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Forums de la communauté des investisseurs heureux

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[+1]    #1 16/02/2012 12h58

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Juste pour info Sarkozy ça s’écrit avec un "y"…
à moins que le "i" soit intentionnel ?

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[+3]    #2 16/02/2012 14h43

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InvestisseurHeureux a écrit :

Ma fois je ne sais pas si Nicolas Sarkozy est le président des riches, mais jamais la taxation de l’épargne n’avait augmenté autant en un mandat, hormis en 1997-1998 (gouvernement Jospin) où les prélèvements sociaux sont passés de 0,5% à 10%.

M. Sarkozy est le président des TRES riches. Tout ce que vous citez impacte les classes moyennes++ que nous sommes majoritairement sur ce forum. Les gens qui gèrent des millions et perçoivent des revenus >> 100.000 € bénéficient de niches et ne sont que très peu impactés par les abattements, contrairement à nous.

J’en suis arrivé à la conclusion qu’une grande partie de l’électorat de droite vote comme tel en pensant échapper à des répercussions fiscales sur leurs maigres économies; or il n’en est rien, la droite les taxe énormément au profit des quelques % de ménages les plus riches. Si le vote à droite se faisait sur l’intérêt REEL par rapport à sa propre situation (ce qui écarte notamment le vote idéologique), le droite ne récolterait que 5% des voix.


En pré-retraite du forum…

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[+1]    #3 17/02/2012 23h46

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placementapapa31 a écrit :

Je crois que nous avons mis en évidence un redoutable cercle vicieux français : appauvrissement --> redistribution (demandée par les électeurs) --> hausse des prélèvements (consentie par les élus) --> augmentation du poids de l’état dans l’économie --> désincitation des agents les plus créateurs de richesse --> faible croissance --> appauvrissement --> …

Si au lieu d’essayer de tirer des conclusions sur ce que vous croyez percevoir comme évolution sur quelques années, vous examiniez plus d’années, j’ai l’impression que cette "évidence" paraitrait juste une construction de l’esprit.

Comparez sur 10, 30 et 50 ans (avec des chiffres précis et des références à l’appuie) :
   - y a-t-il appauvrissement ? et si oui, de qui ? 
         (le revenu par habitant corrigé de l’inflation semble toujours plutôt à la hausse…)
   - y a-t-il plus ou moins de redistribution ?
   - y a-t-il hausse des prélèvements ?
         (le ratio prélèvement/PIB ne semble pas en hausse continuelle depuis 10 ou 30 ans)
   - y a-t-il hausse du poids de l’Etat dans l’économie ?
         (pas de hausse continuelle, et des domaines où l’Etat se désengage un peu : sec soc)
    - etc.

J’ai l’impression qu’il y aura autant de réponses "non" que de réponses "oui" à ces questions, et rarement avec des évolutions importantes. Tout ceci ne permet donc pas de démontrer un quelconque cercle fut-il vicieux.


J'écris comme "membre" du forum, sauf mention contraire. (parrain Fortuneo: 12356125)

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[+3]    #4 18/02/2012 09h19

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stephane a écrit :

Pourquoi se tuer à la tâche quand tout est repris en impôts, charges tva, IS, CSG, loyers exorbitants dans une grande ville ?

Partir en province, trouver un beau coin, acheter une belle maison sur un grand terrain, travailler sans salarié et le strict minimum, c’est effectivement la nouvelle ambition personnelle de quelques chefs d’entreprises dégoûtés du système.

Travailler plus pour contribuer plus ? Non merci !

Le problème, c’est qu’avec une telle stratégie, déployée à grande échelle, la France ne risque pas de sortir du trou.

Tout ceci ressemble fort à Atlas Shrugged ! (que j’ai résumé ici), à mettre en lien avec la fuite des cerveaux de notre bô pays où plus de la moitié du PNB vient de l’état. Quelle richesse smile

Il y a tout de même une autre lecture possible : celle du réinvestissement. Après tout, cette fiscalité peut être lue comme une incitation à réinvestir et à faire des bénéfices raisonnables… jusqu’au jour où il faudra passer à la caisse.

Regardez les expressions comme "Going Galt" pour signifier que l’on sort volontairement du système de productif, elles sont passées dans le langage US : Qui est John Galt ? | Contrepoints

Dernière modification par Michael (18/02/2012 09h25)

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[+1]    #5 18/02/2012 17h14

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Désolé GBL mais vous souhaitez toujours comparer des choux et des carottes. Le fait que les PO soient constants par rapport au PIB n’apporte aucune information.

1970
Revenu disponible total des individus
50 millions de francais à 11 000 € (insee - revenu moyen des individus)
50*10^6*11000 = 550 milliards d’euros

Revenus des administrations publiques (prélèvements obligatoires)
42 milliards d’euros (insee)

1990
Revenu disponible total des individus
58 millions de français à 17 000 €
58 * (10^6) * 17 000 = 986 milliards d’euros

Revenus des administrations publiques (prélèvements obligatoires)
430 milliards d’euros

2007
Revenu disponible total des individus
65 millions de français à 22 000 €
65 * (10^6) * 22 000 = 1 430 milliards d’euros.

Revenus des administrations publiques (prélèvements obligatoires)
820 milliards d’euros

Les revenus des administrations publiques représentaient 7.6% en 1970 du revenu total des individus,  43.6% en 1990, et maintenant plus de 57% !

Pour la part hors Sécu (donc État, collectivités locales, UE), c’est aussi très intéressant : 4.7% en 1970, 24% en 1990 et 28% en 2007.

On peut aussi le faire par ménage mais bon, vous avez compris le principe…

PS : le plus "ironique" dans l’histoire, c’est que vous ayez l’impression que la puissance publique se désengage

- y a-t-il hausse du poids de l’Etat dans l’économie ? (pas de hausse continuelle, et des domaines où l’Etat se désengage un peu : sec soc)

Alors que ses revenus ont progressé de 90% (70% en corrigeant par la population, donc par habitant) depuis 1990 ! Si ça c’est pas un bon indicateur de l’inefficacité de la dépense publique…

A contrario, que les français arrivent toujours à vivre plutôt pas trop mal, sans trop de crédit, en épargnant, etc… et ce malgré cette ponction croissante montre la très grande efficacité de la dépense privée !

Dernière modification par OilDrum (18/02/2012 18h03)

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[+1]    #6 18/02/2012 21h35

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Jean-Marc a écrit :

M. Sarkozy est le président des TRES riches.

Les patrons du CAC40 se sont servis, en moyenne, 34% d’augmentation de leurs revenus en 2010 pour un montant moyen de 4,11 M€ (source : le Revenu de cette semaine).

Par ailleurs, les banques, qui ne jouent plus leur rôle de financement de l’économie, ont eu la possibilité sympathique d’emprunter sans limite à 1% à la BCE à la fin 2011, celle-ci ayant ouvert les robinets pour sauver le système. Verdict : 489 milliards d’euros ont été empruntés en moins d’un mois (même source).

Cette perfusion de cheval participe au redressement des bilans des banques dont les dirigeants tirent les conséquences en se versant une petite augmentation au titre de la performance, tandis qu’ils ne sont que de simples salariés.

Il est temps de remettre ce système à plat, qui permet l’émancipation de l’avidité d’argent d’une poignée d’élites au détriment des peuples que l’on presse pour rembourser les déficits dus, pour partie, par les dérives de ces mêmes élites.


En pré-retraite du forum…

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[+1]    #7 19/02/2012 00h23

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okavongo a écrit :

Par contre, à ce moment là les libéraux ont fait appel… aux états pour sauver le système, les banques et les économies des plus riches… Et moi qui croyais au libéralisme, je n’en suis encore pas revenu ! Mutualiser les pertes et privatiser les gains me paraît condamnable. Mais comme la mémoire est une denrée rare, les ultra-libéraux de tout poil ressortent du bois pour réclamer à l’état d’en faire moins. De ne pas réguler la finance par exemple…

Je suis tout à fait d’accord, ceux qui ont joué et perdu auraient dû assumer leurs pertes.

On ne peut pas vouloir une grande liberté économique sans en assumer ensuite les conséquences, c’est bien trop facile.

Les gouvernements ont encore été électoralistes, ils ont perfusé les institutions financières pour éviter leur faillite, un grippage de l’économie, des pertes d’emploi, en bref une catastrophe plus gigantesque … Mais il serait malhonnête de prétendre que ça n’aurait pas été le cas. Ils ont agi avec un certain pragmatisme.

Dans ce même élan pragmatique, même si je suis favorable à une grande liberté économique, je n’en suis pas à souhaiter une disparition de l’Etat - "des impôts, il en faut".

Toutefois je trouve qu’on se moque quand même trop du contribuable. Des congés parentaux qui peuvent durer 9 ans ! Des allocations cumulables, en cas de travail, ou de non travail … Les gens ayant des revenus confortables n’ont pas besoin des allocations familiales. Les salariés bien payés n’ont pas besoin de toucher 75 % de leur salaire au chômage. La plupart des salariés peuvent également eux-mêmes se payer une consultation chez le médecin, ou leurs médicaments. Ca permettrait de laisser plus d’argent aux hôpitaux publics pour traiter les cas graves.

Jean-Marc a écrit :

Les patrons du CAC40 se sont servis, en moyenne, 34% d’augmentation de leurs revenus en 2010 pour un montant moyen de 4,11 M€ (source : le Revenu de cette semaine).

Attention à bien citer la suite des différents articles parus sur le sujet depuis quelques jours.

Après trois années de baisse, nos grands patrons français se sont donc bien rattrapés, même si ce cru reste en-deçà des 5 millions d’euros de 2006.

C’est un exemple de la facilité avec laquelle on peut manipuler l’information. Et nos hommes politiques ne se priveront pas de le faire. Ne tombez pas dans le même travers qu’eux.

Dernière modification par Derival (19/02/2012 00h41)

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[+2]    #8 19/02/2012 09h58

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Bonjour,

okavongo a écrit :

Mutualiser les pertes et privatiser les gains me paraît condamnable. Mais comme la mémoire est une denrée rare, les ultra-libéraux de tout poil ressortent du bois pour réclamer à l’état d’en faire moins.

Faux, les libéraux  étaient quasiment  les seuls a être pour le lâchage des banques pourries, la responsabilité avec la liberté étant au coeur de la philosophie libérale. Par exemple cette analyse de Vincent Benard
Objectif Liberté: Le sauvetage des banques par les états est une pilule empoisonnée
La notion d’aléas moral est très présente dans la réflexion libérale.
Il faudrait vous renseigner un peu, ça fait quelques années que les USA ne sont plus libéraux, ils sont seulement un peu moins socialistes que la France.
Et pourquoi parler à chaque fois d’"ultra-libéraux" : je ne vais pas vous affubler de "stalinien" simplement parce que vous émettez une opinion sociale démocrate ?

okavongo a écrit :

Et puis, pour conclure, j’ai été sensible aux messages de la 1ère page disant : ne faut-il pas profiter de la vie, gagner un peu moins, avoir du temps libre, plutôt que d’accumuler des richesses ou sur-consommer ? N’est-ce pas la voix de la sagesse ?

Avec la voix du médecin je vous répondrait tout à fait, vous n’en vivrez que plus vieux et plus heureux, mais il faudra bien créer de la richesse avant de la partager, et ce ne seront pas les retraités, assistés, fonctionnaires (1), et dégoûtés qui  auront levés le pied qui le feront !
Actif ou rentier, il faudra bien que de la richesse se crée, la vie parasite ou a crédit n’a qu’un temps.

pour reprendre le lien entre prélèvement et croissance, un article intéressant sur contrepoint :
Quand l’État pléthorique ralentit la croissance  | Contrepoints

Et un paragraphe  particulièrement savoureux :

contrepoint a écrit :

Il y a de bonnes raisons de soupçonner qu’un État pléthorique soit mauvais pour la croissance. La fiscalité est peut-être la raison la plus évidente (Bergh et Henrekson 2010). Les États doivent taxer le secteur privé pour financer leurs dépenses, mais les impôts faussent les allocations de ressources dans l’économie. Les producteurs et les consommateurs modifient leur comportement de façon à réduire leurs charges d’impôts. Ainsi certaines activités qui auraient eu lieu sans les taxes ne vont pas voir le jour. Les salariés sont conduits à moins travailler, à réviser leurs plans de carrière, ou à montrer moins d’intérêt à l’acquisition de nouvelles compétences. Les entreprises peuvent ralentir leur production, réduire leurs investissements, ou modérer leurs efforts d’innovation… Au fil du temps, les États pléthoriques peuvent créer de larges bureaucraties sclérosées qui évincent les emplois du secteur privé et conduisent à une dépendance envers les traitements (salaires publics) et autres revenus de transferts. Plus le nombre de personnes dépendant des salaires ou des avantages publics est important, plus la demande politique pour ces programmes publics est forte, et plus la pression fiscale est excessive. En ralentissant l’économie, une telle tendance pourrait accroître la part de la population bénéficiant de transferts publics, conduisant au cercle vicieux (Alesina et Wacziarg 1998). De grandes administrations publiques peuvent également faciliter la prolifération de groupes d’intérêts organisés dans l’exploitation du pouvoir à leur propre bénéfice plutôt que dans le développement d’un secteur privé prospère (Olson, 1982).

(1) je ne tape pas sur les fonctionnaires, ad hominem

Dernière modification par Pyrrho (19/02/2012 10h41)

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[+2]    #9 23/02/2012 12h58

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Jean-Marc a écrit :

Je pense utile que chacun se livre à un petit exercice.

1/ prenez vos bulletins de salaires de l’année passée, sommez tous les écarts entre le salaire brut et le salaire net (l’ensemble des charges quoi); ajoutez les charges patronales.

2/ sommez les prélèvements sociaux sur vos dividendes de la même année, ajoutez l’écart d’IR avec / sans placements (facile avec le simulateur en ligne des impots.gouv.fr).

Comparez. Vous prendrez la mesure de l’écart entre les charges sur le travail et les charges sur les placements.

Pour ma part, mon travail a été amputé de 28628 € de charges patronales et salariales; je vais payer environ 7730 € d’impôt sur le revenu, soit un total de 36358 € de taxes sur le travail.
Pour les placements, entre les prélèvements sociaux et l’IR sur les dividendes (réserve de moins-values, dont pas d’impôt sur les PV), j’acquitterai 844 € au total. Il n’y a pas photo.

Certes il est clair que le travail est en france trop coûteux.

CEPENDANT :
- les charges sur le travail vous ouvrent des droits (chômage, santé, retraite..), ce qui n’est pas le cas de la taxation pesant sur les revenus financiers. Difficile d’amalgamer social et fiscal sans en tenir compte.
- avant revenu d’épargne, il y a épargne, et pour avoir épargne, il y a salaire.  L’épargne qui assure le revenu a déjà été taxé lorsqu’il a été touché sous forme de salaire (mettons de côté les successions, cas où une taxation forte aurait plus de sens).

D’autre part, les dividendes proviennent de sommes déjà taxées à l’IS.

Dans mon cas personnel :
Dirigeant d’entreprise, statut TNS.
120 k€ de revenus nets par an. Question : les verser en dividendes ou en prime (=salaire) ?

En prenant en compte l’ensemble fiscal + social, au niveau personnel et société, il n’y a pas photo, contrairement à ce que l’on pourrait penser, il est financièrement beaucoup plus avantageux de me payer en primes plutôt qu’en dividendes (et je ne tiens même pas compte des maigres droits ouverts au régime TNS).

Edit: typos

Dernière modification par lector (23/02/2012 13h00)

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[+1]    #10 24/02/2012 04h25

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Mamuang a écrit :

Les Français ont les politiciens qu’ils méritent

Les Français ont les mêmes politiciens que tous les autres peuples des pays occidentaux: de dociles sociaux-démocrates soumis aux marchés - puisque ces derniers sont devenus les juges suprêmes de la compétitivité économique, donc de l’emploi, donc de la réélection des intéressés.

Je ne vois guère de différence entre Obama, Cameron, Monti, Sarkozy et consorts si ce n’est de triviales oppositions sur des questions aussi stupides que les "droits LGBT". D’ailleurs tous ces braves gens mènent en ce moment des politiques similaires de racket de l’épargne et de coupe des dépenses publiques, bien entendu sous couvert de déclarations d’intentions pourtant démenties quotidiennement par la réalité.

L’homogénéisation du monde occidental et sa mise en coupe réglée sous la domination marchande anglo-saxonne, c’est le vieux fantasme impérial britannique finalement devenu réalité - mais ce sont les lointains cousins américains qui l’ont accompli. A ce titre, je suis d’accord avec GBL; c’est ridicule de s’en prendre a Sarkozy. Les racines du mal sont bien plus subtiles.

Sarkozy comme les autres dirigeants se retrouvent avec des marges de manoeuvre quasi nulles (un mot de travers? manifestation! une loi de travers? ONU, UE, OMC, FMI pour les recadrer! une dépense de travers? Goldman Sachs pour les foutre dehors!) et en sont en fait réduits a un vulgaire rôle de communiquant/porte-parole. De "marchands de cravates" comme aime a la dire Le Pen.

S’en prendre au personnage - et non au système - est un signe de paresse intellectuelle. Sarkozy, c’est une crotte de nez. Un pantin qu’on agite et qu’on pourrait faire sauter aussi vite qu’on a fait sauter DSK.

Étonnant, comme De Gaulle avait tout pressenti il y a un demi-siècle… Lui avait parfaitement compris comment le monde anglo-saxon allait progressivement dominer et "occuper" le monde latin. Comment nos dirigeants deviendraient de vulgaires suppôts. Comment nos peuples de "veaux" allaient se laisser docilement mener.

En fin de compte il n’y a que deux moyens d’agir; gagner plus pour faire face au racket organisé - qui n’a pas grand chose a voir avec Sarko, ce serait pareil avec un autre - ou effectivement "se casser" loin…. Pour se rendre compte que les problèmes sont partout les mêmes (et même souvent pires ailleurs) et que quand on y repense, la France, quel merveilleux pays.

Dom67 a écrit :

Donc à part voter blanc, je ne vois pas.

La guillotine et le sang camarade. Six mille ans d’histoire en sont témoins, le changement n’arrive que par la violence extrême. Mais ca, ni vous ni votre épargne ne voulez en être les témoins.

Mamuang a écrit :

Sous les cocotiers je ne sais pas si le système est meilleur mais la piña colada est à 2 € et l’eau à 27 degrès.

Apres s’etre tape deux trois piña colada, deux trois siestes sous les palmiers, deux trois beautés a la peau dorée et a la chevelure parfumée, on s’y emmerde vite sous les cocotiers vous savez.

Et des qu’on a une rage de dents, Dieu seul sait comme on est content de retrouver la civilisation!

Dernière modification par thomz (02/08/2013 02h54)

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[+1]    #11 24/02/2012 16h41

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bifidus a écrit :

les 2 se rejoignent pour transformer la France en Corée du Nord.

Voilà qui est joliment formulé. Nous n’en sommes pas si éloigné que cela, n’en déplaise. Comment expliquez-vous l’inertie du PIB de la France par rapport à la récession? C’est très simple : une économie administrée, avec poids des dépenses publiques de 55%, où les dépenses des ménages sont engagées dès le 1er du mois par les abonnements obligatoires des entreprises et en lien avec les apparatchiks, ainsi que par les lourdes traites du logement via une organisation de la rareté immobilière, une telle économie administrée donc ne peut connaître de crise.

Cependant, pour la mêmes raison d’inertie (l’inertie ça marche dans les deux sens), cette même économie ne saurait connaître de reprise vivace.

thomz a écrit :

Mamuang a écrit :

Sous les cocotiers je ne sais pas si le système est meilleur mais la piña colada est à 2 € et l’eau à 27 degrès.

Apres s’etre tape deux trois piña colada, deux trois siestes sous les palmiers, deux trois beautés a la peau dorée et a la chevelure parfumée, on s’y emmerde vite sous les cocotiers vous savez.

Une chose est sûre, on s’emmerde ferme ici! (enfin, à moins d’avoir, ce qui est souvent le cas chez nous, et que l’on ait 30, 40 ou 50 ans, une mentalité de retraité friand d’activités "festives" municipalement organisées par nos collectivités locales bienveillantes…).

Je trouve extrêmement étrange que le lien entre amusement et croissance ne soit jamais abordé.

Une exception : une émission sur France Culture en 2010 qui abordait la question fondamentale de la perte de compétitivité internationale de la vie nocturne parisienne (sous l’effet de la "gentryfication" boboïsante et séniorisante…), posant le problème de la capacité d’attraction des élites créatives nécessaires à l’intérêt général.

Rapport sur la compétitivité nocturne de Paris  - Formations Intelligence économique EGE

Les jeunes ce ne sont pas que les "jeunes en difficulté" chers à notre discours larmoyant de tartuffe, ce sont aussi et surtout les jeunes porteurs d’avenir par leurs talents, c’est à dire les citoyens créateurs de valeur de demain. Mais ceux-là, en pays staliniens, on ne veut surtout pas en entendre parler (les "jeunes en difficulté" par contre, ça ça plaît).

Remarquez, c’est normal : dans un pays de vieux (mentalement vieux), la jeunesse, avec sa beauté, sa sensualité, ses désirs, ça met mal à l’aise, vous comprenez…

A ce sujet, un formidable roman de l’académicien JC Ruffin, "Globalia" :

Globalia ? Wikipédia

C’est notre monde futur de vieux qui y est décrit. Sauf que… notre monde de vieux réel qui arrive ne sera pas aussi riche que ce qui est décrit dans le livre, puisque la création de valeur sera partie sous des cieux plus gais.

Dernière modification par placementapapa31 (24/02/2012 17h21)

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[+2]    #12 29/02/2012 20h55

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Pyrrho a écrit :

okavongo a écrit :

Et puis, pour conclure, j’ai été sensible aux messages de la 1ère page disant : ne faut-il pas profiter de la vie, gagner un peu moins, avoir du temps libre, plutôt que d’accumuler des richesses ou sur-consommer ? N’est-ce pas la voix de la sagesse ?

Avec la voix du médecin je vous répondrait tout à fait, vous n’en vivrez que plus vieux et plus heureux, mais il faudra bien créer de la richesse avant de la partager, et ce ne seront pas les retraités, assistés, fonctionnaires (1), et dégoûtés qui  auront levés le pied qui le feront !
Actif ou rentier, il faudra bien que de la richesse se crée, la vie parasite ou a crédit n’a qu’un temps.

Travailler 35 heures par semaine, profiter de ses WE et de ses vacances en famille et gagner un peu moins plutôt que d’acheter le dernier gadget électronique à la mode ou d’empiler les euros sur un assurance-vie ne me paraît pas être un comportement de parasite…

Mamuang a écrit :

Cher GoodbyLenine,

Considérez-vous que partir n’est pas " passer à l’action " ?

Il y a 3 moyens d’agir:

1)Voter
2)Se présenter
3)Se casser

Reste la solution 3) qui je le pense est le moyen d’action le plus efficace.
Efficace car en restant vous financez et donc entretenez le système. En quittant un système et des mentalités qui vous méprisent pour un système qui vous attire davantage, vous punissez le premier et récompensez le second. Ce qui est le meilleur moyen de faire avancer le schmilblick.

Se casser autrement dit fuir devant l’adversité, ne pas contribuer à payer les dettes accumulées… C’est un "moyen d’action" individualiste mais pas vraiment une solution. Libre à vous d’aller profiter sous les cocotiers d’un taux de change favorable et j’avoue que cela est tentant. Mais collectivement se serait totalement irresponsable.

Je critique aussi les hommes politiques, mais je suis inquiet devant les relents "tous pourris". Un des risque évoqué dès 2008, était que cette crise provoque, comme après 29, un enchainement qui a conduit au drame que l’on connait tous. Je n’y ai jamais vraiment cru. Mais quand je vois dans ces colonnes, où le niveau intellectuel est sensé être supérieur à la moyenne, un tel déferlement de haine… Je commence malheureusement à douter de mon analyse.

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[+1]    #13 29/02/2012 21h27

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InvestisseurHeureux a écrit :

Voilà pour le "concurrent" :
Hollande mettrait fin aux avantages fiscaux de l’Assurance-Vie

En cas de victoire de François Hollande, l’assurance-vie perdrait la majeure partie de son attrait fiscal: les intérêts seraient soumis au barème de l’impôt sur le revenu, a déclaré le candidat socialiste. "Il n’y aura plus d’abattement", précise Michel Sapin, en charge du programme du candidat. Seul le régime spécifique de transmission serait maintenu.

Et si l’AV tombe, le PEA tombera aussi.

Je n’en suis pas aussi sûr. Le PEA est investi exclusivement en actions européennes et principalement en actions françaises pour des raisons pratiques et fiscales (coûts de transaction, crédit d’impôt non récupérable).
L’assurance-vie permet de placer sur quasiment tous les supports financiers du monde et les fonds euros bénéficient de cette sécurité de placement chère à beaucoup d’épargnants qui fera que la grosse majorité des assurances vies ne bougeront pas, tout particulièrement chez les retraités qui songent à leur succession.

Finalement, quitte à massacrer le compte titres et l’assurance vie il serait logique de garder un support qui favorise les entreprises françaises. Et cela donnera un argument de plus aux politiques qui voudront défendre le made in France très porteur ces temps-ci.

Je prévois quand même un large transfert des assurances vie vers la limite de dépôt accrue du livret A en cas de victoire de Hollande vue que la différence de rendement après impôt sera ridicule voire négative. Et les incitations à remplacer les revenus du travail par les revenus de rentes (c’est à dire travailler moins) seront largement accrues.

On y verra plus clair dans quelques mois mais concernant le PEA, vu ses conditions déjà relativement strictes, sa limite de dépôt, une réforme de celui-ci impliquerait la disparition pure et simple de celui-ci ou des problèmes juridiques majeurs (voire les SIIC détenues en PEA avant la nouvelle loi).


“prediction is very difficult—especially if it is about the future.” Niels Bohr

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[+3]    #14 01/03/2012 01h28

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okavongo a écrit :

Je n’ai pas l’habitude de réagir mais je vais faire une exception.

fuir devant l’adversité ne pas contribuer à payer les dettes accumulées

Quelle adversité ?
Le fléau de la dette s’abat sur la France innocente et meurtrie !Payez la fuite en avant d’un système qui rejette ses contradictions ! Donnez-lui votre or ( clin d’oeil pour placementpapa smile ) ! Elle vous le rendra. S’il en reste encore après le sauvetage des banques déresponsabilisées, le maintien de la horde des fonctionnaires et technocrates improductifs, le gaspillage des subventions de secteur d’activité naturellement en déclin, l’iPhone payé par le RSA, APL et autres du jeune branleur voisin de palier…

Devrais-je renoncer à mes aspirations, mon épanouissement personnel et m’auto-flageller sous le prétexte que je dois souffir avec le troupeau ? Braire tous en choeur et regretter les erreurs passées, est-ce cela avoir " un niveau intellectuel supérieur à la moyenne" ?
Devrais-je me sentir solidaire de gouvernements qui bafouent la démocratie et la voix du peuple ?
Devrais-je me sentir solidaire du troupeau déresponsabilisé qui remet immanquablement son destin entre les mains du plus démagogue, l’amène au pouvoir puis lui crache dessus avant de choisir un autre beau parleur sous prétexte qu’il promet le beurre, l’argent du beurre et en prime le sourire de la crémière ?
Bien sûr pour terminer on saupoudre le tout d’une fausse moralité, hypocrite à souhait et on cherche des boucs émissaires pour satisfaire nos instincts guerriers de Gaulois avinés. Même si ça fait bien longtemps qu’on a perdu le côté rebelle et fier d’Obélix au profit d’une lâcheté bien française.
Alors voilà… On s’en prend à l’épargne car épargner est un vice ! Et on critique ceux qui quittent le troupeau… Egoistes ! Capitalistes ! On leur trouve des vices moraux et on se rassure en prétendant qu’ils ne sont pas assez intelligents pour penser " collectif ".
Avant que de nouvelles foudres s’abattent, je précise tout de même que je ne considère pas que les problèmes socio-économiques de notre époque soient un mal français. Non… Absolument pas ! Je trouve simplement qu’en France les mentalités sont un peu plus pourries qu’ailleurs, ce qui n’arrange en rien nos problèmes. Mais ce ressenti n’engage que moi.

C’est un "moyen d’action" individualiste

" Individualiste " … Encore une insulte utilisée pour faire la chasse aux moutons noirs.
Oui je suis " individualiste " et je pense que je suis plus utile à m’occuper de mon propre bonheur et de celui des personnes qui me sont chères plutôt que de " penser collectif " et renflouer Dexia. Enfin chacun ses trucs.
Et vous que faites-vous pour sauver l’humanité ?

Mais collectivement se serait totalement irresponsable.

C’est un comble de me qualifier d’irresponsable vu que mon discours est axé sur la responsabilité plutôt que la fuite en avant ou le rejet de la faute.

Enfin je maintiens contairement à vous que voter par les pieds est un moyen d’action efficace. Ne plus entretenir une philosophie que vous ne partagez pas est sans doute plus efficace que filer un coup de barre à tribord, puis à babôrd ou de chercher des boucs émissaires.

Mais quand je vois dans ces colonnes, où le niveau intellectuel est sensé être supérieur à la moyenne, un tel déferlement de haine… Je commence malheureusement à douter de mon analyse

Je me demande bien où vous avez bien pu percevoir de la haine de ma part. S’il vous plait expliquez-moi. Le propre des individus au " niveau intellectuel supérieur à la moyenne " est de rendre leurs propos intelligibles pour le commun des mortels. Je vous promets que je ferai un effort pour comprendre malgré mon faible QI.

Apres s’etre tape deux trois piña colada, deux trois siestes sous les palmiers, deux trois beautés a la peau dorée et a la chevelure parfumée, on s’y emmerde vite sous les cocotiers vous savez.
Et des qu’on a une rage de dents, Dieu seul sait comme on est content de retrouver la civilisation !

Votre exemple de " rage de dents " est particulièrement mal choisi quand on sait que beaucoup d’expatriés ou même d’Occidentaux de passage profient ici des soins dentaires à faibles coûts.
Vous dites que l’exotisme vous ennuie et je disais simplement que je préfère être  " sous les cocotiers que sous les matraques des CRS "
Encore une fois chacun ses souhaits et je ne cherche pas à débattre des aspirations de chacun.

Pour conclure et résumer en quelques mots ma pensée:

La crise que nous vivons n’est pas une crise du libéralisme. Au contraire c’est une crise du mythe de l’Etat-providence et de ses dérives. Les problèmes économiques et sociaux que le monde traverse ne tombent pas du ciel, c’est une conséquence logique des politiques keynésiennes entreprises, des relations incestueuses de la sphère politique et de la haute finance, de la déresponsabilisation des actes de tout un chacun.

Mais la crise que nous vivons est aussi une crise de la morale, une crise de la finalité des systèmes politiques. Le Communisme a le mérite de mettre en exergue le fameux " A chacun selon ses besoins ".

Mais je pense que le bonheur est affaire individuelle et nul ne peut prétendre dicter sa " loi du bonheur " aux individus. Encore moins les gouvernements. Beaucoup s’y sont essayés, tous ont sombré dans des dérives… Souvent atroces.

Les valeurs que je chéris le plus, celles qui garantissent toutes les autes. Ce sont le courage et la liberté.

Sans courage pas d’esprit d’entreprise. Sans libertés pas de responsabilités, pas d’altruisme ni de générosité. C’est aussi le paradoxe de nos sociétés anti-libérales. On prône une redistribution imposée tout en se targuant d’être "humaniste".
Que l’Etat soit le garant fiable et impartial des libertés individuelles, je trouve que ça serait déjà pas mal.

Un libéral intellectuellement diminué (le meilleur pléonasme français)

Dernière modification par Mamuang (01/03/2012 01h39)

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[+1]    #15 06/03/2012 22h10

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En regardant la une je suis tombé de ma chaise…j’hallucine…

Nicolas Sarkozy propose un nouvel impôt pour les groupes du CAC 40

Sarkozy qui propose la création d’un impôt minimum sur les grands groupe français! youpi taxons total, lvmh, sanofi jusqu’à plus soif…
Hum entre le pea rempli de groupes français que l’on va taxer jusqu’à la dernière groupe, le CTO qui va perdre l’abattement sur dividendes (visiblement ce n’est qu’une question de temps), l’assurance vie peut être bientôt fiscalisée je crois que la messe est dite…

edit : bon espérons que ce n’est qu’une annonce mais ça fait beaucoup d’annonces sur les vilains revenues financiers……

ouah celle la je la mets direct sur le podium des baltringeries avec la taxe à 75% et le sauvetage à tout prix des industries du 19ème siècle (aciérie, textile… bientôt les mines de charbons!)…
mon grand regret : presque aucune baltringlerie sur les réductions des dépenses…

Dernière modification par Romain (06/03/2012 22h17)

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[+1]    #16 13/03/2012 02h51

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Nicolas Sarkozy veut taxer les exilés fiscaux a écrit :

Invité sur TF1, le président de la République, Nicolas Sarkozy a proposé la création d’"un impôt lié à la nationalité", jugeant "particulièrement scandaleuse" la "catégorie" de Français qui pratique l’exil fiscal, et précisé que la mesure épargnerait les expatriés pour raisons professionnelles. "Il y a deux catégories, les expatriés et les exilés fiscaux", a-t-il déclaré. S’agissant de la seconde, "je souhaite que la fiscalité et la nationalité soient liées. Nous allons appliquer ce qu’appliquent les Américains: un impôt lié à la nationalitér"Toute personne qui a quitté la France pour ne pas payer d’impôts devra faire connaître à l’administration le montant des impôts qu’elle paie à l’étranger. S’il est inférieur à celui qu’elle aurait payé en France, il paiera la différence", a-t-il expliqué. En revanche, il ne souhaite pas "toucher au statut fiscal des expatriés".

Nicolas Sarkozy veut taxer les exilés fiscaux

Comme dirait h16, ce pays est foutu !
N’importe quel parasite aux prestations sociales peut devenir français, mais si vous êtes riche et que vous ne voulez pas raquer, alors adieu !
Bien content de ne pas voter !

Mais, je pense que cette annonce c’est  du pipeau :
si on est exilé et que l’on ne veut pas raquer ?
On perd la nationalité Française ?
Si on n’a pas la nationalité du pays de résidence ?
On devient apatride ?
Mais la France ne retire pas la nationalité française à une personne dont c’est la seule nationalité !

Pour Sarkozy, on ne quitte la France que pour 2 raisons :
- pour raison professionnelle
- pour payer moins d’impôt
Il a vraiment une piètre opinion des Français

Dernière modification par Pyrrho (13/03/2012 03h26)

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[+1]    #17 13/03/2012 10h33

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bifidus a écrit :

en Russie on a de la Vodka offerte par le candidat officiel dans les bureaux de vote

bon, si c’est de la Stolychnaïa, je m’incline, mais je crains que non…


Ericsson…!  Qu'il entre !

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[+1]    #18 13/03/2012 23h25

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PENSEZ A REMBOURSER LES EXILES 
Lorsque j ai indiqué dans un précédent post :
Qu il fallait que l Etat français envisage de rembourser le trop-payé  par des français installés en Suisse , je ne croyais pas si bien dire :

Certains ont du penser que je poussais le bouchon un peu loin :

Je n avais rien inventé   C est l avis du Rapporteur Socialiste membre de la Commission des Finances de l Assemblée Jérome CAHUSAC

SOURCE : challenges.fr

Jérôme CAHUSAC  le président PS de la commission des Finances de l’Assemblée a quant à lui rappelé avoir déposé en vain en décembre 2010 un amendement visant à faire contribuer les expatriés dont le revenu annuel était supérieur à 200.000 euros et pour la partie supérieure à cette somme es 200.000 euros….
"Que se passera-t-il si les impôts versés à l’étranger sont supérieurs à ceux qui seraient versés en France? L’Etat français devra-t-il rembourser?", s’est-il interrogé.

Edit Webmaster : merci d’utiliser la balise CITER

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[+1]    #19 14/03/2012 21h09

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Toujours la meme chanson.
A force d’imposer, on dépasse la limite du supportable, alors on crée des niches et finalement les plus riches bardés de fiscalistes sont les moins taxés… Et notre code fiscal s’enrichit de quelques milliers de pages.

Si jamais certains d’entre vous ne la connaissent pas je ne résiste pas au plaisir de vous copier ce conseil du Marquis de Vauban qui entre deux chantiers (c’est incroyable ce que cet homme a fait) avait plus de bon sens que tous nos hommes politiques réunis.

"pour jouer pleinement son rôle, cette dîme sera claire et compréhensible par tous, facile à appliquer et stable. Mais les rois veilleront à ce qu’elle n’excède pas le nécessaire, en ce que tout ce qui sera tiré au-delà jettera les sujets dans le malaise, et appauvrira finalement le royaume tout entier."

La démocratie ne vaut décidément pas mieux que la monarchie…


Le pouvoir doit se définir par la possibilité d'en abuser

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[+1]    #20 17/03/2012 20h18

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Cher GBL,

Relisez ma contribution attentivement, vous partez dans des dissertations qui n’ont rien a voir avec les messages précédents.

Je ne dénigre pas l’université. Je dénigre le fait que le "parti" de Mme Zoly, souhaite un système d’enseignement unique. Il se trouve que c’est l’université, on comprends bien pourquoi de la part d’un parti de gauche, mais ce n’est pas la question. Cela aurait été le système des grandes écoles, mon propos aurait été identique.

Mme Zoly réduit la diversité, réduis les possibilités, supprime la possibilité d’avoir le choix. Elle limite les horizons en détruisant la diversité de systèmes d’enseignements. Seule sa vision personnelle de l’enseignement doit subsister. J’appel cela de la dictature, du totalitarisme. Elle ferait bien mieux de s’atteler à développer des solutions pour que tout à chacun puisse accèder au système de formation qui lui convient, plutôt que d’imposer sa vision totalitariste et forcément réductrice à tout le monde.

GBL, vous faite un discours sur le tri, la sélection etc …. Mais c’est vous qui en parler, et qui disserter sur ce sujet que personne n’a évoqué avant vous. Vous me preter des idées qui ne sont pas les miennes.

Mme Zoly veut l’égalité pour tous. Formidable, mais comment faire une pour élever quelqu’un qui n’en a pas la capacité ? Pour quelle raison, cette personne ne pourrait elle pas trouver un système d’enseignement qui lui convienne mieux que la sacro sainte filière pronée par le parti ? Comment de nouveaux systèmes d’enseignement adaptés à certains profils de personnes pourraient ils émerger ?

Dans ces conditions, si l’on souhaite toujours cette égalité, et bien il suffit de ne plus le permettre à ceux qui en ont la capacité. Nivellement par le bas, certitude que tout le monde sera égal.

La soit disant égalité (qui n’a rien a voir avec le Egalité de Liberté, Egalité, Fraternité) proné par Mme Zoly et la gauche en général est le fait de priver de liberté et d’initiative toute personne qui en a la capacité pour ne pas froisser celui qui n’en a pas. De nouveau, nivellement par le bas.

Voila ce que je critique. Maintenant, on peut se réjouir de tout un tas de filière d’excellence de l’université qui sont bien plus nombreuses que l’on imagine, et on peut alllègrement critiquer le nombre de places en psychologie, histoire de l’art ou autre filières deversant des flots d’étudiants sur des marché de niche ou seulement quelques postes seront pourvus chaque année.

Mais bon, le dogme de 80% d’une classe d’age au bac a la peau dure et satisfait l’égo des élites des salons de "reflexion", mais beaucoup moins celui de l’étudiant au chômage avec en poche un diplôme qui ne lui permet pas de subvenir à ses besoins.

Ce que je reproche à tous ces baltringues, c’est de n’avoir aucune vision ni experience du terrain, de la vraie vie vécue par des millions de francais. Les salons parisiens ne sont pas le centre du monde. Dans ces conditions, il ne faut pas s’etonner que Melenchon et Lepen fasse 25% à eux deux.

J’ose l’écrire, ces baltringues sont méprisables, et je les méprise.

A+
Zeb

PS : Je suis également issu d’une soit disante grande école, et comme vous je suis assez dubitatif. Mais j’avais le choix entre plusieurs systèmes éducatifs (BTS, IUT, université, privé, grande école …). J’ai choisis celui qui me correspondait le plus en fonction de mon caractère, mes aspirations et mes capacités, et c’était bien la l’essentiel, n’en déplaise à Mme Zoly qui aurait voulu m’envoyer de force à l’université.


Tout ce qui peut merder, va inévitablement merder.

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[+1]    #21 17/03/2012 21h48

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GBL,

Oui je dénigre les propositions de Mme Zoly. Oui, j’ai du mépris pour les candidats qui ne cherchent qu’à obtenir des voix de la manière la plus démagogique qui soit.

Entre l’université et les grandes écoles je vois surtout des méthodes de travail et d’encadrements différentes. Je vois des méthodes d’évaluation différentes etc … Je ne pense pas qu’il soit utile de rentrer dans le détail. Les profils qui sortent de ces cursus sont différents. Et bien tant mieux, cela évite d’avoir un model standard victime de consanguinité comme nos représentants politiques qui viennent beaucoup de l’ENA.

Les moyens sont différents aussi, l’utilisation de l’argent, la sélection des profils à l’entrée. Beaucoup de choses sont différentes.

A travers chaque système, il est possible de s’épanouir et de trouver son bonheur. Pour quelle raison en supprimer un pour un autre ? Si le système des grandes écoles était mauvais comme le sous entends Mme Zoly, ne tomberait il pas de lui même ?

Qu’il y ait des échanges profitables pour tous est une chose, privilégié l’un au détriment de l’autre sous prétexte de ces même échanges en est une autre

Mme Zoly drague les centaines de milliers de voix des personnels universitaires encrés en majorité à gauche et potentiellement électeur de Hollande l’autre pays du fromage (oui encore du mépris).

Mme Zoly comme ses concurrents méprise l’électeur à travers ses propositions sortis du chapeau comme ca, un weekend de mars. En a t’elle parlée avant ? Tout ceci n’est que de la drague de voix, sans aucune considération pour la France et les français. Elle est en perdition, elle se raccroche à ce qu’elle peu.

Comme je l’ai dit, les politiciens feraient bien de s’attacher aux moyens d’accès à l’enseignement, qu’elles qu’ils soient, aussi divers soient ils, plutôt que d’en favoriser un seul type.

Maintenant, je ne suis pas candidat, je suis électeur, et a ce titre, je juge les propositions des candidats, que cela plaise ou non. Je n’ai pas de réponse ni de solutions à tous les problèmes . Les candidats eux se sont déclarés pour faire des propositions. Et bien qu’ils les fassent, mais des vrais propositions, résultat d’un projet global, cohérent réfléchis sur le long terme. Ensuite les électeurs jugeront des projets, mais pas des trucs sortis du chapeau à la dernière minute car untel à dit ceci ou un autre cela.

De mon coté, je fais ma partie du job en travaillant, finançant le fonctionnement de notre démocratie, et donc de leurs campagnes électorales, alors qu’ils fassent le leur en travaillant sur des propositions réfléchies, préparées de longue date, aux enjeux justement mesurées.

Cette campagne est la pire qu’il m’est été permis de suivre. Les candidats et leurs propositions vivent dans l’instant présent, sans aucune réflexion, ni cohérence, si ce n’est l’escalade dans la démagogie.

C’est à gerber, et d’ailleurs 25% des voix se dirigeront vers les extrêmes. C’est dire.

Enfin, on a les politiciens que l’on mérite.

A+
Zeb


Tout ce qui peut merder, va inévitablement merder.

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[+2]    #22 06/04/2012 22h03

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julien a écrit :

Enfin…tout ça conduit à des biais de gestion…car on finit par orienter nos décisions plus en fonction de la fiscalité que du reste…

Oui, et c’est extrêmement contre-productif pour la France :

1) L’investissement est orienté sur des actifs peu utiles, voire grotesques (je connais le cas d’une defisc à 100% d’un immeuble en Guyane construit n’importe où et n’importe comment, mais quand ça ne coûte rien, c’est pas grave…)

2) Cela génère des coûts énormes de maîtrise de la fiscalité, avec pour conséquence les pauvres qui se font couillonné et les plus riches qui en profitent le plus car eux seuls peuvent se payer des fiscalistes à temps complet (coût fixe de cette maîtrise, rendement croissant en f° du capital).

3) Les meilleures ressources intellectuelles du pays sont détournées de la véritable création de richesse (science, technologie, organisation, éducation) vers des métiers "support" (optimisation fiscale, trading) souvent bien plus lucratifs, et qui prolifèrent de manière parasitaire.

4) Paralysie liée à la peur de tout voir changer à chaque élection, où même à chaque lubie présidentielle. Coût de ce changement permanent. Coût encore de l’accumulation de textes et de la bureaucratie afférente.

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[+2]    #23 20/03/2014 21h40

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GoodbyLenine a écrit :

Je suis surpris que :
  - Geronimmo n’utilise pas le conditionnel dans son message #293 (comme TV5Monde le fait).
  - Philippe30 semble ignorer qu’un gérant puisse fort bien ne pas posséder de parts de la SCI qu’il gère, et que même s’il en possède ces parts peuvent ne rien valoir (ou même avoir une valeur négative, si l’actif nette de la SCI est négatif), que le montant du capital n’a guère de rapport avec la valeur d’une société, et que les biens détenus par une SCI transparente peuvent très bien déjà figurer sur la décl de patrimoine qui a été effectuée.

Vous semblez défendre une cause politique, bien évidemment que Phillipe30 le sait mais son message allait plutôt dans le sens de dire que le patrimoine de Mme Taubiera dépasse 3 vélos et qu’elle se fout de notre gueule à longueur de temps…

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[+2]    #24 23/08/2016 11h07

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Quelques propositions du candidat Sarkozy :

Sarkozy a écrit :

FISCALITÉ DE L’ÉPARGNE

• «Les dividendes, les intérêts et les plus-values mobilières seront soumis, sur option, à un prélèvement forfaitaire libératoire au taux unique de 26% tout compris. Ce prélèvement couvrira donc non seulement l’impôt sur le revenu, mais aussi les prélèvements sociaux (CSG, CRDS, etc.).

• Les revenus fonciers seront quant à eux soumis à un prélèvement forfaitaire libératoire sur option de 33,3%, là aussi prélèvements sociaux inclus.» (p113)

• Les plus-values immobilières redeviendront exonérées à partir de 15 ans (contre 22 ans partiellement et 30 ans totalement).

NOTE : Sous sa présidence 2007-2012, la CSG était passée de 11% à 15,5% et le PFL de 16 à 21%/24%. Donc les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Mais ça peut être intéressant de voir comment ça se positionnera dans la débat.

Dernière modification par Geronimo (23/08/2016 11h12)

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[+4 / -1]    #25 23/08/2016 14h46

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Geronimo a écrit :

Quelques propositions du candidat Sarkozy

Pour mémoire le programme de 2007 :
2007 : Sarkozy a présentéson programme économique - 8 septembre 2005 - L’Obs

Je vous laisse comparer le programme et la réalité qui a suivi.

A partir de là, faire la moindre allusion à son programme me semble une perte complète de temps ; et que Nicolas Sarkoy soit encore candidat me parait vraiment insultant.

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