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#51 31/03/2020 19h59

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gandolfi a écrit :

@De mon coté ancien salarié du privé à Bac+8. J’ai passé le concours enseignant qui nécessiteun Bac+5 et qui correspond à la catégorie A de la fonction publique (équivalent à commissaire de police, directeur des services….).

Le niveau assimilé de "catégorie A"  est à mon sens assez biaisé, surtout depuis quelques années

A mon époque une licence suffisait.

Souvent les étudiants en fac de Lettres, LEA & co, sortis d’un bac L, faute de débouchés, passaient le CAPES

Comparez le taux de réussite aux concours entre le nombre de candidats inscrits et le pourcentage de candidats admis entre le concours de commissaire de police et celui d’enseignant du second degré (CAPES)

Ceci est valable pour pratiquement tous les concours de la fonction publique

Bien évidemment cela n’enlève strictement rien à la difficulté de la profession que je serai bien incapable d’embrasser

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#52 31/03/2020 20h00

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@Maxicool
à ma connaissance, un poste d’enseignant-chercheur titulaire à l’Université (Maitre de Conférences ou de Professeur des Universités) n’a rien à voire avec l’Agrégation (à moins que vous ne parliez de celle des Universités, ce qui m’étonnerait).

Des CDD comme enseignant contractuel à la Fac, j’en ai enchaîné une grosse quinzaine (peut être plus) dans ma jeunesse. RH moyenâgeuse, payé au lance-pierre et à mon époque, il n’y avait même pas de contrat en bonne et due forme (ce qui a mené une fois à un refus de paiement des vacations … et en l’absence de Prud’hommes, vous l’avez dans l’os). Je crois comprendre que les contractuels de la FP en règle générale.

Faut avoir la foi et la vocation. Mon épouse avait les deux. Moi pas (la foi) et je me suis enfuit en courant une fois mon Doctorat en poche (qui m’a ouvert les portes du privé).

Dernière modification par carignan99 (31/03/2020 20h03)

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#53 31/03/2020 20h22

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Carignan,

non, je sais bien. Je pense par contre qu’une agrégation permet simplement d’ouvrir des "portes", elle peut donner accès à tel ou tel poste d’enseignant en TD (ou en CDD) pour commencer.
Elle peut valoriser un cursus universitaire.
 
Chacun sait aussi que les postes d’enseignant-chercheur titulaire s’obtiennent souvent par cooptation.
Si on est pas dans les "petits papiers" d’un tel ou d’un tel, ça sera plus compliqué (quelque soit le doctorat obtenu).

Mais on s’éloigne du sujet du topic. On faut le grand écart ;-)

Dernière modification par maxicool (31/03/2020 20h23)


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#54 31/03/2020 20h27

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Chargé de TD = plus précaire, c’est rare.
Ah ben et puis si chacun sait (sic) que les postes d’enseignant-chercheur s’obtiennent souvent par cooptation (et pas faire une jolie thèse, publier dans des revues à comité de lecture et être recruté sur ses mérites), j’en sais moins que tout le monde (je pensais pourtant assez bien connaître ce milieu mais bon).
Vous semblez être pétri de certitudes (sur le métier de professeur des écoles, sur celui d’enseignant-chercheur et sans doute sur d’autres sujets), c’est admirable.
fin du hs en ce qui me concerne
Bonne soirée

Dernière modification par carignan99 (01/04/2020 00h08)

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#55 31/03/2020 23h41

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Bonsoir,

Je ne souhaite pas sur cette file dédiée aux professeurs des écoles participer à une discussion sur le supérieur. J’ai créé une file pour le supérieur et pour le secondaire.

Les problématiques sont vraiment différentes.La situation des enseignants du supérieur est différente de celle des professeurs des écoles, elle même différente de celle des enseignants des collèges et lycées.

Il existe des points communs, bien évidemment, notamment sur le plan de l’éthique professionnelle, des grilles salariales de la fpe, ….. Pour la différence titulaire/contractuel, elle est extrêmement importante et, à mon avis, les contractuels sont maltraités dans les trois cas.

IH : série de messages déplacés dans cette file suite à cette remarque.

Dernière modification par Caratheodory (31/03/2020 23h42)

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#56 01/04/2020 23h09

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L’agrégation de lettres permet d’enseigner dans le secondaire, notamment au Lycée.

C’est une agrégation du secondaire. L’agrégation du supérieur ne concerne qu’une poignée de disciplines droit, gestion, sciences politiques. Elle existait il n’y a pas si longtemps en économie, médecine, pharmacie.

Avec une agrégation du secondaire, il existe des possibilités d’enseigner en Cpge. Il faut demander une inspection par l’IG en charge de la discipline dans la circonscription académique, IG qui décidera discrétionnairement ce qu’il fait de vous. Ils tendent à preferer les docteurs. On peut aussi enseigner en STS mais je ne connais pas le systeme- je présume que l’affectation est aussi à la discrétion de l’IG.

Avec une agrégation du secondaire (et dans certains cas un CAPES), il existe une autre possibilité d’enseigner dans le supérieur. On appelle ce type de position des postes de PRAG. On fait 384 hTD au lieu de 192hTD pour les enseignants chercheurs. On n’a en revanche aucune obligation de faire de la recherche et ce n’est pas trop possible même si certains y arrivent - et peuvent même devenir enseignants-chercheurs. Mieux vaut aussi être docteur pour être recruté.

Si un agrégé en poste dans un lycée a envie de faire des vacations a 40 euros net de l’heure en Licence, frais de déplacement non remboursés, il est accueilli à bras ouverts à la fac. Mais ceux qui font ça cherchent surtout la stimulation intellectuelle.  Si on compte le temps de préparation, les déplacements, ce n’est pas rentable. Les gens qui vivent de vacations existent mais ce n’est pas raisonnable, IH a bien raison de pousser sa compagne à se reconvertir.

On se demande souvent pourquoi il y a ces deux corps avec des obligations de service différentes et des salaires différents. Je dirai que c’est parce que une partie des agrégés a vocation à travailler dans le superieur et l’autre en lycée. Les certifiés se répartissant entre lycée et collège.  Autre chose, en ce qui concerne ce que je connais, les maths, il n’y a juste pas photo au niveau des connaissances académiques entre les agrégés et les certifiés. La hiérarchie est moins marquée dans les matières non-déficitaires, je suppose. Ensuite, pour les competences pédagogiques, il faut bien dire qu’elles sont indépendantes du niveau académique et que c’est un gâchis d’argent d’affecter des agrégés en collège.

Un point assez penible pour les enseignants du secondaire est lorsqu’il faut se soumettre  aux mouvements inter-académiques ou intra-académiques. Ma femme a dû y avoir recours 5 fois au cours de sa carrière, donc y compris assez tard, sans excès de points et ça stresse.

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#57 02/04/2020 08h53

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Bonjour Caratheodory
S’agissant de la répartition certifiés et agrégés du secondaire, leur orientation collège/lycée/supérieur n’est concrètement pas tout à fait comme vous la décrivez.

Il y a des agrégés en collèges, des certifiés sur des postes d’agrégés ; des certifiés dans le supérieur et ce n’est pas  particulièrement à la marge : l’enseignant n’est pas qu’un diplôme et résultats à un concours, l’expérience et les retours d’expérience pour la hiérarchie peut jouer et il y a des opportunités fréquentes.
Je suis certifié et ai enseigné en STS (section de technicien supérieur) pendant l’essentiel de ma carrière et me suis vu proposer des heures en section préparatoire STG et DCG ainsi qu’à l’université et au GRETA  mais ai refusé certaines faute de temps et d’envie (il y a des mercenaires dans ce métier aussi).
Sur la façon dont on en vient à enseigner en STS : rien à voir avec l’agrégation ; opportunités, un trou à combler dans un emploi du temps, une réputation, un coup de bol, votre trombine passe bien avec le chef d’établissement, parfois croche patte à un collègue, demande motivée  lorsqu’on connaît bien le tissus économique local dans ma discipline -économie gestion-  et surtout un établissement où il y a beaucoup de STS. J’oubliais, certains sont très aidés par leur statut de syndiqués et représentants syndicaux.
Autre aspect : les agrégés font beaucoup moins d’heures et ne facilitent pas l’organisation des "emplois du temps classes" dans les sections ou une partie de l’enseignement représente plus de 14h par le même enseignant.
À noter, la plupart des agrégés sont vraiment largement plus compétents d’un point de vue disciplinaire que la plupart des certifiés. Mais ça ne garantit en rien qu’ils pratiquent exclusivement dans le secondaire ou le supérieur comme ça ne présume pas de leurs qualités pédagogiques.

L’enseignement primaire, secondaire, supérieur revêt mille pratiques et réalités différentes ; il y a  beaucoup de choses qu’il ne faut pas dire notamment sur le manque de bol que peuvent avoir certains collègues mais bien plus souvent des élèves et étudiants.
De mon point de vue, le diplôme et le statut ne font pas tout, même si les plus brillants (j’ose dire aussi y compris en terme de vivacité) sont les agrégés au concours (je ne pense pas à ceux qui l’obtiennent par cooptation et longue pratique syndicale…).

J’oubliais : le double statut dans le secondaire et sts avec des certifiés et agrégés est évidemment très discuté dans les salles de profs.
ça peut ne pas se percevoir dans un enseignement.
Mais le jour où on va dans une formation interne à l’établissement, il n’y a pas photos entre celles dispensées par les agrégés ou par les certifiés.
Parmi les seconds, certains n’ont vraiment pas honte.

Dernière modification par Range19 (02/04/2020 09h43)

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#58 30/04/2020 05h24

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Je n’y ai pas pensé jusqu’à ce matin.

Si vos enfants ont des profs d’Histoire-Géo qui décrochent eux-mêmes et "ne font rien", (petit coup de pub) vous pouvez utiliser ce site, vous y trouverez des cours en ligne, plus ou moins adaptés à Ma classe à la maison.
Si ça peut aider…


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#59 04/05/2020 23h02

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Quelques news.

J’ai reçu ce matin un mail du proviseur de la cité scolaire où je travaille. Cette cité scolaire compte un collège de 800 élèves environ.
Les familles ont été sondées pour savoir combien d’élèves seront à accueillir le 18 mai (si la département passe au vert) : 120 enfants (!).

Soit 15% des élèves.
Le collège comporte 28 classes. Ca fait donc une moyenne de 4,28 élèves à accueillir par classe.
Ca en dit long sur la motivation des parents (et/ou des élèves) à reprendre un rythme normal.

On peut se poser légitimement quelques questions :
(1) Quel intérêt pédagogique de reprendre les cours avec 4 élèves par classe ?
(2) Comment gérer les cours en présentiel pour seulement 4 élèves et les cours en distanciel pour les 25 autres ?
(3) Est-ce utile d’ouvrir ce collège normalement pour 15% des élèves ?
(4) Ne serait-il pas plus simple et rentable (pour tout le monde) de rassembler ces élèves par niveau de classe, de faire des groupes de 15 élèves (120 / 15 = 8 classes) avec des enseignants volontaires pour venir au collège (qui seraient dispensés des cours en distanciel) ?

Je ne sais pas si cet exemple est un cas particulier ou non, mais ces chiffres soulèvent quelques interrogations tout de même.

Dernière modification par maxicool (04/05/2020 23h03)


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#60 04/05/2020 23h15

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(1) Quel intérêt pédagogique de reprendre les cours avec 4 élèves par classe ?
(2) Comment gérer les cours en présentiel pour seulement 4 élèves et les cours en distanciel pour les 25 autres ?
(3) Est-ce utile d’ouvrir ce collège normalement pour 15% des élèves ?
(4) Ne serait-il pas plus simple et rentable (pour tout le monde) de rassembler ces élèves par niveau de classe, de faire des groupes de 15 élèves (120 / 15 = 8 classes) avec des enseignants volontaires pour venir au collège (qui seraient dispensés des cours en distanciel) ?

(5) Quel est l’intérêt de reprendre les cours le 11 mai, moins d’un mois avant l’arrêt des notes ?

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#61 04/05/2020 23h57

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Cette donnée de 15% de collégiens devant reprendre amène en effet à réfléchir à ce qu’on doit faire.
Votre solution (4) semble pragmatique car il n’est pas possible d’être en presentiel et en distanciel en même temps (*) mais ce sera compliqué a mettre au point. D’autant que la fréquentation pourrait augmenter.

(*) Je dis ça mais on a commencé à réfléchir à une formule dans ce style pour Septembre.  On n’est absolument pas sûrs que Septembre sera normal.

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#62 05/05/2020 00h30

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Bah, il faut bien reprendre les cours un jour, et forcément qu’au début il y aura assez peu d’élèves/d’écoliers et que l’organisation ne sera pas optimale.

Mais je n’ai guère de doute qu’avec l’ingéniosité de toutes les parties prenantes, l’organisation va s’améliorer petit à petit (les bonnes idées/pratiques seront "copiées"), que plus d’élèves reviendront (surtout en l’absence de "seconde vague"), que c’est à minima un bon galop d’essai pour septembre, et  sans doute très utile pour quelques élèves qui avaient largement décroché, et quelques parents qui s’arrachent les cheveux pour aller bosser sans avoir de solution correcte pour leurs enfants.

Les mauvaises langues diront qu’on a un autre exemple du paradoxe, où les gens sur le terrain se plaignent de ne pas avoir tous les moyens et toutes les consignes, jusqu’au dernier niveau de détail, leur permettant d’agir (sans avoir à inventer une bonne partie de la solution), et en même temps se plaignent que le ministère/gouvernement/etc. leur impose sans cesse des contraintes lunaires et éloignées du terrain. Tout ceci est juste …. la nature humaine, normale.


J'écris comme "membre" du forum, sauf mention contraire. (parrain Fortuneo: 12356125)

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#63 05/05/2020 09h26

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Caceray, le 04/05/2020 a écrit :

(1) Quel intérêt pédagogique de reprendre les cours avec 4 élèves par classe ?
(2) Comment gérer les cours en présentiel pour seulement 4 élèves et les cours en distanciel pour les 25 autres ?
(3) Est-ce utile d’ouvrir ce collège normalement pour 15% des élèves ?
(4) Ne serait-il pas plus simple et rentable (pour tout le monde) de rassembler ces élèves par niveau de classe, de faire des groupes de 15 élèves (120 / 15 = 8 classes) avec des enseignants volontaires pour venir au collège (qui seraient dispensés des cours en distanciel) ?

(5) Quel est l’intérêt de reprendre les cours le 11 mai, moins d’un mois avant l’arrêt des notes ?

Un (très ) proche s’occupe (bénévolement) de l’organisation d’écoles de l’enseignement libre, sous contrats.

Son point de vue sur les points (1), (3) et (5) = ça permettra (je cite) une répétition générale avant la rentrée de septembre.

Logique : mieux vaut ouvrir avec 10%, 20% ou 40% de l’effectif, pour roder les procédures. Qui ne manqueront pas d’être ajustées et revues, en fonction de la réalité du terrain.

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#64 07/06/2020 11h12

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Bonjour
Je suis professeur de math dans le var.
Je suis allergique aux réseaux sociaux habituellement mais en quête d’information sur des courtiers, je me suis inscrit sur ce forum. Un membre m’a alors dit qu’il y avait d’autres discussions qui pourraient m’intéresser.
Ma femme (professeur de français) est par contre totalement immergée dans les réseaux sociaux  (je dirai même submergée). Nous sommes tout les deux dégoutés par le "prof bashing" qui déborde aussi un peu à la télé. Si les élèves ne sont pas accueillis, c’est la faute de, je cite, "de ces feignasses de prof".
Le traitement journalistique est dans l’ensemble plutôt déplorable. Certes il y a des articles très bien mais ce ne sont malheureusement pas les plus "populaires".

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#65 13/06/2020 07h47

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chrisprof

Le traitement journalistique est dans l’ensemble plutôt déplorable. Certes il y a des articles très bien mais ce ne sont malheureusement pas les plus "populaires".

On en a eu quelques exemples ces derniers jours…

L’Opinion

- Ecole au ralenti: où sont les profs ?
- Enseignants en roue libre
- contrôle inexistant des absents

Côté professeurs, selon les chiffres du ministère, « ​entre 55 % et 60 % ​» étaient en présentiel cette semaine. Mais une donnée n’est jamais mentionnée ​: la répartition, parmi les 40 à 45 % restants, entre ceux qui sont en télétravail et ceux qui n’assurent plus leurs cours parce qu’ils ont des problèmes de santé, comptent une personne vulnérable dans leur entourage ou n’ont pas de solution pour garder leurs propres enfants alors même qu’ils font partie des familles prioritaires, bref, ne veulent pas les remettre à l’école.

Mais cette réelle prouesse d’enseignants qui ont tenu leurs classes à bout de bras virtuels masque une autre réalité. « Cet épisode a révélé la perte de la valeur travail, relève un bon connaisseur du milieu enseignant, ancien membre d’un cabinet ministériel rue de Grenelle. Car des excuses plus ou moins bidon, il y en a eu beaucoup. Après tout, une personne “fragile”, on en a tous une dans notre entourage. Cela suffit-il pour ne pas retourner au boulot ? La vraie raison souvent, c’est que beaucoup de profs se sont mis en roue libre, bien décidés à glisser ainsi doucement vers les grandes vacances. » Une proportion que l’Education nationale évalue du bout des lèvres à 5-6 % d’un corps professoral comptant 880 000 membres. « Largement sous-estimé ! », jugent des sources extérieures.

--

Enquête France 2

- arrêts maladie de complaisance
- « profs qui sèchent leurs propres cours »
- « profs qui ont abandonné leurs élèves pendant plus de deux mois »
- « profs décrocheurs qui mériteraient un bonnet d’âne »

Reportage de 3 minutes sur 4-5% des enseignants décrocheurs.
A quand un reportage de 60 minutes sur les 95-96% restant qui ont fait leur boulot correctement ?

Le Ministère dit avoir identifié ces 4 à 5% de profs fainéants et affirme qu’ils sont sanctionnables. Et bien, qu’il le fasse pour soutenir (et indirectement remercier) les 95% de profs qui ont simplement fait leur boulot normalement depuis le confinement !
Mais bon, pour le faire, "il faut en avoir dans le pantalon", c’est plus difficile et audacieux qu’un discours ou une intervention devant les médias. 
L’avenir nous dira si le Ministère soutient et valorise les 95% ou couvre les 5%.

--

Certains enseignants ont assurément profité de la période pour se la "couler douce". Je pense que dans chaque établissement, chaque collègue identifiera quelques spécimens rentrant dans cette catégorie… Aux directions de faire remonter ces cas, au Ministère de l’EN de réagir, de sanctionner et de médiatiser ces sanctions (plutôt que laisser l’amalgame s’installer).
   
Sans cela, le contenu d’articles ou de reportages de ce type risque d’être généralisé à bien plus que 4 ou 5% d’enseignants.

Est-ce la faute des enseignants si le protocole sanitaire (limitant le nombre de places disponibles en raison des mesures barrière) empêche l’accueil de la totalité des élèves ?

Dernière modification par maxicool (13/06/2020 07h49)


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#66 13/06/2020 09h54

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A force de traiter nos enseignants comme des sous m.r.es, il ne faudra pas s’étonner dans quelques années si les 5% deviennent 50%…
A force d’être traités de paresseux, ils auraient bien tort de ne pas le devenir.

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[+1]    #67 13/06/2020 10h08

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"la perte de la valeur travail"… J’adore ces grades tirades rhétoriques, ces discours politiciens pour flatter les vils instincts de l’opinion publique, au lieu d’avoir une vraie présence de terrain et une vraie investigation, qui risquerait tellement, si elle se faisait, de mettre en évidence que ce qui fait le plus perdre la valeur travail, c’est quand la dictature administrative impose des modes de travail, et la charge de son autocontrôle (bah oui, c’est mieux de faire faire son boulot de contrôle par qui on doit contrôler, après tout il est le mieux placé pour jauger son activité).
Et on n’y sent pas juste un regard basé sur une morale digne d’avant-guerre, ou toute analyse du terrain voire d’un peu d’intelligence psychologique pour identifier des problèmes se traduisant par ces comportements dits problématiques, et y trouver des solutions, est singulièrement inexistant!
Dans mon taf d’infirmier, j’ai eu affaire à des institutions et des équipes dites déconnantes ou feignantes. Étonnamment en ne cultivant pas de posture de jugement et en allant au contact régulièrement et en dialoguant constamment, sur le terrain directement, on obtient des résultats !
Mais faut-il vouloir le faire au lieu de vouloir être le boss dans son fauteuil et claquer des doigts pour que les autres exécutent.

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#68 13/06/2020 15h20

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maxicool a écrit :

Le Ministère dit avoir identifié ces 4 à 5% de profs fainéants et affirme qu’ils sont sanctionnables. Et bien, qu’il le fasse pour soutenir (et indirectement remercier) les 95% de profs qui ont simplement fait leur boulot normalement depuis le confinement ![/b]
Mais bon, pour le faire, "il faut en avoir dans le pantalon", c’est plus difficile et audacieux qu’un discours ou une intervention devant les médias. 
L’avenir nous dira si le Ministère soutient et valorise les 95% ou couvre les 5%.

Il sera aussi instructif de constater la réaction des syndicats de l’EN (qui sont supposés représenter les 5% comme les 95%) si jamais le ministère sanctionne… C’est peut-être à ce niveau que le bât pourrait blaisser.

maxicool a écrit :

Est-ce la faute des enseignants si le protocole sanitaire (limitant le nombre de places disponibles en raison des mesures barrière) empêche l’accueil de la totalité des élèves ?

Pourquoi parler de "faute" ? ("errare humanum est", c’est "perseverare" qui est "diabolicum"…, donc identifier une erreur ou un disfonctionnement est bénéfique voire salutaire, car nécessaire pour qu’elle ne perdure pas)
Pourquoi ne pas analyser quels acteurs (il y en a eu beaucoup, et ceux ouvrant le plus large parapliue ont pu avoir le plus de poids) ont influencé la définition des modalités du "protocole sanitaire" (le diable étant dans les détails) mise en place dans les établissements de l’EN, ce qui qui permet de l’amender rapidement ou pas, et même la raison d’avoir un protocole unique défini au niveau national avec autant de détails, et pas juste des principes directeurs qui seraient mis en oeuvre dans chaque établissement (par des personnels intelligents, inventifs, et responsables, les organes centraux restant chargé d’observer et de communiquer sur les meilleures pratiques inventées localement) ?


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#69 13/06/2020 15h29

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Si des preuves évidentes sont rassemblées pour sanctionner les 4/5% (syndicat ou pas), ces enseignants ont tort.
Il faut juste oser aller à l’affrontement et non seulement utiliser un discours et de telles tirades.


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#70 13/06/2020 16h10

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Je n’ai absolument rien contre le fait que l’on sanctionne les "glandeurs" bien au contraire.
La position des syndicats m’a irrité plus d’une fois. Je ne parle pas évidemment des représentants sur le terrain qui sont en général très bien mais de la représentation nationale que je ne trouve pas du tout… représentative.
Par contre il y a évidemment peu de personnes pour mettre en avant, le fait,  que taux d’absentéisme dans l’éducation nationale est en général inférieur au taux moyen national.
Pour ma part en plus de 22 ans de carrière je dois avoir moins d’un mois d’arrêt de travail. Sachant qu’est compté là dedans, un arrêt de travail de 15 jours pour une "vilaine caresse" de la disqueuse.
Hier encore je discutais avec le chef d’établissement qui me disait qu’il avait du mal à accueillir les nouvelles vagues d’élèves. Je lui demande s’il manque de professeurs (à force de l’entendre à la télé)?
Pas du tout, il a plus de volontaires que de places. C’est le nombre de salles qui coincent car leur nombre est très limité à cause du protocole sanitaire.
Je sais cela commence enfin à sortir dans les média mais il était plus facile dans un premier temps de "charger" les professeurs.

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[+1]    #71 13/06/2020 20h49

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GoodbyLenine a écrit :

Pourquoi ne pas analyser quels acteurs (il y en a eu beaucoup, et ceux ouvrant le plus large parapliue ont pu avoir le plus de poids) ont influencé la définition des modalités du "protocole sanitaire" (le diable étant dans les détails) mise en place dans les établissements de l’EN, ce qui qui permet de l’amender rapidement ou pas, et même la raison d’avoir un protocole unique défini au niveau national avec autant de détails, et pas juste des principes directeurs qui seraient mis en oeuvre dans chaque établissement (par des personnels intelligents, inventifs, et responsables, les organes centraux restant chargé d’observer et de communiquer sur les meilleures pratiques inventées localement) ?

Juste vu au JT de 20h ce soir, en réponse à l’éventualité "Et si Macron annonce demain une accélération des mesures de retour des enfants à l’école" :

Un Syndicat : "Il va nous falloir du temps, pour discuter, élaborer comment faire, etc."
Un directeur d’établissement : "On va commencer lundi par faire un sondage auprès des parents pour savoir combien voudront envoyer leurs enfants à l’école, puis …".

La cause d’une éventuelle lenteur (pour que les enfants reprennent l’école) ne semble pas être à rechercher (en tout cas asssurément pas uniquement) du côté de lourdeurs administratives. Il y a simplement une multitude d’acteurs qui veulent prendre leur temps, et considèrent qu’on ne peut de toute façon pas faire sans qu’eux soient d’accord, y compris sur de nombreux détails de mise en oeuvre. La règle du 80/20 semble ignorée de pas mal de monde… (et dans un monde où tout s’accélère, ça peut faire des dégâts).

Une comparaison avec comment ça se passe dans d’autres pays serait sans doute utile (peut-être autant, voire plus, que la comparaison des décisions prises lors de l’arrivée de la vague de la pandémie), sachant qu’une reprise des écoles conditionne largement le fait qu’une partie importante de la population puisse retourner au travail, et a donc un impact majeur sur le rédémarrage de l’activité économique.


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#72 15/06/2020 08h43

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GBL,

un établissement scolaire ne peut pas changer d’organisation en 24h00.
Il faut expliquer les changements aux personnels présents sur place (vie scolaire, agents d’entretien, enseignants, élèves…), adapter les locaux à cette nouvelle organisation.
Il faut même parfois valider certains changements par un vote au Conseil d’Administration.

Dans un collège ou lycée, les agents d’entretien dépendent du département ou de la région, des acteurs qui ont aussi leur mot à dire.
Exemple : alléger le protocole sanitaire en terme de nombre d’élèves à accueillir (il n’y a plus la limite de 15 élèves) mais conserver le nettoyage renforcé des salles de classes utilisées (désinfection du matériel après chaque utilisation), c’est infaisable car le nombre d’agents d’entretien ne le permettrait pas et tout simplement parce que le temps manquerait pour le faire entre les cours (une salle de classe est utilisée 4 heures d’affilée parfois, avec une récréation de 10 minutes).   

Entre les "décideurs" et les "faiseurs", il y a parfois (souvent) une différence.
Autre exemple : alléger le protocole sanitaire en terme de nombre d’élèves à accueillir (il n’y a plus la limite de 15 élèves) mais conserver les sens de circulation et la distanciation pendant les récréations pour la totalité des élèves, c’est impossible faute de place.

Il faut être honnête.
Faire revenir tous les élèves d’un collège, c’est faire une croix sur la totalité (ou presque) des gestes barrière de précaution
. Peut-être que notre ministre aura la franchise et l’honnêteté de le dire (ou pas) dès ce soir ou demain… Ou s’il préférera entretenir le flou.

En tout cas, j’espère que l’on pourra éviter de lire à l’avenir ce type de remarque :

Propos d’un ministre resté anonyme : « Si les salariés de la grande distribution avaient été aussi courageux que l’Education nationale, les Français n’auraient rien eu à manger ».

Quelle franchise d’ailleurs de la part de ce ministre, d’ailleurs…
Je ne cesse de dire que le corps enseignant est méprisé, on en a ici un bel exemple.

Dernière modification par maxicool (15/06/2020 08h52)


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#73 15/06/2020 15h12

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Bonjour,

Nous vivons une situation qui caractérise en un sens le mépris mentionné plus haut…

Ma compagne qui est professeur de français a passé son week-end à préparer la nouvelle organisation dans son collège (reprise des 4e et des 3e) : regroupement des élèves en groupe de même niveau sans considération des classes, harmonisation de tous les programmes entre les professeurs de français, elle a dû cesser sa séquence en cours, passer je ne sais combien d’appels avec sa coordinatrice et des collègues pour déterminer le programme jusqu’aux vacances scolaires, examiner et imprimer (à nos frais) je ne sais combien de documents qui lui ont été adressés, préparer ces nouveaux cours communs et les mettre en ligne avec message d’explication aux élèves etc.

Tout ça pour apprendre hier soir que toute cette nouvelle procédure ne durera en fait que jusqu’au 22 juin (1 semaine!) date à laquelle tous les élèves et les enseignants devront retourner à l’école comme avant

Elle est tout simplement écœurée

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#74 15/06/2020 15h39

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Un certain sens de paranoïa semble se développer.

Notre chère administration ne dit rien puis dit blanc puis dit noir puis dit gris (et à chaque fois ou presque vous devez retourner à la case départ).

Vous l’interprétez comme du mépris. Je l’interprète plutôt comme (au choix, le résultat étant le même) de l’incompétence et/ou un grand cafouillis parce que personne ne sait vraiment comment faire et/ou de l’ouverture de parapluies en cascade.

Une administration qui gère (je ne vérifie pas les chiffres, c’est pour l’illustration) 1M de personnels (enseignants ou non enseignants) et 12M d’élèves (de tous âges et tous niveaux) de manière plus ou moins centralisée (avec une bonne dose de syndicats au milieu) aboutit évidemment à ce type de grand n’importe quoi quand un grain de sable (dans le cas d’espèce un énorme rocher appelé Covid) vient se loger dans les engrenages de cette énorme machine.

C’est un peu comme demander à un super tanker (beaucoup d’inertie) de slalomer sur un parcours prévu pour des véliplanchistes (où il faut être réactif et souple, ce que ne peut pas faire un super tanker)…

Maxicool a écrit :

Faire revenir tous les élèves d’un collège, c’est faire une croix sur la totalité (ou presque) des gestes barrière de précaution.

Petite correction sur la forme (je ne peutx pas m’empêcher et c’est juste pour apporter un brin de légèreté): on ne dit pas ’gestes barrières’ mais ’gestes protecteurs’. Parce que les gestes barrières ça sépare les gens (pas bien) et les gestes protecteurs ça les protège (bien). Je ne fait que citer ma petite fille de 4 ans, elle même citant sa maitresse smile
(j’ai trouvé ça simple et génial pour les petits!).

EDIT : correction faute d’ortograf (clin d’oeil) vue par Maxicool (les ravages d’une scolarité un peu ratée, ce qui n’est pas la faute des enseignants mais la mienne!).

Dernière modification par carignan99 (15/06/2020 20h43)

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#75 15/06/2020 19h20

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je ne peut pas m’empêcher

Non, mais ce n’est pas une raison pour oublier l’ortograf… :-)

Sinon, lorsque la distance minimale entre 2 tables disparait, donc une distance qui "sépare", c’est bien  il me semble, un geste barrière qui disparait.

Dernière modification par maxicool (15/06/2020 19h22)


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