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#301 14/12/2019 18h52 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Ce qui est à craindre est que l’orthographe soit en train de devenir un marqueur social, un signe de distinction.

C’est quand même un peu trop facile à acquérir, plus facile qu’apprendre à saisir au vol une allusion proustienne ou, mieux encore, à la Princesse de Clèves.   

Ou qu’à peler une pêche avec une fourchette et un couteau (d’ailleurs, ça je ne sais pas faire).

J’en viens à me demander si la politique de baisse du niveau de l’éducation nationale n’est pas une ruse des classes dominantes pour diminuer le coût intellectuel  de l’acquisition par ses rejetons de la distinction culturelle nécessaire à la légitimation de ses positions de pouvoir et si Bourdieu n’a pas été un idiot utile de la bourgeoisie. Meirieu,  j’en suis sûr, déjà que c’est un idiot,  alors que Bourdieu était brillant. Ce qui ne garantit pas contre le fait de dire des bêtises surtout si on y croit passionnément.

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#302 14/12/2019 18h59 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Caratheodory a écrit :

Ce qui est à craindre est que l’orthographe soit en train de devenir un marqueur social, un signe de distinction.

Il l’a toujours été.


Tout ce qui peut merder, va inévitablement merder.

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#303 14/12/2019 19h08 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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C’est pourquoi il serait bon que les couches défavorisées l’acquierrent.

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#304 14/12/2019 19h18 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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"Les couches défavorisées" comme vous dites avec un brin de condescendance souffrent certainement moins de leurs éventuels problèmes avec l’orthographe que les couches qui seraient favorisées.
Il n’y a pas de lien direct entre les deux, je peux vous dire que beaucoup de personnes avec beaucoup d’instruction ont et auront toujours des problèmes de rédaction, plus on monte en hiérarchie et plus c’est choquant, c’est souvent handicapant pour ces personnes et harassant pour leurs lecteurs.

Là on parlait d’un bête problème de relecture, des fautes on en fait tous, à la relecture si on peut corriger 80-90% d’entre-elles ça en devient une question de respect, ça fait aussi partie de la charte de ce forum et de toute façon l’électronique/informatique permet justement d’en corriger l’immense majorité.
On a simplement affaire à des coqs qui veulent rejeter la faute (la leur) sur les autres et ne veulent pas s’astreindre à cet effort de relecture, qu’elle soit assistée ou non.

Edit : correction orthographique, comme quoi, nul n’est à l’abri et je ne vais pas vociférer parce qu’on m’en a fait la remarque.

Dernière modification par Surin (15/12/2019 11h15)


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#305 14/12/2019 19h34 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Il n’y a pas de condescendance dans mon propos mais plutôt le constat qu’une orthographe défaillante peut abaisser les plafonds de verre.

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#306 14/12/2019 21h47 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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La faute de l’orthographe
😉

🌲🌲🍂🌲

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[+1]    #307 15/12/2019 05h22 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Message sans intérêt, supprimé par l’auteur.

Dernière modification par Bernard2K (15/12/2019 12h39)


Surtout, ne pas nuire à l'ambiance générale.

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#308 15/12/2019 09h45 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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En ramenant la file sur un sujet vraiment intéressant et de fond (les trois dernières pages n’étant manifestement que pour les nuls), il se peut que vous preniez tellement de hauteur que vous n’en perdiez quelques uns (moi en l’espèce).
Je n’ai en effet pas compris le parallèle que vous tentez entre la lettre d’une Directrice d’école qui s’est suicidée et le reste.

Dans les faits, au quotidien, une directrice d’école est un cadre : elle dirige une école. Elle n’en a pas encore le statut (ou peut être que ça a évolué, je ne sais pas) mais son travail s’y apparente.
Puis vous nous expliquez que les objectifs et le déploiement (voire la mise en place) des moyens pour les atteindre, c’est le souci des patrons, à la rigueur des cadres. Je dois en tirer quoi comme conclusion?

EDIT : message sensiblement reformulé, pour éviter toute équivoque.

Dernière modification par carignan99 (15/12/2019 12h54)

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#309 15/12/2019 09h59 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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carignan99 a écrit :

Dans les faits, une directrice d’école est un cadre : elle dirige une école.

Quelques remarques là dessus, en vrac. Je ne suis pas sûr que ça va aider à donner au débat la direction qui lui manque. smile

D’abord, "cadre", ça ne veut pas dire grand chose, même dans le privé. Ça n’est pas en soi créateur de droits ou d’obligations. Éventuellement un cadre peut avoir un contrat au forfait jours, mais ce n’est pas le cas des directeurs d’école, et le forfait jours n’est de toute façon pas une excuse pour attribuer 2 postes à quelqu’un, c’est juste que le temps de travail est décompté en jours.

Le directeur d’école primaire est un enseignant "normal", son contrat n’est pas différent. Il a des heures de service à accomplir, c’est tout. En général ce sont des gens motivés qui donnent de leur temps bien au delà de leur temps de service, gratuitement.

Le directeur d’école n’est pas supérieur hiérarchique des enseignants de l’école. Il dirige l’école, pas les enseignants. Donc il est dans une position bancale, ce qui complique les choses.

Enfin, l’État est un des pires employeurs du pays en ce qui concerne le respect du code du travail. On se plaint des méchants patrons mais l’État n’a pas vraiment de leçons à donner.

Cela dit, le message de Bernard2K me semble applicable dans le privé (gros conflit en perspective mais supportable), plus dur dans le public car l’État n’a aucun scrupule à harceler moralement. Par chance dans le primaire le supérieur hiérarchique (l’inspecteur de l’éducation nationale) est assez peu présent, mais dans le privé vous pouvez toujours trouver un travail ailleurs. En tant que fonctionnaire, vous pouvez demander une mutation, mais vous serez toujours dans la même "entreprise".

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#310 15/12/2019 10h25 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Sven337

vous avez absolument raison : cadre, du point de vue statutaire, ça ne veut pas dire grand chose. C’est pour ça que j’ai précisé ’dans les faits’.

Bien sur que la situation d’une Directrice (Directeur) d’école est bancale. Mais dans les faits, elle dirige une école, déploie les moyens comme elle peut et va en chercher quand il n’y en a pas suffisamment (enfin, c’est ce que je constate au quotidien dans la communale du coin). Elle donne une direction à l’école dont elle a la charge (avec des limites évidentes en termes d’autonomie).

Qu’elle ai ou non un pouvoir hiérarchique sur les enseignants de l’école n’y change pas grand chose.

Prenez le cas d’un Président d’Université. Il n’est pas le supérieur hiérarchique de l’équipe enseignante. Mais il s’agit d’un cadre : il dirige une Université, lui donne une direction.

L’État un mauvais employeur? Évidemment. Si je faisais la moitié de ce qu’il fait en RH, j’irais sans doute en prison. Mais au moins, on le sait (il suffit de lire la presse…). Mais c’est un autre sujet.

Dernière modification par carignan99 (15/12/2019 10h25)

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#311 15/12/2019 10h31 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Message sans intérêt, supprimé par l’auteur.

Dernière modification par Bernard2K (15/12/2019 12h39)


Surtout, ne pas nuire à l'ambiance générale.

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#312 15/12/2019 10h36 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Absolument Sven337, le directeur d’école n’a pas de statut particulier. Il n’est pas un supérieur hiérarchique mais doit veiller au bon fonctionnement de son établissement.
Sa prime de direction est fonction du nombre de classes et de son ancienneté.

L’éducation nationale a de plus en plus de mal à trouver des directeurs. La fonction est ingrate, mal payée, gourmande en temps et en énergie. En cas de souci dans une école, c’est le directeur "qui prend". Par deux fois, ma directrice s’est retrouvée au commissariat de police et elle n’a pas du tout du tout apprécié, on l’imagine.
Quand le poste de directeur d’une école n’a pas été pourvu suite au mouvement, c’est en général l’adjoint le plus ancien qui est chargé d’effectuer la direction à moins qu’un membre de l’équipe ne se dévoue. Mais franchement, ça ne se bouscule pas au portillon.

J’enseigne dans une école maternelle de 5 classes et à côté, se trouve l’école élémentaire qui en compte 10. Le directeur est parti à la retraite au mois de juin et personne n’a voulu son poste (pourtant l’école est considérée comme la meilleure de la ville). 10 classes soient environ 280 élèves, plus une quinzaine d’enseignants (avec les mi-temps) et 4 ou 5 AVS. Bref, une vraie petite entreprise à gérer mais avec simplement un jour de décharge par semaine (journée sans élèves pour pouvoir effectuer les charges administratives) pour le faire, autant dire rien du tout. Bref, ça ne vend pas du rêve comme poste ! C’est une petit jeunette de 23 ans, qui pour sa première année d’enseignement, a hérité du cadeau, en plus d’un CE1 à 30 élèves. Génial !

A l’heure actuelle, avec la retraite qui est calculée sur les six derniers mois de carrière, pas mal de professeurs des écoles choisissent de prendre une direction lors de leur dernière année d’enseignement.
Du coup, si le système de retraite change, ce sera encore plus la catastrophe au niveau des directions. Il y aura encore moins d’enseignants motivés par le poste.

Juste une précision, quand le directeur est en arrêt maladie, un adjoint est désigné pour le remplacer. Si ce remplacement est inférieur à 4 semaines consécutives, le professeur qui fait office de directeur n’a pas de décharge de direction et ne touche aucune compensation financière.
J’ai dû effectuer plusieurs fois de tels remplacements et c’est vraiment trop cool (mode ironique sur "on").

Dernière modification par Isild (15/12/2019 10h55)

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#313 15/12/2019 10h49 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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@Bernard2k,

Je n’avais pas bien saisi je vous l’avoue. Je comprends mieux.

La bureaucratie appelle la bureaucratie et vient cannibaliser les missions essentielles (éducatives). On ne peut qu’être d’accord.

Sur la sonnette d’alarme, si utile dans une organisation, j’ai bien peur que l’État cumule deux boulets. D’abord, son éthique d’employeur qui est parfois très limite (expériences personnelles d’il y a une quinzaine d’années ans et plus récemment : heures payées avec des années de retard – ex. des traducteurs en justice, heurs supp non payées, personnels contractuels laissés sur le carreau sur un théâtre d’opération extérieur - je parle des traducteurs afghans etc.) + à leur décharge, comment gérer un ’monstre’ de 1,1 millions de personnels, dont l’immense majorité est décentralisée, sur le terrain ?

Mais ça bouge peut-être. On a vu apparaître cette année une sorte de co-directrice dans mon école (qui vient décharger la Directrice 1 jour par semaine). Je ne sais pas si c’est isolé ou si c’est +/- généralisé. Peut être anecdotique mais j’ai lu un ou deux autres post (je n’arrive pas à les retrouver) qui indiquent que les choses bougent peut-être un peu.

EDIT : reformulation de mon message initial, sur un ton plus amène.

Dernière modification par carignan99 (15/12/2019 12h52)

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[+1]    #314 15/12/2019 11h36 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Isild a écrit :

C’est une petit jeunette de 23 ans, qui pour sa première année d’enseignement, a hérité du cadeau, en plus d’un CE1 à 30 élèves. Génial !

Honte aux plus anciens des collègues de cette jeune femme, ils n’ont aucune excuse.
C’est un de mes souvenirs négatifs de l’Education Nationale : trop de geignards donneurs de leçons mais  prêts à sacrifier un de leurs pairs pour s’éviter des contraintes.
Un peu comme les élèves lorsqu’il s’agit de passer au tableau lorsque l’exercice est difficile.

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#315 15/12/2019 12h57 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Je ne partage pas cette vision des choses.
Personne n’a à accepter une charge qu’il ne se sent pas d’assumer au nom de je ne sais quelle solidarité générationnelle.
D’ailleurs aucun jeune n’a non plus à accepter cela au prétexte qu’il se sentirait obligé.
C’est un problème de ressources humaines qui concerne l’académie, seuls eux sont responsables de chercher et trouver la personne compétente en lui donnant une charge de travail en adéquation avec le droit du travail et une rémunération y correspondant. Celui qui accepte doit ensuite l’assumer.


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#316 15/12/2019 14h05 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Je suis actuellement directeur de mon département universitaire. Je déteste ça. Mais  je puis vous assurer que la solidarité avec les collègues plus jeunes et plus âgés et la volonté que la boutique tourne sont mes seules motivations. Seule en effet une décharge d’enseignement conséquente peut faire passer la pilule et j’en beneficie. Une discussion détaillée serait hors sujet ici. J’ai créé une file sur le supérieur et peut être abonderai-je cette discussion.

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#317 15/12/2019 14h38 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Je l’entends mais vous seul prenez la responsabilité d’accepter cette charge et vous avez cette gratitude qu’ainsi, "la boutique tourne".
Le jour où vous sentez le "burn-out", il vous appartient de prendre les mesures et tirer votre révérence, sans vous soucier des conséquences, dans votre seul intérêt personnel (par ex pour éviter le cas extrême d’un suicide).
A vos autorités de composer avec.


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#318 15/12/2019 16h17 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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La pression constante et amicale des pairs est ce qui m’a fait me résigner.  Sans décharge c’était non. A partir du moment où on n’est pas un cas désespéré d’incompétence, on doit tous y passer. C’est comme le service militaire.

Pour moi, comme à l’époque ou je remplissais mon devoir militaire,  c’est plus le bore-out que le burn-out qui menace.

Le sentiment que je ferais mieux de faire autre chose domine.

Les professeurs des écoles l’ont plus dure car on ne les y prépare pas. Un prof de fac enchaîne les missions ponctuelles et les fonctions de direction d’études ou d’élu universitaire ce qui apprend le métier de cadre ou de rouage institutionnel si vous préférez le terme.

Maintenant je ne vais pas vous mentir. Ceux qui ne font pas ce boulot passent à l’as pour les promotions et peuvent toujours courir pour les semestres sabbatiques. C’est ça la pression amicale des pairs.

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#319 18/12/2019 17h21 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Un super article dans Charlie Hebdo ! Ca fait du bien de lire ce genre de texte même si je ne sais pas si je dois rire ou pleurer devant la caricature qui y est associée et si j’ai du mal à digérer que les autres pays d’Europe aient si peu d’élèves en classe de maternelle alors que je tourne en moyenne à 29 avec des enfants très très difficiles…

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/7740_79317296_3121184914563120_258613248046137344_o.jpg

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/7740_80021425_3121184931229785_4201075471208677376_n.jpg

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#320 18/12/2019 17h59 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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La question est donc : Ou vont donc tous ces moyens financiers ?


Tout ce qui peut merder, va inévitablement merder.

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[+1]    #321 18/12/2019 18h48 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Effectivement ZEB l’article n’explique pas à quoi est consacré le budget ni ne compare avec le budget des autres pays. C’est dommage.

En tout cas je le trouve très vrai ,excepté les effectifs qui sont plus importants dans la réalité (CM1 à 28-29 par exemple et  en zone prioritaire….).

J’ai acheté mon ordi pour travailler avec en classe et des hauts parleurs car j’ai la chance d’avoir un vieux vidéoprojecteur en classe. Certains collègues achètent carrément le vidéoprojecteur car il n’y en a pas et ils en ont absolument besoin….

Que penser de l’état Français qui trouve que nous sommes trop payés (1600 euros..), privilégiés (pas de primes, retraite brisée, pas de CE, pas de suivi de notre santé, perte de la pénibilité…) et fainéants (plus d’élèves et plus d’heures de cours que les autres pays ) ?


Cela prouve le fossé avec d’un coté l’image d’excellence que l’on veut donner de l’éducation nationale française et de l’autre le manque de moyens (financier, conditions de travail) et d’estime.

un article tiré de Dépenses d?éducation : la France, un élève médiocre

Enseignement primaire

Le constat est largement admis depuis des années sans que grand-chose soit fait pour y remédier : l’enseignement primaire est très nettement sous doté en France (7 400 dollars par élève et par an contre 8 700 dollars en moyenne dans l’OCDE). Notre pays y consacre entre 30 % et 40 % de moins que les pays du haut de l’échelle, pour deux raisons majeures : d’une part, les professeurs des écoles sont bien moins rémunérés. D’autre part, ils ont en charge bien plus d’élèves. La France est le pays riche où les classes sont les plus bondées.

https://www.devenir-rentier.fr/uploads/17185_depense.png

Dernière modification par gandolfi (18/12/2019 18h48)

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#322 18/12/2019 18h54 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Ce diagramme est très intéressant.

Simple question, sans sous-entendu particulier, est-ce que le coup des retraites des enseignants est intégré ou pas ?

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#323 18/12/2019 18h57 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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On sait que l’EN est sous-dotée en enseignants : 1 enseignant pour 19,3 élèves en élémentaire (ce n’est pas le nombre d’élèves par classe, c’est le nombre d’élèves / par le nombre d’enseignants salariés), contre 1 pour 15 en moyenne OCDE (source  : EN).

Dans ce genre de comparaisons internationales, il faut cependant toujours un peu nuancer.

D’abord, l’article ne dit pas si les autres pays dépensent plus ou moins (en grandes masses) dans l’éducation (rapporté au nombre d’enfants scolarisés). [EDIT : cf. post de Gandolfi publié dans l’intervalle - la France dépense beaucoup moins]. Il ne dit pas non plus quelle est la contrepartie de ces salaires élevés.

Il mentionne le Royaume-Uni, avec des salaires élevés…mais oublie de dire qu’environ 8% des enseignants (à priori similaire dans le primaire et secondaire) démissionnent chaque année (source : post). Pire encore : environ 30% des enseignants ont quitté le système public 5 ans après leur prise de fonction (source) (je n’ai pas le découpage primaire/secondaire, désolé). J’avais lu quelques part que le (grand) nombre d’heures de travail était un repoussoir pour beaucoup de jeunes - à salaire élevé, grosse charge de travail. Qui plus est dans un pays où le taux de chômage est assez bas et le marché du travail assez fluide.

Ou encore que la retraite d’État au UK, c’est dans les 150€ p/semaine…le salaire sert donc aussi à capitaliser.

L’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs (ou alors il faut nuancer).

Dernière modification par carignan99 (18/12/2019 19h01)

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#324 18/12/2019 19h18 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Vidéo intéressante sur les professeurs au Royaume-Uni :

Grande-Bretagne : des profs bien payés

Le salaire dépend beaucoup des performances et le système de recrutement est totalement différent du système français. Ce sont les directeurs qui sélectionnent les professeurs de leur établissement et peuvent les licencier si ils ne font pas l’affaire.

Dernière modification par Isild (18/12/2019 19h19)

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#325 18/12/2019 19h33 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Une contrepartie de plus à des salaires élevés : pas de statut aussi protecteur en France … pas certain que les enseignants français soient prêts à accepter ça.

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