Suivez les discussions sur : Twitter Facebook RSS   Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter : Newsletters   Utilisez la recherche :
PlanèteMembres  |  Mission

Forums de la communauté des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies sur l’investissement patrimonial pour s’enrichir, générer une rente et atteindre l’indépendance financière

Invitation Vous n'êtes pas identifié : inscrivez-vous pour échanger et participer aux discussions de notre communauté !

Attention Cette page affiche seulement les messages les plus réputés de la discussion.
Flèche Pour voir tous les messages et participer à la discussion, cliquez ici.

[+1]    #1 25/03/2011 10h04

Membre
Réputation :   17  

Philippe,

A partir de ton lien précédent, je me suis amusé à calculer l’impact de l’inflation sur les rendements nets distribués de l’Afer….
J’arrive à 100 euros placés en 1976 donne 407,57 euros en 2010 en tenant compte de l’impact de l’inflation : ce qui donne un taux de rendement actuariel de 4,35%

détails des calcul ci-dessous :

année    taux brut    taux net    inflation    taux net déflaté    100 euros placés fin 1976
1977    10,31%    09,79%    09,30%    00,49%    100,49
1978    11,08%    10,56%    09,05%    01,51%    102,01
1979    11,48%    10,95%    10,82%    00,13%    102,14
1980    13,08%    12,54%    13,51%    -00,97%    101,16
1981    14,01%    13,47%    13,40%    00,07%    101,23
1982    15,33%    14,78%    11,82%    02,96%    104,23
1983    16,68%    16,13%    09,62%    06,51%    111,01
1984    13,52%    12,98%    07,41%    05,57%    117,19
1985    12,62%    12,09%    05,83%    06,26%    124,53
1986    12,04%    11,51%    02,66%    08,85%    135,56
1987    10,88%    10,35%    03,14%    07,21%    145,32
1988    10,58%    10,05%    02,69%    07,36%    156,02
1989    10,14%    09,62%    03,61%    06,01%    165,40
1990    09,75%    09,22%    03,37%    05,85%    175,07
1991    09,76%    09,24%    03,20%    06,04%    185,65
1992    09,79%    09,27%    02,42%    06,85%    198,36
1993    09,82%    09,30%    02,08%    07,22%    212,68
1994    08,24%    07,72%    01,67%    06,05%    225,55
1995    07,95%    07,44%    01,73%    05,71%    238,42
1996    07,35%    06,84%    01,97%    04,87%    250,03
1997    07,03%    06,52%    01,23%    05,29%    263,26
1998    06,73%    06,22%    00,69%    05,53%    277,80
1999    06,74%    06,23%    00,54%    05,69%    293,61
2000    06,65%    06,14%    01,69%    04,45%    306,67
2001    06,23%    05,72%    01,70%    04,02%    319,00
2002    05,80%    05,30%    01,90%    03,40%    329,84
2003    05,55%    05,05%    02,10%    02,95%    339,57
2004    05,25%    04,75%    02,10%    02,65%    348,57
2005    04,91%    04,41%    01,80%    02,61%    357,67
2006    04,83%    04,33%    01,60%    02,73%    367,43
2007    04,92%    04,42%    01,50%    02,92%    378,16
2008    04,85%    04,36%    02,80%    01,56%    384,06
2009    04,62%    04,12%    00,10%    04,02%    399,50
2010    04,01%    03,52%    01,50%    02,02%    407,57

100x(1+4.35%)^33=407.57

Dernière modification par tellib (25/03/2011 10h07)

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #2 25/03/2011 16h13

Modérateur
Top 20 Réputation
Réputation :   2353  

Je pense qu’espérer "inflation+6%" du placement de son "pécule", une fois rentier, est très très très optimiste. En phase de constitution du pécule, c’est peut être plus réaliste, car on peut se permettre de prendre bien plus de risques (le seul risque est alors de reculer le moment où on pourrait devenir rentier, pas de devoir baisser significativement son train de vie…).

Le rendement, hors inflation, est aussi bien plus élevé pendant les phases de baisse des taux (d’intérêt, d’inflation) que pendant les phases stables ou de hausse, surtout pour les actifs peu risqués de type obligation. C’est exactement ce qui s’est produit entre 1983 et 2000, ce qui explique largement que le fond AFER ait si bien performé alors. Or les taux sont bas actuellement, et on a peu de chances de vivre la même chose dans les 20 prochaines années.
Les calculs de tellib sont exacts, sauf que le "taux net" qu’il indique est "avant fiscalité" (actuellement : cotisations sociales de 12.3% et prélèvement de 7.5% à la sortie, sur le gain), hélas.

En période de taux (d’intérêt, d’inflation) modérés, les biens dont la valeur suit plus ou moins l’inflation, et qui rapportent en plus 4 ou 5% sont déjà de très bons placements… 

Les simulations (bogleheads) effectuées sur le passé indiquent qu’un rentier investi 50% oblig et 50% actions sur le marché US aurait eu de forte probabilités de consommer tout son pécule s’il prélevait + de 4% chaque année.

Imaginons un rentier (en France) qui répartirait le placement de son "pécule" (hors RP) entre :
    30% obligations sans risque (fond € dune AV) : rendement espéré = inflation +1% net
    30% actions diversifiées : rendement moyen espéré = inflation + 5% net
    30% immobilier de rapport :  rendement espéré = inflation + 5% net
    10% autres placements plus risqués : rendement espéré = inflation + 7% net
il obtiendrait au global inflation + 4%

Ceci conduit à la conclusion : il ne faut pas devoir dépenser plus de 4% de son "pécule" (hors RP) pour être un rentier serein. Un personne prudente devrait même se limiter à 3%  pour garder une marge de sécurité, et tenir compte de tous les aléas du contexte actuel.
Pour ceux qui ont acquis des "droits" pour la retraite, une partie (d’autant +élévée qu’on est +proche du moment de la percevoir) du montant de la pension anticipée peut être retiré du train de vie à financer. A partir d’un certain age, on peut aussi "consommer" le pécule, ce qui devrait permettre de diminuer un peu ces chiffres.
Exemples :
- couple prudent devant percevoir 35 en pension de retraite dans 10 ans, avec un train de vie de 100 : besoin d’un pécule de (100 - 25) / 3% = 2500   
- personne avec un train de vie de 40 : besoin d’un pécule de 40 / 4% = 1000

Dernière modification par GoodbyLenine (25/03/2011 16h15)


J'écris comme "membre" du forum, sauf mention contraire. (parrain Fortuneo: 12356125)

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #3 06/12/2011 21h30

Membre
Réputation :   1  

Bonjour,

Je suis tombé sur ce fil de discussion que j’ai trouvé très intéressant.
Je voulais réagir vis à vis des sommes indiquées, autour du million d’euros, que je trouve astronomiques, inaccessibles. Ces sommes ne permettent pas au commun des mortels d’envisager un plan de vie pour atteindre cet objectif. Je ne pense pas que les personnes qui parlent de ces sommes aient un réel objectif de s’arrêter de travailler, j’imagine que beaucoup d’entre nous s’épanouissent finalement dans le travail.
En ce qui me concerne, j’ai choisi de me fixer des objectifs accessibles, car je n’ai jamais aimé travailler, et j’ai envie de réaliser mon rêve: ne plus être dépendant du travail.
J’ai 38 ans, cadre sup, je suis propriétaire (aucun prêt en cours), et je n’aurai pas d’enfants.
A la question combien valez-vous, je réponds 520.000 euros, répartis comme suit:
- Une maison en province (200.000 euros) que je possède déjà
- Un appartement de 20.000 euros en Thailande que je possède déjà
- Un capital de 300.000 euros, réparti en assurance-vie et appartement en location, l’ensemble donnant une moyenne de rentabilité nette de 4%, soit 1000 euros/mois.

Dans 4 ans, j’aurai enfin atteint les 300.000 euros (actuellement j’ai un peu plus de 200.000 euros). Ainsi, je pourrai m’établir définitivement dans mon appart en Thailande, et profiter de la vie et de ses plaisirs tant que ne suis pas trop vieux.
En effet, j’estime qu’à 42 ans, mes meilleures années se situeront déjà derrière moi, et l’on ne vit qu’une fois. A noter que le salaire moyen dans ce pays est d’environ 250 euros/mois. Avec 1000 euros/mois, on y vit extrêmement bien. D’autres pays comme le Cambodge ou le Laos ont des niveaux de vie encore plus bas, mais perso, j’aime moins.
Bien sûr chacun voit midi à sa porte. En ce qui me concerne, j’ai une vie simple, un pied à terre en France, un pied à terre en Asie, où il y a largement de quoi s’épanouir (ceux qui connaissent le pays comprendront) avec 1000 euros/mois, le tout sans entamer le capital. Que vouloir de plus?
Bon, je pense avoir un peu digressé et raconté ma vie, mais franchement, annoncer des millions d’euros, je trouvais que ça n’avait aucun intérêt. Quel pourcentage de la population est réellement capable d’engranger un tel capital?
Je pense que l’on peut s’arrêter avec beaucoup moins, il faut savoir où mettre le curseur et quelle vie on souhaite réellement mener. Se fixer une rente de 3000 euros nets/mois (sous entendant environ 900.000 euros de capital), c’est utopique, on ne vit qu’une fois, et le SMIC en France est de 1000 euros nets/mois.
Bonne continuation à tous
Nico

Hors ligne Hors ligne

 

[+4]    #4 07/12/2011 09h53

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   572  

bastounet a écrit :

Donc, je pense que le patrimoine du rentier "serein" doit être composé en partie principale par de l’immobilier de rendement (diversifié de préférence), essentiellement financé par l’emprunt pour, d’une part atténuer la fiscalité et profiter de la hausse de l’inflation et d’autre part, de conserver ses liquidités pour les placer en assurance - vie et permettre un revenu stable et très peu fiscalisé (je pense que cet avantage durera dans le temps), ainsi qu’une réserve de trésorerie en cas de pépin.

S’endetter pour investir dans de la pierre qu’il faut entrenir et faire la chasse aux locataires indélicats pour placer le tout a 3% sur de la dette d’états insolvables dans une enveloppe fiscale qui peut sauter du jour au lendemain me semble être une vision trés franco-francaise de l’investissement que je ne partage absolument pas.

Je suis beaucoup plus tranquille avec mes Total et mes Vinci (et j’ai commencé mes achats avec un CAC a 6100).
Des tas de pauvres petits employé exploités, des millions de cartes bleues insérées dans des belles machines GEA sur des autoroutes Vinci qui participent à me verser un beau dividende, c’est la base du capitalisme.
Après si on a une grosse fortune, un peu d’immobilier ne peut pas faire de mal.

Le francais a une haine viscérale de l’actionnaire exploiteur du peuple mais ne veut surtout pas investir en action parce que c’est trééééééééééés risqué !


Le pouvoir doit se définir par la possibilité d'en abuser

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #5 07/12/2011 12h10

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   572  

Mais il n’y a aucun risque a investir en bourse pour peu que l’on sache ou l’on va…

Je n’ai pas l’impression de prendre des risques ni d’avoir perdu de l’argent

J’ai acheté du Vinci a 54.70 pour un rendement de 1.52 soit 2.8%.
Maintenant le coupon est de 1.67 soit 3%. je suis parfaitement heureux de mon achat et il n’y a aucune dégringolade dans mes revenus…

Bien sur comme entre temps j’ai pu en toucher a 25 je ne me suis pas gêné… En plus ca m’a permis de faire des profits trés rapide (que je ne recherche pas spécialement) pendant les périodes de grande volatilité.
Si on tient à tout prix a évaluer mon investissement en valeur de marché je suis a 7% annualisé depuis 2007 sur la valeur.
Mais meme sur un mauvais choix (en général je ne suis pas trés habile pour choisir) comme France Télécom je n’ai aucune raison d’etre mécontent touchant toujours mes 1.4 de dividende et je ne perds rien.

Mon patrimoine ne diminue pas quand le cours baisse mais quand le résultat de l’entreprise baisse.
Prenez un villageois qui a la seule vache du village. Meme si personne ne veut lui acheter il est plus riche que ceux qui ont une chèvre car elle produit plus de lait.

Tout cela me semble beaucoup plus sur que d’immobiliser de l’argent sur des biens qui ont d’énorme frais à la vente et dont le rendement demande du travail.
N’ayant effectivement pas les moyens d’acheter de l’immobilier j’ai regardé des scpi pour me diversifier et me défiscaliser. Je n’y ai vu que des problèmes, des frais et de l’argent immobilisé.

Ce qui interresse le rentier ce n’est pas la valorisation instantanée de son patrimoine mais les revenus qu’il en récolte.

Bien sur si on a 1.000.000 d’euro on peut sans doute en mettre 300.000 sur de l’immobilier, c’est une saine diversification.
On peut aussi acheter 100.000 euros de matières premières.
Mais penser qu’actuellement les actions sont chères et que le seul salut est dans l’immobilier et la dette européenne n’est pas juste.

Tout ce qu’on peut penser c’est qu’on risque de les avoir beaucoup moins chères d’ici quelques temps. Mais ce n’est qu’une probabilité, il est vrai non négligeable.

Une exposition action de l’ordre de 50% me semble etre normale et sans risque actuellement pour un investisseur LT.

Quand a nos états ils sont complètement insolvables et je m’en voudrais de préter un centime à des emprunteurs aussi dispendieux.
Ils s’en tireront effectivement par la planche à billet, il sera alors facile de se constituer un beau patrimoine en achetant des actions étrangères.


Le pouvoir doit se définir par la possibilité d'en abuser

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #6 09/01/2012 12h52

Membre
Réputation :   32  

Piqué sur un autre forum :

Un investisseur américain se promène au bord de l’eau dans un petit village côtier mexicain. Un bateau rentre au port, contenant plusieurs thons. L’Américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer.
« Pas très longtemps », répond le Mexicain.
« Mais alors, pourquoi n’êtes vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus ? » demande le banquier.

Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille. L’Américain demande alors : « Mais que faites-vous le reste du temps ? »
« Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie.»

L’Américain l’interrompt : « J’ai un MBA de l’université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l’usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut être New York, d’où vous dirigeriez toutes vos affaires. »

Le Mexicain demande alors : « Combien de temps cela prendrait-il ? »
- 15 à 20 ans, répond le banquier.
- Et après ?
- Après, c’est là que ça devient intéressant, répond l’Américain en riant. Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions.
- Des millions ? Mais après ?
- Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme, et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis.

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #7 16/01/2014 18h11

Membre
Réputation :   2  

Bonjour ,

La question de savoir combien il faut pour partir dépend de vos dépenses annuelles et de votre âge avant d’atteindre la retraite . Dans mon cas , j’ai pris le risque à l’âge de 40 ans avec 275 k€  et une résidence entièrement payée .

J’ai tout plaqué à Paris pour vivre dans ma résidence de vacances qui est maintenant devenue ma résidence principale . Je vis de mes rentes depuis l’an 2000 avec en gros 1000 euros de dépenses par mois  . Ma femme travaille à temps partiel et dépense également 1000 euros .

Notre patrimoine plafonne maintenant à 460 k€ + notre résidence principale payée qui a pris beaucoup de valeur mais on s’en fiche un peu tant qu’on est en dessous du seuil isf .

A l’âge de 67 ans (dans 13 ans) je toucherai environ 1500 euros/mois ce qui sera suffisant pour couvrir mes besoins . Ma femme aura aussi sa petite retraite de son côté . Peu importe si le capital commence à être entamé suite à la baisse des rendements des fonds euros puisque je sais qu’à 67 ans j’aurais une "rente" servie par l’ état cette fois-ci .

Le problème s’il devait en survenir un serait une inflation forte genre plus de 5% par an pendant 13 ans avec des rendements coincés autour de 2% mais là encore le capital baisserait mais pas assez pour me mettre en difficulté .

Si j’ai un simple conseil à donner c’est de faire votre propre simulation sur excel en n’oubliant pas de mettre un taux d’inflation pour vos dépenses annuelles que vous pouvez faire varier à votre guise . Idem pour le rendement de vos placements .

Je n’ai pas de regrets même si j’ai beaucoup profité de ma vie parisienne antérieure . Il y a un temps pour tout surtout si on a un enfant à élever .

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #8 16/01/2014 19h32

Membre
Réputation :   1  

Bonsoir,

Je viens de lire ce fil de discussion et je me permets de vous faire bénéficier de ma modeste expérience en la matière.

Je suis rentier depuis fin 2005, mon patrimoine était à l’époque financier et immobilier à part égales. Il est maintenant en totalité financier. Je suis donc locataire de mon appartement et suis imposé à l’ISF.

La question est de savoir quelle est la rentabilité annuelle que l’on peut ponctionner sur un patrimoine investi de telle manière à ce que la situation soit pérenne dans le temps, c’est à dire qu’elle ne mette pas en danger le capital disponible. Mon expérience n’est pas théorique et m’a permis de traverser deux crises boursières mondiales majeures (2008 et 2011).

Premièrement, il est utile de replacer en perspective l’évolution de la rentabilité des classes d’actifs sur la période :

-l’immobilier, en particulier à Paris, reste, malgrès la hausse des prix, un actif à rentabilité faible qui induit un coût fiscal et d’entretien du capital important. D’expérience, je n’évaluerais pas la rentabilité d’un tel placement à plus de 1.5% net. Il y a bien entendu les gains en capital, mais outre le fait que ceux-ci sont de plus en plus imposés dans l’optique d’un placement locatif, ce sont les flux de revenus généré par les placements immobiliers qui sont importants puisque la revente d’un bien immobilier ne peut être fractionnée en fonction des besoins, ce qui n’est pas le cas des placements financiers. Il faut par ailleurs remarquer que plus la valeur des actifs immobiliers augmente, plus leur rentabilité baisse.

-Les obligations d’Etat et autres placements obligataires ont offert quant à eux sur la période des rentabilités qui ne dépassent pas les 2.5 à 3% sur la période.

-Les placements actions ont eu sur la période une volatilité importante et des rentabilités moyenne annualisées contrastées selon les zones. Le CAC40, par exemple à une rentabilité annualisée de -0.71% sur la période, l’EUROSTOXX de -0.3%. Le Dow Jones, quant à lui a fourni une rentabilité annualisée en dollar de 5.8% et de 4.3% exprimé en euros. De son côté, le MSCI World Index a fourni une rentabilité annualisée exprimée en Euros de 2.3% sur la période. Bien entendu, ces valeurs moyennes ont été sujette à une forte volatilité au cours de la période.

Ainsi sur la période une seule classe d’actif a permis de fournir une rentabilité annuelle moyenne base EUROS supérieure à 4.3% sur la période, ce sont les placement actions en dollars. Les émergents aussi

Or si l’on veut ponctionner 4% de son capital, il faut que la rentabilité annualisée moyenne du capital sur la période soit de 4% sur une période donnée ce qui, sur la période passée récente, n’a pas été réalisé dans la plupart des cas.

La règle des 4% est celle que j’avais adopté lorsque j’ai commencé ma démarche. Je me suis assez vite rendu compte que cette ponction sur le capital ne serait pas couverte pas la rentabilité de mon patrimoine. Il m’a donc fallu réviser mon pourcentage de ponction annuelle.

1ere régle donc : être flexible sur le rendement attendu, et donc la ponction que l’on effectue sur son capital. Je l’ai fixée à 3%, ce qui correspond tout de même à une réduction de 25% des revenus attendus du capital (on passe de 4% à 3%).

2ème règle : Il faut raisonner en moyenne sur une période longue. La ponction annuelle moyenne sur mon capital de 3% n’a pas tous les ans correspondu à une rentabilité de 3% de mon patrimoine. Sur l’ensemble de la période considérée de fin 2005 à maintenant, la rentabilité annualisée de mon capital a parfois été inférieure à 3%, parfois négative, parfois supérieure à 4%, mais je sais qu’en moyenne elle a été supérieure ou égale à 3%. La situation a donc été pérenne.
Par exemple en 2008, la rentabilité annualisé de mon capital a été de -5.8%, mais j’ai continué à ponctionner 3% sur mon capital. Les gains en 2009 et 2008 ont permis de rétablir normale. De même en 2011 où la rentabilité annualisée moyenne de mon patrimoine a été de -1%, en 2013 elle est remontée à 4%.
Ceci dit, les conditions de marché peuvent changer et il faudra alors changer les perspectives de ponction sur le capital. Il faut savoir être flexible et toujours être très conservateur si l’on veut préserver son capital.

Si vous parlez à un banquier spécialiste de la gestion de patrimoine d’une rentabilité annualisée du capital sur la période passée récente de 4%, il vous dira que c’est une bonne performance. Il ne faut pas avoir d’anticipation de rentabilité irréaliste.

3ème règle : Il n’y a pas de rentabilité sans risque et il faut diversifier le risque, nationalement et internationalement. Sur la période considérée, ce sont les marchés actions émergents et US qui ont apporté la performance et pas les marchés européens. Un investisseur avec un tropisme européen se retrouverait avec une rentabilité nulle. Un investisseur qui serait resté sur l’obligataire n’aurait gagné que des cacahuètes.

4ème règle : Il faut avoir une une gestion active et aller chercher la rentabilité attendue. Cette année c’est plutôt l’Europe et le dollar à mon point de vue d’où sur-pondération mais toujours…diversifier.

5ème règle : Ayez un suivi précis et régulier de la rentabilité annualisée de votre patrimoine. Cela doit être le benchmark contre lequel vous mesurez les ponctions que vous ferez sur votre capital. Je sais tous les jours quelle est la rentabilité annualisée moyenne de mon patrimoine depuis que j’ai commencé à investir, et ceci en fonction de mes versements et de mes retraits sur la période et des valorisations de mes actifs. Il faut toujours raisonner en moyenne sur plusieurs année. Ne pas suivre rigoureusement, c’est s’exposer à des dérapages.

Voilà, pour moi ça marche…pour l’instant!

Le montant dont on a besoin pour vivre est d’une importance de second ordre. Je vis à Paris qui est une ville très chère à tout point de vue. Je vivrais à Marseille, mon niveau de vie serait 20% plus élevé avec le même revenu, à Toulouse ou Barcelone, ce serait 30% de gain, à Lisbonne ou Bangkok, 40%.

Ainsi un revenu de 40 000 EUROS ne représente pas la même chose selon que l’on habite Lisbonne Marseille ou Paris et le capital nécessaire sera donc aussi nécessairement différent.

Il y a un site très bien pour comparer le coût de la vie, c’est www.expatistan.com.

Voilà, j’espère avoir pu alimenter votre réflexion.

Si vous voulez vous permettre le luxe de perdre votre temps, ne perdez pas votre argent.

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #9 17/01/2014 13h22

Membre
Réputation :   17  

jc a écrit :

Bonjour ,

A l’âge de 67 ans (dans 13 ans) je toucherai environ 1500 euros/mois ce qui sera suffisant pour couvrir mes besoins . Ma femme aura aussi sa petite retraite de son côté . Peu importe si le capital commence à être entamé suite à la baisse des rendements des fonds euros puisque je sais qu’à 67 ans j’aurais une "rente" servie par l’ état cette fois-ci .

.

Merci pour votre témoignage très intéressant.

juste quelques précisions :
Est-ce que vous continuer à avoir une activité même minime pour accumuler des trimestres jusquà la retraite ?
Car sinon espérer avoir une retraite de 1500 euros en ayant travaillé seulement 15 ou 20 ans me parait très élevé ? (ou vous étiez à des niveaux de rémunération pendant toutes les années travaillées > 5 000 ou 6 000 euros/mois)
car à 67 vous partirez bien à taux plein mais vous aurez le prorata (trimestres validés)/(trimestres requis=166 )qui s’appliquera quand même

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #10 22/01/2014 08h13

Membre
Réputation :   2  

carpediem a écrit :

Joli poncif qui n’est valable que si l’inflation des prix comme par le passé est cantonnée à une petite zone géographique mais si l’inflation est globale, mieux vaut des patates (car plus personne ne pourra donner une valeur à quelque chose qui ne rapporte rien et n’est pas consommable). De plus, l’évolution du cours de l’or ces dix dernières n’a pas été d’un grand secours face à l’inflation.

?
roll

Ces 10 dernières années , on a eu une inflation proche de 2% et l’or a triplé de 400 à 1250 dollars l’once depuis janvier 2004 malgré sa chute en 2012-2013 .

Les investisseurs se sont couverts contre d’une part le risque d’inflation suite à la monétisation de la dette us et d’autre part contre le risque d’éclatement de la zone euro qui aurait conduit également à une forte inflation , donc en gros contre la valeur du papier monnaie = argent-dette .

La reprise étant là aux Etat-Unis et l’ Europe ayant réussi pour l’instant un tour de passe passe avec sa monnaie, les investisseurs se sont alors brutalement détournés de l’ or .

Regarder les cours de l’or c’est regarder les anticipations des investisseurs en ce qui concerne l’inflation et la valeur des monnaies dites fortes (dollar et euro) .

Je crois aussi que le jour où le yuan sera répandu comme monnaie alors peut-être que le dollar comme l’euro s’effondreront par rapport à cette monnaie et que l’inflation reviendra en force .

De toutes les façon yuan ou pas , il y aura toujours de part le monde une monnaie forte dans lequel on pourra faire des placements sans crainte de voir sa monnaie s’effondrer . Alternativement , l’or peut être un placement contre les anticipations de baisse brutale du dollar ou de l’euro .

Maintenant si à tout , vous préférez les kilos de patates , je vous les  laisse bien volontiers wink

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #11 26/09/2015 18h39

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   465  

InvestisseurHeureux a écrit :

"Combien valez-vous ?"

Ma réponse en vers et en 3’35"

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #12 05/10/2015 07h21

Membre
Réputation :   37  

dangarcia a écrit :

Message qui fait curieusement echo à un commentaire que je viens de faire sur un autre fil.

Ca ressemble à la théorie du complot…
C’est très amusant

Pour ce qui est de mes rêves, j’ai un gros défaut, c’est que je les réalise

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #13 05/10/2015 09h58

Membre
Réputation :   94  

J’ai pas mal mouliné dans Excel.
Mon principe : je calcule à l’inverse d’un emprunt immobilier.
Un emprunt immobilier est une somme que l’on vous prête avec un taux d’interêt. Vous le remboursez sous forme d’annuités constantes. Jusqu’à son terme.

J’inverse les termes. Je me prête moi-même de l’argent. Et j’en tire une annuité. Jusqu’à la fin de ma vie.

Quel capital dois-je me prêter à moi-même ? Pour quelle annuité constante ? Pour quelle durée (mon espérance de vie) ? Quels maximum drawdown ? Vais-je percevoir des flux entrants ? Gros flux sortants à prévoir (exemple : dépendance de mes parents… qui ont un faible patrimoine) ? Selon quel taux d’intérêt (taux de rémunération net d’inflation de mes placements, pas net de fiscalité, je pars du principe que la fiscalité évoluera de concert pour moi et les autres français, et ce que l’on perd en ISF, on peut le récupérer pour l’instant en niches fiscales telles que PEA ou AV minorant l’IR).

J’habite Paris. J’ai 2 enfants. Mon train de vie était économe. Il ne l’est plus. Ecole privée, garde d’enfants, loyer conséquent, activités, nourriture : mon train de vie a profondément changé.
J’ai heureusement ma femme qui est assimilée fonctionnaire.

Je mouline. Scénario noir, blanc, gris clair, gris foncé. Le scénario le plus noir ne sert à rien : si le monde s’écroule… Juste garder en tête d’avoir un peu d’or physique, quelques diamants, et une amulette porte bonheur. Pour les autres scénario : et bien j’arrive globalement au seuil de l’ISF. Avec 1,3 million d’euros, à mon âge, dans ma situation, je peux viser d’être un rentier honnête. Qui devra parfois travailler si quelques vilains drawdown adviennent. En tous les cas, c’est le seuil où il sera possible presque les yeux fermés d’envisager le mi-temps, l’année sabbatique périodique.

La morale ? Pour mon cas j’en déduis que le seuil de l’ISF a été bien calculé par Bercy : c’est le seuil de la rente sereine pour la plupart des français. Il faut commencer à taxer pour que les gens imaginent continuer de turbiner et ainsi ramener cotisations, impôts… et flux de remboursement des dettes accumulées au fil des ans. La course des rats doit pouvoir continuer.

Dernière modification par misteronline (05/10/2015 09h59)


A la bourse, un mec achète, un autre vend, les deux pensent faire une affaire. Jean Yanne.

Hors ligne Hors ligne

 

Attention Cette page affiche seulement les messages les plus réputés de la discussion.
Flèche Pour voir tous les messages et participer à la discussion, cliquez ici.

Pied de page des forums

Parrains Faites-vous parrainer
Apprendre le bonheur