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Favoris 2   [+2]    #1 17/06/2019 15h22

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Thèse d’investissement

Horizon très long terme.
Stratégie basée sur des études académique, à savoir quality & value dans l’univers small cap. Le tout est placé dans l’enveloppe PEA (fiscalité).
Les actions françaises sont privilégiées pour la compréhension des rapports (1) et pour la réduction des frais de courtage (2).
La variation du prix d’une action dans mon portefeuille ne m’intéresse pas, seul compte l’évolution de ces multiples de valorisation.

Portefeuille


+----------------+-------+-------+-------+-----------+-------+-------+-----------+
|     Valeur     | Poids |  PE   | P/FCF | EV/EBIDTA |  ROC  |  ROE  | OP Margin |
+----------------+-------+-------+-------+-----------+-------+-------+-----------+
| Graines Voltz  | 16,8% |  10.9 |  10.1 |       6.0 | 21.8% | 15.4% | 11.5%     |
| Partouche      | 11,0% |  15.5 |     - |      14.0 | 3.7%  | 1.8%  | 5.0%      |
| LNC            | 9,1%  |   6.1 |  20.3 |       5.0 | 22.9% | 24.0% | 18.2%     |
| Akwel          | 8,7%  |   5.3 |    -  |       4.2 | 13.2% | 14.2% | 6.8%      |
| Groupe CRIT    | 7,8%  |   9.2 |   8.3 |       4.4 | 19.9% | 17.2% | 5.0%      |
| Hexaom         | 7,5%  |   8.5 |  11.5 |       4.6 | 15.5% | 14.2% | 4.4%      |
| DLSI           | 6,4%  |   6.5 |   6.5 |       5.1 | 20.5% | 16.5% | 4.7%      |
| Clairefontaine | 6,3%  |  10.8 |     - |       3.2 | 2.8%  | 3.1%  | 2.4%      |
| Le Bélier      | 6,0%  |   6.6 |  11.9 |       3.5 | 12.5% | 17.5% | 9.3%      |
| Gaumont        | 5,8%  |     - |     - |       3.6 | -1.0% | -3.2% | -2.2%     |
| Passat         | 5,7%  |  27.8 |   3.8 |     -1.18 | 2.8%  | 2.0%  | 2.5%      |
| Sapmer         | 4,4%  |   5.2 |   4.9 |       4.6 | 10.4% | 15.8% | 8.8%      |
| DnxCorp        | 3,8%  |    15 |  1.99 |      -0.1 | 40.6% | 21.1% | 20.7%     |
+----------------+-------+-------+-------+-----------+-------+-------+-----------+

Commentaire sur les valeurs

1. Passat : Net Net rentable
2. DnxCorp : Net Net rentable
3. Sapmer : Recovery en cours. Bonne baisse de la dette
4. Gaumont : Thèse de Jérome
5. Partouche : Achat d’initié à 25.5 (0.98%),
6. Le Bélier : Belle croissance à venir (CA 2018 : 358. CA 2020 : 395)
7. LNC : OPA probable


Commentaire du portefeuille


Surpondération des secteurs value du moment : BTP, Intérim et automobile.
Aucun souci du moment que les proportions restent raisonnables.


Performance


PEA ouvert en février 2018.
Performance depuis ouverture : ~2% (-13% CAC Mid & Small)

Watch list

1. OL Group : Forte croissance à venir. Gestion financière rigoureuse par M. Aulas. Savoir faire dans la formation et le tradding de joueurs (frais de transfert qui explose). Droit TV croissant (ligue 1). Amortissement du stade. Diversification prometteuse (foot féminin, concert, basket).
2. Derichebourg : Multiple de valorisation faible (P/FCF: 4.4. EV/EBIDTA: 3.3) On attend que le couteau touche le sol.
3. ADL Partner : Rentable (ROC: 42.1%. ROE: 48.9%. OP Margin: 11.1%). Pas de dette. Du cash en caisse. Dividende à 6.3% en attendant une revalorisation.
4. Kaufman & Broad : Rentable (ROC: 23.4%. ROE: 26.8%. OP Margin: 8.3%). Pas très cher (P/FCF: 5.0. EV/EBIDTA: 5.3)

Dernière modification par thomas69 (17/06/2019 15h29)

Mots-clés : portefeuille, small cap, value

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[+2]    #2 17/08/2019 17h46

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Les marchés chutent, une bonne occasion de rentrer sur mes valeurs en watch list.
Achat de Derichebourg à 3.11 et renforcement de Le Bélier à 25.60.
Je lorgne également une nano cap française, pas évident de mettre la main dessus au vu du spread !

Réflexion du jour : Le style contrarian tend à avoir des valeurs en portefeuille avec un mauvais mometum.

Or le momemtum est un puissant vecteur de surperformance, plus j’en lis à ce propos et plus je suis abasourdi par les backtests.
Il suffirait d’acheter bêtement des actions qui montent pour surperformer le marché… et moi comme un guignol je m’échine à chercher des actions de qualités bon marché !

Psychologiquement, il est difficile pour moi de rentrer sur un titre à fort momemtum, alors comment faire pour intégrer ce facteur à mon portefeuille ? ou au moins le neutraliser ?

Passons à la théorie, admettons qu’une valeur qui double au cours d’une année double son momemtum et inversement à la baisse. Nous notons le momemtum sur une échelle de 0 à 100. L’exemple est très simpliste mais suffira à faire comprendre la réflexion.

Bob suit un style quality & value et ouvre deux lignes dans son portefeuille. Le momemtum des deux sociétés est plutôt bas, en effet son style value le pousse à acheter des sociétés que personne ne veut au moment de l’achat (contrarian).

Année 1
Société A | valeur 1 000 | momemtum 30 | poids 50%
Société B | valeur 1 000 | momemtum 30 | poids 50%
Mometum du portefeuille : 30

Année 2
La société A double son cours tandis que l’autre compagnie divise son cours par deux.
Société A | valeur 2 000 | momemtum 60 | poids 80%
Société B | valeur 500   | momemtum 15 | poids 20%
Mometum du portefeuille : 51

Le portefeuille de Bob à gagner naturellement en momemtum car il a laissé la société A grimper sans renforcer la société B.
Comme disait Peter Lynch Il ne faut pas « arracher les fleurs et arroser les mauvaises herbes ». Ce conseil, serait-il une simple conséquence du momemtum?

Moralité de l’histoire : Avec un style contrarian il faut laisser filer ses plus value pour neutraliser un momemtum initial défavorable. Un renforcement à la baisse est possible à condition d’avoir une très forte conviction et en étant très prudent.

Pour mon portefeuille, je vais essayer de m’y tenir. C’est une des clés pour un investisseur contrarian.
A titre d’exemple je laisse filer Graine Voltz (+47%, momemtum 90) et ne renforce pas DnxCorp (-45%, momemtum 19). Bien entendu les fondamentaux doivent rester inchangé au fil du temps. J’ai renforcé Le Bélier car j’ai une forte conviction sur le titre et pense que la société va croître à long terme, chose que je doute fortement pour DnxCorp.

Note: Le score attribué au momemtum de Graine Voltz et de DnxCorp est issu de Stockpedia.

Dernière modification par thomas69 (17/08/2019 17h48)

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#3 19/08/2019 13h16

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Bonjour,

Si vous ne voulez pas entrer sur des titres à fort momentum, vous pouvez en effet a minima :
- conserver les positions à fort momentum
- vendre vos positions à faible momentum
- ne pas acheter de nouvelles positions à faible momentum

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#4 05/11/2019 15h05

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Oui, si vous conjuguez value et momentum, les résultats des backtests sont, en Europe à tout le moins, largement supérieurs à une approche value simple.  Vous pouvez tester cela sur par exemple, unclestock.com (sur 12 ans) ou quant-investing.com (sur 4 ans).

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[+3]    #5 14/11/2019 18h10

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Merci pour vos retours, je vais regarder ces sites de backtest et jouer un peu avec. Je trouve la période (12 ans) un peu courte cependant.

Quelques nouvelles de mon modeste portefeuille.

+----------------+--------+-------------+
| Valeur         | Poids  | Performance | 
+----------------+--------+-------------+
| AKWEL          | 6,81%  |  6,82%      |
| BELIER         | 11,71% |  9,44%      |
| DERICHEBOURG   | 4,48%  |  3,32%      |
| DLSI           | 5,21%  |  -10,12%    |
| DNXCORP        | 2,55%  |  -27,70%    |
| CLAIREFONTAINE | 3,83%  |  -6,08%     |
| GAUMONT        | 4,11%  |  3,09%      |
| GRAINES VOLTZ  | 13,16% |  43,18%     |
| GROUPE CRIT    | 5,66%  |  32,28%     |
| HEXAOM         | 4,49%  |  4,62%      |
| LNC            | 7,15%  |  -3,07%     |
| PARTOUCHE      | 7,90%  |  5,69%      |
| PASSAT         | 4,74%  |  -1,43%     |
| SAPMER         | 6,81%  |  -33,24%    |
| SII            | 4,69%  |  9,42%      |
| TXCOM          | 5,25%  |  -0,16%     |
+----------------+--------+-------------+

La performance s’entend hors dividende et frais de courtage inclus.

- Renforcement de Le Belier à 22,80€, sur un plus bas. L’action est monté de 27% depuis.
- Entrée de SII à 24,00€.
- Entrée de TXCOM à 7,00€. Je souhaitais davantage d’actions, mais seul un ordre partiel est passé.

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[+1]    #6 13/12/2019 22h46

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Quelques nouvelles du portefeuille. La performance YTD est de +35 / 40%. Rassurez-vous, il s’agit uniquement de chance (et ce n’est pas de la modestie, voyez plus bas).

Le plus important est de progresser à mon âge. Ce modeste alpha temporaire ne va pas faire de moi un rentier. Loin de là. En revanche l’apprentissage long terme me permettra de devenir un investisseur correct.

Dorénavant j’effectue fréquemment une « analyse vierge » de tous mes dossiers. Je remet tout en cause, comme si je voyais la société pour la première fois (1). Je me pose la question suivante « A ce prix, j’achète, je creuse ou fuis ce titre ? ». Selon la réponse, je renforce, ne fait rien ou vend le titre. (2)

La règle d’or est « On s’en fiche du PRU ». En effet c’est un biais psychologique. Ce n’est pas parce que je suis en perte de 90% que l’entreprise va soudainement mieux se porter.

L’objectif est de réduire le risque et d’améliorer le potentiel du portefeuille.

Voici quelques mouvement ou analyse froide sur certains titres, mais j’ai encore du boulot.

Graines Voltz: J’ai renforcé avant la publication sur cette analyse. Coup de chance, un article du journal Investir et le titre prends 20%. Première ligne du portefeuille. +96% YTD.

Partouche. On garde suite à cette analyse. La recovery commence à peine à porter ses fruits. Avec du recul j’ai investi trop tôt sur cette ligne. J’ai l’impression que c’est le risque sur les dossiers en retournement, ça prends du temps et les liquidités sont immobilisés pendant que le titre baisse ou stagne. Dans le futur on attendra des signaux positif, quitte à sacrifier quelques points de perf. Psychologiquement je suis également plus à l’aise aujourd’hui avec ce titre. Troisième ligne du portefeuille, +44% YTD.

Le Bélier : Une OPA à 38€ alors que je voulais faire une analyse froide du dossier le matin même, quel coup de chance ! je vais très certainement vendre sur le marché (suite à ce commentaire). Deuxième ligne du portefeuille. +21% YTD.

DNXCorp : Les titres seront apportés à l’OPA par manque de visibilité. J’arrive à l’équilibre dans cette affaire, une honte. -2% YTD.

J’espère faire un tour complet du portefeuille avant la fin de l’année et encore peaufiner ma stratégie d’investissement, je partagerai avec vous mes dernières pratiques.

Pour terminer je remercie tous les intervenants de qualité au sein du forum, j’en apprends énormément.

(1) Bien entendu, si je connais bien la société cela prend moins de temps. Du coup j’essaie de creuser davantage le dossier.

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[+1]    #7 26/12/2019 19h28

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Une nouvelle leçon d’investissement adressé à moi-même.

À travers mon apprentissage j’ai appris qu’il fallait trouver sa stratégie d’investissement et s’y tenir, on parle même de processus. Défini par la personnalité de l’investisseur ou par la performance historique d’un type de stratégie, peu importe mais il faut en choisir une !

J’ai détecté quelques fois des perles, voici l’histoire de deux d’entre elles.

Apple. Janvier 2019, le titre s’échange à 150 dollars. Baisse des ventes en Chine et crainte envers la capacité à innover de la firme. Un PER de 11 pour une compagnie possédant assurément l’un des pricings power le plus puissant de la planète. Sans parler de la montagne de cash en caisse. Stockpedia considère l’action value alors que les valeurs tech sont surcotées aux us. Du grand délire ! Aujourd’hui le titre vaut 288 dollars.

H&M. Mars 2018, le titre cote à 125 couronnes suédoises. La dernière fois que la firme scandinave avait titillé un tel planché date de la crise de 2008. Le PER était de 7 de mémoire. Le dividende fluctue entre 6 et 8%. Le marché a violemment sanctionné la baisse de résultat et craint que l’entreprise ait raté le fameux virage du numérique. Quoique la firme restât excessivement profitable, d’ailleurs son CA continuait de galoper entre 6 et 8% par an. Aujourd’hui le titre vaut 192 couronnes suédoises.

Je n’ai jamais acheté ces deux titres quoique j’étais convaincu de la sous-valorisation évidente. Pour une raison idiote, je suis un investisseur small value, du coup ce n’est pas dans mon périmètre d’investissement.

Moralité de l’histoire : « ne vous interdisez pas de sortir de votre univers d’investissement si une magnifique opportunité se présente ».

Ne soyez donc pas étonné si un jour, LVMH côtoie fièrement Graines Voltz dans mon portefeuille. D’ailleurs je suis acheteur à un PER en dessous de 15.

- - -

marcopolo a écrit :

Oui, si vous conjuguez value et momentum, les résultats des backtests sont, en Europe à tout le moins, largement supérieurs à une approche value simple.  Vous pouvez tester cela sur par exemple, unclestock.com (sur 12 ans) ou quant-investing.com (sur 4 ans).

J’ai essayé unclestock, l’interface est assez fouillis mais l’outil dispose d’une richesse assez impressionnante ! À noter les tarifs très raisonnables.

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#8 26/12/2019 21h56

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Bonsoir,

Etes-vous encore motivé par le rachat de ADL Partners ?

Cette entreprise me tente bien au vu de ses ratios et de son rendement, par contre on est obligé d’aller chercher sur le net, car zonebourse ne donne pas ses infos financières dessus.

Le seul bémol avec cette société est sa capitalisation boursière (59m), cela n’engage que moi bien sûr mais c’est ce qui me freine un peu, j’aurai voulu entendre votre avis sur la question si vous le voulez bien.

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#9 26/12/2019 22h23

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J’ai eu une approche semblable à la votre et suis re-rentré sur Apple.
Pour LVMH c’est plus pour suivre l’action et en prévision d’un éventuel retrait de côté de Christian Dior.

Attention à ne pas attendre indéfiniment pour LVMH c’est une valeur qui reste "chère" et ne correspondra peut être pas à vos critère de PER avant (tres) longtemps.


Parrainage Boursorama, Mes placements, Bourse Direct & Binck sur demande [MP]

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#10 26/12/2019 23h45

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granx a écrit :

Etes-vous encore motivé par le rachat de ADL Partners ?

Je reste mitigé sur ce titre. La boîte n’est pas chère, génère des cash flow réguliers, n’a pas de dette et du cash, retourne bien de la valeur à l’actionnaire (juteux dividende) mais… j’ai peur qu’elle stagne et qu’à long terme ne me reverse que 6-8% de performance annuelle. Je cherche à faire mieux, tout simplement. Du coup je scrute les news à la recherche de catalyseur qui pourrait dynamiter un peu les résultats de l’entreprise.
D’ailleurs Clairefontaine et DLSI génèrent les mêmes doutes chez moi.

granx a écrit :

Le seul bémol avec cette société est sa capitalisation boursière (59m), cela n’engage que moi bien sûr mais c’est ce qui me freine un peu, j’aurai voulu entendre votre avis sur la question si vous le voulez bien.

Au contraire, c’est un avantage. Si un titre n’est pas assez liquide il sort de l’univers d’investissement des professionnels. Par conséquent les inefficiences de marchés et in fine les opportunités sont plus nombreuses pour le petit porteur.

D’ailleurs la liquidité d’ADL Partner est tout à fait correct pour un petite position. 25 000 euros échangés en moyenne sur les quatre dernières séances. Sur certain titre il peut se passer des jours sans aucun mouvement, là c’est réellement peu liquide.

Dernier point, historiquement les plus petites capitalisations font mieux que les grosses à long terme.

blackfalcon a écrit :

J’ai eu une approche semblable à la votre et suis re-rentré sur Apple.

À 288 dollars ? on est sur un PER de 24, c’est déjà beaucoup pour une valeur mature. Certes c’est une des plus belle entreprise du monde, une machine à cash. Cependant avec ses 260 milliards de CA, elle ne pourra plus se développer éternellement.

blackfalcon a écrit :

Attention à ne pas attendre indéfiniment pour LVMH c’est une valeur qui reste "chère" et ne correspondra peut être pas à vos critère de PER avant (tres) longtemps.

Si elle reste trop cher, peu importe la qualité de l’entreprise, ce n’est pas une bonne affaire. Je n’aurais aucun regret. Buffet a attendu des décennies avant de mettre la main sur certaine société.

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/15987_capture_de769cran_2019-12-26_a768_233351.png

En rouge EPS x 15. En bleu prix de l’action.
Entre 2008 et 2015 la société était abordable, on voit bien que le cours actuel est assez décorrélé des fondamentaux.

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#11 27/12/2019 00h11

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Non bien sûr je suis rentré plus tôt justement trouvant que la baisse avait été exagérée.
En effet LVMH est chère mais toujours en croissance, à un rythme assez soutenu pour le "tank" que c’est.


Parrainage Boursorama, Mes placements, Bourse Direct & Binck sur demande [MP]

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[+3]    #12 21/01/2020 14h34

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Quelques news…

+----------------+--------+-------------+
| Valeur         | Poids  | Performance | 
+----------------+--------+-------------+
| AKWEL          | 5,8%   |  8,8%       |
| BD MULTIMEDIA  | 2,8%   |  -21,1%     |
| BELIER         | 12,4%  |  37,4%      |
| DERICHEBOURG   | 4,1%   |  12,3%      |
| DLSI           | 5,3%   |   8,3%      |
| CLAIREFONTAINE | 3,4%   |  -1,0%      |
| GAUMONT        | 3,4%   |  3,0%       |
| GRAINES VOLTZ  | 16,7%  |  50,0%      |
| GROUPE CRIT    | 5,1%   |  42,1%      |
| HEXAOM         | 4,2%   |  16,5%      |
| LNC            | 6,1%   |  -1,1%      |
| PARTOUCHE      | 7,2%   |  9,6%       |
| PASSAT         | 4,4%   |  8,6%       |
| SII            | 4,2%   |  18,5%      |
| TXCOM          | 8,7%   |  7,6%       |
+----------------+--------+-------------+

Achat

• BD Multimedia - Acheté et … allégé suite à ma présentation !

Renforcement

• TXCOM - Une belle conviction sur ce titre mais je trouvais ma ligne trop light… Voilà des mois que je fais le pingre alors que je pouvais en avoir pour 6€ ! Aujourd’hui j’ai lancé une cartouche ATP pour doubler ma ligne à 8€. Je vais mieux dormir désormais. Un ordre épuisette est toujours présent à 7,50.

Vente

• DNXCORP - Vendu à l’OPA. Je n’ai pas perdu d’argent en raflant des titres à 4,18 quelques jours avant le rachat d’actions. Incrédule, le titre cote aujourd’hui 5,90€, inexplicable d’après moi.

• SAPMER - Présentation de la société. Vendu en moins value de 33%. Comme quoi une cyclique avec un PER de 3 n’est pas forcément une bonne idée. J’ai bien compris la leçon et sais désormais comment appréhender correctement le titre. J’ai vendu en étant convaincu que les prochains résultats semestriels vont être une catastrophe ! Les cours du thon sont au plus bas, un navire de la flotte reste à quai pour ces raisons. Si le titre se fait massacrer je reviendrais dessus au niveau des 10€.

Suivi

• Clairefontaine - Je n’aime pas trop ces sociétés « limaces » qui immobile mon cash, je veux des catalyseurs rapide ! mais je trouve que cette histoire avance dans le bon sens pour l’actionnaire. Je suis vraiment confiant pour cette ligne et désormais j’hésite même à me renforcer.

• HEXAOM - Une excellente visibilité et un cash flow en hausse dans les deux ans. Je garde précieusement. (résultat TTM = 19M, 2021 = 30).

• AKWEL - J’hésite à renforcer au cours de ~19€.

• BELIER - Pas envie de vendre aussi loin du prix de l’OPA à venir. De plus la watchlist est désespérément vide. Pas besoin de cash.

• SII - Correctement valorisé, on s’éloigne de mon univers d’investissement. Je ne suis plus acheteur à ce prix là, mais vu la qualité de la boite (+ croissance) on garde. Elle n’est pas excessivement pricé. Ne pas oublier qu’il s’agit d’une cyclique même si ces résultats ne tanguent pas trop en période creuse. Mon ESN préféré.

• Gaumont - Wait and see sur le dossier. J’adhère à 100% à la thèse. Mais ne suit pas un grand fan des jeux d’actifs, le cout d’opportunité est pour moi un véritable problème. Il faut un chevalier blanc sur ce genre de dossier pour que ma ligne devienne significative ou que des signaux d’un dénouement proche se manifestent. En revanche les actifs immobiliers comme collatéraux me rassurent (= bouée de sauvetage). Je pense particulièrement à l’immeuble de BD Multimedia, sur un dossier pareil (= boite pourri) on est content d’avoir du tangible à 4M€ !

• Graines Voltz - On attend les résultats 2019 avec impatience ! Ma boîte préféré, une perle ! une consumer défensive en première ligne du portefeuille me fait du bien au milieu de ces cycliques et boîtes pourries. La valorisation tangue au gré des articles Investir et des lettres. Je ne suis pas vendeur en dessous d’une capitalisation de 120-130 M€. C’est une société de qualité, les multiples doivent refléter cet état de fait. Voir mon point de vu.

• PASSAT - Confiant dans les prochains résultats suite au succès de la gamme jardinage. Si mauvaise nouvelle, je vends.

• PARTOUCHE - Tout le monde s’en fiche sur le forum (= sous les radars), m’en voilà réjoui ! Tous les signaux sont au vert pour que les bonnes nouvelles se répercutent dans les résultats. En espérant que ce soit le cas. Je garde et je continue à suivre l’histoire (recovery, lire la thèse).

Watchlist

• LINEDATA - Je voulais acheter quant le tire cotait 25€, j’ai mis un ordre pingre pour gratter quelques centimes. Résultat des courses, 0 titre en portefeuille et un cours à 30€ Bravo ! J’apprécie cette société principalement pour la récurrence de ces revenus (75%), son dividende (en période de vache maigre c’est agréable + redistribution actionnaire), son endettement raisonnable, son prix (EV/EBITDA = 6, PE = 11 FCF = 7) et sa solidité.

• FEELANCE.COM - Même histoire de radinerie que LINEDATA, j’ai failli acheter à 2,20, nous voilà à 2,90 ! J’aime principalement le secteur constatant autour de moi qu’il est en pleine explosion. De plus le titre n’était pas très surcoté à l’époque compte tenu de la croissance à venir. Le management n’a pas l’air top vis à vis des minoritaires cependant. Je surveille et creuse le dossier actuellement.

Quelques leçons à tirer…

• Une société cyclique s’achète quand le cours est massacré depuis un certain temps avec des signaux de rétablissement (comprendre, acheter en fin de bas de cycle). Cela semble tellement évident que j’ai l’air idiot en écrivant cette phrase…
• Ne pas acheter de société car d’autres investisseurs respectés l’achète, on analyse d’abord, pas après !
• Quand un titre avec une belle décote et un beau potentiel est disponible, on achète. Inutile de vouloir à tout prix gratter 1% ! On pourra toujours travailler son PRU plus tard si une occasion se présente.

Lectures

Surpris par la pléthore de livres traitant de la bourse à la bibliothèque de Lyon, j’ai fais l’acquisition d’une carte culture. Premier ouvrage en vu, «  What Works on Wall Street ». Je suis sur liste d’attente.
Jusqu’à présent mes lectures se résument à Lynch, Graham et Buffet.

Sentiment sur le portefeuille

À l’aise avec la majorité de mes lignes ainsi que leurs poids. Beaucoup de décote et pas mal de catalyseurs à court terme pour dynamiter les cours !

Je suis très confiant en l’avenir pour les raisons suivants :
- Long cycle de surperformance growth qui va bien se finir un jour
- Écart de performance entre large & big VS mids & small
- Fin de cycle de décollecte sur les smalls

Bref, la roue devrait tourner à mon avantage dans un avenir proche.

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[+4]    #13 03/02/2020 15h36

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J’ai récupéré « What Works on Wall Street » à la bibliothèque, je partage quelques notes à propos de cet ouvrage.

1. Psychologie

L’humain est irrationnel :
- Difficulté d’adhérer à une stratégie gagnante à long terme si celle-ci a récemment sous-performé
- Accorde plus d’importance aux nouvelles récentes pour juger un titre (news court terme peut prendre le dessus sur fondamentaux)
- Humain deux fois plus sensible aux pertes qu’aux gains (étude Kahneman et Tversky). Aversion au risque pour les gains, attirance au risque pour les pertes → les gens vendent trop tôt les gagnants et conservent trop longtemps les perdants. (en lire davantage).

2. Méthodologie de backtest

Un backtest fiable est très difficile à faire et les sources d’erreurs sont multiples :
- biais du survivant: Les entreprises ayant fait faillite ne sont pas incluses => hausse artificielle des résultats
- Biais d’anticipation: Suppose que toutes les informations sont disponibles à l’instant T (ex: tous les rapports dispo en janvier) => hausse artificielle des résultats
- Biais d’échantillonnage: Durée trop courte, peut provoquer des résultats farfelues (ex: en 1996, les compagnies commençant par les lettres A,E,I,O,U surperforment le SP500 de 11%). Les statisticiens s’accordent sur une durée de 25 minimum pour avoir des résultats cohérents.
- Mois de rééquilibrage: Fait varier considérablement le rendement final (ex: Rendement composé sur low PE en janvier = 19,03% VS 13,81% en mars)
- etc…
→  Faire un backtest fiable nécessite une rigueur extrême pour avoir des résultats cohérents et fiables. Au vu de la complexité de l’exercice, j’ignore désormais les résultats des backtests artisanaux et me fie uniquement à des études sérieuses.

3. Impact de la construction d’un indice

Si les éditeurs du Dow Jones avaient construit l’indice sur les 50 grandes capitalisations avec les ratios cours/actif net par action les plus bas, le "marché" serait aujourd’hui trois fois plus haut qu’il ne l’est !
→  Imaginez un CAC basé sur un ratio low PE / low actif net avec dividende intégré. Les français auraient une tout autre vision de l’investissement boursier. La construction de l’indice phrase d’une place de marché a un impact psychologique énorme sur les foules !

4. Taille des entreprises

Toutes les actions: Supérieur à 200 ME d’€ déflaté (13ME en 1929)
Grandes capitalisations: TOP 17% du marché
Petites capitalisations: Supérieur à 200 m€ déflaté et inférieur à la moyenne des capitalisations
Leader de marché (6% du marché):
- Grandes capitalisations
- Pas de services publics
- Nombres d’actions en circulation suppérieur à la moyenne
- Cash flow suppérieur à la moyenne
- Ventes 50% plus importante que l’action moyenne

De 1964 à 2009 en rendement composé annuel:
- Petites capitalisations: 11,60%
- Leaders de marchés: 11,36%
- Toutes les actions: 11,22%
- Grandes capitalisations: 10,20%
- SP500: 9,46%

L’ouvrage nous met en garde, certes toutes les études sont unanimes concernant la surperformance des small. Cependant la grosse plus value provient des micro-cap (< 25M€). Lorsque celle-ci sont retranchés, les résultats sont moins spectaculaires.
Les leaders de marchés surperforment le marché avec un risque plus faible (meilleur ratio de sharpe).

<< Avec ironie nous avons constaté que lorsque vous utilisez des stratégies comme celles présentées dans ce livre, qui cherchent le rendement maximum, elle vous conduisent inévitablement vers des actions appartenant à la catégorie des petites et moyennes capitalisations. Je crois que ce n’est pas dû uniquement à la capitalisation boursière, mais plutôt au fait que les évaluations de cette catégorie sont les moins efficientes. >>

5. Les ratios
5.1 Cours sur bénéfice net (PER)


De 1964 à 2009

Décile 1: 16,3%
Décile 2: 15,4%
Décile 3: 13,8%
Décile 4: 12,3%
Décile 5: 11,0%
Décile 6: 9,9%
Décile 7: 9,0%
Décile 8: 7,8%
Décile 9: 6,3%
Décile 10: 5,5%
Toutes les actions: 11,2%

5.2. EV/EBITDA

De 1964 à 2009

Décile 1: 16,6%
Décile 2: 15,7%
Décile 3: 14,5%
Décile 4: 13,0%
Décile 5: 11,7%
Décile 6: 10,7%
Décile 7: 9,9%
Décile 8: 7,8%
Décile 9: 5,3%
Décile 10: 5,3%
Toutes les actions: 11,2%

5.3. Cours sur Cash Flow

De 1964 à 2009

Décile 1: 16,2%
Décile 2: 14,2%
Décile 3: 13,0%
Décile 4: 12,9%
Décile 5: 12,7%
Décile 6: 11,6%
Décile 7: 10,0%
Décile 8: 7,9%
Décile 9: 6,0%
Décile 10: 3,5%
Toutes les actions: 11,2%

5.4. Cours sur chiffre d’affaire (Price to sales)

De 1964 à 2009.

Décile 1: 14,5%
Décile 2: 14,5%
Décile 3: 13,6%
Décile 4: 13,0%
Décile 5: 12,3%
Décile 6: 11,5%
Décile 7: 10,0%
Décile 8: 8,1%
Décile 9: 6,4%
Décile 10: 3,4%
Toutes les actions: 11,2%

5.5. Cours sur actif net (price to book)

De 1927 à 2009.

Décile 1: 11,3%
Décile 2: 12,7%
Décile 3: 12,3%
Décile 4: 11,2%
Décile 5: 10,6%
Décile 6: 10,2%
Décile 7: 9,2%
Décile 8: 8,7%
Décile 9: 8,5%
Décile 10: 8,1%
Toutes les actions: 10,5%

5.6 Rendement des  dividendes (dividend yield)

De 1927 à 2009.

Décile 1: 11,8%
Décile 2: 12,0%
Décile 3: 12,2%
Décile 4: 12,1%
Décile 5: 11,5%
Décile 6: 11,2%
Décile 7: 10,8%
Décile 8: 10,6%
Décile 9: 10,2%
Décile 10: 9,7%
Toutes les actions: 10,5%

5.7 Rendement d’un rachat d’actions (buyback yield)

De 1927 à 2009.

Décile 1: 13,7%
Décile 2: 12,0%
Décile 3: 11,5%
Décile 4: 11,3%
Décile 5: 11,2%
Décile 6: 11,0%
Décile 7: 11,5%
Décile 8: 10,7%
Décile 9: 8,6%
Décile 10: 5,9%
Toutes les actions: 10,5%

5.8. Rendement de l’actionnaire (shareholder yield)

De 1927 à 2009.

Décile 1: 13,2%
Décile 2: 12,4%
Décile 3: 12,2%
Décile 4: 11,9%
Décile 5: 11,3%
Décile 6: 10,7%
Décile 7: 9,7%
Décile 8: 8,6%
Décile 9: 9,2%
Décile 10: 6,1%
Toutes les actions: 10,5%

5.9. Combinaison des facteurs valeur

Composé de :
- Price to book
- PER
- Price to sales
- EV/EVITDA
- Price to cash flow

De 1964 à 2009.

Décile 1: 17,18%
Décile 2: 15,4%
Décile 3: 14,8%
Décile 4: 13,3%
Décile 5: 11,3%
Décile 6: 9,8%
Décile 7: 8,6%
Décile 8: 7,6%
Décile 9: 5,4%
Décile 10: 3,0%
Toutes les actions: 11,2%

→ En ajoutant en sixième facteur le rendement de l’actionnaire, le décile 1 délivre une performance de 17,30%
→ En ajoutant en sixième facteur le rendement du rachat d’actions, le décile 1 délivre une performance de 17,39%

Conclusion: Le facteur valeur qui superforme à tendance à changer selon les périodes (3e édition du livre →  Price to sales winner, aujourd’hui EV/EBITDA). On peut supprimer ce phénomène en combinant plusieurs facteurs valeurs (=composite). De plus la performance global est meilleure.

6. Récapitulatif

Du 1er janvier 1964 au 31 décembre 2009.

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/15987_what_works_at_wall_street.png

---

Manque la fin du bouquin (analyse secteur, momentum, ROE,…). Je ferais éventuellement une seconde partie.

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[+3]    #14 18/02/2020 18h05

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Problème psychologique du momentum pour un investisseur value

Fin de lecture de « What Works on Wall Street ». Je publierai un billet sur le blog de JeromeLeivrek dès que le temps me le permettra. Prochain emprunt à la bibliothèque, « Battre Wall Street » de Peter Lynch. Un livre détente sur l’investissement, les statistiques de James O’Shaughnessy m’ont achevé.

Je cherche toujours à intégrer le facteur momentum au sein de mon portefeuille. Mais figurez-vous qu’un énorme problème se pose.

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/15987_ldlc.png
Le cours de bourse de LDLC.

Typiquement le genre d’action qui serait dans un portefeuille value/momentum à approche mécanique.

Où est le problème me direz-vous ?

Psychologiquement il m’est impossible d’acheter cette action ayant raté le gros de la hausse (+100% en deux mois). De plus la décote a vraiment faibli, PE = 13, PB = 1.5. On mise presque essentiellement sur l’effet momentum, l’action étant désormais convenablement pricé.

Réflexion sur la combinaison du value et du momentum

On voit bien qu’à l’achat c’est très difficile psychologiquement pour un investisseur value de rentrer sur un titre, tout simplement car une bonne partie de la décote a déjà fondu ! C’est justement parce qu’une action est massacrée qu’elle est value !

Du coup, pourquoi ne essayer de profiter du momentum à la vente ?

Quand vendre pour un investisseur value

Les investisseurs values fixent une valeur intrinsèque à une compagnie. Si celle-ci présente une décote suffisante, ils achètent. Dès que que le cours boursier rejoint la valeur estimée ils vendent.

J’ai remarqué que les investisseurs vendaient trop tôt. Tout simplement par aversion au risque à la hausse d’une action (prouvé en finance comportementale).

Secondo, l’investisseur value ne sait pas exactement quand vendre car il est très difficile d’estimer la valeur intrinsèque d’une entreprise. Du coup il dispose d’un prix cible flou, généralement une moyenne de multiple de valorisation. Dans la pratique dès que le cours flambe il s’allège au fur et à mesure.

Amélioration du process d’un investisseur value

J’ai décidé de mettre au point une expérience simple, acheter en value, vendre au momentum. En d’autres termes, quand ma société atteint sa valeur intrinsèque je ne vends pas, je continue à surfer sur le momentum tant que celui-ci est bon. Le but est de vendre au plus proche du pic de valorisation.

Sélectionnons trois titres valus ayant subi une belle revalorisation il y a quelques années : Xilam, Plastivaloire et Akwel. Je fais appel aux données historiques de Stockopedia. Durant la hausse si le momentum descend en dessous de 80 je vends.

Résultat :
- Je vend Plastivaloire à 19€
- Je vend Xilam à 42€ (hypothèse terriblement pessimiste, trou de 45 jours dans l’historique durant la dégringolade, dans la pratique ~50€)
- Je vend Akwel à 33€

Je suis assez stupéfait des résultats, aucun investisseur dans la valeur n’aurait gardé ses titres aussi haut à mon avis.

Conclusion

Psychologiquement le momuntum est contre intuitif à l’achat pour un investisseur value. En revanche à la vente c’est une arme redoutable. On laisse filer ses gains avec une approche de vente mécanique impitoyable !
Après des années d’attente, l’investisseur capture pratiquement la totalité de la hausse.

Note

Je ne cherche à convaincre personne. Le but est d’améliorer mon processus interne pour qu’il génère la meilleure performance possible à long terme. Les sociétés sélectionnées sont aléatoires, celle-ci me sont venue intuitivement à l’esprit.

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#15 18/02/2020 18h29

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Bonjour Thomas69,

1) Je pense qu’il est beaucoup plus facile pour un investisseur momentum d’appliquer un filtre value que pour un investisseur value d’appliquer un filtre momentum :

- Si l’on est value, fondamentalement on est à l’affût d’une incapacité du marché à évaluer correctement une action, donc se ranger à une approche momentum - suivre la foule, en gros - est sans doute intellectuellement et psychologiquement difficile.

- En revanche, si on est adepte du momentum, on peut vouloir profiter des tendances et des modes, mais sans excès : un filtre value permet d’éliminer les actions manifestement en surchauffe (comme dans une approche GARP).

Bref, le "momentum value" est sans doute plus facile à utiliser que le "value momentum". L’ordre d’utilisation des filtres est important !

2) Perso je n’utilise pas une approche momentum, mais quand j’observe une forte tendance (haussière ou baissière) sur une action, j’essaie de réfléchir sur sa signification :

- S’agit-il d’un signe d’un possible changement fondamental de régime ou de dimension de l’entreprise ?

- Ou bien s’agit-il simplement d’un effet de foule (euphorie ou panique), sans lien avec les fondamentaux ?

Dans le premier cas (et en cohérence avec mon horizon de long-terme), je tiens compte du momentum, dans le second non.

3) Le fait qu’une approche value momentum semble mieux fonctionner qu’une simple approche value dans la détermination de la prise de profit reflète à mon sens le fait qu’elle est sans doute plus proche de la réalité des marchés : au lieu de déclarer les marchés simplement inefficients comme dans la pure approche value, elle revient à leur reconnaître une certaine efficience (certes partielle et variable, mais une efficience tout de même) - ce qui est plus proche de la réalité.

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#16 18/02/2020 18h32

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Bonjour Thomas,

Sur le principe je suis d’accord avec vous et essaie d’appliquer cela aussi à mon portefeuille*.

Ici vous vous basez sur le score stocko momentum de 80 :
1) savez-vous comment il est calculé ?
2) pourquoi ce seuil de 80 et pas autre chose ?
3) il faut avoir accès à ce score

LDLC : au delà du +100% en deux mois, pourquoi la considérez vous comme value ? Elle l’était mais l’est-elle toujours ? Si non alors il n’y a pas de sujet sur ce titre, il ne faut pas regarder le passé wink

*Quand le titre s’approche de ma valorisation, j’utilise un ordre stop suiveur chez Binck** et un ordre stop tout court chez Degiro (que je remonte manuellement).

** avec une barrière d’environ 5 à 10% suivant la volatilité estimée du titre en question.
Dans la pratique c’est un peu galère à utiliser et sur les small caps assez volatiles mes essais n’ont pas été couronnés de succès, j’ai été exercé trop tôt.

PS : le value momentum fonctionne mieux aussi je pense car le value donne une valeur conservatrice au titre tandis que le momentum est le reflet de l’amélioration des fondamentaux (et donc de l’évolution de la valorisation intrinsèque également).

Dernière modification par bibike (18/02/2020 18h36)


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#17 18/02/2020 18h58

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Il y a néanmoins un point à faire attention dans une comparaison avec un investisseur "value only": pendant que vous gardez vos valeurs grâce au filtre momentum il replace alors ses fonds sue d’autres valeur values.


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#18 18/02/2020 19h50

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Vos réflexions sont intéressantes. Dans la littérature académique, le momentum est parfois critiqué car son turnover rendrait son premium réel faible voire inexistant.

Les tenants de cet argument proposent néanmoins de profiter du facteur en l’associant à une autre stratégie. Par exemple, puisque vous êtes value :
- vous n’achèterez pas des actions qui ont un mauvais momentum, même value
- vous ne vendrez pas des actions qui ont un bon momentum, même si elle ne sont plus value

Ainsi, vous ajoutez un peu de momentum tout en n’augmentant pas votre turnover.

Dernière modification par Samuel222 (18/02/2020 19h51)

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#19 19/02/2020 06h17

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Par exemple sur Xilam, au bout d’un moment après la hausse rapide elle est passée a 30% de mon portefeuille. Si j’avais gardé jusque au plus haut ce serait passé a plus de 50%. Impossible de garder sa sérénité quand on a une telle pondération, sachant que la bourse peut aller très vite dans les deux sens pour les micro valeurs.tout ceci est de la théorie qui ne tient pas dans la pratique.

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#20 19/02/2020 14h40

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Scipion8 a écrit :

2) Perso je n’utilise pas une approche momentum, mais quand j’observe une forte tendance (haussière ou baissière) sur une action, j’essaie de réfléchir sur sa signification

Excellent réflexe que tout le monde devrait adopter.

BulleBier a écrit :

Par exemple sur Xilam, au bout d’un moment après la hausse rapide elle est passée a 30% de mon portefeuille. Si j’avais gardé jusque au plus haut ce serait passé a plus de 50%.

La pondération des lignes d’un portefeuille est un autre sous process de la gestion d’un portefeuille.

Dans votre cas, vous allégez Xilam au fur et à mesure pour respecter votre pondération et liquidez la ligne quand le momentum descend en dessous de 80 (vers 50€).

Un cas particulier à traiter serait plutôt une OPA. Dans ce cas l’investisseur arbitre en fonction du prix proposé.

bibike a écrit :

Ici vous vous basez sur le score stocko momentum de 80 :
1) savez-vous comment il est calculé ?
2) pourquoi ce seuil de 80 et pas autre chose ?
3) il faut avoir accès à ce score

1. Un mix des 4 variables ci-dessous

• Proximity of current share price to the 52 week high
• 50 day vs 200 day moving averages
• 1 year Relative Strength of the share price vs the market
• 6 Month Relative Strength of the share price vs the market

2. 80 = momentum dans les deux meilleurs déciles du marché.
Avec une valeur haute on coupe la ligne rapidement en cas de retournement de conjoncture. A contrario on peut solder une ligne qui marque un simple temps d’arrêt avant de reprendre sa hausse (ex: prise de bénéfice, sortie d’un fond, …).
Pour conclure, valeur haute = baisse des risques, moins de potentiel. Valeur basse = gourmand, plus de risque et de potentiel. Partant du principe que l’investisseur value a déjà atteint son objectif premier (valorisation du titre), je surf "prudemment" sur le momentum. Le but étant d’exploiter au maximum l’explosion d’une société. Pas de se mettre dans la peau d’un spéculateur.

Je me souviens qu’Higgons affirmait que sa sur-performance provenait chaque année d’une ligne qui explosait. Les années exceptionnelles (2016-2017) sont marquées par l’essor de plusieurs compagnies. S’il coupait ses lignes trop tôt, sa performance en prendrait un sacré coup.

3. Bien entendu, une alternative simple peut être la force relative des prix à six mois.

bibike a écrit :

LDLC : au delà du +100% en deux mois, pourquoi la considérez vous comme value ? Elle l’était mais l’est-elle toujours ? Si non alors il n’y a pas de sujet sur ce titre, il ne faut pas regarder le passé

EV / EBITDA = 5.3
price / sales = 0.18

LDLC a été sélectionné car c’est une valeur considérée comme value et momentum par Stockopedia. J’ai essayé de me mettre dans la peau d’un investisseur value/momentum pur à approche mécanique car je voulais essayer d’implémenter la stratégie  « trending value » de O’Shaughnessy. Voyant les titres sortis par le screener j’ai vite abandonné. In fine j’ai eu l’idée de faire l’expérience de la vente au momentum et les résultats m’ont sidérés. C’est purement impossible que je vende aussi haut.

blackfalcon a écrit :

Il y a néanmoins un point à faire attention dans une comparaison avec un investisseur "value only": pendant que vous gardez vos valeurs grâce au filtre momentum il replace alors ses fonds sue d’autres valeur values.

Comme dit à Bibike dans mon point 2, le filtre momentum est très élevé par conséquent on surf uniquement sur une explosion du cours. Si vous avez la chance d’avoir une majorité de titre dans votre portefeuille dans ce contexte c’est que vous êtes un sacré stock picker.
La vie d’un titre dans un portefeuille value est davantage marqué par l’attente que par sa revalorisation effective.

Samuel222 a écrit :

Vos réflexions sont intéressantes. Dans la littérature académique, le momentum est parfois critiqué car son turnover rendrait son premium réel faible voire inexistant.

Les tenants de cet argument proposent néanmoins de profiter du facteur en l’associant à une autre stratégie. Par exemple, puisque vous êtes value :
- vous n’achèterez pas des actions qui ont un mauvais momentum, même value
- vous ne vendrez pas des actions qui ont un bon momentum, même si elle ne sont plus value

Ainsi, vous ajoutez un peu de momentum tout en n’augmentant pas votre turnover.

C’est exactement ça. Dans mon précèdent post j’expose la momentum à la vente et auparavant à l’achat.

Je ne fais pas du momentum pour faire du momentum, en réalité je me sers des études académiques pour améliorer la gestion de mon portefeuille value et ainsi éviter les pièges de cette gestion (vendre trop tôt, couteau qui tombe, etc.…).

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#21 24/02/2020 11h51

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Nouvelle ligne, Plastiques Du Val De Loire (PVL).

Présentation

Notre entreprise est spécialisée dans les composants plastiques à destination de l’industrie audiovisuelle, des fabricants d’électroménagers et des constructeurs aéronautiques mais effectue la majorité de son volume d’affaire (80%) sur le segment automobile. Nous avons donc à faire à une cyclique par excellence.

Après un plus haut à 26€ courant 2017, l’entreprise cote 6€ désormais. Le marché anticipe la fin du cyclique auto et une récession économique imminente.

La stratégie de croissance externe pèse sur le bilan de la société avec une dette nette quasiment équivalente au fonds propres expliquant la décote par rapport aux autres équipementiers.

Quelques chiffres…

Ratio courant (issu de Stockopedia au cours de 6,09€) :

• PE : 4,8
• EV / EBITDA : 5,6
• P/B : 0,5
• P/S : 0,19

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/15987_plastivaloire.png

Analyse d’investissement

• La société semble très bien géré avec un historique fort de création de valeur pour l’actionnaire (progression des fonds propres de 14%/an)
• C’est une cyclique de croissance (augmentation du CA de 11,7% en moyenne). Objectif de 1 milliard de CA en 2025
• L’émergence des véhicules électrique n’a absolument aucune incidence sur notre société
• Les analystes anticipent une hausse du résultat net sur les deux prochaines années

Catalyseurs

Le terme catalyseur n’est pas le plus juste pour qualifier une cyclique, en effet la hausse du cours est cristallisé essentiellement par la perception du marché concernant le secteur. Faisons abstraction de cette subtilité.

• La direction a prévu de lever le pied sur le programme de croissance externe (baisse des investissements jusqu’en 2023) pour assainir son bilan. La décote est jusqu’ici assez logique, les investisseurs cherchant des entreprises aux reins solides pour passer les périodes de vaches maigres (=bas de cycle). Le renforcement du bilan devrait à terme faire disparaitre la décote face aux autres équipementiers.

• Le bénéfice et les marges devraient progresser de part l’absorption des frais de démarrage des nouvelles usines ainsi que les synergies créées via la croissance externe récente.

Thèse d’investissement

Le secteur et les équipementiers auto sont massacrés. Sommes-nous réellement en fin de cycle ? Pour être franc je n’en sais absolument rien. Mon unique conviction est qu’il faut éviter à tout prix d’acheter ce type de valeur à la suite d’une longue hausse continue (3 à 4 ans).

Actuellement la société est en solde (PE = 5) et les perspectives ne sont pas mauvaise (hausse du résultat et du CA pour les deux prochaines années).

Voici les différents scénarios en vues :
1. Le marché s’est trompé en pénalisant trop lourdement les équipementiers => hausse du cours et plus value rapide
2. Le marché stagne => le temps jouent en notre faveur avec Plastivaloire (amélioration du bilan + croissance)
3. Le marché plonge (bas de cycle / récession économique forte). => L’action plonge (le cours peut encore être divisé par deux ou trois), je renforce lourdement.

A vrai dire je suis assez serein car si le marché auto devait plonger je dispose de suffisamment de liquidités pour alourdir ma position de manière conséquente (j’ai un PEL full). Les clés seront de ne pas se précipiter (1) et d’être très patient (2) car cette situation peut durer plusieurs années (4 à 5 ans sans soucis). Je n’ai aucun doute que l’entreprise rebondira car elle n’est pas liée à la transformation du secteur (voiture électrique). Le rebond risque d’être inouïe, imaginez la même entreprise avec un bilan sain et un CA de 1 milliard avec des acquisitions pleinement intégrées et des usines tournant à plein régime, quel serait le potentiel du titre avec un plus haut à 26 par le passé ?

Ce que j’aime avec Plastivaloire, c’est que j’ai l’impression que le temps joue en ma faveur. J’adore cette idée.

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#22 24/02/2020 22h18

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thomas69 a écrit :

Ce que j’aime avec Plastivaloire, c’est que j’ai l’impression que le temps joue en ma faveur. J’adore cette idée.

Erf, tout est relatif et vous ne le saurez qu’à la fin.

3 ans que je me traîne PVL en forte MV, j’ai renforcé à 6,30 euros, pendant ce temps Mister Market a bien grimpé, je vous souhaite un meilleur timing mais impossible à l’avance de savoir si "le temps joue en ma faveur". Mister M peut rester dépressif très longtemps et dans ce cas le coût d’opportunité vs un indice World est grand.

En cas de récession, la dette peut devenir un vrai problème avec la contraction des flux et l’atteinte de covenants (voir le manque de liquidité…). Ce n’est pas l’équipementier le moins risqué à ce niveau là.

Moi aussi je suis confiant en l’avenir de la société et sa pérennité / résilience au cycle mais ce n’est pas cela qui en fera un bon investissement, le facteur temps est déterminant dans un retournement…


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#23 24/02/2020 23h19

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C’est amusant que personne ne relève que la production de plastique est complètement à rebours de l’air du temps.

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#24 24/02/2020 23h22

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Peut-être parce que 90 % de ce que font les entreprises cotées est à rebours du temps ?

Dernière modification par JeromeLeivrek (25/02/2020 09h15)


Blog : Le projet Lynch. Parrainages Binck : m'écrire.

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[+3]    #25 11/03/2020 15h45

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Quelques nouvelles par des temps agités.

Portefeuille

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/15987_portefeuille.png

Achats

• Burelle (@582,00 et 546,00) : Holding familiale de Plastic Omnium, magnifique équipementier automobile. Réputé cyclique malgré 90% de CA à l’international. Entreprise en croissance, très bien gérée. Grosse décote sur la holding (PE = 3), en général 30 à 40% de discount sur l’ANR. En bonus un possible retrait de la côte, la famille rachetant fréquemment des actions. Pas de catalyseurs sur ce dossier, mais je suis très serein à long terme avec ce titre en portefeuille. Dernier point, Laurent Burelle passe le flambeau à 70 ans, espérons que la dynamique reste la même.

• Catana (@2,35) : Une Lynch compagnie (PE < taux croissance / 2), pas courant sur la côte française. Secteur très cyclique mais la société a changé de dimension avec la gamme Bali. Forte croissance attendue (cf image ci-dessous). Cash net de 10m€. Carnet de commandes de 145m€. Présent dans le fonds IE (France et Europe). Un newsflow excellent avec une valorisation basse, j’adore. A surveiller de près à cause de la cyclicité du secteur, il va falloir être réactif à la vente.

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/15987_catana2.png

• Focus Home Interactive (@18,22) : La thèse

Renforcements

• Akwel (@14,40) : Dans le fond aucun changement mais c’est moins cher maintenant

• Plastivaloire (@5,41) : Comme akwel

Ventes

• Le Bélier (@32,50) : Besoin de liquidités pour les soldes, potentiel limité à terme. Avant d’entamer mes réserves financières je préfère liquider les lignes les moins intéressantes et améliorer ainsi le profil du portefeuille. Mon intervention dans la file

• Bd Multimédia (@1,53): Une erreur boursière. Celle-là je vais m’en souvenir, la cotation au fixing est casse-pied avec un bot vendeur suiveur. Sur ce dossier je vais retenir mes erreurs. En consolation j’ai vendu la ligne le vendredi précèdent le lundi noir. Les liquidités ont été immédiatement injectés à meilleur escient. Plus le temps passe et moins j’ai envie d’investir dans des sociétés aussi pourries (DNX, Passat, etc….). C’est une question éthique, j’ai l’impression de soutenir des business borderline ou d’entretenir des managers pantouflards.

News des titres en portefeuille

• Partouche : Résultat annuel pile dans les projections, 25M€ !
Dividende de 0,31€ proposé le 31 juillet après trois années de disette. D’ailleurs il me semble que 2017 avait été la seule année de la décennie à offrir un dividende. C’est un excellent signal concernant la recovery de la boîte qui se poursuit. Le cours a touché récemment un plus haut à 34 avant la douche des marchés.

• Clairefontaine : Cours de la pâte à papier toujours au plus bas. Bibike a calculé des chiffres sympa à ce propos. J’aimerai bien me renforcer rapidement.

• Graine Voltz : Acquisition auprès de BASF, j’aimerais bien avoir des chiffres pour estimer l’impact mais la nouvelle est excellente.
Serge Voltz agrandit le flottant en vendant des titres à 78,50. Quel renard tout de même ce Serge, l’an passé il raflait des titres à 25 balles ! Au moins la boîte est pilotée par quelqu’un de compétent, quand je vois Bourbon lancer une OPR en 2014 et qui se trouve en liquidation judiciaire on peut se poser des questions sur la qualité du management.
On notera également une résilience étonnante pendant la baisse des marchés.
Très bon résultat 2018, bien orienté, on garde au chaud.

• SII : Ralentissement de la croissance du CA au T3, +6,3% alors qu’on tourne plutôt autour de 10%, à surveiller cette affaire.

• Gaumont : Résultat catastrophique, comme prévu. C’est fou cette affaire, depuis l’OPRA raté de 2017 la boîte ne rencontre que des difficultés… c’est dingue non ? ne parlons même pas des perspectives. Très d’ironie, quelque chose se trame là-dessous, c’est évident.

• DLSI : Progression du CA de 1,8% sur l’année. Sur-performance de l’entreprise en France par rapport au marché de l’intérim (-1,2% vs 4,4%). Une boite pas cher qui vivote… sera-elle éternellement value ? je n’en sais rien mais je me pose la question à chaque fois.

• Bassac : CA annuel en hausse de 16% pour s’établir à 976m€. Carnet de commandes en hausse de 7%. Certainement la meilleure entreprise du secteur, quelle machine de guerre ! Stockopedia lui met un score "quality" de 44, incompréhensible.

Watch list

• Renforcement : Akwel, Plastivaloire, Burelle, Focus Home Interactive, Clairefontaine, Partouche et Catana

• Nouvelle ligne "surveillé de près" : Air France, Linedata, Guillin, Manitou

Lectures

J’ai fini "What Works On Wall Street" et "Battre Wall Street". Le premier est une véritable bible, tous les investisseurs chevronnés doivent au moins l’avoir feuilleté. Quand au second, il est très décevant ayant lu auparavant "Et si vous en saviez assez pour gagner en bourse" du même auteur (Lynch).

Ma prochaine lecture se portera sur le foot business, La "Mano Negra" de Romain Molina. Si vous aimez la bourse et le football, vous allez adorer ces vidéos sur Youtube.

Stratégie pendant la baisse des marchés (coronavirus)

Une tactique en trois temps.

1. Baisse limité (20%) : Première phase, allocation de tout le liquide disponible à court terme (compte courant + livrets + petite dette de famille à récupérer) et réallocation des lignes à faible potentiel (Bélier sous OPA).

2. Baisse conséquente (30-45%) : On ouvre le PEL (70k)

3. Krach (40-45%) : Prêt consommation (~50k)

On termine actuellement la phase 1, je suis à l’aise psychologiquement avec mon plan de bataille. Pas de regret si les marchés repassent à la hausse bien qu’au fond de moi j’aimerais qu’un krach se produise.

Point important. Ne pas lire les files de discussions sur le krach boursier et le coronavirus. Ni regarder les informations boursières à la TV ou sur le net. C’est du temps de perdu, il est impossible de prédire ou d’anticiper quoi que ce soit. Il est plus intéressant d’analyser des sociétés.

Je me sers beaucoup du screener relative strengh à un mois de stockopedia pour trouver les plus belles gamelles boursières du moment. À chaque fois je me pose la même question : "Problème structurel ou conjoncturel ?". Si la réponse est conjoncturelle (= coronavirus) et que la société semble sous valorisé, je gratte !

Dernière modification par thomas69 (11/03/2020 16h24)

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