Suivez les discussions sur : Twitter Facebook RSS   Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter : Newsletters   Utilisez la recherche : 
Membres  |  Mission

Forums des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies sur l’investissement patrimonial pour s’enrichir, générer une rente et atteindre l’indépendance financière

Invitation Vous n'êtes pas identifié : inscrivez-vous pour échanger et participer aux discussions !

Information Nouveau venu dans cette longue discussion ? Consultez une sélection des messages les plus réputés en cliquant ici.

#51 08/05/2020 14h13

Membre
Réputation :   55  

Pezzul a écrit :

Vous ne prenez que ce qu’il vous plaît dans les articles que j’ai cité…
On y parle d’inégalités, mais pas que, et c’est le "pas que" le plus intéressant : un graphique sur le nombre de personnes vivants sous le seuil de pauvreté (nombre qui augmente sur 10 ans), et des graphiques sur la part des jobs précaires dans la population (nombre qui augmente aussi). Je ne vous parle pas d’inégalité, simplement de nombre de personnes en situation précaire, en valeur absolue !

Et vous, avez-vous des sources  pour dire que la richesse commence à 4000€ et non plus 6000€ dans l’esprit des français ? Un sondage réalisé il y a 10 ans et un cette année par exemple ? Ou tirez-vous des généralités sur les français depuis un article partisan ?

Cher Pezzul, le problème du seuil de pauvreté, c’est que c’est une notion relative (puisqu’un pourcentage du revenu median du pays). Si vous vous enrichissez, mais que vos voisins s’enrichissent plus vite, vous pouvez basculer dans la pauvreté au sens de l’Insee (puisque le seuil de pauvreté augmente). C’est aussi pour ça que comparer le % de pauvres entre des pays de différents niveaux de richesse fait peu de sens. Vaut il mieux être juste au dessus du seuil en France, ou juste au dessous en Allemagne (ou le niveau de revenu median est plus élevé), par exemple ? Et on pourrait prendre des exemples plus extrèmes …

Du coup, l’augmentation du nombre de pauvres en relatif peut être vu comme la conséquence de la hausse des inégalités (puisque le revenu median augmente un peu quand même ?).

Comme souvent avec les chiffres, c’est une question d’interprétation et on leur fait dire un peu ce qu’on veut. Le problème est qu’on s’en sert ensuite comme argument pour justifier des décisions politiques sans en faire la pédagogie.

Je précise que je n’ai pas d’opinion très arrêtée sur ces sujets, je pense qu’il faut des incitations positives à "s’élever", mais que trop d’inégalités n’est pas bon pour la croissance, les très riches ne trouvant plus rien à consommer à un moment :-) Comme souvent c’est un équilibre délicat à trouver…

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #52 08/05/2020 14h15

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   881  

Il est difficile de débattre avec un intervenant qui cite des chiffres de mémoire sans rien sourcer, même si je suis d’accord dans l’absolu que les conditions des moins favorisés ont pu malgré tout s’améliorer.
De plus :

pvbe a écrit : a écrit :

Celui qui perd son travail bénéficie de la sécurité sociale, le chômage, il n’y a pas de mécanisme semblable pour le "riche" qui perd 30% de son patrimoine.

On ne peut faire plus clivant. En quoi un salarié "bénéficie-t-il" de quoi que ce soit au niveau de la Sécurité Sociale ? Il cotise, il a des droit. Le riche aussi d’ailleurs, je ne vois pas l’intérêt de les opposer.
Le chômage c’est un peu pareil, le riche n’a pas pris et payé d’assurance sur son patrimoine, à partir de là s’il baisse, la société ne lui doit rien.

Si votre problème Pvbe c’est le principe du système social français, expliquez-nous le mieux mais sans opposer de manière "clivante" ou caricaturale les riches et les "pauvres" svp.

Hors ligne Hors ligne

 

#53 08/05/2020 15h33

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   272  

pvbe a écrit :

Pezzul, le 07/05/2020 a écrit :

pvbe, je ne comprends pas le raisonnement. Entre un riche dont le patrimoine perd 30% de valeur, et une personne qui perd son travail, le riche est celui qui perd le plus ? Ou il y a quelque chose d’autre que le riche perd que je n’ai pas compris ?

Celui qui perd son travail bénéficie de la sécurité sociale, le chômage, il n’y a pas de mécanisme semblable pour le "riche" qui perd 30% de son patrimoine.

Les ’riches’ (quoique ça veuille dire) n’ont pas accès à la sécurité sociale?
Un ’riche’ qui aurait cotisé au chômage et perd son emploi n’a pas accès à l’assurance chômage?

Soyons sérieux. Qu’on soit riche comme Crésus ou pauvre comme Job sur son tas de fumier, si on perd 30% de son patrimoine…on perd 30% de son patrimoine. Sur ce point, tout le monde est égal.

Dernière modification par carignan99 (08/05/2020 15h40)

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #54 08/05/2020 16h09

Membre
Réputation :   14  

Faith, le 07/05/2020 a écrit :

zappaty a écrit :

Autrement dit, ce cher monsieur toujours prompt à donner du verbe pour satisfaire son égo d’opprimé n’a rien trouvé de mieux que de confisquer tous les revenus de ceux qui ont du patrimoine en France.

A sa décharge
1 ) il parle d’un prélèvement one-shot.
2 ) son patrimoine estimé est de 275 millions d’euros (acteur, entrepreneur et investisseur), il s’inclue donc dans l’effort demandé, ce qui est très honorable.

Je suis très septique sur le fait que Vincent Lindon ait un patrimoine aussi élevé.

Je crois que j’ai retrouvé votre source en faisant des recherches et il me semble que ce soit un article parodique : Vincent Lindon : L’acteur français le mieux payé en 2020 - Médiamass

En ce qui concerne cette taxe en elle même, même si vraisemblablement je ne serai jamais concerné, cela me semble totalement déplacé. Si l’argent a été gagné, que les impôts et les charges sociales ont été payés sur cet argent, pourquoi venir encore le taxer une fois de plus par la suite ?

Qu’on taxe les revenus de ce patrimoine plus sévèrement pourquoi pas, mais taxer du capital acquis à titre personnel déjà "net de taxe", là je ne suis plus.

Le français moyen qui paie des impôts est déjà tellement taxé, peut être faut il plutôt réfléchir à la façon dont cet argent est redistribué ?

Si l’on prend une personne qui touche 1000 euros par mois (pour avoir un compte rond)

Il a fallu produire à ce salarié 1800 euros HT de richesse pour toucher ses 1000 euros (800 euros de charges)

Sur ses 1000 euros, il va payer environ 10% d’impôts sur le revenu et encore 10% d’impôts locaux (taxe d’habitation, taxe foncière pour un petit propriétaire et taxe ordures ménagères)

Il lui restera donc environ 800 euros sur lesquels il va payer 20% de TVA sur toutes ses dépenses, soit 133 euros.

Ce sont des chiffres arrondis, mais sur 1800 euros de richesse produite pour un salarié de notre pays, il pourra jouir réellement de 666 euros et 1134 euros partiront à l’état, soit plus de 63% d’impôts divers.

Quelle est la prochaine étape : 70%, 85% ?

La richesse est là je pense, mais elle ne va peut être pas au bon endroit ?

Dernière modification par Ademos (08/05/2020 16h11)

Hors ligne Hors ligne

 

#55 08/05/2020 17h05

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   506  

Ademos a écrit :

Je suis très septique sur le fait que Vincent Lindon ait un patrimoine aussi élevé.

Je crois que j’ai retrouvé votre source en faisant des recherches et il me semble que ce soit un article parodique : Vincent Lindon : L’acteur français le mieux payé en 2020 - Médiamass

Et bien comme c’est la seule source que j’ai trouvé, c’est probablement faux hmm
Rhaaa… je déteste ces sites…
Merci d’avoir relever la probable erreur.

Si l’argent a été gagné, que les impôts et les charges sociales ont été payés sur cet argent, pourquoi venir encore le taxer une fois de plus par la suite ?

Qu’on taxe les revenus de ce patrimoine plus sévèrement pourquoi pas, mais taxer du capital acquis à titre personnel déjà "net de taxe", là je ne suis plus.

Je ne suis pas d’accord.
On parle ici d’un cas extrême, avec des situations très problématique, je ne vois aucun problème a exiger, exceptionnellement, l’aide de la nation (comme indiqué, je préfère que ce soit la nation entière, plutôt que "les riches").

Ca fait partie de ce que je considère être un devoir civique: en cas de crise, n’importe quel citoyen devrait accepter de fournir une part de l’effort. J’ai parlé plus haut de 0.3% du patrimoine, ça me ferait donc environ 1500€ à payer, exceptionnellement, pour aider ceux qui sont gravement touchés par cette pandémie mondiale. Ce n’est vraiment pas grand chose.

Le problème, c’est qu’effectivement, le mode d’imposition français a fait perdre l’impression que "tous les citoyens" doivent aider. Dans notre pays, c’est aux autres d’aider "d’abord".
J’aimerais beaucoup qu’on prenne l’habitude de demander de l’aide à tout le monde.
J’aimerais beaucoup qu’on taxe tout le monde pour aider les plus en galère.
J’aimerais beaucoup que l’aide aux vulnérables deviennent un choix réellement démocratique: un choix de tout le peuple pour faire un effort tous ensemble.

La richesse est là je pense, mais elle ne va peut être pas au bon endroit ?

Peut-être.
Mais c’est encore une histoire de "je n’accepte rien tant que les autres n’auront pas fait le premier pas". Et du coup, c’est le statu-quo

Dernière modification par Faith (08/05/2020 17h09)


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

Hors ligne Hors ligne

 

#56 08/05/2020 17h53

Membre
Réputation :   1  

Ademos a écrit :

Le français moyen qui paie des impôts est déjà tellement taxé, peut être faut il plutôt réfléchir à la façon dont cet argent est redistribué ?

Si l’on prend une personne qui touche 1000 euros par mois (pour avoir un compte rond)

Il a fallu produire à ce salarié 1800 euros HT de richesse pour toucher ses 1000 euros (800 euros de charges)

Sur ses 1000 euros, il va payer environ 10% d’impôts sur le revenu et encore 10% d’impôts locaux (taxe d’habitation, taxe foncière pour un petit propriétaire et taxe ordures ménagères)

Il lui restera donc environ 800 euros sur lesquels il va payer 20% de TVA sur toutes ses dépenses, soit 133 euros.

Je comprends votre raisonnement mais je trouve votre exemple pas très pertinent.
Pour payer 10% d’IR, il faut gagner grosso modo 3 000 euros nets par mois pour un célibataire. On est en plein dans les 2 derniers déciles, plutôt que le français moyen, pour reprendre votre expression.
Combien de petits propriétaires (pour reprendre là aussi votre expression) célibataires paient plus de 3500 euros par an d’impôts locaux ? Ça doit exister mais ce n’est absolument pas représentatif.
Quant à la TVA, je ne connais aucun ménage qui paie 20% de TVA sur son revenu disponible. Les classes aisées ont un taux d’effort de 7 à 8% de TVA et les plus pauvres 12% (cf rapport 2015 du Conseil des prélèvements obligatoires sur la TVA).

Hors ligne Hors ligne

 

#57 08/05/2020 18h39

Membre
Top 150 Réputation
Réputation :   88  

Faith,

J’aime bien votre idée de taxer 0,3% du patrimoine.
Mais de quel patrimoine parlez vous?

Pour le patrimoine financier, c’est relativement facile à faire mais pour les immeubles ou les oeuvres d’art par exemple?faut il que 62 millions de français détaillent leur patrimoine ?
A moins de monter une nouvelle usine à gaz, je ne vois pas trop comment mettre en place cette taxe rapidement et sans un lot de contestations  y compris devant les tribunaux….

si taxé il y a, le gouvernement choisira sans doute une taxe sur les revenus,  qui ont l’avantage d’être des flux " de richesse nouvelle" et comme il mettra en place une surtaxe  sur l’impôt sur le revenu,  50% y échapperont.

Donc l’idée de taxer une minorité aisée n’est sans doute pas la plus juste, mais la plus simple à mettre en oeuvre…même si ça revient à un retour caché de l’ISF.

Mafo

Dernière modification par mafo (08/05/2020 18h42)

Hors ligne Hors ligne

 

[+2]    #58 08/05/2020 18h59

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   819  

Pezzul a écrit :

Vous ne prenez que ce qu’il vous plaît dans les articles que j’ai cité…
On y parle d’inégalités, mais pas que, et c’est le "pas que" le plus intéressant : un graphique sur le nombre de personnes vivants sous le seuil de pauvreté (nombre qui augmente sur 10 ans), et des graphiques sur la part des jobs précaires dans la population (nombre qui augmente aussi). Je ne vous parle pas d’inégalité, simplement de nombre de personnes en situation précaire, en valeur absolue !

Et vous, avez-vous des sources  pour dire que la richesse commence à 4000€ et non plus 6000€ dans l’esprit des français ? Un sondage réalisé il y a 10 ans et un cette année par exemple ? Ou tirez-vous des généralités sur les français depuis un article partisan ?

Connaissez-vous la DÉFINITION du seuil de "pauvreté" en France ?

Savez-vous que plusieurs pays européens ne prennent pas une définition à base de médiane ou de moyenne ? Et ils ont raison.

La définition de la pauvreté en France n’est PAS de la pauvreté. Oui je sais c’est fou. C’est une définition des inégalités ! Au-dessous de 60 % du revenu médian ! Il y aura toujours des "pauvres" avec cette définition ridicule et, je pèse mes mots, marxiste.

Une fois que l’on est revenus à la vraie définition, seuls les (rares) statistiques en revenu disponible APRÈS les nombreuses aides ont du sens… vous verrez que la conclusion change du tout au tout… mais il faut accepter les chiffres et pas l’idéologie. ;-)

Dernière modification par PoliticalAnimal (09/05/2020 15h38)


Do your homework! Parrain pédago pour Bourso, Binck et Bourse Directe : écrivez-moi en MP :-) et  mon portif

Hors ligne Hors ligne

 

#59 08/05/2020 19h01

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   506  

mafo a écrit :

Mais de quel patrimoine parlez vous?

Je suis parti du "patrimoine global" de la France, aucun calcul savant derrière cela !

faut il que 62 millions de français détaillent leur patrimoine ?

Oui… Les français déclarent déjà leurs revenus, déclarer le patrimoine ne serait pas différent (mais pas du tout accepté, je n’en ai aucun doute)

A moins de monter une nouvelle usine à gaz, je ne vois pas trop comment mettre en place cette taxe rapidement et sans un lot de contestations  y compris devant les tribunaux…

Absolument, je n’ai aucun espoir de voir "ma" taxe appliquée dans notre pays: je ne fais qu’ajuster la proposition de l’acteur cité précédemment vers quelque chose qui me semblerait plus intelligent.


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

Hors ligne Hors ligne

 

[+2]    #60 08/05/2020 21h31

Membre
Réputation :   4  

Ça doit vous paraître évident pour vous tous, mais j’aurai appris une chose aujourd’hui : Que c’est dur de débattre sur un forum ! On ne connaît pas les personnes en face, on nous prête des réflexions qu’on n’a pas, on interpelle une personne et 6 autres répondent sur des sujets tous différents, et on nous attaque sur la forme plutôt que le fond… ma naïveté en prend un coup ! Donc je vais essayer d’apprendre et d’être plus précis/compréhensible.

Tout d’abord, merci PoliticalAnimal pour avoir répéter un propos déjà évoquer deux fois avant vous par Nemesis et starklord72, je vous avoue que votre dernière phrase donneuse de leçon m’a surpris, étant dans la recherche en mathématiques je n’y suis pas habitué.

Sur la forme, le graphe sur le taux de pauvreté est décrié, il est criticable, je l’entends. Néanmoins l’INSEE ne le calcule pas pour la beauté des mathématiques, et il peut être intéressant de se pencher dessus. Pour être bien compris, il devrait être mis en perspective avec d’autres (cf lien de starklord72), je ne les ai pas sous la main, mea culpa.

Sur le fond, je reprends la première phrase de ma dernière intervention : Vous ne prenez que ce qu’il vous plaît dans les articles que j’ai cités.
Des courbes en valeur absolu, vous en avez plein : nombre de CDD, d’intérims, de chômeurs et j’en passe, que des chiffres qui doublent ou quintuplent sur la période de temps étudiée. Dire que les moins fortunés ont une situation de plus en plus précaire ne me semble pas exagéré, d’ailleurs on a même inventé un mot pour ce phénomène, l’uberisation ! Uberisation ? Wikipédia
Je vais reprendre l’argument qu’à avancer pvbe de mémoire : sur les 10 dernières années le revenu moyen réel, hors inflation, à augmenté de 10%, mais seulement de 3,5% pour le 1er décile et de 5% pour le 2è. Même si ces chiffres sont réels (à vérifier), cela ne veut pas dire que les conditions de vie des plus pauvres sont meilleures qu’avant. Les revenus ont certes augmenté de 3.5% en 10 ans, mais le nombre d’emplois précaires aussi… peser quel phénomène l’emporte sur l’autre est compliqué, et on n’aura sûrement pas les mêmes "intuitions", néanmoins cet argument ne discrédite pas ma thèse à lui seul. Ou alors, démontrez le moi !
On peut aussi évoquer le patrimoine et non les revenus, mais j’aurais l’impression de trop élargir le débat, et à ce jeu il n’avancera jamais…

On m’a demandé de sourcer mon propos, je l’ai fait (parfois maladroitement), mais s’il vous-plaît, appliquez vous aussi ce que vous me demandez. Montrez moi des sources qui vont dans le sens d’une augmentation du niveau de vie des moins fortunés en France, ou sinon je vais penser ce que vous me reprochez : que votre idéologie prend le dessus sur les chiffres.

Hors ligne Hors ligne

 

#61 08/05/2020 22h27

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   506  

Pezzul a écrit :

Des courbes en valeur absolu, vous en avez plein : nombre de CDD

Je prends juste ce point, parce que c’est une erreur classique, et surtout une désinformation trop fréquente (je ne vous accuse pas, j’espère juste vous ouvrir les yeux sur ce point):
En fait, le nombre de personnes en CDI augmente chaque année, et il augmente à un rythme comparable à celui de CDD.
La courbe jusqu’en 2008
La situation en 2018

Les médias vous vendent un chiffre qui n’a quasiment pas de sens (en tout cas, pas du tout celui qu’ils essayent de lui donner): la proportion de CDD sur les nouvelles embauches. Il est pourtant évident qu’on va signer plus de CDD et d’intérim que de CDI en une année ! Un CDI, ce n’est pas pour 1 mois, c’est pour de nombreuses années.
A la rigueur, si le taux de CDI remontait fortement, on pourrait s’inquiéter de ce que ça signifie: hausse des licenciements rapides, utilisation abusive de la période d’essai, etc.

Bref, vous utilisez au moins deux indicateurs particulièrement peu clairs: taux de pauvreté relatif et part des CDD dans les embauches. Soyez plus malin que ce que les médias pensent de vous, n’utilisez pas ces chiffres sans les questionner fortement.

Edit: j’ai trouvé les chiffres insee pour 2018 et 2019 sur la proportion de CDD et Intérim parmi tous les salariés:
2018: 13.5%
2019: 11.5%
Cela ne semble pas aller dans l’idée d’une augmentation de la précarité. Ou en tout cas, ça devrait suffire à poser les choses et bien réfléchir sur ce sujet.

Dernière modification par Faith (08/05/2020 22h33)


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #62 08/05/2020 22h53

Membre
Réputation :   14  

@pezzul,

Concernant le niveau de vie d’après l’Insee (données seulement jusque 2016) il a plus augmenté pour les premiers déciles. Et le Coefficient de Gini, mesurant les inégalités, diminue à partir de 2010.

Niveau de vie 1996-2016

Peut être  y a t’il des donnés jusque 2019, je n’ai pas trouvé, qui évolue dans un autre sens.

Dernière modification par starlord72 (08/05/2020 23h20)

Hors ligne Hors ligne

 

[+2]    #63 08/05/2020 22h53

Membre
Réputation :   49  

@Pezzul: je pense que les chiffres de l’Insee, et en particulier ceux concernant le premier décile, voir par exemple ici, n’appréhendent pas correctement les chiffres de la pauvreté en France. En effet, un grand nombre de personnes pauvres (sans-abris, hébergement d’urgence, en hôtel, hébergement chez des tiers, bidonvilles …) passent sous le radar des enquêtes, et les diverses estimations (Insee, Fondation Abbé Pierre, FNARS, Cour des comptes…) varient énormément (voir par exemple un résumé ici), ce qui n’est jamais bon signe. Après, l’absence de chiffres fiables n’empêche pas d’ouvrir les yeux sur certaines réalités (voir par exemple l’évolution du nombre de repas distribués par les Restos du Coeur).

Un deuxième point: dans votre approche, je me demande si vous séparez nettement le déclassement et la peur du déclassement: entre être précaire et devenir pauvre, il y a heureusement un abyme!

Hors ligne Hors ligne

 

#64 08/05/2020 23h23

Membre
Réputation :   64  

Vous qui êtes comme moi mathématicien, Pezzul, je suis sur que vous apprécierez la remarque qu’il existe une façon élégante de réduire à zéro le taux de pauvreté qui est de mettre au RSA 50% de la population.
A vrai dire le taux de pauvreté est nul dans certaines sociétés esclavagistes où 80% de la population dispose d’un  revenu nul.

Ces exemples mettent en exergue la trivialité que le taux de pauvreté (défini comme niveau de vie à 60% du médian) est un indicateur des inégalités dans les cinq premiers déciles de niveau de vie. 

Les indices comme le taux de privation comme dans le lien donné par starlord72 me semblent plus proches d’une mesure de la pauvreté. 

Ensuite il serait peut être plus pertinent de calculer non le niveau de vie mais son taux de couverture d’un panier de consommation (nourriture, logement, transport, santé, etc…) comme celui qui sert de base au calcul de l’inflation mais restreint aux produits et services indispensables pour vivre dignement, le tout calculé au niveau du bassin d’emploi.

Un indicateur plus global des inégalités, le coefficient de Gini, est reparti à la hausse en 2018. Il est en hausse tendancielle lente depuis le début des années 2000 et si on le suit sur le site de l’INSEE il semble réagir surtout aux variations de la fiscalité des hauts revenus. A confirmer pour les chiffres de 2019, 2020 (qui promet d’être une anomalie statistique), 2021….

On pourrait aussi chercher à définir des indices de précarité. La précarité n’est pas la même chose que la pauvreté. Elle ne dépend pas du niveau de vie et du patrimoine de l’année mais de projections de ces données individuelles sur les années suivantes ( qui ne peuvent pas sérieusement être pensées autrement que comme des variables aléatoires).

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #65 09/05/2020 00h20

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   272  

Je commence par la fin du raisonnement de Faith puis m’oriente vers le point de départ.

Faith a écrit :

J’ai parlé plus haut de 0.3% du patrimoine, ça me ferait donc environ 1500€ à payer, exceptionnellement, pour aider ceux qui sont gravement touchés par cette pandémie mondiale. Ce n’est vraiment pas grand chose.

Votre raisonnement est fort joli mais dans la pratique, il repose sur (au moins) deux hypothèses, pour le moins fragiles :

- H1 : cette taxe serait temporaire (une année).
- H2 : cette taxe sera utilisée à bon escient.

Sur H1 : vous connaissez beaucoup de taxes à vocation temporaire qui n’ont pas perduré dans le temps? Exemple : la CSG. Dois-je souligner que trente ans plus tard, elle existe toujours et qu’on n’est plus à 1,1%?

Sur H2 : quelle est la probabilité que cette nouvelle taxe soit utilisée à bon escient = de façon efficace? Et quelle est la probabilité que les fonds récoltés ne fassent que disparaître dans le puits sans fond qu’est le budget de l’État?

Ma religion est faite : encore une taxe (une nouvelle), qui viendrait s’empiler sur toutes celles existantes, avec l’efficacité que l’on connaît (si la création de nouvelles taxes permettait de réduire les inégalités, ça fait longtemps qu’il n’y aurait plus d’inégalités en France!).

Faith a écrit :

On parle ici d’un cas extrême, avec des situations très problématique, je ne vois aucun problème a exiger, exceptionnellement, l’aide de la nation (comme indiqué, je préfère que ce soit la nation entière, plutôt que "les riches").

Ca fait partie de ce que je considère être un devoir civique: en cas de crise, n’importe quel citoyen devrait accepter de fournir une part de l’effort.

On est absolument d’accord. En fait, je serais plus hardcore que vous : n’importe quel citoyen devrait être prêt à se défoncer pour aider la nation à remonter la pente.

Devant cette pandémie, le réflexe (très français?) serait de se dire : créons une nouvelle taxe. Avec pourtant les travers évoqués ci-dessus (qui sont, je le reconnais, assez peu audibles dans une société de l’émotion, où taxer est le Graal et la créativité fiscale est sans borne).

Sinon, une autre approche existe : travailler plus sans hausses de salaires/revenus, pour booster la compétitivité de l’économie française et essayer de conserver quelques entreprises vivantes (je grossis le trait hein mais l’idée y est). J’imagine qu’aujourd’hui, beaucoup d’indépendants se défoncent pour survivre (travaillent beaucoup pour gagner pas grand chose, voire 0€…ou un revenu négatif!). Rien de fou à imaginer que les salariés fournissent également un effort exceptionnel dans la période de dé confinement.

Concrètement : une action simple sur le papier serait de faire sauter les 35 heures à titre ’temporaire’. Et pour ceux qui n’y sont pas (enseignants, cadres au forfait et.), gel des salaires pour tout le monde pendant au moins 1 an. Préférablement 2 ou 3.

Je sais, ce n’est pas très sexy comme mesure mais je pense assez réaliste sur le plan économique. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, non?
Après, sur les plans politiques et syndicaux, je reconnais que ça peut poser quelques problèmes…

Dernière modification par carignan99 (09/05/2020 13h04)

Hors ligne Hors ligne

 

#66 09/05/2020 09h53

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   218  

Mutualiser les pertes, privatiser les profits. J’ai déjà entendu ça en 2009.

Moi je propose de laisser crever les cafetiers, et de racheter leur business pour une bouchée de pain.

Au jeu du capitalisme, il ne peut pas y avoir que des gagnants.

En synthèse, je veux bien que tout le monde morfle sauf moi.

Je pense que faire de la publicité aux intermittents du spectacle apprentis gauchistes et aux think tanks libéraux pro esclavage n’apporte rien à la société.

Ps: c’est gentil de vouloir geler les salaires des praticiens hospitaliers pour les "aider" suite à la crise, mais il semble que quelqu’un ait eu l’idée longtemps avant vous.

Dernière modification par Trahcoh (09/05/2020 09h54)

Hors ligne Hors ligne

 

#67 09/05/2020 10h02

Membre
Réputation :   41  

Une citation :

Comment aider les pauvres ?
En premier ne le devient pas toi-même !

Hors ligne Hors ligne

 

#68 09/05/2020 10h03

Membre
Top 150 Réputation
Réputation :   117  

Trahcoh a écrit :

En synthèse, je veux bien que tout le monde morfle sauf moi.

Tiens ? çà me rappelle une scène
dernière phrase


Ericsson…!  Qu'il entre !

Hors ligne Hors ligne

 

Information Nouveau venu dans cette longue discussion ? Consultez une sélection des messages les plus réputés en cliquant ici.

Pied de page des forums

Don Faites un don
Apprendre le bonheur