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#1 05/02/2018 16h52

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Le gouvernement LREM souhaite réformer la Fonction Publique Française avec un objectif qui semble être l’alignement du secteur public sur le secteur privée (abolition du statut, mise en place de prime et avancement "au mérite", alignement de la retraite sur celle du secteur privée, etc…).

En regardant les reportages TV (C dans l’air, …) il est notable que cette question divise les Français en 2 camps :

Pour la prolongation de ce statut :
- indépendance du fonctionnaire par rapport au pouvoir en place,
- recrutement par concours, donc on recrute les meilleurs (sans magouilles : pas de fils de, ou d’amis recrutés),
- …

Pour la suppression de ce statut :
- au XXIème siècle il n’est pas normal d’être titulaire "à vie" d’un grade.
- manque de souplesse dans la gestion du personnel pour l’employeur.
- …

Etant moi même fonctionnaire territorial, j’aimerai partager votre point de vue et vos remarques.
De mon point de vue, certes partial, je pense que chaque système a des points positifs et négatifs.
Je ne sais pas si c’est bien pertinent pour un gouvernement de se lancer dans une réforme de ce genre en France à l’heure actuelle…

Pour aller plus loin, je me demande comment la société se comportera et évoluera si réforme il y a ?

En vrac :
- Les propriétaires n’auront plus l’opportunité de louer à des fonctionnaires avec des garanties de solvabilité de part leur statut.
- Les banques ne pourront plus prêter à ces personnes ayant des revenus à vie (donc hausse du risque de non remboursement des crédits).
- Comment l’Etat va t’il réussir à recruter du personnel en catégorie C (simple employé) dans des bassins d’emploi à vie chère (Paris, frontière Suisse, Bord de Mer,…) avec des salaires actuels à partir de 1200 euros sans ce statut de fonctionnaire protecteur qui incitait des personnes à devenir fonctionnaire pour un SMIC avec BAC+2,+3 ?
- Les diplômés ne vont-ils pas refuser d’aller dans la Fonction Publique sans cette garantie de l’emploi (et sachant qu’ils seront mieux payés dans le secteur privée ?

Mots-clés : fonction publique, fonctionnaire, réforme


Il en faut peu pour être heureux… et se satisfaire du nécessaire !

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#2 05/02/2018 17h02

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HakunaMatata a écrit :

- recrutement par concours, donc on recrute les meilleurs (sans magouilles : pas de fils de, ou d’amis recrutés),

Petite pique: on recrute les meilleurs pour faire des concours, pas forcément pour accomplir la tâche à accomplir wink

- Les propriétaires n’auront plus l’opportunité de louer à des fonctionnaires avec des garanties de solvabilité de part leur statut.
- Les banques ne pourront plus prêter à ces personnes ayant des revenus à vie (donc hausse du risque de non remboursement des crédits).

Les fonctionnaires ne sont pas les seuls à louer leur logement ou à emprunter aux banques.

- Les diplômés ne vont-ils pas refuser d’aller dans la Fonction Publique sans cette garantie de l’emploi (et sachant qu’ils seront mieux payés dans le secteur privée ?

Dans ma région, il y a un gros problème de recrutement des enseignants, malgré leur statut de fonctionnaire.
Les difficultés de mutation, la difficulté de l’emploi et les faibles salaires ne sont pas compensés par le simple statut de fonctionnaire.

(ceci n’est pas un poste anti-fonctionnaire: je n’ai pas d’avis sur le sujet)


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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#3 05/02/2018 17h10

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Je travaille dans le secteur privé mais j’interviens uniquement pour le compte de collectivités territoriales ou pour l’Etat.

Indépendance du fonctionnaire par rapport au pouvoir en place : mes interlocuteurs en territorial sont assez réservés sur l’absence de pression du pouvoir politique. Il n’est pas rare d’avoir des pressions ou des orientations fortement politisées. Ironiquement ce sont parfois les services déconcentrés de l’Etat  qui ne dépendent pas des politiques locaux, qui sont parfois plus impartiaux et peuvent plus facilement faire prévaloir l’intérêt général par rapport à des "magouilles" locales.

Recrutement par concours, on recrute les meilleurs : quand on voit les matières retenues pour les concours je ne suis pas certain qu’on recrute les meilleurs pour tel ou tel poste (pour caricaturer on recrute des personnes rédigeant des bonnes notes de synthèses, cela peut devenir des très bons éléments opérationnels ou malheureusement pas). Par contre il est vrai que les règles du jeu sont les mêmes pour tous et ce n’est pas plus mal.

Dans mon domaine, les collectivités territoriales ont du mal à attirer les talents, en particulier parce que le niveau de rémunération du public est éloigné des réalités du marché. Par ailleurs elles ne peuvent recruter que par voie contractuelle (CDD de 3 ans). Autant vous dire que ce n’est pas facile pour elles et le recrutement hors concours avec des CDI pourrait apporter des améliorations.

Sur le manque de souplesse pour l’Etat / collectivités employeur, c’est vrai mais il y a eu des progrès avec un processus de fusion des corps et une organisation matricielle.

Je pense qu’il faut aller vers un système où certains emplois régaliens méritent de maintenir un statut garantissant l’indépendance (par exemple magistrats) et plus souples sur les autres.
La question de la revalorisation des rémunérations en cas d’alignement des règles sur le privé va nécessairement se poser.

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#4 05/02/2018 17h15

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Tout à fait d’accord concernant les locations et les prêts bancaires !
Je me suis mal exprimé mais l’idée est que cela va ajouter de l’incertitude et du risque (pour les propriétaires et les banques). Certes les nouveaux employés de l’Etat seraient en CDI et solvables ! Mais le risque de licenciement serait davantage présent et donc du risque en + pour la société toute entière.

Je partage aussi votre explication sur les enseignants. Le statut est un avantage qui fait que certaines personnes vont devenir fonctionnaire. Mais il n’est pas une motivation à lui seul… Le problème est qu’en le supprimant, les postes à pourvoir seront encore moins attractifs…

Matorif, je partage personnellement votre avis, le vivant chaque jour.

J’espère que les modérateurs n’auront pas trop de travail avec ce fil ! Le but n’est pas de faire de polémique mais d’être constructif et respectueux sur un sujet (très très) clivant et pouvant exploser dans notre société actuelle.

Dernière modification par HakunaMatata (05/02/2018 17h16)


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#5 05/02/2018 17h30

Banni
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Cela fait maintenant plus de 15 ans que les fonctionnaires sont les boucs émissaires du Gouvernement : dans un contexte de salaires bloqués et de charge de travail qui croît, les plus consciencieux font de leur mieux pour assurer leur mission de service public ; les autres en font le moins possible en attendant leur retraite. Je reconnais avoir fait partie de cette dernière catégorie pendant les dernières années de ma période d’activité.

S’agissant du soi-disant "mérite" brandi à tout bout de champ par les gouvernants, n’importe quel agent un peu sensé sait très bien qu’il s’agit là d’une prime à la servilité sans rapport avec les compétences réelles. Cette rémunération "au mérite" existe d’ailleurs déjà pour de nombreux corps dont les primes sont modulées en fonction de l’appréciation sur "la manière de servir de l’agent".

Pour autant, même s’il est très tendance de vouer aux gémonies les fonctionnaires, je n’ai pas entendu le Gouvernement évoquer une abolition du statut, mais plutôt le recrutement d’agents contractuels pour pallier les suppressions de postes dans la fonction publique, ce qui est l’exemple même d’une fausse bonne idée.

Il convient d’abord de préciser que l’emploi à vie des fonctionnaires ne résulte pas du statut mais de la pratique ; les textes en vigueur permettent de révoquer les agents pour insuffisance professionnelle, cela même si ces dispositions ont été quelque peu perdues de vue. Jusqu’ici, le recrutement de contractuel concernait des postes à profil très technique non pourvus par les corps de la fonction publique ; c’est ainsi par exemple que la Direction Générale de l’Armement (DGA) recrute de nombreux experts et spécialistes techniques sous statut contractuel faute d’être en capacité de les pourvoir par les recrutements statutaires. Cette compétence se paye : les ingénieurs contractuels sont parfois mieux payés que les ingénieurs militaires qui les encadrent.

De ce que je comprends de la réforme envisagée, l’Etat envisage désormais de recruter des contractuels à seule fin de compenser pour partie les départs en retraite d’agents statutaires. Comme l’indique Faith, en l’absence des avantages attachés au statut de la fonction publique, l’Etat risque de devoir payer les agents contractuels plus cher pour parvenir à les recruter. S’agissant d’emplois réputés pénibles, tels les instituteurs dans l’académie de Créteil ou les gardiens de prison, l’Etat devra même casser sa tirelire pour recruter !

In fine, la masse salariale des emplois occupés par les contractuels sera nettement supérieure à ce qu’il en aurait été en recrutant des fonctionnaires.

Ajoutons à cela que la pratique de gestion des contractuels ne diffère guère de celle des fonctionnaires en matière de protection de l’emploi : de nombreux agents contractuels empilent les contrats de 3 ans de façon à réaliser une carrière complète.

Je vois donc avant toute chose dans cette volonté de remplacer les fonctionnaires par des contractuels un apriori idéologique davantage qu’une volonté d’économiser l’argent public ; la présence de nombreux représentants du patronat dans le comité "action publique 2022" n’y est sans doute pas étrangère.

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[+1]    #6 05/02/2018 17h31

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Personnellement, je suis pour "dégraisser" la fonction publique des fonctionnaires "obsolètes ou non prioritaire" (ici comprendre les fonctionnaires dont les taches ne servent pas les attentes directs du peuple votant) pour réorienter la fonction publique vers des postes à forte demande du peuple : police, militaire, enseignant, corps médical, développeur (développement d’application de dématérialisation des démarches pour tout) par exemple.

Et donc pour dégraisser, cela passe par : arrêt de la fonction à vie de la fonction publique, plan social pour ceux qui veulent partir avec un chèque, proposition de formation pour de la reconversion vers des métiers plus demandés par le peuple.
De plus en dégraissant et en réduisant le nombre de fonctionnaire, on pourrait revaloriser les salaires des postes demandés pour les rendre attractifs. De même, j’aurais envie de dire que l’arrêt de la fonction à vie pour toutes les fonctions qui ne sont pas des postes demandés.

Le risque pour les prêts bancaires et les loyers deviendront juste les mêmes que pour des personnes du privé. Donc pas démesurément plus élevé.

Après pour les concours, je pense que c’est dans un deuxième temps. Une fois que la demande sera supérieur au besoin.

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#7 05/02/2018 18h10

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J’ai du mal à comprendre le lien entre cette discussion et la catégorie choisie :
" Investissements financiers / Stratégies d’actifs et macroéconomie"…

?

Dernière modification par maxicool (05/02/2018 18h11)


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#8 05/02/2018 18h43

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HakunaMatata a écrit :

Le problème est qu’en le supprimant, les postes à pourvoir seront encore moins attractifs…

Pas forcément.

Si ces postes sont importants, le gouvernement aura besoin de recruter, il devra donc faire en sorte que le poste soit attractif. Meilleur salaire, meilleure mobilité, meilleures possibilités d’évolution, etc.
Les entreprises privées payent souvent très cher des travailleurs moyens juste pour ne pas avoir à les embaucher (et donc avoir à les licencier). Entreprises comme prestataires y trouvent leur compte: de nombreux jeunes arrivent en entreprise en ayant envie de bouger plutôt que de rester au même poste pendant 15 ans.

Loin de moi l’idée de vanter le système de SSII, mais ce n’est pas un système à jeter.
Evidemment, quand la cinquantaine arrive, on préférerait avoir un poste planqué peinard, c’est vrai. Mais c’est le cas de tout le monde: ma femme aussi se dit que dans 15/20 ans, ce sera compliqué d’être encore serveuse… elle se verrait bien fonctionnaire…

Quoiqu’il en soit, si les emplois sont utiles à la société, ils seront conservés. Et s’ils ne sont pas (très) utiles… faut-il vraiment les conserver ? Je préfère de loin distribuer un Revenu Universel plutôt que d’entretenir des emplois inutiles pour éviter d’avoir du chômage.


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#9 05/02/2018 18h57

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Kabal a écrit :

Personnellement, je suis pour "dégraisser" la fonction publique des fonctionnaires "obsolètes ou non prioritaire" (ici comprendre les fonctionnaires dont les taches ne servent pas les attentes directs du peuple votant) pour réorienter la fonction publique vers des postes à forte demande du peuple : police, militaire, enseignant, corps médical, développeur (développement d’application de dématérialisation des démarches pour tout) par exemple.

Tout à fait d’accord.
Quand on observe ce graphique, je ne suis pas certain que les emplois dans la Fonction Publique aient été créés là où il aurait (peut-être) fallu le faire…



A mettre en parallèle avec ces autres statistiques…
Cherchez l’erreur.

Dernière modification par maxicool (05/02/2018 19h00)


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[-1]    #10 05/02/2018 19h01

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Bonsoir,
Quelques remarques en vrac sur ce sujet :
- le politique est d’une hypocrisie sans nom: la droite qui critique sans cesse le nombre de fonctionnaires et a procédé sous Sarkozy à un plan de titularisation massif en 2011

Des personnes n’ayant pas le concours se sont retrouvés titularisés avec un salaire supérieur à ceux ayant passé le concours (car partant d’un salaire de contractuel supérieur…) N’est-ce pas une aberration et une gestion calamiteuse des RH. Aujourd’hui, on est sur le point de verser un chèque de départ à ces personnes là (il ne faut pas rêver, ceux qui n’ont pas passé de concours quitteront plus facilement le statut).

- De même que dans le privé, on a créé des jobs inutiles dans le public. Dans le privé, tant pis. Dans le public, personnellement j’ai du mal à l’accepter en tant que contribuable. Le problème est qu’en plus, cela se fait au détriment de missions indispensables, la santé par exemple. Le malaise qui règne dans ce milieu n’est pas normal selon moi et ne devrait pas exister.

- On parle souvent des fonctionnaires mais chacun sait-il la part d’emplois salariés uniquement financés par l’argent public ? Je parle des agences de l’état (météo france, Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie…), des associations (salaire d’un directeur d’ADMR à 5k€/mois…), de consultants divers…A côtoyer un peu le milieu, je sais trop de choses qui m’écœurent chaque jour.

L’état doit se recentrer sur ses missions essentielles. On a tellement laissé diverger la situation qu’il est de plus en plus difficile de réformer. En même temps, je suis désolé pour tous les fonctionnaires qui ont le sens de l’état et qui sont mal traités aujourd’hui.

J’aurais tellement à dire mais ce sera tout pour aujourd’hui.

Adrien

PS: salarié du privé en couple avec une fonctionnaire territoriale

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#11 05/02/2018 19h08

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Je ne vois pas ce que l’ADMR vient faire là dedans…


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#12 05/02/2018 19h29

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Quand on voit le massacre de la fonction publique hospitalière, je pense qu’une réforme du statut des fonctionnaires va être contre-productive. Dans le milieu hospitalier, le recours massif à l’intérim suite au "dégraissage" coûte au final presque quatre fois plus cher en deniers publics que la masse salariale originale. Les survivants travaillent de plus en plus dur dans un environnement de pire en pire (voir les agressions/"incivilités" de plus en plus fréquentes, dûes bien sûr à l’ensauvagement du pays mais aussi aux délais d’attente qui augmentent pour une qualité de service qui baisse…).

Il y aurait peut-être une optimisation possible sur les agents qui font face au public : c’est un métier qui est propice à un turn over régulier, et on devrait être impitoyable sur les performances (mauvais accueil, impolitesse -> la porte). C’est d’ailleurs la façon dont on est accueilli dans certaines administration qui doit colorer pour beaucoup gens leur perception de la fonction publique et explique peut-être leur propension à jeter le bébé avec l’eau du bain.

Mais il existe beaucoup de fonctions où l’on ne peut pas avoir un objectif de rentabilité : que ce soit les soins, la préservation du patrimoine, l’éducation, la recherche, les horizons sont lointains et un emploi à vie n’est pas déraisonnable.

J’espère que France Télévisions subira la majorité du dégraissage prévu : bien sûr qu’il faut un organisme médiatique controlé par l’Etat, pour qu’au moins il dispose d’un micro pour essayer de diffuser sa propre version des choses malgré le boucan infernal de la propagande US. Mais quand on voit la pauvreté intellectuelle des programmes et la pléthores de chaînes, les budgets pharaoniques… Remplaçons cette garderie à bobos par un Arte amélioré pour le national, et une version refondue de France 3 pour le régional, tout en supprimant la redevance. Gageons que Laurent Ruquier aura moins de mal à se reconvertir qu’une employée de bureau approchant les 60 ans.

Dernière modification par doubletrouble (05/02/2018 19h35)


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#13 05/02/2018 19h53

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doubletrouble a écrit :

un emploi à vie n’est pas déraisonnable.

Nombreux sont ceux à avoir un emploi à vie de fait sans avoir besoin que ce soit gravé dans le marbre de leur statut.
Personne ne songera jamais à virer un bon enseignant, un infirmier compétent ni même un guichetier de préfecture efficace.

La question "fonctionnaire ou pas" n’est pas tant une question de durée d’emploi que de rigidité et de difficulté à faire évoluer les effectifs.
Grilles, échelons et points d’indice sont d’une rigidité folle: par exemple dans une académie en manque d’enseignants, comment fait-on pour attirer les volontaires si on ne peut pas leur proposer davantage de revenu ?


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#14 05/02/2018 20h29

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On attire pas, "on prend dans une autre académie".
Etant donné que le concours est national, un néo-titulaire est sensé pouvoir enseigner partout en France par le jeu des mutations, y compris dans une académie qui ne l’intéresse pas.


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#15 05/02/2018 20h31

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Un bon enseignant, un infirmier compétent : comment le définissez-vous ? D’un point de vue rentabilité, un bon infirmier est probablement celui qui fait 15 pansements en une heure ; du point de vue du patient, je ne sais pas si c’est très confortable de se faire panser en 4 minutes. Pour l’enseignant, le meilleur est-il celui qui satisfait le plus les parents (gentil, pas trop sévère sur les notes) plutôt que le prof intraitable qui va mener ses élèves à se dépasser ?

Et même comme ça, l’infirmier Stakhanoviste qui fait 15 pansements à l’heure peut finir par se faire virer si les budgets sont réduits.


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#16 05/02/2018 21h16

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Doubletrouble a écrit :

Il y aurait peut-être une optimisation possible sur les agents qui font face au public : c’est un métier qui est propice à un turn over régulier, et on devrait être impitoyable sur les performances (mauvais accueil, impolitesse -> la porte).

Vous savez, taper sur l’agent de base c’est facile. Mais il ne faut pas non plus oublier que ces agents de base ont aussi une hiérarchie… Laquelle est peut-être aussi fautive dans ces histoires (pression, mauvaise gestion,…)

Je vais prendre quelques exemples dans ma collectivité :
- nous avons fusionné avec une autre collectivité il y a un an. Dans cette autre collectivité les agents exerçant le même métier que moi touchent des primes, ont un grade plus élevé, sont tous à temps plein… Vous vous doutez que niveau motivation mes collègues et moi (de mon ancienne collectivité) avons un peu de mal.

- Suite à cette fusion, ma N+2 est mon ancienne N+1. En très peu de temps après la fusion, elle est partie au clash avec les agents de l’autre collectivité… Niveau motivation (pour eux) c’est pas top.

- Ces mêmes agents de l’autre collectivité ont été clairement présentés par notre N+1 comme des nuls feinéants… Vive l’ambiance générale.

- Pas plus tard que ce matin, en Réunion, ma N+1 arrive alors que nous avons quasiment terminé. Nous lui demandons si elle a pensé à nous ramener un document que nous devons remplir… Sa réponse : "pourquoi vous ne me l’avez pas demandé tout à l’heure ? "

Alors avant de dire que les agents de terrain sont parfois désagréables et de généraliser, il faut aussi voir que certains soucis (pas tous, bien sûr) viennent d’au dessus.


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#17 05/02/2018 21h58

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maxicool a écrit :

Etant donné que le concours est national, un néo-titulaire est sensé pouvoir enseigner partout en France par le jeu des mutations, y compris dans une académie qui ne l’intéresse pas.

Certaines académies sont des trous noir desquels seul un nombre inatteignable de "points" permet de sortir.

doubletrouble a écrit :

Un bon enseignant, un infirmier compétent : comment le définissez-vous ?

De la même manière que n’importe quel travailleur: par l’appréciation parfaitement subjective de ses pairs et de ses managers (et dans certaines entreprises, l’appréciation de ses subordonnés)
Et ce n’est pas la peine de me parler de super-employé mal aimé par ses collègues: savoir travailler en équipe fait partie des compétences à avoir.

Et pour avoir été entouré d’enseignants toute ma vie, je sais parfaitement ce qui se dit dans les couloirs et la salle des professeurs sur tel ou tel collègue. On sait très bien qui va couler une classe et qui va la tirer vers le haut. On le sait tellement bien que certains enseignants se voient privés à vie de Terminales pour ne surtout pas gâcher l’avenir de ces futurs bacheliers. Et comme on ne peut pas les virer, on se contenter de limiter les dégâts en leur donnant des secondes, espérant que les collègues de 1er et Terminale rattraperont le coup.
Concernant les infirmiers, j’en ai moins côtoyé, mais j’ai quand même entendu assez d’anecdotes et de bruits de couloir pour voir que c’est à peu près pareil.

Cependant, il ne faut pas croire que c’est fondamentalement différent dans le secteur privé: dans les grosses entreprises de service, le même phénomène a lieu (comme quoi, le concept d’emploi protégé n’est pas propre aux fonctionnaires). L’avantage reste d’avoir la possibilité de se séparer de ceux qui sont toxiques, alors que souvent les "peu efficaces" seront laissés tranquilles


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#18 05/02/2018 23h04

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Allez, j’en rajoute un peu… Il y a quelques minutes, échange de messages avec ma N+1.

Celle-ci me parle de surprise et surtout de "conscience professionnelle" parce que j’ai répondu à un de ses message -téléphone personnel et hors des heures de service- qu’en cas de routes impraticables demain matin (gros risque de neige et de verglas sur mon département + transports scolaires annulés) je ne risquerais pas ma vie et celle de ma fille en faisant 25km rien que pour aller bosser pendant 1h30.

Je suis en bons termes avec ma N+1, mais comment voulez-vous ne pas prendre un coups au moral devant une telle réponse ?
D’autant plus que je suis quasiment certains que ma N+2 et mes autres collègues (ceux de mon niveau hiérarchique) seront au courant tôt ou tard de cet échange… avec jugement à la clé.

Ça ne motive vraiment pas à être au top face à notre public. Être totalement honnête et se faire limite rabaisser (peut-être n’était-ce pas le but, mais c’est ainsi que je l’ai ressenti)… ça fait mal et ça fiche un gros coups au moral.

Bref, taper sur l’agent de base, de catégorie C notamment, qui n’a pas (ou quasiment pas) son mot à dire, ça me mets hors de moi.
Que tous ceux qui jugent les fonctionnaires comme étant des privilégiés ou des nantis se fassent embaucher dans la fonction publique (en bas de l’échelle bien sur) si c’est si bien.
Je ne vise là personne en particulier. Je fais juste une conclusion généraliste à force de multiples lectures sur la façon dont sont souvent considérés les fonctionnaires.


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#19 05/02/2018 23h19

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Neo45 a écrit :

Bref, taper sur l’agent de base, de catégorie C notamment, qui n’a pas (ou quasiment pas) son mot à dire, ça me mets hors de moi.
(…)
la façon dont sont souvent considérés les fonctionnaires.

Le problème est que ce que vous décrivez n’a aucun rapport avec le fait d’être fonctionnaire… Ce que vous décrivez se passe dans de nombreuses grandes entreprises (voir dans toutes) avec des gens en CDI.

Le statut de fonctionnaire doit répondre à un besoin: celui de sécurité (un enseignant est probablement plus tranquille pour faire de la pédagogie sans avoir à se soucier de son évaluation), celui de service particulier rendu (risquer sa vie ou sa santé pour l’état), ou réduire les risques de corruption (administration, etc)
Ce sont des critères légitimes qui peuvent justifier le statut de fonctionnaire (ou pas… chacun est juge)
Mais ce que vous décrivez est affligeant de banalité pour les fonctionnaires comme pour les salariés du privé.


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#20 05/02/2018 23h46

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Tout à fait Faith. Ce que je décris est également valable pour le privé. Loin de moi l’idée de dire ou de sous-entendre que seuls les fonctionnaires peuvent se retrouver dans de telles situations.

Je voulais juste marquer le fait qu’il serait bon de ne pas toujours se plaindre de l’employé de base, qu’il soit dans le public ou le privé.

Il est facile de se limiter à la face émergée de l’iceberg, sans jamais se préoccuper de sa face cachée.
C’était une réaction aux propos de Doubletrouble que j’ai cité dans un de mes messages précédents, qui parlait, je le cite, "d’optimisation possible sur les agents faisant face au public" et d’être "impitoyable sur leurs performances"…
Même si ce n’était probablement pas le but recherché par Doubletrouble, j’ai trouvé cela très limite au niveau des termes utilisés (optimisation, impitoyable,…).

Je souhaitais donc apporter un peu de grain à moudre quant à cette vision (un peu réductrice selon moi) des choses.


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#21 06/02/2018 08h38

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@Neo45 : désolé que mon message vous ait irrité, il est vrai que j’aurais pu formuler tout ça autrement, surtout que mon message est à la base pro-fonctionnaires ! Mais il ne faut pas se leurrer, le gouvernement et les hauts fonctionnaires n’ont probablement aucune considération réelle pour les individus et les situations qu’ils endurent (sinon vous pensez bien que la FPH ne serait pas dans cet état lamentable aujourd’hui). Il est à la mode de se cacher derrière un paravent de "gestion comme dans une entreprise" et les statistiques pour saborder la qualité des services publics tout en arrosant divers acteurs privés.

J’ai abordé le sujet des fonctionnaires "face au public" car c’est une des catégories de fonctionnaire à la fois les plus vulnérables et les moins justifiées. Evidemment qu’à l’échelle de l’individu, c’est désagréable d’être considéré comme un numéro, mais si on adopte une vision froide et objective de gestionnaire : le contact avec le public use. Le public est en moyenne détestable, de moins en moins poli et de plus en plus agressif. Il est plus "rationnel" de privatiser cette fonction pour être en mesure d’y caser des jeunes serviles avec des étoiles plein les yeux, les mâcher, et les rejeter comme un vieux chewing gum quand ils sont en "burn out" après s’être fait menacé de mort trois fois la même semaine : "Mais que se passe-t-il ma petite Marie, vos étoiles de satisfaction sont en baisse ce mois-ci ? Il va falloir améliorer ça ! Souriez, ma petite Marie !". Et Marie part d’elle-même.

Bien évidemment l’enfer à l’anglo-saxonne de l’autre côté du comptoir serait en revanche perçu comme une amélioration fulgurante par le public, qui retrouverait la servilité à laquelle il est habitué partout ailleurs sans trop se poser la question si l’employé qui le sert est heureux et épanoui.

Au final, laisser des fonctionnaires approchant la soixantaine devoir gérer le public actuel est limite cruel. La société a bien changé depuis un moment, et une grand’mère qui se fait insulter/menacer, c’est triste. A Singapour, peut-être que l’insulteur serait fessé avec une canne (si, si, Googlez) et réfléchirait à deux fois avant de recommencer, mais vu la veulerie ambiante il sera encore une fois plus simple de rendre les victimes plus dociles.

C’est pour cela que je souhaite que France Télévision soit la victime propitiatoire du "dégraissage" prévu. Ce service n’est utile qu’à l’Etat lui-même, gaspille honteusement les deniers publics et participe activement à l’avilissement ambiant.

Dernière modification par doubletrouble (06/02/2018 08h39)


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#22 06/02/2018 09h10

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Lorsqu’on voit le prix de journée de certains services hospitaliers sans plateau technique (par exemple la psychiatrie), à 500 voire 1000 euros la journée, on se pose des questions sur la gestion.
On pourrait se payer une chambre dans un palace à ce prix là.
Il est également intéressant de regarder le ratio entre personnel de terrain et personnel administratif, c’est édifiant.

Travaillant en Ehpad, je me dis qu’il serait malvenu dans un hôtel à prix équivalent de dire au client qui veut aller aux toilettes de faire dans sa couche.
Le majorité du salaire de l’aide soignante n’est même pas payée par le résident.

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#23 06/02/2018 09h33

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Je plussoie @taz, mais espérer un dégraissage au niveau encadrement/administratif revient à espérer que le père Noel existe et m’apporte un lingot de 20kg parce que j’ai été bien sage.


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#24 06/02/2018 15h46

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doubletrouble a écrit :

@Neo45 : désolé que mon message vous ait irrité, il est vrai que j’aurais pu formuler tout ça autrement, surtout que mon message est à la base pro-fonctionnaires ! Mais il ne faut pas se leurrer, le gouvernement et les hauts fonctionnaires n’ont probablement aucune considération réelle pour les individus et les situations qu’ils endurent (sinon vous pensez bien que la FPH ne serait pas dans cet état lamentable aujourd’hui). Il est à la mode de se cacher derrière un paravent de "gestion comme dans une entreprise" et les statistiques pour saborder la qualité des services publics tout en arrosant divers acteurs privés.

Imaginons que vous soyez un "hauts fonctionnaire", par exemple en charge d’une entité de la FPH. Que feriez-vous concrètement, pour avoir de la "considération réelle pour les individus et les situations qu’ils endurent" ?

Imaginons que vous soyez au "gouvernement", par exemple ministre de la santé, en charge notamment de l’ensemble des contraintes budgétaires associées. Que feriez-vous concrètement pour avoir de la "considération réelle pour les individus et les situations qu’ils endurent" ? (Note : Augmenter les impôts n’est pas une option, car la grande majorité des vrais ’décideurs’ en la matière -les français- ne semblent pas disposé à l’accepter).

Améliorer la situation n’est pas aussi "facile" que certaines réflexions semblent le supposer. Par ailleurs, se baser juste sur les disfonctionnements ne semble pas la manière la plus objective d’évaluer la situation. Il y a pas mal d’endroits où la situation est tout à fait correcte -je dirais "normale"- (en grande partie grâce au dévouement du personnel concerné, autant du personnel à la base que des encadrants, autant de fonctionnaires que de personnel privé).
La principale piste d’amélioration me semble être d’identifier, et d’adopter le plus possible, les meilleures pratiques. Le statut du personnel (fonctionnaire ou pas) n’est pas l’élément déterminant, sauf s’il empêche ou facilite l’adoption des meilleures pratiques.

traz a écrit :

Travaillant en Ehpad, je me dis qu’il serait malvenu dans un hôtel à prix équivalent de dire au client qui veut aller aux toilettes de faire dans sa couche.
Le majorité du salaire de l’aide soignante n’est même pas payée par le résident.

Je doute que les services d’un hôtel avec la chambre vers 100€/jour (ou même bien plus) incluent la prise en charge de personnes dépendantes, et encore moins l’accompagnement des clients au petit coin.

Pour avoir accès aux comptes d’un EHPAD, je confirme qu’une partie des frais de personnel prenant en charge la dépendance y est financé par une dotation du département, évaluée sur la base des critères de dépendances (GIR1, GIR2, etc.), dotation qui existe d’ailleurs aussi pour des personnes hors EHPAD. Les ressources mises en place par les EHPAD sont contrôlées par les ARS (et chaque EHPAD ne fait pas exactement ce qu’il veut). Si on considère que les ressources (par ex le nombre d’aide-soignants) sont insuffisante un peu partout, ce serait sans doute au niveau des dotations associées aux GIR qu’il faudrait agir, en y associant les budgets nécessaires. 
Quelque chiffres d’un EHPAD (privé, mais ceci ne doit pas changer beaucoup les chiffres) que je connais :
   - le résident paie vers 80€ttc/jour (75€ht) pour l’hébergement
   - à ceci s’ajoute le CA lié à la dépendance (très variable, en moyenne vers 12€/j) et à divers services, qui conduit à un chiffre d’affaire de l’EHPAD voisin de 90€ht/jour/résident
   - en plus il y a une "dotation globale soins" qui avoisinent 30€/jour/résident 
   - les frais directs de personnel (0.65 équivalent temps plein/résident) avoisinent 60€/jour/résident
   - le loyer payé par l’exploitant pour les murs de l’établissement avoisinent 20€/jour/résident.


J'écris comme "membre" du forum, sauf mention contraire. (parrain Fortuneo: 12356125)

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#25 06/02/2018 16h45

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@GoodbyLenine : mon sens exactement : à ce niveau de décision, "la mort d’un homme est une tragédie, la mort d’un million est une statistique" s’applique évidemment.

Comme je le disais plus haut, la réduction de la masse salariale dans la FPH n’a pas donné lieu à une réduction des coûts, bien au contraire. Un médecin en intérim coûte presque 4 fois plus cher qu’un titulaire. Autant cela avait un sens pour les anesthésistes, autant on se retrouve souvent désormais avec des situations ubuesques où le personnel de soin choisit d’exercer en intérim car ils peuvent choisir leurs heures et être mieux rémunéré.

Les regroupements d’établissements qui vont avoir lieu massivement vont encore aggraver la situation en laissant l’établissement "maître" controller les achats/investissements pour tout le groupe. Les petits établissements vont donc se retrouver encore plus étranglés.

Ce pseudo cost killing de petit manager de supermarché saborde la qualité des soins et renforce la désertification médicale, tout en engraissant les boîtes d’intérim et intermédiaires divers. Attendez de voir les frais "informatique" quand il va s’agir d’harmoniser les systèmes d’informations lors des regroupements hospitaliers.

En gros, l’encadrement/les administratifs vit comme des papes, le personnel de santé est sous pression et sous payé lorsqu’il est titulaire, et l’état paye très cher une flexibilité dont la valeur reste à démontrer.

Pour finir vraiment en mode café du Commerce, si j’étais ministre de la santé, j’essaierais déjà de remonter le numerus clausus et d’imposer un service en province d’un ou deux ans, j’éradiquerais l’intérim dans ce secteur, et je favoriserais la décentralisation plutôt que les regroupements hospitaliers. Quitte par exemple à imposer un même système d’information au niveau national, pour que cette décentralisation ne soit pas non plus un prétexte à réinventer la roue mais plutôt un moyen de s’adapter aux contextes locaux.


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