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#76 15/06/2020 20h41

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C’est aussi une distance qui protège et (en rapprochant les tables) un geste protecteur qui disparaît.
Mais ce n’est pas bien grave, c’était simplement un clin d’œil à l’une de vos collègues du primaire, qui avec peu (des mots, de la sémantique) fait beaucoup (apaise). Je trouvais juste ça bien.
bonne soirée

Dernière modification par carignan99 (15/06/2020 20h42)

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#77 15/06/2020 21h50

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Effectivement, vu comme ça, on peut le comprendre à la manière de l’enseignant de votre fille.
Dans tous las cas, on en saura plus demain ou mercredi.


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#78 19/06/2020 12h30

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Maxicool a écrit :

Le Ministère dit avoir identifié ces 4 à 5% de profs fainéants et affirme qu’ils sont sanctionnables. Et bien, qu’il le fasse pour soutenir (et indirectement remercier) les 95% de profs qui ont simplement fait leur boulot normalement depuis le confinement !
Mais bon, pour le faire, "il faut en avoir dans le pantalon", c’est plus difficile et audacieux qu’un discours ou une intervention devant les médias.
L’avenir nous dira si le Ministère soutient et valorise les 95% ou couvre les 5%.

C’est bien ce que je disais…
OUEST FTRANCE

Son cabinet est finalement revenu sur ces propos en expliquant la nécessité de faire preuve d’une certaine « souplesse » à cause de « situations familiales difficiles à gérer ou d’entourage vulnérable », relate Le Point.

L’instance a également indiqué vouloir être « dans une logique de dialogue sur ce qui s’est passé durant le confinement ». Elle a souhaité préciser que « des réalités différentes » ont existé « avec des professeurs malades », quand « d’autres […] n’ont pas fourni de raison ».

Sans surprise… Décevant.

Dernière modification par maxicool (19/06/2020 12h30)


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[+1]    #79 19/06/2020 19h02

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Je viens de recevoir le nouvel emploi du temps de mon enfant au collège. Je le trouve très bien conçu. J’ai donc décidé de le mettre en application dans mon hôpital:

Semaine du 22 au 26 juin :​
​MATIN (de 8heures à 11 heures) : Accueil de tous les patients dont le nom commence par A à M;
​​APRES-MIDI (de 13heures30 à 16heures30) : Accueil de tous les patients dont le nom commence par O à Z.

Semaine du 29 juin au 03 juillet :
MATIN (de 8 heures à 11 heures) : Accueil de tous les patients dont le nom commence par O à Z;
APRES-MIDI (de 13heures30 à 16heures30) : Accueil de tous les patients dont le nom commence par A à M.

Afin de préserver les mesures de distanciation, l’accès aux urgences n’est pas possible pour des raisons sanitaires.

Les consultations, les entrées, et les interventions chirurgicales ne seront pas assurées les mercredis 24 juin et 1er juillet, les vendredi après-midi 26 juin et 03 juillet.

En effet, le personnel hospitalier, très sollicité, ne souhaite pas se faire un claquage avant le week-end, et encore moins avant les 2 mois de vacances.

Merci d’avance.

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#80 19/06/2020 19h57

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Mon nom commence par la lettre "N". Quand dois-je me présenter à l’accueil de l’höpital de Trahcoh ?
(J’ai une fracture, urgente, et mes certificats de "non-Covid" à jour). ;-)

Blague à part, presque tous les hôpitaux ont spécialisé certains accès de leurs locaux (aux patients, au personnel, aux entrées ou sorties seulement) voire en ont fermés certains. Ils ne pratiquent leurs interventions programmées que certains jours. Et ils ont parfois une communication un peu ubuesque (j’ai reçu fin avril par courrier une confirmation de mes rdv pour une intervention programmée en mai, post confinement, … et la veille de la réception du courrier un appel téléphonique m’informant que c’était annulé).


J'écris comme "membre" du forum, sauf mention contraire. (parrain Fortuneo: 12356125)

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#81 21/06/2020 10h39

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Source : ProNote (logiciel de l’EN gérant le cahier de texte, l’agenda, la communication avec les parents, etc).

--

GBL

la veille de la réception du courrier un appel téléphonique m’informant que c’était annulé

Pas de bol !

C’est dommage que votre intervention ne soit pas prévue dans le service de Tracoh, car j’ai entendu dire que son service récupérait 100% des interventions dans un rayon de 250 km.
Ce service a mis au point une potion magique qui permet aux personnels de se dédoubler et aux murs de s’écarter.
Malheureusement, c’est une potion ultra-locale qui ne fonctionne que dans le service de Tracoh et ne peut pas être étendue aux autres services (ni à l’EN).

;-)

Dernière modification par maxicool (21/06/2020 10h45)


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[+2]    #82 17/10/2020 09h41

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Dans quel pays vivons-nous ?
Je n’ai pas de mot… si ce n’est "effroi, tristesse, colère, honte…".
Comment peut-on en arriver à une telle barbarie ?

J’espère que la réaction politique ira bien plus loin que : "il faut expliquer davantage la laïcité au sein de nos établissements scolaires".

--

Quand je vois des réactions comme celles-ci, publiées sur la toile (et non-modérées) :



Ca fait peur, ça fait froid dans le dos ! Je pleure.
Que ce collègue repose en paix. Condoléances à sa famille.

Dernière modification par maxicool (17/10/2020 10h10)


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#83 17/10/2020 10h24

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La réaction politique sera comme d’habitude plus de lois liberticides exceptionnelles appliquées sélectivement avec la plus grande fermeté aux bonnes poires solvables qui paient des impôts à toutes les citoyens et toutes les citoyennes. L’Etat n’en a rien à cirer d’avoir perdu une chair à canon salue un citoyen victime de son héroisme, mort pour la FranceRépublique.

Je partage votre tristesse et votre atterrement mais chez moi c’est une amertume profonde qui domine : je ne vois pas de sursaut collectif à l’horizon ; et seul, que faire à part essayer de protéger les siens autant que possible et vider son sac - amertume ou tristesse - quand il est trop plein, dans le vide infini des réseaux électroniques…

Dernière modification par doubletrouble (17/10/2020 10h28)


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[+5]    #84 17/10/2020 11h16

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3 réflexions de mon côté :

1) Pour un salaire pas bien brillant, les enseignants sont en première ligne face à la violence de la société ; ils méritent le plus grand respect. Ils sont exposés via les enfants qu’ils éduquent, et via leurs parents, à toutes les franges de la société - y compris les plus intolérantes, les plus radicalisées, et les plus violentes.

Dans le même temps, bien des parents se comportent en "consommateurs" de services éducatifs, avec une mentalité "le client est roi". On doit mieux protéger les enseignants face aux intolérances diverses, parfois violentes, des parents d’élèves. Agresser un enseignant doit être puni de façon tout aussi lourde qu’une agression contre un juge ou un policier. Les enseignants sont depuis toujours les piliers de la République : derrière eux, c’est bien la République qui est insultée et bafouée.

L’enseignant doit pouvoir enseigner aux élèves avec les méthodes qui lui semblent appropriées et utiles, dans le cadre des règles communes. C’était le cas de cet enseignant libre et courageux abominablement assassiné. Et si un enseignant manque à ses obligations, il en répond seulement devant sa hiérarchie.

2) Les réseaux sociaux sont des armes meurtrières ; il faut sortir de la culture du lynchage. Les parents d’élèves qui ont vomi leur haine envers cet enseignant sur les réseaux sociaux, et les personnes qui, de retweet en retweet, ont diffusé cette haine, sont les complices objectifs de ce crime monstrueux. J’espère que les gardes à vue de ce matin se traduiront par des sanctions judiciaires (mais j’en doute).

Chacun d’eux, en insultant cet enseignant, en le désignant à la vindicte populaire, puis en publiant son nom et son adresse, a apporté sa pierre à cette monstruosité. Bien à l’abri derrière leur clavier, ils ne sont pas plus innocents que l’assassin.

Vraiment, il faudrait cesser d’utiliser les réseaux sociaux pour diffuser sa haine, avec un effet démultiplié par la technologie. Des interdictions et des sanctions pénales renforcées doivent être envisagées, à mon avis. Personnellement, sauf exceptions (comme sur ce forum, pour des raisons évidentes), je suis hostile au pseudonymat sur des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter. Chacun devrait y assumer ses propos, parfois irresponsables et haineux, en pleine lumière - comme sur la place du village.

3) De dérive en dérive, on finit par tuer la liberté d’expression. Pour des motifs légitimes de protection des "minorités" et de respect des sensibilités religieuses et autres, on n’a cessé de restreindre la liberté d’expression. C’est une dérive dangereuse à mes yeux. La minorité X se prévaut de la protection légale dont prévaut la minorité Y, les tenants de la religion A se plaignent que la religion B soit mieux traitée par la loi : c’est un engrenage sans fin, mortifère pour la Nation.

En France, la liberté d’expression devrait être sacrée. Pas absolue car des appels au crime doivent évidemment être interdits, mais on devrait avoir le droit de dire des bêtises, des choses irrespectueuses, des blasphèmes, sans craindre pour sa vie. C’est de moins en moins le cas, et la racine de ce mal est que certains ont voulu - à nouveau, pour des motifs louables - rendre la société "parfaite", interdire la bêtise, le racisme, la xénophobie. Le problème, c’est que, de proche en proche, on finit alors par interdire aussi la critique des religions, le blasphème. Chacun se croit alors en droit, dès qu’il se sent "offensé", de désigner à la vindicte publique "l’offenseur" supposé - en l’occurrence un enseignant libre et courageux - et se rend complice du plus abominable des crimes.

Dernière modification par Scipion8 (17/10/2020 15h12)

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[+2]    #85 17/10/2020 11h47

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Je suis 100% d’accord avec votre message @Scipion8, mais croyez-vous que nous pouvons encore sortir de cet engrenage ?

La zizanie semée par les réseaux sociaux est trop intéressante et exploitable politiquement (diviser toujours plus finement pour mieux reigner) et la délégation de l’application des Lois à ces entreprises privées beaucoup trop confortable (et encore une fois, exploitable - voyez la censure honteuse des documents de Hunter Biden Vendredi) pour que le Pouvoir abandonne volontairement cet outil.

Laisser les professeurs et les soignants en première ligne se prendre de front la violence et la folie engendrée par ces tactiques de manipulation et division est aussi bien confortable. Comme les soldats, ils sont faiblement payés et ont signé pour en baver, et surtout ils sont totalement jetables et remplaçables du point de vue de l’Etat. Qu’est-ce qui motiverait le Pouvoir a changer ça ? De toute façon ils sont trop pauvres et ont un sens moral trop élevé (sinon ils n’auraient pas choisi une profession aussi altruiste) pour faire grève suffisamment longtemps ou démissionner en nombre suffisant pour inverser le rapport de force.

Et comme vous le dites justement, chaque frange créée est cimentée par de nouvelles restrictions et un nouveau front dans la bataille pour la liberté d’expression.

Chaque explosion localisée de violence, comme un os qui craque sous la pression dans l’étau de supplice, est l’occasion de redonner un tour de vis supplémentaire.

Comme le QE est un transfert massif de richesse, la dislocation du corps social est un transfert massif de pouvoir. Et l’on aura beau jeu de dire à la fin que de toute façon, ces débciles n’en étaient pas digne.

Nous sommes au milieu d’un power grab violent et de plus en plus rapide (la COVID a donné un sacré coup d’accélérateur) et je ne vois aucune issue, si ce n’est essayer de se mettre à l’écart.

Dernière modification par doubletrouble (17/10/2020 11h48)


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[+2]    #86 17/10/2020 11h56

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Bonjour à Scipion et à tous

Vous doutez des sanctions judiciaires …moi celle que je crains c’est qu’un de nos "juges" à l’impartialité subjective et sélective sanctionne le policier qui a tiré et blessé l’assassin  (je n’arrive pas à dire le "présumé" assassin).
Comme Doubletrouble j’ai énormément d’amertume et j’en veux à tous nos "politocards" qui au fil des mandats électifs ont imposé à tous les habitants de la France des minorités, soit disant en danger mais inassimilables, dont le seul but est de prendre le contrôle par tous moyens. Je pense d’ailleurs que c’est fait.
Quant à nous Investisseurs (mal)Heureux, taisons-nous et continuons à nous faire pressurer d’impôts et de taxes.
Pour ce professeur (je pense à sa famille et à ses collègues), pas de souci Macron le fera chevalier de la Légion d’Honneur : ouf.

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#87 17/10/2020 12h59

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@Navarre :  je pense que dans votre analyse vous vous méprenez sur le rôle joué par les "minorités". Par définition, elle ne peuvent pas, et même si elles le pouvaient, il ne leur sera pas permis de prendre le pouvoir. Elles jouent le rôle des bandes de mercenaires médiévales, un outil grossier de projection de force qu’on peut mobiliser facilement moyennant paiement (les milliards dépensés dans les "plans banlieues", les subventions aux associations/ONG) ou en autorisant la rapine (on ferme les yeux sur le trafic de drogue en banlieue, mais aussi les exactions d’Oxfam à Haiti ou les migrants débarqués illégalement). Elles en retirent une relative liberté d’action qui peut sembler superficiellement attrayante mais elles ne peuvent jamais dépasser le rôle d’idiot utile.

Le pouvoir reste aux Princes qui les embauchent.

Dernière modification par doubletrouble (17/10/2020 13h00)


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#88 17/10/2020 15h30

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Doubletrouble
Je comprends votre analyse mais ne la partage que pour un tiers.
Les circonstances qui nous font "débattre" sont trop dramatiques pour que je souhaite pousser plus loin cet échange.
Comme je l’ai déjà écrit, ce que je partage à 100% avec vous, c’est une immense amertume et la certitude qu’il n’y a pas d’issue.
A chacun de se protéger et de ne pas faire de vagues (comme on dit dans les hautes sphères de l’EN)

Bien à vous

J’ai oublié d’ajouter qu’en d’autres circonstances et partant d’autres causes j’aurais apprécié débattre avec vous.
Cette actualité me mine et m’en rend incapable.

Dernière modification par Navarre (17/10/2020 15h36)

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[+2]    #89 17/10/2020 16h02

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Quelques remarques :
Pour avoir enseigné l’histoire-géographie hier dans un collège "rep" (nouveau nom des "zep"), où les musulmans sont nombreux, je tiens à préciser que l’ambiance est sans agressivité à propos de l’islam. Hier, donc, un sixième m’a demandé poliment pourquoi le livre évoquait le judaïsme, le christianisme et pas l’islam : c’est au programme de cinquième, ai-je répondu et tout est resté calme, alors que la classe est parfois "remuante".
Cette tragédie a plusieurs auteurs : le taré qui a décapité, la nébuleuse islamiste qui l’a encouragé et les réseaux sociaux qui ont favorisé la "chasse au prof". Je ne place pas le parent d’élève musulman qui a soulevé "l’affaire" sur le même niveau : les emmerdeurs, quelque soit la religion, ne sont pas des criminels. Enfin, l’enquête tranchera [rectification : l’enquête semble bien impliquer la participation d’un parent d’élève dans la "chasse au prof" puis à la préparation de l’assassinat].
Ma vision est que nous allons vers de plus en plus d’affrontements culturels car sinon deux religions, du moins deux cultures cohabitent et s’opposent dans le cadre du collège zep : une culture des élèves dérivée de l’Islam, d’ailleurs souvent méconnue par ceux qui s’en réclament, et un mélange "féminisme-LGBT-écologie", bien représenté parmi les professeurs et l’administration. Plus que des connaissances ou des règles de droit, on nous demande d’enseigner un savoir-être qui relève de la sphère privée. Or, ce qui rend l’enseignement efficace est d’abord la légitimité du professeur, évidente dans sa sphère de compétence, mais beaucoup moins dans d’autres domaines, nettement plus flous (sexisme etc.). Lorsque j’étais lycéen, nous avions des connaissances vastes à acquérir et le professeur nous influençait par son charisme et son esprit ; aujourd’hui, il s’agit d’une sorte de prêche pro "laico- écolo-féministo-homo" qui fonctionne assez bien dans les lycées de bon niveau, mais fait sourire les collégiens des quartiers pauvres. Bref, en voulant unir les populations par une nouvelle religion de l’Etat, c’est à dire le discours bobo, on obtient le contraire…

Rastignac

Dernière modification par Rastignac (21/10/2020 15h27)


“L'épargne est une magnifique réalité, spécialement quand nos parents l'ont pratiquée.” Mark Twain…

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[+1]    #90 17/10/2020 16h22

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Scipion8 a écrit :

Personnellement, sauf exceptions (comme sur ce forum, pour des raisons évidentes), je suis hostile au pseudonymat sur des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter. Chacun devrait y assumer ses propos, parfois irresponsables et haineux, en pleine lumière - comme sur la place du village.

Le "pseudonymat" permet aussi d’éviter bien des lynchages…

Il a de toute manière ses limites, car, si la justice veut obtenir la véritable identité des auteurs de certains écrits sur un forum, elle l’obtiendra en général (je connais plusieurs cas de personnes sous pseudo qui ont finis condamnés…).

Après, on peut argumenter sur le fait qu’elle l’obtiendra trop tard (la justice avance à sa vitesse, gage de sérénité, mais très éloignée de la vitesse de la lumière…), et que la plupart des dégâts seront déjà faits, et, pour certains, seront irrémédiables.
Mais je ne vois pas de solution concrète à ce genre de problématique, hormis (pour partiellement atténuer le problème) introduire un délai assez long entre l’écriture d’un message et sa publication sur le forum, qui me semble cependant difficile à justifier ou à mettre en oeuvre (il y aurait pléthore de moyens de contournement).
Une piste serait que chacun soit tenu responsable de ses écrits (c’est déjà le cas !) et que la justice demande des comptes et sanctionne, quand certains écrits ont eu des conséquences, et fasse plus/mieux savoir qu’elle le fait.


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[+1]    #91 17/10/2020 17h56

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@GBL : C’est vrai que la justice peut retrouver les auteurs de communications illégales (haineuses, diffamatoires ou incitant au crime) faites sous pseudonyme, mais l’argument clef contre le pseudonymat, à mon sens, est la simple observation empirique que les gens, dans leur écrasante majorité, se comportent de façon bien plus responsable lorsqu’ils écrivent sous leur identité réelle (pour des raisons de réputation, de répercussions professionnelles etc.). Il suffit d’utiliser Twitter pour le constater.

Mais cette question du pseudonymat est indissociable de celle du périmètre de la liberté d’expression. Il y a 2 logiques opposées, à mon sens :

1) définir le périmètre de la liberté d’expression pour éliminer/minimiser le "mal" (= la haine, le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie etc.). Le gros problème de cette approche, c’est que chacun a sa conception personnelle du bien et du mal. Un musulman pieux peut ainsi considérer qu’insulter le Prophète est très "mal", que c’est une insulte non seulement contre l’islam, mais contre les musulmans dans leur ensemble. On voit bien la dialectique de la supposée "islamophobie", l’identifiant à une forme de racisme : ainsi la frontière entre la critique de la religion (légale) et le racisme (illégal) devient de plus en plus floue. La disjonction entre une justice autorisant la critique virulente de certaines religions et interdisant le racisme contre d’autres alimente le sentiment d’injustice et la compétition victimaire entre les "minorités", et finalement un communautarisme destructeur pour l’unité de la Nation.

Cette logique de minimisation du "mal", défini de façon de plus en plus large (c’est la logique du "politiquement correct"), conduit à une société où la liberté d’expression est très relative, puisqu’il faut prendre garde, à chaque instant, à n’offenser personne. Dans une telle société (la société actuelle), le pseudonymat me semble indispensable, puisqu’alors l’expression publique de la moindre divergence par rapport au "politiquement correct" dominant est, en pratique, impossible ou extrêmement risquée (perte d’emploi, représailles physiques etc.) : une tyrannie consentie.

2) définir le périmètre de la liberté d’expression pour éliminer/minimiser la violence. L’avantage de cette approche, c’est que la violence (contrairement au "mal") peut être objectivement établie, jugée, sanctionnée. Dans ce modèle, on accepte une expression plus libre des opinions générales - y compris bêtes, haineuses, racistes, xénophobes, blasphématoires etc. - mais on sanctionne durement les dérives violentes.

Dans ce modèle-là, l’interdiction du pseudonymat me semble appropriée, puisqu’elle établirait une barrière "naturelle" (celle des conventions sociales), et non judiciaire, à l’expression des opinions haineuses : il serait pleinement admis que chacun peut exprimer ses opinions (même haineuses, même racistes, même blasphématoires), mais il devrait le faire en son nom propre et assumer socialement ses propos.

Vous comprendrez que je préfère bien sûr largement le 2nd modèle, car je ne vois pas d’autre issue au 1er que des déchirements de plus en plus violents de l’unité nationale. Le caractère intenable de la législation actuelle est bien illustré par le cas Zemmour : un polémiste condamné plusieurs fois pour incitation à la haine mais au succès médiatique incontestable.

Perso je considère que la dérive, depuis 30 ans, vers une société de l’indignation permanente, où chacun se sent offensé à la moindre moquerie, à la moindre critique, au moindre blasphème, où la moindre polémique est judiciarisée, est profondément mortifère. Cela pose un problème particulier s’agissant de l’intégration des musulmans en France.

Nous sommes à la croisée des chemins : soit nous persistons dans cette voie, et il nous faudra, en pratique, abandonner l’essentiel de notre liberté d’expression, sauf à vouloir risquer le sort de ce malheureux enseignant ; soit nous acceptons pleinement le principe de la liberté d’expression - qui ne vaut pas simplement pour moi-même ou pour les opinions que j’ai envie d’entendre, mais aussi pour celles qui peuvent me sembler fausses, choquantes, insultantes, blasphématoires, haineuses, avec des exceptions précisément définies par la loi (diffamation, incitation au crime etc.). L’enfer est pavé de bonnes intentions : à vouloir sans cesse réduire l’expression des opinions déplaisantes, nous avons alimenté chez beaucoup une sensiblerie très excessive, et créé un monstre, un communautarisme victimaire, et à terme, un climat de guerre civile. Les réseaux sociaux et le pseudonymat amplifient le phénomène. J’espère que la France, fidèle à sa devise, restera une terre de liberté et une Nation unie sans communautarisme.

@Doubletrouble : C’est vrai que la polarisation croissante des opinions publiques est un phénomène inquiétant et particulièrement marqué, mais je crois pas que l’éclatement de la société en "communautés" hostiles, enfermées dans une paranoïa victimaire, soit le destin inéluctable de nos sociétés.

D’une certaine façon, le monde musulman connaît la même transition difficile vers la modernité que d’autres religions avant lui ; cela ne se fait pas sans mal et je vois dans la violence (qui est le fait de quelques radicalisés extrêmement minoritaires, souvent étrangers, et pas du tout représentatifs des musulmans de France) le combat perdant d’une arrière-garde. Partout dans le monde (je le vois dans mes missions à travers le monde), les jeunes, quelles que soient leurs origines et leur religion, aspirent à plus de liberté, plus d’échanges, ils apprécient et acceptent la différence.

Quant aux réseaux sociaux, il est clair pour moi qu’ils jouent un rôle majeur dans la polarisation violente de nos sociétés, et que leur pouvoir devrait être encadré et régulé. Idéalement par une définition plus précise de la liberté d’expression (dont ils ne devraient pas être juges, à mon sens), par une interdiction du pseudonymat, et par des sanctions lourdes quand ils empiètent sur les lignes rouges de la loi.

Comme vous, je considère l’importation en France des concepts communautaristes américains comme une défaite intellectuelle et une dérive mortifère, dont, je pense, les intellectuels français les plus lucides sont désormais bien conscients. J’espère que nous serons la dernière génération à encore voir des "blancs" et des "noirs", à condamner ou suspecter untel pour sa religion (un sujet qui devrait rester dans l’intimité du foyer et des lieux de culte, et, en tout cas, rassembler et élever les hommes plutôt que les diviser). De ce point de vue, j’ai beaucoup apprécié mon expérience en Afrique, où l’on préfère plaisanter de ces sujets, où l’on sait accueillir l’étranger, et où le chrétien et le musulman partagent la même table de façon fraternelle.

Dernière modification par Scipion8 (17/10/2020 18h04)

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[+1]    #92 17/10/2020 20h21

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Je trouve un peu paradoxal de vouloir défendre la liberté d’expression en proposant de retirer une liberté, celle de publier sous un pseudonyme, sachant que, si ce qu’on publie est contraire à la loi, ce n’est pas l’anonymat qui permettra d’échapper à une sanction. A mon sens, ce n’est pas la foule (physiquement, ou virtuellement sur un réseau social) qui doit "juger", et donc la foule n’a pas à connaitre l’identité de celui qui est derrière un pseudo, et l’existence de pseudo participe même à la liberté d’expression.

Je ne crois pas qu’il faille mélanger ou assimiler des concepts moraux (le "mal") avec des concepts légaux (la "loi"), qui n’ont pas le même rôle et la même portée. Ceci d’autant plus que ces deux types de concepts ne se confondent que si on est dans un système où la loi serait exactement la religion ou la morale ou la règle communautaire (aux USA, ou dans d’autres sociétés "communautaires", ou en Inde, le viol ou le meurtre serait-il autorisé par la loi si une communauté décidait qu’il devrait l’être ?), qui devrait d’ailleurs être "unique".

Je ne crois pas plus que les abus ou mauvais usages de certains outils (comme les réseaux sociaux) devraient déboucher sur leur interdiction ou de leur mise sous contrôle hormis en sanctionnant ce qui y enfreint la loi. De toute manière, je défis quiconque d’y arriver, et même un pouvoir comme celui en Chine, ou la NSA, doit s’y adapter… A défaut de pouvoir éviter ces abus (Minority Report étant une fiction), comme les abus de ceux qui veulent se faire ce qu’ils appellent à tort justice, il faut se contenter de sanctionner ceux qui contreviennent à la loi.

Je suis d’accord sur le fait qu’il y a eu une évolution, en France, depuis, par exemple 30 ans.
Mais je n’oublie pas qu’il n’a de tout temps (et guère plus depuis 30 ans qu’avant) jamais été sans risque d’exprimer publiquement une opinion qui heurte la sensibilité d’une partie (même très minoritaire) de la population. Et qu’il y a d’ailleurs eu pas mal de courageux pour s’y risquer (en France, comme ailleurs), parfois d’ailleurs sous pseudonyme, même si c’était moins visible avant (il est plus facile de diffuser son opinion maintenant qu’avant, que par ex il y a 30 ans du temps de l’ORTF).
Je n’oublie pas non plus que le niveau de violence physique n’a, à bien des égards (et contrairement à ce qu’une écoute trop longue des chaines d’info pourrait laisser croire), pas augmenté en France depuis 30 ans ou plus  (lire par ex ceci ou celà, même si certaines sources ne semblent pas d’accord, par ex ici) (lire aussi, pour prendre plus de distance, le Rapport de l’OMS sur la violence, par ex:  p12 l’Europe et le Pacifique Occidental sont les seules zones au monde avec plus de suicides que d’homicides; p41 l’impact des médias sur les violences; et les pistes proposées pour diminuer la violence).


J'écris comme "membre" du forum, sauf mention contraire. (parrain Fortuneo: 12356125)

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#93 17/10/2020 20h51

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@GBL : En Occident, on n’aime pas les responsabilités, mais on aime avoir l’air compassionnel et vertueux, donc je ne pense pas qu’une fin du pseudonymat serait directement entériné par une Loi.

A la place, il suffit d’introduire quelque chose comme la Loi Avia en prétextant une enfant harcelée qui se pend, ou de vilains terroristes, qui justifie ensuite que les différentes plateformes privées mettent en place l’infrastructure permettant de moucharder signaler les messages des autres utilisateurs (si elles n’existait pas déjà), demandent une pièce d’identité et un scan du visage comme en Chine, etc… afin d’être en mesure de se couvrir en cas de "problème".

Ainsi personne n’est responsable : la plateforme supprime le contenu signalé par un utilisateur pour ne pas se prendre une amende, et comme les pelotons d’execution ne savent pas qui a tiré la balle fatale, les utilisateurs qui signalent peuvent se dédouaner sur les potentiels autres offensés.

Personnellement, j’ai une vision beaucoup plus libertaire des choses et je pense qu’il faudrait laisser les citoyens faire et dire ce qui leur plaît à partir du moment où ils ne blessent pas, directement ou indirectement, physiquement ou financièrement, les autres citoyens, ni ne les privent de l’usage de leurs droits. Généralement, des Lois anciennes et éprouvées existent déjà pour couvrir la majorité des actions ou des dires susceptibles d’aboutir à ces torts. Par exemple, les lois sur la diffamation couvrent la calomnie en ligne ; le droit à l’image le revenge porn ; le harcèlement est puni par la Loi ; ainsi qu’évidemment les menaces de morts ou une tentative de meurtre !

Le problème, c’est que les gens sont en train de créer un "droit à ne pas être offensé" idéal pour justifier des dérives totalitaires. De mon point de vue, le "droit à ne pas être offensé", c’est simplement le droit de passer son chemin, ne pas finir un livre qu’on n’aime pas ou ne pas finir son assiette - mais pas interdire à tout le monde de lire ce bouquin ou déguster ce plat !

Ce désir de vouloir controller les autres est vraiment la racine toxique de toute cette atmosphère pesante - de tous les côtés de l’échiquier. Certains veulent vous forcer à faire du vélo, d’autre à ne pas manger de viande, d’autres à ne pas publier de caricatures, d’autres veulent décider si vous avez le droit de vous marier ou d’avoir un enfant, ou d’avorter, ou d’éduquer vos enfants à la maison…

Vivre et laisser vivre, ce n’est pourtant pas si compliqué ? Laissons notre voisin tranquille !


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[+1]    #94 30/10/2020 19h08

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L’enseignement secondaire, c’est aussi (et surtout) ça : être géré par des bureaucrates très éloignés de la réalité du terrain.

--

(1) Publié le Jeudi 29 octobre 2020 dans la matinée



Une minute de silence partout en France

« Les décisions seront précisées ce soir », a ajouté le ministre, qui doit participer à une conférence de presse en fin de journée autour du Premier ministre Jean Castex. Le ministère a pour l’instant annoncé que la rentrée de lundi serait décalée à 10 heures pour tous les élèves, avant un hommage en plusieurs temps : une « séquence pédagogique » dans les classes, la lecture de « la lettre aux instituteurs et institutrices » de Jean Jaurès et une « minute de silence ».

« Il y aura une minute de silence vers 11h15 », a dit Jean-Michel Blanquer, précisant que ses modalités pourraient « évoluer d’un établissement à l’autre », en fonction de leur taille ou de la configuration des cours de récréation. « Parfois, ce sera en classe, parfois dans la cour (…) J’écrirai aux chefs d’établissement en fin de journée », a-t-il indiqué.

--

(2) Vendredi 30 octobre 2020

Dans la journée de vendredi, les principaux et proviseurs travaillent sur l’organisation de cette rentrée (en sus du protocole sanitaire) et envoient à TOUTES LES FAMILLES les informations pour les prévenir de cette rentrée particulière.
Un boulot conséquent…

Les enseignants travaillent sur l’élaboration de cette journée hommage, car cet événement est un drame.

--

(3) Publié le Vendredi 30 octobre 2020 à 18h33



Rentrée classique à 8h00
Hommage annulé et remplacé par la "banale minute de silence"
(en classe plutôt que dans la cours, alors que le moment est beaucoup plus solennel lorsque tous les élèves sont présents).

Les principaux et proviseurs n’ont plus qu’à se débrouiller pour gérer la suite…
Le week-end commence, à eux de (ré) avertir tous les parents d’ici la rentrée de lundi.

--

On préfère reculer devant le terrorisme. Les terroristes ont-ils gagné ?
Comme d’habitude, des ordres, des contre-ordres (de dernière minute). Des hésitations, des rebonds de dernière minute. De l’amateurisme en fait ? 

--

C’est la même chose avec le protocole "soit-disant" renforcé.

P. 3 - Le principe est la distanciation physique d’au moins 1 mètre lorsqu’elle est matériellement possible.

P. 3 - Si la configuration des salles ne permet absolument pas de respecter la distanciation, alors l’espace est organisé de manière à maintenir la plus grande distance possible entre les élèves.

P. 4 - Le lavage des mains aux lavabos peut se réaliser sans mesure de distance physique.

P. 4 - L’aération des locaux est la plus fréquente possible et dure au moins 15 minutes à chaque fois. Cette aération doit avoir lieu au minimum toutes les 2 heures.

P. 5 - La limitation du brassage est requise. Lorsque le non brassage entre classes n’est pas possible, la limitation du brassage s’applique par niveau.

P. 6 - La restauration scolaire doit être privilégiée. Elle peut être organisée dans les lieux habituels. Lorsque le respect de la distance d’un mètre entre élèves est matériellement impossible, il convient de faire déjeuner les élèves d’un même groupe (niveau…) ensemble.



Heureusement que le masque a été imposé dès 6 ans… pour pouvoir ajouter le terme "renforcé" à ce protocole. Ca fait plus "vendeur", plus sérieux.

Tout cela m’écoeure…

Dernière modification par maxicool (30/10/2020 19h32)


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#95 30/10/2020 20h33

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Quelle mascarade !

C’est affligeant.

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#96 31/10/2020 09h15

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Il me semble que personne n’a posté la dernière Note du Conseil Scientifique Covid-19, du 26 octobre 2020.  Elle a alimenté le discours de M. Macron et entraîné le nouveau confinement.

Chacun sait que le chef de l’Etat est (très) très attentif à ses recommandations et qu’il suit la majeure partie de ces préconisations. Le discours de M. Macron a été construit sur cette base (jusqu’à la reprise intégrale de certaines formulations (discours du 28/10).

On peut notamment y lire :

P. 25 - Fermeture des établissement scolaires

"Les principales connaissances sur la circulation du virus à l’issue de la première vague épidémique  en  Europe sont résumées dans la note de l’ECDC du 6 août 2020 (Covid-19  in children  and the  role  of  school  setting  in  Covid-19  transmission). On  peut  y  rajouter l’expérience  tirée  de  la  rentrée  universitaire  en  septembre  dernier,  pour  aboutir  aux conclusions suivantes:

- Pour  les  universités,  les  clusters  ont  été  nombreux  partout  dans  le  monde,  et  la majorité  des  contaminations  semble  avoir  eu  lieu  dans  les  résidences  des  campus, dortoirs, et lors d’activités récréationnelles ou festives en marge de l’université.

- Pour les lycées et les collèges : les adolescents de 12 à 18 ans semblent avoir la même susceptibilité au virus et la même contagiosité vers leur entourage que les adultes. Ils font  cependant des formes moins sévères de la maladie comparé aux  adultes, avec une proportion de formes asymptomatiques autour de 50%.  Le risque d’épidémie est bien  documenté  (France,  Chili,  Israël),  avec une transmission  vers  le  personnel enseignant.
Les mesures de contrôle bénéficient d’un bon niveau de compréhension des élèves, mais le risque de contamination extra-scolaire est élevé.

Ici, on s’aperçoit que le Chef de l’Etat a quelque peu "édulcoré" ce passage, en affirmant ( à maintes reprises dès juin 2020) que les élèves de Collège étaient moins contaminateurs que les adultes. Afin de justifier l’ouverture des établissements scolaires.

Le chef de l’Etat s’était alors basé sur une unique étude, celle du Professeur Cohen, menée sur 600 patients environ. Etude relayée par le Haut Conseil de la Santé publique (avis du 10 06 2020).

- Pour les écoles primaires : les enfants âgés de 6 à 11 ans semblent moins susceptibles, et  moins  contagieux,  comparés  aux  adultes. Ils font des formes bénignes  de  la maladie,  avec  une  proportion  de  formes  asymptomatiques  autour  de  70%. Peu d’épidémies ont été documentées, mais une transmission silencieuse du virus entre enfants a été décrite.  En revanche, elle ne semble pas affecter de façon significative les enseignants, mais peut s’accompagner de transmission intrafamiliale secondaire."

- Cependant, le point-clef pour l’ouverture des crèches, écoles, collèges, lycées et universités est le niveau de circulation du virus dans la communauté. Les études rassurantes publiées pendant l’été 2020 sur le risque modéré d’épidémies en milieu scolaire l’étaient avant tout parce que la circulation  du virus en Europe en post-confinement était faible. La situation a radicalement changé avec la reprise épidémique du mois d’octobre et doit nous conduire à reconsidérer l’ouverture des établissements scolaires".

--

Des études récentes ont montré que les enfants étaient plus contaminateurs que l’on ne le pensait en juin 2020.

SOURCE

Et si les enfants étaient bien plus contagieux que ce qu’on avait imaginé… ? C’est en tout cas ce que conclut une étude américaine publiée dans la revue médicale JAMA Pediatrics jeudi 30 juillet 2020, expliquant que le taux de matériel génétique du coronavirus détecté chez de très jeunes enfants (de moins de 5 ans) était de 10 à 100 fois plus élevé par rapport à d’autres enfants atteints de la Covid-19 ou à des adultes, ce qui les rendrait beaucoup plus contagieux.

Cet article dresse un bilan des études sur la contagiosité des enfants. C’est intéressant à lire…

--

Chacun se forgera son opinion sur les conclusions du Conseil Scientifique concernant les risques en milieu scolaire. Vive la liberté d’opinion !

Dernière modification par maxicool (31/10/2020 09h33)


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#97 31/10/2020 10h42

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Bonjour maxicool,

Lundi, tout comme vous, je suis de retour dans l’incubateur géant où je cotoie environ 400 élèves par semaine (15 classes en charge).
Beaucoup de nos élèves arrivent en car, mangent à la cantine sans pouvoir respecter la distanciation, partagent la cour de récréation où ils restent en grappe, sont entassés à plus de 25 dans nos classes exigues avec pour certains, un port inadéquat du masque.
Si le covid19 pouvait parler, il remercierait chaleureusement le ministre pour tous ces véhicules humains mis à sa disposition pour assurer sa dissémination.
"Vous êtes en télétravail, vous vous croyez en sécurité, mais vous serez infectés par vos enfants rentrant de l’école.   Dommage aussi pour papi et mami".
Dans deux ou trois semaines, devant la catastrophe qui s’annonce, les établissements scolaires seront fermés, mais nous aurons perdu deux ou trois semaines du fait de l’incompétence et de l’aveuglement  de nos dirigeants, et les conséquences économiques seront plus graves que si nous avions décidé d’un confinement dur  sur une courte durée.
J’oubliais le principal, des dizaines d’adulte travaillant dans les établissements scolaires (voir des centaines) vont mourir parce que leur employeur ne leur fournit que des masques fantaisie au pouvoir protecteur proche de zéro quand ils ne sont pas tout simplement  toxiques (masques dim).

Dernière modification par Deneb (31/10/2020 10h51)

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#98 31/10/2020 10h55

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Que pensez-vous de l’impact sur les collégiens/lycéens de ne pas aller en classe pendant X mois au cours d’une année ? Avez-vous pu remarquer si les élèves ont des lacunes suite à la fin d’année scolaire chaotique de 2020 ?


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#99 31/10/2020 11h06

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Bonjour Faith,

On ne peut pas nier que, malgré l’envoi des cours et de la correction des exercices par internet, les cours en visioconférence, l’impact du confinement sur la scolarité des élèves a été important (Pour diverses raisons, certaines notions n’ont pas été acquises).
Il semblerait que rien ne remplace un cours en présentiel.
Dans le collège normand où j’enseigne, le confinement fut aussi du pain béni pour un nombre important d’élèves qui y virent une bonne occasion de s’offrir des vacances supplémentaires.

Dernière modification par Deneb (31/10/2020 11h08)

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[+1]    #100 31/10/2020 11h16

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Deneb a écrit :

Il semblerait que rien ne remplace un cours en présentiel.

Je le pense aussi.
D’où la difficulté de la décision politique: fusiller une deuxième année consécutive pour de nombreux élèves pour juguler au maximum la propagation, ou prendre le risque d’une limitation moindre de l’épidémie en espérant ne pas trop affecter la scolarité.

C’est d’ailleurs la même difficulté pour l’économie: tenter de placer le curseur entre santé court/moyen terme et extrême pauvreté à venir.

Et dans les deux cas, même une fois le curseur placé, impossible d’être sûr que les moyens mis en place amène à ce curseur. Vous le dites d’ailleurs d’une certaine manière, en estimant qu’un confinent plus strict serait plus protecteur de l’économie. C’est une possibilité, mais impossible d’en être certain, ni de son contraire d’ailleurs.


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