Suivez les discussions sur : Twitter Facebook RSS   Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter : Newsletters   Utilisez la recherche : 
Membres  |  Mission

Forums des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies sur l’investissement patrimonial pour s’enrichir, générer une rente et atteindre l’indépendance financière

Vous n'êtes pas identifié : inscrivez-vous pour échanger et participer aux discussions !

Nouveau venu dans cette longue discussion ? Consultez une sélection des messages les plus réputés en cliquant ici.

#1 12/06/2019 17h25 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   163 

Si vous cherchez un job nécessitant peu de qualifications, chronophage et mal payé, c’est instituteur qu’il vous faut.

Pour être professeur il faut plus de qualifications, mais vous aurez le plaisir de profiter de votre temps libre à corriger des copies en plus de préparer les cours.

Mais en contrepartie vous aurez la satisfaction d’enseigner à des jeunes que vos cours n’intéressent pas.

Même à 60 € de l’heure je refuse de le faire. Trop stressant.

Dernière modification par Trahcoh (12/06/2019 17h25)

Mots-clés : professeur, professeure, école

En ligne

 

#2 12/06/2019 17h27 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   

Cela peut être une idée, mais il faut vraiment avoir la vocation je pense.

Personnellement je ne pourrais pas, sauf peut-être dans des "bonnes classes" ou en prépa où l’on retrouve en général des élèves motivés (mais bon, en pratique on ne choisit pas souvent sa classe…).
Je préfères de loin mon travail actuel à cela, donc ne voudrais pas réduire mon temps de travail "normal" pour faire cette activité…

J’avais tenté une expérience d’aide dans des forums mathématiques (ok ce n’est pas vraiment comme être prof évidemment, mais je pense que sur certains côtés cela peut s’en approcher), et en pratique je m’étais très vite lassé, au bout de 15 jours (même moins) on se rend compte que les questions qui reviennent sont toujours les mêmes et découlent du fait que les élèves n’ont pas pris la peine de lire le cours et cherchent du tout cuit sans faire d’effort. J’avais été surpris du manque de motivation général, à mon avis on doit retrouver cela dans une classe "normale" malheureusement.

Ou peut-être prof de sport sinon… mais là encore vu les salaires, je préfères autant faire mon job actuel à temps partiel et garder du temps pour moi à côté…
Donc voilà, mais ça reste très personnel.

Hors ligne

 

#3 12/06/2019 17h39 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   197 

Trahcoh a écrit :

Si vous cherchez un job nécessitant peu de qualifications […]c’est instituteur qu’il vous faut.

Vous n’allez pas vous faire que des amis !

Les études sont quand même plutôt longues pour être professeur des écoles.

Dernière modification par AleaJactaEst (13/06/2019 15h49)

Hors ligne

 

[+9]    #4 12/06/2019 18h56 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   26 

Valdec a écrit :

N’ayant pas pour l’instant comme objectif de rester mon domaine d’activité actuel je me posais la question de savoir si certains d’entres vous ou autour de vous avaient pensé à devenir instituteur ou professeur. […]
Qu’en pensez-vous?

Je suis professeur des écoles. J’enseigne à des pioupious de 3 ans. J’ai un autre diplôme (ingénieur), j’ai de nombreux amis qui le sont, amitiés liées en école d’ingénieurs. J’ai toujours voulu travailler avec des enfants. A la réflexion, je me serais vraiment asséchée à bosser en entreprise.

Professeur des écoles est un métier comme les autres : il y a des avantages et des inconvénients.

Avantages :
- sûreté du salaire : les banques sont très contentes de m’avoir comme cliente.
- possibilité de vivre au rythme de ses propres enfants : je rentre manger 2 fois par semaine à  midi à la maison avec mes fils. Il y a très souvent des copains de mes fils qui mangent avec nous. Le soir, je quitte l’école à 17h. 10 minutes après, je suis chez moi.
- il est très facile de travailler à temps partiel, même si, de plus en plus, en région parisienne du moins, c’est refusé.
- métier qui force la sociabilité. Perso j’adore (des collègues détestent par exemple, croiser des élèves à la piscine). Outre le côté purement social, ça me permet de demander de trucs à des parents compétents (par ex, j’ai une maman d’élève qui est coiffeuse. Elle m’a fait une coiffure de star pour un mariage… Gratuitement, hors de ses heures. Merci.)
- métier terriblement humain. C’est absolument magique de voir l’évolution d’un enfant ou d’un groupe classe sur 10 mois.  C’est à ce niveau là que je me dis que je n’aurais jamais pu travailler en usine. Les produits usinés, toujours les mêmes… Au secours.
- beaucoup de vacances… Même si mes copains ingénieurs, vu leur ancienneté, commencent à avoir eux aussi de grandes plages off.
- métier très exportable, que ce soit en métropole, en outre-mer, en pays étranger.

Inconvénients :
- il ne faut pas sous estimer le temps que ce métier prend en dehors des cours. Qui dit prof de maternelle dit fatigue physique et psychologique à gérer au jour, à la semaine et à l’année. Mes collègues de primaires sont peut-être moins fatiguées mais ont des corrections qu’elles font en général quand leurs enfants sont couchés, entre 21h et 23h. Compter aussi les heures de préparation.
- j’ai fait des remplacements en collège et lycée. Je n’ai pas aimé refaire 4 fois le cours à 4 classes différentes. Je n’ai pas aimé corriger 4 x 30 copies quasiment identiques à chaque évaluation. Je n’ai pas aimé n’avoir qu’une facette de l’élève en face de moi  ; en maternelle, j’ai une vision plus globale, avec des ficelles bien différentes pour faire évoluer l’élève.
- on est en vacances aux périodes les plus chères.
- les périodes de vacances ne sont pas les plus optimales. Par exemple, la meilleure période pour visiter le Canada est l’été indien (tout le mois d’octobre). Pour moi, c’est impossible. Idem pour l’alpinisme : il paraît que le mieux, c’est en juin. Si un jour je redemande un temps partiel, je le demanderai "annualisé" (payé à moitié chaque mois mais travaillé à 100% la moitié de l’année).
- le salaire ne représente pas le risque et l’enjeu du travail effectué.
- le salaire est faible, par exemple, ma femme de ménage est mieux payée que moi. Mais effectivement, il faut savoir estimer ses besoins réels. Une copine ingénieure se plaignait de ne pas profiter de son enfant de 1 an. Je lui ai suggéré de se mettre à temps partiel. Impossible : il y a la piscine à rembourser….
- les études pour y arriver sont idiotes… Le concours aussi. Mais bon, ce n’est pas le seul métier ainsi.
- il ne faut surtout pas sous estimer la violence pernicieuse du système administratif qui entoure les profs. Des inspecteurs bizarres, les premiers mois payés très en retard, des personnes à l’académie qui sont sensées nous aider pour l’administratif et qui nous font penser à la maison des fous dans Astérix. Certains collègues peuvent aussi être très néfastes (mais j’imagine que ça peut être pareil dans d’autres métiers).
- dans certains secteurs, des parents qui, plutôt qu’être partenaires dans l’éducation de leur enfant, sont vraiment casse-bonbon.

Voilà, je pense avoir tout dit de ma perception personnelle. D’autres peuvent en avoir d’autres.

🌹🌹🌹🌹

Hors ligne

 

[+2]    #5 12/06/2019 19h16 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   275 

Bonsoir Flower,

En tant que prof des écoles en maternelle et ancienne ingénieure également, je ne peux que valider à 1000% le contenu de votre message. Vous avez bien résumé les avantages et les inconvénients du métier que je déconseille fortement à quiconque.
Les premières années sont redoutables (classes terribles, temps de préparation et de correction énorme, lieu de travail éloigné…) et au bout de 10 ans, ça va un peu mieux, sauf si on change sans cesse de niveau mais c’est un boulot qui use, indéniablement. Je ne vois pas comment je pourrai gérer 32 élèves de 4 ans dans une classe de la taille d’un cage à lapins passés 60 ans.

Dans la liste des inconvénients, nous pourrions rajouter une médecine du travail, des primes et un CE inexistants et surtout une future retraite qui s’avérera catastrophique. Les enseignants et particulièrement les professeurs des écoles auront une retraite de misère si la réforme passe.
Et puis il faut reconnaître que les classes sont de plus en plus surchargées, avec des enfants de plus en plus difficiles.

En bref, pas du tout le genre de métier qui me ferait rêver si j’étais rentière. Ce n’est pas du tout une activité que l’on peut envisager en tant que "passe-temps". Ca, c’est une vision utopiste ! Certains stagiaires qui viennent quelques jours ou quelques semaines dans ma classe ne s’imaginaient pas que "c’était comme ça" et sont bien crevés à la fin de leur journée.
Et oui, les petits "z’enfants" sont mignons mais malgré leur bouille d’ange n’en sont pas forcément. Nous avions un formateur à l’IUFM qui nous disait que les enfants étaient des pervers polymorphes. Je n’ai jamais compris ce qu’il entendait vraiment par là (comme tout ce qu’il racontait d’ailleurs) mais je saisis l’idée globale, hé hé.

En conclusion, moi c’est l’inverse, je rêve d’être rentière pour quitter l’Education Nationale !

Edit : Tracoh, le niveau de recrutement est toujours, à l’heure actuelle, à niveau Bac+5, que l’on soit professeur ou professeur des écoles.

Dernière modification par Isild (13/06/2019 06h05)

Hors ligne

 

[+1]    #6 13/06/2019 00h43 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   17 

Bonsoir, Chères collégues,

Eh bien,  ça fait plaisir de vous trouver, deux professeures des écoles, sur ce forum. Je suis universitaire et donc beaucoup plus libre que vous vis à vis de notre tutelle commune même si parfois, comme en ce moment, il y a deux ministères. En fait, comme notre vraie tutelle, c’est Bercy, cette circonstance importe peu.

Mais ce que vous dites corrobore tout ce que j’entends de mes contacts professionnels avec les collègues du secondaire qui sont traités comme vous. Ou de mes étudiants. Ou ce que je constate quand je dois participer aux ajustements incessants que les foucades ministérielles imposent à l’université où je suis affecté. 

Ce qui est intéressant est que vous avez un raisonnement  économique correct  puisque vous avez vu que les profs étaient les dindons de la farce dans le projet de la réforme des retraites.

La génération précédente n’a pas vu qu’elle était le dindon de la farce de la politique salariale/indemnitaire de la fonction publique et de la démagogie éducative effrennée qui caractérise le MEN depuis 40 ans au moins. Elle était caractérisée par un dogmatisme naïf et une profonde incompréhension des questions socio-économiques au point que c’en était fatigant.

La nouvelle génération semble plus réaliste, pas forcément meilleure en pratique pédagogique,  celà dit, mais appliquer les inepties pondues par l’IGEN dans l’environnement bureaucratique prodigieusement inefficient dont les rectorats sont les fleurons est une circonstance atténuante.

Mais alors vous trouver sur Devenir Rentier…. Hou là, mais vous êtes donc autonomes intellectuellement?  Non,  mais, qu’est ce que Saint Philippe Meirieu va dire?

C’est pour moi un signe extrêmement positif que vous soyez dans une telle lucidité vis à vis d’une institution qui ne s’est que trop perdue à vouloir faire tout sauf remplir sa mission fondamentale. Et qui ne comprend absolument rien à la jeune génération des lauréats des concours d’enseignants vu les taux de démission au bout de deux ans.

L’institution va probablement connaître de gros remous qui nécessiteront des changements profonds, peut être à l’occasion de la réforme des retraites.

Hors ligne

 

[+1 / -1]    #7 13/06/2019 07h27 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   17 

Je ne fais que lire les commentaire des professeurs, notamment du secondaire, avec beaucoup de hauteur tant j’en garde un souvenir mauvais.

Je n’avais, selon eux, qu’à peine le niveau, tout juste même, pour faire un petit BTS "vous n’avez qu’à peine le niveau pour être technicien"--> synthèse du dernier "conseil de classe" en terminal .
D’ailleurs, vous l’avez bien dit, des profs, ici, doivent être bien différents de 95% du reste des enseignants tant la mentalité général de ce corps de métier est mauvaise.
Quand je lis mes anciens bulletins, les fameux livrets du BAC, ce livret vert, comme une bible de notre savoir et de notre comportement, qui sera présenté à un jury en cas de repêche au BAC, je suis attristé. Je me demande comment des adultes ont tant pu me vouloir du mal, me blamer, me critiquer et me descendre. Jamais j’ai manqué de respect, j’avais juste pas envie de connaitre des dates ridicules en Histoire, lire De Bergerac, etc. J’étais pas mauvais élève, toujours 16 de moyenne au collège et 9/10 en Terminale S.

Je n’arrive toujours pas à comprendre comment on peut dire à un Gamin de 17 ans que c’est un bon à rien qui n’arrivera même pas à faire un BTS (pour info, je suis ingénieur et responsable méthodes & Investissement dans un grand groupe à 26 ans et probablement le double/triple de leurs salaires) alors qu’eux même, n’ont jamais connu autre chose que les bancs de l’école.

Bref, je ne veux pas faire de polémique, mais les réunions Parents/Profs dans quelques années me font peur tant je vais être incisif si je vois le même cinéma.

Maintenant, je me marre. J’ai pas de rancune envers ces gens, bien au contraire, il me font de la peine.

Fin du Hors sujet pour moi.

Dernière modification par LoopHey (13/06/2019 07h56)

Hors ligne

 

#8 13/06/2019 07h55 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   

LoopHey, pour aller dans votre sens et vous aider à comprendre pourquoi "… comment on peut dire à un Gamin de 17 ans que c’est un bon à rien …" : pour avoir fait de si brillantes études post-bac, vous deviez très certainement être l’élève type tire-au-flanc, doué mais faisant le strict minimum en classe.
Le jugement sans ménagement de vos professeurs n’était simplement que le reflet de votre comportement d’alors.
Cela vous a vraisemblablement touché puisque vous avez réagi par la suite et obtenu le succès mérité que avez aujourd’hui. Peut-être devriez-vous finalement les remercier ?

Hors ligne

 

[+1 / -1]    #9 13/06/2019 08h11 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   17 

J’étais un enfant très épaulé par mes parents, ils faisaient en sorte de me donner confiance en moi.

J’imagine un enfant sans grande présence des parents, un peu fragile, le raz de marré que ce genre de comportements stupides aurait pu engendrer.

Mes parents me défendaient car eux, ils croyaient en moi. Par exemple quand le prof de sport me saquait pcq j’étais un peu obèse et forcément mauvais en course de vitesse (je ne le suis plus du tout aujourd’hui). Je me souviens, mon père avait regardé droit dans les yeux le prof de sport en lui disant :
"Vous savez, Monsieur, mon fils, ira travailler avec une chemise et un costume, pas avec un jogging". Il ne m’a plus jamais saqué après ce gars.

C’est exactement ce genre de soutien qu’un enfant a besoin, pas qu’on lui répète sans cesse qu’il est nul.

De quel droit, ces gens, qui soit disant possède le savoir, peuvent juger de l’avenir d’un enfant, de lui briser ses rêves. Vous rendez vous compte ?

Mais le savoir, la quantité de savoir, ça se mesure comment ? Car eux croient qu’ils sont intelligents, moi je pense qu’ils sont juste instruits. C’est deux notions différentes.

Je vous laisse méditer sur ce dernier point. Bien entendu, pour moi, la quantité de savoir se mesure très simplement, mais je ne veux pas lancer un autre débat.

Au final, leurs remarques, à ces paumés (car oui, pour dire ça à un enfant il faut vraiment avoir un problème de personnalité, besoin de se sentir puissant, de décider de l’avenir de quelqu’un), j’en avais rien à taper. J’avais tellement de confiance en moi, que je savais que j’avais raison et eux tort. Déjà, à cette époque, je me marrais quand je les croisais en ville, avec leur voiture de m****. Comment pouvez t’il me juger sachant qu’à mes yeux, financièrement parlant, ils étaient complètement nuls. Comment voulez-vous que je les écoute prêcher la bonne parole ? Je voyais bien que leur savoir, dans notre société actuelle, pour 90% était totalement inutile, car il ne me permettait même pas de me payer une belle voiture. Franchement, l’avènement de Hugues Capet dans les années 900, on s’en tape non ? Je me souviens de ce prof d’histoire en 1ère et Terminal, qui nous rendait même pas les copies, je n’arrivais même pas à avoir 6 ou 7 (au bac j’ai eu 14), c’était bien un délit de salle gueu**. Il défendait ses idées politiques de revendicard, toujours à pleurnicher. Quel crétin.

Comme à mon habitude, je sais que ce post va faire réagir, j’attends les retours avec impatience.

LoopHey.

Dernière modification par LoopHey (13/06/2019 10h51)

Hors ligne

 

#10 13/06/2019 08h45 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   417 

Bonjour LoopHey,

Quelle rancœur dans vos propos. Heureusement que tous les "profs" ne sont pas tels que vous les décrivez ! Certains le sont, c’est une évidence, mais pas tous, loin de là.

J’étais moi-même un élève moyen, tant au collège qu’au lycée. Non pas parce que j’avais des difficultés, mais simplement parce que je n’avais pas envie de faire plus que le nécessaire.

Malgré tout je n’ai jamais (pour ce que je m’en souvienne) été "saqué" par un prof. Ah si, peut-être en philosophie. Mais il faut dire que dans cette matière je cultivais ma nullité (manque total et flagrant d’intérêt).
Mis à part cela, les profs m’encourageaient régulièrement à faire des efforts, disant que je pouvais faire bien mieux.

Le summum c’était ma prof de Physique-Chimie en seconde, qui, malgré une moyenne relativement proche de la moyenne des températures d’un mois de janvier à Paris, m’encurageait encore sur mon bulletin, scolaire du troisième trimestre, tout en sachant que je partais en filière Économique et Sociale (ES) et que je ne ferai plus jamais de physique-chimie de ma vie…

Tout ça pour dire que des profs "co**", il y en a… comme dans n’importe quel Corp de métier. Heureusement (pour moi), ils ne représentent pas la majorité.

Par contre, quel est l’intérêt du juger de vos anciens enseignants en comparant leurs salaires passés / actuels aux votres ?
Heureusement que tout le monde ne choisi pas son travail en ayant en tête le nombre de chiffres qu’affichera leur future fiche de paye.

Sinon, peut-être que justement vous avez réussi à arriver là où vous êtes aujourd’hui parce que justement vous vous êtes sentis incompris et mal jugé par vos enseignants ?
Je veux dire par là que si ils ne vous avaient pas autant "plombés", vous n’auriez peut-être eu autant la niaque pour réussir selon vos critères.


https://petit-actionnaire.fr - Investissement dans les dividendes et éducation financière // le guide de l'Éducation financière

Hors ligne

 

#11 13/06/2019 08h50 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   

Quelques réflexions en passant :

Tous les enfants sont différents, certains prendront comme un défi certaines remarques  "électrochoc" de leurs professeurs, d’autres s’écrouleront. L’age de maturité aussi est différent.

Lorsque l’on voit les voitures, les téléphones, l’électroménager …d’il y a un siècle, on se dit que les salles de classes, elles, ont peu évolué !

On demande trop aux enseignants, éduquer ( alors qu’ils ne sont pas formé pour ça ) autant qu’enseigner !

Les différences de salaire entre un footballeur/artiste,  et un enseignant (primaire, secondaire) sont abyssales ! Je pense d’ailleurs que les syndicats se mobilisent peu à ce sujet !

Hors ligne

 

#12 13/06/2019 08h59 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   17 

Bonjour Néo,

Non, non, vous êtes, pour cette fois, à coté Neo.

Contrairement à vous, je pense que ce genre d’individus, sont très présents dans le Corp des enseignants.
La frustration y est grande, mais les acquis sont trop importants pour en changer. 

Non, ce n’est pas du tout grâce à eux que j’ai essayé de m’en sortir, mais uniquement car je voulais me payer une Porsche, un jour. Mes parents me disaient qu’être ingénieur c’était bien, alors j’ai fait. Eux, il défendaient les profs car ils les voyaient comme des gardiens du temple.

J’étais juste bon en sciences de l’ingénieur car je n’avais pas besoin de travailler le soir pour réussir. La mécanique (j’entends la physique pas la mécanique auto) est une matière qui bannie le par cœur au profit du raisonnement. Comprendre ce que l’on fait en somme. J’ai exploité cette matière jusqu’au niveau ingénieur. Tout simplement sans ouvrir un seul livre jusqu’au Bac+5.

Après, ce n’est que votre personne, vos valeurs et votre persévérance qui font la différence.

Dernière modification par LoopHey (13/06/2019 09h04)

Hors ligne

 

#13 13/06/2019 09h18 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   417 

De par mon travail j’ai côtoyé (et je côtoie toujours) une bonne trentaine d’enseignants du primaire et de maternelle.

Certes ce ne sont pas des profs du collège / lycée, mais je suis tout de même à l’extrême opposé de votre point de vue.

J’ai même dans mon entourage une prof de sport (en lycée) qui a fini major de sa promo en Master, et qui fait ce travail par passion plus que pour toute autre considération.

Après, comme vous le dites, chacun son expérience et chacun son vécu.

Dernière modification par Neo45 (13/06/2019 09h26)


https://petit-actionnaire.fr - Investissement dans les dividendes et éducation financière // le guide de l'Éducation financière

Hors ligne

 

[+1]    #14 13/06/2019 09h21 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   

LoopHey a écrit :

complètement nuls. Comment voulez-vous que je les écoute prêcher la bonne parole ? Je voyais bien que leur savoir, dans notre société actuelle, pour 90% était totalement inutile, car il ne me permettait même pas de me payer une belle voiture. Franchement, l’avènement de Hugues Capet dans les années 900, on s’en tape non ? Je me souviens de ce prof d’histoire en 1ère et Terminal, qui nous rendait même pas les copies, je n’arrivais même pas à avoir 6 ou 7 (au bac j’ai eu 14), c’était bien un délit de salle gueu**. Il défendait ses idées politiques de revendicard, toujours à pleurnicher. Quel crétin.

Comme à mon habitude, je sais que ce post va faire réagir, j’attends les retours avec impatience.

LoopHey.

Le problème de votre raisonnement, c’est que vous ne voyez pas que le savoir n’a pas qu’un but utilitaire. L’histoire ne vous plaisait pas, mais pour d’autres, c’est une matière qui les a fait réfléchir, a éveillé une passion chez eux.
Par ailleurs, imaginons qu’il soit souhaitable de n’enseigner qu’un type particulier de connaissances, je veux dire, des savoirs professionnels: cela supposerait de déterminer chez le jeune élève ce qu’il fera plus tard et d’éliminer le reste. Je vous laisse concevoir dans quel genre de société on vivrait.
Juste une remarque pour terminer: les notes du bac, c’est un secret de polichinelle, sont largement surévaluées. J’ai lu récemment une étude qui prouvait que dans les années 80, il n’y avait quasiment pas de mentions et qu’aujourd’hui, 60% des candidats en décrochaient une. Croyez-vous que les élèves actuels soient meilleurs que les anciens ?

Dernière modification par Canis (13/06/2019 09h22)

Hors ligne

 

#15 13/06/2019 09h31 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   

Bonjour,

Il y a effectivement beaucoup de rancœur envers le corps enseignant dans vos propos. Mais ce n’est pas la première fois que j’entends ou que je lis des personnes expliquant que si elles en sont arrivées la, ce n’est absolument pas grâce à l’école et que ce que l’on apprend à l’ecole est, la plupart du temps, inutile pour la vie « d’adulte ».

Même si l’avenement de Capet ne vous sert pas au quotidien, je pense que l’Ecole vous a apporté une base, un socle commun, des connaissances que vous avez aujourd’hui totalement intégrées, et dont vous n’avez même plus conscience… les dates des 1ères et 2ndes GM, additionner, soustraire, lire, écrire, connaître quelques grands pays dans le monde, s’exprimer devant un public…
Je caricature et simplifie grandement, mais certaines personnes sortent du système scolaire sans ces bases. Comment se débrouiller ensuite ? Et quid d’une culture commune à notre société sans ces bases? Ce n’est peut être pas impossible, je ne sais pas, mais cela me semble être d’une grande aide.

Pour rappel, je suis professeur d’EPS. Mon avis est peut être biaisé, mais j’essaie de faire preuve d’objectivité en tout cas.
Et sans rebondir sur ma voiture de m**** ou mon jogging pour venir travailler.

Bonne journée !

Dernière modification par aureperr (13/06/2019 09h34)

Hors ligne

 

[+1]    #16 13/06/2019 09h35 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 150 Réputation
Réputation :   89 

LoopHey a écrit :

Franchement, l’avènement de Hugues Capet dans les années 900, on s’en tape non ?

Non, ne serait-ce que pour ça. (j’ai cherché le plus court, pour vous épargner une lecture fastidieuse trop longue)
Je laisse votre capacité de raisonnement œuvrer.

Hors ligne

 

#17 13/06/2019 09h49 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   17 

Les avis sont souvent très tranchés sur le professorat, à tous les niveaux d’études, et sur la plupart des aspects de ce métier.

Certains vous diront que les élèves sont affreux et épuisants quand d’autres vous diront qu’ils sont très enrichissants sur le plan personnel.
Certains vous diront que les conditions d’enseignement sont pénibles et se dégradent quand d’autres vous diront que ce n’est pas pire que dans d’autres secteurs d’activité.
Certains vous diront que le volume horaire est pire que "dans le privé" quand d’autres vous diront que c’est surtout une question d’organisation et qu’il est extrêmement agréable de bosser "si peu".
Etc.

Je pense comme vous l’indiquez que la partie passion se doit d’être une composante importante de ce métier pour qui l’exerce, sans quoi les "avantages" auxquels il est souvent associé ne sauraient suffire à y prendre plaisir.
Comme indiqué j’ai depuis l’enfance été attiré par ce métier pour au final atterrir dans un tout autre domaine mais j’ai toujours pris plaisir à donner des cours particuliers en primaire et secondaire. Certes c’est un exercice différent de se retrouver face à une classe mais pourquoi pas? Dans tous les cas ce ne sera pas avant plusieurs années smile

En ligne

 

#18 13/06/2019 09h55 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   11 

Je pense que LoopHey et ses professeurs ont des valeurs cardinales complètement différentes, et qu’ils ne pouvaient pas s’entendre dès le début. Après, j’ai eu un peu les mêmes expériences avec certains professeurs, étant un ancien petit gros. Les professeurs, notamment de sport, vont vite à juger, et quand en CP au premier cours celui-ci vous appelle "le vieux pépère", c’est difficile de se débarrasser de l’étiquette. J’avais fini par me dire que je n’étais pas fait pour le sport, me mettant de coté de moi-même tout l’école primaire et le collège. Heureusement que les autres matière me rattrapaient largement. C’est seulement au lycée, puis en école d’ingénieur, que j’ai découvert que le travail fonctionnait aussi dans ce domaine la, et depuis, je me suis affuté, j’ai participé à des évènements comme le Roc d’Azur. Je n’en veux à aucun prof : il faut savoir tirer parti de chaque situation et je pense que ces moqueries m’ont endurci.

Pour en revenir au corps enseignant, j’ai eu tous les profils, du prof qui nous aidaient vraiment à devenir des adultes à celui dont j’aimerais encore crever les pneus aujourd’hui, et moi aussi j’ai eu des profs dont j’étais la tête de turc. Au collège, notre prof de dessin mettait 25% de plus aux filles, et on s’amusait à la tester en échangeant nos oeuvres avec les copines. Au lycée, j’ai eu 16 de moyenne en anglais en 2nde et terminale, mais pas en première ou la prof me prenait pour un demeuré qui ne participait jamais. Et bien cette situation, vous l’aurez encore en entreprise ou votre avancement peu être bloqué si vos supérieurs ne vous aiment pas. L’école, c’est l’école de la vie.

Hors ligne

 

#19 13/06/2019 10h05 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   47 

Mes grands-parents étaient instituteurs, puis ont été tous deux, tour à tour, directeurs d’école primaire.

J’ai encore le souvenir de ces gens qui, des dizaines d’années après être passés par leurs classes, les arrêtaient dans la rue pour les saluer (c’était déjà beaucoup) et pour les remercier de leur avoir appris à lire, à compter…

Certains des propos échangés sur cette file sont très représentatifs de l’attitude adoptée aujourd’hui par une majorité d’élèves - et de parents d’élèves - envers les enseignants.

Il y avait sans doute des exagérations avant le grand tournant amorcé dans le sillage de mai 1968, mais la situation actuelle me paraît bien plus préoccupante.

L’un des problèmes engendrés par cette situation est que ce changement d’attitude, qui s’ajoute à une montée de la violence en milieu scolaire et à une dégradation de certaines conditions économiques, contribue à rendre le métier d’enseignant de moins en moins attractif. Ce qui fait que le niveau des enseignants nouvellement recrutés diminue chaque année.

C’est un redoutable cercle vicieux et, pour tout dire, la situation me semble irréversible.

Dernière modification par Ours (13/06/2019 11h14)

Hors ligne

 

#20 13/06/2019 11h01 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   17 

Canis a écrit :

LoopHey a écrit :

complètement nuls. Comment voulez-vous que je les écoute prêcher la bonne parole ? Je voyais bien que leur savoir, dans notre société actuelle, pour 90% était totalement inutile, car il ne me permettait même pas de me payer une belle voiture. Franchement, l’avènement de Hugues Capet dans les années 900, on s’en tape non ? Je me souviens de ce prof d’histoire en 1ère et Terminal, qui nous rendait même pas les copies, je n’arrivais même pas à avoir 6 ou 7 (au bac j’ai eu 14), c’était bien un délit de salle gueu**. Il défendait ses idées politiques de revendicard, toujours à pleurnicher. Quel crétin.

Comme à mon habitude, je sais que ce post va faire réagir, j’attends les retours avec impatience.

LoopHey.

Le problème de votre raisonnement, c’est que vous ne voyez pas que le savoir n’a pas qu’un but utilitaire. L’histoire ne vous plaisait pas, mais pour d’autres, c’est une matière qui les a fait réfléchir, a éveillé une passion chez eux.
Par ailleurs, imaginons qu’il soit souhaitable de n’enseigner qu’un type particulier de connaissances, je veux dire, des savoirs professionnels: cela supposerait de déterminer chez le jeune élève ce qu’il fera plus tard et d’éliminer le reste. Je vous laisse concevoir dans quel genre de société on vivrait.
Juste une remarque pour terminer: les notes du bac, c’est un secret de polichinelle, sont largement surévaluées. J’ai lu récemment une étude qui prouvait que dans les années 80, il n’y avait quasiment pas de mentions et qu’aujourd’hui, 60% des candidats en décrochaient une. Croyez-vous que les élèves actuels soient meilleurs que les anciens ?

C’est justement ça le problème. Maintenant on fait du général partout et les élèves, à la sortie de l’école ne savent rien faire. C’est édifiant, les jeunes sont paumés, paumés d’apprendre des choses totalement inutiles. Et puis les profs, ne connaissent même pas comment une entreprise tourne. Comment voulez vous les aider dans leur choix ? C’est tout le système qui est mauvais.

J’ai eu la chance de faire mon école d’ingénieur par apprentissage, d’avoir une entreprise qui m’a fait confiance et m’a confié de gros projets industriels. La j’ai appris. Il faut arrêter de sans cesse vouloir par exemple faire lire aux enfants des trucs imbuvables, écrit en 1700, complètement dépassés. Personnellement cette approche m’a dégoutté de la lecture car c’était totalement inutile à mes yeux (et oui je suis un INTJ qui a besoin de comprendre l’utilité de la chose). Bien sur, le prof de FR en 1ère me saquais car je n’avais pas lu cette Oeuvre splendide. Diantre, ça doit être un pic, un cap, que dis-je, une péninsule. Sur celui-ci, merci à Depardieu de m’avoir sauvé.
J’ai redécouvert ce merveilleux hobbie avec Père Riche Père Pauvre, Graham et Napoleon Hill.

Aujourd’hui, je suis ici, à vouloir devenir rentier, hors système, ne regarde plus la TV, ne crois parfois plus les médecins qui disent qu’il faut opérer alors qu’en réalité non (réalité c’est du vécu). Alors, s’il vous plait, ne me la faites pas, il faut taper dans la fourmilière une bonne fois.

Mais finalement, le système doit peut être rester comme ça. Élever de bons moutons, dociles, bon à l’école, "cultivé", dans le moule. Il faut 80 % de gens ainsi, pour que les 20 % restant s’enrichissent.

En poursuivant mon raisonnement plus Loin Canis, avoir une mention pour un truc inutile du coup, c’est utile ? Personnellement j’ai redoublé le bac S et l’ai eu en 2013, la deuxième fois à 10.2. Je dois être certainement très mauvais par rapport aux anciens alors ?

Pour terminer, le résultat du BAC, Brevet, etc, on s’en tape, à quoi bon avoir un bon résultat sur un truc inutile. L’important n’est pas le résultat, mais le contenu de ce qui est enseigné. Je préfère avoir 8/20 d’un enseignement de Graham, que 16/20 au BAC. Pourtant, selon votre raisonnement, le 16 est mieux que le 8. Mais c’est 16 de quoi ? Je préfère acquérir pour ma part 40% de Graham que 80% du programme d’un TS.

A méditer.

Dernière modification par LoopHey (13/06/2019 11h31)

Hors ligne

 

[+1]    #21 13/06/2019 14h00 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   163 

@Aleajactaest et Isild

Pas besoin d’études supérieures pour enseigner dans le primaire.

Qui peut passer le CRPE (concours professeurs des écoles) ?

Dernière modification par Trahcoh (13/06/2019 14h00)

En ligne

 

[+3]    #22 13/06/2019 15h31 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   711 

> Flower

Vous pourriez ajouter dans votre description (très juste) de la profession une 3ème partie (après avantages et inconvénients) :

Avis extérieur (global) sur la profession :

- Des profs toujours en vacances
- Des personnes qui ne travaillent "que" 18h00 par semaine
- Des profs toujours en grève ou toujours absents (> qui va garder mes gamins ?)
- Et venant de l’Institution : "des pions qui doivent appliquer les réformes"
- Des paumés, des nuls avec des voitures de m****, des pleurnichards, et des crétins
 
> Loophey

Je ne vais pas débattre avec vous sur la profession d’enseignant (pas envie de me prendre la tête).
Vous clamez être intelligent (et pas seulement instruit), ayant réussi vos études sans jamais ouvrir un livre, etc… mais je ne suis pas certain que caricaturer les profs (enfin, plutôt ceux que VOUS avez eu) comme vous le faites soit vraiment un signe d’intelligence.

Ne pensez-vous pas qu’il puisse y avoir (quand même) quelques profs (pas beaucoup, seulement un ou deux…) qui correspondent à vos valeurs, à vos principes de vie (se payer une grosse bagnole, etc) ?

N’avez-vu pas connu un prof que vous avez plus apprécié que les autres ?
Dans un scolarité complète (collège + lycée + études supérieures), ne pas avoir connu un seul prof intéressant, sympathique, motivant (…), c’est vraiment "pas de bol"…

Enfin, je vous cite pour terminer :

Maintenant on fait du général partout et les élèves, à la sortie de l’école ne savent rien faire. C’est édifiant, les jeunes sont paumés, paumés d’apprendre des choses totalement inutiles. Et puis les profs, ne connaissent même pas comment une entreprise tourne. Comment voulez vous les aider dans leur choix ?

Vous pensez vraiment que c’est la faute des profs (des "pions" selon l’Institution, qui ne sont pas censés avoir un avis intéressant sur le "Système", et encore moins un avis que l’on va écouter) si l’enseignement est réalisé comme vous le décrivez ?

Vous pensez vraiment que les profs décident des programmes, de la manière de les aborder et de présenter les choses aux élèves (un peu comme si les employés d’une entreprise décidaient seuls de son mode de fonctionnement) ?

Que les profs sont d’accord d’envoyer (à l’issue des conseils de classe) un maximum d’élèves en filière générale (alors que ces élèves veulent absolument faire autre chose) ?
Petit précision : celui qui décide au final, en CC, c’est le proviseur ou le principal (que ce soit pour les récompenses ou l’avis d’orientation… que les profs soient d’accord ou non). Il a souvent des objectifs chiffrés à atteindre, coûte que coûte, fixés par l’Institution.

Les profs ne sont que de simples exécutants (tout en bas de l’échelle) et leur Bible s’appelle "BO" (Bulletin Officiel), une Bible qu’ils n’ont absolument pas rédigée ;-).

Je trouve dommage que votre analyse du métier soit assez caricatural.
Si, vraiment, cette analyse reflète le fond de votre pensée et votre vécu personnel ("tous les profs sont nuls, je n’en ai jamais eu un d’intéressant"), vous n’avez vraiment pas eu de chance ! ;-)

Je suis enseignant, très loin de me considérer comme un prof brillant (attendre par là intéressant à chaque cours), assez critique sur le "Système" et les choix qui sont imposés, et prêt à découvrir "autre chose" si j’en ai l’occasion (mais les occasions sont rares, car le Système veut absolument garder ses pions)… Mais je trouve vos propos très (très) abrupts. C’est peut-être volontaire car, manifestement, vous cherchez (un peu quand même ) la polémique.

Maxicool

PS pour Trahcoh : je me demande ce que peut apporter un tel sujet au forum (mis à part des malentendus ou des tensions entre membres)… mais bon, c’est autre débat ;-)

Dernière modification par maxicool (13/06/2019 15h45)


Parrain BourseDirect  Yomoni  Linxea  Binck  Boursorama  Fortuneo  ENI  DirectEnergie  Igraal eBuyClub BLOG

Hors ligne

 

#23 13/06/2019 15h49 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   268 

Maxicool, je pense que Tracoh n’a pas créé cette file : c’est la modération qui a redirigé les messages d’une autre file où les messages commençaient à dévier du sujet (bon, ce n’est pas la seule file dans ce cas ;-)).

En ligne

 

#24 13/06/2019 16h03 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Réputation :   17 

maxicool a écrit :

> Flower

Vous pourriez ajouter dans votre description (très juste) de la profession une 3ème partie (après avantages et inconvénients) :

Avis extérieur (global) sur la profession :

- Des profs toujours en vacances
- Des personnes qui ne travaillent "que" 18h00 par semaine
- Des profs toujours en grève ou toujours absents (> qui va garder mes gamins ?)
- Et venant de l’Institution : "des pions qui doivent appliquer les réformes"
- Des paumés, des nuls avec des voitures de m****, des pleurnichards, et des crétins
 
> Loophey

Je ne vais pas débattre avec vous sur la profession d’enseignant (pas envie de me prendre la tête).
Vous clamez être intelligent (et pas seulement instruit), ayant réussi vos études sans jamais ouvrir un livre, etc… mais je ne suis pas certain que caricaturer les profs (enfin, plutôt ceux que VOUS avez eu) comme vous le faites soit vraiment un signe d’intelligence.

Ne pensez-vous pas qu’il puisse y avoir (quand même) quelques profs (pas beaucoup, seulement un ou deux…) qui correspondent à vos valeurs, à vos principes de vie (se payer une grosse bagnole, etc) ?

N’avez-vu pas connu un prof que vous avez plus apprécié que les autres ?
Dans un scolarité complète (collège + lycée + études supérieures), ne pas avoir connu un seul prof intéressant, sympathique, motivant (…), c’est vraiment "pas de bol"…

Enfin, je vous cite pour terminer :

Maintenant on fait du général partout et les élèves, à la sortie de l’école ne savent rien faire. C’est édifiant, les jeunes sont paumés, paumés d’apprendre des choses totalement inutiles. Et puis les profs, ne connaissent même pas comment une entreprise tourne. Comment voulez vous les aider dans leur choix ?

Vous pensez vraiment que c’est la faute des profs (des "pions" selon l’Institution, qui ne sont pas censés avoir un avis intéressant sur le "Système", et encore moins un avis que l’on va écouter) si l’enseignement est réalisé comme vous le décrivez ?

Vous pensez vraiment que les profs décident des programmes, de la manière de les aborder et de présenter les choses aux élèves (un peu comme si les employés d’une entreprise décidaient seuls de son mode de fonctionnement) ?

Que les profs sont d’accord d’envoyer (à l’issue des conseils de classe) un maximum d’élèves en filière générale (alors que ces élèves veulent absolument faire autre chose) ?
Petit précision : celui qui décide au final, en CC, c’est le proviseur ou le principal (que ce soit pour les récompenses ou l’avis d’orientation… que les profs soient d’accord ou non). Il a souvent des objectifs chiffrés à atteindre, coûte que coûte, fixés par l’Institution.

Les profs ne sont que de simples exécutants (tout en bas de l’échelle) et leur Bible s’appelle "BO" (Bulletin Officiel), une Bible qu’ils n’ont absolument pas rédigée ;-).

Je trouve dommage que votre analyse du métier soit assez caricatural.
Si, vraiment, cette analyse reflète le fond de votre pensée et votre vécu personnel ("tous les profs sont nuls, je n’en ai jamais eu un d’intéressant"), vous n’avez vraiment pas eu de chance ! ;-)

Je suis enseignant, très loin de me considérer comme un prof brillant (attendre par là intéressant à chaque cours), assez critique sur le "Système" et les choix qui sont imposés, et prêt à découvrir "autre chose" si j’en ai l’occasion (mais les occasions sont rares, car le Système veut absolument garder ses pions)… Mais je trouve vos propos très (très) abrupts. C’est peut-être volontaire car, manifestement, vous cherchez (un peu quand même ) la polémique.

Maxicool

PS pour Trahcoh : je me demande ce que peut apporter un tel sujet au forum (mis à part des malentendus ou des tensions entre membres)… mais bon, c’est autre débat ;-)

Vous n’avez pas du tout lire. J’ai bien stipulé déjà, que, si vous êtes ici, vous ne faites pas parti des ces profs que je décris.
Vous savez, j’aime la caricature, car justement, elle permet de montrer certaines vérités en grossissant un peu le trait.

Hors ligne

 

[+1]    #25 13/06/2019 17h04 → Le métier de professeur/e des écoles (professeur, professeure, école)

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   711 

> Loophey,

Si si, j’ai bien tout lu ;-).
Neo45 a tenté de nuancer un peu vos propos (merci à lui), mais vous lui avez répondu :

Non, non, vous êtes, pour cette fois, à coté Neo.
Contrairement à vous, je pense que ce genre d’individus, sont très présents dans le Corp des enseignants.

Je trouve votre point de vue très caricatural (c’est votre droit).
Il y a peut-être quelques dizaines de profs sur le forum, il y a 880 000 enseignants (primaire + secondaire) en France. Ca fait un très très petit pourcentage de profs en dehors de votre caricature.

Sinon, une caricature ne montre pas forcément la vérité, mais au contraire, elle peut simplifier à outrance, dénaturer, déformer, ridiculiser. 

> Cat,

Je ne sais pas, je préfère cette version dans ce cas. Merci pour l’info.
Plusieurs fois, récemment, on évoquait "l’ambiance déclinante du forum". Je pense que ce type de discussion risque d’y contribuer (ce n’est que mon avis personnel)…

Dernière modification par maxicool (13/06/2019 17h13)


Parrain BourseDirect  Yomoni  Linxea  Binck  Boursorama  Fortuneo  ENI  DirectEnergie  Igraal eBuyClub BLOG

Hors ligne

 

Pied de page des forums

Propulsé par FluxBB
Hébergé par Arcustech