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#76 15/06/2019 19h49 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Pour les a-côtés il y a quand même un tout petit peu de primes accordées au compte-gouttes mais surtout il y a les heures supplémentaires - auxquelles les professeurs des écoles n’émargent pas.

Elles ne sont pas trop mal payées Heures Supplémentaires EN. 2-3 HSA est assez courant à ce que j’observe.

La formule qui les calcule dans le lien n’est pas évidente à interpréter. Il me semble qu’elles ne dépendent pas du salaire individuel moyen mais du salaire moyen des agents du corps et que le montant est identique du 1er au 11e échelon de la classe normale.

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#77 15/06/2019 19h58 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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En plus de la rémunération de base, je me souviens de bon nombre de professeurs au collège qui pratiquaient les "cours particuliers" les mercredis et samedis.
Je ne connais, par contre, pas les tarifs pratiqués.

Dernière modification par Bluegrass (15/06/2019 19h59)

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#78 15/06/2019 20h01 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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carignan99 a écrit :

Il y a des difficultés à recruter des professeurs des écoles (sujet de la file)?

Dans l’académie où je vis, au minimum (région parisienne…)
Les directeurs d’école manquent cruellement d’enseignants. Lors de la dernière réunion, il nous incitait (à moitié en plaisantant) à devenir vacataires, nous les parents d’élèves…

Je parlais d’un problème de salaire insuffisant, mais il serait également possible de recruter davantage sans augmenter le salaire, mais en facilitant la vie des enseignants. L’un des problèmes de notre académie, c’est qu’elle contient des zones très difficiles, et les jeunes recrues savent que c’est là qu’elles seront envoyées jusqu’à avoir suffisamment de "points".
Même si on peut comprendre l’idée derrière ce système, on arrive à ses limites: comment attirer quelqu’un (même motivé) si on lui garantit qu’il commencera par manger son pain noir avant d’espérer avoir une chance d’avoir un jour du pain blanc.


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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#79 15/06/2019 20h09 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Faith,

En fait, pour les professeurs des écoles, le concours (CRPE) est académique.
Si vous obtenez votre CRPE dans l’académie de Versailles et que vous y êtes titularisé, vous y effectuez toute votre carrière (il n’y a pas moyen de changer d’académie à moyen de démissionner et de repasser le concours, ce qui rend impossible le suivi d’un conjoint muté travaillant dans le privé).
Pour les enseignants du secondaire, le concours (capet,capes, agreg) est national.

Dernière modification par Deneb (15/06/2019 20h15)

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#80 15/06/2019 20h37 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Deneb, on peut changer d’académie. C’est plus ou moins difficile selon les académies en question (selon le degré de déficit d’enseignant dans l’académie d’origine, selon l’attractivité de l’académie qu’on souhaite…).

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#81 15/06/2019 20h45 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Concernant les HSA, voilà le taux horaire.

Les HSA sont effectivement payées au même taus horaire de l’échelon 1 à l’échelon 11 de la classe normale. Elles sont payées sur 9 mois mais mensualisées.
La première HSA est majorée (de 20%)

Un enseignant à la Hors Classe ou à la Classe Exceptionnelle voit toutes ses HSA majorées de 10%.

HSA Classe Normale (1ère) : 1358,66 € / an (brut)
HSA Classe Normale (suivantes) : 1132,22 € / an (brut)

HSA HC ou CE (1ère) : 1494,53 € / an (brut)
HSA HC ou CE (suivantes) : 1245,44 € / an (brut)

L’Institution peut imposer 2h00 de HSA au maximum, si nécessité de service.

Personnellement, j’évite les HSA car :
- je préfère la création de postes fixes plutôt que la création de XXX heures sup.
- je m’interroge quand je vois quelques collègues (surtout en maths) faire 5 ou 6 heures sup. si ce n’est plus
- j’ai l’impression de "voler" le travail d’un autre
- 18h00 devant élèves, c’est bien
- je n’ai spécialement envie de passer ma vie au collège ;-)

Concernant les cours particuliers, la demande varie selon les matières.
En maths, assez facile de trouver des élèves.
En français et anglais, ça passe encore.
Pour le reste, on oublie…

Maxicool

Dernière modification par maxicool (15/06/2019 20h46)


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[+1]    #82 15/06/2019 21h11 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Caratheodory a écrit :

zeb a écrit :

Un autre problème. L’EN favorise ou en tous cas a très longtemps favorisé moultes filières, dont le seul débouché était de devenir enseignant !

Faux.

Les filières les plus privilégiées sont X-mines et ena-inspection des finances. J’ai pris  le wagon suivant avec ENS-doctorat et le but etait de faire de moi un chercheur. Je suis devenu prof de fac, parce que c’est une bonne façon d’être chercheur en etant mieux payé, que c’est la norme internationale et que je suis fait pour ça.

En parlant en termes de norme internationale,  croyez bien que je ne vous coute pas bien cher pour faire ce boulot.  Mes analogues parisiens se barrent à l’étranger parce qu’ils ne peuvent pas se payer leur immobilier, moi ça va parce que je suis en province et peux me le payer.

Les filières qui permettent de devenir enseignant de primaire ou de secondaire ne sont plus favorisées depuis belle lurette, disons depuis la suppression des IPES, bien au contraire, et le probleme de la qualité des enseignants recrutés n’y est pas étranger.

Je serais ravi de vous fournir des tombereaux de bons profs mais avec ce que vous leur donnez, ils préfèrent devenir ingénieurs.

Tout le probleme de l’ l’EN vient la mesquinerie de la société française vis à vis des profs.

D’ailleurs le principal problème de la France est la mesquinerie.

Le vase clos, ou une organisation travaille avant tout pour elle même, et qui a perdue totalement de vue sa mission.

Ensuite, une dernière remarque. Sérieux, qui aujourd’hui est prêt à passer 40 de sa vie à faire la même chose, en ayant comme seule opportunité de casser la routine, de voir des changements de programme mineur tous les 4 ou 5 ans ?

Bref, enseigner est un sacerdoce, c’est fondamental pour enseigner. Mais cela ne paie pas. Alors on à maintenant l’EN que l’on a. Pour ma part, je considère que la cause est définitivement perdue.

A+
Zeb

Payez les profs 3k nets par mois en début de carrière et 5k en fin de carrière et vous solutionnerez le problème.

C’est pas compliqué, il suffit de rattraper la perte de pouvoir d’achat du point d’indice depuis sa desindexation. Vous avez smicardisé les profs, souffrez qu’ils se comportent comme des smicards.

Quant au sacerdoce, je puis vous assurer que mes étudiants n’en ont pas la vocation. Certains feraient de tres bons profs si vous les payiez et les respectiez.

C’est le drame de notre profession: beaucoup de ceux qui voudraient des professeurs irréprochables (niveau de connaissances, charisme, bienveillance, dévouement…) admettent qu’il est inutile de bien les payer car ils estiment que ceux qui exercent ce job le font par vocation et que leurs avantages supposés sont suffisants. Si j’en crois les chiffres des candidats au concours -même en lettres, on ne fait plus le plein-, c’est une erreur monumentale.

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#83 15/06/2019 22h01 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Pour compléter le tableau relatif au traitement royal que notre peuple régicide concède aux profs, il y a une majoration de 3% du salaire brut en zone de cherté immobilière qui s’applique essentiellement à Paris.

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#84 15/06/2019 22h02 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Le métier pourrait s’ouvrir un peu plus.
Mener une vie d’élève, puis de prof, cela donne-t-il toute légitimité pour donner les bases de vie nécessaires à ceux qui agiront hors du monde enseignant ?
J’ai aussi rencontré des enseignants ayant du mal à descendre de l’estrade, refusant d’être "élèves" devant des gens plus compétents qu’eux, dans des domaines de loisir par exemple.
Enfin, il serait bon de sourire un peu plus à la vie et à son époque : quelqu’un ici se souvient-il d’une circonstance, depuis, mettons 50 ans, où les enseignants furent "pour" pour une idée de réforme, et non mécaniquement contre ?
Ceci dit, j’ai eu de bons instits, quelques profs super, d’autres convenables, et très peu que j’ai détestés (pour l’essentiel des profs de gym qui se comportaient comme des petits fachos).

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[+1]    #85 15/06/2019 22h51 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Deb67 a écrit :

Enfin, il serait bon de sourire un peu plus à la vie et à son époque : quelqu’un ici se souvient-il d’une circonstance, depuis, mettons 50 ans, où les enseignants furent "pour" pour une idée de réforme, et non mécaniquement contre ?

Deb67,

La profession n’est pas contre les réformes, elle s’oppose juste aux mauvaises réformes.
Et depuis des lustres, elles ont été plus mauvaises les unes que les autres.
Contemplez le résultat: le niveau des élèves est catastrophique que ce soit en fin de troisième ou en terminale.
La technostructure impose des réformes dont le seul but est de faire des économies (ce qui en soit ne serait pas mauvais si cela ne portait pas atteinte au niveau des élèves) en présentant les choses aux médias sous l’angle d’une soi-disant amélioration du système éducatif.
Un élève de troisième d’aujourd’hui a reçu autant d’heures de français qu’un élève de CM2 de 1980, il en a donc le niveau (Et c’est pareil dans toutes les matières).
Au lycée, les sciences dures ont été massacrées.
Le niveau des terminales S en mathématiques et en physique-chimie est faible comparativement à celui des élèves de TD et de TC d’autrefois (j’ai passé mon BAC C en 1989 et nous étions déjà moins bons globalement que nos ainés dans cette filière)

Dernière modification par Deneb (15/06/2019 22h53)

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[+4]    #86 16/06/2019 10h10 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Je vous poste deux tableaux intéressants.

Le premier qui montre que les professeurs français sont parmi les plus mal payés d’Europe :

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/7740_55614126_2440660015966262_5791609617351966720_n.jpg

Le second qui compare les salaires des différents fonctionnaires de la catégorie A :

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/7740_49671234_1014042025451304_1670505002675732480_o.jpg

Et enfin, un article intéressant qui relaye une étude de l’OCDE de 2014 dont la conclusion est la suivante : plus les profs sont bien payés, plus leurs élèves réussissent :

Plus les profs sont bien payés, plus leurs élèvent réussissent - Challenges

Personnellement, prof des écoles avec 20 ans d’ancienneté, recrutement niveau bac + 5, je suis à 2000 euros par mois, sans prime, treizième mois ou avantages ("les à-côtés" non négligeables que Maxicool évoquait dans un de ses messages) dont bénéficient d’autres fonctionnaires ou salariés du privé.
Je ne me considère vraiment pas comme une privilégiée.

Quand je vois, sur les forums d’enseignants, que certains profs ont droit à un logement HLM ou à la prime d’activité en début de carrière, je trouve ça malheureux quand même.

Le rapport Pochard de 2008 indique que la profession est ultra féminisée et il en explique la raison. De fait, pendant longtemps, le professorat était souvent considéré comme une activité d’appoint pour les femmes dont le mari gagnait bien sa vie. Cela permettait de mettre un peu de beurre dans les épinards mais d’avoir assez de temps libre pour s’occuper de ses propres enfants.
D’où les salaires relativement bas pour une profession très féminine qui s’en satisfaisait jusqu’alors assez bien.
Mais la société a évolué et nombreuses sont les mamans solos profs qui ont dû mal à joindre les deux bouts.

Le message de Zeb est intéressant. Oui, deux types de personnes choisissent ce métier :

-ceux qui ont le feu sacré. Mais certains (de plus en plus nombreux), confrontés à la réalité du terrain et à la grosse machinerie absurde de l’éducation nationale finissent par être dégoûtés du système.
Et c’est vrai que les enseignants ayant la vocation, comme on dit, n’aiment pas qu’on emploie le mot "sacerdoce". ils n’apprécient guère qu’on leur dise qu’ils doivent accepter un mauvais salaire sous prétexte qu’ils sont méga-motivés.
-ceux qui sont attirés par les vacances, la sécurité de l’emploi ou par dépit : ceux-là ne tiennent pas longtemps !

Professeur est un métier magnifique et quand tout se passe bien dans ma classe, je suis aux anges. Emerveillée de la capacité de mes petits bouts de 4 ans à travailler, à donner le meilleur d’eux-mêmes pour me faire plaisir (parce que les enfants de maternelle fonctionnent beaucoup à l’affect et ils veulent satisfaire l’adulte qui s’occupe d’eux 6h par jour et qu’ils voient parfois plus que leurs parents).
Mais le problème ne vient pas du métier en lui-même mais des conditions désastreuses dans lesquelles on l’exerce. On traite nos élèves comme des poules en batterie, on inclut sans moyens des enfants ayant de grandes difficultés ou étant dangereux, on limite le personnel (1 adulte dans une classe de 32 élèves de 4 ans, je trouve ça inadmissible) et les parents nous considèrent parfois comme leurs domestiques (si, si !).

J’ai l’impression que nous sommes dans une société qui maltraite de plus en plus ses enfants, ses vieux et ses malades, toute cette catégorie de la population qui ne rapporte pas d’argent mais qui en coûte. On fait des économies sur la santé, la sécurité et l’éducation. On mégote sur des domaines qui devraient être prioritaires.
Ce n’est pas l’idée que je me faisais de l’évolution de l’humanité et ça me rend tristounette.

Dernière modification par Isild (16/06/2019 11h16)

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#87 16/06/2019 10h21 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Aux enseignants qui ont répondu ici, où et comment avez vous scolarisé vos enfants et que feriez cous si vous avez des enfants aujourd’hui pour leur éducation?
Public, privé, activités hors temps scolaire etc etc?

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#88 16/06/2019 10h43 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Isild a écrit :

Quand je vois, sur les forums d’enseignants, que certains profs ont droit à un logement HLM ou à la prime d’activité en début de carrière, je trouve ça malheureux quand même.

L’accès au HLM s’adresse quand même à une large partie de la population. Je ne sais pas si c’est vraiment un critère discriminant.

Isild a écrit :

1 adulte dans une classe de 32 élèves de 4 ans, je trouve ça inadmissible

Je ne savais pas cette situation possible. Moi qui trouvait déjà que 25/26 avec l’enseignante + l’atsem, sans élève ayant besoin d’une aide particulière, était bien suffisant.

Dernière modification par cat (16/06/2019 10h49)

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#89 16/06/2019 10h57 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Bonjour Cat,

La loi est très claire : une ATSEM au minimum par école maternelle.
Ensuite, ce sont les mairies qui font leur sauce.
Dans ma commune, très pauvre, on supprime des postes d’ATSEM et il n’est pas rare que les classes de GS n’en aient pas. La priorité va aux classes de PS. Les MS ont parfois une ATSEM à mi-temps.
Quand les Atsem sont absentes, elles ne sont pas remplacées et ça peut vite tourner à la galère.

Quant aux logements HLM, je ne sais pas quels sont les critères d’éligibilité mais je trouve ça étonnant qu’un fonctionnaire catégorie A, recruté à Bac +5 avec un concours difficile, ait un salaire si faible qu’il puisse y avoir droit.

carignan99 a écrit :

La seule spécificité du métier que je vois : on travaille avec des enfants, ce qui est sans doute très particulier. Et j’ai du mal à croire que cette pression soit particulièrement plus élevée que dans beaucoup d’autres jobs. Elle est simplement de nature différente.

La pression est aussi liée à la sécurité. Les parents nous confient toute une journée ce qu’ils ont de plus cher. Ce n’est pas rien quand même.
Et puis on doit aussi faire face à la souffrance de certains enfants et de leurs parents (grave maladie, handicap, violences familiales, deuils) et ce n’est pas toujours évident.
Comme tous les métiers qui gèrent de l’humain, tout cela poursuit bien au-delà du temps officiel de travail. On y pense sans cesse.

carignan99 a écrit :

Et on peut aussi se dire que c’est compensé par les avantages extraordinaires qui sont conférés par la sécurité de l’emploi + la progression quasi-automatique du salaire.

Ce sont deux avantages indéniables mais offerts par d’autres branches du fonctionnariat.

Quant à la progression automatique du salaire : un prof des écoles gagne désormais environ 100 euros nets à chaque changement d’échelon… tous les quatre ans.
En ce qui me concerne, la hausse des cotisations sociales chaque année au mois de janvier me coûte 15 euros par mois.
Donc tous les quatre ans, mon salaire mensuel augmente de… 40 euros. C’est absolument dérisoire et ce n’est clairement pas un argument favorable au métier.

carignan99 a écrit :

J’ai un ami qui a décidé récemment de vendre son commerce pour devenir instituteur. Il a eu le concours et est en stage. Il a des horaires de travail assez soutenus (sans doute de l’ordre de 45-50 heures p/semaine), qui correspondent à l’investissement qui est nécessaire en début de carrière. Par contre, il ne doit plus se lever avant l’aube pour aller faire la tournée des maraichers et il y a gagné un truc incroyable : il dort bien mieux. Finit les angoisses de trésorerie, l’obsession de générer du CA et des marges, de payer les salaires et l’Urssaf etc.

Oui, moins de stress, forcément.
Mais on en reparlera dans quelques années.
Votre ami va faire comme nous tous et découvrir petit à petit les "joies cachées" de ce métier.
Dans notre école, nous avons pas mal de reconvertis qui finissent par déchanter et regrettent leur ancienne activité.
Mais je souhaite vraiment à votre ami de s’éclater (Heureusement, il en existe qui s’épanouissent un max. Tout dépend du lieu où on exerce, des collègues, des élèves que l’on a, etc…).

Dernière modification par Isild (16/06/2019 11h46)

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[+1]    #90 16/06/2019 12h06 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Pour compléter le tableau de Isild :

- La dernière loi sur l’inclusion de l’élève handicapé a été surtout choisie pour diminuer les structures médicales, dont les enfants ont été "transférés" dans les structures pédagogiques, sans avoir le même équipement , le matériel, la formation.
Dans "mon" école primaire cette année, 29 élèves handicapés "MDPH", et… 9 AVS pour s’en occuper. Cherchez l’erreur… Comment voulez-vous que le niveau s’améliore, puisque les profs servent d’abord d’aide aux soins, d’aide aux déplacements (escaliers, trajets vers les structures sportives ou périscolaires, etc…) et aux problèmes comportementaux inhérents aux handicaps ?

- les classes (re)deviennent de plus en plus chargées (plusieurs classes à 30 élèves mono-cours, et à 27 élèves en 2 cours dans mon école cette année) à l’heure où les enfants souhaitent plus d’individualisation, de considération, de compréhension (cf l’élevage en batterie cité précédemment) ;

- L’école est devenu un lieu de consommation. Telle personne se plaint qu’on fait du sport quand il fait froid, ou quand il fait chaud, ou qu’on ne fournit pas des bouteilles d’eau au stade, envoie un mail au recteur parce que son enfant ne mange pas assez à la cantine (pourtant hors Education Nationale), ou que le périscolaire (hors Education Nationale) ne lui a pas ouvert assez tôt, ou que le professeur a refusé de prendre un dossier destiné à la mairie qui n’ouvre qu’à 10 heures, ou que la prochaine sortie scolaire doit revenir à l’école avant 15 h "parce qu’on part en week-end…".

- L’école est devenu un lieu de consumérisme. Telle communauté ou groupe ne veut pas qu’on inclue les événements religieux dans l’histoire de France, qu’on enseigne "La Marseillaise" pourtant obligatoire, qu’on parle de viande dans les cours d’alimentation, qu’on dise que parmi les premiers animaux domestiqués du Néolithique, se trouvaient des porcs…

- L’école publique est devenu le "plan B" de l’école privée. Celle-ci accueille selon ses besoins financiers, et "remet" au public ses refus. L’école publique, elle n’a pas le choix : elle a l’obligation d’accueillir. Tous les enfants, y compris ceux rejetés par les écoles privées, pourtant souvent adossées à une religion…

- Le professeur des Ecoles/le Directeur est souvent le seul humain visible de procédures qui l’obligent, ou qui - souvent - ne le concernent même pas. Il subit les reproches des programmes et des consignes hiérarchiques qu’il ne maitrise pas (déjà dit maintes fois), des horaires des autres administrations (mairie, périscolaire, sous-pref. par exemple) non ouvertes le matin, des erreurs ou oublis des parents ("il me faut tout de suite une attestation de scolarité, car je prends l’avion demain, et je dois faire un passeport" ou "comment, il a piscine (comme toutes les semaines), VOUS ne m’avez pas prévenu"), des divorces et séparations, des difficultés sociales ("c’est vous qui avez fait venir l’assistante sociale chez moi ?" ou "qu’est-ce qu’il vous a dit, mon fils ?" ou "non, non, il n’a pas eu de coup, il est tombé hier soir")…

Toutes ces choses, mises bout à bout, usent…

Mais comme l’a déjà dit Carignan dans son message #70, tout ceci est bien peu, comparé à un chef d’entreprise qui doit trouver comment payer salaires et charges chaque mois.

Et… si ça ne lui plait pas ou plus, le professeur peut aussi changer de métier. Voire… essayer de devenir rentier… smile

Dernière modification par Pierre2 (16/06/2019 15h42)

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[+1]    #91 16/06/2019 12h23 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Isild a écrit :

J
Le message de Zeb est intéressant. Oui, deux types de personnes choisissent ce métier :

-ceux qui ont le feu sacré. Mais certains (de plus en plus nombreux), confrontés à la réalité du terrain et à la grosse machinerie absurde de l’éducation nationale finissent par être dégoûtés du système.
Et c’est vrai que les enseignants ayant la vocation, comme on dit, n’aiment pas qu’on emploie le mot "sacerdoce". ils n’apprécient guère qu’on leur dise qu’ils doivent accepter un mauvais salaire sous prétexte qu’ils sont méga-motivés.

Mais de grâce ou ai je dit que les enseignants devaient accepter un mauvais salaire parce qu’ils sont motivés ?
Mince, c’est incroyable toutes ces déformations ! Personne ne prends le temps de lire file de messages ?
De plus, citer des passages hors de leur contexte et en faire un commentaire douteux me parait pour le moins "cavalier", pour ne pas dire autre chose et rester en charte.

J’ai exprimé que ceux qui vivaient leur métier comme un sacerdoce pouvaient espérer vivre leur métier sans finir en "nervous breakdown". Cela n’a rien a voir avec le salaire que diable !

Je commence à comprendre la position de LoopHey vis à vis du corps enseignant. Il est impossible d’avoir une discussion avec les enseignants, sous peine de se faire trainer dans la boue. Nous en avons la preuve ici. Il ne faut pas s’étonner de tous ces problèmes de réforme.

Que les enseignants se déchainent contre ceux qui sont responsables des problèmes de l’EN, c’est à dire les membres de l’EN, et non contre ceux qui font un constat et portent un message.

Au revoir.

On a connu mieux sur ce forum.

PS : Caratheodory, ce qui se dit sur d’autres forums, et vos propres susceptibilités personnelles ne m’intéressent pas, et n’apportent rien au débat.

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#92 16/06/2019 12h38 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Les différents témoignages sont très intéressants, de même que les informations données notamment par maxicool et Isild sur les salaires. Je ne pensais pas qu’ils étaient aussi peu élevés.

A titre de comparaison, je suis fonctionnaire territorial de catégorie A (titulaire du grade d’attaché principal) avec 25 ans d’ancienneté (12 ans en catégorie B et 13 ans en catégorie A) et j’ai une rémunération nette mensuelle (avant prélèvement à la source) d’un peu plus de 3 100 € avec également une prime annuelle d’un peu moins de 1 000 € bruts. Il peut être utile de préciser que la collectivité territoriale qui m’emploie actuellement, au regard des autres collectivités territoriales de la région (je suis en Ile-de-France), ne fait pas vraiment partie de celles qui rémunèrent le mieux leurs cadres.

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[+2]    #93 16/06/2019 12h39 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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@Zeb, j’ai juste repris le mot "sacerdoce" que vous avez employé dans un de vos messages en expliquant pourquoi ce terme ne plaisait pas aux enseignants (un ministre l’avait utilisé pour justifier la faiblesse de nos salaires et cela nous avait fait bondir) mais en aucun cas, strictement aucun, je n’ai écrit que c’est ce que vous pensiez.
Et je vous ai même donné un point de plus pour la justesse de votre réflexion !

Je pense que votre colère est liée à une erreur d’interprétation du passage que vous avez cité. Puisque que vous le trouvez douteux et cavalier et que ce n’était pas mon intention qu’il en soit ainsi, il est donc probable que je me sois mal exprimée et j’en suis désolée.
Je ne suis pas du genre à jeter de l’huile sur le feu et prône habituellement le peace and love dans tous les domaines de la vie.
Mais puisque l’agressivité commence à pointer le bout de son nez et que je la fuis comme la peste, je n’interviendrai plus sur cette file.

Dernière modification par Isild (16/06/2019 12h44)

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#94 16/06/2019 13h57 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Deb67 a écrit :

Le métier pourrait s’ouvrir un peu plus.
Mener une vie d’élève, puis de prof, cela donne-t-il toute légitimité pour donner les bases de vie nécessaires à ceux qui agiront hors du monde enseignant ?
J’ai aussi rencontré des enseignants ayant du mal à descendre de l’estrade, refusant d’être "élèves" devant des gens plus compétents qu’eux, dans des domaines de loisir par exemple.
Enfin, il serait bon de sourire un peu plus à la vie et à son époque : quelqu’un ici se souvient-il d’une circonstance, depuis, mettons 50 ans, où les enseignants furent "pour" pour une idée de réforme, et non mécaniquement contre ?
Ceci dit, j’ai eu de bons instits, quelques profs super, d’autres convenables, et très peu que j’ai détestés (pour l’essentiel des profs de gym qui se comportaient comme des petits fachos).

Cinquante ans, je ne sais pas. Mais depuis que j’ai commencé, il y a vingt ans, je n’ai jamais connu de progrès significatif en ce qui concerne mes conditions d’enseignement ou mon traitement. Au début des années 2000, on a rallongé de quatre jours les vacances de Toussaint alors qu’on ne demandait rien et qu’on en a suffisamment. D’un autre côté, on a réduit le nombre d’établissements ZEP, les classes sont de plus en plus chargées.
Les malheureuses augmentations n’ont jamais compensé l’inflation. En revanche, on a augmenté le nombre de réunions et de tâches diverses (ex: les nouveaux bulletins, les EPI..). Les cotisations retraite ont également augmenté pour une pension qui s’annonce plus maigre.
Le problème, c’est que toutes les réformes sont guidées par la volonté de faire des économies et que la structure est intouchable : on ne veut pas toucher à la masse salariale des non-enseignants (le sujet a été évoqué à la page précédente). Les postes de recteurs, de chefs et sous chefs d’établissement, de directeurs en tout genre, de sous-directeurs de bureau, d’inspecteurs, de secrétaires, de gestionnaires, d’agents administratifs, de conseillers et d’analyseurs de résultats dont les salaires sont relativement élevés pour certains, eu égard à leur rôle.

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#95 17/06/2019 10h56 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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maxicool a écrit :

Personnellement, je ne me plains pas de mon salaire.
Je suis à la Hors Classe (échelon 5), je considère que je ne suis pas du tout à plaindre, vu les avantages que ce métier m’apporte (rythme de vie, presque pas de hiérarchie, je gère mon emploi du temps comme je veux, j’ai beaucoup de temps pour mes enfants…).

Merci, c’est exactement le genre de témoignage que je cherchais sur ce fil car c’est l’objectif dans lequel j’envisage cette potentielle reconversion, en plus de l’intérêt que je porte à l’enseignement. Le critère salaire n’aurait que peu d’importancel dans mon cas.

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#96 17/06/2019 12h32 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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De rien Valdec.
A contrario, je pourrais aussi pointer plein de de "petites choses" qui m’embêtent :

1/ l’impression d’enchainer des réformes, parfois contradictoires. Ayant presque 30 ans de carrière, j’ai un peu de recul… Ce qui était bien hier ne l’est (tout d’un coup) plus, mais revient "à la mode" 10 ans plus tard (car finalement, c’était pas si mal).
Pas super logique, mas bon tous les 4 ou 5 ans, il faut s’attendre à devoir changer de programme.

Le truc qui m’a paru le plus dingue, c’était lors de l’allègement de l’avant-dernier programme de 3ème en Histoire-Géo. Je vous raconte (je ne résiste pas), je vous en laisse juge :

- Septembre 2013 : mise en oeuvre du nouveau programme (un peu à la va-vite, car le nouveau gouvernement, arrivé au pouvoir en mai 2012, voulait absolument changer tous les programmes de collège, dans les 4 classes d’un coup, la première année).

- Eté 2014 : des "chefs", des têtes-pensantes trouvent que le programme ne va pas, qu’il y a des lourdeurs, des notions compliquées, que le terminer avec des élèves, c’est presque impossible. Ils réfléchissent pendant l’été à un allègement.

- Septembre 2014 : nouvelle rentrée, l’allègement n’est pas officiel (pas encore publié au BO, pas encore examiné par le CSE). On applique donc la version 2013.

- Toussaint 2014 : c’est bon, le CSE a validé l’allègement ! Il parait au BO. On nous enlève complètement 2 chapitres… Cool, ou pourra gagner du temps !
En fait, non, pas vraiment, car le premier chapitre d’Histoire a été supprimé (sauf que le premier chapitre, on le fait… en premier… début septembre). A mince, les chefs ont pas réfléchi assez vite ! Pas grave, on fera mieux la prochaine fois !
Tout cela est bien entendu dans l’intérêt des élèves ;-) 

2/ l’impression de devoir tout survoler, de devoir caricaturer à outrance, tant le niveau des élèves a baissé (ne serait-ce que sur l’appauvrissement extrême de leur vocabulaire, qui nous amène à ne plus savoir comment leur parler pour être compris). A l’écrit, face à un texte, c’est encore pire !
Donc, on nivèle par le bas, on simplifie chaque année un peu plus. Et on ennuie profondément les meilleurs élèves au passage.

3/ l’impression parfois d’être en décalage complet avec l’état d’esprit des élèves, sur certains sujets.
Je reviens parfois chez moi avec un sentiment d’inutilité, de "temps perdu" (pour eux et pour moi). C’est un sentiment qui me mine le moral quand je n’ai pas la pêche.
Je me dis que c’est peut-être une question de génération ou d’usure au boulot. Je ne sais pas trop, j’ai compliqué à décrire. Un cours qui a bien marché un année peut être un gros flop l’année suivante, sans que je puisse l’expliquer.
C’est vraiment le point qui me pousserait à faire autre chose, parfois.

4/ l’impression d’être méprisé ou "jugé sévèrement" par l’opinion publique en général.
C’est pour cela que je disais, dès le départ du topic, qu’il ne pouvait que partir en vrille !
On l’a un peu vu…

5/ les conditions d’éducation réelles ne sont pas (toujours) la priorité.
La France accueille de plus en plus de migrants (migrations économiques ou politiques). Pas de souci avec ça, c’est normal.
Arrivent parfois en France des Mineurs Non Accompagnés. Il faut les scolariser (pas de souci avec ça non plus). Et ils arrivent dans nos classes, "comme ça" :
- Ont-ils le niveau pour suivre le cours ? Pas grave, ils seront intégrés… OK
- Comprennent-ils la correctement la langue française ? Pas grave, ils auront l’occasion de progresser ! OK
- J’ai déjà 28 élèves, je dois accueillir 4 MNA d’un coup, comment je fais ? Ajoutez quelques chaises… OK
- Concrètement, que fait le Système pour eux ? Euh… ce qui est fait, c’est au-dessus ;-)   
Mas ça fait bien "sur le papier" : l’égalité des chances, de la réussite, l’intégration, etc. 

A vous de voir si vous êtes en phase avec tout cela si, un jour, vous vous reconvertissez.

---

> Zeb

Je commence à comprendre la position de LoopHey vis à vis du corps enseignant. Il est impossible d’avoir une discussion avec les enseignants, sous peine de se faire trainer dans la boue. Nous en avons la preuve ici. Il ne faut pas s’étonner de tous ces problèmes de réforme.

Pensez-vous vraiment que, sur ce topic, ce sont les enseignants qui ont commencé à traîner dans la boue quelqu’un ?
De mon côté, pas vraiment…

Dernière modification par maxicool (17/06/2019 12h49)


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#97 17/06/2019 13h09 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Valdec, comme le sujet concerne l’école primaire, sachez qu’il y a tout de même pas mal de différences par rapport au secondaire. (Concours, localisation géo des 1es années, emploi du temps, et autres).

Vu le mélange primaire/secondaire sur cette file je préfère préciser.

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#98 17/06/2019 13h16 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Je comprends parfaitement les -1.

Je suis arrivé sur ce post car nous parlions d’un sujet similaire sur un autre post et un modo l’a envoyé ici.

J’ai juste donné mon point de vue sur ce que j’ai pu vivre. Je viens d’un Lycée plutôt "bas de gamme", ou les enseignants n’étaient plus très passionnés par leur job. Mon expérience a donc été très négative et elle  a modifié grandement mon jugement.

Je note cependant, qu’en cas de désaccord, on préfère mettre "-1". Je me souviens bien, on ne pouvait pas être en désaccord avec les profs, sinon on devait sortir, donner son carnet, et aller "à la vie scolaire".
J’espère que vous remarquerez votre façon de faire, très scolaire, sanctionner avec une note sans aucune remise en cause.

Je sors de ce fil et vous laisse entre vous, comme dans "la salle des profs".

Belle journée.

Dernière modification par LoopHey (17/06/2019 13h21)

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#99 17/06/2019 13h22 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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LoopHey a écrit :

J’ai juste donné mon point de vue sur ce que j’ai pu vivre. Je viens d’un Lycée plutôt "bas de gamme", ou les enseignants n’étaient plus très passionnés par leur job. Mon expérience a donc été très négative et elle  a modifié grandement mon jugement.

Beaucoup de profs ont été usés par les parents tels que votre père, capable d’insulter un enseignant devant son propre fils, plutôt que de demander à son gosse de faire un effort supplémentaire, pour son propre bien.

(je fais évidemment référence à l’anecdote citée en début de fil: " Je me souviens, mon père avait regardé droit dans les yeux le prof de sport en lui disant :
Vous savez, Monsieur, mon fils, ira travailler avec une chemise et un costume, pas avec un jogging.")

Dernière modification par Faith (17/06/2019 13h23)


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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#100 17/06/2019 13h44 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Ben à lire cette file, je n’avais pas conscience de l’amertume et/ou ambiance toute pourrie qui semble exister dans le primaire.

L’école de mes enfants devant donc être un cas particulier. Plutôt calme, le goût du théâtre, des musées, de la nature et de la lecture donnés dés la maternelle, au travers de tonnes de sorties. Dés le CP passé, leçons apprises par cœur (ce qui est excellent). Classes mixtes permettant (apparemment) de tirer les moins doués vers le haut (et sans doute aussi j’imagine de pallier à des manques d’effectifs). Des problèmes ici et là mais rien de bien méchant.

Je ne sais pas ce qui diffère mais vu les écrits des enseignants sur cette file, je suis bien content de mon sort…

Dernière modification par carignan99 (17/06/2019 13h52)

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