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[+2]    #26 07/05/2020 09h09

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amoilyon a écrit :

banyuls, le 09/12/2018 a écrit :

Beaucoup de personnes pensent qu’il est légitime "d’égaliser" les différents niveaux de vies des citoyens et voient comme une injustice le fait que certains gagnent plus que d’autres sans évidement chercher à comprendre l’origine de cette différence
Rocc ne fait que rappeler le sens du mot égalité dans la devise nationale

Je ré ouvre  être file car j’ai été solicité pour un projet collaboratif,  à savoirlivre sur les riches en France.
A en lire la présentation sommaire, il faudrait effectivement egaliser tous les citoyens afin de lutter contre l’injustice.

A noter que l’observatoire des inégalités est un groupe "d’économistes" et de "philosophes" plus motivés par l’idéologie que par l’analyse profonde et factuelle des faits.

On dit souvent qu’on trouve que ce que l’on cherche. Comme ils cherchent des inégalités, ils risquent d’en trouver. Sont elles fondamentalement injustes ? Je doute qu’ils poussent la réflexion en ce sens…

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[+1]    #27 07/05/2020 09h51

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Bonjour !

Pour moi, vouloir combattre les inégalités sociales (et surtout financières car tout avantage social a un prix de revient, et c’est une cible facile), c’est comme regarder un lac, et dénoncer qu’il y a inégalité des fonds(*) : au bord, c’est moins profond qu’au milieu ; et prendre un seau pour enlever l’eau du milieu pour la reverser sur les bords…

De plus, si les égalités liées au domaine financier sont faciles à cibler, c’est moins évident pour d’autres inégalités (sociales), comme le lieu d’habitation, la santé, les conditions de travail, la beauté, l’éducation, l’acceptation grégaire, et bien d’autres aspects.

(*) petit jeu de mots volontaire


M07

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[+1]    #28 07/05/2020 12h46

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Comme Igorgonzola, la description de la campagne ulule me choque.

Rien qu’une phrase me choque :

ulule a écrit :

« la France qui gagne » va de mieux en mieux, alors que la précarité du travail et le mal-logement persistent.

En regardant les chiffres : travailleur précaire, 3,7 millions selon eux. Allez 4 pour faire un chiffre rond.
Mal-logé : 4 millions selon la fondation abbé pierre (lien).
Allez on est généreux, on ajoute les 12 millions de personnes en situations de précarité.
Et en prime on considère que les travailleurs précaires ne sont pas les personnes mal logé.
Soit 20 millions de personnes.

En résumé, l’étude nous dit en gros 20 millions de français sont pauvres.
Donc la « la France qui gagne », c’est les 47 millions d’autres ?

En lisant un peu plus :

ulule a écrit :

Les riches défendent souvent la liberté d’entreprendre

Ok, donc les artisans et entrepreneurs, sont riches pas définitions.
Le succès du status micro-entreprise, effectivement, ça semble confirmer la quantité de riche en France.

Bref, une campagne populiste, qui ne devrait pas avoir de mal à récolter des fonds, car pour punir les méchants riches, il y a toujours plein de gentil pauvres qui ont trop d’argent.

Personnellement, je trouve qu’ils font un bon travail en marketing en s’orientant sur le populisme pour récolter des fonds (et ça marche, ils sont au 3ème niveau de collecte).
Après, le contenu, c’est bien pour faire pleurer dans les chaumières, c’est les feux de l’amour version révolution.

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#29 07/05/2020 12h59

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Ce qui est quand même drôle dans tout ça, c’est que les gauchistes pleurent en permanence sur un accroissement des inégalités, et des riches qui deviennent de plus en plus riches. Mais le riche Français lui n’en profite pas.

Parce qu’on est passé d’une imagerie où le riche était le mec avait le haut de forme, le ventre gras, le cigare à une main et le sac avec un dollar à l’autre, à un ménage qui gagne 4000€ par mois et qui dispose d’une résidence secondaire.

Le riche Français s’appauvrit en fait au contraire d’années en années. Qui l’eut crû ?

Encore une ou deux décennies et le riche sera celui qui gagne 1,5 SMIC.

J’adore tout particulièrement la photo de la campagne où on voit un jardin avec trois arbres et deux transats. C’est quand même incroyable.
Bon ok la pelouse est bien entretenue, mais l’histoire ne dit pas si le propriétaire se paye un jardinier.

Dernière modification par Igorgonzola (07/05/2020 13h01)

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#30 07/05/2020 13h32

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Loophey,

Je ne comprends pas vos chiffres : 2700 brut en gros avant IR ferait un peu plus de 2100 net si non cadre (23% de charges salariales en gros) pour un coût patronal d’un peu moins de 3700 mensuel (on est ok).

Vous citez 1770 puis 1670 net net ce qui en prenant 1770 ferait un IR de 16% qui me semble très très élevé pour ne pas dire le double du taux Réel que je constate sur des salaries à situation qui me semblent proche de la sienne.

Ne vous seriez pas emmêlé dans vos calculs ? Je vous conseille pour faire des simulations de charges etc l’excellent cogilog qui est gratuit à utiliser et plutôt fiable.

On est plutôt en phase sur le nivellement par le bas comme conséquence de la politique de pompage de ceux qui veulent progresser, toutes les politiques d’emploi étant basées sur de la création pour gommer les chiffres de pôle emploi, mais au smic …c’est le principe même de la réduction Fillon qui continue de guider la progressivité des charges salariales bien longtemps après le depart de ce dernier aux affaires.

Quand j’ai pris conscience du ratio réel net après IR coût toutes charges incluses pour ma société, j’ai commencé à réfléchir thésaurisation, holding, outil de travail hors isf (qui pourrait revenir un jour au l’autre..) et surtout optimisation de ce ratio et départ anticipé d’activité.

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#31 07/05/2020 13h40

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serenitis a écrit :

Ne vous seriez pas emmêlé dans vos calculs ?

C’est pas emmêlé, je me suis planté royalement.

Les chiffres :

France :

2250€ brut --> 1700€ avant impôts --> 1635€ après IR

Suisse :
2250€ brut --> 1991€ avant impôts. Soit 191€ d’écart à ISO salaire.


Mon interview sur le blog du projet lynch : http://leprojetlynch.com/2020/12/loophe … -debutant/

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[+1]    #32 07/05/2020 14h26

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Ulule a écrit :

Pour 45 euros par exemple, vous bénéficierez d’une réduction d’impôt de 29,70 euros

Succulent cette remarque, dans le document à être edité, amenant probablement à plus de taxes et d’impot :-)

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#33 07/05/2020 14h47

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Je trouve cette campagne de communication plutôt bien vue.

La désignation d’un ennemie lointain et insaisissable a souvent bien fonctionné politiquement pour rassembler les veaux, quel que soit le parti politique.

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#34 07/05/2020 15h08

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Vincent Lindon propose déjà une ébauche
Taxe Jean Valjean

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#35 07/05/2020 15h26

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Igorgonzola a écrit :

Parce qu’on est passé d’une imagerie où le riche était le mec avait le haut de forme, le ventre gras, le cigare à une main et le sac avec un dollar à l’autre, à un ménage qui gagne 4000€ par mois et qui dispose d’une résidence secondaire.

Le riche Français s’appauvrit en fait au contraire d’années en années. Qui l’eut crû ?

Encore une ou deux décennies et le riche sera celui qui gagne 1,5 SMIC.

C’est bien là le problème, les "pauvres" s’appauvrissent de plus en plus, de par la hausse du nombre de chômeurs, la précarisation de l’emploi… donc une personne qui ne paraissait pas "riche" dans le passé l’est maintenant, car 4000€ par mois et une résidence secondaire paraît aux "pauvres" bien plus hors de portée qu’avant. Ce qui est consternant, ce n’est pas la  nouvelle image de "riche français", mais l’appauvrissement des moins fortunés. Appauvrissement qui induit ce changement d’image…

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#36 07/05/2020 15h58

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starlord72 a écrit :

Vincent Lindon propose déjà une ébauche
Taxe Jean Valjean

Encore un bon donneur de leçon adepte du poisson pour tous plutôt que de l’apprentissage de la pêche pour tous…

extrait choisi :

Vincent Landon a écrit :

Il suggère notamment une plus grande contribution des personnes les plus riches avec une taxe "Jean Valjean", du nom du personnage principal des Misérables de Victor Hugo. Elle serait "conçue comme une forme d’assistance à personnes en danger, financée par les patrimoines français de plus de 10 millions d’euros, sans acrobaties, à travers une taxe progressive de 1% à 5%, avec une franchise pour les premiers 10 millions d’euros"

Taxe progressive de 1% à 5%…

Pour rappel, quels placements rapportent plus de 5% après imposition diverses et variées ?

Autrement dit, ce cher monsieur toujours prompt à donner du verbe pour satisfaire son égo d’opprimé n’a rien trouvé de mieux que de confisquer tous les revenus de ceux qui ont du patrimoine en France.

Vincent Landon a écrit :

cette contribution devrait représenter environ 36 à 37 milliards d’euros, qui seront distribués aux quelque 21,4 millions de foyers trop pauvres pour être assujettis à l’impôt sur le revenu"

Autrement dit, on arrose encore plus d’argent ceux qui déjà ne paye pas d’impôts.

L’idée aurait pu presque être acceptable si elle avait consisté à prélever cette fameuse taxe avec comme objectif de fournir formations/connaissances à ceux qui en ont besoin pour devenir autonomes et indépendant dans leurs vies.

Bref, comme dit l’autre, on est pas sorti de l’auberge.

Zappaty

Dernière modification par zappaty (07/05/2020 15h58)

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[+1]    #37 07/05/2020 16h49

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zappaty a écrit :

Pour rappel, quels placements rapportent plus de 5% après imposition diverses et variées ?

Autrement dit, ce cher monsieur toujours prompt à donner du verbe pour satisfaire son égo d’opprimé n’a rien trouvé de mieux que de confisquer tous les revenus de ceux qui ont du patrimoine en France.

A sa décharge
1 ) il parle d’un prélèvement one-shot.
2 ) son patrimoine estimé est de 275 millions d’euros (acteur, entrepreneur et investisseur), il s’inclue donc dans l’effort demandé, ce qui est très honorable.

Mon problème avec sa proposition, c’est de toujours cibler "les autres".
Il veut 36 milliards, le patrimoine des français 12000 milliards => taxe de 0.3% du patrimoine de chaque français.
Tout le monde paye, tout le monde aide son prochain, pas juste "les autres".


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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#38 07/05/2020 16h57

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Notre cher Vincent Lindon, tout comme nombre de politiques, et malheureusement aussi "d’économistes" ont du mal avec un concept clé de toute politique économique : il y a, comme le dit si bien Frédéric Bastiat, ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas

Dire que prendre 1 à 5% de tous les patrimoines supérieurs à 10M€ permettra de collecter  [1 à 5%] * [Montant des patrimoines > 10M€ ] = 36 Mds €, c’est poser l’hypothèse que les personnes concernées par cette (nouvelle) ponction ne feront… rien. Ils continueront comme si de rien n’était à produire ce qu’ils produisaient avant, dans notre doux pays.

Alors oui, pourquoi pas. Après tout, les personnes concernées par un patrimoine >10M€ n’ont sans doute pas l’intelligence de faire des calculs économiques, ni même de s’entourer de personnes qui les feront pour eux. C’est bien connu, ils sont nés avec une cuillère en argent dans la bouche, ces méchants riches ! roll

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[+1]    #39 07/05/2020 17h19

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Plutôt que de le faire sous forme d’un impôts obligatoire, on pourrait essayer d’inciter les plus fortunés à donner via des ’fondations’ comme cela se fait aux USA.

Il faudrait veiller à ce que ces fondations soit économiquement efficaces pour aider les plus démunis.

Aussi, il faudrait que ces gestes soit bien mieux valorisés aux yeux des français en général. Aujourd’hui on sait à peine qui paye ses impôts en France ou pas…

Les plus gros donateurs, en valeur absolue ou en pourcentage de leur patrimoine, devraient alors être valorisés et vus comme bienfaiteurs de la nation et non comme riches qui doivent ’cracher au bassinet’ parce qu’ils ’abusent’.

On pourrait laisser à chacun la possibilité d’orienter leur don dans les domaines qui leur tienne le plus à coeur (éducation, aide aux plus démunies, accès à la culture, réinsertion sociales, construction de logements décents, etc etc).

On peut imaginer tout un symbolisme républicain de récompenses "prestigieuses" qui seraient alors attribuées (équivalent de légion d’honneur, avec des grades et des médailles spéciales de la république par exemple). On peut imaginer aussi ces bienfaiteurs ’républicains’ puissent avoir accès à des "hauts lieu du patrimoine français" en récompense. On peut penser par exemple aux châteaux de Versailles ou de Chambord.

Prenons l’exemple d’un bienfaiteur qui donnerait 1 milliard à une cause juste qui lui tienne à cœur, il aurait alors en retour, le droit de faire une grande réception avec les honneurs républicains à Versailles pour la semaine entière du 14 juillet.

Certains diront que c’est peut être un peu suranné et trop nationaliste, mais bon, dans une monde de libre concurrence fiscale entre états, cela peut être une idée.

Dernière modification par AleaJactaEst (07/05/2020 19h04)

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#40 07/05/2020 18h14

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Pezzul a écrit :

Igorgonzola a écrit :

Parce qu’on est passé d’une imagerie où le riche était le mec avait le haut de forme, le ventre gras, le cigare à une main et le sac avec un dollar à l’autre, à un ménage qui gagne 4000€ par mois et qui dispose d’une résidence secondaire.

Le riche Français s’appauvrit en fait au contraire d’années en années. Qui l’eut crû ?

Encore une ou deux décennies et le riche sera celui qui gagne 1,5 SMIC.

C’est bien là le problème, les "pauvres" s’appauvrissent de plus en plus, de par la hausse du nombre de chômeurs, la précarisation de l’emploi… donc une personne qui ne paraissait pas "riche" dans le passé l’est maintenant, car 4000€ par mois et une résidence secondaire paraît aux "pauvres" bien plus hors de portée qu’avant. Ce qui est consternant, ce n’est pas la  nouvelle image de "riche français", mais l’appauvrissement des moins fortunés. Appauvrissement qui induit ce changement d’image…

Source ?
Source qui montre que le décile du bas en France voit ses revenus baisser en valeur absolue sur une période de 10 ans ?

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#41 07/05/2020 20h44

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Il est faux de dire que les bas revenu s’appauvrisse. En réalité, les bas revenus ne baissent pas mais augmentent moins vite que les revenus élevés.

De mémoire sur les 10 dernières années le revenu moyen réel, hors inflation, à augmenté de 10%, mais seulement de 3,5% pour le 1er décile et de 5% pour le 2è.

Mais si cela peut vous rassurer avec la crise sanitaire tout comme lors des crises précédentes se sont les riches qui ont le plus perdu, de plus ils ne disposent pas d’amortisseurs sociaux.

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#42 07/05/2020 23h52

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Source parmi d’autres :
La pauvreté et les inégalités ont augmenté en France en 2018 | Les Echos
L’INSEE transmet régulièrement des statistiques sur le taux de pauvreté, si vous n’êtes pas abonné à ce journal il vous sera facile de trouver des courbes identiques (c’est la seule sur 10 ans que je trouve, comme demandée, mais sur 20 ou 30 ans il y en a plein).

Autre source : Temps de travail, chômage, précarité : ce qui a changé en une génération

Ces articles ont un an ou deux, mais vous m’accorderez que la situation n’a sûrement pas évolué en bien dans ce laps de temps. Lors de ma rapide recherche, je n’ai pas trouvé d’articles plus récents de journaux un minimum reconnus.

pvbe, je ne comprends pas le raisonnement. Entre un riche dont le patrimoine perd 30% de valeur, et une personne qui perd son travail, le riche est celui qui perd le plus ? Ou il y a quelque chose d’autre que le riche perd que je n’ai pas compris ?

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[+3]    #43 08/05/2020 02h24

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Donc c’est bien ce que je disais : vous ne répondez que en relatif.

Je vous dis que la vision du riche en France est le portrait de qqn de moins en moins riche, en valeur absolue (je parle d’euros sonnants et trébuchants, de "marqueurs" de richesse : cf la photo d’un jardin de la campagne de don pour le bouquin, j’insiste, un jardin avec 2 transats pour illustrer la richesse en France), et vous me répondez sur les inégalités.

Je ne suis pas d’accord sur l’accroissement des inégalités en France, mais admettons que je vous suive sur cette pente.

Pouvez-vous m’expliquer, alors que les bas revenus augmente en valeur absolue, et je me moque de savoir à quelle vitesse, ce qui est considéré comme de la richesse commence de plus en plus bas en valeur absolue ?

Je simplifie encore pour être sûr d’être bien compris. Il n’y a pas si longtemps, le SMIC net mensuel était autour de 1000€ par mois, et le seuil de richesse était positionné vers 6000€ (rapport de 1 à 6).
Aujourd’hui le SMIC est à 1200€ et la richesse commence à 4000€ (rapport de 1 à 3et qqs).

Je n’y vois pas un accroissement des inégalités, j’y vois juste un appauvrissement généralisé et une hausse des jalousies.

La suite des évènements c’est quoi ? Un SMIC à 1500€ et la richesse à 3000€ ?

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[+1]    #44 08/05/2020 10h23

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Vous ne prenez que ce qu’il vous plaît dans les articles que j’ai cité…
On y parle d’inégalités, mais pas que, et c’est le "pas que" le plus intéressant : un graphique sur le nombre de personnes vivants sous le seuil de pauvreté (nombre qui augmente sur 10 ans), et des graphiques sur la part des jobs précaires dans la population (nombre qui augmente aussi). Je ne vous parle pas d’inégalité, simplement de nombre de personnes en situation précaire, en valeur absolue !

Et vous, avez-vous des sources  pour dire que la richesse commence à 4000€ et non plus 6000€ dans l’esprit des français ? Un sondage réalisé il y a 10 ans et un cette année par exemple ? Ou tirez-vous des généralités sur les français depuis un article partisan ?

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#45 08/05/2020 10h33

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Pezzul, le 07/05/2020 a écrit :

pvbe, je ne comprends pas le raisonnement. Entre un riche dont le patrimoine perd 30% de valeur, et une personne qui perd son travail, le riche est celui qui perd le plus ? Ou il y a quelque chose d’autre que le riche perd que je n’ai pas compris ?

Celui qui perd son travail bénéficie de la sécurité sociale, le chômage, il n’y a pas de mécanisme semblable pour le "riche" qui perd 30% de son patrimoine.

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[+2]    #46 08/05/2020 10h38

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@pezzul,

Je pense que cette article résume la pensée d’igorgonzola en parlant de valeur relative.

Êtes vous pauvre ?

Dernière modification par starlord72 (08/05/2020 10h40)

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[+1]    #47 08/05/2020 10h42

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Le point important est qu’il existe une sensibilité politique qui, quelle que soit la situation,  trouve toujours qu’il faut réduire les inégalités sociales de la même façon qu’il en existe une autre qui trouve toujours qu’il faut faire grossir le gâteau quel qu’en soit l’impact sur son partage. Il en existe plein d’autres encore, il y a plein de façons de mixer ces points de vue. Elles ont toutes raison de leur point de vue et tort du point de vue des autres.

L’adhésion de telle ou telle personne à telle ou telle sensibilité dépend de comment ses valeurs morales se sont construites -et se construisent lorsqu’elle examine à posteriori ses expériences sociales. Le moment principal de cette construction, moment qui n’est pas irréversible en tout cas pas complètement, est l’enfance.

Par exemple, je ne pourrais pas être rentier avant 65 ans, c’est une impossibilité psychologique, des normes morales intériorisées me l’interdisent. Il me faudra absolument avoir une activité professionnelle, sinon j’aurais l’impression de trahir les laborieuses valeurs ancestrales des paysans, qui durent se faire un temps ouvriers et domestiques avant de pouvoir devenir indépendants ou employés , dont je suis issu (mes parents etant csp+). Lorsque le cercle de famille débattait ( non sans âpreté ) le cas de quelque fainéant, la conclusion était invariablement que le seule profession à laquelle il était adapté était celle de rentier. Et lorsqu’un enfant se laissait aller à ne pas vouloir faire ses devoirs, il se faisait tancer vertement et rappeler qu’on n’avait pas assez d’argent pour qu’il puisse vivre en rentier. Le semi-rentier n’était pas mal vu en revanche, déjà c’est un client qui paye y compris quand l’économie va mal. Cependant, le cas du travailleur méritant qui tombe dans la misère sur un coup du destin, même s’il était un peu bête, suscitait la compassion.

Donc, politiquement, je ne pourrai jamais faire un choix que j’analyserais comme privilégiant les rentiers sur les retraités par répartition ni ceux ci sur les salariés et indépendants. En revanche, je ne suis pas convaincu du bien fondé de l’écrasement de l’échelle des niveaux de vie, justement pour éviter que le fainéant jugé apte à la seule profession de rentier ait la vie trop belle.

La famille n’était pas communiste, la branche la plus modeste avait été un temps proche, quand il avait fallu devenir ouvrier qualifié,  mais avait préféré la petite entreprise artisanale et l’immobilier de rapport. Il existait aussi des familles communistes et l’expérience de grandir dans une telle famille doit laisser une empreinte forte. Il en va de même aujourd’hui pour les familles issues de l’immigration, par exemple maghrébine.

Bref, il faut admettre qu’il existe des sensibilités politiques extrêmement différentes, qui correspondent souvent à des expériences qui ont été vécues par autrui il y a 50 ou 100 ans voire plus.   Ce qui compte dans la vraie vie est le rapport de forces politiques entre elles.

Le vrai risque  de la position de rentier est politique: la possibilité qu’une coalition politique se fasse pour euthanasier (ou jeter par la fenêtre) le rentier. En particulier, si la Sécurité Sociale est en jeu, il me parait extrêmement improbable que l’électorat français préserve les intérêts du rentier, en tous cas il ne fera pas le contraire avant longtemps. Sauf, éventuellement, si ceux qui servent la rente sont étrangers (ce qui fait que certaines nations comparables favorisent au contraire la rente - très curieusement dans la question des dividendes des sociétés du cac 40, ou des grandes capitalisations internationales, l’analyse d’où va l’argent en question n’est pas faite à un niveau de détail que j’estime suffisant dans les sources d’information grand public même de qualité. ).

J’insiste lourdement sur ce forum, intervention après intervention, sur le fait que les thèses économiques sur certaines questions (les inégalités, les dépenses publiques, la monnaie, la fiscalité, ….)  sont surdéterminées par la sensibilité politique de qui les formule. Il faut faire notamment tres attention à la chose suivante: s’il est utile méthodologiquement de ne regarder que les échanges de biens et services pour analyser certains problemes (c’est la définition  de l’économie comme champ conceptuel), en vrai, in vivo, les phénomènes économiques ne sont qu’un cas particulier des phénomènes socio-politiques et n’en sont pas séparés. Ce sont sûrement les plus simples à analyser quantitativement, mais ils ne sont pas indépendants du reste et on se trompe lourdement lorsqu’on cède à l’illusion de l’autonomie de la sphère économique vis à vis du politique. 

Vouloir promouvoir cette autonomie est une position politique. C’est une position politique par exemple que de chercher à maximiser l’autonomie de la monnaie par rapport au gouvernement (indépendance de la banque centrale).

La non autonomie de la sphère economique n’est pas du tout évidente, surtout quand on n’utilise que les médias grand public même de qualité pour s’informer. Ce fait est occulté par le discours économique libéral qui domine depuis les années 1980 dans la presse économique sérieuse (je suis d’accord avec Scipion sur qui cette expression désigne). Ce qui est occulté est que ce discours est d’abord un discours politique.

Je me rappelle de ma surprise lors d’une conférence de Raymond Barre à l’ENS vers 1990, devant un public d’étudiants en tout sauf en économie, à coloration social-démocrate, très peu ayant voté pour lui en 1988 et certainement pas moi. Il avait commencé par demander quel était l’ingrédient principal du bon fonctionnement d’une économie. Diverses propositions de nature purement économiques avaient fusé, mais la réponse correcte était selon lui: la confiance. Le silence se fit, il avait mis le public dans sa poche et il put dérouler facilement sur les questions d’ économie politique qu’il voulait vulgariser sans être ennuyé par la moindre contestation (Claude Allègre avait, peu de temps avant, failli finir dans le bassin de la cour centrale avec les poissons rouges.).

J’ai réfléchi longtemps à cette réponse surprenante et n’ai finalement trouvé que des confirmations, y compris aux niveaux les plus élémentaires de l’activité économique (Pourquoi Robert achète son pain chez Kevin et pas chez Julien?).

Dernière modification par Caratheodory (08/05/2020 10h43)

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#48 08/05/2020 10h57

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Catatheodory a écrit :

Le point important est qu’il existe une sensibilité politique qui, quelle que soit la situation,  trouve toujours qu’il faut réduire les inégalités sociales de la même façon qu’il en existe une autre qui trouve toujours qu’il faut faire grossir le gâteau quel qu’en soit l’impact sur son partage.

Tout à fait, et en lien avec le sujet de cette file. Quel mode politique est le plus efficace pour réduire la pauvreté ?

L’intervention de l’état dans toutes les parties de la société, un équilibre entre liberté économique et étatisme, ou le moins d’intervention de l’état possible… effectivement vaste débat !

Dernière modification par starlord72 (08/05/2020 11h21)

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#49 08/05/2020 11h41

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pvbe a écrit :

Pezzul, le 07/05/2020 a écrit :

pvbe, je ne comprends pas le raisonnement. Entre un riche dont le patrimoine perd 30% de valeur, et une personne qui perd son travail, le riche est celui qui perd le plus ? Ou il y a quelque chose d’autre que le riche perd que je n’ai pas compris ?

Celui qui perd son travail bénéficie de la sécurité sociale, le chômage, il n’y a pas de mécanisme semblable pour le "riche" qui perd 30% de son patrimoine.

Bonjour,

Je ne vois pas en quoi la sécu et le chômage protègent les salariés d’une baisse de leur patrimojne. Vous confondez patrimoine et revenus.

Et je ne vois pas non plus en quoi le "riche" comme vous l’appelez, ne serait pas salarié par ailleurs..

..et il existe des gens ayant peu de revenus mais ayant un patrimoine conséquent ( héritage d’un bien immobilier par exemple). Et des personnes à hauts revenus n’ayant pas un sou devant eux,

Pour certains, cette discussion est devenue une tribune  pour les gentils riches qui font tourner le système contre  les affreux pauvres qui en profitent.
La réalité est sans doute plus complexe.

Mafo

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#50 08/05/2020 14h03

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mafo a écrit :

Je ne vois pas en quoi la sécu et le chômage protègent les salariés d’une baisse de leur patrimojne. Vous confondez patrimoine et revenus.

Et je ne vois pas non plus en quoi le "riche" comme vous l’appelez, ne serait pas salarié par ailleurs..

..et il existe des gens ayant peu de revenus mais ayant un patrimoine conséquent ( héritage d’un bien immobilier par exemple). Et des personnes à hauts revenus n’ayant pas un sou devant eux,

Je pense que la difficulté de compréhension vient de l’imprécision du terme riche.
Mieux vaudrait effectivement parler de patrimoniaux pour les gros patrimoine et de haut revenus pour les hauts revenus.

Ceci dit au niveau revenu, le chômage et la sécurité social sont plafonnés, donc le haut revenu sera davantage sanctionné par une perte de son emploi qu’un revenu allant jusqu’à smic*2 (en gros le plafond évoqué auparavant).
Après, si on voit d’un point de vue patrimoine, les gros patrimoines sont généralement plus financier.
Donc plus enclin à perdre pendant la crise, alors que les petits patrimoines sont plutôt sur les livrets réglementés avec (ou non) une habitation, les 2 étant moins sensible à une crise soudaine.

Après, il faut relativiser.
Le propriétaire d’un patrimoine de 1 million qui subit une baisse probablement temporaire de 30% est quand même plus confortable, que celle du propriétaire avec un patrimoine de 100k€ net qui subit une perte de 10%.

Dernière modification par gunday (08/05/2020 14h03)

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