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#76 05/05/2020 12h31

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Evariste a écrit :

promouvoir les examens à distance c’est entériner le fait que quelqu’un de malhonnête obtienne sans risque son diplôme au détriment de quelqu’un de plus honnête.

Il n’est pas question de promouvoir l’examen à distance, il est question de s’adapter aux obligations.

Evariste a écrit :

Il ne faut pas sous-estimer la propension de certains à tricher

Merci de ne pas m’attribuer des idées ou des qualités que je n’ai pas exprimées.

Evariste a écrit :

Pour revenir sur des solutions possibles, un mix entre notes du S1 / contrôle continu + oraux

Le mix avec les CC (et les notes du S1 pour la moyenne annuelle) c’est ce qu’on fait déjà tous les ans, et cette année encore. Aucune nouveauté dans cette proposition donc.
L’oral est une bonne solution pour diminuer la fraude (il est quand meme possible de tricher aussi). Mais je pense que ceux qui ont 1000+ étudiants à faire passer vont y trouver une objection.

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#77 05/05/2020 12h37

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Je ne vous attribue aucune idée non exprimée, quand je réponds sur ce forum je m’adresse de manière générale à l’ensemble des lecteurs, sinon j’aurais dit par exemple "Il ne faut pas que vous sous-estimiez […]". Donc merci à vous aussi de ne pas me faire dire ce que je n’ai pas dit smile

Quant à s’adapter aux obligations, ça n’empêche pas de chercher le système le plus juste possible, sinon autant sélectionner au hasard. Et selon moi, votre solution, qui n’est bien évidemment pas idiote, n’est néanmoins pas la plus juste possible, sans même parler des nombreuses difficultés techniques à la mettre en place.

Pour ceux qui ont plus de 1000 étudiants, j’ai déjà donné mon avis, faire comme les grandes écoles, pour qui les examens à distance ne seraient jamais passés auprès des étudiants qui bossent depuis 2 voire 3 ans leurs concours.

Je vous sens irrité après moi sans bien comprendre en quoi mes messages, qui certes divergent de votre avis, seraient si dérangeants.

Dernière modification par Evariste (05/05/2020 12h45)

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[+1]    #78 05/05/2020 12h44

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JeromeLeivrek a écrit :

Ok je pourrais proposer des solutions à chacune des objections mais je vais m’arrêter là.
Vous proposez quoi (qui soit mieux) du coup ?

Je vais soumettre tout ça à mon épouse.
La problématique est aujourd’hui, comment (chaque point étant en l’état nécessaire sous peine d’annulation de l’examen…) :

- vérifier l’identité (carte d’étudiant) de chaque individu
- gérer 1000 flux vidéos/audios en même temps
- s’assurer que tous aient une connexion (quoique ce point soit sans doute le plus simple : envoi de clés 4g par ex. et/ou carrément fournir du matériel, ce qu’ils font actuellement dans la fac de mon épouse)
- accompagner les étudiants devant la porte des toilettes quand ils y vont…
- gérer les aménagements pour les étudiants handicapés (dont certains n’ont aucune limite de temps, d’autres doivent se lever toutes les 15 minutes etc.)?
- gérer les inévitables problèmes d’envoi p/email (ceux qui vont se perdre en route…) et les problèmes de connexion le jour dit
- le respect de la vie privée (filmer/écouter un domicile)
- les trucs auxquels je ne pense pas

A chacun de ces points, il y a des solutions théoriques, parfois pratiques (vous en soulignez plusieurs). Si un seul merde, vous pouvez être certain que vous allez vous retrouvez avec une flopée de recours eau TA (qui n’étaient qu’anecdotiques quand j’étais à la fac, qui sont devenus maintenant monnaie courante) et un risque loin d’être négligeable d’annulations.

A très court terme, le faire de façon artisanale pour de petites promo, c’est sans doute gérable. Le faire pour de grosses promos, éventuellement avec des logiciels ad hoc et/ou les moyens financiers/organisationnels qui vont avec (ex. : La Sorbonne, avec ProctorExam), pourquoi pas.

Mais le faire à l’arrachée et de façon artisanale pour de grosses promos, avec des serveurs d’université qui peinent déjà à gérer des téléchargements de PDF…

A très court terme, assurer la continuité des cours était déjà un petit exploit. Croire que du jour au lendemain on peut Mais organiser du jour au lendemain des examens dans les conditions requises pour des centaines de milliers d’étudiants est simplement utopique.

Par contre, ce genre de choses se mettra en place / s’affinera à moyen terme (il faudra bien).

Dernière modification par carignan99 (05/05/2020 13h36)

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#79 05/05/2020 12h49

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Une idée comme une autre.

Est il possible de s’inspirer du système du code routier ? Un qcm avec un temps défini pour chaque question et un nombre limité de réponses.

Avec le même nombre de questions mais dans un ordre différent.
Certaines questions pourraient être ouvertes et le temps plus long, et d’autres fermées avec un temps plus rapide.
Comme un PowerPoint qui défile avec des diapo plus longues et d’autres plus courtes.

Matériellement difficile de communiquer avec les autres car impossible de savoir qui a quoi comme question, et pas question de laisser défiler le temps au risque de ne plus avoir le temps soi même de répondre.  Donc difficile de chercher dans son cours ou td juste à côté.

Pour les oraux  cela semble le plus juste et équitable mais effectivement sur 1000 étudiants il va falloir des correcteurs en renfort.

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#80 05/05/2020 13h24

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Vous n’y voyez pas de problème mais il y a deux principes qui sont violés:

1) l’anonymat
2) l’égalité des conditions de composition.

De plus si les étudiants refusent l’usage de la vidéo pour des questions de respect de la vie privée on ne peut pas les contraindre. Et il est très facile de tricher même avec les dispositions que vous décrivez. Quant à prouver qu’un étudiant à triché dans ces conditions, c’est impossible.

De plus je peux confirmer que la fracture numérique est un problème. On ne sait pas ce que les étudiants ont chez eux, certains ont juste un smartphone avec un forfait 4g minimal, et pour ceux là la vidéo n’est pas possible.

On trouvé des moyens de faire et de diplomer en temps utile qui doit l’etre.
On passe au contrôle continu intégral en organisant des épreuves de contrôle continu final distancielles en lieu et place de l’examen.  On aura plein de rattrapages à assurer et de recours mais tant pis.

On est en train de bosser pour préparer Septembre. Les pistes que vous avancez sont bonnes mais il faut que l’infrastructure vidéo/réseau tienne.

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[+1]    #81 05/05/2020 13h31

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@Evariste. Oui je suis agacé quand personne ne propose rien et que tout le monde soulève des objections. Les objections sont légitimes mais si elles avaient été accompagnées de propositions d’améliorations ou de contre-propositions cela aurait été plus intéressant. Sinon ça revient à dire "c’est mieux en présenciel" ; oui ok et on en fait quoi maintenant ?

Par ailleurs, je n’aime guère la technique de communication qui consiste à commencer ses phrases par "Il ne faut pas", "Ne pas oublier que", "Ne pas croire que"… comme si vos interlocuteurs avaient oublié quelque chose que vous vous n’aviez pas oublié.

Enfin, ma proposition consistait à essayer de limiter au maximum la triche, quel est donc l’intérêt de rappeler qu’il ne faut pas sous-estimer la triche ?

Cet autre exemple (d’un autre que vous) :

Croire que du jour au lendemain on peut organiser des examens dans les conditions requises pour des centaines de milliers d’étudiants est simplement utopique.

Qui est censé "croire" ?
En fait, personne n’a jamais cru ça, pourquoi essayer d’induire cette idée ?

Sans rancune, nous ne sommes pas en conflit, je m’accroche sur la forme.

Caratheodory a écrit :

Vous n’y voyez pas de problème mais il y a deux principes qui sont violés:
1) l’anonymat

Quand on fait des oraux, il n’y a pas d’anonymat.
On pourrait, remarquez, avec une burka, un contrôle d’identité par une autre personne que l’interrogateur, un brouilleur de voix, et des talons de hauteur variable pour éviter qu’on puisse les différencier par la taille.
Enfin bref, on peut tout opposer à tout et tourner en rond longtemps, donc j’arrête.

Dernière modification par JeromeLeivrek (05/05/2020 13h37)

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#82 05/05/2020 13h39

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Je ne voulais sincèrement pas vous vexer, parfois à l’écrit le ton(parenthèse collée à cause du correcteur …) juste est plus difficile à trouver.

Pour le coup, et c’est une question naïve de ma part mais elle n’a rien d’ironique, qu’est ce qui empêche de faire comme les grandes écoles et de décaler les examens à fin juin et juillet ? C’est à cause des procédures d’admission en master qui prennent plus de temps que les admissions en grandes écoles ?

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[+1]    #83 05/05/2020 13h49

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En premier lieu, on ne sait absolument pas si le gouvernement nous autorisera à faire des examens en présenciel en juin ou en juillet. Et pour l’instant, tout indique que ce ne sera pas le cas.

Si on était sûrs que la pandémie serait terminée à telle date, on aurait évidemment fait les examens après, mais personne n’en sait rien.

Les concours vont bénéficier de dérogation car il y a unicité d’épreuve, et la triche y est critique. Pour les examens universitaires, la note d’examen va compter pour une petite partie de leur licence, donc les incertitudes sont beaucoup moins critiques.

Les grandes écoles sont en vase plus clos, un étudiant standard qui commence un cycle en école le termine, donc il n’y a pas vraiment de problème d’admission dans l’année supérieure, ou en tout cas, l’école peut le décaler autant qu’elle veut puisque cela se fait en interne.

Enfin, plus on repousse les examens, plus la rentrée sera problématique, et on essaye de faire en sorte que la rentrée se passe le plus normalement possible. Les jurys d’admission en master sont effectivement un des problèmes. Mais il y en a d’autres à tous les niveaux de l’organisation. Un exemple parmi beaucoup beaucoup d’autres : si l’examen à lieu fin juillet, cela veut dire que la 2e session n’aura lieu que fin aout, et l’étudiant n’aura son diplôme qu’à la rentrée. Compliqué s’il doit changer de lieu. Compliqué pour tout.

Dernière modification par JeromeLeivrek (05/05/2020 13h56)

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#84 05/05/2020 14h47

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Evariste a écrit :

Pour le coup, et c’est une question naïve de ma part mais elle n’a rien d’ironique, qu’est ce qui empêche de faire comme les grandes écoles et de décaler les examens à fin juin et juillet ? C’est à cause des procédures d’admission en master qui prennent plus de temps que les admissions en grandes écoles ?

J’ai connaissance d’une Fac (pas celle de ma femme smile) qui a fait ça dés mars : ils ont annoncé qu’ils feraient les examens en présentiel en juin et/ou début juillet. L’objectif non avoué (en off) était le suivant : très forte probabilité que ce ne soit pas possible (non autorisé pour raisons sanitaires) et mettre le ministère devant le fait accompli : contrôle continu (pas d’examen) ou rien…Du coup, pas d’examen à organiser à distance, fort peu gérable ’en masse’ et très risqué (plus court chemin vers des recours et l’annulation).

Dernière modification par carignan99 (05/05/2020 14h47)

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#85 05/05/2020 15h08

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InvestisseurHeureux a écrit :

Caratheodory, le 04/05/2020 a écrit :

C’est une grave erreur de ne pas sélectionner à l’entrée à la fac. Ce n’est pas rendre service aux étudiants.

A fortiori puisque de toute façon, la sélection a lieu pour l’entrée en M1 et pour l’entrée en M2, puisque le nombre de places est alors drastiquement restreint.

De sorte que si vous n’êtes pas pris vous vous retrouvez avec une licence souvent inutile sur le marché du travail, et vous avez perdu trois ans, voire plus, pour rien.

Pour connaître un peu le monde universitaire des deux cotées, je n’en retiens qu’une chose : en tant que prof. comme en tant qu’élève, c’est à fuir à grandes enjambées, à quelques exceptions près.

Ainsi, comme de par hasard, toutes les universités qui pratiquent une sélection sévère (par exemple, Paris Dauphine ou Compiègne pour les Université de Technologie), ont bonne réputation…

Au risque de me répéter tout n’est pas à fuir comme élève. Il y a pas mal de filières très raisonnables. Vous avez été en Miage, je crois? Ca me parait un exemple de filière très raisonnable.

Il y a à mon sens assez peu de filières déraisonnables en sciences, en ingénierie, en médecine.

Droit et gestion paraissent assez raisonnables aussi, vus de loin (le droit à des pratiques de sélection raide et comme la médecine c’est un autre monde universitaire…..).

Les taux d’insertion sont très bons et les salaires d’entrée corrects pour les étudiants qui sortent des Masters d’info et de maths.  C’est moins bon que l’X, c’est sur,  ou que les bonnes Ecoles d’ingénieurs mais ce ne sont vraiment pas les mêmes étudiants.

Je ne dis pas que ça va bien en L1 ou on doit faire le tri (très brutalement en medecine) ni que le niveau est enthousiasmant. Pour moi les choses vont bien à partir du L3 en sciences. La sortie en L3 est rare, notre problème actuel est plutôt de remplir les prépas CAPES et soyons fou d’améliorer le niveau des derniers reçus (c’est là où le bât blesse le plus ). Quelque part j’ai quand même du mal à me sentir responsable du mal-être des professeurs du secondaire. Ca devrait être un métier attractif, ça ne l’est pas. 

Comme prof, le pire moment est la période entre le doctorat et le recrutement. Ca peut durer un temps indéfini. Il y a 3 fois moins de postes que de gens recrutables dans ma discipline. Il ne faut pas la laisser durer plus de 1 an sauf à avoir de très bons contrats postdoctoraux de recherche généralement à l’étranger. En Allemagne, les docteurs ont beaucoup d’opportunités d’emploi dans le privé, plus qu’en France. Ca ne semble pas pénaliser les entreprises allemandes. 

C’est dans le doctorat ou il ne faut pas s’engager à la légère sans plan B.

amoilyon a écrit :

Une idée comme une autre.

Est il possible de s’inspirer du système du code routier ? Un qcm avec un temps défini pour chaque question et un nombre limité de réponses.

Avec le même nombre de questions mais dans un ordre différent.
Certaines questions pourraient être ouvertes et le temps plus long, et d’autres fermées avec un temps plus rapide.

Je crois qu’ils font ça en L1 de Droit parce qu’ils ont plein d’étudiants et qu’ils ont appris à le faire. Pour les maths, honnêtement, je ne dis pas que c’est impossible mais que je ne saurais pas  concevoir un examen de ce format. Et je ne vous raconte pas pour les collègues de philo.

Une solution en maths serait un sujet randomisé, j’ y ai pensé, je vais peut être me lancer la dedans.

Comme un PowerPoint qui défile avec des diapo plus longues et d’autres plus courtes.

Matériellement difficile de communiquer avec les autres car impossible de savoir qui a quoi comme question, et pas question de laisser défiler le temps au risque de ne plus avoir le temps soi même de répondre.  Donc difficile de chercher dans son cours ou td juste à côté.

Pour les oraux  cela semble le plus juste et équitable mais effectivement sur 1000 étudiants il va falloir des correcteurs en renfort.

On oublie.

Dernière modification par Caratheodory (05/05/2020 15h20)

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#86 24/05/2020 14h56

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Bonjour,

Je viens de lire des échanges intéressants sur les classes préparatoires dans le topic "Vivre avec un QI élevé", qui me suscitent quelques interrogations.

N’ayant pas suivi la scolarité en France, je commence à faire le tour des établissements d’enseignement supérieur de la région avec mon fils qui va bientôt y entrer. Il a un profil scientifique, et vise les écoles ingénieurs. Dans les échanges avec ses professeurs sur l’orientation, ils lui conseillent la classe prépa. Et j’avoue que j’ai énormément de mal à trouver les avantages de ce système.

Pour moi les études post-Bac à l’époque dans laquelle on vit riment avec l’année de césure, des échanges, des stages, des "side-projects"…qui ne sont pas bien compatibles avec la classe prépa.

A part les profils "brillants" qui visent X, Central, CNS… ou peut être l’excellence académique (?), à quoi sert de pourrir la vie pendant 2 ans pour finalement terminer dans une école de rang B/C pour la majorité des cas?

Qu’est-ce qu’ils visent les 2303 élèves qui ont formulé un vœux sur Parcoursup pour cette classe prépa, avec ce résultat sur les 5 dernières années?
Lycée Jean-Perrin - Classement 2020 des prépas
Parcoursup : les CPGE MPSI les plus demandées

Merci de vos éclairages.

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[+2]    #87 24/05/2020 15h28

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Bonjour Wow, la situation de votre fils m’a fait penser à la mienne.

Je n’ai jamais été fort à l’école, j’étais toujours moyen et je le suis toujours (entre 10 et 13 de moyenne) avec un profil scientifique. En terminale, j’ai choisi de ne pas faire de prépa car je ne m’en sentais pas capable et n’avais pas envie de trop "forcer". J’ai fait un DUT. Je suis aujourd’hui dans une bonne école d’ingénieur malgré mon mauvais classement en DUT (40/120).
Quand j’ai dit à mon prof d’info que je voulais faire une école d’ingénieur, il a rigolé et m’a dit: "vous avez vu votre dossier, ce n’est pas possible !", s’est tourné et a parlé à un autre élève.

Après quelques recherches, je décide de faire une année à l’étranger, ça fait joli sur le CV. L’année d’après je postule en apprentissage et suis immédiatement accepté dans plusieurs écoles sur dossier, sans passer aucune épreuve ! Pourtant, de mon point de vue, cette année à l’étranger m’a plus semblé une année sabbatique où il m’ait arrivé de ne pas voir la lumière durant plusieurs jours car nous enchainions les soirées.

Aujourd’hui, alors que la plupart des élèves en "initial" versent plusieurs milliers d’€ à l’école, je ne paie rien et suis rémunéré tous les mois d’un pécule agréable. A la fin, j’aurai le même diplôme que mes camarades. J’ai très largement profité du bon temps des études autant en DUT, en erasmus ou en école d’ingé.

Aujourd’hui, quasi toutes les écoles prennent des apprentis et le nombre de places augmente chaque année. L’éducation française a mis en place une situation très avantageuse qui est le statut d’apprenti. Vous bénéficiez de tous les avantages associés au statut d’étudiant (APL, crédit étudiant, …) tout en ayant ceux du salarié (Primes d’activité, …), ne payez pas d’impôts, cotisez totalement pour votre retraite (même quand vous êtes en cours) et vous n’êtes plus une charge pour vos parents.

En résumé: renseignez vous sur l’apprentissage en école d’ingénieur pour vos enfants.

Bonne journée smile

Dernière modification par cedced (24/05/2020 15h31)

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#88 24/05/2020 15h34

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Bonjour Wow,

La prépa permet d’accéder aux meilleures écoles que vous citez, mais aussi à se laisser 2 ans pour réfléchir au métier que l’on souhaite faire. Il existe de nombreuses écoles spécialisées accessibles plus facilement que le top 5, par exemple pour être actuaire, contrôleur aérien, ingénieur-architecte, pilote d’avion…

De plus faire une prépa permet d’accéder plus facilement à des écoles d’ingénieurs publiques, non payantes (au même prix que la fac), alors qu’en post-bac les écoles d’ingénieurs publiques font l’objet d’une concurrence rude, la sélection me semble plus "aléatoire", dépendant du lycée dans lequel l’élève a étudié (puisque le recrutement se fait sur dossier).

Enfin le niveau acquis après une prépa est tout de même élevé, et même dans des petites prépas les bons élèves peuvent continuer à la fac, passer l’aggreg, faire un doctorat, faire des double-diplômes… sans forcément être un élève du niveau d’une école de rang A.

Cependant on peut tout à fait obtenir une école d’ingénieur grâce aux admissions parallèles, et ne pas faire ces 2 années de prépa, mais il y a peu de places et dans mon école les admis ne venant pas de prépa étaient en difficulté.

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[+1]    #89 24/05/2020 18h24

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Les cpge ont pour but de développer la capacité de travail et la methodologie. On ne rentre pas à l’X sans être une brute de travail.

Il y a également une sélection à l’entrée des cpge, des volumes horaires de formation supérieurs aux L1-L2 à l’université, un corps professoral homogène et très motivé par l’enseignement. Ce qui se passe en fac de sciences en L1-L2 n’est pas si mal mais est clairement un cran en dessous. Par exemple, les agrégés de maths que ma fac produit étaient généralement en Cpge,  tandis qu’on amène au Capes ou à des m2 satisfaisants nos étudiants sérieux de L1.

Le rôle des cpge est d’être un premier cycle d’enseignement supérieur sélectif  (les IUT aussi mais ils sont moins ambitieux sur la théorie et plus sur la pratique en permettant une sortie à Bac+3 tout en ouvrant à une poursuite à bac+5. ).

Pour les lycéens ayant choisi de devenir ingenieur, il  existe d’excellentes écoles avec prépa intégrée, la référence étant l’Insa, celle de Lyon en particulier.

Les grandes écoles elles-mêmes sont très disparates. L’X est vraiment top dans son genre. Les Ens c’est surtout pour les gens qui veulent faire de la recherche.  Dans les autres écoles, une proportion variable d’etudiants ne bosse pas très dur hors des stages voire se consacre au BDE (certaines institutions prestigieuses ont même une douteuse réputation).

Le fin mot de l’histoire est le suivant: appartenir au réseau des anciens élèves d’une bonne école est  un avantage énorme sur le marché du travail français.

Les stages sont plutôt dans les 2 dernières années du cycle de 5 ans (ça ne sert à rien de faire ce type d’etudes sans aller au niveau Master).  L’année de césure n’est pas vraiment entrée dans les moeurs en France et les entreprises aiment bien embaucher à bac+5 à la sortie des écoles (certains Masters universitaires marchent très bien aussi pour l’insertion professionnelle). Il se dit qu’elles n’aiment pas que le candidat ait trop traîné dans ses études.

Un des problèmes de tout cela est que le doctorat est sous-valorisé en France alors que c’est le diplôme de référence au niveau international et pour de très bonnes raisons, je crois.

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#90 24/05/2020 18h38

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Wow a écrit :

A part les profils "brillants" qui visent X, Central, CNS… ou peut être l’excellence académique (?), à quoi sert de pourrir la vie pendant 2 ans pour finalement terminer dans une école de rang B/C pour la majorité des cas?

On ne se pourrit pas forcément la vie en prépa ! Certains oui, d’autres non. Perso, j’ai adoré mes années de prépa. Et je ne suis pas le seul. Ca vaudrait le coup de trouver un sondage sur le sujet pour en finir avec cette légende.

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#91 24/05/2020 19h10

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Pour aller dans le sens de JéromeLeivrek, les années de classes préparatoires scientifiques sont le plus souvent perçues a posteriori par nos élèves ( j’y enseigne) comme un havre de paix et d’intelligence avant la déception occasionnée par la superficialité de l’enseignement dispensé dans la plupart des écoles d’ingénieurs où, dans le meilleur des cas, on privilégie les effets d’affichage, du style ’ on va vous enseigner la théorie de l’intégration de Lebesgue’ et vous découvrez finalement que le module dure 15 heures et que tous les résultats principaux de la théorie sont admis sans démonstration ( amphi à moitié vide, imposture des examens…).

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[+1]    #92 24/05/2020 19h55

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Perso je vois la prépa comme une expérience très formatrice, où comme le dit Caratheodory on acquiert surtout des méthodes de travail, une résilience face à l’adversité, outre une bonne base théorique avec des enseignants souvent de grande qualité. Il ne faut pas voir les écoles de top niveau comme l’X comme l’unique critère de succès d’une prépa : d’une part, il y a beaucoup d’autres écoles de qualité pour des élèves ingénieurs ; d’autre part, même un "échec" apparent en prépa doit être fortement relativisé, dans la plupart des cas : mes camarades qui ont abandonné la prépa en cours de route ont ainsi très bien réussi à la fac, car ils avaient acquis de bonnes méthodes de travail.

Il est difficile de prévoir l’adaptation d’un bachelier à l’environnement souvent très nouveau de la prépa : certains vont s’y éclater sans avoir été nécessairement super brillants au lycée, d’autres très brillants au lycée peuvent avoir du mal à s’adapter. Il y a quand même bien sûr une corrélation - je ne conseillerais pas à un élève qui a éprouvé des difficultés en maths au lycée de s’engager en maths sup.

Il est tout à fait exact qu’il y a un relâchement général dans la plupart des écoles d’ingénieur après 2 (ou 3) dures années de prépa. Clairement, il ne faut pas forcément travailler beaucoup pour décrocher le diplôme au bout de 3 ans, et beaucoup d’étudiants en tirent parti. Cela dit, je ne partage pas les critiques un peu dures de Caratheodory et de DoctusMonkey sur la qualité de l’enseignement dans les grandes écoles (ils ont peut-être par leur profession un biais en faveur d’un enseignement théorique) : l’enseignement en école d’ingénieur est plus pratique, orienté vers le métier d’ingénieur avec généralement beaucoup de travaux pratiques ; la qualité des enseignants est certes plus variable qu’en prépa mais perso j’ai eu quelques très bons enseignants. L’école sert aussi à découvrir le monde professionnel, pas simplement via les stages mais aussi d’autres événements avec le réseau des anciens élèves.

Surtout, le cursus en école d’ingénieur est vraiment ce que l’étudiant va en faire : c’est sûr que s’il fait le minimum, zappe les cours etc. (ce qui n’est évidemment pas possible en prépa), l’apprentissage s’en ressentira. Mais on peut aussi se motiver et bosser dur en école d’ingénieur. Perso j’ai beaucoup apprécié la variété des enseignements à Centrale et à la limite j’aurais voulu suivre tous les enseignements proposés (alors qu’en 3e année il faut choisir une spécialité).

Après avoir pas mal souffert en classe prépa, je me suis fixé de nouveaux objectifs en école d’ingé et j’ai beaucoup bossé (à Centrale on appelle "pougne" ou "polard" l’élève qui continue à bosser dur après la prépa, comme si la prépa ne s’était pas terminée…), pour décrocher l’option de spécialité que je voulais en 3e année, puis pour être admis à l’ENSAE en fin de parcours (finalement j’ai fait Sciences Po - je regrette souvent l’ENSAE qui est à mes yeux l’une des écoles les plus intéressantes). Après 2 ans à nouveau à bloc à Sciences Po (pour viser l’ENA), j’étais vraiment sur les rotules au bout de 7 ans d’enseignement supérieur, mais plutôt content de mes apprentissages même si je n’ai pas atteint tous mes objectifs.

Le point essentiel, à mon avis, c’est que (comme à la fac, je pense) c’est à l’étudiant de s’approprier l’enseignement qui lui est proposé pour en tirer le meilleur - l’apprentissage "scolaire" forcé sous pression maximale se terminant après la prépa.

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#93 24/05/2020 22h03

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C’est surtout avec les élèves que je suis dur. Ensuite à ce niveau, les bons enseignants sont aussi des chercheurs. Tout dépend donc de la politique de recherche de l’ecole dans la discipline. Si le poste est attractif on recrute généralement bien. Sinon….

Souvent les labos  sont communs fac/école et dans ces cas ça peut être sympa d’être prof dans l’école pour ne pas se taper le L1-L2 et être totalement isolé des problèmes universitaires que j’ai évoqués plus haut.  Mais, selon mes échos,  il y a pas mal d’étudiants avec un mauvais esprit (du genre BDE ou Qu’est ce que ça va me rapporter d’apprendre ça?).  Ce n’est pas le désespoir qu’on peut parfois ressentir avec les étudiants de L qui partent à la dérive mais c’est déplaisant.

J’ai de mauvais échos en revanche sur l’enseignement de certaines ESC.

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#94 24/05/2020 23h08

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Pouvez vous expliquer ce que veut dire BDE pour les profanes ?
Que veut dire se consacrer au BDE ?
Bureau des étudiants ?

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#95 24/05/2020 23h33

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Oui, vous avez compris. On pourrait appeler ça organisation des soirées de beuverie.

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#96 25/05/2020 00h26

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Merci pour vos partages, très intéressants.

Pour le niveau et la motivation des professeurs, cela s’applique aux "petites classes prépa de province" aussi?

Avec un profil d’élève: bon en Math (moyen 16 ou plus), moyen général 15 dans une petite lycée du coin, il n’a jamais senti le besoin de forcer pour se dépasser, je crois le mot "effort" n’existe pas dans son vocabulaire smile pensez vous qu’il s’en sortira en classe prépa?

Et les parents ayant les enfants qui passent/sont passés par là, comment vivez-vous ces 2 années? De retour des collègues j’ai l’impression que c’est assez contraignant?

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#97 25/05/2020 00h40

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J’ai fait une petite prépa de province. C’était une période sympa: pas vraiment de compétition. On sent tout de suite ceux qui sont là pour réussir, et ils savent qu’ils n’ont rien à craindre des autres.
Du coup, ils n’hésitaient pas à nous aider, et l’ambiance était  bonne.

Je discutait avec un de mes anciens profs de prépa,  et ami de mes parents: l’étudiant se limite souvent lui même à la classe prépa qui lui correspond: le glandeur visera la petite prépa peu cotée,  le bosseur la prépa régionale,  et l’excellent bosseur cherchera une prépa d’élite.

Il faut juste se connaître suffisamment pour ne pas viser trop haut (et major de petite prépa peut être mieux pour les concours que médiocre dans une grande)


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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#98 25/05/2020 08h54

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Bonjour Wow,

Tous les professeurs nommés exclusivement en classes préparatoires sont agrégés et voici peu, étaient en principe recrutés parmi les meilleurs lauréats de l’agrégation. Je sais qu’avec la pression de l’UE, les concours à la française sont de plus en plus critiqués, mais ceci signifie quelque chose.

Jusqu’ici, le niveau scientifique des professeurs de classes prépas était excellent partout, en province comme à Paris.

Depuis quelques années, on assiste cependant à deux tendances que l’on pourrait considérer comme contradictoires :

D’une part, la proportion de professeurs titulaires d’un doctorat augmente lors du recrutement pour les classes préparatoires (à l’université, la quasi-totalité des maîtres de conférences sont, eux, docteurs en plus d’être agrégés). Ceci pourrait paraître indiquer que le niveau scientifique augmente.

En contrepartie, la proportion de professeurs de classes préparatoires recrutés dans l’enseignement secondaire, pas forcément dans le premier décile de l’agrégation, augmente aussi. D’aucuns diront que c’est une garantie pédagogique. D’autres préféreront considérer que l’absence de recrutement dans le 1er décile témoigne d’une baisse de niveau.

Assez récemment encore, les professeurs de classes préparatoires étaient partout très motivés. A plusieurs égards, ils pouvaient en effet être considérés comme des privilégiés.

Pour diverses raisons, c’est de moins en moins vrai. Il n’en reste pas moins que les classes préparatoires demeurent aujourd’hui encore une filière d’élite… en sursis.

De nombreux élèves arrivent en classe préparatoire sans connaître le sens du mot "effort", se prennent au jeu, réussissent et conservent de leurs deux années en CPGE un excellent souvenir.

Ceux qui ont des capacités et avaient l’habitude de travailler se sentent souvent comme des poissons dans l’eau.

Quelques indécrottables paresseux sélectionnés en classes prépas comprennent rapidement qu’ils ont fait fausse route et se réorientent au bout de quelques mois, mais très peu d’étudiants sont dans ce cas.

Dernière modification par Ours (25/05/2020 09h13)

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#99 25/05/2020 08h56

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Il y a quand un point à ne pas négliger avec les CPGE, à la fin, il y a un concours… et on est loin d’être assuré d’avoir le choix qu’on souhaite si on est pas bien classé même pour les écoles moyennes.

Aller dans une prépa avec un niveau moyen, c’est prendre le risque de faire 2 voir 3 ans d’étude sans  avoir de garantie sur le domaine d’étude après et surtout sans diplôme valorisable sur le marché du travail.
Je conseillerais plutôt aux élèves moyens de faire un IUT reconnu dans le domaine dans lequel il souhaite poursuivre. Avec un minimum de travail, ils finiront bien classés et auront aucune difficulté à intégrer une école d’ingénieur après. Mais c’est certains que l’accès à certaines écoles généralistes sera difficile voir impossible.
Pour le haut du panier qui iront de toute manière en prépa, il ne faut pas de mon point de vue négliger les filières technologie et science de l’ingénieur qui offre (offraient ?) un bon ratio place/candidat et qui donne une base technique à ceux qui ont comme projet de devenir ingénieur. 

Enfin, je partage totalement l’avis de wow. L’alternance est vraiment une solution à étudier et qui offre des très bons débouchés. La difficulté clé reste le choix/la recherche de l’entreprise (et donc des missions qui seront donnés à l’alternant).

Glindy

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#100 25/05/2020 08h59

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Je me retrouve un peu dans le message de Faith, j’avais le dossier et les capacités pour faire une grande prépa parisienne, j’ai préféré resté dans la prépa du lycée où j’étais déjà. Petite prépa pas très réputée, mais où je savais que sans aucun effort je pourrais entrer en classe étoile (classe étoile n’étant même pas du niveau des classes classiques des grandes prépa, mais où les profs restent excellent). C’est exactement ce qui s’est passé, et même en étoile, j’ai pu maintenir ce travail minimal tout en restant dans le haut du panier et profiter de l’attention particulière de très bons profs qui dispensaient des cours adaptés à tout le monde, mais pouvaient en plus challenger les meilleurs élèves pour les préparer aux plus exigeants des concours. Ces 2 années ont été très enrichissantes, avec enfin de vrais challenges et des bons profils avec qui me comparer, ce que je n’avais jamais eu avant. J’y ai fait de très belles rencontres, passés beaucoup de bons moments et clairement je n’arriverais jamais à comprendre ceux qui critiquent cette filière.

Je confirme aussi ce qui a été dit sur les élèves non issus de prépa en école d’ingénieur. Dans mon école du groupe A, les quelques élèves sélectionnés en DUT / L3 avaient en moyenne beaucoup plus de mal en math / physique. Par contre ceux issus d’études informatiques partaient avec un avantage sur ce domaine, mais qui, à mon avis, étaient rattrapé avec moins de travail de la part des élèves issus de prépa (voir quasi pas d’avantage vis à vis de ceux qui s’étaient intéressés à ce domaine pendant leur temps libre).

J’ai aussi lu dans une autre file la critique de la sélection sur l’anglais et le français aux concours, et même si je comprends le fait que ça puisse avantager les personnes provenant d’un milieu social plus aisé, je ne vois pas comment on pourrait s’en passer. Car si les compétences scientifiques sont très importantes, les capacités d’expression et la maîtrise de l’anglais sont absolument vitales pour réussir professionnellement (à part quelques rares grands experts techniques, mais qui de toute façon n’ont pas forcément vocation à passer par des écoles comme l’X). Il est donc tout à fait normal que les grandes écoles voulant s’assurer d’un bon placement de leurs diplômés y portent attention.

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