pour occuper grand nombre de postes à responsabilité.

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#79 08/12/2019 09h01

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JBeurer a écrit :

Dans les faits je ne connais personne autour de moi dont le niveau d’anglais a été une raison d’embauche.

Vous n’avez pas dû regarder bien loin, on est quand même quelques-uns en France à travailler pour des entreprises américaines dans lesquelles il serait impossible d’obtenir un entretien d’embauche sans savoir écrire et parler anglais.

Quant à la méthode pour apprendre, je persiste : c’est plus simple et plus utile d’apprendre à lire et écrire l’anglais que de le parler, et il n’y a pas besoin "d’immersion" pour cela.

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#80 08/12/2019 09h10

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Et bien il faut croire que vous ne faites pas partie de mon entourage …

Mais si le critère numéro 1 d’embauche dans votre boite est le niveau d’anglais, envoyez moi leurs coordonnées, j’ai un pote australien qui recherche du travail.

Dernière modification par JBeurer (08/12/2019 09h15)

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#81 08/12/2019 09h28

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Sans parler des grandes entreprises françaises ou l’anglais est un critère de sélection pour faire le tri sur les profils comme le master, vous vous privez tout simplement de pouvoir travailler dans un pays anglophone et dans une société internationale si vous n’êtes pas fluent.

C’est un point de vue totalement différent. Un jeune diplômé bilingue aura plus de possibilités d’emploi en début de carrière. J’ai beaucoup d’amis qui a 30 ans ont déjà vécu et travaillé dans 2 pays anglophones (Irlande, Angleterre, Hong Kong, Australie, états Unis sont dans le top 5). Ce forum est intéressant car on sort de notre cercle social. On a toujours tendance à croire que ce que l’on vit est la norme.

Par contre pour les parents qui poussent leurs enfants dans cette direction, il faut se préparer à les voir revenir 1 fois par an et avec un partenaire ne parlant pas forcément français.

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[+2]    #82 08/12/2019 09h55

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cricri77700 a écrit :

Donc dans l’idée pour vous avec votre experience le principal problème c’est la durée dans ce projet ?

Sur 3 ans par exemple vous en penserez quoi ?

Oui, voilà : trop court.

Nous, nous étions partis pour une expatriation de 3 à 6 ans, mais c’était plutôt une réflexion vis à vis des visas. Je sais que Deloitte, Cap Gemini et autres Ernst and Young accouragent leurs cadres à aller en expat aux US (pour capter le système juridique d’entreprise saxon). Ce sont des missions de 2 ans. Mais là aussi, c’est, à mon avis un question de visa.
Mais bon, je me dis que cette histoire de visa colle assez bien avec la réalité.

Au delà de l’apprentissage de la langue, il y a aussi se mettre à vivre comme les gens du cru. D’ailleurs, il y a plein de petits trucs langagiers qui reflètent la vie. Les deux vont ensemble. Ça prend du temps de se mettre au diapason. Il faut faire ses essais, ses erreurs. Et il y a des expériences qui ne  reviennent qu’une fois par an. Par exemple, le Xmas pudding : la 1ere année, vous allez essayer de comprendre où acheter le meilleur pudding / quelle est la meilleure recette. Mais à l’issue de Noël, vos amis anglais vont vous dire " Ah mais non, nous ne faisons pas du tout comme ça !". Il faudra attendre 1 an pour qu’ils vous invitent effectivement à le vivre avec eux.

Pour ce qui est du retour sur investissement, pour nous, ça n’a pas été très bénéfique question capitalisation financière. Un déménagement outre-atlantique coûte cher (tout compris avec les frais d’ouverture de lignes téléphonique, le mois à l’hôtel avant de trouver un logement, les billets d’avions… Je compta me 10 K€ pour 4), deux encore plus, on était en contrat local, on a beaucoup dépensé pour visiter le pays. On a fait un beau transfert $->€ car notre façon de vivre nous a permis d’attendre un meilleur taux de change.

Par contre, question capitalisation culturelle, c’est juste incroyable. Mais il faut vivre comme les autochtones. Dans votre projet, je ne vois pas trop l’intérêt de planifier énormément de voyages vers la France (1 par an pour la famille et les amis , OK… Mais plus ?) . Prévoyez plutôt des voyages en Angleterre. Prévoyez des voyages "comme les Anglais" (je ne sais pas où vont les Anglais en vacances. Mais il serait intéressant de faire comme eux.). Prévoyez aussi de recevoir votre famille et vos amis chez vous (ou à l’hôtel du coin… Ça aussi ca prend du temps de trouver !) : nous, on a eu beaucoup de copains qui ont profité de l’occasion.

🍁🍁🌲🍁

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[+1]    #83 09/12/2019 10h56

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Pour contrebalancer un peu ce que dit Flower -sans aucune velléités, mais puisqu’on est dans du partage d’expérience je me permets d’apporter la mienne.

J’ai vécu 6 mois en Allemagne à l’âge de 13 ans, chez des membres de ma famille (j’ai des origines allemandes). Je n’avais commencé à apprendre l’Allemand qu’un an et trois mois avant de partir (au collège, en LV2 donc aux alentours de 2h par semaine il me semble). Autant dire que je partais de vraiment loin (même si ma prof d’Allemand avait très gentiment proposé de me donner quelques cours particuliers gratuitement avant le voyage pour m’aider à m’y préparer). Globalement je connaissais les expressions usuelles, quelques notions des différents temps et des constructions grammaticales mais ça n’allait pas vraiment plus loin…
J’allais au collège/lycée avec ma cousine et suivais les cours comme un élève classique.

Le premier mois a vraiment été le plus dur, mais au bout de 2-3 mois je pouvais globalement suivre 90% des cours (en terme de langue, en physique ils avaient un niveau largement supérieur au niveau français et de ce point de vue c’était assez compliqué). Parler de manière fluide et pouvoir interagir avec un groupe m’a pris un peu plus de temps, mais au bout de 5-6 mois je m’en sortais suffisamment bien pour sortir avec des groupes d’amis et s’amuser sans que la langue ne soit trop un problème.
Apres il y a des éléments auxquels je faisais peu attention (comme par exemple les différents cas, le genre des articles ou certains modes (comme le konjunktiv)) car je sentais qu’ils n’étaient pas complètement essentiels pour parler et se faire comprendre, et trop m’efforcer de parler correctement m’aurait empêché de pouvoir avoir de vraies discussions fluides avec les gens. Je ne parlais donc pas un Allemand parfait au bout de 6 mois, loin de là.
Je suis revenu en France où je suis resté un an avant de rempiler pour 6 mois à nouveau (dans un autre famille, via un programme d’échange officiel cette fois). Grace à l’expérience que j’avais eu, ce deuxième échange m’a vraiment permis de conforter les bases et surtout de m’attarder sur des éléments « plus avancés ». A la fin des 6 mois je parlais un Allemand globalement très correct (modulo l’accent avec lequel j’ai toujours eu du mal), et faisait très peu de fautes mêmes dans des discussions « intenses » (aux dires mêmes de ma prof de prépa par la suite, ce n’est pas un jugement personnel).

Bref. Tout ca pour apporter un peu d’eau au moulin de « ce n’est pas possible de devenir bilingue en un an ». Je ne dis pas que c’est le cas (encore faudrait-il définir ce qu’on veut dire par « bilingue », car à ce sujet tout le monde à un opinion différente), mais il est en tout cas à priori tout à fait possible de progresser énormément jusqu’à acquérir une maitrise de la langue tout à fait passable (et infiniment meilleure que ce qu’on aurait pu développer en restant en France).
Et vous ne savez pas de quoi sera fait l’avenir, si après un an (ou 2 ou 3) vous revenez en France peut-être vos enfants intègreront plus tard une section européenne (ou feront des échanges longue durée en Angleterre, ou autre chose encore), et même si leur séjour en Angleterre ne leur a pas suffit à avoir un Anglais courant ca leur permettra par la suite d’avoir de bonnes connaissances sur lesquelles capitaliser pour le développer.

Apres comme ca a déjà -énormément- été dit, il faut effectivement être plongé dans la langue. Personnellement à l’exception de quelques coups de fils à mes parents pendant mes 6 premiers mois d’échange j’ai dû prononcer une dizaine de phrases en Français (et en entendre autant). Là comme vous habiterez ensemble ça fait déjà une sacrée différence.

Mais je pense malgré tout que c’est un projet très intéressant.

Un autre point sur lequel je voulais intervenir est le pays. Je pense qu’il est particulièrement intéressant d’aller en Angleterre, pour des questions d’accent et de vocabulaire/expressions. J’avoue que je ne connais pas du tout Malte et il est tout à fait possible qu’il y soit parlé un très bon Anglais (autant en terme d’accent que de vocabulaire/structure), mais si ce n’est pas le cas je pense qu’il est préférable de choisir l’Angleterre pour cette raison.
Encore un partage d’expérience : j’habite à Singapour depuis 3 ans et je dois dire que (malheureusement) l’Anglais parlé ici est déplorable (pour les deux aspects : accent à couper au couteau et niveau de langue globalement faible). A ce titre je déconseillerais à des gens de venir ici dans l’optique d’apprendre l’Anglais car je pense que c’est plus détrimentaire qu’utile.
Les accents en particuliers sont de plus en plus compliqués à intégrer au fur et à mesure qu’on vieillit, et si vos enfants ont l’occasion de développer le leur, je pense que cela leur sera très bénéfique dans le futur, même s’ils n’apprennent pas tant que ca la langue. Personnellement c’est ce que je regrette : de n’avoir pas pu commencer plus tot pour une questions d’accent (autant en Anglais qu’en Allemand).
Idem pour les structures et les expressions, je serai tenté de dire que même s’ils oublient un peu la langue une fois rentrés, beaucoup de choses resteront malgré tout ou reviendront facilement lorsqu’ils se replongeront dedans (c’est mon expérience).

Au niveau de la durée j’avoue que je suis plus circonspect quant au fait qu’un an serait trop court ; si vous pouvez partir 3 ans c’est sur que d’un point de vue de la langue c’est bien mieux mais je trouve (personnellement) qu’un an est déjà une durée honorable, et que s’il est fort possible que le niveau de langue ne soit pas incroyable après cette durée (car vous ne serez pas en immersion totale), il y a des chances que ca donne d’excellentes bases qui pourront ensuite être facilement renforcées.

P.S. Au niveau des rêves il me semble que c’est plus fonction de « l’immersion » (constamment être confronté à la langue) plus que du niveau. Personnellement je me souviens avoir eu mes premiers rêves en Allemand quelques semaines après le début de mon séjour…

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#84 09/12/2019 11h37

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Je pense que ce que dit Waffle n’est pas du tout incompatible avec ce que disait Flower.
Oui on peut être bilingue en arrivant dans un pays en 1 an ou 2 fois 6 mois, étant de préférence mineur et immergé dans une école locale.
Pour un adulte c’est bien plus compliqué.
Plus les enfants sont jeunes, plus il leur est "facile" d’apprendre une langue, c’est à faire de préférence avant 10-12 ans pour qu’ils aient le plus d’aisance mais tout reste possible après, ça demandera juste davantage de temps.
Il faut un suivi annuel pour ne pas perdre tous les acquis (un voyage de quelques semaines suffit).

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#85 20/01/2020 16h40

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Bonjour.

Petit retour :

Je suis toujours emballé par cette expérience, j’ai exposé de manière concrète les éléments principaux à ma femme :
- école des enfants, on a même parler aux instits.
- travails

En gros tout est faisable.

Comme je ne souhaite surtout pas lui mettre de pression , je la laisse regarder ou vivre , qu’elle fasse quelques recherche.

Au final elle ne fait pas grand-chose ( tempérament plutôt passive ) malgré qu’elle trouve le projet plutôt bien.

Personnellement je garde cette idée dans un coin de ma tête mais je souhaite vraiment que cela vienne des deux côtés sinon je ne pousserai pas plus loin , il y a un équilibre familiale au bout quand même !

Wait and see !


Maintenant je profite !!!

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[+1]    #86 20/01/2020 20h44

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cricri77700 a écrit :

Wait and see !

surtout pas !

Vous avez la chance d’avoir peu d’obligations professionnelles alors partez, découvrez et posez vous là où vous semblez qu’il soit bon pour vos enfants. notamment apprendre les langues étrangères qui n’est absolument pas le fort de l’éducation nationale (j’ai des enfants en primaire, secondaire, je sais de quoi je parle…). J’ai aussi des enfants (bac+5) qui travaillent et qui connaissent mieux l’europe que la france.

Inutile d’en parler au corps enseignant français (désolé pour eux… ils sont en grande majorité limités…).

Par contre, j’ai de nombreux exemples d’enfants d’amis qui se sont immergés souvent malgré eux (à cause de mutations pro des parents) et c’est une réussite totale sur toute la ligne (aucun échec). j’ai des amis au canada, états unis, grande-bretagne, asie. Tous se sont adaptés, un peu obligés au départ, mais ensuite… ils ont une ouverture d’esprit sur le monde que nous, adulte, n’avons pas.

Les enfants ont une capacité d’adaptation que les adultes n’ont pas. essayez de trouver des passerelles pour que les années d’études à l’étranger soient reconnues au niveau de l’éducation nationale (cela a un coût pour les mettre dans une école française par exemple). Je crois que c’est beaucoup plus simple que ce que vous avez fait en immobilier.

Si votre épouse est attentiste, alors à vous de la convaincre en douceur et l’accompagner dans ce changement culturel. je pense que vous avez assez d’énergie pour faire cela et que chacun en tire une richesse.

Personnellement, je regrette de ne pas l’avoir fait, il y a 30 ans, préférant un confort rassurant à une découverte pas si complexe que cela avec le recul.

Dernière modification par lachignolecorse (20/01/2020 20h45)


Pour vivre heureux, vivons cachés

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#87 19/03/2020 13h20

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Hello
sur la carte mondiale des IH il y a une demi-douzaine de forumeurs vivant à Londres et alentours
dans la mesure où ils y résident toujours, j’aimerais savoir comment ils vivent le temps présent
Thanx
Hug (mais lointain)

Dernière modification par Job (19/03/2020 13h21)


Ericsson…!  Qu'il entre !

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