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#276 13/12/2019 14h47

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Flower a écrit :

Au bout de 2 ans, le poste est perdu et il n’y a plus de possibilité de réintégrer la fonction publique.

En êtes-vous sure? J’ai pour ma part des collègues (fonctionnaires) qui sont en disponibilité depuis bien plus que 2 ans pour aller exercer dans le privé (je viens d’aller voir ici, cela dépend du motif).

Le fait de pouvoir revenir plusieurs années après n’est-il pas quand même un sacré filet?

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#277 13/12/2019 15h42

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Sur la mobilité enseignant > démission > autre carrière, ça reste drôlement marginal. En 2017-18, on parle de 861 démissions parmi les enseignants du premier degré, sur un effectif de 403 000 personnels (y compris les 46k enseignants du privé). Soit un taux de 0,21%. (source : mes calculs, d’après bilan social EN). C’est 0,11% parmi les enseignants du secondaire.

Alors bien sur, les démissions dans le premier degré ont plus que doublées en quelques années mais ça reste très très anecdotique.

Il est intéressant de le comparer à d’autres pays. J’ai trouvé des stats pour l’Angleterre : environ 8% des enseignants de l’enseignement public (primaire+secondaire) quittent leur emploi chaque année (source : gouvernement britannique). La comparaison avec la France n’est pas parfaite : ça compte ceux qui ne sont plus en fonction dans le public et qui ne sont ni décédés ni retraités (sans doute pour l’essentiel des démissions). Certains sont donc peut être partis dans l’enseignement privé.

Mais ça donne quand même un ordre de grandeur. 0,2% en France, 8% de l’autre coté de la Manche.

J’imagine que beaucoup d’enseignants aimeraient (ou pensent très fort) sauter le pas mais flippent de se retrouver sur le marché du travail. Et ils n’ont peut être pas tort : les RH dans les entreprises françaises sont notoirement (en moyenne) très rigides. Par expérience personnelle, je connais une flopée de jeunes (et moins jeunes) qui ont du s’expatrier parce qu’ils ne trouvaient pas de job en France…sous prétexte qu’ils n’avaient pas le bon diplôme et/ou qu’ils étaient trop jeunes et/ou ’surdiplômé’…(je sais de quoi je parle puisque je me suis retrouvé dans cette situation).

C’est la blague du Directeur RH français qui vient travailler pour une entreprise au Royaume-Uni. Quand j’étais en France, je demandais aux candidats quel diplôme ils avaient. Maintenant, je leur demande ce qu’ils ont fait de leur vie…

Deux bonnes nouvelles toutefois pour els enseignants français qui veulent sauter le pas : il y a l’entrepreneuriat (cf. post d’Isild) et les anglais cherchent des enseignants smile

Dernière modification par carignan99 (13/12/2019 15h43)

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[+1 / -2]    #278 13/12/2019 22h37

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Un mépris de plus. Sous prétexte d’être enseignant il faudrait être irréprochable et ne faire aucune faute d’orthographe. Vous vivez dans l’ancien temps de l’enseignement avec l’adoration des dictées et du BLED alors que nous sommes à l’heure de l’écriture électronique, ultra rapide et phonétique.
Vous me jugez et essayez de faire des généralités pour décrédibiliser les enseignants. Tous les mails que je recevais de la part de mes supérieurs dans le privé étaient bourrés de fautes.

Vos messages sur le forum en comportent aussi d’ailleurs…

J’écris à titre perso en dehors de mes heures de travail et je n’ai pas eu l’envie ni le temps de me relire.
Je ne suis en aucun cas un exemple. tout comme mon banquier n’est pas un exemple pour ses investissements persos ou un policier n’est pas un exemple quand il se bat lors d’un match de fou amateur le dimanche ou un médecin qui ne se soigne pas….

Allez plutôt faire vos remarques à nos politiques qui nous demandent des efforts et qui cumulent 3 mandats comme Delavoye (illégal). Qui nous disent que c’est la crise et qui prennent le falcon pour aller passer un weekend en campagne comme Fillon (immoral). Qui se disent modestes alors qu’ils sont millionnaires,  grâce à ROTSCHILD, et planque leur fric dans un paradis fiscal comme Macron (illégal et immoral).

titoux a écrit :

Bonjour. Je suis étonné du nombre de fautes dans votre message. N’y voyez pas une attaque personnelle…mais je retrouve le même phénomène dans les documents transmis à mes enfants par les instituteurs.

Dernière modification par gandolfi (13/12/2019 22h44)

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#279 13/12/2019 23h41

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Il y a une belle marge entre votre désinvolture ("pas le temps") et "être irréprochable" : plusieurs fautes par paragraphe de 3 ou 4 lignes, dont certaines très graves (infinitif <-> participe, par exemple).
Dire aux gens je n’ai pas le temps pour faire attention à ce que je vous envoie, c’est, déjà, peu conforme à la charte du site, et en plus, euh… c’est vous qui parlez de mépris ?
Que vous le vouliez ou non, les gens pensent que les enseignants sont - doivent être - mieux éduqués que la moyenne. Il me semble que cette idée est exactement l’inverse du mépris !
Les enseignants souhaitent inculquer à leurs élèves un large bagage pour la vie, plutôt que des spécialités trop étroites et purement utilitaires. Alors, dire qu’en enseignant une chose, cela n’a aucune importance si je suis mauvais en dehors de celle-ci, je trouve ça contradictoire avec ce qui précède.

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[+1]    #280 14/12/2019 00h32

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Vous m’avez mis un mauvais point. Je suis donc un mauvais élève. honte à moi, mais que fait le ministère. Un enseignant qui n’a pas honte de faire des fautes d’orthographe, c’est un scandale.

Heureusement justement que les élèves n’ont pas d’enseignant comme vous. Qui se croit au dessus des autres, les juge, essaye de les rabaisser….
La première chose qu’on apprend à nos élèves c’est d’avoir confiance en eux pour ne pas se faire briser par ce système qui juge, classe, trie et attribue des notes pour tout et n’importe quoi.

Si je n’ai pas eu l’envie de relire c’est qu’a force de relire et modifier mon texte pour être le plus clair possible, je finis par ne plus avoir envie de l’envoyer. Cela brise toute spontanéité et tout élan d’écriture alors que je racontais avec émotion mon histoire personnelle .
C’est d’ailleurs la première chose que l’on apprend quand on enseigne. Éviter de briser l’invention d’écriture en ramenant tout à de la correction orthographique.

Cela n’a aucun rapport avec le respect que je porte aux lecteurs du forum.

Les enseignants souhaitent inculquer à leurs élèves un large bagage pour la vie, plutôt que des spécialités trop étroites et purement utilitaires. Alors, dire qu’en enseignant une chose, cela n’a aucune importance si je suis mauvais en dehors de celle-ci, je trouve ça contradictoire avec ce qui précède.

Pour le coup je ne comprend rien à votre message.

Un enseignant est un fonctionnaire qui enseigne ce que le ministre lui dit d’enseigner. Il doit respecter un programme, des compétences obligatoires que les élèves doivent connaitre et le tout dans un temps très limité étant donné le nombre énorme de matières (orthographe, grammaire, conjugaison, vocabulaire, écriture, lecture, graphisme, calcul écrit, nombre, grandeurs et mesures, calcul mental, géométrie, education civique, sport, histoire, géographie, sciences de la vie/terre/matière, informatique, musique…).
Je suis un professionnel et j’essaye d’être bon et irréprochable lors de mon boulot. Tout comme quand je travaillais dans le nucléaire j’étais très prudent lors de mes tests sur des appareillages dangereux alors que chez moi je ne mettais pas de protection pour utiliser la tronçonneuse. C’est du perso et je n’ai pas a etre jugé dessus. Tout comme je ne juge pas les autres professions (dans mon exemple avant).

Je ne suis pas l’image de mon travail, ni un cliché ambulant. C’est d’ailleurs l’état d’esprit d’un rentier, je pense. Sortir de la rate race pour sortir de ce moule et cette représentation sociale forcément liée à notre travail.

Dernière modification par gandolfi (14/12/2019 00h33)

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#281 14/12/2019 01h57

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zeb a écrit :

Glindy

Le message de Caratheodory soulève de mon point de vue une vrai difficulté pour des reconversions. Beaucoup d’enseignants ignorent le vrai fonctionnement d’une entreprise privée. (négocier un salaire, avoir et savoir vendre les compétences demandés par le monde de l’entreprise, relation hiérarchique bien différentes, parfois moins valorisant humainement dans les métiers du privé ect…)

Et donc les enseignants ne seraient pas en mesure de s’adapter ?

Mais comment font les salariés du privé qui entrent dans la vie active, qui changent d’entreprise, de métier, qui font des reconversions etc …. ?

A+
Zeb

L’entrée dans la vie active est un choc pour tout le monde. On y survit sans problème mais il faut faire un gros travail sur soi pour arriver à travailler avec les autres, les collègues, les clients. 

Il faut comprendre que dans le cas des professeurs des écoles les "clients" sont des enfants avec qui il faut vivre quotidiennement. Et leurs parents. Et que ca demande des dispositions psychologiques très particulières de travailler avec des enfants.  Vous et moi on s’enerverait vite à gérer 26 gamins de 6 ans. Les claques voleraient  au bout de 15 minutes. Les nôtres déjà c’est parfois compliqué mais ils sont moins nombreux et on les aime.

La phase d’apprentissage du métier est particulièrement rude pour les enseignants, ils ne peuvent pas vraiment se louper sinon c’est une classe entière de gamins qui sont pénalisés peut être pour toute leur vie. Si vous consideriez la charge mentale que cela représente, vous seriez peut être moins dur.

Dans la phase de début de vie professionnelle, privé ou public,  il faut tuer en soi-même des tendances, des virtualités  qu’on aurait pu adopter dans une autre vie, avec un autre métier. C’est aussi irréversible que ça.

Pensez y par analogie avec le second principe de la thermodynamique. Ce n’est pas possible de dédissoudre le sucre dans le thé.

D’autre part le métier de professeur des écoles est toujours le même année après année, malgré les variations individuelles des élèves, et ne s’exerce pas dans le secteur marchand. Et il y a un aspect social, on est en contact avec les couches défavorisées de la société avec lesquelles on a un devoir de bienveillance (qui n’est pas si facile que cela à assumer). 

D’autres catégories d’employés du public sont très déformés professionnellement et ne peuvent pas se reconvertir si facilement faute d’emplois réclamant les compétences et habitudes  spécifiques qu’ils ont du adopter, je pense aux personnels judiciaires.

Comme vous le dites, les relations humaines et hiérarchiques au travail sont très différentes dans le privé ou dans le public. La hiérarchie est à la fois lointaine et écrasante pour les professeurs des écoles.C’est une sorte de chape de plomb. Dans le privé c’est plus proche moins monolithique mais plus violent.

Changer d’école, c’est comme changer de boîte. Le plus dur est de se faire aux nouveaux collègues.

Et puis, je vais dire une chose qui choquera peut être les collègues, mais les enseignants ont une fonction de conservation sociale qui les rend moins aptes au tourbillon des reconversions et changements de métier caractéristiques des salariés du privé depuis les années 1980. 

Dans chaque type de fonction il y a une éthique professionnelle à interioriser, et quitte à vous déplaire, je prétends qu’elle est beaucoup plus exigeante pour un fonctionnaire que pour un salarié du privé. La notion de devoir est plus lourde dans les professions qui ont trait à la conservation sociale et qui gardent la coloration de formes plus anciennes, plus statiques et moins individualistes de la société.

La survalorisation du dynamisme, de la disruption voire de l’agitation est une tendance qui n’a pas plus de 60 ans dans le monde économique et qui ne durera pas forcement 50 ans de plus.

cat a écrit :

Flower a écrit :

Au bout de 2 ans, le poste est perdu et il n’y a plus de possibilité de réintégrer la fonction publique.

En êtes-vous sure? J’ai pour ma part des collègues (fonctionnaires) qui sont en disponibilité depuis bien plus que 2 ans pour aller exercer dans le privé (je viens d’aller voir ici, cela dépend du motif).

Le fait de pouvoir revenir plusieurs années après n’est-il pas quand même un sacré filet?

Comme j’ai à gérer le cas de disponibilité d’universitaires dans le privé ou dans des universités étrangères, je peux témoigner que la durée légale est de 10 ans; elle a été ramenée récemment à 5 mais ca ne s’applique pas rétroactivement.

C’est en effet un filet très solide. Maintenant y retomber est penible. J’ai vu le cas d’un collègue qui est parti créer sa boîte mais n’a pas réussi comme entrepreneur. Il est revenu au bout de 10 ans. Ce n’est pas facile pour lui. Les gens qui partent comme salariés ne reviennent pas.

Ce que Flower veut sans doute dire est que l’affectation est perdue, ce qui fait qu’il faut se soumettre au grand batteur à oeufs du mouvement intra-académique. Les mouvements inter et intra académique ont été la hantise de ma femme pendant les 20 premières années de sa carrière à chaque fois qu’il a fallu s’y soumettre.

Dernière modification par Caratheodory (14/12/2019 02h16)

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#282 14/12/2019 02h38

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Gandolfi, je ne vais pas tartiner encore des dizaines de lignes ; simplement ceci :
- je ne dis pas que vous *mettez* du mépris, consciemment, en écrivant, mais vous semblez ne pas comprendre que cela peut être reçu ainsi ;
- deuxième point, en rapport avec le premier, me semble-t-il : vous dites ne pas avoir à vous soucier de tout cela en privé, mais… vous n’êtes pas ici en privé, vous être en relation avec des dizaines de locuteurs du français.
Je n’ai pas réagi à des coquilles par ci par là, mais des fautes sérieuses répétitives, et encore plus, désormais, à une désinvolture ouvertement assumée, ce que je trouve parfaitement grossier.
Il y a une différence entre le français et les maths, la géo, etc, c’est qu’il sert à exprimer tous les sujets, c’est donc en quelque sorte un méta sujet à chérir quelle que soit notre spécialité par ailleurs.

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#283 14/12/2019 10h22

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Je vous rejoins sur le fait que cela ne sert à rien de tartiner des lignes pour argumenter quand vous m’attaquez sur un point de forme. Vous ignorez totalement le fond quand je partage mon expérience du privé et du public.

Vous voulez me faire passer pour un incompétent arrogant mais vous n’apportez absolument rien à la discussion. Mais apparemment vous êtes habitué à attaquer les membres sur la langue française sur le forum.

Vous pouvez chérir ce que vous voulez et c’est votre droit mais ne venez pas faire la leçon aux autres en vous plaçant en juge. Vous vous amusez simplement de monter en épingle un détail pour essayer d’occulter tout le reste et tous les arguments que j’ai avancé. Vous saupoudrez le tout de condescendance, de certitudes et de "français sacrée" à chérir pour rajouter un peu de gravité.

Mais on va finir par se rejoindre. Si le français est votre cheval de bataille, je vous encourage à passer la certification pour être professeur de français. Vous pourrez y partagez votre passion et défendre vos arguments pour promouvoir notre langue avec la nouvelle génération. Il faut des gens aussi passionnés que vous pour transmettre le savoir.

Dernière modification par gandolfi (14/12/2019 10h23)

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#284 14/12/2019 10h31

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Vous n’avez pas de leçon à donner à Deb, il vous fait une remarque sur l’orthographe, oui c’est hors propos et alors, cela donne des difficulté aux lecteurs du moins à certains alors respectez cela svp.
La preuve en est que dans ce dernier message, aucune faute ne m’a sauté aux yeux donc adoptez plutôt un profil bas en prenant le temps de vous relire (ce que vous savez faire) et sans essayer de trouver des arguments expliquant que votre pensée pourrait ainsi être travestie.

Vraiment c’est fatiguant de devoir supporter certaines fautes grossières et en plus se le faire reprocher quand on ose - oh malheur il a osé critiquer - faire remarquer que c’est bourré de fautes.
Croyez-moi on préférerait ne pas avoir à faire ces réflexions.

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[+1 / -1]    #285 14/12/2019 10h58

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Si j’ai réagi de cette manière ce n’est pas par rapport au fait de faire des fautes. J’ai expliqué pourquoi lors de mon long message relatant mon expérience je n’avais pas relu. Je respecte les lecteurs du forum car je prends le temps de me relire la plupart du temps lors de mes interventions.

J’ai réagi au départ aux propos de titoux. Le fait qu’il dise qu’"en tant qu’enseignant" j’avais fait des fautes et que les enseignants en général devaient être des incapables car "les instituteurs de son fils faisaient de même selon ses dires".

Bonjour. Je suis étonné du nombre de fautes dans votre message. N’y voyez pas une attaque personnelle…mais je retrouve le même phénomène dans les documents transmis à mes enfants par les instituteurs.

C’est une attaque personnelle pour en tirer une généralité pour décrédibiliser toute une profession. C’est s’engouffrer dans des clichés plutôt que de parler du fond. Je suis loin d’être un fervent défenseur des enseignants. Je ne le suis moi meme que depuis très peu de temps et je me rend compte de toutes les défaillances comme dans la plupart des boulots… Mais on se permettra moins de faire ce type de remarques dans d’autres corps de métier.
La société française veut essayer de sacraliser l’enseignement car il y a un rapport aux enfants, une défense désuète de nos valeurs et de notre culture. Combien de fois entend on le mot "sanctuarisation" à propos d’école…

Nouvel obs a écrit :

« Sanctuariser » l’école : c’est une des décisions prises dans la foulée de « l’affaire Leonarda ». D’où vient ce terme ?

« C’est un héritage de l’histoire. Une très vieille idée qui remonte à la franchise des universités en 1215. A cette époque, l’université de Paris s’est élevée contre la police municipale qui voulait y faire régner l’ordre », rappelle le juriste Bernard Toulemonde, interrogé par Le Monde.

Ll’historien Claude Lelièvre ajoute : « L’idée de la sanctuarisation vient de Durkheim. Pour le philosophe, c’est d’abord parce qu’elle remplace l’Eglise que cette institution est pensée comme un sanctuaire et que ceux qui y enseignent forment un clergé. »

Dans l’histoire récente, précise le quotidien, « c’est le ministre de l’éducation François Bayrou (1993-1997) qui l’a ressuscité. Confronté à une épidémie de violence, il a décidé de répondre par ce mot quasi magique. »

J’ai simplement eu une aversion à ce type de remarques rabaissantes qui ne font qu’alimenter les querelles, les clivages plutot que d’encourager l’échange et le partage des idées.

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[+1]    #286 14/12/2019 11h30

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Toujours est-il que Titoux, à l’origine de cette querelle, n’a absolument rien apporté au topic avec sa remarque de 3 phrases.

Je suis étonné du nombre de fautes dans votre message. N’y voyez pas une attaque personnelle…mais je retrouve le même phénomène dans les documents transmis à mes enfants par les instituteurs.

D’autant plus que, pour finir, il la généralise à l’ensemble des instituteurs (en s’appuyant sur ceux que ses enfants ont pu avoir).

De toute façon, le métier d’enseignant est l’un des seuls sur lequel tous les français ont un avis (et pire, en pensant souvent avoir le bon, sous prétexte qu’ils ont eux-même été scolarisés et/ou que leurs enfants l’ont été).
Pour vraiment connaitre le métier, il faut l’avoir exercé (ce qui me parait assez logique).

Dernière modification par maxicool (14/12/2019 11h30)


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#287 14/12/2019 11h55

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gandolfi a écrit :

… Mais on se permettra moins de faire ce type de remarques dans d’autres corps de métier.

Là, je pense que vous vous trompez.

Chez les ingénieurs, par exemple, la sélection s’est faite par les maths. On se retrouve donc avec une partie de la population qui la compose qui ne maîtrise pas l’orthographe.
Imaginez un directeur de département ou le président d’un groupe qui envoie des mails truffés de fautes d’orthographe du genre participe passé au lieu de l’infinitif (règle pourtant très simple à maîtriser).

Au delà d’un certain niveau dans l’organigramme, l’orthographe peut faire la différence à compétences équivalentes.

Afin d’accéder à certains niveaux, on voit donc des ingénieurs avec expérience reprendre des cours d’orthographe.

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#288 14/12/2019 12h23

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Etant professeur d’EPS (celui qui peut être chambré par tous, les copains qui travaillent dans le privé, mais aussi les autres enseignants (attention, je ne fais pas mon "caliméro", je sais ma chance de ne pas avoir les copies à corriger par exemple)), je suis persuadé depuis ma première année (et j’ai attaqué ma 6ème cette année) que je ne ferai pas toute ma carrière en tant que professeur d’EPS.

D’autres métiers dans le sport m’attirent, mais aussi d’autres métiers dans d’autres domaines totalement différents. Or, si je souhaitais demain partir travailler en tant que coach sportif ou autre (c’est un exemple, pas forcément ce qui m’attire vraiment), à mon compte ou dans une salle de sport, je serai obligé de repasser par une case formation, pour repasser le diplôme adéquat.

En effet, même si j’ai un bac+5 et que l’on peut être coach sportif avec bac+2, ma licence Education et Motricité (licence STAPS amenant vers le master et le concours de professeur d’EPS) et mon master MEEF EPS ne sont pas des diplômes permettant d’être coach sportif.
Se pose donc un problème (de mon point de vue) de diplôme ultra spécialisé vers un métier.
Mon master est un master quasi-exclusif vers le métier de professeur d’EPS. Ma licence peut éventuellement me permettre de travailler dans les collectivités territoriales en tant qu’éducateur sportif dans les écoles…

Pour travailler en Seine Saint Denis, je vois effectivement beaucoup de collègues contractuels arrivés en maths, technologie, physique chimie, histoire géographie, avec une licence, un master, voire un doctorat pour certains dans leurs disciplines. Ils n’ont pas forcément le diplôme adéquat, certains n’ont pas suivi un cursus universitaire avec pour objectif de devenir professeur. Ils ont parfois eu des carrières dans le privé, ou ont eu des petits boulots, ne trouvant pas de jobs correspondant à leurs diplômes.

Actuellement, il est peut être plus simple d’arriver du privé, avec un diplôme qui n’est pas forcément un diplôme spécialisé du professorat, mais simplement relatif à une discipline pouvant être enseignée, que d’aller dans le privé pour trouver du travail, avec un diplôme "estampillé" professorat..

C’est un exemple et point de vue dans l’enseignement secondaire, mais qui se retrouve peut être aussi pour des instituteurs, qui ont fait un cursus universitaire tourné vers le professorat des écoles, et qui, voulant se réorienter après quelques années, se retrouve embêter…

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#289 14/12/2019 12h53

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Actuellement, il est peut être plus simple d’arriver du privé, avec un diplôme qui n’est pas forcément un diplôme spécialisé du professorat

C’est certain, car, actuellement (et depuis quelques années déjà), l’EN ne peut absolument pas faire la "fine bouche". Pour être contractuel(le), si vous justifiez d’une licence (peu importe le domaine), le dossier sera validé à coup sûr.

J’ai un exemple dans mon entourage.

Ma belle soeur (jeune diplômée d’une école de marketing, BAC+5) travaillait dans le privé depuis un an. Elle n’a pas appréciée "l’ambiance" du privé et a décidé de passer le CAPES en candidat libre.
Elle a finalement démissionné durant l’année du concours puis s’est proposé comme contractuelle.

3 jours après l’arrivée de son dossier au rectorat, elle a été appelée un vendredi pour prendre en charge dès le lundi suivant 2 classes pendant 3 jours de la semaine.
Elle était super contente et finalement a eu son CAPES du premier coup (en juin passé).

Pour l’instant, elle ne regrette pas sa reconversion.

Dernière modification par maxicool (14/12/2019 12h54)


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#290 14/12/2019 14h02

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maxicool a écrit :

De toute façon, le métier d’enseignant est l’un des seuls sur lequel tous les français ont un avis (et pire, en pensant souvent avoir le bon, sous prétexte qu’ils ont eux-même été scolarisés et/ou que leurs enfants l’ont été).
Pour vraiment connaitre le métier, il faut l’avoir exercé (ce qui me parait assez logique).

Et bien je propose que cette file soit réservée aux professeurs des écoles puisque les autres ne sont pas fondés à avoir une opinion pertinente.
Sinon, on pourrait aussi réserver les files d’investissements en actions aux gérants de fonds et celles sur les AV aux assureurs. On ne va quand même pas laisser s’exprimer des amateurs qui pensent avoir des choses intéressantes à dire sous prétexte qu’ils ont une AV ou quelques titre vifs sur un PEA.

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#291 14/12/2019 14h43

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> Carignan99

Ma remarque est plutôt une boutade adressée à Titoux, qui généralisait le niveau en orthographe médiocre de tous les instituteurs, en se basant sur celui des instituteurs de ses enfants.


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[+2]    #292 14/12/2019 14h48

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En tant qu’enseignant, je déplore profondément la dépréciation du métier que j’exerce et la dégradation inouïe du système éducatif français, à tous niveaux.

Je ne peux cependant pas sanctionner le discours qu’entretiennent les syndicats enseignants, qui ont à mon sens grandement contribué à décrédibiliser l’ensemble de la profession par des prises de positions idéologiques contreproductives et la mise en place d’un système de privilèges regrettable.

C’est, à mon sens, en partie à cause d’eux que nous en sommes là aujourd’hui. Si bien des acteurs du secteur privé portent un regard si sévère sur le corps enseignant aujourd’hui, c’est dans une mesure importante à cause de l’image déplorable que certains procédés - notamment l’usage indiscriminé et par trop fréquent du droit de grève - et un discours perpétuellement victimiste ont envoyé à la société française.

C’est bien triste.

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#293 14/12/2019 15h04

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N’oubliez pas le dénigrement perpétuel des fonctionnaires par une partie de la presse et de l’opinion.

Ni la démagogie ministérielle endémique qui préfère satisfaire les parents d’élèves en distribuant de la monnaie de singe éducative.   

Une fois cela posé, il peut aussi être utile que chacun réfléchisse à sa propre responsabilité et à ce qu’il peut faire de positif.

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[+1]    #294 14/12/2019 15h45

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Bonjour Ours:

Ours a écrit" Je ne peux cependant pas sanctionner le discours qu’entretiennent les syndicats enseignants, qui ont à mon sens grandement contribué à décrédibiliser l’ensemble de la profession par des prises de positions idéologiques contreproductives et la mise en place d’un système de privilèges regrettable."

Sanctionner? ne serait-ce pas plutôt cautionner

Dernière modification par Fennec60 (14/12/2019 15h46)

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#295 14/12/2019 15h46

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gandolfi a écrit :

Un mépris de plus. Sous prétexte d’être enseignant il faudrait être irréprochable et ne faire aucune faute d’orthographe. Vous vivez dans l’ancien temps de l’enseignement avec l’adoration des dictées et du BLED alors que nous sommes à l’heure de l’écriture électronique, ultra rapide et phonétique.
Vous me jugez et essayez de faire des généralités pour décrédibiliser les enseignants. Tous les mails que je recevais de la part de mes supérieurs dans le privé étaient bourrés de fautes.

Vos messages sur le forum en comportent aussi d’ailleurs…

J’écris à titre perso en dehors de mes heures de travail et je n’ai pas eu l’envie ni le temps de me relire.
Je ne suis en aucun cas un exemple. tout comme mon banquier n’est pas un exemple pour ses investissements persos ou un policier n’est pas un exemple quand il se bat lors d’un match de fou amateur le dimanche ou un médecin qui ne se soigne pas….

Allez plutôt faire vos remarques à nos politiques qui nous demandent des efforts et qui cumulent 3 mandats comme Delavoye (illégal). Qui nous disent que c’est la crise et qui prennent le falcon pour aller passer un weekend en campagne comme Fillon (immoral). Qui se disent modestes alors qu’ils sont millionnaires,  grâce à ROTSCHILD, et planque leur fric dans un paradis fiscal comme Macron (illégal et immoral).

titoux a écrit :

Bonjour. Je suis étonné du nombre de fautes dans votre message. N’y voyez pas une attaque personnelle…mais je retrouve le même phénomène dans les documents transmis à mes enfants par les instituteurs.

Je ne méprise personne. Mon amie est professeure. Mes beaux-parents l’étaient. Je sais que le métier est difficile et je suis 100% derrière le corps enseignant. Je suis juste stupéfait du nombre de fautes que l’on peut retrouver dans les documents que nous recevons. Je le répète, je n’attaque personne…mais suis étonné…tout simplement.

Partir sur des débats qui concernent des politiques me semblent hors de propos. Je suis peut-être un vieux c…mais il me semble indispensable que nos instituteurs/professeurs soient irréprochables sur l’orthographe.

Bon courage dans votre mission avec nos enfants. Je suis sincérement de tout coeur avec vous et de votre côté.

Dernière modification par titoux (14/12/2019 18h56)

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#296 14/12/2019 15h52

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Fennec60 a écrit :

Bonjour Ours:

Ours a écrit" Je ne peux cependant pas sanctionner le discours qu’entretiennent les syndicats enseignants, qui ont à mon sens grandement contribué à décrédibiliser l’ensemble de la profession par des prises de positions idéologiques contreproductives et la mise en place d’un système de privilèges regrettable."

Sanctionner? ne serait-ce pas plutôt cautionner

Bien sûr, Fennec60. C’est parfaitement exact, et c’est évident. Toutes mes excuses pour cette inexcusable confusion. wink

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#297 14/12/2019 16h21

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Gandolfi a écrit :

Un mépris de plus. Sous prétexte d’être enseignant il faudrait être irréprochable et ne faire aucune faute d’orthographe.

Bien entendu qu’un instituteur doit (devrait?) s’imposer un certain niveau d’exigence sur ce point. Ce que je trouve méprisant est le peu de cas que vous en faites. Quelle image pensez-vous que cela donne de votre profession?
Par ailleurs, je constate en tant qu’employeur et ma femme en tant qu’universitaire un niveau d’orthographe et d’expression écrite chez les 20-30 ans qui confine parfois à l’absurde. Si les instituteurs se mettent à écrire n’importe comment, c’est certain que ça ne va pas s’arranger.

Enfin et pour ce que ça vaut, j’ai une très haute opinion du métier d’instituteur. La maigre expérience que j’ai en ce domaine m’a fait découvrir le haut niveau d’exigence qu’ils ont envers mes enfants (dictées, apprentissage des leçon par cœur, etc.). Et qu’ils ont donc envers eux-mêmes. Je vous avoue que voir un instituteur aussi désinvolte et aussi peu exigeant vis-à-vis de son expression écrite me laisse perplexe.

Gandolfi a écrit :

Vous vivez dans l’ancien temps de l’enseignement avec l’adoration des dictées et du BLED alors que nous sommes à l’heure de l’écriture électronique, ultra rapide et phonétique.

Je ne suis pas certain de comprendre pas ce que vous sous-entendez par ce passage?  Que les dictées ou le Bled c’est nul et que les instituteurs doivent se plier à la mode de l’écriture ultra rapide et phonétique?

Dernière modification par carignan99 (14/12/2019 16h24)

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#298 14/12/2019 17h55

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carignan99 a écrit :

Gandolfi a écrit :

Vous vivez dans l’ancien temps de l’enseignement avec l’adoration des dictées et du BLED alors que nous sommes à l’heure de l’écriture électronique, ultra rapide et phonétique.

Je ne suis pas certain de comprendre pas ce que vous sous-entendez par ce passage?  Que les dictées ou le Bled c’est nul et que les instituteurs doivent se plier à la mode de l’écriture ultra rapide et phonétique?

Je crains que vous n’ayez bien compris.
Je trouve cette intervention de Gandolfi assez effrayante.

J’ose espérer qu’il s’agit d’une opinion marginale au sein du corps enseignant.

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#299 14/12/2019 18h16

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Bonsoir,

Je lis beaucoup d’excès dans tous ces dernières posts. Vous connaissant tous un peu et vous appréciant assez je vous propose d’aller tous fumer un peu le calumet de la paix puis de revenir.

Arrêtons de proférer à l’égard du privé comme du public des vérités qui ne sont souvent que des exemples.

Certains RH sont certainement imbuvables, certains profs sont surement imbuvables, mais il faut quand même continuer à boire si l’on ne veut pas mourir assoiffer.

Bien à vous tous
Et très bonne soirée,


Embrassez tous ceux que vous aimez

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#300 14/12/2019 18h34

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Une petite remarque humoristique à la lecture de ces derniers messages.

"écriture électronique", "ultra rapide", "phonétique" contre "siècle dernier", "Bled", "dictée" ….

Cela me fait furieusement penser à tous ces gourous qui en 2000 nous expliquaient que les modèles de valorisation des entreprises étaient dépassés, qu’un PER de 200 était un signe d’achat et que ceux du siècle dernier qui évaluaient les titres et les marchés avec leurs méthodes arriérées n’avaient rien compris à ce monde qui changeait sans qu’ils s’en rendent compte ….

On a vu ….. On a vu aussi en 2008 par rapport à la révolution de la titrisation ….. Le monde avait changé qu’ils disaient ……

Personnellement, je ne suis pas contre les évolutions, les changements, mais quand on ne comprends pas le passé, les fondamentaux du passé, je ne vois pas comment on peut alors comprendre un changement par rapport au passé ….. Dans ce cas, comme l’on ne maitrise pas les fondamentaux du passé, et bien on se réfugie dans la vision totalement nouvelle du futur, celle qui rebat toutes les cartes, parce que, comme cela, on peu justifier de ne pas avoir acquis les bases et les fondamentaux du passé …. Pour moi, ce genre de position est une posture qui vise à se dédouaner de ses propres lacunes …..

Ce message ne plaira pas, mais tant pis, c’est mon interprétation ….

A+
Zeb

Dernière modification par zeb (14/12/2019 18h37)


Tout ce qui peut merder, va inévitablement merder.

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