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#126 21/06/2019 15h25 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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@Franck059
Je n’ai pas lu ça dans le lien donné par votre source (ici).

Il n’y est pas écrit ’pendant les vacances’ mais ’pendant les périodes de vacance des classes’. Sauf erreur de ma part (c’est possible) :
- Les enseignants ont 5 semaines de congés annuels
- Les élèves ont à peu près 36 semaines de classe p/an
- Il y aurait donc (environ) 10 à 11 semaines de ’vacance des classes’, que j’interprète comme : l’enseignant n’est pas en congé mais les élèves si. Temps pendant lequel ces formations auraient lieu.

Mais j’ai peut être mal interprété?

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#127 21/06/2019 15h44 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Je pense qu’il faut comprendre : formation possible pendant les "petites vacances" et non pendant les "grandes vacances". Car un enseignant est payé sur 10 mois et non sur 12 (mais son salaire est mensualisé).
Sinon, les "périodes de vacance des classes" correspondent forcément aux périodes de vacances accordées aux enseignants.

Il faut surtout espérer que ces formations obligatoires soient réellement de qualité (ce qui est loin d’être le cas pour toutes celles proposées via le PAF).
Si l’EN impose cette formation, chaque année, à tous les enseignants, elle coûtera 10 x 60 euros = 600 x 881 400 enseignants (primaire et secondaire) = 530 millions par an.

Mais si ces formations sont intéressantes, de mon point  de vue, pourquoi pas !

---

EDIT

Effrayant si cela est vrai…

L’Express - 19-06-2019

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/4246_prof-adn.jpg

"L’école et l’environnement familial pèsent peu face à la génétique, qui explique de 50 à 80% de nos différences intellectuelles" (Robert Plomin, King’s College, Londres).

"En niant le déterminisme génétique, on laisse croire que l’école peut transformer un âne en cheval de course et une 2 CV en Ferrari" (Laurent Alexandre, chirurgien, in L’Express, dans cet article).

Dernière modification par maxicool (21/06/2019 16h10)


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#128 21/06/2019 16h23 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Maxicool, là vous me perdez.

Je ne savais pas que les enseignants étaient payés sur 10 mois (lissé sur 12). Quelle est la source? On lit ici et là sur Internet que c’est un canular / intox / du grand n’importe quoi.

Mais si c’est vrai, faut-il alors comprendre qu’un salaire annuel est en fait sur 10 mois. Et que pour comparer au reste de la population, il faut donc ajouter 20% pour avoir l’équivalent sur 12 mois?

Par ailleurs et pour ma culture personnelle, c’est quoi la différence entre ’petites’ et ’grandes’ vacances? Sachant qu’en principe on parle de congés - et qu’à ma connaissance les enseignants ont, comme tout le monde, 5 semaines de congés payés annuels.

Dernière modification par carignan99 (21/06/2019 16h26)

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#129 21/06/2019 16h31 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Bonjour

Mon épouse est enseignante et me dit la même chose.

Selon elle sa rémunération annuelle est inférieure à celle des autres fonctionnaires de catégorie A car elle n’est payée que 10 mois (lissé sur 12) et n’est pas payée durant les congés scolaires d’été.

j’ignore s’il y a une source, si c’est un canular ou une "explication administrative" pour faire passer la pilule

Par contre je ne comprends pas les 5 semaines de congés légaux… elle a 16 semaines de congés par an donc si j’enlève les 8 semaines de congés d’été j’arrive à 8 semaines de congés "légaux"…

Dernière modification par frontalier57 (21/06/2019 16h31)

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#130 21/06/2019 16h38 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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carignan99 a écrit :

c’est quoi la différence entre ’petites’ et ’grandes’ vacances

petites c’est pendant 15 jours hors été (Noel/Février/Pâques/Toussaint)


Ericsson…!  Qu'il entre !

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[+1]    #131 21/06/2019 16h38 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Je laisse le topic pendant 1 semaine et quand je reviens, je trouve 4 pages de réponses. Il faut croire que les professeurs des écoles ont moins le temps que d’autres pour s’investir sur des fora. 😉

Mer ci d’avoir mis en avant le fait que le système de réputation avait changé. J’avais remarqué du coin de l’œil que j’étais passé de 19 à 14… Et comme je n’avais écrit de choses qui auraient pu  déplaire à qqun, je m’étais dit que je devais certainement être très fatiguée pour confondre 14 et 19… Ce qui, vu le niveau de fatigue, aurait pu être possible. Je n’ai aucun avis sur le système de réputation. Il n’y en aurait pas que ca ne me changerait pas la vie.

Bien sur qu’il faut dire aux jeunes comme le métier est difficile ! Bien sûr qu’il faut leur faire lire cette file, leur faire voir le reportage de france5. Après, c’est comme la chèvre de Monsieur Seguin, si c’est dans leurs tripes d’aller dans la montagne 2t de se faire manger par le loup…. En tout cas, moi, entre 13 et 25 ans, j’ étais comme la jeune fille de la fin : je savais que c’était dur, mais je me sentais plus forte que tout !

Une réflexion qui me vient  : le système éducatif ne peut pas être discriminant et ambitieux  car le système de vie qu’il sert n’a pas besoin d’ambition.
Je m’explique : la France vit très bien avec une poignée de personnes qui prennent des décisions, une autre qui fait le travail qu’on ne peut pas faire faire par d’autres pays, et le reste qui vivote comme ça. A quoi ça sert d’enseigner le subjonctif et la dérivée de la courbe de Gauss à tout le monde ? Les meilleurs l’apprendront par eux mêmes. Pour le reste, il vaut mieux leur apprendre à vivre en harmonie avec leur voisin et à tailler les rosiers pour qu’ils aient ensuite un beau jardin.

Remarque pour le subjonctif : ma grand mère l’avait appris, ainsi que tout le reste de la littérature française, dans sa pension de jeunes filles. En effet, à l’époque, le but était que la demoiselle trouve leur mari le plus brillant et reste tranquillement ensuite à la maison à "faire salon". La littérature française était le meilleur atout pour atteindre ce but. Maintenant, si le but est de rester à la maison, yeux rivés sur TV et jeux vidéos…

Pour la dérivée de la courbe de Gauss : mon grand père l’avait apprise et toutes les tables qui vont avec, car en  balistique, c’est ce qui a de plus efficace pour toucher l’ennemi. Atout indéniable quand on vous envoie au front en tant qu’artilleur. Ça lui a aussi servi plus tard en tant qu’ingenieur, car avec les statistiques, on peut mieux régler une machine. Maintenant, les ordinateurs font ça mieux que personne.

Pour les rosiers : c’est un prof de CM2 des USA qui m’avait fait cette remarque. " Quelle est la probabilité que mes élèves travaillent ? Aucune. Quelle est la probabilité qu’ils aient un jardin ? 100%. Donc autant qu’ils sachent tailler leurs rosiers." Et de facto, il faisait des cours de jardinage, très bien construits d’ailleurs.

Pour le vivre ensemble, c’est une réflexion personnelle. En fait, on veut une France d’égalité, fraternité et liberté (qui s’arrête là où commence celle d’autrui). Il faut que les gens vivent dans des clapiers à lapins, dans des agglomerations énormes, et étalent leur serviette sur des plages bondées. Alors autant leur apprendre à composer avec tout le monde, à se relaxer en public. .. Et je trouve que, vraiment, en France, on éduque très bien les enfants à cela.

C’est cynique, mais il y a une part de réalité.

En fait, tout se passerait bien s’il n’y avait pas la pression de la loterie de l’emploi au final. Le grand mensonge, c’est le manque de travail au final.

🌸💮🌸💮

Dernière modification par Flower (21/06/2019 16h42)

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#132 21/06/2019 16h53 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Flower a écrit :

En fait, tout se passerait bien s’il n’y avait pas la pression de la loterie de l’emploi au final. Le grand mensonge, c’est le manque de travail au final.

🌸💮🌸💮

Ah oui vraiment ? Qu’entends vous par là ? Trouvez un emploi se résumerait à une loterie ?

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[+3]    #133 21/06/2019 16h55 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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frontalier57 a écrit :

Bonjour

Mon épouse est enseignante et me dit la même chose.

Selon elle sa rémunération annuelle est inférieure à celle des autres fonctionnaires de catégorie A car elle n’est payée que 10 mois (lissé sur 12) et n’est pas payée durant les congés scolaires d’été.

j’ignore s’il y a une source, si c’est un canular ou une "explication administrative" pour faire passer la pilule

Par contre je ne comprends pas les 5 semaines de congés légaux… elle a 16 semaines de congés par an donc si j’enlève les 8 semaines de congés d’été j’arrive à 8 semaines de congés "légaux"…

Ben sur les 5 semaines de congés légaux par an, c’est pas moi qui le dit mais le conseil d’état qui le rappelle (décision 26 novembre 2012) :

Considérant qu’il résulte de ces dispositions qu’eu égard aux nécessités du service public de l’éducation, une enseignante ne peut exercer son droit à un congé annuel, d’une durée égale à cinq fois ses obligations hebdomadaires de service, que pendant les périodes de vacance des classes,


Et à ma connaissance, le salaire sur 10 mois étalé sur 12 relève d’un mythe solidement ancré dans le corps enseignant. D’après ce que j’ai lu, personne n’a jamais été en mesure de produire la moindre source venant étayer cette affirmation. Un bon résumé est ICI. Les enseignants sont des fonctionnaires comme les autres, avec des congés de droit commun.

Donc, je maintiens (jusqu’à preuve du contraire) : les enseignants ont droit comme tout le monde à 5 semaines de congés payés annuels. Ils travaillent donc (en principe) 47 semaines p/an, dont 36 devant les élèves. Bon, c’est une approximation parce que je n’ai pas tenu compte des jours fériés.

maxicool a écrit :

Je pense qu’il faut comprendre : formation possible pendant les "petites vacances" et non pendant les "grandes vacances". Car un enseignant est payé sur 10 mois et non sur 12 (mais son salaire est mensualisé).
Sinon, les "périodes de vacance des classes" correspondent forcément aux périodes de vacances accordées aux enseignants.

Je pense que vous vous trompez Maxicool. Ma compréhension : les périodes de ’vacance de classe’ ne se réfèrent pas aux congés annuels légaux des enseignants mais aux périodes où les élèves sont en vacance.

Donc sauf erreur de ma part, le décret instituant des formations pendant les périodes de vacance de classes n’empiète pas sur les congés légaux annuels des enseignants (5 semaines, cf. ci-dessus).

Mais comme d’hab : je n’ai pas la science infuse donc si quelqu’un a des infos contraires, pas de soucis. Il m’arrive d’être à coté de la plaque!

Dernière modification par carignan99 (21/06/2019 17h04)

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#134 21/06/2019 17h20 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Dans le "bon résumé" que vous postez en lien, l’auteur affirme aussi :

- du point de vue du droit, le Conseil d’Etat (…) contredit le droit européen
- je ne serais pas étonné que tout ceci finisse devant le Cour européenne
- il opère à l’égard de la population enseignante féminine une manière de discrimination
- se contredit dans la même phrase, établissant un statut paradoxal d’une prof qui aurait les mêmes devoirs que les autres, mais pas les mêmes droits.

Vous connaissez le fin mot de l’histoire ?

Pour les 10 mois payés, c’est ce que je pensais… Je me suis donc trompé ;-).

Dernière modification par maxicool (21/06/2019 17h21)


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#135 21/06/2019 17h36 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Le problème est le suivant : Si les 2 mois d’été n’étaient pas rémunérées, alors il faudrait pro ratiser de 10/12 ième certaines choses, comme notamment les congés légaux ou les annuités pour la retraite.

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#136 21/06/2019 17h50 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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carignan99 a écrit :

[A] ma connaissance, le salaire sur 10 mois étalé sur 12 relève d’un mythe solidement ancré dans le corps enseignant. D’après ce que j’ai lu, personne n’a jamais été en mesure de produire la moindre source venant étayer cette affirmation. Un bon résumé est ICI. Les enseignants sont des fonctionnaires comme les autres, avec des congés de droit commun.

Donc, je maintiens (jusqu’à preuve du contraire) : les enseignants ont droit comme tout le monde à 5 semaines de congés payés annuels. Ils travaillent donc (en principe) 47 semaines p/an, dont 36 devant les élèves. Bon, c’est une approximation parce que je n’ai pas tenu compte des jours fériés.



Donc … le décret instituant des formations pendant les périodes de vacance de classes n’empiète pas sur les congés légaux annuels des enseignants (5 semaines, cf. ci-dessus).

C’est on ne peut plus clair, et cela tord en effet le cou à un mythe très répandu chez les enseignants.

On lira également avec intérêt cet article paru dans Libération et fondé sur des sources pertinentes.

Dernière modification par Ours (21/06/2019 17h50)

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#137 21/06/2019 17h55 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Pour Flower: le vrai travail c’est celui qui est productif, le mensonge c’est de laisser croire que l’avenir ne passe pas par la compétition au niveau mondial et que l’efficience et la productivité ne sont pas prioritaires il n’y a pas de loterie autre que la formation et le réseau. Avoir un travail réellement rémunéré (cad plus que pour vivoter localement) demande ces deux choses, et peut être que dans 30 ans pour ne serait ce que se nourrir il faudra ce genre de travail.
Si on a un raisonnement tel que celui énoncé ci dessus autant faire autre chose. Il faut de la discipline et du travail et de l’entrainement (l’inverse du gardiennage «pas si mal »).
Chaque fois que l’on y déroge sous prétexte d’égalitarisme on entraîne une perte de chance pour les autres (qui l’ont bien compris ils évitent le Public dès le collège).
Perso si je devais enseigner j’éviterai collèges et lycées (ainsi que le monde Universitaire au sens large trop déconnectée des réalités malgré quelques progrès cette dernière décennie) je me consacrerai au primaire ou le métier doit être agréable (hors ZEP).

Dernière modification par Double6 (21/06/2019 17h56)

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[+1]    #138 21/06/2019 19h03 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Bonjour,
Je ne suis pas surpris des saillies désobligeantes à l’encontre des enseignants lues sur ce fil même si tellement attendues. Le sondage sur la perception me surprend car à des années lumières de ce que l’on peut ressentir ne serait-ce que dans les réunions de famille/d’associations, de boulot ailleurs.

J’ai enseigné environ 25 ans dans le secondaire et supérieur et du supporter les discussions à l’emporte pièce des tiers sur les vacances, les avantages, les privilèges, mon éventuelle fainéantise etc etc.
C’était souvent pénible d’autant plus que j’étais une sorte d’OVNI dans ce milieu, peu compatible avec la caricature que l’on en faisait déjà régulièrement.
La réalité est que j’en suis sorti persuadé d’avoir beaucoup et très bien travaillé, beaucoup appris pour ne pas m’endormir sur mes lauriers, bénéficié d’un bain intellectuel à feu nourri quotidien hors normes avec mes collègues de beaucoup de disciplines (pas toutes), j’ai beaucoup ri, été beaucoup sérieux, beaucoup partagé et surtout : c’est un métier, ça ne doit pas être une vocation ou alors naïvement, au début.
C’est à mon sens une des sources du problème : il s’agit bien d’un métier avec des techniques et des contenus à transmettre. Sans technique, sans contenu, l’autorité sur la classe chute de moitié. Sans charisme, c’est foutu.
Hors la personnalité de l’enseignant fait une bonne partie de l’ambiance de la classe, y compris avec des élèves dits difficiles.* J’ai vu des collègues vieillissant, femmes en particulier, souffrir énormément dans leurs classes.
Les difficultés viennent par ailleurs souvent avec l’âge si on n’a pas la chance de bénéficier d’évolutions de carrière vers des sections moins fatigantes. Enseigner c’est faire un show structuré de plusieurs heures chaque jour tout en étant extrêmement à l’écoute des autres. J’avais la même classe jusqu’à 15h par semaine par le jeu des discipline liées (droit/économie/gestion). ça facilite les choses en terme d’autorité mais nécessite une attention soutenue en terme relationnel.
Si on est à la fois impliqué dans sa progression pédagogique, dans l’attention aux autres, dans les préparations, corrections, préparation des oraux, examens etc c’est très prenant (on parlerait d’une grosse charge mentale aujourd’hui). Sans parler de la salle de photocopies, du réseau et espace numérique de travail à alimenter en fichiers et à faire vivre.

Dans tous les cas, ce n’est pas un métier insupportable, j’ai beaucoup aimé, il permet de garder le temps de lire, de s’intéresser ua monde qui nous entoure, éventuellement d’élaborer une stratégie de constitution de patrimoine, de se former aux outils informatiques qui aident à être plus productif dans ce métier mais aussi voire  surtout d’avoir une vie de famille qui dans mon cas arrivait à ressembler à quelque chose alors qu’un de mes enfants n’allait pas bien du tout. Mon projet professionnel initial (juriste/avocat) aurait été une calamité vues les circonstances.
J’y ai rencontré quelques gens nuls (qui l’ont su…) mais beaucoup de collègues extraordinaires de bienveillance et de compétences. Certes, ce milieu est parfois décalé du reste de la société, mais à mes yeux en mieux grâce à des valeurs humanistes qui font parfois sourire mais profondément ancrées.

J’ai aussi rencontré beaucoup d’élèves/étudiants top, et quelques uns qui étaient des crétins finis (les élèves toxiques, ça existe) dont ils ne m’étonneraient pas qu’ils ne se souviennent pas en bien de mes attentions personnalisées. Je  préférais que ce soit eux qui se méfient de moi que l’inverse.

* Les élèves difficiles. Je suis ennuyé par ce que je discerne à la lecture des posts. J’aime à raconter que dans ma jeunesse -qui ne remonte pas non plus à l’empire romain (fin des années80)- j’avais entre autres jobs celui d’animateur en classe de mer/de neige.
Tantôt nous partions avec des écoles privilégiées de centre ville, tantôt avec les écoles des quartiers déjà qualifiés de difficiles.
C’était pourtant bien avec les gosses de notables que c’était difficile. Avec ceux des "cités", les gamins étaient espiègles mais enthousiastes pour tout, y compris les visites les plus modestes ; les jeux collectifs étaient un plaisir. On pouvait tout oser avec eux, grand souvenir.
Les autres étaient blasés à 10 ans, se plaignaient de tout tout le temps, tout était nul, il ne pouvaient pas marcher 1 km sans geindre…
N’est pas toujours difficile celui que l’on croit. Les années qui ont suivi m’ont conforté dans cette perception sans en faire un préjugé social pur : les bonnes surprises viennent de partout… les mauvaises aussi.

Alors certes, la hiérarchie et ses statistiques qui pousse à surnoter, l’impression de se prostituer dans les jurys puis dans le contrôle en cours de formation + des facteurs exogènes ont eu raison de ma bonne volonté. Mais quand même, je ne peux qu’encourager à aller se frotter à la jeunesse et à la société par ce métier hautement méritant… mais pas pour la vie sauf à accepter de risquer finir par le faire mal ; ça me paraît tellement vaniteux de croire qu’on peut garder le niveau de performances physique/intellectuel/affectif nécessaire sur une aussi longue durée avec des publics naturellement changeants.
Engagez-vous !

Dernière modification par Range19 (21/06/2019 19h17)

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[+2]    #139 21/06/2019 19h17 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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@Maxicool : votre article est très pertinent et illustre l’absurdité hypocrite de l’EN. Ce ministère est un reliquat de l’URSS de part sa conception technocratique, idéologique et hiérarchique. Les idéologues en poste passent leur temps à culpabiliser les enseignants, les chefs d’établissements, et à exiger des résultats absurdes dont on ne sait pas comment ils ont été produits : tel pourcentage d’élèves doivent passer en seconde générale etc…
Chaque nouveau mamamouchi en chef, est de plus persuadé d’avoir la science infuse et veut à peine nommé imposer sa "réforme" sensée révolutionner le système scolaire. Dans les faits, chaque réforme se résume souvent, du fait de l’alternance politique, au détricotage de la réforme précédente jugée de "gauche" ou alors de "droite". Les enseignants et les établissements sont à chaque fois sommés d’obéir et d’appliquer la dernière absurdité descendue du ministère (d’où proviennent toutes les vérités).
Comme les exigences de résultats sont totalement absurdes au vue des moyens et du public censé "réussir" (le nombre de cas sociaux, d’enfants non éduqués et d’imbéciles est  prodigieux) les examens comme le DNB ou le BAC font l’objet d’arrangements statistiques et manipulatoires. A cela il faut ajouter peut-être le pire maux de tous, l’idéologie pédagogiste de "gauche" qui imprègne tous les échelons hiérarchiques et qui consiste à croire que l’éducation peut tout et qu’en enseignant avec les bonnes méthodes on peut produire des générations de petits Einstein. Ces gens sont fous et nocifs, je n’aurai qu’un mot pour ceux ou celles qui songeraient à ce métier : fuyez pauvres fous !

Dernière modification par Juillet (21/06/2019 19h19)

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#140 21/06/2019 19h35 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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L’idéologie pédogo de gauche a du plomb dans l’aile depuis un certain temps ; j’admets qu’elle a de très lourdes responsabilités en confondant démocratisation de l’accès aux études supérieures avec… trucage des résultats aux examens.

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#141 21/06/2019 19h57 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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L’idéologie pédogo de gauche a du plomb dans l’aile depuis un certain temps ; j’admets qu’elle a de très lourdes responsabilités en confondant démocratisation de l’accès aux études supérieures avec… trucage des résultats aux examens.

Je peux vous garantir que ce n’est pas le cas dans les échelons supérieurs de la hiérarchie. Ces gens sont sincèrement convaincus que tous les élèves doivent "réussir" et le font savoir aux parents, c’est le discours officiel de l’EN. Dés lors, tous les échecs, et ils sont nombreux, sont forcément imputés aux enseignants. Et comme maintenant les  parents croient également à ce discours, la situation est inextricable. La seule solution est donc de bidouiller les examens en diminuant le niveau exigible, et en médicalisant les cas les plus graves (qui sont quand même de plus en plus nombreux) d’échec scolaire, comme les élèves toujours en difficulté avec la lecture. Les cas de dyslexie ont ainsi explosé depuis 10 ans, dans mon établissement on compte 1/4 de dyslexiques par classes de sixième, des élèves qui ont des aménagements qui vont les suivre jusqu’au bac, comme les dictées à trou. L’EN multiplie également le nombre d’AVS pour ceux qui sont incapables de suivre les cours par eux-mêmes, d’écrire correctement ou de s’organiser. Une douzaine d’élèves sont aidés par une AVS dans mon établissement d’exercice cette année. Dans ces conditions il n’est possible d’afficher les statistiques actuelles de réussite au DNB qu’en diminuant le niveau d’exigence.
Pour information, une nouvelle épreuve  a été introduite, qui compte sur 100 pts sur les 800 du DNB, soit autant que les sciences et l’histoire-géographie réunie, qui consiste en une présentation orale de 5 min d’un projet mené au cours de la scolarité suivi d’une discussion de 10 min avec le jury… Les consignes sont les suivantes : si le candidat s’est présenté et qu’il a parlé avec le jury, c’est 50 pt minimum. C’est révoltant  mais il n’y a pas d’autre moyen de faire "réussir" aujourd’hui les populations d’élèves qui peuplent les collèges, déculturés, lobotomisés par les jeux vidéos et à la télé-réalité, incapables de fournir un effort intellectuel ou de fixer leur attention. Ce n’est pas pour rien que le QI régresse dans la plupart des  pays développés…
Bien sûr il y a bien encore aujourd’hui des collèges de centre ville peuplés d’enfants de cadre qui ont encore un très bon niveau, mais ils sont bien isolés…

Dernière modification par Juillet (21/06/2019 19h59)

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#142 25/06/2019 14h41 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Juillet a écrit :

les populations d’élèves qui peuplent les collèges, déculturés, lobotomisés par les jeux vidéos et à la télé-réalité,

bon, je veux bien pouor la télé-réalité. Mais vous faites porter aux jeux videos bien plus de conséquences qu’ils n’en n’ont….
Je suis d’une génération qui a connu le vrai boom des jeux vidéos. Celle où la Game Boy a changé la face du monde (à nos yeux de l’époque), où l’arrivée de la s-NES était décortiquée des semaines avant pour savoir ce qui serait mieux que sur le NES, celle des discussions interminables entre Mario vs Sonic (surtout que le débat se règle vite vu que Mario explose tout le monde). A cette époque, l’écart entre les "vieux" (nos parents) et les jeunes étaient incommensurablement + abyssal qu’aujourd’hui entre nos enfants et nous.
Alors de grâce, évitons ici les poncifs…

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#143 25/06/2019 15h07 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Il y a des crétins dans toutes les générations et la société que nous avons n’est pas le fruit de ce qu’en ont fait nos gosses.
Je m’abstiens d’ailleurs à titre personnel de toutes considérations sur c’était mieux avant/c’est moins bien maintenant, n’ayant pas la mémoire trop courte.

Dernière modification par Range19 (25/06/2019 15h42)

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[+1]    #144 25/06/2019 17h48 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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A vous lire je me dis que j’ai eu beaucoup de chance : tout s’est bien passé pour mes 3 enfants, aussi bien dans le primaire (public) que le secondaire (privé). Ils ont eu des enseignants bienveillants et de qualité (pas tous objectivement, mais la majorité) et cela leur a permis de mener des études supérieures brillantes : 3 grande écoles (pas le top du top mais bien quand même) et ils ne regrettent pas maintenant d’avoir travaillé autant car leur situation professionnelle est exigeante mais motivante, 2 cadres sups et 1 thésard qui va aller dans le privé.
Ce qui a fait la différence par rapport à d’autres ce n’était pas l’hérédité, car ils n’étaient pas surdoués, mais leur motivation tout au long de leurs études depuis le secondaire. Nous leur avions fait passer le message et ils l’ont retenu : leur avenir dépendait de leur travail et ils avaient pour modèle un oncle qui lui a fait une grande école du groupe A avec une très belle réussite.
Quant la motivation est là les jeunes surmontent bien des obstacles et c’est peut-être là que le bât blesse actuellement. La plupart de ceux que je croise maintenant ne croient pas en eux et en leurs chances de réussite dans notre société.
Bien sur il y a des crétins finis mais pour les autres c’est à leurs parents de les remuer et de leur montrer que tout est possible, que l’on peut s’éclater pendant les études (et dans tous les sens du terme, la vie en études supérieures est très festive) et que leur réussite ne dépend que d’eux.
Je côtoie des professeurs du primaire et je vois beaucoup d’enseignants bienveillants mais si les enfants ne veulent pas apprendre plus que le minimum, ils sont complètement dépourvus.
Et j’ai des craintes pour la société qui va sortir de ce renoncement de tout le monde, de nos dirigeants comme des parents, à bien éduquer et instruire les générations qui viennent. On fait depuis des années dans le politiquement correct avec un nivellement par le bas qui commence à se voir.
@+
Yg

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#145 03/07/2019 19h49 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Un "fait d’actualité" arguant d’un décalage entre le terrain et l’Institution.

Brevet 2019 : des dizaines de collégiens traumatisés par l’épreuve de maths

Interrogé par BFMTV, Jean-François Clair, responsable du groupe mathématiques au SNES, le Syndicat National des Enseignements de Second degré assure que l’épreuve était effectivement « difficile ». Le professeur vise en particulier le niveau du sixième exercice, un complexe jeu autour « de programmes de calcul ». Le fonctionnaire assure que l’Éducation nationale «  s’est faite plaisir. » Et d’ajouter « C’est du calcul littéral, nous n’avons pas le temps de les préparer à ce genre de subtilités, nous n’avons pas le temps. » Et le professeur de s’inquiéter pour ces élèves(en zone d’éducation prioritaire) : « Si j’ai trois élèves qui ont la moyenne (avant harmonisation), ce sera déjà bien ».

Mais, demain, en correction, on demandera aux correcteurs de mettre des points, d’être bienveillant (et de "rattraper la boulette").


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#146 03/07/2019 20h18 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Le PGCD, comme le PPCM, est toujours au programme de 3ème.
Donc décomposer 69 en 3x23 doit être largement accessible à ces élèves, comme s’apercevoir que 1150 et 4140 sont des multiples de 23 (et que 1150 n’est pas un multiple de 3).
Encore moins avec une calculatrice !

Ca ne me semble donc pas bien difficile d’en déduire quil y avait 23 marins.

Ceux qui prétendent que ce serait de niveau bac me semblent à côté de la plaque.


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#147 03/07/2019 20h22 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Le professeur interviewé cible surtout l’exercice 6 (et non pas le 1er, sur lequel porte votre remarque).
En tout cas, venant "du terrain" (je me base sur les commentaires de mes collègues), les intitulés étaient globalement mal formulés, inadaptés à la plupart des élèves…


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#148 03/07/2019 20h27 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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C’était le seul énoncé dans le lien que vous avez donné…. Quelle était cette question 6 ?

Edit : je lai trouvé sur www. Ca ne me semble pas bien plus difficile, car en troisième il faut avoir compris l’usage de "x" en mathématiques. En tout cas "de mon temps" peu de monde aurait protesté la dessus (même les plus mauvais de mes élèves en cours particuliers quand j’étais au lycée, ou qqs années après).


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[+1]    #149 03/07/2019 20h38 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Brevet 2019 : le sujet de l’épreuve de mathématiques - Brevet 2019 - Le Parisien Etudiant

J’ai bien aimé ce sujet.
Pas simpliste, mais intéressant (et très guidé).

Ce qui me marque le plus, c’est la différence entre ce que j’ai étudié et ce que les collégiens étudient actuellement. Je trouve qu’ils couvrent maintenant un périmètre très intéressant. Certes on perd en géométrie, mais on gagne en programmation… Une évolution dans le bon sens à mon avis.


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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#150 03/07/2019 20h42 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Ayant surveillé toutes les épreuves du DNB cette année, je me suis amusé à faire l’épreuve de maths comme depuis quelques années.
Je l’ai personnellement trouvé difficile, du moins plus que les années précédentes où j’avais pu enchaîner les exercices avec plus de facilités que cette année.

Étonnamment, c’est l’exercice 6 que j’ai trouvé le plus facile.

Et j’avais également été marqué par la difficulté des questions de langue de l’épreuve de français du matin.

Pour en avoir parlé avec quelques collègues de français et maths, nous partagions à peu près tous le même avis.

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