Suivez les discussions sur : Twitter Facebook RSS   Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter : Newsletters   Utilisez la recherche :
PlanèteMembres  |  Mission

Forums de la communauté des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies sur l’investissement patrimonial pour s’enrichir, générer une rente et atteindre l’indépendance financière

Invitation Vous n'êtes pas identifié : inscrivez-vous pour échanger et participer aux discussions de notre communauté !

#1 24/02/2012 20h01

Membre
Réputation :   51  

Il me vient une envie de lancer ce sujet, pour élargir un peu nos horizons de lecture, au-delà des livres sur l’investissement et le développement personnel au sens strict, dans un double but :

- partager les lectures qui nous ont apporté beaucoup, et en découvrir d’autres pour poursuivre ce parcours

- affiner notre vision de l’économie et de l’investissement long terme, par l’apport de la littérature, du théâtre, des essais, des classiques et des contemporains, de l’histoire, de la philosophie, des sciences humaines, de l’anthropologie, de la psychologie, du droit …

Je commence par un auteur que je n’ai découvert qu’au printemps 2011, qui m’a accompagné pendant plusieurs semaines :



COMMENTAIRE SUR L’OEUVRE DE MURAY a écrit :

"Car ce qui caractérise notre époque est pour Philippe Muray son sérieux terrible, sa certitude agressive et béate d’être meilleure qu’un avant dont elle ne veut rien savoir et de se diriger vers un avenir aussi paradisiaque et inéluctable que désincarné. Cette dévotion à un Bien qu’on ne peut remettre en question est la source d’innombrables sottises, comme le chemin le plus court vers des formes nouvelles de barbarie. "

Dernière modification par placementapapa31 (24/02/2012 20h35)

Hors ligne Hors ligne

 

#2 24/02/2012 21h30

Membre
Réputation :   20  

un très grand Monsieur,
l ’inventeur de " homo festivus "….à lire en boucle et on peut aussi réécouter ici:
Le rire libérateur de Philippe Muray 1/3 - vidéo Dailymotion

Hors ligne Hors ligne

 

#3 24/02/2012 21h43

Membre
Réputation :   51  

Oui extraordinaire émission "Répliques" de Alain Finkielkraut (encore un néo-réac infréquentable d’après l’anathème du "centre gauche parent d’élève"), avec Fabrice Luchini qui lit un passage de Muray : "Les bataillons d’éducateurs sociaux défilant, les cohortes d’assistants …" C’est libérateur, il faut l’écouter…

P. MURAY a écrit :

Nous vivons un totalitarisme souple, complexe, inconscient. Et ce n’est qu’un début, continuons le constat.

Dernière modification par placementapapa31 (24/02/2012 21h45)

Hors ligne Hors ligne

 

#4 25/02/2012 21h47

Membre
Réputation :   51  

Allez je continue, puisque j’ai lancé le sujet.



Je cite de mémoire, désolé c’est approximatif mais l’idée y est :

ZOLA - L’ARGENT a écrit :

"Préparée par la presse financière jusque dans les chaumières les plus reculées de province, la foule innombrable des naïf et des crédules était là, prête à se faire rouler."

L’Argent ? Wikipédia

L?Argent de Zola

Dernière modification par placementapapa31 (25/02/2012 21h47)

Hors ligne Hors ligne

 

#5 25/02/2012 22h33

Membre
Réputation :   19  

Pour ma part, un livre éblouissant dans lequel je me replonge très souvent : ALAIN - Propos sur le bonheur

Hors ligne Hors ligne

 

#6 27/02/2012 16h44

Membre
Réputation :   51  

Le livre d’un génie, et c’était en 1931 :



Pour saisir ce que signifie la relativité de toutes les valeurs… : parentalité, morale, littérature, amour…

Hors ligne Hors ligne

 

#7 27/02/2012 17h20

Membre
Réputation :   26  

Un livre intéressant sur les nouvelles formes de la précarité - le rêve de Laurence Parisot

Anne et Marine RAMBACH - Les nouveaux intellos précaires - J’ai Lu - 8€

http://blogs.rue89.com/cabinet-de-lectu … -du-savoir


Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour lui-même est un esclave…   Friedrich Nietzsche.

Hors ligne Hors ligne

 

#8 27/02/2012 20h19

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   572  

Et la musique est revenue dans la fête celle qu’on entend d’aussi loin qu’on se souvienne depuis les temps qu’on était petit, celle qui ne s’arrête jamais par-ci, par-là, dans les encoignures de la ville, dans les petits endroits de la campagne, partout où les pauvres vont s’asseoir au bout de la semaine, pour savoir ce qu’ils sont devenus. Paradis ! qu’on leur dit. Et puis on fait jouer de la musique pour eux, tantôt ci tantôt là, d’une saison dans l’autre, elle clinque, elle moud tout ce qui faisait danser l’année d’avant les riches. C’est la musique à la mécanique qui tombe des chevaux de bois, des automobiles qui n’en sont pas, des montagnes pas russes du tout et du tréteau du lutteur qui n’a pas de biceps et qui ne vient pas de Marseille, de la femme qui n’a pas de barbe, du magicien qui est cocu, de l’orgue qui n’est pas en or, derrière le tir dont les œufs sont vides. C’est la fête à tromper les gens du bout de la semaine.


Le pouvoir doit se définir par la possibilité d'en abuser

Hors ligne Hors ligne

 

#9 28/02/2012 21h19

Membre
Réputation :   51  

MichelPlatini a écrit :

Un livre intéressant sur les nouvelles formes de la précarité

Anne et Marine RAMBACH - Les nouveaux intellos précaires - J’ai Lu - 8€

http://blogs.rue89.com/cabinet-de-lectu … -du-savoir

Oui, il y a plusieurs années qu’on trouve ce sujet des "intellos précaires" traité dans certains bons articles. Je pense que c’est un phénomène réel et d’une importance majeure. Et je pense aussi que ça, dans le futur, ça va faire trèèèès mal…

Hors ligne Hors ligne

 

#10 01/03/2012 01h10

Membre
Réputation :   51  

Un constat terrible, impitoyable, sans la moindre once de bien-pensance ou de volonté de déguisement des faits :



Collection dirigée par Daniel Cohen - comme ça pas de risque d’accusation de "populisme-déclinisme", je suppose…

Le constat est froid, implacable chirurgical, les corrélations qui dérangent sont toutes là. A aucun moment, et même dans la conclusion, on ne ressent la moindre lueur d’espoir. On en ressort avec l’idée que rien de ce qui devrait être fait ne pourra l’être, tant la situation est sédimentée et calcifiée.

Hors ligne Hors ligne

 

#11 01/03/2012 14h46

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   247  

Je me permets d’ajouter L’homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle. Ce livre m’a convaincu que mon idée changement de vie était la bonne même si je n’ai pas assez de recul encore pour confirmer.


«Voir c’est savoir, vouloir c’est pouvoir, oser c’est avoir. »Alfred De MUSSET

Hors ligne Hors ligne

 

#12 02/03/2012 11h31

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   503  

The Downing Street Years, de Margaret Thatcher. Mes aieux, quelle grande dame! Je crois que vais me retaper le bouquin de long en large.

Margaret Thatcher a écrit :

Si ceux qui me critiquent me voyaient marcher sur l’eau, ils trouveraient le moyen de dire que c’est parce que je ne sais pas nager.

Hors ligne Hors ligne

 

#13 02/03/2012 11h57

Membre
Réputation :   26  

American Psycho Bret E. Ellis

Un trader qui brasse des millions, drogué et tueur à ses heures perdues - très violent - une apologie (ou une critique) de l’argent et des marques - des années Reagan et Thatcher.

Dernière modification par MichelPlatini (02/03/2012 11h58)


Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour lui-même est un esclave…   Friedrich Nietzsche.

Hors ligne Hors ligne

 

#14 06/03/2012 01h58

Membre
Réputation :   51  



Et la couverture très pertinente chez Hachette :



Des citations, il y en a à chaque vers. Pour ma part :

Tartuffe a écrit :

"Et ce qu’il contrôle est fort bien contrôlé."

Hors ligne Hors ligne

 

#15 06/03/2012 12h57

Membre
Réputation :   73  

The Rise and Fall of the Great Powers - Wikipedia

The Rise and Fall of the great powers par Paul Kennedy, historien à Yale, ce livre est passionnant de par son étude des grands empires dans l’histoire et de par sa théorie sur l’évolution de ces puissances en fonction de leurs dépenses militaires.

Mars ? Wikipédia(essai_autobiographique)

Mars de Fritz Zorn, livre qui est un des seuls à me toucher à chaque fois que je le relis et m’a fait comprendre le sens de la vie.

Sinon je suis un fan inconditionnel de Nabokov (en particulier Ada ou l’ardeur et Feu pâle).

Hors ligne Hors ligne

 

#16 06/03/2012 14h11

Membre
Réputation :   51  

Ratpack a écrit :

The Rise and Fall of the great powers

Cela semble passionnant en effet.

Hors ligne Hors ligne

 

#17 13/03/2012 09h44

Membre
Réputation :   26  

Il faut absolument lire Gomorra : Dans l’empire de la camorra - de Roberto Saviano.

Parce que le livre complète très bien le film - est facile à lire - très riche et axé sur les aspects économiques..

Parce l’auteur a été très courageux, et mérite un peu d’argent pour assurer sa protection.
Parce que l’on voit l’Italie différemment.


Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour lui-même est un esclave…   Friedrich Nietzsche.

Hors ligne Hors ligne

 

#18 13/03/2012 10h06

Membre
Réputation :   73  

Son livre suivant Le contraire de la mort est également époustouflant !

Hors ligne Hors ligne

 

#19 13/03/2012 10h39

Membre
Top 100 Réputation
Réputation :   232  

MichelPlatini a écrit :

American Psycho Bret E. Ellis

Un trader qui brasse des millions, drogué et tueur à ses heures perdues - très violent - une apologie (ou une critique) de l’argent et des marques - des années Reagan et Thatcher.

Avez vous lu Moins que zéro ?

Tout le monde parle d’American Psycho, donc j’aimerai bien le lire, mais j’ai tellement détesté Moins que zéro et la narration de l’auteur que j’ai du mal à en lire un autre…

Chanel, clope, dope, baise, Dior, clope, dope, baise, Porsche, clope, dope, baise… quel navet…

Bref, vous conseillez American Psycho si on n’a pas aimé Moins que zéro ?

Dernière modification par ZX-6R (13/03/2012 11h01)


Left the Rat Race in 2013

Hors ligne Hors ligne

 

#20 13/03/2012 10h48

Membre
Réputation :   73  

Essayez plutôt Les lois de l’attraction avant !

American Psycho est difficile si l’on a pas intégré l’univers Bret Easton Ellis, et de préférence en anglais bien sûr, les nuances et le cynisme y sont bien plus visibles.

Hors ligne Hors ligne

 

#21 25/03/2012 21h21

Membre
Réputation :   26  

Je viens de terminer - de Bernard LAHIRE - son Tableaux de familles: Heurs et malheurs scolaires en milieux populaires en Points.

Instructif voire parfois passionnant.

L’auteur étudie à travers 25 monographies pourquoi certains enfants issus de familles populaires réussissent à l’école - et aussi pourquoi certains échouent.

Bernard Lahire, Tableaux de Famille — Equipe Littérature - ifé

Cela remettra peut être en cause certaines idées reçues du genre "Quand on veut, on peut" de certains de nos libéraux bien aimés…


Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour lui-même est un esclave…   Friedrich Nietzsche.

Hors ligne Hors ligne

 

#22 07/06/2012 16h06

Membre
Réputation :   26  

Un bouquin passionnant !
S. BEAUD – M.PIALOUX, Retour sur la condition ouvrière, La Découverte Poche.

Les deux auteurs ont fait une étude sociologique longue – de l’ordre de 8 années – sur les ouvriers Peugeot du côté de Sochaux - Montbéliard.

Dans un langage simple et non jargonnant, ils expliquent pourquoi une classe sociale ayant une image valorisante il y a 30/40 ans a presque totalement disparu du débat public, l’impact du passage du taylorisme à un mode de production type Flux tendus et l’arrivée des petits diplômés (Bac Pro / BTS) sur l’organisation du travail et la vie du groupe de travailleur.

Ouvrage riche puisqu’il montre ensuite les conséquences de ces changements dans l’usine sur les stratégies scolaires des enfants des ouvriers, la chute d’audience des syndicats et la dégradation des rapports avec les immigrés locaux.


Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour lui-même est un esclave…   Friedrich Nietzsche.

Hors ligne Hors ligne

 

#23 07/06/2012 18h10

Membre
Réputation :   51  

Cela semble intéressant en effet.

Cela m’amène à une idée qui me travaille depuis longtemps : on dit toujours "il n’y a plus d’ouvriers et ça explique la perte d’audience des syndicats".

Ce dernier point m’intrigue : bien qu’ils ne soient plus représentatifs quantitativement, j’ai pourtant l’impression que les syndicats de salariés gardent un poids ENORME. J’aimerais vos avis…

Hors ligne Hors ligne

 

#24 07/06/2012 18h25

Membre
Réputation :   26  

placementapapa31 a écrit :

Cela semble intéressant en effet.

Cela m’amène à une idée qui me travaille depuis longtemps : on dit toujours "il n’y a plus d’ouvriers et ça explique la perte d’audience des syndicats". .

Il existe un vrai biais cognitif sur cette idée.
Quand les auteurs demandent à leurs étudiants le nombre d’ouvriers en France, ceux-ci donnent des chiffres allant de 300000 à 1 million.

Le chiffre exact est autour de 6 millions.

Ensuite, sur les raisons de la dé - syndicalisation, elles sont multiples et explicitées dans le livre. (patronat réac - chute du mur de Berlin - individualisme croissant…)


Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour lui-même est un esclave…   Friedrich Nietzsche.

Hors ligne Hors ligne

 

#25 08/06/2012 19h38

Membre
Réputation :   51  

Mais le livre aborde-t-il la question de l’influence effective des syndicats en France aujourd’hui?

Hors ligne Hors ligne

 

Discussions similaires à "bibliothèque du gentleman-rentier : littérature, essais, philosophie"

Pied de page des forums

Parrains Faites-vous parrainer
Apprendre le bonheur