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#251 24/11/2019 17h49

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Il y a aussi le site info-retraite qu’a utilisé maxicool mais on ne peut pas simuler des profils de carrière autres que le sien.

Voila mon observation: 

L’impact d’un trimestre de travail en moins équivaut à une baisse un peu supérieure à 1.8%  de la pension brute dans le cas de mon épouse (pr. agr. hc, 147 trimestres à 62 ans, carrière rapide en cpge. 2 ans de dispo pour faire sa thèse la pénalisent durement - taux remplacement 50% à 62 ans, 75% à 67 ans ).

Pour moi (pr. u. ex, 164 trimestres à 62 ans - carrière très rapide pour la fp, passage par l’ENS, un an seulement à l’etranger, validation des trimestres du service national - taux remplacement 65% à 62 ans,  86% à 67 ans) j’observe grosso modo la même chose.  La majoration de pension après 172 trimestres est un peu plus lente, 1.25%  par trimestre travaillé supplémentaire. Ceci correspond en gros à l’effet de la diminution d’un trimestre de l’espérance de vie à la retraite (égale en gros à l’espérance de vie moins l’age de départ).

J’estime donc, au vu de ces observations,  l’effet de non validation d’un trimestre à un peu plus de 0.5%  de baisse de pension.  Ceci est cohérent avec 1/172=0.005814.

Vous observerez que j’insiste sur l’attractivité-métier de l’enseignement et des augmentations de salaire ciblées sur les débuts de carrière en cas d’application du régime Delevoye.  Vous observerez aussi que je ne préconise pas d’augmenter les vieux.

Les grilles de la fp sont publiques. On les trouve sur Site Emploitheque.

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#252 24/11/2019 18h34

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Bonsoir,

Ce qu’on peut observer dans les témoignages précédents, c’est que les études longues sont pénalisantes au niveau des pensions de retraites (si les revenus ne sont pas en adéquation avec le niveau d’étude) de par le nombre de trimestres cotisés insuffisants.

Si je prends mon cas particulier, j’ai un niveau d’étude bac+2 et j’ai fait ma carrière dans l’industrie.

Je viens de faire une simulation en situation réelle (par rapport aux points cotisés jusqu’à présent), si je pars à 62 ans j’aurai 170 trimestres pour 167 nécessaires (né en 1960). Le montant de la pension serait de 2686 brut.

Ce qu’on pourrait conseiller à un jeune aujourd’hui serait de faire des études courtes (bac+2) de manière à décrocher un 1er emploi puis reprendre les études au bout d’1 à 2 ans en congé formation afin d’atteindre un niveau d’étude supérieur permettant d’obtenir un meilleur salaire.
L’idéal étant de faire des études en apprentissage, j’ai des collègues ingés qui ont suivi cette filière.

Beaucoup de jeunes de moins de 30 ans aujourd’hui n’attendent rien de la retraite par répartition…

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#253 24/11/2019 18h40

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Ce qui me surprends toujours (j’ai fait des études longues, c’est à dire BAC+5), c’est de constater que beaucoup d’étudiants ne travaillent pas pendant les congés d’été.
2 mois de travail l’été, et c’est au minimum, un, voir 2 trimestres de cotisés.
Donc, si un étudiant qui fait des études longues travaille pendant ses étés, il améliore significativement la date de départ à taux plein, lors de la liquidation de sa retraite (en plus de se faire des lignes dans son CV en vue de son premier emploi). De plus, 1 ou 2 mois de  salaire l’été, cela met du beurre dans les épinards.
Mais curieusement, beaucoup ne cherchent même pas à travailler …..

A+
Zeb


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#254 24/11/2019 19h36

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>Zeb

C’est aussi (à mon avis) une question de génération concernant le travail des étudiants durant l’été.
Si vous faites un petit sondage sur les membres du forum ayant 40-50 ans (ou plus), une majeure partie aura travaillé pendant les grades vacances.
Si vous prenez les plus jeunes (< 30 ans), la proportion aura (je pense) diminué.

Dernière modification par maxicool (24/11/2019 19h36)


Parrain Linxea . Yomoni . Boursorama . Vattenfall . Fortuneo . Total (105579483) . Binck . Igraal . eBuyClub . BLOG

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[+2]    #255 24/11/2019 20h05

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Bonsoir,

Si l’on en croit la page 16 de ce rapport, la proportion de jeunes cumulant emploi et études en France est passée de 10% en 2006 à 15% en 2015.

Cdt

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#256 24/11/2019 20h11

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Alpins,

Nous sommes d’une génération bien plus ancienne smile smile

A+
Zeb


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#257 24/11/2019 21h08

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Bluegrass a écrit :

Bonsoir,

Ce qu’on peut observer dans les témoignages précédents, c’est que les études longues sont pénalisantes au niveau des pensions de retraites (si les revenus ne sont pas en adéquation avec le niveau d’étude) de par le nombre de trimestres cotisés insuffisants.

Si je prends mon cas particulier, j’ai un niveau d’étude bac+2 et j’ai fait ma carrière dans l’industrie.

Je viens de faire une simulation en situation réelle (par rapport aux points cotisés jusqu’à présent), si je pars à 62 ans j’aurai 170 trimestres pour 167 nécessaires (né en 1960). Le montant de la pension serait de 2686 brut.

Ce qu’on pourrait conseiller à un jeune aujourd’hui serait de faire des études courtes (bac+2) de manière à décrocher un 1er emploi puis reprendre les études au bout d’1 à 2 ans en congé formation afin d’atteindre un niveau d’étude supérieur permettant d’obtenir un meilleur salaire.
L’idéal étant de faire des études en apprentissage, j’ai des collègues ingés qui ont suivi cette filière.

Oui. C’est vrai. A un bémol près: ca va être compliqué d’avoir ainsi un diplôme d’ingénieur haut de gamme, genre Centrale.

Beaucoup de jeunes de moins de 30 ans aujourd’hui n’attendent rien de la retraite par répartition…

Elles vont baisser. C’est évident. La seule question est de combien et sous quelles modalités. D’ailleurs, elles ont déjà baissé sous l’effet des réformes paramétriques.

Un autre élément à prendre en compte au sujet de ces jeunes  est qu’il y a une forte sensibilisation aux problèmatiques écologiques (ça j’en suis sûr) et peut être un regain d’intérêt pour des alternatives de gauche au capitalisme (j’en suis moins sûr).

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#258 24/11/2019 21h19

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zeb a écrit :

Ce qui me surprends toujours (j’ai fait des études longues, c’est à dire BAC+5), c’est de constater que beaucoup d’étudiants ne travaillent pas pendant les congés d’été.
2 mois de travail l’été, et c’est au minimum, un, voir 2 trimestres de cotisés.
Zeb

Bonjour,
Pour mon cas, études longues, et possibilité de travailler l’été mais certainement pas 2 mois.
-Entre le bac et la sup : partie pratique du BAFA (3 semaines), baby-sitting (2 semaines), vacances familiales et installation dans ma nouvelle ville.
- Entre la sup et la spé : concours d’écoles intégrées pour se faire la main, 3 semaines de colo, vacances familiales et reprise des cours mi-août.
- Entre la spé et 1ere d’Inge : concours jusque mi-juillet, vacances familiales, 2 semaines de Volo, instalation dans MA nouvelle ville.
- Puis, en école d’ingénieur : 6 semaines en stage ouvrier la première année (payées comme ouvrier anglais ), 6 semaines en stage technicien (payées au tiers du smic, j’ai eu du bol), 6 mois de stage ingénieur (pas payé, à peine défrayé).
- l’année d’après, pendant l’été, avant de prendre poste dans ma classe, on est parti en lune de miel.

Bref, je n’ai pas bossé 2 mous l’été, mais je n’ai pas chômé non plus. Et j’ai de la chance d’avoir des parents qui aidaient pendant les études. Les 2 ou 4 milliers de francs que je me faisais l’été me permettaient de partir en week-end avec les potes.

Aucun regret, aucun revendication. Juste pour dire ce qui a été vrai dans mon cas et dans de nombreux cas chez mes camarades.

🍂🍂🍁🍂

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#259 24/11/2019 21h24

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Caratheodory a écrit :

Un autre élément à prendre en compte au sujet de ces jeunes  est qu’il y a une forte sensibilisation aux problèmatiques écologiques (ça j’en suis sûr) et peut être un regain d’intérêt pour des alternatives de gauche au capitalisme (j’en suis moins sûr).

Est-ce la réalité réelle ? smile smile Ou bien est ce une communication des partis politiques qui ont un intérêt à ce que cela soit le cas ?
Si je regarde autours de moi, beaucoup de gens ont des actions positives vis à vis de l’écologie. Mais à la condition que cela ne touche pas à leur portefeuille ni leur confort de vie. Donc leurs "actions écologiques", c’est peanuts ! Et cela ne concerne pas les classes sociales les plus basses, celles qui représentent le plus de personnes. Ces personnes ne s’intéressent absolument pas à ce sujet.

Ensuite, une alternative de gauche au capitalisme dites vous. Cela sous entendrait de mon point de vue, un esprit social, un esprit charitable etc …. Or, tous les jours, ce que l’on constate, c’est un individualisme, un égoïsme exacerbé, le tout pour ma gueule, et particulièrement chez les plus jeunes.
S’il est fort possible que certains jeunes de certaines classes sociales minoritaires aient cet état d’esprit, encore une fois, pour moi, c’est peanuts.
Je pense que notre société va de plus en plus aller vers le tout individuel. Après le tout individuel d’avant guerre (depuis la nuit des temps), après le tout collectif d’après guerre où beaucoup trop de personnes ont profité du généreux système, on va revenir à la constante qui a toujours dirigé l’espèce humaine, le tout individuel, ou seul les plus forts vont avoir droit au chapitre. Ce sera quelque part un retours aux lois de la sélection naturelle.

Désolé d’avoir plombé votre soirée smile smile smile

A+
Zeb

Dernière modification par zeb (24/11/2019 21h41)


Tout ce qui peut merder, va inévitablement merder.

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#260 24/11/2019 21h26

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Caratheodory a écrit :

2 ans de dispo pour faire sa thèse la pénalisent durement

Ah Zut. Je pensais faire une thèse pour accélérer ma carrière, prouver que le poste de prof de Petite Section est hyper important et qu’il y fortement matière à réfléchir sur le sujet. Je n’avais pas envisagé ce problème. 🤔
🍂🍁🍁🍂

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#261 24/11/2019 21h29

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Alpins a écrit :

Bonsoir,

Si l’on en croit la page 16 de ce rapport, la proportion de jeunes cumulant emploi et études en France est passée de 10% en 2006 à 15% en 2015.

Cdt

Bonjour,

Ce sujet peut cacher beaucoup de disparités. Le développement impressionnant de l’apprentissage peut aussi en être la cause. A contrario, les coûts des études ont aussi énormément augmenté en quelques années (aussi bien en coûts direct qu’avec les obligations de stages à l’étranger)
Derrière les chiffres les réalités peuvent être très diverses. Souvent on choisit aussi parfois de travailler pendant ses études pour l’indépendance (apprentissage) et pas toujours par obligation. Mais la part de le l’un ou de l’autre est difficile à connaître.

Bien à vous,


Embrassez tous ceux que vous aimez

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#262 24/11/2019 21h31

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Flower,

Vous avez choisis d’avoir des vacances en famille, partir en lune de miel ….
C’est un choix. Si vous aviez choisis de travailler, vous auriez cotisé plus de trimestre.

Après, c’est un choix.

A+
Zeb


Tout ce qui peut merder, va inévitablement merder.

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[+1]    #263 25/11/2019 00h02

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zeb a écrit :

Ce qui me surprends toujours (j’ai fait des études longues, c’est à dire BAC+5), c’est de constater que beaucoup d’étudiants ne travaillent pas pendant les congés d’été.
2 mois de travail l’été, et c’est au minimum, un, voir 2 trimestres de cotisés.
(…)
Mais curieusement, beaucoup ne cherchent même pas à travailler …..

Bonsoir,

j’ai trouvé cette intervention amusante car j’ai dans mon cas travaillé un mois par été de 2006 à 2009 pour des revenus respectivement de 1 295€, 1 324€, 1 362€, 1 382€ ce qui m’a permis de valider la coquette somme de zéro trimestres, car lesdits revenus étaient inférieurs aux planchers d’alors.

Me rendra-t’on les cotisations qui apparaissent sur mes fiches de paie ? Je ne crois pas. J’adhère donc évidemment au principe "un euro cotisé ouvre les mêmes droits pour tous".

En revanche je n’adhère pas du tout au principe d’une retraite par répartition : exiger de mes enfants (et des vôtres) qu’ils financent mes vieux jours m’angoisse.
Mais c’est le système que nous avons et je sais bien qu’il est totalement irréaliste de le faire évoluer vers un système par capitalisation. Les initiatives pour encourager une capitalisation en parallèle peuvent remédier partiellement au problème (PER, PEA, PEE…).

Que tout le monde cotise au même régime ? Ça me semble normal.
Que l’ensemble de la carrière soit prise en compte et non les X meilleures années ? Comment cela se fait que ce ne pas le cas depuis l’origine des régimes, voit-on des sorties en rente d’assurance vie ou PEA dont la rente est basée sur les X meilleures années de performance du portefeuille ?
La clause du grand-père ? Les retraites par répartition se basent sur la solidarité intergénérationnelle, que ce genre de négociation (résumable à "svp mettez le seuil pour tout refiler aux suivants") soit sur la table est une honte quand on voit le déséquilibre du ratio nombre d’actifs/retraités.
Que telle ou telle catégorie de fonctionnaires, cheminots etc… voit son régime aligné avec le reste du monde ? Vraiment, est-ce encore un sujet ? Je ne nie pas que l’attractivité de certaines de ces fonctions soit vitale pour notre société, je pense particulièrement aux enseignants. Cette attractivité devrait passer par une rémunération plus élevée, point.

Peut-être que le fait que je m’oriente depuis quelques années désormais vers des choix de vie qui me permettront, je l’espère, d’être indépendant financièrement bien avant l’âge de 62, 65, 67 etc… ans me rend plus perméable à cette réforme.
De toute manière plus j’avance dans ma carrière, moins je vois comment je pourrai rester compétitif et employable sur les 3X prochaines années.

Bien à vous,

Dr. Minimal


Bonjour, je suis Dr. Minimal, et je blogue mes progrès vers l'indépendance financière en Français et en Anglais.

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#264 25/11/2019 03h02

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Flower a écrit :

Caratheodory a écrit :

2 ans de dispo pour faire sa thèse la pénalisent durement

Ah Zut. Je pensais faire une thèse pour accélérer ma carrière, prouver que le poste de prof de Petite Section est hyper important et qu’il y fortement matière à réfléchir sur le sujet. Je n’avais pas envisagé ce problème. 🤔
🍂🍁🍁🍂

La thèse est un investissement  compliqué, particulièrement en France, et en Lettres-SHS  plus qu’en Sciences.  Mais ce n’est pas le sujet ici.

Le sujet ici est l’effet des trimestres sur le calcul de la pension. C’est assez brutal.Le rachat de trimestres est d’ailleurs horriblement couteux. Lorsque j’ai étudié la question je suis parvenu à la conclusion qu’il valait mieux garder les liquidités et les investir.

Les systèmes de retraite pour les generations nées entre 1940 et 1955  étaient beaucoup plus favorables que ceux des generations nées entre 1955 et 1963 pourtant non touchés par le projet actuel.  Les générations 1963-1972 n’ont pas été ratées non plus par les réformes paramétriques d’augmentation du nombre de trimestres. Un second effet kiss-cool s’annonce avec la reforme. Pour les générations suivantes, ca va continuer.

L’exception est constituée des régimes spéciaux des transports mais aussi des militaires. Pour ces derniers l’Etat cotise à 123% et le régime ne semble pas devoir être modifié. Je ne trouve pas cela scandaleux. D’un autre côté, il n’existe pas de profession dont la contribution économique soit plus difficile à évaluer.

La non-mise à contribution des générations 1940-1955 (voire 1955-1963)  alors qu’elles contribuent et ont contribué massivement au problème de financement à résoudre est un choix d’une équité discutable si on ne considère que les revenus. Un esprit chagrin pourrait y voir une conséquence du différentiel de  taux de participation electorale entre générations.

Il faudrait toutefois considérer la transmission de patrimoine si on veut comprendre ce qui se passe vraiment.

*****

La contribution du Dr. Minimal montre qu’il a compris le problème.

Maintenant, la solution va être compliquée. L’Etat répète sur tous les tons depuis 20 ans qu’il ne peut pas revaloriser les enseignants et applique une politique de gel du point d’indice qui est l’une des causes du problème d’attractivité.

*****

En fait ce n’est pas tout à fait exact, il y a eu une mesure de revalorisation de carrière avec la création de la classe exceptionnelle pour les PE, Certifiés, Agrégés et Maitres de Conferences. On y accéde au mérite, pas à l’ancienneté, au grand dam des syndicats. Ce sera sans doute accessible vers 60-62 ans, moyennant des efforts importants. La suppression prévisible de la clause des 6 mois en limitera l’intérêt.

Dernière modification par Caratheodory (25/11/2019 05h05)

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#265 25/11/2019 07h36

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zeb a écrit :

Flower,

Vous avez choisis d’avoir des vacances en famille, partir en lune de miel ….
C’est un choix. Si vous aviez choisis de travailler, vous auriez cotisé plus de trimestre.

Après, c’est un choix.

A+
Zeb

Bah non, dans le parcours ingénieur, les vacances ne font pas 2 mois. Mes vacances familiales, j’aurais dû préciser, faisaient max 2 semaines.

🍂🍂🍁🍂

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#266 25/11/2019 07h49

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Alpins a écrit :

Bonsoir,

Si l’on en croit la page 16 de ce rapport, la proportion de jeunes cumulant emploi et études en France est passée de 10% en 2006 à 15% en 2015.

Cdt

Intuitivement et d’expérience , je vois plutôt de plus en plus de travailleurs/étudiants intermittents des études supérieurs ou du monde du travail qui sont ni l’un ni l’autre au gré de l’endroit le plus "confortable" à l’instant T.
La démocratisation de l’enseignement supérieur a ses revers.
La réalité : les employeurs saisonniers ne trouvent plus d’étudiants ou très difficilement et sauf planques majeures.

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[+2]    #267 25/11/2019 10h20

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Canis a écrit :

Je crois que les enseignants n’ont pas envie d’une retraite à 1400 euros. C’est aussi simple que cela.

[ouverture de parenthèse] Ce chiffre est intéressant parce que qu’il correspond presque pile poil au montant moyen de retraite en France (hors majoration pour enfants ou pensions de réversion) [fermeture de parenthèse]

Sinon, moi aussi j’aimerai bien une belle retraite. Et j’aimerais aussi qu’on ne fasse pas exploser mes cotisations à la hausse. Et qu’on n’impose pas les dividendes des gérants majoritaires au taux de 40% après IS et avant IR. Et qu’on baisse les cotisations patronales. Et bien d’autres envies encore, de nature fiscales ou sociales.

Ce qu’on lit beaucoup dans cette file ce sont les envies des uns et des autres. Beaucoup d’exigences individuelles ou corporatistes (je veux, j’exige, inacceptable rupture de contrat social etc.).

Mais assez peu de solutions pour financer ces largesses en prenant en compte les effets démographiques (rapport nb cotisants / nb retraités en chute libre depuis 40 ans) et de noria (les nouveaux retraités qui ont eu des évolutions salariales plus favorables que leurs ainés), qui plombent et rendent intenables le système de répartition tel qu’il a pu fonctionne un temps.

Un actif qui considère que 1400€ de retraite n’est pas suffisant c’est fort respectable. Ce serait encore mieux de compléter le raisonnement : il veut combien? Et qui va payer en face? Et selon quelles modalités?

Pour mémoire (ce ne sont que des moyennes, sans doute nuançables, mais ça permet quand même de bien fixer les idées): pour un retraité en 2016, il y a 1.31 cotisant en face (c’était 3.14 en 1975, 2.2 en 1985, 1.6 en 1995, 1.55 en 2005 et 1.33 en 215) et il s’avère que les cotisations , c’est environ les deux tiers du financement du régime général.

- On peut bien repousser l’âge de la retraite - mais ça a des limites (le corps humain…).
- On peut augmenter les cotisations sociales et les impôts - jusqu’au moment où c’est trop.

Je ne suis peut être pas enseignant-chercheur, énarque ou grand clerc de notaire mais sauf erreur de ma part, le seul levier qui reste, c’est la baisse des pensions. Et effectivement, la retraite par points pourrait bien en constituer les prémices (pour le coup, ce n’est pas une critique, même si j’ai des réserves sur l’universalité du système).

Ce qui n’exclut pas de compenser avec d’autres mécanismes, par exemple les retraites par capitalisation et/ou la solidarité familiale (les  enfants qui prennent soin de leurs vieux, comme ça c’est toujours fait et comme c’est de toutes façons la loi dans notre pays depuis plus de deux siècles - cf. art. 205 du code civil … et ce qui se fait effectivement dans de nombreuses familles).

Sources : tous les chiffres cités ci-dessus viennent de cet article de l’Insee

Dernière modification par carignan99 (25/11/2019 14h57)

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#268 25/11/2019 10h38

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Reitner a écrit :

Faith a écrit :

Sachant que la retraite donne environ un TRI de 2%

Quelle est votre source pour cette affirmation ? Et ce TRI s’applique sur les cotisations salariées ou sur cotisations salariées et patronales ?

En cherchant "TRI retraite" sur Google, je suis tombé sur ça:
Le taux de rendement interne du système de retraite français : quelle redistribution au sein d?une génération et quelle évolution entre générations ? - Persée
et
Quel est le taux de rendement (TRI) de la retraite par répartition ? Est ce rentable de cotiser pour la retraite ?

Canis a écrit :

Quel est l’intérêt pour les générations futures de détourner les (meilleurs) étudiants du professorat

Aucune. Mais est-ce une raison pour ne pas modifier le mode de calcul de la retraite ?
La retraite n’a aucune raison d’être différente selon l’emploi qu’on avait avant.

Si on veut attirer les vocations vers le professorat (et on devrait le faire), j’ai plein de proposition qui satisferont les enseignants et qui ne coutent pas cher voir rien:
- ne pas bloquer/faciliter les mobilités régionales
- modifier le système d’inspection et les rapports inspecteur/enseignant
- donner davantage de pouvoir disciplinaire aux enseignants
- imposer aux directeurs d’épauler (dans la mesure du raisonnable) les enseignants face aux parents/enfants
Rien qu’avec ça, de nombreux étudiants retourneront passer les concours pour devenir enseignant.

Les points que je viens de citer sont ceux qui m’ont détourné de l’enseignement. Jamais le salaire et encore moins la retraite (qui pense à la retraite à 20 ans ?) ne m’avaient posé de problème.


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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#269 25/11/2019 12h07

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DrMinimal a écrit :

j’ai trouvé cette intervention amusante car j’ai dans mon cas travaillé un mois par été de 2006 à 2009 pour des revenus respectivement de 1 295€, 1 324€, 1 362€, 1 382€ ce qui m’a permis de valider la coquette somme de zéro trimestres, car lesdits revenus étaient inférieurs aux planchers d’alors.

Me rendra-t’on les cotisations qui apparaissent sur mes fiches de paie ? Je ne crois pas. J’adhère donc évidemment au principe "un euro cotisé ouvre les mêmes droits pour tous".

Bonjour Dr Minimal,

Qu’y a t’il d’amusant ? Vous avez travaillé un mois, vus n’avez pas cotisé suffisamment, vous n’avez pas de trimestre. la règle était connue non ? Vous n’avez pas été pris en traitre par une réglementation rétroactive.
Vous n’avez pas accordé d’importance à ce point lorsque vous avez cherché ces emplois d’été. Faire quelques jours de plus vous aurait permis de cotiser un trimestre. Mais peut être n’était ce pas un critère auquel vous accordiez de l’importance à l’époque.

Autrement, dans le bâtiment, l’été, il y a moyen de faire pas mal d’heures suplémentaires, ce qui permet d’acquérir des trimestres plus rapidement. J’ai pu ainsi me faire 2 trimestres, et une année 3 trimestres sur l’année complète (en cumulant également avec des inventaires réalisés les weekends).
Des solutions existent.

A+
Zeb


Tout ce qui peut merder, va inévitablement merder.

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#270 25/11/2019 12h24

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zeb a écrit :

DrMinimal a écrit :

j’ai trouvé cette intervention amusante car j’ai dans mon cas travaillé un mois par été de 2006 à 2009 pour des revenus respectivement de 1 295€, 1 324€, 1 362€, 1 382€ ce qui m’a permis de valider la coquette somme de zéro trimestres, car lesdits revenus étaient inférieurs aux planchers d’alors.

Me rendra-t’on les cotisations qui apparaissent sur mes fiches de paie ? Je ne crois pas. J’adhère donc évidemment au principe "un euro cotisé ouvre les mêmes droits pour tous".

Bonjour Dr Minimal,

Qu’y a t’il d’amusant ? Vous avez travaillé un mois, vus n’avez pas cotisé suffisamment, vous n’avez pas de trimestre. la règle était connue non ? Vous n’avez pas été pris en traitre par une réglementation rétroactive.
Vous n’avez pas accordé d’importance à ce point lorsque vous avez cherché ces emplois d’été. Faire quelques jours de plus vous aurait permis de cotiser un trimestre. Mais peut être n’était ce pas un critère auquel vous accordiez de l’importance à l’époque.

Autrement, dans le bâtiment, l’été, il y a moyen de faire pas mal d’heures suplémentaires, ce qui permet d’acquérir des trimestres plus rapidement. J’ai pu ainsi me faire 2 trimestres, et une année 3 trimestres sur l’année complète (en cumulant également avec des inventaires réalisés les weekends).
Des solutions existent.

A+
Zeb

Bonjour Zeb,

Je vous trouve très dur d’imaginer que l’on doit penser à la retraite pendant les jobs d’été, à regarder le minimum pour valider un semestre. Le but des jobs d’été est de financer ses études/loisirs avant tout, après si ça permet de valider un trimestre tant mieux.

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[+2 / -1]    #271 25/11/2019 12h59

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Vos solutions consistent donc à sacrifier ses vacances et une partie de ses week-end pour obtenir des trimestres de cotisations ? Réjouissante perspective.

Le système par répartition est de toute façon voué à la faillite depuis longtemps.

La trajectoire démographique de la France n’est pas soutenable pour le système actuel, et je ne parle même pas du chômage qui pourrait exploser si les révolutions de l’IA qu’on nous promet se concrétise.

Voir des manifestations monstre se profiler pour défendre des régimes qui profitent à une minorité toute en coûtant à l’ensemble de la population, on atteint un niveau d’égoïsme qui me laisse pantois.
Je ne parle même pas de l’idée ne serait-ce que d’envisager de recourir à la clause du grand père.

La réforme par point devrait se faire et la valeur du point adapter chaque année afin d’avoir un régime pas trop déficitaire voir on peut rêver légèrement excédentaire, les pensions de retraites fluctueraient à la hausse ou à la baisse avec un minimum pour chaque personne qui correspondrait au minimum vieillesse d’aujourd’hui.

Dans le même temps, il faut à tout prix inciter et expliquer aux gens qu’ils doivent cotiser eux même pour leur retraite pour compenser l’inéluctable baisse des pensions dans le futur. C’est d’ailleurs ce que s’emploie à faire le gouvernement avec la réforme du PER.

Je pense que c’est une bonne trajectoire, cela permettrait peut être de sauver le système actuelle et garantir une retraite minimum aux générations futurs.

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#272 25/11/2019 13h43

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Faith a écrit :

Reitner a écrit :

Faith a écrit :

Sachant que la retraite donne environ un TRI de 2%

Quelle est votre source pour cette affirmation ? Et ce TRI s’applique sur les cotisations salariées ou sur cotisations salariées et patronales ?

En cherchant "TRI retraite" sur Google, je suis tombé sur ça:
Le taux de rendement interne du système de retraite français : quelle redistribution au sein d?une génération et quelle évolution entre générations ? - Persée
et
Quel est le taux de rendement (TRI) de la retraite par répartition ? Est ce rentable de cotiser pour la retraite ?

Canis a écrit :

Quel est l’intérêt pour les générations futures de détourner les (meilleurs) étudiants du professorat

Aucune. Mais est-ce une raison pour ne pas modifier le mode de calcul de la retraite ?
La retraite n’a aucune raison d’être différente selon l’emploi qu’on avait avant.

Si on veut attirer les vocations vers le professorat (et on devrait le faire), j’ai plein de proposition qui satisferont les enseignants et qui ne coutent pas cher voir rien:
- ne pas bloquer/faciliter les mobilités régionales
- modifier le système d’inspection et les rapports inspecteur/enseignant
- donner davantage de pouvoir disciplinaire aux enseignants
- imposer aux directeurs d’épauler (dans la mesure du raisonnable) les enseignants face aux parents/enfants
Rien qu’avec ça, de nombreux étudiants retourneront passer les concours pour devenir enseignant.

Les points que je viens de citer sont ceux qui m’ont détourné de l’enseignement. Jamais le salaire et encore moins la retraite (qui pense à la retraite à 20 ans ?) ne m’avaient posé de problème.

- La mobilité: le problème est que la majorité veut enseigner dans des villes attractives (métropoles régionales) et plutôt vers le sud ou dans l’ouest ainsi que dans des établissements tranquilles. Je ne vois pas comment contrecarrer ce désir si ce n’est… par l’argent ou des conditions exceptionnelles de travail (moins d’heures par ex) ce qui reviendra à dépenser plus.
- les inspecteurs: on les voit fort peu. Trois ou quatre fois dans une carrière. Et leur influence est négligeable désormais.
- la liberté disciplinaire: on l’a dans le cadre des programmes. Sauf classe à examen, elle est très grande car au quotidien personne ne contrôle le contenu réellement enseigné et les modalités (dans le secondaire).
- Les chefs d’établissement nous soutiennent la plupart du temps. C’est juste qu’on est seul en classe. 
Ce dernier point est d’ailleurs peut-être une piste intéressante: l’enseignement à deux pourquoi pas ? mais là encore, cela risque de coûter des sous et à une époque où on a du mal à recruter, cela restera une idée utopique.
Je ne veux être désagréable mais je suis toujours étonné des personnes qui interviennent pour dire qu’elles auraient pu enseigner, qu’elles adoraient ça mais que finalement elles ont fait autre chose et que le salaire n’avait rien à voir avec ce choix. Très bien. Mais savent-elles combien gagne un enseignant après vingt ans de carrière ? A peine 2000 euros.
Si les étudiants se dirigent moins vers ce métier, ce n’est pas que pour des raisons financières: l’image du métier est dégradé; la violence est réelle dans certains établissements; la mutation forcée n’est pas géniale en début de carrière mais le point noir reste les traitements, je vous assure. Un débutant touche 1600 euros nets. Comment voulez-vous vous loger décemment en région parisienne ?
Le problème des 1400 euros de pension, c’est qu’ils sont comparés au 1900 euros actuels. Annoncer que la réforme va juste consister à spolier sans contrepartie n’est pas acceptable, d’autant que cela fait des années que les traitements ne suivent déjà plus l’inflation.
Maintenant, si le gouvernement propose d’augmenter de 500 euros les actifs durant leur carrière (de manière à ce qu’ils puissent compenser la perte en épargnant  et en cotisant), alors on pourra parler de réforme équilibrée.

Dernière modification par Canis (25/11/2019 13h45)

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#273 25/11/2019 14h33

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flosk22, psg02000,

Mais c’est votre choix, vous êtes libre de travailler ou pas pendant vos vacances.
Le point est que si vous faites des études, et que vous ne voulez pas obtenir votre retraite à taux plein à un âge trop avancé, une solution consiste à travailer pendant ses vacances d’étudiants, et de cotiser plus de trimestres plus tôt.
J’apporte juste une réponse à un point soulevé dans cette file.
Ensuite, que cela vous enchante ou pas, que cela vous interesse ou pas n’est pas le propos. Vous faites bien comme vous voulez, mais il existe des solutions pour avancer son âge de départ en retraite, et celle ci en est une.

Beaucoup de personnes se plaignent du recul de l’âge de la retraite à taux plein, alors, qu’elles ne travaillent pas pendant leurs vacances d’étudiant.

A+
Zeb

Dernière modification par zeb (25/11/2019 14h37)


Tout ce qui peut merder, va inévitablement merder.

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#274 25/11/2019 15h08

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Canis a écrit :

Le problème des 1400 euros de pension, c’est qu’ils sont comparés au 1900 euros actuels. Annoncer que la réforme va juste consister à spolier sans contrepartie n’est pas acceptable, d’autant que cela fait des années que les traitements ne suivent déjà plus l’inflation.
Maintenant, si le gouvernement propose d’augmenter de 500 euros les actifs durant leur carrière (de manière à ce qu’ils puissent compenser la perte en épargnant  et en cotisant), alors on pourra parler de réforme équilibrée.

Et sinon, l’argent ne poussant pas sur les arbres et le taux de prélèvements obligatoires étant déjà fort élevé, vous trouvez où les sous? Dans les grandes lignes hein (on paye suffisamment d’énarques et autres inspecteurs des finances pour assurer l’intendance et entrer dans les détails une fois le cap fixé).

Je suis curieux de connaître la réponse. Parce que mon épouse (qui est fonctionnaire), aimerait bien aussi être augmentée de 500€ p/mois pour mieux cotiser pour sa retraite (enfin je pense, je lui demanderai ce soir) .

Dernière modification par carignan99 (25/11/2019 15h10)

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#275 25/11/2019 15h40

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Canis a écrit :

- la liberté disciplinaire

Intéressant quiproquo.
Probablement révélateur du problème, discipline, mot recouvrant deux significations bien différentes:
- "Branche de la connaissance pouvant donner matière à un enseignement"
- "Ensemble de lois, d’obligations qui régissent une collectivité et destinées à y faire régner l’ordre"

Je ne veux être désagréable mais je suis toujours étonné des personnes qui interviennent pour dire qu’elles auraient pu enseigner, qu’elles adoraient ça mais que finalement elles ont fait autre chose et que le salaire n’avait rien à voir avec ce choix. Très bien.

Je suis issu d’une famille d’enseignants: père, mère, frère (chacun dans un niveau différent, et une matière différente d’ailleurs), tous les amis de la famille ont toujours été des enseignants, nombreuses ont été les vacances prises avec des collègues enseignants.
Je ne connaissais aucun autre métier jusqu’à 18/19 ans.
Donc je pense savoir un minimum de quoi je parle.

Mais savent-elles combien gagne un enseignant après vingt ans de carrière ? A peine 2000 euros.

20 ans de carrière = moins d’une demi carrière.
2000€ = plus que le salaire médian.
14/15 semaines de vacances = 2x plus que beaucoup de cadres, 3x plus que beaucoup d’employés.

Je me permets d’ailleurs de continuer la digression.
Je suis cadre et mon forfait annuel est de 211j de travail (incluant les jours fériés)

Mon salaire net (à plein temps) au bout de 16 ans de carrière est d’environ 2500€.
Si je souhaitais profiter des mêmes durées de vacance en prenant du congé sans solde, je gagnerais 2150€. Donc juste 7% de plus que les 2000€ indiqués.

Un débutant touche 1600 euros nets. Comment voulez-vous vous loger décemment en région parisienne ?

En logeant en studio, comme n’importe quel jeune normal en région parisienne.
J’ai vécu en studio jusqu’à 33 ans, dont plusieurs années avec une compagne.
Mon frère, prof des écoles, vit dans une maison de 250m² sur 1 hectare de terrain…et part 3 fois en vacances par an, avec ses 3 enfants.

Dernière modification par Faith (25/11/2019 16h41)


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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