Suivez les discussions sur : Twitter Facebook RSS   Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter : Newsletters   Utilisez la recherche : 
Membres  |  Mission

Forums des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies sur l’investissement patrimonial pour s’enrichir, générer une rente et atteindre l’indépendance financière

Vous n'êtes pas identifié : inscrivez-vous pour échanger et participer aux discussions !

Nouveau venu dans cette longue discussion ? Consultez une sélection des messages les plus réputés en cliquant ici.

#101 17/06/2019 13h57 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   434 

carignan99 a écrit :

Je ne sais pas ce qui diffère mais vu les écrits des enseignants sur cette file, je suis bien content de mon sort…

Sans être enseignant (mais issu d’une famille d’enseignants), je dirais que la différence repose en un point essentiel: si vous êtes un parent raisonnable et avez un enfant à peu près raisonnable, la scolarité de votre enfant sera un fleuve tranquille.
Donc il suffit d’un "coup de chance" (ou d’une bonne éducation…) pour être tranquille à vie.

Les enseignants n’ont pas cette possibilité de coup de chance: ils ont des centaines/milliers d’élèves. Dans le lot, ils auront obligatoirement un paquets de parents/enfants à problème.


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

Hors ligne

 

#102 17/06/2019 14h02 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   268 

@carignan99

Classes mixtes permettant (apparemment) de tirer les moins doués vers le haut

Que voulez-vous dire par classes mixtes? Pour moi c’est une classe où l’on mélange garçons et filles mais je n’ai pas l’impression que ce soit le cas ici.

Sinon ma toute petite expérience de parents d’élèves est à peu près similaire à la vôtre. Néanmoins, je pense que si les effectifs étaient encore sensiblement réduits, cela pourrait encore améliorer l’apprentissage des élèves (en simplifiant également le travail de l’enseignant).

Dernière modification par cat (17/06/2019 14h15)

Hors ligne

 

#103 17/06/2019 14h13 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   203 

Classes mixtes = où ça mélange deux niveaux (genre : MS/GS, CP et CE1).

Hors ligne

 

#104 17/06/2019 16h50 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   

Je suis enseignante en maternelle en classe de triple niveau à la Réunion et je suis effarée de voir la rémunération des profs de métropole…
Avec 4 an d’ancienneté je touche 2700 euros après prélèvement à la source.
Je ne trouve pas que je suis en sur -rémunération….c’est eux qui sont en sous-rémunération !

Je suis contente de mon salaire et du coup je me donne au maximum pour mes élèves et les parents sont enchantés car ils sentent mon implication.

C’est un métier bien dévalorisé (encore plus quand on est en maternelle "tu vas préparer quoi? Des coloriages ?" )
Et pourtant je considère mon métier comme l’un des plus importants, celui ci agissant au plus près des citoyens de demain.

Les métier a des avantages certains ( vacances, rythme de vie, temps pour sois …etc…)

Mais aussi sa dureté. Ceux qui en doutent n’ont qu’à passer une journée en charge d’une classe….

Des profs bien payés sont des profs heureux qui feront bien leur boulot…enfin je pense.

Hors ligne

 

[+1]    #105 17/06/2019 18h08 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   711 

LoopHey,

votre point de vue personnel (que je ne conteste pas, c’est votre opinion), vous l’avez ensuite généralisé à quasiment tous les enseignants ("je pense que ce genre d’individus, sont très présents dans le Corp des enseignants") même après l’intervention de Neo45.
C’est resté votre point de vue "personnel" pendant 2h30 environ seulement, avant de l’attribuer à 95% des profs de France.

Personnellement, je voulais bien débattre avec vous. Dans ma première intervention, je vous ai posé 4 ou 5 questions.
Mais la seule réponse que vous m’avez adressée a été "Vous n’avez pas du tout lire (…). Vous savez, j’aime la caricature, car justement, elle permet de montrer certaines vérités en grossissant un peu le trait".
En rappelant que votre point de vue personnel permettait de montrer certaines vérités.

Vous pouvez constater que je ne vous ai pas mis de -1, même si l’on était en profond désaccord, même si selon vous, les enseignants (sur ce topic ou dans leur classe) préfèrent "sanctionner avec une note sans aucune remise en cause".

Bref, vous me semblez ne pas vraiment avoir envie de débattre sur ce topic (ni de remettre en cause une partie de vos propos qui, sans doute, ont dépassé vos opinions).

Bonne soirée.
Maxicool.


Parrain BourseDirect  Yomoni  Linxea  Binck  Boursorama  Fortuneo  ENI  DirectEnergie  Igraal eBuyClub BLOG

Hors ligne

 

[+2]    #106 17/06/2019 18h46 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   

Je me permets de compléter le message de Nor, pour répondre à Valdec, concernant le métier de Professeur des écoles.

Il fut un temps où le professeur des écoles était recruté au Bac, avec un logement de fonction, et était instituteur (d’où le bas salaire).

Puis une réforme a supprimé les instituteurs et les logements de fonction (dernier concours un peu avant 1992 de mémoire), pour demander Bac+2, puis Bac+3, puis Bac+5 aujourd’hui, pour être nommé, après un concours+une année de titularisation "Professeur des Ecoles".

Soit le même niveau de "qualification" qu’un Professeur certifié du second degré, pour enseigner à un plus bas niveau.

Maintenant, quel choix faire en oubliant l’affect sur l’âge des enfants, le multi-matière vs mono-matière. Seulement sur l’aspect trivial d’une reconversion.

Dans l’optique d’une reconversion rémunératrice permettant de "souffler un peu", je ne passerai pas le concours de Professeur des écoles, mais plutôt un de ceux permettant d’être Professeur du second degré.

Pourquoi ?
- la considération, un peu meilleure vs "le primaire" (ce qu’on entend quand on est en GS ou en CM2 : "vous n’avez pas été capable d’être maitresse de CP ou prof en 6è ?") ;
- la rémunération : possibilité d’heures sup, de prime de prof principal (dans le primaire, vous l’êtes sans prime), d’avancement plus rapide (meilleur taux de passage à la Hors-classe) ;
- le temps de travail, par "heures", qui permet de rattraper certains problèmes dans la même journée (dans le primaire, on "part" pour 3 à 4 heures sans pause, même pas pour un besoin physiologique ; on mange vite et seul à midi pour repréparer le démarrage de l’apres-midi, on réenchaine 3 heures en continu, et le soir, quand on pense souffler en emmenant les élèves au portail, on se fait vilipender par le parent d’élève ou le "Conseiller Péda" qui ont eu le temps de passer la journée à faire monter la mayonnaise suite à un appel dudit parent à l’inspection) ;
- la hiérarchie : omniprésente dans ses exigences et ses nombreuses inspections, voire oppressante tout au long de l’année, mais jamais là quand on se fait agresser ou insulter (le responsable hiérarchique n’est jamais dans l’école, il a un siège d’inspection, ailleurs) ; + l’inspecteur du primaire plus facile à faire déplacer par un parent que l’inspecteur du secondaire ;
- en découle l’impression de solitude : dans le primaire, pas de responsable hiérarchique dans l’école (le Directeur n’en est pas un), pas de surveillant, de CPE, de Principal ou Proviseur, de gestionnaire, qui peuvent parfois aider ;
- l’énorme pression mise sur les Profs des Ecoles stagiaires ;
- le temps de préparation. Dans le primaire, vous enseignez toutes les disciplines. Pensez au soir où vous devez, après avoir fait cours, vu des parents, et corrigé les cahiers, préparer un cours sur le passé simple, un questionnaire sur un livre, un autre sur les pourcentages, un autre sur l’arrivée des Carolingiens, un autre sur le système digestif, plus ce qui manque pour arriver à 6 heures de cours. Le lendemain, c’est à refaire avec d’autres leçons. Tout cela en créant de beaux documents et en différenciant selon les niveaux de chaque élève, selon les voeux de nos inspecteurs. Et je ne vous parle même pas des profs qui ont 2, voire 3 niveaux… Bien sûr, dans le secondaire, on a probablement plus souvent l’impression de "rabâcher", mais c’est globalement plus "rentable" pour un futur rentier. On pourrait objecter que c’est uniquement "au début", ce qui serait vrai si les programmes ne changeaient pas à chaque ministre.
- on peut aussi objecter que "en maternelle, c’est plus facile"… Ben non, c’est juste différent. En maternelle, on est lessivé le soir, à tourner entre nos groupes de travail (de 5 ou 6 élèves -> si 30 élèves, on les voit une fois sur 5 ; je vous laisse deviner ce que font les autres pendant ce temps…), dans le bruit, l’hygiène en devenir, les handicapés et les nouveaux arrivants qui ne comprennent pas ou ne peuvent pas réaliser une action simple. Sans parler de ceux qui rencontrent l’interdit pour la première fois…
- il y aurait plein d’autres raisons, selon les sensibilités de chacun. Mais globalement, la base est là.

Le Post est "Le métier de professeur/e des écoles". Désolé de ne pas plus parler du secondaire…

Hors ligne

 

[+2]    #107 17/06/2019 19h19 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   203 

Alors je vais faire une critique (pas bien méchante) aux (quelques) enseignants qui semblent parfois prêter de bien mauvaises pensées aux français. Les profs pas considérés? For mal jugés par les français? Et bien les faits viennent tordre le coup à cette idée.

Étude quantitative de la population française, de fin 2018 : les français ont une opinion très largement positive des enseignants.

Enquête d’opinion Odoxa fin 2018

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/10497_enseignants2.jpg

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/10497_enseignants1.jpg

Je n’ai pas l’info mais je suis prêt à parier que les professeurs des écoles sont encore mieux perçus.

Une autre diapo, que j’ai trouvé intéressante et qui montre bien que les perceptions peuvent être bien loin de la réalité (désolé, je n’ai pas trouvé l’équivalent pour l’éducation nationale spécifiquement ; mais j’imagine que les résultats seraient similaires) :

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/10497_enseignants3.jpg

Tout ça est plutôt rassurant.

Hors ligne

 

#108 18/06/2019 13h32 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   17 

Merci aux différents intervenants qui font avancer le schmilblick (en ce qui me concerne).

Je n’ai pas d’à-priori ou de penchant prononcé pour professeur des écoles en comparaison avec professeur dans le secondaire mais je ne me verrais pas professeur de maternelle. En revanche je me verrais bien professeur de maths, physique-chimie ou peut-être même de technologie dans le secondaire, ou encore sciences économiques et sociales (si ça s’appelle toujours comme cela), ce qui serait logique vu mon domaine d’activité actuel.

Pour ce qui est de l’usure je me dis que ce risque, bien que réellement présent, devrait être modéré par deux aspects si j’effectue cette reconversion:

1/ l’aspect nouveauté de cette activité devrait me permettre de tenir au moins quelques années

2/ si c’est une reconversion dans les conditions telles que je l’envisage alors je n’aurais pas de pression car ce ne serait pas un job dont j’aurai absolument besoin pour vivre.

Je me trompe peut-être mais j’essaie de voir le verre à moitié plein smile

Hors ligne

 

[+1]    #109 18/06/2019 21h30 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   711 

En ce moment, sur France 5, un excellent reportage sur la "vie de prof" !
A regarder, les témoignages sont pour l’instant très justes.

Emission ("Le monde en face") et débat disponible en Replay sur FranceTV.

Dernière modification par maxicool (18/06/2019 22h44)


Parrain BourseDirect  Yomoni  Linxea  Binck  Boursorama  Fortuneo  ENI  DirectEnergie  Igraal eBuyClub BLOG

Hors ligne

 

#110 21/06/2019 09h16 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   12 

@ Valdec :
La nouveauté, attention oui et non.
Il ne faut pas oublier que vous serez face à un public qui n’a pas toujours envie d’être là, qui n’est pas fait pour rester des heures assis sur une chaise à faire des choses qui ne le motive pas.
Et surtout, bien appréhender que ce n’est pas le "même métier" selon les endroits où vous enseignez selon que vous êtes en ZEP, milieu rural ou villes. Ce n’est pas non plus le "même métier" selon que vous avez beaucoup de "cassos", délinquants ou enfants adorables et bien éduqués ou encore qui aiment bien l’école.

Professeur des écoles est un métier bien différent de celui de professeur en collège/lycée ne serait ce parce que en collège/lycée vous n’avez les mêmes élèves que quelques heures par semaine (c’est un avantage quand vous avez des élèves compliqués). En primaire vous les avez toute la semaine du matin au soir. Imaginez quand vous avez des élèves pénibles…

Il est vrai que le temps en classe n’est pas très élevé, mais c’est des temps où vous n’aurez aucun repos, aucune décompression possible. Il faut une sacré énergie aussi. Il faut savoir constement d’adapter car un cours ne se passent pas souvent comme prévu.

Au sujet de Loophey, j’ai voulu mettre -1 (mon 1er -1 car je n’aime pas ce système) tellement son raisonnement est ridicule, plein de rancoeur et de haine, mais visiblement cela n’a pas été pris en compte. je ne sais pas pourquoi…

Dernière modification par vegas (21/06/2019 09h18)

Hors ligne

 

#111 21/06/2019 09h49 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 150 Réputation
Réputation :   104 

Je connais une jeune fille de 20 ans qui vit dans l’Essonne
Elle veut devenir prof et enseigner dans le primaire uniquement
je me demande si je dois lui faire lire toute la file sous peine de lui casser le moral…

Les jeunes savent-ils dans quelle supposée galère ils s’engagent avec ce métier ?


Ericsson…!  Qu'il entre !

Hors ligne

 

#112 21/06/2019 09h52 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   434 

vegas a écrit :

Au sujet de Loophey, j’ai voulu mettre -1 (mon 1er -1 car je n’aime pas ce système) tellement son raisonnement est ridicule, plein de rancoeur et de haine, mais visiblement cela n’a pas été pris en compte. je ne sais pas pourquoi…

IH a choisi de ne pas prendre en compte les points de réputations, même positif, pour les "discussions politiques ou hors sujet".

Votre point de réputation est bien présent, mais il ne change pas le total. Je trouve que c’est une bonne chose pour limiter la "reconnaissance" des gens qui cherchent juste la polémique (même si ça empêche par ailleurs de les sanctionner pour ces mêmes propos).


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

Hors ligne

 

#113 21/06/2019 10h02 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   

Job a écrit :

Les jeunes savent-ils dans quelle supposée galère ils s’engagent avec ce métier ?

Non, comme le reste de la population, ils n’imaginent pas les difficultés de ce métier, ils pensent savoir parce qu’ils ont , un jour, été des élèves.
Les conditions d’exercice de ce métier (pourtant indispensable pour qu’un pays garde son rang et ne glisse pas progressivement vers le sous-développement comme la France) et le traitement reçu font de lui un repoussoir.
Personnellement, je m’efforce de dissuader ceux de mes élèves qui ambitionnent d’embrasser cette ’carrière" .

Hors ligne

 

[+8]    #114 21/06/2019 10h08 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   1439 

Faith a écrit :

IH a choisi de ne pas prendre en compte les points de réputations, même positif, pour les "discussions politiques ou hors sujet".

Mais discuter, dans le salon des gentlemen & ladies, du métier de professeur des écoles, ce n’est ni politique ni hors sujet. Des professeurs des écoles ou des proches de professeurs témoignent sur ce métier, et c’est très intéressant. C’est très bien que les gens puisse témoigner, dans ce sous-forum "salon", sur la réalité de leur profession. C’était très bien et très intéressant, jusqu’à l’arrivée de Loophey dans ce fil.

De facto, le classement en "politique ou hors sujet" sert à empêcher de révéler Loophey pour ce qu’il est : un troll qui ne peut s’empêcher de pourrir toutes les discussions dans lesquelles il intervient, de par ses jugements sans aucune nuance, ses propos polémiques et sa haine méprisante pour ceux qui n’ont pas une grosse voiture et qui gagnent moins que lui.

Dommage d’avoir réalisé ce classement dans "politique ou hors sujet", et d’avoir ainsi prolongé la durée de vie du troll sur ce forum, car le troll partira ou sera viré, tôt ou tard. Il a déjà montré qu’il est imperméable à la remise en cause et que ses manières ne peuvent pas s’améliorer (au contraire, il les revendique). Ca arrivera donc tôt ou tard. IH a choisi "tard", mais ça arrivera.

IH : j’ai classé cette discussions HS sur une suggestion d’un membre, pour être exact. Il y a les avantages et les inconvénients…

Dernière modification par Bernard2K (21/06/2019 10h12)

Hors ligne

 

#115 21/06/2019 11h15 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   47 

Je partage l’avis de Bernard2K. Il me semble que le caractère provocateur et irritant des messages de Loophey est délibéré.

Le mot technique pour désigner ce genre de personnage virtuel est précisément celui qui est mentionné ici : un troll.

Hors ligne

 

#116 21/06/2019 11h50 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   12 

@ Bernard2K :
1000 % d’accord. Il faut de tout pour faire un monde, notement des "gugus" qui pensent que pour réussir sa vie, il faut absolument un salaire à 6 chiffres et une grosse voiture. sinon, vous  n’etes rien et sûrement malheureux.

@ Job :
Faut pas noircir tout non plus pour la jeune fille.
Faut juste avoir au moins un peu la vocation et être fait pour ce métier. Sinon… c’est vite très compliqué.
Par exemple ma femme, cela fait 20 ans qu’elle est professeur des écoles, elle est très contente de faire ce métier et n’a pas du tout envie de faire autrechose parce qu’elle aime bien ça.
Elle était passée en ZEP (ZEP bien dure) au début de sa carrière, milieu rural, école maternelle, remplacements aussi.
Aujourd’hui elle est dans une école sympa avec pas beaucoup de cassos, ni de violence et elle en est contente. Bon, il y en a toujours quelques uns et il faut faire avec, mais c’est pas non plus la moitié de l’école non plus.
Elle trouvait qu’en maternelle on travaillait beaucoup moins car pas de corrections, mais en même temps dans la journée avec les tout petits, faut de l’énergie…

J’avais oublié 2 choses importantes :
- Quand on a des élèves pénibles, parfois juste 1h de cours peut sembler 8h.
- Ne surtout pas sous estimer les parents. Il y en a beaucoup qui sont pénibles, très pénibles.

Ce qui est bien, c’est que grâce à moi, elle se rend compte que finalement il y a bien pire niveau retraite, statut, sécurité de l’emploi, salaire.
En effet, j’enseigne aussi, on appele cela un métier dit "de passion". Enfin, pas pour tout le monde.
J’aime vraiment bien ce que je fais, mais ça dépends à qui vous  enseignez. Il y a aussi beaucoup d’inconvénients. Cela m’est arrivé d’enseigner 45h/semaine sur de courtes durées. Honnêtement impossible à tenir plusieurs mois…
- Aucune sécurité de l’emploi. Pas vraiment de statut.
- La retraite, vaut mieux oublier.
- Salaire hyper faible. En tout cas beaucoup beaucoup plus bas que l’éducation nationale.
- Vaut mieux ne pas être malade ni bléssé.
Le problème est que les salaires ont baissé en plus de 15/20 % par rapport à il y a 10 ans et tendent très sérieusement vers le smic. Bref, quand je vois les jeunes qui veulent le faire, ça fait peur.

Alors finalement, il y a quelques années j’avais pensé rentrer dans l’éducation nationale pour le statut, sécurité de l’emploi, salaire etc… mais quand j’ose penser à une classe avec 1/3 qui n’en a rien à faire de la matière, 1/3 qui s’en fout et 1/3 que ça intéresse.
J’imagine même pas…Parce que même quand ils viennent soi disant parce qu’ils ont envie il y a des heures qui peuvent être très très longues. On imagine même pas.

Hors ligne

 

#117 21/06/2019 12h35 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   711 

Job a écrit :

Je me demande si je dois lui faire lire toute la file sous peine de lui casser le moral…

A la fin du débat, une candidate au concours 2019 (an attente des résultats) a affirmé qu’il faudrait montrer cette vidéo à tous les candidats (non pas pour les décourager, mais pour montrer l’enthousiasme et l’envie de bien faire des professeurs interviewés).
Le journaliste lui a demandé si cela ne la décourageait pas, elle lui a répondu qu’au contraire, c’était une motivation supplémentaire.

--

une classe avec 1/3 qui n’en a rien à faire de la matière, 1/3 qui s’en fout et 1/3 que ça intéresse.

J’aurais même un exemple. Mon collège organise 2 journées de révision pour le Brevet. La participation des élèves est basée sur le volontariat (heureusement).
J’ai 3 classes de 3ème. Voilà leurs statistiques :
- Classe 1 : 5 élèves participent sur 28
- Classe 2 : 9 élèves participent sur 28
- Classe 3 : 13 élèves participent sur 28

Soit 27 élèves sur 84 (31%) .   

Ca reflète assez bien vos 3 x 1/3 ;-)

Dernière modification par maxicool (21/06/2019 13h05)


Parrain BourseDirect  Yomoni  Linxea  Binck  Boursorama  Fortuneo  ENI  DirectEnergie  Igraal eBuyClub BLOG

Hors ligne

 

#118 21/06/2019 13h23 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   203 

Le manque de motivation de (certains) élèves ne m’étonne pas plus que ça. Mais est-ce uniquement dû à des élèves qui seraient, de façon intrinsèque, peu motivés?

Il y a sans doute aussi un effet d’offre : le BEPC et le Bac étant devenus pour une large part des pochettes surprises avec 90 % de gagnants, ça n’incite pas vraiment à aller s’arracher pour décrocher le diplôme.

L’EN a de ce point de vue une large responsabilité. Que ce soit au travers des politiques débiles décidées ’en haut’ (genre : qu’un maximum de jeunes soient diplômés) ou encore des enseignants eux-mêmes, qui de façon manifeste ’donnent’ bien souvent le Bac.

Mon épouse est de temps à autre désignée d’office pour présider le jury du Bac (en tant qu’Universitaire de service). Elle est atterrée par les délibérations auxquelles elle assiste : on donne (littéralement) le Bac à toute une flopée d’élèves qui n’ont absolument pas le niveau, sous des prétextes parfois délirants.

Quand on baisse le niveau d’exigence de façon absurde, pas étonnant que, en moyenne, le niveau ou la motivation des élèves baisse aussi.

Dernière modification par carignan99 (21/06/2019 13h27)

Hors ligne

 

#119 21/06/2019 13h40 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   711 

Les profs sont les premiers à regretter la baisse du niveau des élèves, la baisse des exigences aux examens, l’usage de "subterfuge" pour (encore) améliorer les pourcentages de réussite.

Exemple ?
Au collège, les compétences, qui entre dans la validation du DNB pour les 2/3 de la note, où chaque domaine de compétence est noté : très insuffisant / fragile / satisfaisant / très satisfaisant.
Il manque clairement un notation intermédiaire du type "moyen" entre "fragile" et "satisfaisant". Comme l’Institution impose aux profs d’être indulgent, compréhensif, bienveillant, quand on hésite entre F et S, on met S (et on récupère ainsi quelques pourcentages de réussite en sus).


Parrain BourseDirect  Yomoni  Linxea  Binck  Boursorama  Fortuneo  ENI  DirectEnergie  Igraal eBuyClub BLOG

Hors ligne

 

[+1]    #120 21/06/2019 13h50 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   

carignan99 a écrit :

L’EN a de ce point de vue une large responsabilité. Que ce soit au travers des politiques débiles décidées ’en haut’ (genre : qu’un maximum de jeunes soient diplômés) ou encore des enseignants eux-mêmes, qui de façon manifeste ’donnent’ bien souvent le Bac.

Les enseignants aimeraient faire autrement et restaurer une exigence, mais la technostructure ne leur donne pas le choix, elle brandit volontiers la menace si nécessaire.
Nous aussi, nous aimerions avoir des classes pacifiées (sans cassos) avec lesquelles nous pourrions travailler.
Mais dans ce pays, on a fait le choix de jeter en pâture aux "cassos" ceux qui viennent à l’école pour s’y instruire et préparer leur avenir.

Hors ligne

 

[+1]    #121 21/06/2019 13h58 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   17 

Bernard2K a écrit :

Mais discuter, dans le salon des gentlemen & ladies, du métier de professeur des écoles, ce n’est ni politique ni hors sujet. Des professeurs des écoles ou des proches de professeurs témoignent sur ce métier, et c’est très intéressant. C’est très bien que les gens puisse témoigner, dans ce sous-forum "salon", sur la réalité de leur profession. C’était très bien et très intéressant, jusqu’à l’arrivée…[/b]

Merci Bernard.
J’avais envie d’intervenir sur cette discussion mais je me le suis interdit, prenant conscience que ce n’était plus une discussion.
Comment fera-t-on quand les mêmes causes produiront les mêmes effets ? Car le même style d’intervention, autocentré et plein de certitudes, n’ouvrant aucune porte au débat, peut surgir dans n’importe quel fil. Des fils sur Renault, sur des ETF ou sur des cas immobiliers seront-il classés comme hors sujet ou politiques parce que quelqu’un aurait réussi à y injecter un climat passionnel et inintéressant ?

Une chose que l’école, mais aussi nos parents, devraient nous apprendre, est la capacité à voir les choses du point de vue d’autrui, et à garder son estime de soi, solide, épanoui et bienveillant même si quelqu’un nous démontre que nous avons tort sur tel ou tel sujet.
Apprendre à s’aimer et à aimer la vie, même si on n’a pas raison sur tout. C’est peut-être ce qui manque à certains ;-)

Dernière modification par Rucipe (21/06/2019 14h22)

Hors ligne

 

#122 21/06/2019 14h10 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   711 

Ce qui est quand même "dingue", c’est qu’un seul membre parvienne à "faire pression" sur les 11 866 autres, jusqu’à la modification les règles du forum sur un topic, alors que, de l’avis des modérateurs, son sujet n’était pas considéré comme politique ou hors-sujet.

Dernière modification par maxicool (21/06/2019 14h12)


Parrain BourseDirect  Yomoni  Linxea  Binck  Boursorama  Fortuneo  ENI  DirectEnergie  Igraal eBuyClub BLOG

Hors ligne

 

#123 21/06/2019 14h57 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   

Oui… personnellement c’est le changement de règle en cours de route en fonction des circonstances (un troll qui se prend une volée de -1 totalement justifiée pour des propos lamentables et sans aucune mesure sur toute une profession) qui m’interpelle

Hors ligne

 

#124 21/06/2019 15h07 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   38 

Pour information,

Un décret va être présenté à l’assemblée sous peu (durant les vacances ?) et aura toutes les chances d’être adopté. Déjà les sénateurs ont donné leur aval. Ainsi que le comité technique ministériel.

Il s’agit de l’obligation de formation des enseignants (5 jours par an) sur le temps de leurs vacances.

En contrepartie, une allocation de 60 € bruts par demi-journée leur sera allouée.

article du café pédagogique du 21 juin 2019

Dernière modification par Franck059 (21/06/2019 15h19)

Hors ligne

 

[+1]    #125 21/06/2019 15h14 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   

Un exemple, en confirmation du message #118 de Carignan :

Conditions d’obtention du Certificat de Formation Générale

Cet examen se passe en fin de 3è, pour des élèves repérés comme potentiellement "à risque" pour l’obtention du Brevet (en plus des élèves de Segpa et d’Ulis).

Les compétences évaluées sont celles de cycle 3, soit… Fin de 6è.

L’article 11 indique le barême :
- chacune des 8 sous-compétences de Français et Maths est notée sur 30 points.
- on ne peut pas avoir moins que 10 sur 30 (env. 6,70 sur 20) : dès qu’on ouvre la bouche, on ne plus avoir zéro, donc on a au minimum cette note ;
- une maitrise "fragile" (= non nulle) vaut 20 sur 30 (env. 13,30 sur 20).

Donc celui qui a tout en "fragile" a 13,30 de moyenne, et donc a le Certificat de Formation Générale.

Si tout cela ne suffisait pas, dans mon département, tous les chefs d’établissement et leurs adjoints sont réunis en amphithéâtre une fois par an, et ont droit à un Powerpoint accusateur (tous les établissements sont nommés) où chacun peut se voir "montré du doigt" parce qu’il a plus de redoublants, moins de réussite à tel ou tel diplôme ou activité, moins de "placés" en Lycée l’année suivante… Chaque diapo est longuement commentée ("on peut se demander pourquoi, dans le secteur de la ville X, le collège Z a le plus faible taux de fff, etc…).

Dernière modification par Pierre2 (26/06/2019 18h05)

Hors ligne

 

Pied de page des forums

Propulsé par FluxBB
Hébergé par Arcustech