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Forums de la communauté des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies, sans jugement moral, sur l’investissement patrimonial pour s’enrichir et atteindre l’indépendance financière

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#1 20/10/2019 19h44

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Bonsoir à la communauté

J’ai une question simple: êtes-vous confiants dans l’avenir, économique surtout,  et confiant tout court.
Moi pas, mais alors pas du tout, du tout.

Et ça ne m’incite pas à me projeter côté épargne. Je broie surement du noir pour rien, mais toute cette dette (et pas que française), ces taux négatifs me font dire que l’argent ne vaut plus rien.
Et j’ai peur qu’on nous pique notre épargne un jour (serais-je un peu pingre…probable). cf Chypre
Pour beaucoup, dont je fais partie, c’est tout le fruit d’économies (et donc quelque part de privations) et de travail. Pas d’argent facile de mon côté, comme beaucoup je suppose, pas de gains, ni d’héritage (quoique quand on perd des proches, c’est tout sauf facile). Tout vient d’un effort constant.

Je ne connais pas grand chose à l’économie, mais je me dis qu’un jour, faudra bien la rembourser toute cette dette. Déjà que les impôts et taxes nous asphyxient, qu’on nous promet des retraites toujours plus faibles et éloignées, qu’il va falloir épargner (quand tout augmente sauf les salaires), ça me fiche la trouille!
Il y aurait-il une énorme faille dans mon raisonnement, ou une intoxications médiatique? Il y a des fois, où j’adore me tromper, et là, ça en ferait grandement partie.
J’ai besoin d’un peu d’optimisme smile

Dernière modification par Calie (20/10/2019 19h45)

Mots-clés : avenir, confiance, économie

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[+1]    #2 20/10/2019 20h01

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Calie a écrit :

Bonsoir à la communauté

J’ai une question simple: êtes-vous confiants dans l’avenir, économique surtout,  et confiant tout court.
Moi pas, mais alors pas du tout, du tout.

Quelques éléments de réflexion :
Newsletter de l’IH #172 : La peur de tout : “Philippe, n’avez-vous pas peur que…”
Portefeuille Investisseur Heureux - Août 2019 - L’investisseur heureux

Dernière modification par dangarcia (20/10/2019 20h03)

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[+1]    #3 20/10/2019 20h21

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Disons, qu’il est difficile d’avoir confiance en quelque chose dont on ne maitrise rien.

Ne vaut il pas mieux avoir confiance en vous même ? Car quoi qu’il arrive, vous savez que vous saurez vous adapter et faire ce qu’il sera possible de faire. Ceci, afin de s’en sortir au mieux.
Investissez sur vous même et développez votre confiance en vous.

wink

A+
Zeb


Tout ce qui peut merder, va inévitablement merder.

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[+1]    #4 20/10/2019 20h47

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Les médias entretiennent la peur, c’est bien connu, c’est vendeur. Désintoxiquez-vous, c’est grave.

Vos craintes sont injustifiées et pour vous convaincre qu’elles le sont, vous donnez l’exemple de … Chypre !
Un micro-état qui a un jour subtilisé les comptes de quelques riches (il fallait au delà de 100 000€ de dépôts il me semble) et principalement à des étrangers qui y stockaient de l’argent pas très propre, enfin si, très (trop) blanc justement !

Non, travaillez sur vous-même et reprenez confiance en vous comme déjà dit. Pensez aux millions de rentiers et héritiers qui ont traversé les siècles, n’ayez pas peur pour vos quelques économies.


Parrain TOTAL ENERGIES code 112210350 et BOURSORAMA (mp)

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[+1]    #5 20/10/2019 21h22

Membre (2019)
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Calie a écrit :

Je ne connais pas grand chose à l’économie, mais je me dis qu’un jour, faudra bien la rembourser toute cette dette.

Peut être pas justement si une sorte de "reset" était décidé à l’unanimité au niveau mondial.
On en est pas encore là, l’entente entre les états est loin d’être parfaite (guerre commerciale chine / USA par exemple)

En attendant les banques centrales injectent des liquidités et innovent avec les taux négatifs.

Cette situation est unique,  personne, même parmi les plus calés de ce forum ne peut prévoir ce qu’il va se passer.
La situation peut rester telle quelle encore des années malgré ce que l’on peut entendre entre ici ou là.

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#6 20/10/2019 21h45

Membre (2016)
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Bonsoir Calie,
A mon âge, 64 ans, je suis plus inquiet pour ma santé que pour l’avenir économique.
Cela dit, j’observe avec intérêt les péripéties politiques et économiques de notre société.
Je crois que notre civilisation consumériste va dans le mur avec une exploitation effrénée des ressources naturelles engendrant une pollution galopante, avec des déséquilibres économiques s’accroissant entre pays et entre continents et au sein des pays entre la classe dirigeante et la grande majorité des citoyens.
A court terme, pour les 5/10 ans qui viennent, il va y avoir des soubresauts tels que l’épisode gilets jaunes dans beaucoup de pays (actuellement Liban et Chili).
Mais à moyen terme, j’ai confiance dans les générations qui arrivent y/millenials/greta car ile sont plus sensibles aux inégalités et aux enjeux environnementaux. Je crois, j’espère, qu’ils vont inventer un modèle économique plus vertueux.
En attendant, j’aime bien la "Stratégie Scipion" :
- Frugalité personnelle, mais en faisant plaisir aux gens qu’on aime.
- Travail acharné et investissements raisonnés pour assurer son indépendance et sa liberté d’esprit.
- Et surtout des racines fortes quelque part, en Aveyron pour lui/en Bretagne pour moi, pour se ressourcer et "souffler" un peu quand le stress arrive. En se disant qu’on y sera bien quand on se retirera de la "Rat Race". C’est le cas pour moi et j’y suis bien, ce qui me permet de contenir mes inquiétudes et de cultiver l’espoir.
@suivre
Yg

Dernière modification par Yg75 (21/10/2019 09h43)


B.Graham "Le principal problème de l’investisseur - et même son pire ennemi - est probablement lui-même".

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#7 20/10/2019 22h13

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La peur est un des fondements du mécanisme d’accumulation du capital de nos sociétés.

Si vous n’aviez pas peur, si vous étiez insouciante et confiante dans l’avenir, continueriez vous à aller pointer régulièrement chez votre employeur et à exercer un métier parfois ou souvent perçu comme ennuyeux ? Ou au contraire, viveriez vous alors selon vos véritables envies ?

Dans l’excellent livre d’Umberto Eco - le Nom de la Rose - l’auteur explique que la peur est un des fondements de la religion d’alors (d’où l’interdiction de livres sur le rire). La religion d’aujourd’hui, le capitalisme sans sens ni éthique, repose lui aussi sur la peur.

Dernière modification par Kundera (20/10/2019 22h17)


Gare aux gourous

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#8 21/10/2019 09h10

Membre (2016)
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Bonjour,
Je me permets de citer l’intervention de Scipion sur une autre file, où il parle de nos craintes, de son optimisme et des conséquences sur son allocation de patrimoine :

Scipion8 a écrit :

Bonjour Yamcha,

Je suis d’accord pour dire que chacun a ses attentes et craintes propres sur l’avenir du monde, et devrait ajuster son allocation de patrimoine en conséquence, le patrimoine ayant une fonction assurantielle face aux risques perçus par chacun.
Perso, sur le long terme je suis plutôt optimiste :
- la démocratie est un régime solide et résilient : pas invulnérable, certes, mais il sera difficile de remettre en cause les droits acquis par les populations d’un nombre croissant de pays du monde ;
- la conflictualité dans le monde a rarement été aussi basse (malgré le bruit médiatique qui laisserait supposer le contraire), les conflits résiduels affectant des pays pauvres et le nombre global de morts diminuant chaque année ;
- le "doux commerce" de Montesquieu fonctionne parfaitement : les fruits de la mondialisation profitent à toujours plus de pays, récompensant la coopération et les échanges internationaux, et le potentiel mondial de croissance reste immense ;
- les doctrines interventionnistes des Etats sont en net recul dans le monde, ce qui met un frein aux plus grosses bêtises en termes de politique budgétaire ;
- la qualité des politiques monétaires, donc des devises fiat, ne cesse de s’améliorer dans le monde (indépendance des banques centrales etc.) ;
- les progrès technologiques apportent toujours plus de gains de productivité, libérant du temps pour des tâches plus productives, plus satisfaisantes pour les travailleurs, ou plus agréables ;
- il y a des risques liés aux inégalités sociales et aux déséquilibres environnementaux, mais je n’adhère aucunement au catastrophisme ambiant, et je suis confiant qu’on y trouvera les réponses politiques, sociales et écologiques.

Bref, tout cela me conduit à un certain optimisme sur le long terme, refleté par la proportion croissante des actions dans mon patrimoine global (37%) et financier (62%).

Le fait que je n’anticipe pas d’effondrement global se reflète pas la faible proportion de l’or dans mon patrimoine financier (0,15% en ETFS Gold et en actions Kirkland Lake Gold). Je n’exclus néanmoins pas d’augmenter le poids de l’or dans mon patrimoine financier à 1%, voire 2%, à des fins purement assurantielles (car hors scénario catastrophe la performance de l’or sur le long-terme est très inférieure aux marchés boursiers).

De même, mon scepticisme sur les cryptos "anarchiques" actuelles se traduit par une allocation de 0,015% (un ETF Ethereum acheté parce que je trouvais l’éclatement de la bulle trop lent). C’est encore trop, je prévois de passer à 0%.

Je peux comparer mon allocation actuelle et mon allocation cible à celle d’un humain moyen.

Je reconstitue la composition du patrimoine financier net d’un humain moyen en agrégant (i) toutes les actions d’entreprises cotées (un peu moins de 100 trillions $), (ii) toutes les obligations négociables (environ 100 trillions $), (iii) tous les dépôts bancaires (c’est-à-dire l’agrégat monétaire large = 125% du PIB mondial selon la Banque Mondiale, soit un peu plus de 100 trillions $), (iv) tout l’or miné depuis les origines (190 000 tonnes soit une capitalisation globale d’environ 9 trillions $ au cours actuel), et (v) la capitalisation globale actuelle des cryptos (220 milliards $). Tous ces actifs sont détenus directement ou indirectement (via des fonds de pension, sociétés d’assurance, entreprises etc.) par des humains, donc il est correct de les prendre globalement. On me pardonnera les approximations (non prise en compte des actions et obligations non cotées, par exemple). Quant à la dette des ménages, c’est à la fois un actif et un passif pour l’humain moyen, donc on la laisse de côté pour évaluer le patrimoine financier net moyen.

L’humain moyen (y compris les mineurs) a ainsi, à la très grosse louche, un patrimoine financier net d’environ 45k$, décomposé en 14,5k$ en actions, 14,5k$ en obligations, 14,5k$ en dépôts bancaires, 1k$ en or et 30$ en cryptos (ce qui me semble énorme, perso).

Il apparaît ainsi que mon allocation est nettement plus agressive (plus d’actions) que celle de l’humain moyen, ce qui traduit mon optimisme. Mes allocations actuelle et cible pour l’or et les cryptos sont nettement inférieures à celle de l’humain moyen.
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/ … ation3.jpg
Chacun peut ainsi se positionner différemment, par rapport à l’allocation moyenne, selon sa vision du futur et son aversion au risque. Mais il demeure essentiel de choisir des réserves de valeur viables face aux risques que l’on craint. De ce point de vue l’or a fait ses preuves, alors que le Bitcoin est à mon sens une réserve de valeur très incertaine, a fortiori dans les scénarios les plus catastrophiques.

Perso je suis moins optimiste pour les années qui viennent, il faut que je me désabonne des publications Agora, et mon allocation est nettement plus sécuritaire. Peut-être une question d’âge aussi, en vieillissant on devient pessimiste.
@suivre
Yg


B.Graham "Le principal problème de l’investisseur - et même son pire ennemi - est probablement lui-même".

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[+2]    #9 21/10/2019 09h33

Membre (2019)
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Les interrogations de Calie sont celles de beaucoup de monde, avec des arguments de réponse de nature différente.
Quant à l’avenir, certains sur ce forum sont optimistes: ils ont des connaissances des techniques financières qui leur font dire que le système va s’adapter, évoluer, et que les perspectives de profit demeureront : des investisseurs heureux !
D’ autres, moins nombreux, sont inquiets et redoutent l’ évolution en cours en considérant les troubles sociaux et les mauvaises statistiques actuelles.
Qui a raison ? Je pense… tous.
En effet, une minorité avertie s’adaptera toujours aux évolutions en cours, et cette "élite" assurera la marche du système car elle en détiendra les clés.
Mais, dans le même temps, une majorité de la population ne fera "que" survivre à la marge, plus ou moins bien, dans une société communautarisée.
Les prémices en sont déjà perceptibles, pour qui veut bien élargir son champ de réflexion en dehors de sa sphère personnelle.
Alors faut-il avoir peur de l’avenir ? La réponse est toute personnelle… il me paraît difficile d’être serein actuellement.
"Le pessimiste est un optimiste réaliste". (W. Churchill)

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[+1]    #10 21/10/2019 09h35

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Je suis assez inquiet concernant l’avenir de nos sociétés, non pas pour des raisons financières. L’argent, c’est une donnée culturelle. On peut toujours supprimer une dette, faire remonter les cours de bourse ou réformer les lois … Mais comment imaginer qu’on fasse réapparaître des espèces disparues ? qu’on recrée les paysages saccagés ? ou qu’on puisse vivre sur une planète où la température moyenne augmentera de plusieurs degrés sans que nos existences soient bouleversées et que notre niveau de vie chute ?

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#11 21/10/2019 09h37

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En ce qui me concerne, je trouve déjà que le fait d’avoir survécu dans l’ère atomique relève du miracle.
Depuis disons les années 50, tellement de tensions internationales auraient pu dégénérer gravement. Je suis CERTAIN que nous sommes passés très près de la catastrophe a de nombreuses reprises, et qu’il y a eu quelques décisions intelligentes prises par les bonnes personnes au bon moment pour nous éviter quelques pluies de missiles et autres joyeusetés.
Tôt ou tard, nous aurons une configuration autre, avec un psychotique aux commandes. Imaginez un Hitler ou un Staline avec des moyens de destruction massive.

Ceci dit, tout comme toute probabilité faible, qui finira par arriver, cela fait beaucoup de différence si cela arrive dans dix ou cent ans, surtout en ce qui me concerne.

(et il y a aussi la faible probabilité utopiste que l’Humanité trouve un leader éclairé et que nous vivrons tous dans un bonheur écoresponsable global et partagé avec la Science et ses bienfaits comme Vertu dirigeante, ou que des gentils E.T. nous arrivent en disant "déconnez pas, on va vous aider")

Par contre, toutes ces incertitudes me poussent tous les jours à faire ce qu’il me plait et de profiter raisonnablement de la vie, avec quelques compromis nécessaires. Et effectivement, la dette ne reste globalement qu’un jeu d’écriture entre de nombreux polyendettés. Tout est relatif, n’est-ce pas…

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#12 21/10/2019 09h39

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Yg75 a écrit :

Mais à moyen terme, j’ai confiance dans les générations qui arrivent y/millenials/greta car ile sont plus sensibles aux inégalités et aux enjeux environnementaux. Je crois, j’espère, qu’ils vont inventer un modèle économique plus vertueux.

Yg

La peur ne fait pas vraiment partie de mon quotidien ; j’ai pour ma part une absolue confiance dans ce que les générations que vous citez ne changeront rien car ils s’agitent beaucoup mais en bon enfants gâtés qu’ils sont ne respectent pas eux mêmes les modes de vie qu’ils souhaitent imposer aux autres.
Des presque  soixante-huitards à la sauce "sauvons le monde" et en mode "ma pomme et moi". Plus auto centrés que sensibles à quelque inégalité que ce soit. Tant mieux d’ailleurs, ils sont à peu près normaux, de grands idéaux dans un quotidien égoïstement riquiqui.

Ne pas avoir peur ne signifie pas avoir des craintes, mais raisonnablement oubliées dès que j’éteins radio/télé quelques jours.
Je suis d’ailleurs moins inquiet pour la planète et notre fric que pour le manque de respect des valeurs prônées par les uns et les autres qui pourrit réellement la vie au quotidien.

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#13 21/10/2019 10h02

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Je ne suis pas inquiet pour la planète, elle nous survivra, ni pour mon fric, l’exemple chypriote montre qu’il y a peu à craindre en cas de crise bancaire pour les "petits épargnants" dont je suis. Et en cas de crise monétaire, les gens qui nous gouvernent auraient beaucoup à perdre donc Ils feront le nécessaire.
Je suis plus inquiet des risques environnementaux, même la Bretagne pourtant bien aérée et peu industrialisée connaît des épisodes de pollution atmosphérique aux particules fines Pollution atmosphérique en Bretagne .
Les soubresauts populaires face à la montée des inégalités peuvent amener des blocages plus ou moins longs du fonctionnement de nos sociétés et m’inquiètent également.
Quant au respect des valeurs, je passe 7 mois de l’année dans un petit village breton où cela a encore du sens, cela fait un bien fou !
@suivre
Yg

Dernière modification par Yg75 (21/10/2019 10h09)


B.Graham "Le principal problème de l’investisseur - et même son pire ennemi - est probablement lui-même".

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#14 21/10/2019 10h15

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Bonjour,

Une belle formule nous indique que la peur n’évite pas le danger. Une autre formule, que j’aime, indique qu’on atteint le bonheur quand on est heureux sans savoir pourquoi.
Mais je vais m’arrêter là car les maximes à deux sous sont légions.

Vous réclamez un peu d’optimisme alors que nos sociétés réclament de la sécurité, mais une sécurité outrancière. Il semble que bientôt nous allons interdire le passage piéton de peur de se faire écraser.

Comme le dit yg75, la quiétude de l’économie peut être comparable à sa santé. Imaginez un homme allant voir son médecin pour savoir s’il va bien ? Un homme a pour destin de mourir. Tout n’est que transition et aspects temporels.

Que peut vouloir dire que notre économie va mal ou bien sans la santé de sa planète ? Ce qui enfoncent les portes ouvertes (comme moi) vous diront que ce qu’il nous faut, c’est de la croissance verte pour notre économie. Mais quand on a dit ça on n’a rien dit. Quand on nous parle de croissance verte, c’est quoi au juste ? Une voiture électrique ? Qui consomme des Kwatt/heure d’origine inconnue avec des batteries au Li-Ni ? Le nucléaire est il vert ?

Les interrogations sont légions, seuls les bonimenteurs vous donneront des réponses claires et sans discussion. Alors faut il avoir confiance dans notre économie ? Oui si vous voulez atteindre le bonheur !
Si vous voulez rester bileux et inquiets, n’ayez aucune confiance méfiez de tout et surtout de l’ombre de votre peur.

Le bonheur (d’un investisseur) c’est d’être heureux sans savoir pourquoi. Woody Allen nous a fait un très beau film sur ce sujet "Whatever works !". Et ne me dites pas que je suis un imbécile heureux, je n’y arrive pas. Je suis un peu inquiet aussi de notre économie mais aussi du monde qui se transforme et où il va, car personne ne sait ce dont demain sera fait.

Pour ce qui est des bourses, du QE, de la BCE ou de la FED, des choix de vos investissements, je vous laisse aux excellentes lectures de scipion, IH ou fructif qui tenteront de vous aider à trouver des investissements qui vous donneront plus confiance.

Bien à vous,

Dernière modification par johntur (21/10/2019 10h48)


Embrassez tous ceux que vous aimez

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#15 21/10/2019 10h21

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Bonjour,
Perso, ce n’est pas l’avenir économique qui fait peur. En traffiquant les robinets a gauche a droite, on arrivera bien a quelque chose.

Par contre, l’avenir écologique et démographique n’est pas rassurant de mon point de vue (englué au quotidien dans une ville surpeuplée et surpolluée). Avant il y avait les épidémies ou les guerres entres seigneurs pour équilibrer les choses. Mais maintenant, c’est assez compliqué je trouve.

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#16 21/10/2019 10h53

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Bien sûr qu’on peut avoir peur de l’avenir … cela fait partie de l’instinct de survie. 

La question que je me pose, c’est … "qu’est-ce que je peux faire si les "prophéties" venaient à se réaliser ?"

En général, la réponse, c’est "rien".

En 2008, on parlait de la destruction de notre système financier et de l’effondrement du capitalisme.

La question que je me suis posée à l’époque, c’était de savoir ce que ça changerait pour moi si de tels évènements arrivaient et ce, que je sois liquide ou investi en actions.  La réponse, c’était … rien. 

Dans tous les cas, j’aurais tout perdu car le cash détenu dans les banques n’aurait pas valu plus que n’importe quelle vulgaire action de société.  C’est ce qui m’a permis d’être "full invest" à l’époque sur des sociétés dont j’avais la certitude, si les prophéties apocalyptiques ne se produisaient pas, d’en sortir avec de grosses plus-value. 

Donc pour revenir à vos inquiétudes, oui, on pourrait tout aussi bien saisir nos épargnes pour rembourser les dettes des états obèses … mais quel que soit votre support d’investissement, vous n’y échapperez pas : le cash sera saisi sur les comptes bancaires, les actions et obligations sur les comptes-titres et on peut surtaxer l’immobilier que vous détiendriez. Le commerce de métaux précieux sera strictement contrôlé et vous aurez toutes les peines du monde à réaliser les pièces d’or que vous auriez pu éventuellement cacher à la voracité étatique. 

Bref, à partir du moment où on ne peut échapper à ce qui fait peur, mon avis est qu’il vaut mieux ne pas en tenir compte dans sa stratégie d’investissement.


"Essayez d’acheter des actifs avec décote plutôt que des bénéfices." W. Schloss

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[+1]    #17 21/10/2019 15h50

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Calie a écrit :

Et ça ne m’incite pas à me projeter côté épargne. Je broie surement du noir pour rien,

Calie,

Pour mettre vos inquiétudes en perspective, lisez ce message : Des crises, récessions, dépressions et autres fins du monde…

Il y a toujours eu des crises, des inquiétudes, etc. mais les économies (au moins occidentales) et les sociétés solides, et l’immobilier de qualité, ont toujours progresser en tendance.

Investir de manière diversifiée est la meilleure façon de se protéger des éventuels aléas.

Ne pas investir c’est aussi risquer un coût d’opportunité, qui peut être dramatique au moment de prendre votre retraite.


Rapport Gérants : imiter les meilleurs gérants de fonds

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[+1]    #18 21/10/2019 20h34

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A long terme, sur 30-50 ans, le risque écologique et démographique sont de loin les facteurs dominants, car il en va de la survie de l’humanité.  Le risque pourrait commencer à se matérialiser par une recrudescence des guerres pour s’assurer l’accès à des ressources naturelles.

A moyen terme, sur 5-10 ans,  les facteurs de risque en Occident semblent plus politiques qu’autre chose. La France est coutumière des embardées politiques mais c’est plutôt aux USA et en GB que le bal a été ouvert avec des approches très clivantes qui peuvent déstabiliser en profondeur l’édifice politique.

Le capitalisme sait muter pour accommoder les risques politiques, mais j’ai de très gros doutes sur sa capacité à traiter le risque ecologique, notamment climatique. Ce sont des enjeux de long terme et les investissements qui semblent nécessaires sont de rentabilité faible voire négative à moyen terme  - le marché est très mauvais pour ça.

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#19 21/10/2019 21h08

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Caratheodory a écrit :

car il en va de la survie de l’humanité

Non, seulement d’une certaine vision de nos sociétés.
A long terme, les facteurs de société les plus susceptibles d’être affectés sont la démographie (dans un sens ou un autre: réduction de population en cas de sortie de crise raisonnée, ou enfantement en masse en cas de catastrophe planétaire) et les inégalités (dans un monde en crise, de nombreuses catégories de personnes risquent de perdre énormément).
Mais l’humanité n’est pas du tout en danger: elle a survécu a des situations excessivement difficiles, et rien ne laisse imaginer que l’humanité puisse connaitre pire.


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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#20 21/10/2019 21h47

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Si le réchauffement climatique se monte vraiment à +7℃ en 2100 tout le régime des cultures agricoles - et celui des pluies voire des courants oceaniques- serait bouleversé. Je ne parierais pas sur un maintien de la production agricole mondiale dans ce cas.  Les conséquences seraient absolument dramatiques. De vastes zones très peuplées deviendraient inhabitables. Cela pourrait produire des conflits entre puissances nucléaires.

Il n’y a pas eu pire situation dans l’histoire de l’humanité. Dans la mesure ou d’emblée la crise serait globale.

En tous cas, il me semble très improbable de sortir d’une telle crise par le libre jeu des forces du marché.

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[+2]    #21 22/10/2019 01h27

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A vrai dire, quand j’étais gamin dans les années 80, les peurs findumondistes m’avaient déjà alors traumatisé.
On parlait déjà de crise, c’était la fin du pétrôle déjà, on risquait de tous crever dans une guerre thermo-nucléaire engendrée par la folie furieuse de gouvernants incapables de se tenir, et qui, si leur doigt dérapait malencontreusement sur le bouton, allaient faire pêter la planète. (Cf le film Wargames pour ceux qui ont connu).
Puis avec l’apparition des ordinateurs, on n’aurait plus de boulot, les robots allaient prendre notre place, en l’an 2000 on partirait tous dans l’espace et on pourrait laisser crâmer la planète, le SIDA allait tous nous décimer, et était un châtiment divin pour certains, et que sais-je encore.

Alors c’est sûr qu’il y a de l’angoisse. Mais l’angoisse naît bien souvent de rester tétanisé dans l’inhibition de l’action où l’on ne va nulle part, donc on subit le réel. L’angoisse continue car on ne fait rien, car on croit qu’il ne sert plus à rien de faire quoi que ce soit, donc on se cantonne dans un réduit riquiqui, à vivre enfermé, enfermé dans les conceptions de la vie d’autres personnes.
On ne s’aventure plus à risquer la vie, car la vie est risque. Marcher c’est risquer de tomber.
Or, rester au fauteuil puis au lit n’est pas moins risqué, car on peut faire de beaux escarres.

J’ai le sentiment que ces sentiments de peur naissent parce qu’on a le luxe de pouvoir penser la catastrophe…les vrais pauvres, et ceux qui ont subi des trucs affreux, ils ont vachement plus la banane que nous! J’ai bossé dans mon dernier poste avec pas mal de migrants afghans, ils ont souvent subi des trucs atroces qui les ont fait partir, mais ils ont un sens de la positivité étonnant.

Alors oui la bourse il y a du risque…mais il faut juste prendre du recul de temps en temps. Là c’est ce que je fais, parce que ma situation est moins facile qu’elle ne fut financièrement, parce que j’en ai marre de mon boulot et surtout des conditions qui y règnent…mais comme je bouge ou que j’ai eu l’occasion d’écouter des gens de tous horizons, c’est partout le même bazar.
Nous vivons une crise de transformation, c’est comme les maladies: on a développé une culture d’éradication du symptôme, qui devrait disparaître car n’étant pas conforme à une expression "normale" et surtout normée du bien-être.
Or tout symptôme a sa fonction, qui est d’être une tentative de guérison d’un mal-être, donc son expression.
Donc les crises actuelles reflétent un conflit entre un désir de mutation profonde, et ce qui y résiste. Les deux forces sont naturelles et ont leur raison d’être. Dire que l’une est meilleure que l’autre n’aide pas à s’en sortir. Les deux ont leur raison d’être, et la nature dictera sa loi en dernière instance.
La peur réside dans le fait qu’effectivement on doit abandonner nos référentiels antérieurs: si des choses changent, forcément nos repères seront autres.
Il y a un siècle, le téléphone était une révolution. Aujourd’hui il est la norme.

Il y aura toujours un avenir, aussi de l’économie.
Et probablement toujours une différence de résultat entre les spéculateurs, et les investisseurs.
Investir est une vision à long terme, pour moi.
Cela implique qu’on peut rechercher un rendement financier. Mais qu’on cherche aussi à investir dans des actifs qui aient une signification, un projet à long terme.
Et donc chercher ce qui est plus porteur de vérité que d’illusion.
Donc investir n’est pas qu’une affaire de sous, c’est aussi une affaire de donner de l’énergie et donc sa confiance dans la pérennité d’un modèle, d’une activité, bref de cherche ce qui a de la valeur durable dans un monde en mouvement avec beaucoup d’illusions marchandes.

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#22 22/10/2019 07h37

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Dans une Europe ou nous ne pensons pratiquement plus comment nous allons faire pour nous nourrir, boire, se loger, la question est un peu drôle, bien que fondée.

J’ai un collègue, qui vient du Bénin, et qui m’a expliqué qu’ici, il ne pense pas à se nourrir, se loger. C’est des choses acquises dans la conscience collective. Je pense qu’il est déjà important, avant d’avoir peur de quoi que ce soit, de se dire que nos besoins vitaux sont assouvis.
Je pense que quand on se lève le matin et la première question qu’on se pose c’est : comment je vais nourrir ma famille aujourd’hui ? on voit la vie différemment. N’oublions pas ça.

Pour en revenir à la question de base qu’est la confiance en l’avenir économique, il suffit de regarder dans le passé les indénombrables crises, catastrophes, guerres qu’il y a eu. Et pourtant, le modèle économique est toujours la. Dans 10 ans, il faudra toujours se déplacer avec des voitures, des avions, nous aurons toujours besoin d’évasion, de nous loger, de manger, de se faire plaisir.
J’entends par là qu’il faudra encore des entreprises pour fabriquer des voitures, des avions, de la nourriture, des logements, des sacs à mains, des parfums, etc etc…

Moi personnellement, j’ai plus peur des bulles, car elles peuvent faire perdre beaucoup d’argent. Mais au final une bulle c’est quoi ? Je dirai qu’une bulle c’est quand le prix de l’actif est dé-corrélé par rapport à sa valeur intrinsèque. Quand on regarde la décorrélation du prix de l’immobilier moyen par rapport au revenu des Français depuis 2000, on peut se poser des questions par exemple.

L’important, je pense, c’est de savoir ou il ne faut pas être investi.

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#23 22/10/2019 08h57

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On peut aussi poser certains risques en ces termes : ceux au sujet desquels on peut agir et ceux qui sont irrépressibles et irrésistibles.
On nous ressasse les seconds avec une certaine constance : ça permet à beaucoup de s’agiter dans les médias, et autour des tablées familiales, d’imaginer des solutions "taxes", d’imposer des solutions techniques douteuses dont on nous dira 10 ans plus tard qu’elles sont pires que le mal etc etc

Je suis pour ma part totalement incrédule et impuissant face à ces discours de fin du monde entendus depuis les bancs du collège (les profs… déjà). Je n’ai pas l’âme d’un militant cause perdue même si je pratique consciencieusement à mon petit niveau les règles parfois débiles de bonnes pratiques religieusement prêchées par des urbains bien pensants.

Par contre, pour le reste, ayant eu à subir des situations dramatiques, l’humain s’adapte à absolument tout ou presque là ou d’aucuns diraient que c’est impossible à supporter.
Je considère maintenant avoir la chance d’être né pauvre à une époque ou c’était plutôt la règle et d’avoir pu mettre en place des stratégie me mettant à l’aise matériellement et à priori durablement. Si tout s’écroulait, je tomberais de plus haut que d’autres, certes, mais aurai un amortisseur plus confortable et relativement réfléchi… qui me permettrait à minima d’aider ceux qui sont à portée de ma main.
La planète, l’univers, marcher sur la lune, ça me dépasse.

Dernière modification par Range19 (22/10/2019 10h20)

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[+1]    #24 22/10/2019 12h11

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Je fais partie des optimistes chroniques : un vrai Forrest Gump comme je dis souvent !

Je n’ai aucune prétention de changer le monde, c’est peut être pour cela.

Je pense sincèrement que mes enfants ont plus de perspectives favorables que j’en avais au même âge, la mondialisation n’ayant pas que des mauvais côtés : internet a démultiplié l’accès au savoir, chaque question trouvant bien plus facilement sa réponse qu’avant de ce point de vue pour qui est curieux de nature.

Comme investisseur, avancer en âge, c’est s’appuyer sur sa propre expérience : on est donc meilleur dans son jugement avec le temps.

Comme contribuable, on nous rabâche depuis toujours qu’il faudra payer et bosser plus pour toucher moins … dont acte, a nous de trouver comment nous adapter !

Comme entrepreneur, je ne suis pas passé loin de la faillite il y a quelques années (excès d’optimisme sans doute..) je pense en avoir tiré les leçons dans mon rapport aux choses mais reste conscient que rien n’est jamais acquis, c’est d’ailleurs ce qui motive de tout remettre en cause régulièrement.

En gros, investisseur ET heureux…en toute circonstance ou presque…

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[+1]    #25 19/01/2022 11h19

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Bonjour,
X. Delmas consacre sa dernière vidéo au rapport 2022 du WEF (World Economic Forum). Le rapport complet est ici.
L’annexe B est intitulée  "Executive Opinion Survey: National Risk Perceptions" et les cinq risques majeurs estimés par pays sont listés à partir de la page 96. Pour la France, cela donne:
1) Erosion of social cohesion
2) Debt crises in large economies et Geopolitization of strategic resources (ex-aequo)
4) Climate action failure
5) Failure of cybersecurity measures

Je ne pensais pas les dirigeants mondiaux si pessimistes!

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