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#26 30/11/2019 09h36

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L’exil est une forme de perte (comme un deuil), est donc fortement stressant et Hans Selye, le fondateur de la médecine du stress, Hongrois exilé aux Etats-Unis, en savait quelque chose.

J’ai discuté récemment avec quelqu’un qui a vécu à Londres de ses 7 ans à ses 10 ans, car la famille était partie pour suivre le père qui avait reçu un poste à Londres.
Comme finalement beaucoup d’immigrés que l’on voit autour de nous :
- les enfants se sont bien adaptés, car les enfants sont malléables, mais ça n’est pas resté sans conséquences. L’un en particulier a eu du mal à rattrapper son retard en français, de retour en France.
- le père se débrouillait, vu qu’il avait son boulot pour le stabiliser.
- la mère, qui restait à la maison, et qui faisait de l’école à la maison en français, lorsque les enfants revenaient de leur école en anglais, pour que les enfants gardent un bon niveau en français, est celle qui a le moins profité du voyage et qui a le plus pâti (elle n’a jamais bien parlé anglais et a eu peu de vie sociale sur place).

Finalement, c’est tout à fait similaire à tous les immigrés que l’on a eu l’occasion de croiser dans sa vie : les enfants s’adaptent vite, même s’ils ont du mal à l’école au début, qu’ils restent ostracisés, et qu’on sent comme une ombre sur eux, comme un poids sur leurs épaules, souvent. Ils acquièrent très vite un très bon niveau dans la langue, laissant leurs parents derrière. Car les parents s’adaptent plus ou moins bien, et leur niveau de français progresse beaucoup plus lentement que celui de leurs enfants ; ils restent à jamais des étrangers. Normal quand on apprend une langue étrangère à l’âge adulte.

Finalement, vous voulez devenir volontairement des immigrés, juste pour apprendre une langue.

Au total, votre idée revient un peu à dire : pour qu’un enfant apprenne à nager, je le jette dans la piscine, et je le laisse toute la journée. A la fin de la journée, il saura parfaitement nager. Certes, il aura appris à nager. Au risque de se noyer, en ayant subi un traumatisme, et il se demandera toute sa vie comment son père a pu lui imposer cela alors que rien ne l’y obligeait et qu’il y avait d’autres moyens d’obtenir le même résultat.

Finalement, c’est comme n"importe quelle décision. Il faut d’abord revenir à l’objectif. Quel est l’objectif "que mes enfants apprennent bien l’anglais car cette langue est indispensable aujourd’hui". Quels sont les outils pour cela ?
1) un outil qui a fait ses preuves : cours classiques à l’école + 1 séjour linguistique par an. Autant cours classiques produit le résultat très moyen que l’on connaît, autant aller sur place chaque année produit de bons résultats (à condition qu’on soit vraiment immergé, pas que l’on reste entre soi).
2) vous pouvez renforcer cela par : des cours supplémentaires d’anglais, idéalement, des cours qui s’étaleraient entre les 8 et les 12 ans de vos enfants, la période où l’on très malléable pour l’apprentissage des langues.
3) vous pouvez renforcer cela par : des vacances en famille dans des endroits du monde anglophones. Non seulement ils auront l’occasion de pratiquer l’anglais (en les inscrivant à des activités pour qu’ils rencontrent des enfants anglophones et qu’ils soient donc obligés de pratiquer), mais en plus ils seront formés à plusieurs cultures et à plusieurs accents.
4) s’y rajoutent aujourd’hui des ressources inaccessibles il y a 20 ans : la VO à la télé ou sur les DVD, l’exposition quasi-généralisée à l’anglais sur internet et dans les divers médias, et diverses formes d’échange insoupçonnés (comme les discussions en live sur les jeux en ligne, cité par un foreumeur précédent).

Il y a vraiment une forme de violence dans votre idée. "Et si je décidais de déraciner ma famille, juste pour les forcer à apprendre une langue, parce que l’idée me passe par la tête ?". Pour moi, ce n’est pas une bonne idée, et il y a d’autres façons d’atteindre le même objectif.

A part ça, que ça soit pour l’exil volontaire, ou pour les vacances, attention quand même à l’accent. Les accents sont plus forts, plus différents en anglais qu’en français. Aller en Irlande ou en Ecosse, c’est un peu comme si un Anglais voulait apprendre le français et choisissait Marseille. Si ses enfants finissent par parler parfaitement français, ils feront sourire voire hurler de rire, quand ils annonceront avec un énorme accent marseillais "mais si, je suis anglais, vé, puisque je vous le dis !".

Même en Angleterre, certaines villes sont réputées pour leur fort accent. Sans parler des différents accents américains, qui sont très très différents de l’accent anglais, auquel vos enfants seront forcément exposés compte tenu de la prédominance de la production de cinéma et de tv par les USA.

Dernière modification par Bernard2K (30/11/2019 09h48)


Surtout, ne pas nuire à l'ambiance générale.

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#27 30/11/2019 10h09

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Je ne serais pas tant négatif. Tout dépend de la personnalité de vos enfants. Si ils sont anxieux et timides ils auront des problèmes. Si ils sont de nature heureuse et ouverte ils n’auront pas de problème.

Par exemple j’ai mi mon fils a l’école maternelle a Barcelone avec zéro niveau d’espagnol et catalan (2 langues!). Il ne comprenait rien et se plaignait que les autres ne le comprenaient pas. Mais il était, bien que timide heureux d’aller a l’école et d’écouter et finalement a pu parler petit a petit.

Quand au niveau, je pense que l’on peut obtenir un bon niveau en travaillant par soi même vers les 15-20 ans c’est certain, mais même avec un bon niveau scolaire et en se pensant bon, c’est en allant sur place que l’on se rend contre que l’on est mauvais. Oui on peut lire les news et comprendre la radio, c’est autre chose avec la langue parlée et rien ne remplace l’immersion.

Pour le niveau courant en un an d’école, oui je pense qu’ils auront de bonnes bases sur lesquelles continuer avec de la lecture et de l’écoute. Par contre ils ne seront pas bilingues comme on dit. C’est une expérience que je recomande si vous avez la possibilité et si les enfants ont la capacité mentale pour.

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[+1]    #28 30/11/2019 10h16

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Pour ma part je ne partage pas la vision de B2K, l’idée de violence. Chaque déménagement peut être vécu comme un traumatisme par des enfants et alors, ils se refont des amis partout, tout le temps, s’adaptent partout tout le temps et apprennent partout très vite. Cette richesse acquise au fil des expériences finit par avoir le dessus, un enfant peut rater 1 année, 2, 3 et même 5 années de scolarité en France, sans pour autant ne plus avoir de chances de rattraper son retard. Certains auront plus de mal mais ils y arriveront, c’est impressionnant à voir. Des relations à distance perdureront, bien plus marquantes que celles que l’on a avec un voisin.

Pour ma part je remercie mes parents d’être sorti du trou paumé dans lequel on vivait enfants et j’ai toujours pensé que des familles militaires avaient une grande chance en changeant de région/pays tous les 5 ans, ce sont autant d’expériences de vie alors qu’au bout de 10 ans au même endroit honnêtement on finit par faire les mêmes choses avec les mêmes gens.
Ceux qui partent un an reviennent comme si de rien n’était, ils ont gagné une expérience et le retard accumulé à l’école se rattrape en 3 mois.

Le projet de Cricri se défend, oui on peut se demander si ce n’est pas une nouvelle lubie mais il y a tout à gagner surtout tant que les enfants ont moins de 10 ans, en étant conscient que pour sa femme il y a ce risque que ce soit elle qui en profite le moins.

Dernière modification par Surin (30/11/2019 10h17)

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#29 30/11/2019 10h22

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Bernard,

Dire qu’aller vivre dans un autre pays est un deuil et un exil me parait bien excessif quand il n’est pas immédiatement ponctué d’un relativisme lié aux individus.
Il peut être vécu comme tel, s’il est forcé endeuillé ou avec un environnement très négatif (guerre, violence dans sa famille, obligation etc…)
Par contre pour quelqu’un qui a toujours rêvé de découvrir un pays en particulier ou découvrir une langue, ça peut au contraire être considéré comme un émerveillement.
J’ai vécu cet émerveillement presqu’une année au Canada près de Toronto. Ce n’est pas un émerveillement béas mais une découverte des individus. J’en ai gardé des amis qui viennent parfois en France.
J’ai toujours rêvé d’aller vivre aux antipodes deux ou trois années, non pas pour m’échapper de la France mais pour découvrir un autre monde avec ses défauts et ses qualités. En particulier, pour avoir beaucoup lu sur la Chine j’aimerai y passer deux ou trois années à la retraite, non pas pour y payer moins d’impôts mais pour vivre et découvrir ces arts de vivre que j’ai découvert dans les livres. Je ne sais pas si je réaliserai ce rêve. Mais si je sautai ce pas avec ma compagne, ce ne serait ni un deuil ni un exil.
Saint Hélène n’est pas la seule raison des voyages.
Généraliser un long voyage en exil et en deuil peut parfaitement se concevoir mais encore une fois tout dépend de l’état d’esprit dans lequel vous êtes.

Bien à vous,


Embrassez tous ceux que vous aimez

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#30 30/11/2019 10h52

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Sur le fond et la forme, je suis parfaitement raccord avec les derniers posts. Jusqu’à mon Bac, je n’ai jamais passé plus de 2-3 ans au même endroit, avec dans le tas 3 séjours à l’étranger. Je n’en suis pas mort. Pas toujours simple à gérer à l’adolescence mais je n’en retiens pour l’essentiel que de très bons souvenirs.

Cela étant dit, le projet de Cricri ne me semble pas être de même nature. Finalement, on parle d’un court séjour à l’étranger (1 an), pour voire autre chose. Très beau projet.

Cricri, sur ’l’objectif’ de revenir bilingue, vous vous bercez d’illusions. J’ai vécu 7 ans à Londres et ma femme m’y a suivi (elle faisait des a/r en France pour son job). Elle ne parlait pas un mot en arrivant et au bout d’environ 1 an, elle le lisait presque couramment mais continuait à ramer à l’oral. De là à être bilingue, faut pas pousser. Ça lui a pris 2-3 ans pour commencer à (très) bien se débrouiller. Après, ça dépend des individus (certains vont plus vite, d’autres moins). Et puis de toutes façons, même si vous ne revenez pas tous bilingues, so what?

Mon seul conseil ’linguistique’ (sans doute pas bien utile mais tant pis), basé sur notre expérience : commencer à se préparer à la langue en amont du départ. Via des choses simples et ludiques : lecture de romans en VO (avec un petit dico à coté - au bout de 2/3 bouquins, on commence à moins l’utiliser et à mesure à ne presque plus l’ouvrir) et des films/séries TV (d’abord sous-titrés puis sans sous-titres). Pour les deux, ma femme s’est aperçu que lire 2/3 bouquins du même auteur et les séries TV sont très efficaces : on s’habitue plus rapidement au vocabulaire de l’auteur ou à l’accent des acteurs. Ça met plus vite en confiance.
Et sur place : cours pour adultes, pour acquérir les bases grammaticales et syntaxiques.

Bon voyage cher collègue forumeur!

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#31 30/11/2019 11h18

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C’est marrant que tout le monde traduise stress = négatif.

Non, un stress n’est pas négatif. Un stress est un stress. Un stress oblige à réagir et permet donc d’apprendre.

C’est le stress chronique et excessif qui pose des problèmes.

Je maintiens qu’un déracinement est violent. L’enfant perd tous ses repères, tous ses amis, d’un seul coup. Et en plus, dans le projet présenté, changement de langue. Alors certes, certains s’en portent très bien. D’autres enfants, et c’est bien connu, vont se remettre à pisser au lit, vont bégayer, vont parfois être le souffre-douleur de leur école, etc. En général, ces enfants finissent effectivement par passer l’épreuve. Mais tout le monde sait que ce genre de difficultés existe. Tout le monde ici semble avoir décidé de le passer sous silence, pour ne retenir que les aspects positifs de l’expérience. C’est un choix.

C’est marrant aussi que la comparaison avec les immigrés ne semble pas vous enchanter. Les immigrés autour de nous sont pourtant une population particulièrement intéressante,puisqu’elle nous permet de constater l’effet bien réel de l’exil. Or, les immigrés que l’on voit autour de nous n’ont pas l’air particulièrement heureux. Si les enfants sont intégrés, les parents traînent leur accent, leur "extranéité", doivent supporter des réactions racistes presque tous les jours.

Mais nous Français, à l’étranger, nous sommes différents : heureux, épanouis, parfaitement intégrés. Parce que nous sommes Français ! Je vous félicite sincèrement pour votre mentalité de winners !

Il faudrait alors se demander pourquoi les immigrés que l’on voit autour de nous ne sont pas aussi unanimement heureux, épanouis et parfaitement intégrés… Quand l’observation ne correspond pas à la théorie, que faut-il en conclure ?

Personnellement, je vois dans vos réactions un biais d’ancrage (je l’ai fait donc c’est bien), et un refoulement des aspects difficiles pour ne retenir que les aspects positifs (la tendance à repeindre en rose son enfance, notamment).

Dernière modification par Bernard2K (30/11/2019 11h37)


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#32 30/11/2019 11h27

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A mon opinion, il est toujours extrêmement positif de se confronter à une autre culture. Enfant, à condition que cela soit préparé, présenté et organisé dans de bonnes conditions, c’est une chance extraordinaire, une vraie richesse.
Si j’utilise le mot confrontation, c’est qu’il me semble nécessaire d’y passer vraiment du temps pour faire positivement vaciller ses certitudes et titrer un véritable bénéfice de l’expérience (1 an me semble vraiment court). J’ai séjourné dans différents pays et -c’est aussi personnel que subjectif- il m’a semblé ne pas véritablement comprendre ce qu’il y avait à comprendre entre les lignes (le plus intéressant) généralement avant 18 mois.
D’un point de vue linguistique, je rejoins ce qui à déjà été dit, c’est avec les cours que l’on apprend la langue et pas avec les autochtones, même dans des échanges quotidiens (j’ai eu l’orgueil de penser le contraire et pour l’exemple après 2,5 ans dans un pays arabophone n’en parle que quelques honteux balbutiements façon formules toutes faites).


"La liberté existe toujours, il suffit d'en payer le prix"- Henry de Montherlant

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#33 30/11/2019 11h34

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@Bernard2k

Votre post allait au delà de l’idée de stress. Par exemple, l’image de jeter un enfant dans la piscine en prenant le risque qu’il se noie (qui est très exagérée, pour ne pas dire morbide).

Bien sur qu’il y a du stress - quand ma fille de 3 ans est partie en classe verte, il y avait sans doute du stress. Déménager est un stress. etc. C’est ça qui est aussi intéressant dans un voyage, ça aide à grandir (amha hein, je ne détient évidemment pas LA vérité!).

Par ailleurs et dans le contexte, le parallèle avec les immigrés n’est (toujours amha) pas pertinent. On parle d’un voyage d’un an, avec des retours réguliers en France, pas d’un exil définitif ou long. Et Cricri n’a pas évoqué l’idée de prendre la nationalité britannique. La problématique de l’assimilation ou de l’intégration d’une population immigrée est bien différente.

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#34 30/11/2019 11h43

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carignan99 a écrit :

Par ailleurs et dans le contexte, le parallèle avec les immigrés n’est (toujours amha) pas pertinent. On parle d’un voyage d’un an, avec des retours réguliers en France

Certes, mais plusieurs personnes ont dit avec raison que ce n’était pas suffisant pour maîtriser la langue. Donc on parlerait plutôt de 3 ans, ce qui commence à être long.

pas d’un exil définitif ou long. Et Cricri n’a pas évoqué l’idée de prendre la nationalité britannique. La problématique de l’assimilation ou de l’intégration d’une population immigrée est bien différente.

Cette distinction sur la durée prévisionnelle n’est pas forcément pertinente : beaucoup d’immigrés ne tiennent pas spécialement à rester longtemps. Ils sont là "le temps que…". Et puis ça dure plus longtemps que prévu.

Mais vous avez raison, il y a de vraies différences, et notamment l’exil subi pour raisons économiques vs exil choisi.

Il y a aussi très certainement le niveau d’études, le niveau socio-culturel. Les gens éduqués, curieux de tout, vont sans doute mieux négocier ce changement, et aider leurs enfants à le faire. L’argent aide aussi (cours particuliers de langue, etc.).

Cela explique sans doute "la mentalité de winners" dont je me moquais gentiment. C’est certain que des gens éduqués, qui sont là volontairement, qui sont curieux d’apprendre et capables d’apprendre (pas évident, beaucoup d’adultes semblent avoir figé leur logiciel interne et n’accepter que des mises à jours très limitées) peuvent s’en sortir très bien.

Au risque de faire un point Godwin : les nombreux émigrés juifs vers les Etats-Unis s’en sont souvent bien sortis (alors même qu’ils n’avaient pas forcément prévu d’y passer leurs vies, beaucoup sans doute se disaient que c’était temporaire), et ça a produit des génies, des apports majeurs aux arts et aux sciences. Pour autant quelle proportion d’entre eux auraient dit que ce n’était pas un traumatisme ? Combien auraient dit que leur réussite ne s’accompagnait d’aucune douleur, aucun chagrin, aucun "heimweh" ? C’est bien de cela que je voulais parler. Je voulais souligner la difficulté de l’exil, malgré tout ce que ça peut apporter de positif pour les personnes concernées et les gens autour d’eux.

Dernière modification par Bernard2K (30/11/2019 11h49)


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[+1]    #35 30/11/2019 11h54

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Je suis d’accord sur la difficulté d’un exil, Bernard2k.

Personnellement, 1 an c’est pas un exil, c’est presque des vacances pour moi. C’est juste la période d’émerveillement, de découverte. Pour cela, cela  rendrait l’expérience plus relaxante qu’une vraie émigration

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#36 30/11/2019 13h26

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Il me semble que comparer l’exil en grande partie ou totalement contraint de l’émigré/exilé et un départ volontaire dans un but d’apprentissage et d’acquisition d’expérience n’est pas vraiment pertinent (sauf à considérer que des membres de la famille vont devoir subir).


"La liberté existe toujours, il suffit d'en payer le prix"- Henry de Montherlant

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[+2]    #37 30/11/2019 14h29

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J’ai vécu 4 ans en Angleterre, parti en 2007 avec mon épouse et ma fille qui avait 2 ans. Initialement c’était un projet d’un an à Sheffield, puis 3 ans de plus sur une opportunité professionnelle à Oxford. Mon fils est né là bas en 2008.
J’ai travaillé dans un laboratoire de recherche pendant 2 ans puis exercé comme chirurgien à l’hôpital.
J’avais déjà un bon niveau d’Anglais en arrivant et j’ai surtout progressé en compréhension. J’ai vraiment progressé et suis devenu fluent lorsque j’ai commencé à consulter.
L’immersion professionnelle est indispensable pour progresser avec le maximum d’interaction avec des anglais (au labo, les échanges étaient moins intenses), mon épouse qui n’a pas toujours travaillé là bas n’a pas autant progressé.
Il faut aussi travailler votre vocabulaire, j’ai fait des progrès en lisant des ebook (utilité +++ du dictionnaire intégré) et en cherchant à réutiliser le vocabulaire appris et les tournures de phrase.
Le voyage en couple freine certainement la vitesse d’apprentissage et pour ceux qui sont célibataire, les plus grandes progressions que j’ai pu observer sont ceux qui étaient en couple avec un/une anglais(e). J’ai connu un Français qui est devenu fluent en 1 an ainsi partant d’un niveau quasi zéro. Mais bon, ça ne vous concerne pas.
Après 4 ans je comprends très bien l’Anglais Britannique mais pas aussi bien l’Américain, dans les films en particulier où je laisse les sous titres car je ne capte pas toutes les nuances.
Le plus positif: les enfants, ils parlent encore bien mais surtout ont une compréhension parfaite, ce qui est difficile à acquérir à l’age adulte.
Quelques points importants au RU:
- les anglais ne lient pas des liens facilement et les relations restent globalement très superficielles, j’ai eu beaucoup plus d’interaction sympathiques avec des britanniques d’origine non britannique.
- la garde d’enfant (nursery) coute très cher, mais c’est idéal pour l’immersion des enfants. Pour l’école, choisissez si possible plutôt un logement dans un quartier d’un assez bon niveau socio économique afin que le niveau de l’école publique attenante soit bon si vos enfants seront en primaire ou plus. Les écoles privées sont hors de prix. Cependant ma fille est allé à l’école publique au CP et c’était très bien, l’attitude et le relationnel avec les profs est beaucoup moins scolaire et on apprend à vos enfants aussi à avoir un comportement civilisé et sociable (1ère page du cahier = "always try to be nice and helpful") et à prendre confiance en eux.
- le logement est très cher, attendez vous à vivre dans de petits espaces
- le sud (Oxford) était beaucoup plus agréable pour le climat car beaucoup moins froid (5° environs par rapport à Sheffield proche de l’Écosse) et ça change tout
- votre épouse devrait chercher à travailler sur place si elle veut en tirer le meilleur et surtout ne pas se sentir trop isolée
- pour ce qui est des infirmiers, leur compétences sont limitées par rapport aux infirmiers français, ils ne font pas de prises de sang par exemple, et leur activité est parfois plus proche de celle d’un aide soignant à l’hopital. En revanche, il y a la possibilité de se spécialiser (specialist nurse) et de faire des actes médicaux ou de coordonner des soins (oncology nurse qui faisaient des annonces de cancer, organisaient les examens complémentaires, faisaient des biopsies de prostate ou des cystoscopies). Cela se rapproche des IPA qui sont en train de se mettre en place en France. Vous pouvez aussi travailler comme infirmier avec un GP (médecin généraliste) qui sous traite un certain nombre d’activité aux infirmières (vaccination par exemple). Découvrir le système de santé anglais est aussi très intéressant.
Au final c’était pour moi et ma famille une très belle expérience rétrospectivement, pas toujours simple sur le plan social et financier au début (2500€/mois pour 4), mais sans regrets pour ce que cela a apporté à mes enfants et l’expérience professionnelle.

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#38 30/11/2019 14h34

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cricri77700 a écrit :

Bonjour les IH.

J’envisage très sérieusement de vivre en angleterre.
[…]
Je suis a la recherche d’expérience et d’entraide sur ce projet et pense que cela peux en faire bénéficier les IH.

Conseil d’un multi expatrié : allez déjà sur place 10-15 jours, voire un peu plus, visitez 2 ou 3 villes (quoiqu’étant hyperactif en 15 jours vous aurez sans doute le temps d’en voir 5 !) essayez de vous immerger le plus possible (ce qu’on ne fait jamais quand on est là en touriste) et vous projeter en tant que futur résident.

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#39 01/12/2019 20h41

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Sympas toute les réponses !

Je vais essayé de répondre :

Je n’ai pas préciser que je connais l’angleterre, je suis aller à ipswich , Lincoln, watfort ( j’étais adolescent il est vrai ) avec cours le matin et famille d’accueil. De bon souvenir ( surtout avec les filles smile .

Plus sérieusement, quand je dis bilingue , c’est plutôt pouvoir parler et comprendre, j’ai un objectif de travailler infirmier et d’être à l’aise sur une journée sans avoir la tête qui explose à force de me concentrer sur la langue.

Ma femme à appeler une cousine a elle qui est partie au USA et angleterre pour apprendre l’anglais également mais comme beaucoup , dans des villes étudiantes et à 18/20 ans pendant des études… je me rend compte que de partir avec sa famille comme ça est plutôt rare.

Je suis d’accord avec le fait d’éviter les français en angleterre ect l’immersion est le plus enrichissant et même sans parler de la langue.
Quand je voyage justement , j’essaie de me fondre dans la population et je n’aime pas trop les coin trop touristique.

Sur la durée, je ne suis pas fermé mais ma femme semble être d’accord pour un ans.
Je ne peux pas forcer ce genre de chose pour le couple après a voir par la suite sur place.

Nous envisageons bien sûr se partir tout les deux 3/4 jours 1 ou 2 fois pour se faire une idée.

Je pense que cela pourrait se faire pour la rentrée de septembre 2020 ou 2021 en fonction de l’avancement.

Ma femme souhaite garder son travail car elle souhaite le garder à long terme , elle travaille 3 jours par mois et son patron c’est une crème et l’arrange beaucoup pour qu’elle puisse partir souvent en vacance et rattrape ses heures comme elle le souhaite ( elle travaille 4 jours à la place de 3 et en 3 semaines et à rattraper une semaine de vacance par exemple)

Cette idée de vouloir et savoir parler anglais est une idée que j’ai en tête depuis bien 10 ans , mais financierement cela m’a toujours freiner car je souhaitais placer mon argent pour des jours meilleurs. Ce temps est bien heureusement derrière moi et la question est donc revenu tout simplement.

Le déclic a bien été les 3 semaines en Thaïlande où on galère par moment pour se faire comprendre et comprendre.
Je me débrouille dans un langage de petit négre comme me disait ma professeur d’anglais lors de mes études infirmiers.

Je trouve cela enrichissant pour ma famille et moi-même.
Nous partons en vacance maintenant à toutes les vacances scolaires et on pourraient souvent aller dans des pays anglo-saxons afin de ne pas oublier par la suite.

J’ai vraiment un projet de vie basé sur les choses non matérielles avec beaucoup de voyage , le tour du monde me fait plus saliver qu’une Ferrari par exemple même si souvent ce que j’achète est plutôt haut de gamme notamment dans le sport et je l’avoue maintenant dans les réservations d’hôtels quand on voyage.

Concernant l’exil , pour 1 ans c’est plutôt cours pour parler de ça ! je pense et si cela ne tiendrait qu’à moi , je serai parti pour 2 ou 3 ans mais on est une famille et faut penser famille et pas égoïstement je prends ce qu’il y a a prendre dans ce projet…

Pour les enfants par contre je ne suis pas d’accord avec les traumatismes je vois cela comme une chance pour eux.
Cela va les confronter à des choses dans la vie qui leurs seront bénéfique.
Nos enfants en france sont pour ma part souvent des enfants rois qui sont fatigués à l’idée de faire quelques choses ( je caricature )
J’ai aussi une opinion assez négative de l’éducation national de notre pays ( se n’est pas le sujet également mais mon ressenti )

Oui il peux y avoir des traumatismes ou autres comme tout dans la vie il y a des choses négatives dans n’importe quelle décision mais j’agis souvent en bénéfice/risque et je pense que les bienfaits sont plutôt bien plus présent dans ce projet.
Le fait d’apprendre une langue , se confronter à une autre culture , découvrir un pays en profondeur c’est vraiment une expérience ou je le caractérise comme chanceux de pouvoir faire ça à 30 ans avec la famille.

Par contre je pêche sur une ville / campagne genre 20 000 habitants à moins de 2 heures d’un aéroport pour le moment et pourtant je me renseigne sur internet mais beaucoup ont une expérience pendant qu’il était étudiant mais pas en famille !

Pour le budget , j’ai affiné mes calculs et concrètement, j’ai 3000 euros pour loger ma femme et 2 enfants et vivre en angleterre.
Je pense ne pas rentrer en france toute les vacances scolaires question budget et immersion deja que 1 ans c’est cours ! ( validé avec madame smile )


Maintenant je profite !!!

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#40 02/12/2019 07h54

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cricri77700 a écrit :

Par contre je pêche sur une ville / campagne genre 20 000 habitants à moins de 2 heures d’un aéroport pour le moment

20 000 ca limite beaucoup les potentielles activites…

Toutes les villes sont a moins de 2h d’un aeroport, avec 5 aeroports autour de Londres + Bristol, Southampthon, Derby, Birmingham et Manchester… C’est pas le choix qui manque !

Je vous suggere… Market Harborough !

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#41 02/12/2019 08h15

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Sur l’apprentissage des langues :
- ma douce moitié a une importante patientèle britannique. elle a pris des cours notamment d’anglais médical avec une de ses patientes il y a une dizaine d’années.
La pratique est quotidienne et elle est parfaitement à l’aise.
- Je parle mal mais lis bien l’anglais : lecture très régulière de revues techniques et modes opératoires anglais pour l’entretien de mes vieilles autos + bouquins spécialisés dans tel ou tel domaine.
- Ma soeur vit à l’étranger depuis longtemps : elle et son mari sont passés de la Hongrie au Mexique en passant par la Russie et ils pratiquent parfaitement chacune des langues nécessaires après un passage intensif chez Berlitz.
Leur fils a eu une nounou russe qui les rejoint chaque année en vacances pour entretenir la langue.
Cela dit, ils ont tous une particularité : ils sont brillants et ont d’excellentes capacités d’apprentissage.

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#42 02/12/2019 15h48

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Mon avis sur la question:

- Vous avez choisi l’Angleterre et vous avez bien fait, je comprends pas tous ces hs pour convaincre d’aller ailleurs ou faire autre chose
- Fuyez les grandes villes et allez dans des endroits un peu perdus où les touristes ne viennent pas. Les
locaux seront d’autant plus accueillants si vous n’êtes pas le dixième français qu’ils croisent dans la journée et vous moins de tentations à aller voir d’autres français.
-Je n’ai aucune expérience sur ce point là, mais d’après un collègue anglais, l’infirmier est un métier très mal payé  et n’est pas aussi bien vu qu’en France (à vérifier c’est juste une discussion de pub).

- Un an c’est très court, je ne crois pas qu’on puisse sérieusement apprendre l’anglais comme cela et faire des rencontres est relativement difficile à votre age, surtout si vous ne parlez pas déjà couramment anglais.  Quand on est étudiant, que les sorties dans les pubs sont quotidiennes , c’est quand même plus facile que lorsqu’on a des enfants et les gens qui auront le plus envie de vous rencontrer pour des discussions qui dureront plus de 5 minutes seront les autres familles françaises dans le même cas que vous. Je pense que c’est plus une question de mentalité et de facilité. Je connais des gens qui ont vécu plusieurs années au Royaume Uni et qui parlent très mal anglais, d’autres qui n’y ont mis les pieds qu’en vacances et qui parlent très bien.

En fait on peut être baigné dans l’anglais en restant en France et vice et versa et ce n’est pas d’aller acheter un breakfast le matin ou une bière le soir qui feront de vous un anglophone sérieux. Quelqu’un qui regarde des séries en VO, qui lit en anglais et qui étudie un peu pour comprendre les subtilités de la langue obtiendra de biens meilleurs résultats. La partie études restant la plus importante car en Angleterre si vous racontez n’importe quoi personne ne prendra le temps de corriger vos fautes, par politesse, et par flemme.

- Un an c’est très long. Si votre femme travaille à distance en France et vous ne travaillez pas, la tentation de rencontrer d’autres familles françaises va venir très très rapidement. Votre envie de faire des rencontres ne sera probablement pas le même du coté anglais, où les gens de votre avec femme et enfants ont déjà leurs amis et familles et probablement pas l’envie de faire de nouvelles rencontres.

- En théorie une grande majorité de français partent à l’étranger en se disant qu’ils ne feront pas comme les autres et qu’ils s’intégreront à la culture anglaise, mais dans les fait beaucoup de gens se retrouvent rapidement entre expats.

Bref mon avis est que l’apprentissage de la langue ne doit pas être le seul objectif d’un tel projet, car la nécessité de parler anglais de manière fluente dans la vie est très largement survendu,parce cet objectif peut être atteint de manière beaucoup plus efficace différemment et surtout parce qu’il ne faut pas oublier tous les à coté (cout des assurances, de la vie, des enfants qui ne seront plus avec leurs amis et qui vont peut être mal vivre cela, et un retour en France parfois difficile). Mais je suppose que vous avez déjà réfléchi à tout ça, alors Good Luck !

Dernière modification par JBeurer (02/12/2019 15h50)

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#43 03/12/2019 10h15

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J’ai parlé avec un couple écossais hier de notre club de danse en france depuis 20 ans .

J’ai également un locataire gallois avec qui j’ai échangé également.

Ce qui ressort d’après eux , comme dit Jbeurer c’est d’éviter les endroits trop étudiants et grande ville car la tentation de parler français serait trop présente.

Concernant la durée, franchement pour moi c’est propre à chacun.
C’est comme l’expérience de manière générale qui , à mon sens , n’est pas représentatif sur la connaissance ou qualité de chacun.
Dans n’importe quel métier, je vois souvent des personnes avec 3 ans d’expérience beaucoup plus compétent que d’autre qui ont 20 ou 30 ans d’expérience.

Pour la durée en Angleterre c’est la même chose :
- Je compte intégré des associations.
- Je compte travailler un maximum que ce soit infirmier ou autres ( pour moi il y a pas mieux pour apprendre et se faire violence )
- Regardé des séries en VO .
- Prendre des cours en plus.
- les sorties avec les enfants au ciné en anglais par exemple et inviter beaucoup de leurs futurs amis le weekend pour qu’ils soient stimuler à parler anglais.

Ect…

Je regarde les loyers , c’est vraiment bizarre car pour un même lieux c’est du simple au double pour la même superficie et style de maison.
Faut que je sélectionne un endroit et je pense y aller avec ma femme 3/4 jours prospecté.

Faut calculer le budget sur 1 ans environs !


Maintenant je profite !!!

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[+1]    #44 03/12/2019 10h34

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cricri77700 a écrit :

- Je compte travailler un maximum

Vous n’aviez pas dit que vous étiez rentier ?

N’y aurait-il pas là une résurgence de votre hyperactivité ?

Est-ce que toute la famille est bien sur la même longueur d’onde ?

Pourquoi parlez-vous d’y passer 3-4 jours avec votre femme pour prospecter ? Pourquoi pas avec les enfants ?

Je ne fais que poser des questions…

Dernière modification par Bernard2K (03/12/2019 10h35)


Surtout, ne pas nuire à l'ambiance générale.

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#45 03/12/2019 11h25

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Concernant les différences de prix entre les habitations, je vous conseille de viser un appartement bien isolé si possible avec du double vitrage.
Les maisons en brique sont mignonnes mais il n’ont pas l’habitude d’avoir un vide sanitaire et l’humidité s’en ressent.
Je vous conseille de ne pas prendre un rez de chaussée si vous visez un appartement mais plutôt un étage.
Favorisez les grandes ouvertures lumineuses car le manque de luminosité est réel.

La caution à prévoir sera généralement de 6 semaines et éviter les agences qui vous demandent d’avancer 6 ou 12 mois cash car vous êtes étrangers. Ce n’est pas la norme.

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#46 03/12/2019 14h49

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Bernard2K a écrit :

cricri77700 a écrit :

- Je compte travailler un maximum

Vous n’aviez pas dit que vous étiez rentier ?

N’y aurait-il pas là une résurgence de votre hyperactivité ?

Est-ce que toute la famille est bien sur la même longueur d’onde ?

Pourquoi parlez-vous d’y passer 3-4 jours avec votre femme pour prospecter ? Pourquoi pas avec les enfants ?

Je ne fais que poser des questions…

Question 1 : pourquoi mettre uniquement une phrase qui sort du contexte ? Le but est de travailler pour apprendre la langue et pas pas pour l’argent… si je trouve une association qui me prend 35h / hebdo et qui m’apporte beaucoup d’échange je le ferai par exemple.

Question 2 : Cela me permet d’évoluer , je reste pas sur des acquis et j’ai réussi à gagner du temps qui me permet de faire des projets divers et variés sans pour autant faire plus que la moyenne !

Question 3 : oui , pour un ans.

Question 4 : prospecté avec des jeunes enfants de 4 et 6 ans c’est pas trop adapté ( agence immobilière, administratif etc )

Pas de soucis je comprends vos questions car vous n’avez pas d’enfant et on a pas le même fonctionnement concernant la pensée ( je passe plus facilement à l’action smile )  ( humour bernard hein smile )

Funnydjo en effet , j’avais vu que la caution c’était de 4 à 8 semaines en général ( cela ne semble pas réglementer comme en france )

Dernière modification par cricri77700 (03/12/2019 14h51)


Maintenant je profite !!!

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#47 03/12/2019 15h50

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C’est - àmha - une superbe expérience à vivre, que cela soit pour vous ou vos enfants. Néanmoins, si l’objectif premier est de rendre vos enfants bilingues, un an c’est court et il faudra dans tous les cas une pratique assidue en rentrant pour qu’ils ne le perdent pas.

Avant et après votre départ, vous pouvez leur offrir des cours individuels avec des professeurs natifs. Les résultats sont souvent impressionnants avec de jeunes enfants comme les vôtres, même avec seulement 1h/semaine. Il est intéressant d’alterner régulièrement les professeurs afin qu’ils s’habituent aux différents accents, nuances… Je vous conseille par exemple le site superprof.fr.

En plus des cours individuels, le top est de les inscrire en section européenne dès que possible à l’école. Cela n’est malheureusement pas disponible partout mais si vous en avez la possibilité, foncez. Les envoyer en échange dans une famille anglais ou américaine 15 jours par an est également bénéfique.

Dans mon entourage, beaucoup ont combiné dans leur enfance cours individuels, section européenne et échanges réguliers l’été, et tous étaient - au moins - fluent à 18 ans (sans avoir vécu dans un pays anglophone durant une longue période).

Dernière modification par Swear (03/12/2019 15h52)

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#48 04/12/2019 20h42

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cricri77700 a écrit :

Question 1 : pourquoi mettre uniquement une phrase qui sort du contexte ?

Pour vous mettre devant vos contradictions. Un rentier qui prévoit de travailler au maximum, c’est fort quand même comme contradiction.

Non pas que j’y prenne plaisir, mais parce que j’espère, en m’étant fait l’avocat du diable, vous avoir aidé à peser le pour et le contre. J’espère contribuer utilement à votre réflexion.

Or, au lieu de dire "voilà qui fait réfléchir", il me semble que vous dites toujours "je persiste et signe, malgré les méchantes remarques contraires". Dans ces conditions, ce que j’écris ne sert à rien. Si vous percevez mes remarques juste comme des inconvénients à écarter au plus vite, ça ne sert à rien que je les écrive.

Dernière modification par Bernard2K (04/12/2019 20h43)


Surtout, ne pas nuire à l'ambiance générale.

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#49 04/12/2019 21h04

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Larco a écrit :

- les anglais ne lient pas des liens facilement et les relations restent globalement très superficielles, j’ai eu beaucoup plus d’interactions sympathiques avec des britanniques d’origine non britannique.

Je comprends et respecte votre point de vue, mais permettez-moi d’en exprimer un autre.

Je suis franco-britannique, et mon impression est que votre description s’applique avec davantage d’à-propos aux Français.

De ce côté-ci de la Manche, j’ai souvent vu ce type de commentaire appliqué aux méridionaux de la Provence ou de la Côte d’Azur - point de vue que j’aurais tendance à partager, bien qu’il ne soit pas forcément pertinent. Mon impression pourrait bien, en effet, être à attribuer à ma méconnaissance de la culture locale, que j’ai du mal à pénétrer.

Les Anglais du nord sont comme les Ch’tis français. Il faut prendre le temps de passer outre leur rudesse et accepter d’entrer dans leurs codes. Une fois que vous aurez intégré leur sphère, ils vous considéreront comme l’un des leurs - c’est-à-dire un membre de famille - et ne reculeront devant aucun sacrifice pour vous faire du bien.

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#50 04/12/2019 21h05

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Bernard2K a écrit :

Pour vous mettre devant vos contradictions. Un rentier qui prévoit de travailler au maximum, c’est fort quand même comme contradiction.

Bernard2K, j’ai eu la même réaction que vous en lisant cette phrase, et puis j’ai pris le temps de la lire jusqu’au bout et j’ai compris l’idée : l’objectif de cricri n’est semble-t-il pas de travailler par besoin financier mais pour apprendre la langue. Ok il s’est peut être mal exprimé en écrivant travailler au maximum pas de quoi fouetter un chat.

En revanche je vous rejoins sur le fait que certains chiffres ne collent pas mais notre ami est hyperactif, ça part dans tous les sens (même quand il s’agit de présenter un bilan de son patrimoine impossible d’avoir une vue complète !) mais on ne le changera pas wink

@cricri si votre objectif premier est d’apprendre la langue, avoir une activité, rémunérée ou pas, est une bonne idée, mais ce que vous devez absolument éviter c’est le contact avec la communauté française sur place. On a toujours tendance à aller vers la facilité ; si vous vous faites des amis francophones dès votre arrivée, c’est mort, vous n’apprendre jamais l’anglais wink

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