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#576 18/12/2019 13h12

Membre
Réputation :   8  

maxicool a écrit :

Surprenant (et comique) de reprocher à Opportuniste ce que vous ne faites pas vous même.

Salaire chauffeur de bus : combien gagne un chauffeur de bus en 2019
Salaire net pour un(e) Chauffeur de bus [ 1230? / mois ]

y voyez vous toujours du surprenant ou du comique ?
ne pouviez vous plus simplement demander des sources ?

il est nul besoin de chercher des heures pour trouver des liens confirmant mon affirmation.

Dernière modification par olive1 (18/12/2019 13h16)

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#577 18/12/2019 13h17

Banni
Réputation :   1  

Si les "privilèges" statutaires disparaissent, je ne sais pas s’il y aura davantage de transparence, mais j’ai une certitude : les employeurs devront payer plus cher ou alors ils ne pourront pas recruter. Si d’ailleurs la RATP doit payer plus cher ses chauffeurs que ceux des régies provinciales, c’est simplement parce que le métier est plus dur à Paris qu’en province et que seul un bon différentiel salarial peut les fidéliser.

Contrairement à une idée reçue, les "privilèges"  ne sont pas les acquis des luttes sociales mais ont été octroyés volontairement par les employeurs : dans les métiers en tension du siècle dernier (mineurs, cheminots, électriciens, gaziers), la mise en place des statuts a permis de fidéliser le personnel et de lui ôter l’envie d’aller voir ailleurs., rentabilisant ainsi les efforts de formation des employeurs. Les statuts sous-tendent bien sûr le principe de la progression à l’ancienneté, dans lequel les employés acceptent le principe de salaires de démarrage assez faibles mais en progression constante tout au long de la carrière avec l’espoir d’une "bonne retraite". Le but avoué des organisations patronales était ainsi de pénaliser ceux qui décideraient de changer de branche professionnelle en cours de carrière, ce qui a plutôt bien fonctionné par ailleurs.

Peut-être n’est-il pas inutile de rappeler ici que les chauffeurs de la RATP ne sot pas seuls à faire grève : hier à Nice, pas un tram ne circulait !

Dernière modification par opportuniste (18/12/2019 13h18)

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#578 18/12/2019 13h31

Membre
Réputation :   8  

opportuniste a écrit :

Si d’ailleurs la RATP doit payer plus cher ses chauffeurs que ceux des régies provinciales, c’est simplement parce que le métier est plus dur à Paris qu’en province et que seul un bon différentiel salarial peut les fidéliser.

cela reste à démontrer.
Est il vrai qu’ils font significativement moins d’heures dans l’année que dans le privé?

Par contre, les écarts de salaire entre IdF et province sont un fait, justifiés par les coûts de la vie différents.
Il est préférable de comparer à situation géographique comparable.

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#579 18/12/2019 13h37

Banni
Réputation :   1  

Il n’est pourtant guère compliqué de comprendre, sans avoir à démontrer quoi que ce soit, que le métier de chauffeur de bus soit plus pénible à Paris qu’à Guéret : la circulation y est bien plus dense, cela sans évoquer les incivilités. Si les salaires de la RATP étaient au niveau de ceux de province, il n’y aurait plus un seul chauffeur encore en poste à la régie.

Ce différentiel entre salaires parisiens et provinciaux n’a d’ailleurs rien à voir avec les statuts : c’est une constante dans la plupart des métiers, y compris ceux n’ouvrant pas droit à "privilège".

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#580 18/12/2019 14h03

Membre
Réputation :   8  

opportuniste a écrit :

Il n’est pourtant guère compliqué de comprendre, sans avoir à démontrer quoi que ce soit, que le métier de chauffeur de bus soit plus pénible à Paris qu’à Guéret : la circulation y est bien plus dense, cela sans évoquer les incivilités.

c’est très subjectif.

Pourquoi avoir choisi Guéret ?
Qu’en est il dans les autres grandes métropoles ?

Quid des dizaines de sociétés privées intervenants sur l’ile de france ?

Je note que vous ne souhaitez pas répondre aux questions, je vais pourtant en tenter de nouvelles :

Wikipedia : La Régie autonome des transports parisiens (RATP) est un établissement public à caractère industriel et commercial de l’État assurant l’exploitation d’une partie des transports en commun de Paris et de sa banlieue.

La SNCF est un service public national et il fait sens de le financer nationalement.
Mais concernant la RATP,
Pouvez vous m’expliquer en quoi les provinciaux devraient financer un système public local à la région parisienne ?

Pouvez vous aussi me dire quel est le status des salariés de l’entreprise RATP Dev de part le monde ?

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#581 18/12/2019 14h14

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Réputation :   154  

opportuniste a écrit :

Ces avantages ou privilèges ne sont-ils pas internalisés dans la faiblesse des salaires de ceux qui en bénéficient ? Dit autrement, les cheminots, traminots et même la généralité des fonctionnaires   se satisfont pour beaucoup d’un salaire inférieur à leur valeur de marché en contrepartie des "privilèges" attachés à leur statut. On ajoutera que l’employeur tire lui-même avantage des "privilèges" ainsi octroyés, car il paie moins cher que le marché et dispose de surcroît d’une main d’oeuvre fidélisée.

Pour vous répondre, Olive, sur le net, on trouve ça sur les fonctionnaires hospitaliers que sont les infirmièr(e)s.

Le traitement de l?infirmière dans la fonction publique

On y voit qu’il existe une catégorie A et B. La B est payée moins cher, en échange de la retraite à 55 ans.
Mais depuis 2012 tous les entrants sont automatiquement en catégorie A, payée plus cher, mais retraite à 67 ans (mon rève comme celui de tous les soignants qui s’épanouissent dans des fonctions avec des moyens et un confort de travail inégalable!)

Donc oui, dans la fonction publique il existe des disparités de traitement où l’on paye les privilèges en étant moins payé.

Mais ce qui relève de la plus grande classe, c’est que l’on m’a proposé le même salaire de débutant dont parle l’article.
Je suis diplômé depuis 21 ans. Mais l’on me dit toujours que je fait jeune, je confirme!

En tous cas les systèmes à base de point et d’indices sont vachement pratiques pour pouvoir en faire changer la valeur et aussi ne pas parler en valeur de monnaie "réelle et actuelle", c’est tellement plus pratique pour mettre des distances dans les négociations et perdre les gens qui ne connaissent pas toutes ces ficelles.

En plus, une partie de plus en plus importante du salaire est composée de primes, puisque les indices sont gelés depuis 2010. Et les primes, c’est tellement lié au bon vouloir de la direction!
Et si les salaires sont visibles sur le net, par contre le montant des primes, on ne peut jamais savoir, si le traitement est équitable en fonction des personnes.

C’est toute cette façon de faire et ce rapport avec l’argent qui en France est marqué par le sceau du secret et de l’opacité, vestige de l’époque où les petits paysans ou plus gros cachaient leurs économies et n’en parlaient pas pour ne pas se les faire voler, qui conditionne bien des choses dans ce à quoi on assiste en ce moment.

Et effectivement il faudrait mettre tous les éléments sur la table.
Un chantier de transformation pour deux ou trois décennies, je crois.

Sinon le réseau de bus de la préfecture de mon département était sous l’égide de RATP Dev jusqu’à septembre…on est à 450 kms de la capitale. Mais la situation a changé depuis.

et concernant la Creuse, effectivement peut-être il y a moins de trafic, mais on a la neige, le verglas, les routes rurales qui ne sont pas entretenues à la hauteur de celles de la région parisienne, bref, si la vie est moins chère, elle l’est pour tout, il faut le savoir.
Mais la Creuse, c’est joli et plein de charmes méconnus, même si sur France Inter ou d’autres médias, on cite toujours la Creuse quand on veut un peu se foutre de la France profonde.

Dernière modification par Lausm (18/12/2019 14h20)

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#582 18/12/2019 14h39

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olive1 a écrit :

opportuniste a écrit :

Il n’est pourtant guère compliqué de comprendre, sans avoir à démontrer quoi que ce soit, que le métier de chauffeur de bus soit plus pénible à Paris qu’à Guéret : la circulation y est bien plus dense, cela sans évoquer les incivilités.

c’est très subjectif.

Pourquoi avoir choisi Guéret ?
Qu’en est il dans les autres grandes métropoles ?

Quid des dizaines de sociétés privées intervenants sur l’ile de france ?

Je note que vous ne souhaitez pas répondre aux questions, je vais pourtant en tenter de nouvelles :

Wikipedia : La Régie autonome des transports parisiens (RATP) est un établissement public à caractère industriel et commercial de l’État assurant l’exploitation d’une partie des transports en commun de Paris et de sa banlieue.

La SNCF est un service public national et il fait sens de le financer nationalement.
Mais concernant la RATP,
Pouvez vous m’expliquer en quoi les provinciaux devraient financer un système public local à la région parisienne ?

Pouvez vous aussi me dire quel est le status des salariés de l’entreprise RATP Dev de part le monde ?

Je ne vais pas entamer avec vous une polémique sur les avantages réels ou supposés des chauffeurs de la RATP car ce n’est simplement pas le sujet ici : ce sont tous les salariés qui sont impactés à des degrés divers par la réforme et c’est bien pour cela que la grève est interprofessionnelle et ressemble de plus en plus à une grève générale  qui ne dit pas son nom.

Outre les cheminots et traminots qui vous tiennent tant à coeur, la plupart des fonctionnaires, les électriciens, les gaziers, les personnels hospitaliers, les chauffeurs routiers, les avocats, les infirmiers libéraux, bientôt les personnels navigants sont ou vont entrer dans le mouvement, ce qui finit quand même par faire beaucoup de monde à défendre ses "privilèges".

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#583 18/12/2019 14h47

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opportuniste a écrit :

la grève est interprofessionnelle et ressemble de plus en plus à une grève générale  qui ne dit pas son nom.

Avez-vous des éléments factuels (taux de grévistes par exemple) qui permettent de décrire le mouvement actuel de « grève générale » ?

Dernière modification par Swear (18/12/2019 14h47)

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#584 18/12/2019 15h03

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Le sujet ici, c’est le "Projet de réforme des retraites 2019", pas la nature de la grève (même si on y retrouve des opposants à la réforme (qui sont divers, et ne s’y opposent pas tous pour la même raison), et aussi des opposants au gouvernement pour qui c’est largement juste une opportunité de s’exprimer).

Du moment que l’argument de certains pour s’opposer à la réforme est "on est mal payé pendant notre carrière en échange de meilleures pensions", il me semble que discuter de la validité de ce "on est mal payé pendant notre carrière" a bien sa place dans cette discussion.

Un régime de retraite par répartition, ça se défini surtout à deux niveaux :
   1) combien l’ensemble des actifs cotise-t-il au régime (= combien sera disponible pour l’ensemble des retraités) ?
   2) comment cette masse est-elle ensuite répartie entre les retraités ?
Augmenter/baisser le niveau des pensions, ou la durée à travailler pour percevoir une pension donnée, ça concerne le 1), sachant que l’argent des pensions ne vient pas de nulle part.
Maintenir les régimes spéciaux, et le détail des "cas particuliers" (qui peuvent être légitimes ou pas), comme les droits acquis en cas d’activité réduite ou pour pénibilité ou pour avoir élevé des enfants ou pour d’autres raisons (par ex avoir conduit son bus à Paris ou à Gueret), ça concerne le 2).
Beaucoup (trop) de gens mélangent des arguments de ces 2 niveaux (par exemple en défendant un particularisme du 2) en évitant d’indiquer que ce sera au final financé sur l’ensemble des pensions).


J'écris comme "membre" du forum, sauf mention contraire. (parrain Fortuneo: 12356125)

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[+2]    #585 18/12/2019 15h04

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@ Swear

Pour complément d’information, le dernier communiqué du secrétaire d’Etat Olivier Dussopt concernant le mouvement dans la fonction publique hier est le suivant :

Le communiqué a écrit :

17 décembre 2019 - Taux d’agents publics en grève, à 18h heures, pour le mouvement national du 17 décembre 2019

Au regard des données remontées de l’ensemble des services publics à 18 heures, le taux d’agents publics en grève est de :

* 15,69% dans la fonction publique de l’État [moyenne pondérée des taux de participation constatés dans l’Éducation nationale (21,84%), dans les ministères hors Éducation nationale (7,74%) et chez les exploitants publics (3,92%)] ;
** Le 10 décembre dernier, 10,33% de grévistes dans la fonction publique d’État [moyenne pondérée des taux de participation constatés dans l’Éducation nationale (14,89%), dans les ministères hors Éducation nationale (4,07%) et chez les exploitants publics (1,99%)] ;
** Le 5 décembre dernier, 32,82% de grévistes dans la fonction publique d’État [moyenne pondérée des taux de participation constatés dans l’Éducation nationale (42,65%), dans les ministères hors Éducation nationale (20,38%) et chez les exploitants publics (13,30%)] ;

* 4,71% dans la fonction publique territoriale ;
** Le 10 décembre dernier, 3,60% de grévistes dans la fonction publique territoriale ;
** Le 5 décembre dernier, 9,98% de grévistes dans la fonction publique territoriale ;

* 11,8% dans la fonction publique hospitalière (comprenant 5,5 % d’agents grévistes et absents, et 6,3 % d’agents grévistes réquisitionnés pour le fonctionnement des services) ;
** Le 10 décembre dernier, 5,5% de grévistes dans la fonction publique hospitalière ;
** Le 5 décembre dernier, 15,9% de grévistes dans la fonction publique hospitalière.

Rapporté aux effectifs d’agents publics par versant, le taux de grévistes dans la fonction publique est de 9,74% (6,15% le 10 décembre et 26% le 5 décembre dernier).

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#586 18/12/2019 15h38

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L’Elysee annonce qu’il est disposé à améliorer le projet autour de l’age pivot. Manifestement, ils veulent temporiser. Ce n’est donc pas encore le moment décisif.

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#587 18/12/2019 16h55

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Bonjour,

Et si on se mettait à rêver ensemble que tous se fassent confiance et arrivent à discuter.
John Lennon chantait "Imagine all the people".
Non ce n’est pas possible bien sûr, le monde est bipolaire, d’une part les gentils et d’autre part les méchants, c’est bien plus facile à comprendre et aussi à expliquer.

N’empêche que si la réforme sur les 42 régimes était retirée, il serait diablement difficile d’en relancer une. Le gouvernement a assurément beaucoup de défauts, mais il n’y a qu’une chose que je lui cède, il a du courage. En effet, il aurait pu ne rien faire ou mieux encore faire un référendum sur la retraite !

Bien à vous,


Embrassez tous ceux que vous aimez

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#588 18/12/2019 17h13

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olive1 a écrit :

En théorie, cela peut apparaitre comme une bonne solution. Dans les faits, un tel système n’est pas viable car il n’y a pas de maîtrise de la démographie (sur une population très restreinte).
Imaginez que la RATP se mette à automatiser des lignes de métro et réduise ses effectifs en conséquence. Comment voulez vous conserver un équilibre du système.

Ce n’est pas "moi" qui conserve l’équilibre, c’est "eux".
A eux de négocier entre eux. Entre ceux qui sont à la retraite, ceux qui y seront bientôt et ceux qui y sont déjà.
Ils forment un collège mixte, et négocient chaque point de leur régime:
- évolution des cotisations
- évolution des pensions futures
- évolution des pensions en cours
- création d’alternatives (fond de pension, etc)
Et s’ils n’y arrivent pas, il reste toujours le régime général et dans le pire des cas le minimum vieillesse…


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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[+2]    #589 18/12/2019 17h54

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Un article des décodeurs du Monde:

Retraite Minimum dans le projet de réforme des retraites

Quelques grammes de faits dans un monde de rumeurs.

Le fait le plus intéressant est que la retraite minimum est déjà dans la loi mais ne s’applique pas.

PS: J’espère que j’ai corrigé l’Url et qu’elle marche.

Dernière modification par Caratheodory (18/12/2019 18h01)

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#590 18/12/2019 17h56

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Dans le cas de la RATP, si le régime était géré comme Faith le décrit, et avait du mal à se maintenir à l’équilibre, n’oublions pas l’autre "solution" qui ne manquerait pas d’être mise en oeuvre : grève générale jusqu’à ce que l’Etat consente à compenser le déficit (en échange éventuellement de quelques aménagements du régime, mais ces aménagements aussi seraient négociés grâce à la grève).

De manière générale, on doit réaliser que "laisser n’importe quel groupe constituer et gérer son régime", ça ne fonctionne pas bien :
   a) la viabilité du système de retraite (au moins le régime de base jusqu’au PMSS, avec ses filets de sécurité du minimum vieillesse et du mécanisme de compensation entre régimes excédentaire/déficitaire) repose sur le fait que l’adhésion au régime est OBLIGATOIRE (cette obligation est un peu la contre-partie au fait que la collectivité assure un minimum vieillesse, et soutient les régimes déficitaires).
   b) si n’importe quel groupe pouvait créer son propre régime, on encouragerait la création de ce qui pourrait s’avérer de véritables systèmes de Ponzi, excédentaires ou à l’équilibre tant qu’ils seraient en phase de recrutement d’adhérents (c’est le cas de certains régimes spéciaux qui affichent actuellement des excédents), puis en déficit de plus en plus fort ensuite (au fur et à mesure que beaucoup d’adhérents deviendraient retraités, et que plus personne ne voudrait adhérer au régime).

Il est bien préférable (et juste) de gérer l’impact de la démographie sur l’équilibre d’un régime de retraite (comme la solidarité) au niveau national (avec un régime unique), plutôt qu’au niveau d’une profession ou d’un autre groupe limité de personne.


J'écris comme "membre" du forum, sauf mention contraire. (parrain Fortuneo: 12356125)

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[+1]    #591 18/12/2019 18h00

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Tout le monde comprend très bien que l’évolution démographique de la sncf ou de la ratp avec la diminution des effectifs nécessitent un soutien financier de la part de l’état (et donc des contribuables), comme en son temps le régime des mineurs comme le rappelait mr martinez sur bfm l’autre soir.

Mais dans cas là il est normal qu’ils se plient aux mêmes règles de départ en retraite que les autres contribuables, en particulier la durée de cotisation et l’âge de départ. Le système au point permettant que tout le monde récupère à hauteur de ce qu’il a cotisé (jusqu’au plafond).


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#592 18/12/2019 18h06

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Simouss,

Attention avec la comparaison avec le régime des mineurs (que mon entourage connaît très bien). J’ai même un cousin travaillant l’organisme d’accompagnement de fin de vie de ce régime.

Ce n’est PAS COMPARABLE. Le régime des mineurs présente une population en extinction. Charbonnage de France n’est plus, et il n’y a plus aucune mine de charbon en activité en France, et plus aucune activité.

Dans le cas de la RATP et de la SNCF, il ne mes semble pas que les activités soient en extinction.

Il n’y a aucune comparaison possible. Si Martinez a dit cela, cela confirme mon opinion sur le personnage !

A+
Zeb


Tout ce qui peut merder, va inévitablement merder.

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#593 18/12/2019 18h18

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GoodbyLenine a écrit :

si le régime était géré comme Faith le décrit
(…)
   b) si n’importe quel groupe pouvait créer son propre régime

Ce n’est pas ce que je décris (ou ce que j’ai tenté de décrire)
Pour moi ces groupes créent leur régime "supplémentaire". Ils financent comme tout le monde la retraite de base, et pour tous les petits suppléments qu’ils veulent s’accorder, ils se débrouillent.


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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#594 18/12/2019 19h01

Banni
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GoodbyLenine a écrit :

De manière générale, on doit réaliser que "laisser n’importe quel groupe constituer et gérer son régime", ça ne fonctionne pas bien :
   a) la viabilité du système de retraite (au moins le régime de base jusqu’au PMSS, avec ses filets de sécurité du minimum vieillesse et du mécanisme de compensation entre régimes excédentaire/déficitaire) repose sur le fait que l’adhésion au régime est OBLIGATOIRE (cette obligation est un peu la contre-partie au fait que la collectivité assure un minimum vieillesse, et soutient les régimes déficitaires).
   b) si n’importe quel groupe pouvait créer son propre régime, on encouragerait la création de ce qui pourrait s’avérer de véritables systèmes de Ponzi, excédentaires ou à l’équilibre tant qu’ils seraient en phase de recrutement d’adhérents (c’est le cas de certains régimes spéciaux qui affichent actuellement des excédents), puis en déficit de plus en plus fort ensuite (au fur et à mesure que beaucoup d’adhérents deviendraient retraités, et que plus personne ne voudrait adhérer au régime).

Pourtant ces régimes existent et concernent la plupart des professions libérales : infirmiers libéraux, vétérinaires, expert-comptables, avocats…..

Il leur a été proposé après la guerre de rejoindre le régime général, ce que ces professions ont refusé, soit en pensant qu’elles s’en sortiraient mieux elles-mêmes, ou plus prosaïquement par préjugé idéologique envers un système jugé par trop collectiviste.

La majorité de ces caisses fonctionnent bien et disposent pour certaines de confortables réserves leur permettant de faire face aux perspectives démographiques.

La réforme Macron ne manque pas de sel pour ces professions : non seulement elle entend les contraindre à rejoindre le régime général dont elles ne voulaient pas, mais elle va les spolier des réserves qu’elles ont accumulées, ce qui constitue un vol manifeste.

C’est aussi peut-être un peu pour cela que l’on voit des avocats en robe défiler au côtés des cheminots et des hospitaliers. Les plaideurs ont vite réalisé qu’ils devraient cotiser plus pour toucher pareil ou un peu moins.

Swear a écrit :

opportuniste a écrit :

la grève est interprofessionnelle et ressemble de plus en plus à une grève générale  qui ne dit pas son nom.

Avez-vous des éléments factuels (taux de grévistes par exemple) qui permettent de décrire le mouvement actuel de « grève générale » ?

Ce ne sont pas les taux de grévistes qui déterminent la "généralité" d’une grève, mais le nombre de professions qui y participent ; nous ne sommes pas dans une situation de grève générale, à laquelle aucun syndicat n’a appelé, mais dans une grève interprofessionnelle : fonctionnaires, salariés du privé, salariés à régimes spéciaux, professions libérales….cela finit par faire beaucoup de monde et à ressembler bigrement à une grève générale sans en avoir le titre. En dehors de la fonction publique, les taux de grévistes ne sont évidemment pas connus ni publiés ; ajoutons à cela que les libéraux ont tout loisir manifester le matin tout en exerçant l’après-midi, la journée de grève étant sécable dans leur cas particulier. Pour se rendre compte de la situation, le mieux est sans doute de se rendre dans les cortèges : on n’y a jamais vu autant de professions différentes défilant ensemble.

Dernière modification par opportuniste (18/12/2019 19h12)

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#595 18/12/2019 19h07

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Faith a écrit :

GoodbyLenine a écrit :

si le régime était géré comme Faith le décrit
(…)
   b) si n’importe quel groupe pouvait créer son propre régime

Ce n’est pas ce que je décris (ou ce que j’ai tenté de décrire)
Pour moi ces groupes créent leur régime "supplémentaire". Ils financent comme tout le monde la retraite de base, et pour tous les petits suppléments qu’ils veulent s’accorder, ils se débrouillent.

Faith
ce que vous décrivez était presque mot pour mot (dans l’esprit) une promesse de M. macron pour les indépendants :

[url=https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/retraites]programme E Macron[/url] a écrit :

Les taux de cotisation pourront rester différents.

Par exemple, les indépendants pourront continuer à cotiser moins que les salariés et à avoir en conséquence une pension de retraite moindre : ils ont souvent constitué, en parallèle, une épargne qui peut être par exemple leur fonds de commerce et servira à leur assurer un revenu.

Je ne sais pas pourquoi il s’est assis dessus.

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#596 18/12/2019 19h20

Banni
Réputation :   1  

Moi non plus je ne sais pas, mais il s’est déjà assis, ce qui est autrement plus grave qu’une simple promesse, sur l’article 23 de la constitution qui édicte une incompatibilité entre la fonction ministérielle et tout autre fonction rémunérée ou non ; il s’est pareillement assis sur l’article 5 du même texte selon lequel le chef de l’Etat "veille au respect de la constitution".

De minimis non curat praetor !

A compter du 3 septembre 2019, date de sa nomination au Gouvernement, Jean-Paul Delevoye avait deux mois pour régulariser sa situation et abandonner missions, mandats, et rémunérations privées. Il ne l’a pas fait et s’est donc trouvé dans une situation d’incompatibilité qui le rendait démissionnaire d’office à compter du 3 novembre 2019. Jusqu’à sa révélation par la presse, cette violation de la Constitution s’est poursuivie sans que le le chef de l’Etat ni le Premier Ministre n’aient cru devoir y mettre un terme.

Dernière modification par opportuniste (18/12/2019 19h26)

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#597 18/12/2019 19h38

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En vérité, il n’y a aucun problème pour financer les retraites, il semblerait que la CADES termine de rembourser la dette sociale en 2024, et qu’à partir de cette date, cette structure engrange 24 milliards d’euros par an.
Et les politiciens au pouvoir ne peuvent ne pas le savoir.

Dernière modification par Deneb (18/12/2019 19h38)

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[+1]    #598 18/12/2019 20h21

Membre
Réputation :   8  

opportuniste a écrit :

Il leur a été proposé après la guerre de rejoindre le régime général, ce que ces professions ont refusé, soit en pensant qu’elles s’en sortiraient mieux elles-mêmes, ou plus prosaïquement par préjugé idéologique envers un système jugé par trop collectiviste.

[…]

La réforme Macron ne manque pas de sel pour ces professions : non seulement elle entend les contraindre à rejoindre le régime général dont elles ne voulaient pas, mais elle va les spolier des réserves qu’elles ont accumulées, ce qui constitue un vol manifeste.

Le premier paragraphe demande à être vérifié.
L’avocat présent sur le plateau de France 2 a affirmé l’inverse

Pour le deuxième, la partie spoliation est une rumeur qui traine depuis des mois et qui a été démentie à plusieurs reprises par les représentants gouvernementaux.
Merci de vous en tenir aux faits et ne pas propager des mensonges. Il n’est pas question de détourner les réserves de ces professions.

Réforme des retraites: Macron promet de ne pas toucher « aux réserves » des différents régimes

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#599 18/12/2019 20h33

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Réputation :   173  

Deneb a écrit :

En vérité, il n’y a aucun problème pour financer les retraites, il semblerait que la CADES termine de rembourser la dette sociale en 2024, et qu’à partir de cette date, cette structure engrange 24 milliards d’euros par an.
Et les politiciens au pouvoir ne peuvent ne pas le savoir.

Traduction Wikipédia :
Caisse d’amortissement de la dette sociale


Who’s the more foolish, the fool or the fool who follows him?

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#600 18/12/2019 20h37

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opportuniste a écrit :

…/…ces régimes existent et concernent la plupart des professions libérales : infirmiers libéraux, vétérinaires, expert-comptables, avocats…..

Il leur a été proposé après la guerre de rejoindre le régime général, ce que ces professions ont refusé, soit en pensant qu’elles s’en sortiraient mieux elles-mêmes, ou plus prosaïquement par préjugé idéologique envers un système jugé par trop collectiviste.

La majorité de ces caisses fonctionnent bien et disposent pour certaines de confortables réserves leur permettant de faire face aux perspectives démographiques.

La réforme Macron ne manque pas de sel pour ces professions : non seulement elle entend les contraindre à rejoindre le régime général dont elles ne voulaient pas, mais elle va les spolier des réserves qu’elles ont accumulées, ce qui constitue un vol manifeste.

C’est aussi peut-être un peu pour cela que l’on voit des avocats en robe défiler au côtés des cheminots et des hospitaliers. Les plaideurs ont vite réalisé qu’ils devraient cotiser plus pour toucher pareil ou un peu moins.

Précisément, le fait que "ils devraient cotiser plus pour toucher pareil ou un peu moins" dans un régime unique signifie que leur régime bénéficie actuellement d’une démographie très favorable (ou qu’ils travaillent plus d’années que ceux du régime général, ou qu’ils ont une espérance de vie plus faible, ces explications étant assez peu plausibles), car il n’y a rien d’autre qui puisse expliquer que leurs régimes soit aussi excédentaires (ce n’est pas une gestion plus vertueuse qui pourrait expliquer de telles disparités (n’en déplaise aux gestionnaires) entre des régimes par répartition, dont l’équilibre dépend intrinséquement des aspects démographiques, et des durées de cotisation et de retraite.

Ca signifie aussi qu’il y a de fortes chance pour que cette démographie évolue à l’avenir défavorablement, et pour que la situation financière de leur régime se détériore alors (et alors, le maintien, même partiel, des ’avantages’ qu’ils pensent avoir par rapport au régime général seront rabottés, et on aura une autre catégorie de personne se plaignant du fait que leur régime de retraite ne tienne pas les promesses faites 20 ou 30 ou 40 ans avant (par des gens qui ne seront plus là pour rendre des comptes)).


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