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[+1]    #151 03/07/2019 20h46 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Jean-François Clair, responsable du groupe mathématiques au SNES a écrit :

Le fonctionnaire assure que l’Éducation nationale «  s’est faite plaisir. »

Marrant ça. Si M. Clair a écrit cette phrase lui-même on peut regretter qu’un professeur de mathématique ne sache pas conjuguer correctement le verbe «  se faire ». Si par contre il l’a uniquement prononcé, le journaliste, qui est quand même censé être un homme de lettres, aurait pu retranscrire cette phrase correctement. Sans parler de l’éventuel correcteur… Difficile de reprocher aux élèves leurs difficultés à l’écrit quand on commet ce genre d’erreur.

C’est un peu pédant de ma part de le relever, mais honnêtement ça choque l’oreille : elle s’est fait plaisir suffira.

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#152 03/07/2019 20h53 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Chacun a son avis personnel sur le sujet, mais si vous comparez avec les exercices que vous avez connu quand vous étiez en troisième (je ne connais pas votre âge, donc je ne sais pas à quelle époque vous faites référence), n’oubliez pas que :
1/ les élèves d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes que ceux d’hier
2/ les programmes ont pu changer (EDIT : é > er)
3/ la manière de poser les questions a pu changer

EDIT pour GBL
Je viens de voir sur votre présentation que vous êtes né en 1960 ;-). Je pense que les attendus du BEPC du milieu des années 1970 doivent être bien loin de ceux du DNB actuel ;-)

EDIT
Un autre avis.

Du calcul littéral

Le premier et le deuxième exercice ne sont pas à l’origine de la polémique, semble-t-il. Ils abordaient les divisions et la géométrie. C’est l’ultime exercice qui est au cœur de la grogne des élèves. « Il fallait faire du calcul littéral pour ce sixième exercice. Ils n’ont pas l’habitude de développer et de factoriser sans avoir de facteur commun ni d’identité remarquable d’abord. », explique Hafid Senoune, professeur de mathématiques à l’Institution Sainte Geneviève d’Asnières.

Un sujet loin d’être classique

Mais alors est-ce une énième lamentation d’élèves ou bien s’agit-il d’une plainte justifiée? Hafid Senoune abonde dans le sens des jeunes collégiens: « Ils n’ont pas eu à traiter des exercices classiques que l’on a l’habitude de voir durant l’année. C’est un bon sujet cependant, qui s’inscrit dans l’esprit de la réforme du collège», affirme-t-il. Il reconnaît qu’il fallait avoir un bon niveau en mathématiques tout au long de l’année pour espérer obtenir plus de 14/20. «Moi-même, j’ai mis 1h pour répondre au sujet alors que d’habitude je ne mets que 35 à 40 minutes, et je suis enseignant depuis des années en classe de troisième», assure-t-il.

Dernière modification par maxicool (04/07/2019 07h59)


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#153 03/07/2019 21h16 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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#154 03/07/2019 23h52 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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" les programmes ont pu changé"
Il semble bien, oui, en grammaire en tout cas ! :-(

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#155 04/07/2019 08h03 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Effectivement. Erreur de grammaire (ou étourderie) de ma part.
Le souligner ne fait pas pour autant avancer le débat, mais pourquoi pas… ;-)

Dernière modification par maxicool (04/07/2019 17h27)


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#156 04/07/2019 16h07 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Je ne vois pas le rapport entre votre lien et ce qui est en cause ici.
Je ne ressens donc aucune attaque (même pas sympa ou intelligente), désolé !

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#157 05/07/2019 12h55 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Quand je lis les témoignages sur cette file, que j’écoute un proche professeur de mathématique au lycée, ou encore ce qu’on peut lire ça et là dans la presse, on se demande quand même comment on a pu arriver là.

Le monde a écrit :

Pourtant, même ces ordres – déjà contestés – semblent avoir été appliqués de manière hétérogène. Dans un centre d’examen de Fontainebleau (Seine-et-Marne), un enseignant d’histoire-géographie raconte par exemple avoir dû examiner 91 dossiers où il manquait des notes, sur 260 candidats au total. « Le secrétariat du centre d’examen a fini par mettre 10/20 à tous les élèves à qui il manquait une note. » « Comme c’est provisoire, ils avaient l’air de dire que ce n’était pas très grave », s’étrangle une enseignante d’anglais membre d’un autre jury dans le même lycée, où il manquait également « une petite centaine » de notes. « Je suis quand même restée jusqu’au bout, car apparemment il y a des centres d’examens où les proviseurs se sont octroyé le droit de reporter des notes eux-mêmes. »

Source : Résultats du bac : des enseignants dénoncent le « chaos » dans les jurys

Un nivellement généralisé vers le bas, sauf pour une élite qui continue à fréquenter les meilleurs collèges et lycées, puis les meilleures prépas, puis les meilleures écoles.

Les autres iront perdre leur temps à la FAC, ressortiront pour l’essentiel avec une licence inutile ou rien du tout, quand on manque de couvreurs, d’électricien, de plombiers-chauffagistes, etc.

Et au milieu de tout ce bord###, les profs (du moins ceux qui ne font pas la grève des notes !) doivent rester motivés et portent ce qui reste du système à bout de bras…

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#158 05/07/2019 14h04 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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InvestisseurHeureux a écrit :

Les autres iront perdre leur temps à la FAC, ressortiront pour l’essentiel avec une licence inutile ou rien du tout, quand on manque de couvreurs, d’électricien, de plombiers-chauffagistes, etc.

Normal y a 35 ans au alentour de 1985 année de ma troisième on orientait plus du tout  vers ces métiers déjà, pas assez valorisants, bien vu, porteur d’espoir etc  cela n’as pas changer depuis on manque de boucher, de boulanger aussi.
Si à la fin de ma troisième catastrophique on m’avais dit va vers ce genre de métiers "tu auras" un bel avenir, juste filer un catalogue de CAP sans autre explication que fait trois choix,  je n’aurais pas perdue du temps et de l’argent de mes parents jusqu’en terminale deux fois en privé après y avoir redoublé ma troisième pour au final ne pas avoir ni le bac ni un niveau d’étude et partir faire de l’interim et faire " carrière en tant que préparateur de commande".
Mon meilleur ami de 30 ans à fait mécanique et à 40 est devenu son propre patron et a réussi sa vie plutôt pas mal, pas que j’ai rate la mienne lol non plus.

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#159 05/07/2019 15h22 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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InvestisseurHeureux a écrit :

comment on a pu arriver là.

Beaucoup de familles ont plein d’avis sur tout, ne respectent pas l’institution et ont commencé dès les années 70 à revendiquer moins de travail scolaire, de meilleures notes etc en s’opposant aux enseignants. L’école et le collège sont un mode de garderie pour beaucoup de familles.
L’institution ne fait donc que donner ce que les gens veulent : un simulacre de reconnaissance du génie de leurs enfants chéri. ça passe par la distribution générale de prix absurdes dont le bac.
C’est pour moi une forme du clientélisme cher à la caste politique.

Je dois reconnaître avoir enseigné avec passion mais avoir eu le sentiment de me prostituer un paquet de fois… à commencer dans les jurys d’examens (bac et bac +2)

Sur l’élite dans les meilleures écoles : fort heureusement, il y a des gosses qui "réussissent"* sans entrer dans le schéma de l’élite à la française.
Arriver à avoir un projet et s’y tenir lorsqu’on vient de certains endroits/certaine familles est hyper méritant même si le projet ne consiste pas à devenir énarque, normalien ou X-mines.

*Le mot "réussir" est détestable.

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#160 05/07/2019 18h16 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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comment expliquer que ma prof d’EMT m’a dit alors que j’avais 13 14 ans vous vous en foutez vos parents ont un commerce donc vous êtes privilégier si vous ne faites rien votre  avenir est tout tracer quand même !
Elle ne c’est même pas dit que je voulais pas faire comme mes parents que je voyais galérer face au carrefour et compagnie avec leur petit commerce de village.

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[+3]    #161 06/07/2019 12h43 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Petit retour sur le sujet de la file: les professeurs des écoles. Voici mon vécu des mois de juin /juillet.

On donne énormément. Vraiment. Le travail de base, avec les milliers de sollicitations qu’offre la vie dans un groupe de 30, a été augmenté par des sollicitations énergivores au rendu faible voir négatif. Fête de l’école, remplissage de livrets scolaires, varicelle / molluscum / asthme, entretiens de PMI, équipes éducatives pour les enfants handicapés qui seront l’an prochain dans ma classe. Les enfants sont épuisés par la chaleur et la course folle des activités de fin d’année. Un enfant de 3 ans qui est épuisé est tout simplement épuisant. Alors 30… L’épisode de canicule m’a juste montré comment moi, prof de Petite Section, ne suis pas logée à la même enseigne que le reste des professeurs des autres niveau. L’idée était donc, si possible, que les parents gardent leur enfant au frais. Dans ma classe, sur 30 enfants, 25 étaient présents, en CM2, 2 étaient présents. Au collège, vous savez que le brevet a été repoussé. Au lycée, ça faisait belle lurette que les jeunes n’étaient plus en classe.

L’apothéose a été un rendez vous qui m’a été imposé par l’inspecteur pour qu’il me dise tout le mal qu’il pense d’un point de ma façon de faire. Ce mec, je ne le connais même pas. Il n’est jamais venu dans ma classe. Il s’est fait son idée par le biais du tableau d’affichage de l’école. La rencontre a été tellement violente que j’ai écopé de 3 jours d’arrêt.

Mes parents d’élèves me soutiennent et m’ont littéralement couverte de cadeaux. Ils ont eu la bonne idée de me demander en amont ce dont j’avais besoin pour passer un bel été. Heureusement qu’ils sont là.

On est le 6 juillet. Il paraît que c’est le début des vacances. Pour moi, la période qui s’ouvre fait juste partie du job : je vais essayer de refaire surface.

🌼🌼🌼🌼

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#162 06/07/2019 12h52 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Bonjour Flower,

Disons que plus les enfants son âgés, moin leur garde n’est un problème. Un élève de CM2 peut commecer à rester seul chez lui. Un enfant de maternelle, c’est un tout autre problème. Personnellement ma belle-mère a pu nous garder notre fille les deux jours les plus chauds. Mais si elle n’avait pas été la nôtre fille aurait été en classe. Nous n’aurions pas eu le choix.

Pour ce qui est de l’inspecteur. Il est toujours plsfacie de juger depuis son bureau, en se basant sur de la théorie, plutôt qu’en étant sur le terrain et en pratiquant.


https://petit-actionnaire.fr - Investissement dans les dividendes et éducation financière // le guide de l'Éducation financière

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[+2]    #163 25/08/2019 23h50 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Je suis moi même prof des écoles depuis quelques années après avoir fait du privé dans divers domaines techniques (electronique, nucléaire…).

j’ai passé le concours car dans le privé j’en avais marre de me faire traiter comme une merde alors que j’ai Bac+8. En effet j’ai été obligé de mentir sur mes diplômes pour me faire embaucher comme technicien sinon je coutais trop cher, j’étais mal payé, mal considéré. Par contre j’avais les avantages des grosses boites (pas de jour de carence, CE, ticket restau, 13eme mois…).

J’étais content avec mon concours PE (prof des écoles) niveau Bac+5. Je me suis dit ça y est je suis considéré à une plus juste valeur. Un fonctionnaire catégorie A comme un commissaire, un secrétaire des affaires étrangères ou un ingénieur.

Puis la réalité m’a rattrapé. J’ai attaqué à 1400 euros net pour espérer toucher 2000 euros dans 15 ans. J’ai attaqué sur le tard je ne pourrais pas toucher les 2950 euros au bout de ……40 ans de service en catégorie A.

Je me suis retrouvé traité comme un moins que rien : à faire bouche trous pendant des années, à me faire balader d’établissement en établissement, à devoir remplacer au pied levé sans pouvoir préparer la moindre chose, à commencer l’année scolaire avec une classe vide et des doubles niveaux extravagants (GS/CP). On a bien sur essayer de ma faire venir en dehors de mes horaires de travail le samedi pour une kermesse à la con ou remise des diplomes.

Il faut savoir que certains enseignants se "prostituent" en vendant des gâteaux, faisant des kermesses, vendant des objets ridicules après l’école uniquement pour avoir un peu de fric pour payer un bus pour les gamins aillent au musée….
Moi j’ai refusé d’entrée dans ce jeu. Si l’Etat ne donne pas de fric pour les gamins ce n’est pas à moi de faire le tampon. Vous croyez qu’un banquier va vendre des poteries pour payer les ramettes de papier de la photocopieuse ?

Vous rajoutez à cela le manque de moyens (1/2 page de photocopie par jour par gamin, bureaux pourris, pas d’argent pour les sorties, personnes pour accompagner à la piscine….); le mépris des parents qui se prennet tous pour des enseignants, des enfants qui sentent tout puissant, de l’état lui-même envers les fonctionnaires qu’il faut "dégraisser…

Cela vous démotive complètement.

De toute façon les enseignants, les hospitaliers et les flics sont ceux qui doivent tenir la "populasse". Les uns doivent enseigner, faire de la propagande et servir de garderie, les autres les soignent avec de moins en moins de moyen et les derniers les protègent mais les frappent aussi pour les empêcher d’ouvrir leur gueule.

PS: Bien sur comme j’ai cumulé privé et public j’ai pour l’instant 920 euros de retraite à 62 ans….

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#164 26/08/2019 10h21 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Merci pour ce retour d’expérience gandolfi, ainsi que tous les autres intervenants sur ce fil.

Je dois dire que globalement je suis assez surpris par l’abondance de retours négatifs de la part des professeurs des écoles du forum. Je m’attendais bien à ce que certains points négatifs de ce métier ne soient pas occultés mais pas à ce point.

Est ce que ce côté désabusé est également autant prégnant chez les professeurs du secondaire?

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#165 26/08/2019 11h12 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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gandolfi, ma situation est très semblable à la vôtre, le montant de retraite qui m’était promis avec l’ancien système, pour un départ en retraite à 62 ans, était très voisin de 1000 euros.
Les collègues qui ont fait une carrière d’enseignant complète vont aussi la sentir passer avec la rupture du contrat tacite "on vous paie mal pendant votre carrière mais en compensation on vous offre des conditions favorables pour la retraite".
Et parmi tous les fonctionnaires de catégories A, les enseignants vont être les gros dindons de la farce puisque les primes seront intégrées au calcul de la la pension alors qu’ils en touchent beaucoup moins que les autres.
A échelon égal, un fonctionnaire de catégorie A travaillant pour Bercy ou le ministère de l’intérieur touche 1000 euros de plus par mois qu’un enseignant alors que le plus souvent ils sont recrutés à un niveau inférieur.
D’une manière évidence, ce pays a fait le choix d’appauvrir les enseignants.
Les enseignants ont longtemps refuser de voir le problème de leur rémunération, mais progressivement les consciences semblent s’éveiller, et les actions vont se durcir à mon avis.

Sinon, pour répondre à votre question Valdec, dans le secondaire, l’état d’esprit est le même que dans le primaire.

Quelques visuels intéressants pour fixer les idées:

https://i87.servimg.com/u/f87/18/88/38/30/visuel14.png
https://i87.servimg.com/u/f87/18/88/38/30/visuel13.png
https://i87.servimg.com/u/f87/18/88/38/30/compar11.png

Dernière modification par Deneb (26/08/2019 11h40)

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#166 26/08/2019 11h15 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Quand je lis cela, je ne peux m’empêcher de penser. Mais pourquoi ne pas changer de métier ?

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[+1]    #167 26/08/2019 11h44 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Bonjour !

gandolfi a écrit :

… j’ai Bac+8 …  920 euros de retraite à 62 ans….

Si vous avez un Bac+8, vous avez dû commencer à travailler et cotiser aux alentours de vos 25 ans. Pour une retraite à 62 ans, cela ne fait que, au mieux, 37 ans de cotisations. Il y a donc une décote de 5 ans (20 trimestres) pour arriver aux 42 ans de cotisations.

Pour info, en tant que travailleur indépendant (et 7 ans salarié), j’ai une retraite de 1152 € par mois (retraite de base PLUS retraite complémentaire). Pour 45 ans de travail (donc surcote) ; sans congés payés en tant que travailleur indépendant ; sans indemnités maladie (maladie => plus de revenus) ; avec des cotisations élevées (pas réduction des charges pour les travailleurs indépendants, comme pour les salariés ; et puis, l’(ancien) RSI reversait en moyenne 400 millions d’euros au régime général de SS) ; sans droit au chômage

Quand à la soi-disant autonomie d’autorité des travailleurs indépendants, elle fait pâle figure face aux exigences des clients, et surtout des contraintes administratives lourdes et chargées d’une violence morale très forte.


M07

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#168 26/08/2019 11h47 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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@Deneb
Le problème du Premier cycle c’est les mentalités et les changements de statuts :
- Les instits étaient catégorie B: Ils faisaient plus d’heure que les profs et un avaient un salaire moindre. En contrepartie ils avaient un logement de fonction, la pénibilité du travail qui leur permettait de partir à 55 ans/57 ans et pouvaient exercer juste avec un Bac ce qui réduit leur durée de cotisation.

Puis l’état a basculé le statut à catégorie A en augmentant légèrement les salaires mais en contre partie retraite à 62/67 ans, recrutement à Bac + 5 (on devra cotiser plus longtemps car on attaque plus tard), pas de logement de fonction, toujours 27h de cours par semaine et toujours les mêmes taches à la con (surveillance en plus des heures, récupérer l’argent des photos, gérer tout l’administratif des élèves…) et de plus en plus de matière a gérer tout seul sans intervenant spécialisé (musique, sport, anglais, informatique…)

Ces instits "recyclés" en prof des écoles ne se rendent pas compte de ce qu’implique un nouveau statut categorie A. Que les conditions de travail devraient être revues (18h comme les profs, pas de surveillance…). Ils se sont contentés de la revalorisation et du fait de pouvoir garder leur départ à la retraite plus tôt. Ils se foutent que les nouveaux devront travailler jusqu’à 67 ans dans ces conditions.

J’espère que les nouveaux prof des écoles feront valoir leur statut cat A en arrêtant de se faire pigeonner comme s’ils étaient encore catégorie B.

Pour les enseignants en général : Je pense que c’est le manque de reconnaissance de tous et le dénigrement. On nous fait passer pour des branleurs, incapable qui coutent cher à la collectivité.
On nous payent en plus très mal par rapport aux autres pays européens qui travaillent moins et ont de … meilleurs résultats.

Après il faut se poser la question du role de l’école PUBLIQUE pour nos dirigeants. Je pense que  l’école est surtout une garderie pour pouvoir libérer les parents qui vont bosser. C’est un outil de propagande et en dernier recours un lieu où l’on va essayer d’enseigner les bases de maths et français pour les futurs consommateurs citoyens.

@Kabal
Vous avez bien raison de poser cette question. L’enseignement récupère des gens comme moi qui ont beaucoup d’études mais qui ont été cabossés par leurs expériences professionnelles. A force d’enchainer les CDD jusqu’à 35 ans, j’en ai eu marre et j’ai cherché à passer un concours pour pouvoir me projeter dans la vie. C’est le marché du travail qui attire les gens dans cette profession.
Heureusement j’aime enseigner mais cela me coute dans les conditions que l’on me propose.

Après je pense que je ne ferai pas cela jusqu’à 67 ans. Je vais essayer de moduler mon temps de travail pour essayer de développer une autre activité (immobilier en retapant, louant ou vendant des biens).

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[+2]    #169 26/08/2019 12h02 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Bonjour,

Je suis fonctionnaire et ai enseigné en collège; je rejoins ce qui est dit sur les côtés pénibles de la fonction (parents d’élèves, mentalités, inspection, envoi à l’autre bout de la France pour les enseignants du secondaire, salaire des débutants insuffisant pour la région parisienne, réformes incessantes…); enseigner dans certaines zones est très difficile: j’ai eu l’exemple d’un ancien officier de la légion étrangère ayant passé le concours après sa retraite mais démissionnaire du fait de l’attitude de ses élèves.

Mais je ne suis pas d’accord avec toutes les récriminations concernant les rémunérations:

- les grilles de salaire sont disponibles à tous les candidats qui souhaitent passer les concours; aucune surprise à cet égard… et il y a eu une revalorisation de mi- et de fin de carrière décidée par F. Hollande (classe exceptionnelle des certifiés et des agrégés);

- en comparaison avec les autres catégories d’agents de la FP: les comparaisons sont difficiles. Mais on peut aussi faire valoir qu’un PR agrégé voire un PR certifié HC gagne parfois plus qu’un maître de conférences à ancienneté égale du fait des primes de prof. principal, éventuellement ZEP;

- en comparaison avec des pays étrangers: la titularisation intervient souvent très tard, notamment dans les pays du Sud: dès lors de vingt à quarante ans, on vivote, on attend à côté du téléphone un coup de fil du chef d’établissement: c’est aussi le cas en Belgique. Aux Pays-Bas et dans certains pays du Nord les enseignants qui ne font pas l’affaire sont révoqués plus facilement;

- en collège, le temps de travail ramené à l’année est inférieur à 35 h par semaine; je ne sais pas ce qu’il en est pour le primaire et le lycée;

- les enseignants, souvent fils et conjoints d’enseignants, ont souvent une vision faussée des conditions d’exercice dans le privé: cela nourrit des rancœurs parfois infondées. Il en va de même pour les parents d’élèves ne connaissant pas d’enseignants de près et méprisant la profession dans son ensemble (j’ai le souvenir d’entretiens avec des parents d’élèves très instructifs à cet égard)!

Voilà, je pense que les non-enseignants ne se rendent pas compte de la pénibilité de certaines situations, mais je crois aussi que les enseignants ne voient pas toujours la pression existant sur des cadres auxquels ils se comparent souvent et qui, s’ils viennent à perdre leur emploi après quarante-cinq ans, se retrouvent dans une situation souvent plus que délicate.

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#170 26/08/2019 12h05 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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M07 a écrit :

Bonjour !

gandolfi a écrit :

… j’ai Bac+8 …  920 euros de retraite à 62 ans….

Si vous avez un Bac+8, vous avez dû commencer à travailler et cotiser aux alentours de vos 25 ans. Pour une retraite à 62 ans, cela ne fait que, au mieux, 37 ans de cotisations. Il y a donc une décote de 5 ans (20 trimestres) pour arriver aux 42 ans de cotisations.

Pour info, en tant que travailleur indépendant (et 7 ans salarié), j’ai une retraite de 1152 € par mois (retraite de base PLUS retraite complémentaire). Pour 45 ans de travail (donc surcote) ; sans congés payés en tant que travailleur indépendant ; sans indemnités maladie (maladie => plus de revenus) ; avec des cotisations élevées (pas réduction des charges pour les travailleurs indépendants, comme pour les salariés ; et puis, l’(ancien) RSI reversait en moyenne 400 millions d’euros au régime général de SS) ; sans droit au chômage

Quand à la soi-disant autonomie d’autorité des travailleurs indépendants, elle fait pâle figure face aux exigences des clients, et surtout des contraintes administratives lourdes et chargées d’une violence morale très forte.

Ma décote est moindre car j’ai fait 3 ans en alternance dans une entreprise plus des jobs d’été durant mes études.

Je ne saisi pas la t0n de votre message. Est ce juste un témoignage ou bien une critique pour dire que je ne dois pas me plaindre ?
De mon coté je trouve scandaleux que vous touchiez aussi peu de retraite alors que vous avez autant travaillé dans votre vie. Votre statut de travailleur indépendant est encore moins protecteur.

Le statut tant envié de fonctionnaire n’est guère mieux.

Quand je vois un ami prendre sa retraite d’une banque à 58 ans et partir avec le mème retraite que son salaire de simple employé (2500 euros) cela m’écœure.

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[+1]    #171 26/08/2019 12h37 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Pour ce que ça vaut, j’ai pris le message de M07 comme une information qui permet de relativiser les données que vous relayez.

Début de parenthèse. Par contre, je relativiserais aussi le post de M07, qui indique que ses cotisations d’indépendants étaient élevées. J’ignore à quelles caisses il cotisait mais pour ce que j’en sais et à un niveau ’cadre’, les cotisations totales d’un indépendant sont largement moins élevées que pour les fonctionnaires ou les salariés du privé (dans ma TPE, ça varie du simple à plus du double). Notamment parce qu’il n’y a pas de part ’patronale’ et aussi parce que par rapport au privé, on ne cotise pas au chômage. Fin de parenthèse.

Gandolfi, je crois comprendre qu’un des problèmes que vous soulevez est que vous semblez avoir passé le concours par défaut (parce que vous en aviez marre d’être maltraité dans le privé si j’ai bien compris). Peut être un facteur qui explique aussi votre (apparente) frustration, au delà des conditions de travail et/ou de rémunération?

Quand aux salaires manifestement modestes que vous annoncez : vous deviez bien en avoir pris connaissance avant de passer le concours, non? Et vous deviez bien être au courant des conditions de travail qui peuvent être difficiles, non?

Pourquoi avoir donc passé le concours?

Quand au reste, je suis vraiment surpris du niveau de frustration rencontré sur cette file, notamment sur les conditions de travail. Surtout dans un pays où il y a un enseignant pour 14-15 élèves (source). Je sais bien que ce n’est qu’une moyenne mais quand même, ça démontre à minima que nos impôts sont massivement investis dans l’EN.

De là, je continue de m’interroger : comment se fait-il que dans certaines écoles (publiques) ça se passe très bien et dans d’autres, ce soit un désastre?

Dernière modification par carignan99 (26/08/2019 12h39)

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#172 26/08/2019 12h49 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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carignan99 a écrit :

dans un pays où il y a un enseignant pour 14-15 élèves (source)

Ce genre de phrase anodine est en réalité une provocation visant à faire croire qu’il y aurait des classes ayant moins de 20 élèves. Vous me direz que vous n’avez pas écrit cela mais expliquez donc l’intérêt de donner ce chiffre en ayant le culot de donner une telle source et sans explication ?

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#173 26/08/2019 12h54 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Bien sur que je savais combien j’allais gagner. Vous avez raison, j’ai pris cela par défaut.
Il faut bien nourrir sa famille, payer son crédit…

C’est une des rares opportunités de travail où l’on proposait de m’embaucher (moyennant réussite du concours) en prenant en compte mon niveau d’étude. Il faut dire que j’ai eu des propositions au SMIC avec bac+5 en sciences ou bien que j’ai du effacer des diplômes pour etre embaucher comme technicien à 1200 euros.

Je me considère en transition.

Mais pourquoi cela m’empêcherait de dénoncer les conditions de travail et salaire ? Cela voudrait dire que c’est tout à fait normal que cela se passe comme ça en FRANCE ? Qu’à partir du moment ou c’est annoncé il ne faut rien dire ? Cela aurait du sens dans une société avec des emplois facilement trouvables comme ll y a 40 ans.

Quand au classe à 15 c’est du grand délire. J’ai eu de la chance d’avoir un CM1 à 25 alors que mon collègue à eu un CM2 à 29, le tout en zone prioritaire REP….

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#174 26/08/2019 12h58 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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carignan99 a écrit :

Quand aux salaires manifestement modestes que vous annoncez : vous deviez bien en avoir pris connaissance avant de passer le concours, non? Et vous deviez bien être au courant des conditions de travail qui peuvent être difficiles, non?

Justement, les conditions sont en train de changer, comme il a été expliqué.

Les professeurs français ont tjs été mal payés mais compensaient avec la retraite.

Mais la réforme en cours pourrait changer les modalités de cette dernière.

Il y aurait donc bien une rupture de contrat par rapport à ce qu’il était envisagé au moment où les gens se sont lancés dans cette carrière.

carignan99 a écrit :

Quand au reste, je suis vraiment surpris du niveau de frustration rencontré sur cette file, notamment sur les conditions de travail. Surtout dans un pays où il y a un enseignant pour 14-15 élèves (source). Je sais bien que ce n’est qu’une moyenne mais quand même, ça démontre à minima que nos impôts sont massivement investis dans l’EN.

Sur votre source, il est indiqué :

Ministère de l’éducation nationale a écrit :

25,5 élèves par classe en moyenne dans le préélémentaire
    23 élèves par classe en moyenne dans l’élémentaire
    24,8 élèves par classe en moyenne dans le premier cycle du secondaire
    19,3 élèves par classe en moyenne dans le second cycle professionnel
    30 élèves par classe en moyenne dans le second cycle général et technologique

Soit quelque chose m’échappe, soit il faut rectifier votre message.

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#175 26/08/2019 13h07 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Messieurs,

Il faudrait tout d’abord voir la source de Carignan99 qui a donc fait une simple division de 2 chiffres de bases différentes.

12 398 900 écoliers/collégiens/lycéens divisé par 861 000 enseignants du second degré donc 14,4. Des choux versus des carottes.

Les infos du nombre d’élèves sont clairement indiqués plus bas à gauche.
25,5 en pré-élémentaire, 23 en élémentaire, 24,8 au collège et 30 au lycée (19,3 en pro)

https://cache.media.education.gouv.fr/image/08-aout/48/0/les-chiffres-cle-education-nationale-740px_672480.jpg

Édit : Message écrit en même temps qu’IH


"Never argue with an idiot. They will drag you down to their level and beat you with experience" Mark Twain

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