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#251 27/09/2019 17h00 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Votre femme pourrait y mettre un peu du sien : ce ne doit pas être bien compliqué de faire faire le contrôle technique du bus par le chauffeur du bus en le mettant sous l’emprise de sa collègue magnétiseuse pendant que votre femme scotche le pantalon déchiré du petit bout avec le papier destiné à occulter les vitres. cool

Mince, reste encore le problème de la mutation à Cayenne … roll

Plus sérieusement c’est effarant!

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[+4]    #252 28/09/2019 11h40 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Je ne suis pas de l’éducation nationale, mais en tant qu’infirmier, j’ai bossé dans le public, le privé, des trucs intermédiaires financés par les fonds publics, et en tous cas avec donc des groupes humains qu’on suit dans le temps, en milieu institutionnel, donc très soumis à un fonctionnement ultra-hiérarchisé (qui pour ma part relève à bien des égards d’un féodalisme non liquidé plus que d’une réelle volonté de structuration verticale). Et aussi avec des enseignants et éducateurs dans le médico-social.

Et bien oui il y a une implication affective et émotionnelle, même si on nous éduque au contraire. C’est à dire à une ambivalence permanente, à savoir de devoir s’impliquer corps et âme, mais en même temps faudrait se protéger.
Et mon constat, c’est que la seule protection que l’on puisse avoir vraiment, provient des supérieurs hiérarchiques.
S’ils ne le font pas, et bien c’est la base qui s’effondre.

Là, de Janvier à Juillet, j’ai effectué des bilans de santé sur des assurés CPAM, bilans gratuits…mais c’était une expérience d’observation sociologique hors pair: concernant la relation au travail, on dira que 90 pour cent des gens vont fort mal, et d’après une travailleuse sociale qui gère des chantiers d’insertion (mon poste consistait alors à accompagner aussi des gens au chômage vers la santé pour pouvoir reprendre un emploi, le tout financé par l’UE), les objectifs à venir du gouvernement seront le retour à l’emploi peu importe le reste (en ce qui me concernait, donc, le retour préalable à la santé, c’est parfois dur de bosser quand on a des problèmes de santé, paraît-il!)…autrement dit un truc qui ressemble vaguement à du marche ou crève qui ne dit pas son nom, et à un énorme déni des ressentis des gens "d’en bas"……..pour ma part, ça n’aboutira à aucune économie, à encore plus de troubles et de gens dans la rue, dans toutes les acceptions du terme…et en tous cas pas à ce qui s’apparenterait à une vraie gestion de vrais problèmes pris à bras le corps.

Tout cela pour dire que oui, on finit par s’attacher à sa fonction, à s’y identifier, même si on a pu se dire le contraire…je l’observe tous les jours en moi-même, bien que dès le départ j’étais parfaitement conscient et vigilant sur ce point.
Car il y a un moment on n’arrive pas à penser l’ailleurs, le mieux, la porte de sortie: on est juste submergé sous du factuel avec l’immense culpabilité de ne pas pouvoir décrocher faute de quelqu’un derrière pour récupérer le truc…il faut en fait le vivre pour le comprendre, car ce ne sont pas des dossiers papiers, là c’est des gens en chair et en os, et on ne fait pas le deuil de cela ainsi.

Le manque de reconnaissance, manifesté par des reproches récurrents, sans jamais de compliments qui marquent là où on a été bon, des salaires pas à la hauteur des heures réelles investies, etc…tout cela participe allègrement du mal-être à l’oeuvre.

Personnellement, en tant qu’infirmier diplômé depuis 1998, j’ai été payé lors de mon dernier emploi 10,03 euros net de l’heure. Un Ehpad m’a proposé récemment 1600 euros pour un plein temps avec deux dimanche travaillés, soit à peu près la même chose, j’ai décliné. Mais ils m’ont rappelé, j’ai demandé 1900 sans dimanche, mais ils ont tenté de me vendre les autres avantages…perso j’ai besoin de sous, pas de temps ni d’autres bricolages pour qu’on ne paie pas les gens.
En général on n’est pas hyper porté sur se vendre dans ce genre de professions, mais maintenant j’ose le faire, surtout quand on me propose la même paye que ce que j’ai touché en Suisse il y a 20 ans où j’étais rémunéré 3000 francs suisse là où d’autres collègues de promo en touchaient 4000…et on ne parle pas de l’érosion de l’inflation.
Quand mon voisin anglais me parle des rémunérations des infirmières britanniques, ou monégasques comme pour une cousine, ou ailleurs, en France on rémunère de façon indigne les professions d’éducation, du social, de la santé, et ça reflète bien une certaine image de l’humain que ceux qui nous gouvernent ont: des objets comptables.

Tout cela pour dire qu’on ne peut préjuger du deuil que peut être le manque de reconnaissance que subissent les gens engagés dans leur fonction comme celles-ci, car c’est réellement douloureux de voir qu’en fait on s’engage, on agit, et de voir nié tous ses efforts par des responsables hiérarchiques plus préoccupés de protéger leurs arrières et leur carrière, que d’assumer la réalité des problèmes réels du terrain…cela fait, toujours, toujours mal. Et il est difficile surtout quand il s’agit aussi de quitter les personnes auprès de qui on travaille.
Pour ma part j’ai passé ma vie à faire ces deuils, mais là je m’octroie deux mois de chômage car je peux me le permettre, ce n’est pas que j’aime cela, mais à un moment effectivement je pense à me préserver de la souffrance du travail, et surtout ai besoin d’un grand recul pour pouvoir penser, chose fort peu possible quand on est dedans, et qui à mon sens conduit grandement à ces situations extrèmes qui finissent mal comme dans ce cas de figure.
Tout ça pour dire que la volonté ne suffit pas, car quand on ne peut plus, on ne peut plus vouloir.

Mon soutien amical aux personnes de l’éducation nationale (et à tout le monde, en fait!).

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#253 28/09/2019 14h34 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Lausm : Merci pour votre post réaliste et… humaniste, qui change de l’arrogance intellectuelle de certains intervenants - heureusement minoritaires - sur ce forum.
La fonction publique française - et les syndicats - ont fait le choix après guerre d’effectifs nombreux mais peu payés. Désormais, le choix est fait de réduire les effectifs… en gardant peu ou prou le même niveau de traitement, en dépit des promesses de divers politiques depuis une dizaine d’années.
La souffrance au travail est une réalité, dans le privé comme dans le public.
Dans le privé, une autonomie de décision sur le plan local est possible, selon les entreprises, ce qui permet de résoudre certains problèmes dans ce domaine.
Dans le public, le principe pyramidal de la décision qui induit une faible autonomie dans les services décentralisés, complique un peu plus les choses…
Bien à vous.

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#254 13/10/2019 19h55 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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l’école, j’en sors à peine.
Que de souvenirs, récents donc…de ma classe de 3eme où mes notes en physiques-chimie ont voltigé (j’étais comme toutes mes copines en admiration secrète devant notre prof à l’allure d’Apollon), à la classe de terminale avec une prof que ceux de la classe ont fait pleurer (ça m’a fait mal..). Puis prépa, grande école de commerce, et vie active

Comme dans la vie il y a de tout, et je ne ferai jamais de généralités: des élèves motivés ou totalement hors du coup, des profs géniaux comme dépassés, des profs dépassés qui s’accrochent dont j’admire le courage, des profs dépassés qui ne distribuent plus que les poly et laissent l’heure défiler sans un mot ou presque…

J’ai appris pas mal de choses, dont beaucoup ne me serviront pas surement. J’ai peu appris à penser par moi-même par contre, ça je regrette. C’est dans cette voix que je débute. Je suis pleine de théories, me faut juste maintenant les confronter à la "vraie vie"

Mais je tenais à remercier ceux qui m’auront évité les travaux d’usine 10h par jour, car là je suis dans un bureau agréable, on est dimanche soir et je ne suis pas dégoutée de me lever demain matin, et j’ai un salaire confortable.
C’est dur ce métier. On est cons à 15 ans, et parfois, reconnaissants, mais bien plus tard

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#255 13/10/2019 21h56 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Vous devriez peut être créer une file sur le métier de professeur des lycées et collèges. Ce sont eux qui vous ont donné les outils pour penser par vous mêmes.

Leur métier est sans doute marginalement plus facile que celui des collègues du primaire mais ils doivent travailler avec des adolescents. Qu’ils soient bêtes et conformistes est fatigant mais ce sont ceux qui partent en vrille, désocialisation, drogue ou délinquance, qui font souffrir.

Les profs de prépa, de fac et de grande école font encore un autre métier, beaucoup plus facile quand on l’a appris, mais dont l’apprentissage est une compétition darwinienne. Pas si différente de celle que vous devez être en train de découvrir.

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#256 11/12/2019 16h59 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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E. Macron évoque le cas des enseignants à Rodez (12 octobre 2019).
Pour la postérité, voilà son point de vue (parait-il qu’il connait bien : sa grand-mère et sa femme ont exercé le métier).



"Avoir un job au rectorat après 55 ans", j’ai bien ri…

Dernière modification par maxicool (11/12/2019 17h03)


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#257 11/12/2019 17h13 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Eh oui, la rhétorique s’ apprend, entre autres, à l’ ENA !…  Quant à en rire, je ne suis pas sûr que ce soit l’état d’ esprit des enseignants concernés…

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#258 11/12/2019 17h24 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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C’est le fait que quelqu’un puisse travailler au delà de 55 ans qui serait risible? Ou que quelqu’un puisse travailler au rectorat? Ou encore qu’un enseignant travaille au delà de 55 ans?

Dernière modification par Trahcoh (11/12/2019 17h24)

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#259 11/12/2019 17h35 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Comme si tous les enseignants "usés, qui en ont marre des élèves" (pour reprendre ses termes) pouvaient réellement rejoindre le rectorat pour ne plus être devant des élèves.
Ce qui est risible, c’est la caricature grotesque utilisée par un chef d’Etat devant tous les maires de France.
 
Il y a quelques années, un projet avait été lancé : la "seconde carrière des professeurs".
Ce projet promettait des passerelles entre le ministère de l’EN et les autres ministères, pour qu’un enseignant puisse changer de métier plus facilement, avec des offres d’emplois.
Ce projet est resté au stade de la coquille vide, les postes disponibles se comptant alors sur les doigts d’une main au niveau national.

Ce projet (intéressant) est depuis tombé aux oubliettes, car l’Etat a été incapable de l’alimenter en postes à pourvoir.

Dernière modification par maxicool (11/12/2019 17h38)


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[+1]    #260 11/12/2019 23h52 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Les enseignants de ce forum mettent souvent en avant le manque de candidats aux concours de l’enseignement comme la preuve d’une sous rémunération de leur profession.

Je m’interroge bien plus sur une profonde mutation de la perception de l’Enseignement et de la Culture en général de la part des générations plus jeunes.
Il fut un temps où l’instituteur du village faisait partie de l’élite locale et jouissait d’un niveau de prestige bien supérieur à son niveau de rémunération. Aujourd’hui que la lecture et l’écriture ne sont plus l’apanage des plus éduqués, chacun pense en savoir autant que le Professeur des Ecoles …

Il me semble donc que la progression du niveau d’éducation "a banalisé" la fonction des enseignants. La Culture et le Savoir sont-ils encore des marqueurs de réussite sociale pour les jeunes générations ?

D’une façon générale il me semble que tout l’enseignement scolaire est concurrencé par l’explosion des canaux d’offre de contenu et des modes d’apprentissage en parallèle de l’abandon progressif des matières fondamentales dans l’enseignement en collèges et lycées.

Et comme nous avons tous connu aussi parfois des professeurs excellents dans leurs matières mais dénués de tout sens pédagogique, je m’interroge aussi sur l’utilité de recruter à bac+5 minimum pour enseigner en école primaire voir en collège avec toute la frustration et le sentiment de déclassement que cela semble conférer aux Enseignants qui s’expriment sur ce forum.

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#261 12/12/2019 18h05 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Durant 38 ans de carrière dans l’industrie, j’ai vu entre 5 et 10 collègues ingénieurs ou techniciens démissionner pour partir dans l’enseignement (primaire ou secondaire).
Sur ces forums, il y a également 2 ou 3 exemples.

Je n’ai par contre jamais vu l’inverse.
De là à en tirer des conclusions sur les difficultés rencontrées dans les différentes professions…

Et vous, avez vous vu des gens venir de l’enseignement pour travailler dans d’autres domaines (industrie, tertiaire, santé, autre) ?

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#262 12/12/2019 18h15 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Bonsoir Bluegrass,

Il est déjà difficile pour un enseignant de trouver un autre poste pour se reclasser au sein de l’éducation nationale : les perspectives d’évolution de carrière sont quasi nulles.
Alors je ne vois pas comment il serait possible d’exercer son savoir et ses compétences dans le privé !

Cependant, les démissions de professeurs sont de plus en plus nombreuses. Autour de moi, les gens qui ont quitté l’éducation nationale ont choisi d’être restaurateur, éleveur ou agriculteur.

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#263 12/12/2019 18h17 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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L’un des éléments du cercle vicieux dans lequel le métier d’enseignant est pris réside en le fait que, la carrière n’étant plus attractive, les éléments recrutés sont de plus en plus médiocres (j’emploie ce terme sans aucun mépris, étant moi-même enseignant et issu d’une famille en grande partie composée d’enseignants).

Cette situation est anormale et, d’une certaine manière, profondément paradoxale.

Un enseignant qui démissionne a relativement peu de chances de trouver du travail dans le secteur privé.

En outre, j’ai connu une enseignante qui après avoir démissionné pour s’occuper de ses enfants, puis souhaité retravailler dans des administrations / mairies des années plus tard, a reçu de Pôle Emploi le conseil de ne pas faire mention de ses années d’enseignement.

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#264 12/12/2019 18h30 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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On voit ça a la fac. C’est plus rare chez les autres enseignants.

Dans le secondaire, il y a toujours eu quelques débutants qui démissionnent pour faire autre chose et c’est de plus en plus courant. Il y a aussi des reconversions dans la bureaucratie de l’EN (inspecteurs d’académie, proviseurs,…).

Ce sont des métiers ou la déformation professionnelle est forte et ou les problématiques du secteur marchand sont très loin et donc l’employabilité hors EN décroît très vite.

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#265 12/12/2019 19h44 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Le privé a un besoin énorme de formateurs pour les sujets les plus divers.
Les enseignants de l’Éducation Nationale n’y trouveraient pas de débouché ?
J’avoue que cela me surprendrait.

A+
Zeb


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#266 13/12/2019 10h03 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Bluegrass a écrit :

Durant 38 ans de carrière dans l’industrie, j’ai vu entre 5 et 10 collègues ingénieurs ou techniciens démissionner pour partir dans l’enseignement (primaire ou secondaire).
Sur ces forums, il y a également 2 ou 3 exemples.

Je n’ai par contre jamais vu l’inverse.
De là à en tirer des conclusions sur les difficultés rencontrées dans les différentes professions…

Et vous, avez vous vu des gens venir de l’enseignement pour travailler dans d’autres domaines (industrie, tertiaire, santé, autre) ?

J’ ai connu, fin des années 70, un professeur de français qui est devenu inspecteur puis commissaire de police, et un professeur de technologie devenu inspecteur de police.
Désormais, ce serait probablement impossible car les concours sont basés sur les matières juridiques, alors qu’à cette époque une diversité d’ épreuves existait, en particulier en matière de culture générale.

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#267 13/12/2019 11h19 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Tiens .. est-ce que les choses ne bougeraient pas un peu….

Premier axe :
Mon épouse a pris RDV avec son inspecteur pour exprimer ses souhaits d’évolution de carrière
- Postuler au poste de référent Enfants précoces ( en effet, nous avons 3 enfants les 2 grands en Thqi, le petit dernier en Hqi, avec marge d’erreur, mais son comportement de ces derniers mois nous fait penser à un thqi… de nouveaux soucis en perspective..), poste obligatoire dans les accadémies.
- Informer son inspecteur qu’elle va participer au mouvement pour prendre un poste d’instituteur dans une école ou elle sera "sur" que le directeur sera toujours en poste à la rentrée prochaine, pour ne pas être nommée directeur d’office
Bien entendu elle n’a pas exprimé son ras le bol de la direction, pour ne pas d’être traité d’incompétentes.

Deuxieme Axe ( peut-etre lié au suicide d’une directrice) car les informations de mise en place on eu lieu avant son RDV.
- Réunion avec l’ensemble des directeurs et de l’inspecteur,
   animé par un cabinet de conseil en gestion de crises RH.. ( 1 conseiller en gestion de crise et un
   Pscycologue )
   jamais vu ca de sa carrière sur la difficulté du métiers de directeur
- Un jour de décharge supplémentaire accordé par Mr Blanquer avec remplacant designé a l’avance,
  ce dernier à pris RDV avec mon épouse pour avoir les infos sur son programme et RDV 15 minutes
  avant le début de décharge pour revoir avec mon épouse ce qu’il avait prévu de faire dans la journée
- Présence le matin d’un conseiller pédagogique, référent securité qui a repris ses PPR
  ( plan de prevention des risques ) d’un point de vue secrétariat, et ensuite il avait RDV l’apres midi
  avec Gendarmerie / pompiers / Mairie pour la validation ).
- Présence l’aprés midi du psychologue scolaire avec revue des enfants en difficulté et prise en main de
  la gestion des comités de suivis ( Préparation des documents pour réunions, organisations des
  réunions, gestion des comptes rendus, et des mises en place du suivi des actions )

La présence des intervenants exterieurs plus dans un mode Acteurs, que présentiels lui permet de rétirer une grosse charge de stress et de gestion adminsitrative chronophage.

une action ponctuelle, ou un début de changement ?

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#268 13/12/2019 11h54 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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zeb a écrit :

Le privé a un besoin énorme de formateurs pour les sujets les plus divers.
Les enseignants de l’Éducation Nationale n’y trouveraient pas de débouché ?
J’avoue que cela me surprendrait.

A+
Zeb

Le message de Caratheodory soulève de mon point de vue une vrai difficulté pour des reconversions. Beaucoup d’enseignants ignorent le vrai fonctionnement d’une entreprise privée. (négocier un salaire, avoir et savoir vendre les compétences demandés par le monde de l’entreprise, relation hiérarchique bien différentes, parfois moins valorisant humainement dans les métiers du privé ect…)

Caratheodory a écrit :

Ce sont des métiers ou la déformation professionnelle est forte et ou les problématiques du secteur marchand sont très loin .

Le monde de l’enseignement est souvent très éloigné du monde de l’entreprise. C’est d’ailleurs un des soucis de l’enseignement en France de mon point de vue (pas vraiment dans le primaire mais plus dans le secondaire).

Glindy

Dernière modification par glindy (13/12/2019 11h56)

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[+2]    #269 13/12/2019 12h27 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Bluegrass a écrit :

Durant 38 ans de carrière dans l’industrie, j’ai vu entre 5 et 10 collègues ingénieurs ou techniciens démissionner pour partir dans l’enseignement (primaire ou secondaire).
Sur ces forums, il y a également 2 ou 3 exemples.

Je n’ai par contre jamais vu l’inverse.
De là à en tirer des conclusions sur les difficultés rencontrées dans les différentes professions…

Et vous, avez vous vu des gens venir de l’enseignement pour travailler dans d’autres domaines (industrie, tertiaire, santé, autre) ?

Je trouve votre sous entendu provocateur et très orienté. Votre exemple est peut etre valable pour des enseignants du second degré avec l’agrégation en lycée.

J’étais technicien dans le privé pour un sous traitant racheté par une très grosse entreprise dans le Nucléaire. Pour être embauché j’ai du caché que j’avais un bac+5 car je coutait "trop cher" et que j’étais "trop qualifié" pour le poste. Sauf qu’il fallait que je trouve un job et que l’on ne me proposait rien à bac+5. J’ai donc simplement indiqué bac+2.

Mais a force d’être mal payé par rapport à mes responsabilités (chef d’équipe, environnement dangereux, établissement de certificats engageant ma responsabilité..) et dévalorisé j’ai choisi de passer un concours de la fonction publique à Bac+5 pour etre professeur des écoles. Ce fut difficile à préparer mais on ne me jugeait que sur mes compétences et non sur mon age, le salaire alloué ou autres critères aléatoires.

Je me suis dit je serai catégorie A comme mes collègues ingénieur qui travaille au CEA, ou un commissaire de police. Je savais que le salaire était bien bas mais que la garantie de l’emploi, la reconnaissance de mon statut et de mes diplômes ainsi qu’un retraite plus avantageuse rattraperait cela. Et là j’ai pris une claque.

- Des gamins qui respectent de moins en moins l’enseignant. Avec lesquels ont doit faire de la discipline. On ne fait pas de l’enseignement mais de l’éducation la plupart du temps.

- Des parents qui vous dénigrent et pensent être plus compétent que vous. Et vous demandent des compte à longueur de semaine. Je ne pense pas qu’ils iraient remettre en cause la compétence d’un ingénieur dans le nucléaire, d’un commissaire, d’un notaire….

- Le dédain complet de nos supérieurs : Inspecteur qui se prend pour le roi  qui règne sur sa circonscription, Ministre et président qui nous traitent de parasites et de privilégiés qui ruinent la France. Macron s’est d’ailleurs vite empressé de mettre un jour de carence et gelé le point d’indice dégelé quelques mois plus tot par Hollande.
En passant, dans toute ma carrière dans des grosses entreprises privées, je n’ai jamais payé un jour de carence car il était remboursé par la mutuelle de l’entreprise.

-Un salaire gelé depuis des années avec un pouvoir d’achat qui diminue à vue d’oeil.

- Stigmatisation supplémentaire dans le cadre de cette réforme des retraites et très grosse désillusion avec une retraite de 1000 euros à 64 ans….

- Gaspillage de tout mon savoir et toutes mes études car on a aucun moyen de mettre en place des enseignements intéressants étant donné le manque de moyen (1/2 photocopie par jour par élèves par exemple, budget d’école ridicule, ordi perso pour travailler en classe…), classe surchargée (28-30 élèves) et élèves bien trop agités. Autant vous dire que mes projets d’imprimante 3D, électronique Arduino sont vite tombés à l’eau…

Je pense que les professeurs des écoles sont encore plus mal lotis (24h de cours + 108h de réunions non payés, surveillance des récréations, obligations d’etre au travail 10 min avant et après pour surveiller les élèves, perte de la pénibilité et du logement de fonction).

Désormais je suis étiqueté enseignant donc ce n’est même plus la peine que je recherche un boulot dans le privé car on me rirait au nez.

Je me retrouve pour l’instant bloqué à trainer ce mal être et avec un avenir très sombre. Je me dit juste que j’ai un boulot, que je serai pas virer, que j’ai plus de vacances que dans le privé meme si je dois beaucoup bosser pour préparer des cours car chaque cours n’est utilisé qu’une fois au contraire d’un prof de collège/lycée qui a plusieurs classes et j’ai 12 matières plutôt qu’une seule.

J’espère une ouverture de poste pour une passerelle afin de retourner travailler dans le nucléaire cette fois au CEA ou travailler à mon compte (gerer de l’immobilier…) ou bien sur devenir rentier.

Dernière modification par gandolfi (13/12/2019 12h27)

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#270 13/12/2019 12h40 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Gandolfi, juste une remarque en passant car je ne suis pas sûr d’avoir bien compris : vous savez bien entendu que les salariés du CEA ne relèvent pas de la fonction publique?
Quel est alors le lien avec la catégorie A?

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#271 13/12/2019 12h54 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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J’ai la possibilité "hypothétique" de passer CEA par le biais d’une passerelle. J’ai donc juste fait l’analogie entre le niveau de qualification d’un ingénieur dans mon ancien coeur de métier (similaire à un catégorie A) et celle d’un enseignant.

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#272 13/12/2019 13h22 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Glindy

Le message de Caratheodory soulève de mon point de vue une vrai difficulté pour des reconversions. Beaucoup d’enseignants ignorent le vrai fonctionnement d’une entreprise privée. (négocier un salaire, avoir et savoir vendre les compétences demandés par le monde de l’entreprise, relation hiérarchique bien différentes, parfois moins valorisant humainement dans les métiers du privé ect…)

Et donc les enseignants ne seraient pas en mesure de s’adapter ?

Mais comment font les salariés du privé qui entrent dans la vie active, qui changent d’entreprise, de métier, qui font des reconversions etc …. ?

A+
Zeb

Dernière modification par zeb (13/12/2019 13h26)


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#273 13/12/2019 13h53 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Barns a écrit :

Les enseignants de ce forum mettent souvent en avant le manque de candidats aux concours de l’enseignement comme la preuve d’une sous rémunération de leur profession.

Je suis resté 5 ans avec une professeur des écoles, le problèmes est le manque de candidats en IDF mais pas dans d’autres départements.
L’année de son concours, des candidats avec 6 de moyenne sont repêchés. Une amie à nous a voulue le passer à Montpellier. Elle a été recalée avec 13 de moyenne car pas assez de place dans l’académie.

Combien de candidats dans certains départements sont recalés? Ne peut on pas leurs proposer les postes en IDF et payer leurs déménagements, leurs fournir les appartements de fonction qui sont vides? Les gens qui acceptent sont motivés eux au moins

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[+1]    #274 13/12/2019 14h11 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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gandolfi a écrit :

Bluegrass a écrit :

Durant 38 ans de carrière dans l’industrie, j’ai vu entre 5 et 10 collègues ingénieurs ou techniciens démissionner pour partir dans l’enseignement (primaire ou secondaire).
Sur ces forums, il y a également 2 ou 3 exemples.

Je n’ai par contre jamais vu l’inverse.
De là à en tirer des conclusions sur les difficultés rencontrées dans les différentes professions…

Et vous, avez vous vu des gens venir de l’enseignement pour travailler dans d’autres domaines (industrie, tertiaire, santé, autre) ?

Je trouve votre sous entendu provocateur et très orienté. Votre exemple est peut etre valable pour des enseignants du second degré avec l’agrégation en lycée.

J’étais technicien dans le privé pour un sous traitant racheté par une très grosse entreprise dans le Nucléaire. Pour être embauché j’ai du caché que j’avais un bac+5 car je coutait "trop cher" et que j’étais "trop qualifié" pour le poste. Sauf qu’il fallait que je trouve un job et que l’on ne me proposait rien à bac+5. J’ai donc simplement indiqué bac+2.

Mais a force d’être mal payé par rapport à mes responsabilités (chef d’équipe, environnement dangereux, établissement de certificats engageant ma responsabilité..) et dévalorisé j’ai choisi de passer un concours de la fonction publique à Bac+5 pour etre professeur des écoles. Ce fut difficile à préparer mais on ne me jugeait que sur mes compétences et non sur mon age, le salaire alloué ou autres critères aléatoires.

Je me suis dit je serai catégorie A comme mes collègues ingénieur qui travaille au CEA, ou un commissaire de police. Je savais que le salaire était bien bas mais que la garantie de l’emploi, la reconnaissance de mon statut et de mes diplômes ainsi qu’un retraite plus avantageuse rattraperait cela. Et là j’ai pris une claque.

- Des gamins qui respectent de moins en moins l’enseignant. Avec lesquels ont doit faire de la discipline. On ne fait pas de l’enseignement mais de l’éducation la plupart du temps.

- Des parents qui vous dénigrent et pensent être plus compétent que vous. Et vous demandent des compte à longueur de semaine. Je ne pense pas qu’ils iraient remettre en cause la compétence d’un ingénieur dans le nucléaire, d’un commissaire, d’un notaire….

- Le dédain complet de nos supérieurs : Inspecteur qui se prend pour le roi  qui règne sur sa circonscription, Ministre et président qui nous traitent de parasites et de privilégiés qui ruinent la France. Macron s’est d’ailleurs vite empressé de mettre un jour de carence et gelé le point d’indice dégelé quelques mois plus tot par Hollande.
En passant, dans toute ma carrière dans des grosses entreprises privées, je n’ai jamais payé un jour de carence car il était remboursé par la mutuelle de l’entreprise.

-Un salaire gelé depuis des années avec un pouvoir d’achat qui diminue à vue d’oeil.

- Stigmatisation supplémentaire dans le cadre de cette réforme des retraites et très grosse désillusion avec une retraite de 1000 euros à 64 ans….

- Gaspillage de tout mon savoir et toutes mes études car on a aucun moyen de mettre en place des enseignements intéressants étant donné le manque de moyen (1/2 photocopie par jour par élèves par exemple, budget d’école ridicule, ordi perso pour travailler en classe…), classe surchargée (28-30 élèves) et élèves bien trop agités. Autant vous dire que mes projets d’imprimante 3D, électronique Arduino sont vite tombés à l’eau…

Je pense que les professeurs des écoles sont encore plus mal lotis (24h de cours + 108h de réunions non payés, surveillance des récréations, obligations d’etre au travail 10 min avant et après pour surveiller les élèves, perte de la pénibilité et du logement de fonction).

Désormais je suis étiqueté enseignant donc ce n’est même plus la peine que je recherche un boulot dans le privé car on me rirait au nez.

Je me retrouve pour l’instant bloqué à trainer ce mal être et avec un avenir très sombre. Je me dit juste que j’ai un boulot, que je serai pas virer, que j’ai plus de vacances que dans le privé meme si je dois beaucoup bosser pour préparer des cours car chaque cours n’est utilisé qu’une fois au contraire d’un prof de collège/lycée qui a plusieurs classes et j’ai 12 matières plutôt qu’une seule.

J’espère une ouverture de poste pour une passerelle afin de retourner travailler dans le nucléaire cette fois au CEA ou travailler à mon compte (gerer de l’immobilier…) ou bien sur devenir rentier.

Bonjour. Je suis étonné du nombre de fautes dans votre message. N’y voyez pas une attaque personnelle…mais je retrouve le même phénomène dans les documents transmis à mes enfants par les instituteurs.

Dernière modification par titoux (13/12/2019 14h12)

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#275 13/12/2019 14h31 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

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Bluegrass a écrit :

Durant 38 ans de carrière dans l’industrie, […]
Je n’ai par contre jamais vu l’inverse.

Peut-être parce que vous ne travaillez pas dans l’enseignement ?

Et vous, avez vous vu des gens venir de l’enseignement pour travailler dans d’autres domaines (industrie, tertiaire, santé, autre) ?

Dans mon école, 10 classes, on voit un départ par an, environ. Les collègues deviennent psychologues, artherapeuthes, directrices de centre d’accueil, assistantes de direction. Je les admire car ce sont des sauts sans filets : pas de prime de licenciement, pas de chômage, pas de crédit de formation. Au bout de 2 ans, le poste est perdu et il n’y a plus de possibilité de réintégrer la fonction publique.

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