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Forums des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies sur l'investissement patrimonial pour s'enrichir, générer une rente et atteindre l'indépendance financière

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#76 19/06/2017 10h30 → Vivre avec un panier percé ! (dilapider, dépensier, gaspilleur, rat race-)

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@Isild : Merci pour votre soutien. Vous me comprenez, chose rare depuis le début de cette file. Je me sens beaucoup moins seule. Je ne suis pas un monstre, une castratrice. Mais je vais vraiment essayer de m’améliorer, je ne voyais pas vraiment le mal que cela pouvait causer à ma moitié.

@ostal : j’avoue que ce sujet m’effraie un peu. J’ai du mal à imaginer mon éventuel comportement, alors le sien …

@kiwai10 : merci de votre compréhension ! En effet, il est l’image totalement opposé d’un futur rentier ( chose qui ne l’intéresse pas du tout, vous l’aurez tous compris ) pourtant la plupart " ont pris sa défense " ici, c’est moi qui passe pour la vilaine sad
Trêve de plaisanterie, je sais que maintenant c’est à moi de faire un travail sur moi-même, les interventions de chacun d’entre vous m’ont permis d’ouvrir les yeux.

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#77 19/06/2017 12h23 → Vivre avec un panier percé ! (dilapider, dépensier, gaspilleur, rat race-)

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Vous n’êtes pas la vilaine mais vous êtes dans la logique suivante : l’économe est vertueux et le dépensier ne l’est pas.
Je pense comme vous mais d’autres, non.
Ils pourraient vous rétorquer que l’économe est pathologiquement près de ses sous et s’empêche de vivre (et empêche aussi les autres de vivre par la même occasion). wink

Après, mise à  part moi, il est vrai que les intervenants qui vous ont répondu sont masculins.
Ils n’ont peut-être pas la même perception des choses que vous et moi. C’est tout l’intérêt d’avoir leur point de vue justement : nous aider à mieux comprendre nos dépensiers compagnons !

Dernière modification par Isild (19/06/2017 12h25)

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#78 20/06/2017 07h27 → Vivre avec un panier percé ! (dilapider, dépensier, gaspilleur, rat race-)

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Audrey, il y a peut-etre un delta entre ce que vous faites / ce que vous pensez et comment vous l’exprimez ici.
Et certaines formulations malheureuses ont fait réagir rapidement les membres du forum à juste titre (encore une fois, nous ne sommes pas (dans) votre couple, la seul fenêtre étant ce que vous décrivez).

Pour ma part étant dans une situation semblable: tout est fait a 50/50 pour les dépenses communes et chacun prend en charge les suppléments que l’on créé. Ex: celui qui utilise plus la voiture, va payer plus du plein. Pas de calcul complexe, un a-peu-près suffit.


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#79 20/06/2017 12h17 → Vivre avec un panier percé ! (dilapider, dépensier, gaspilleur, rat race-)

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Bonjour,

J’ai suivi la file avec intérêt étant plutôt "fourmi" (et masculin). A vrai dire, ce qui est intéressant pour ma part c’est que vous stressez car selon vous vous avez des visions radicalement différentes (vous et votre conjoint).

En général, les foumis sont plutôt pessimistes sur l’avenir, mais essayer de peser l’ensemble des risques, entrées et sorties et peut-être cela vous rassurera et vous permettra de réévaluer votre niveau de stress / d’alarme.

Je ne peux qu’aller dans le sens des intervenants précédents (pourtant je suis plutôt fourmi et de type masculin):
- Cela ne sert à rien d’être le plus riche du cimetière
- il dépense son argent dans le perso à l’opposé de ce que vous feriez, mais il paye sa part au ménage
- il n’y a pas d’enfants
- quid de vos petits plaisirs que vous n’avez pas présentés ?
- vous souhaitez sortir de la rat race un de ces jours mais pas lui. Quel est le problème avec cela ? Vous pouvez imaginer que vous soyez sortie et rentière, si votre contribution au ménage est équivalente, quel serait son problème ?

A titre personnel, je trouve cette histoire de dépenses séparées un casse tête sans nom, mais peut être est-ce que nous sommes trop lié avec Madame dans les projets.
Perso:
Nous avons un compte commun et des livrets séparés, des AVs etc, mais je gère l’ensemble financier pour le bien de tout les deux (anyway Madame n’est que peu intéressée par le détail des chiffres, tant que le total est OK pour elle). Les grosses dépenses sont validés ensemble et on s’est fixé un objectif mensuel pour le "budget cartes".  Des fois cela fonctionne, d’autres non. Mais j’ai mis de l’eau dans mon vin dans les dépenses que je ne comprends pas, et Madame fait un peu plus attention.

Le point principal, c’est de communiquer pour accorder les violons.

En tout les cas, elle étant plutôt pour profiter et moi-même plutôt à l’économie, nous avons eu des passages difficiles de compréhension, mais comme dans la majorité des couples, chacun avance et fait son bout de chemin, l’objectif étant de tendre un pas vers l’autre afin que l’ensemble soit cohérent et continue ensemble.

C’est intéressant, car cela se retrouve aussi au sein du ménage sur la politique.

Après réflexion, je rejoins Faith sur un point :
N’avez vous en fait pas la peur inconsciente qu’une fois que vous serez arrivée au stade rentière (aka sortie de la rat race, qui est votre objectif et n’est pas celui de votre conjoint), vous ne soyez trop en déphasage (temps disponible par ex) avec votre moitié et que cela risque de remettre en question la relation ? (ce que vous ne souhaitez pas).

Un autre point de réflexion serait la peur inconsciente que pendant que vous mettez de côté en prévision, le jour où la "retraite" arrive vous soyez obligé de combler le déficit de l’autre qui n’aura pas mis assez de côté ? (et avec un système général en baisse ou inexistant).

Setanta

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#80 20/06/2017 15h44 → Vivre avec un panier percé ! (dilapider, dépensier, gaspilleur, rat race-)

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@Isild : Oui on peut dire que dans certaines situations je me suis empêchée de vivre et du coup je n’ai pas profité du moment présent. Je m’en suis aperçue bien après et c’est quelque peu regrettable.
Je suis satisfaite d’avoir ici des gens qui me ressemble mais j’apprécie également les fervents opposés à mon état d’esprit, très utiles grâce à leur conseils.

@blackfalcon : oui vous avez raison j’ai du mal m’exprimer par moment ou/et être incomprise à d’autres. Déjà que je partais avec un handicap alors la … ça ne m’a pas vraiment aidé !
Je pense adopter votre mode de fonctionnement qui me conviendra totalement, chacun assumera ses " excès ".

@Setanta : Je crois que vous m’avez bien cerné et en plus en deux mots : bravo. Le pessimisme est ma seconde nature, et je suis une éternelle stressée de la vie.
Je sais bien qu’au cimetière, ils ne me serviront plus mais difficile de se raisonner malgré cela.
Effectivement, j’ai bien peur que n’ayant pas les mèmes " ambitions " " projet de vie " cela puisse nous séparer un jour au pire des cas. Mais avant cela, ce qui m’effraye davantage c’est la différence d’épargne annuelle des 2 cotés si je ne mets pas un peu le nez dans ses futures dépenses.
Les gros achats ( voiture, électroménager, apport résidence secondaire ) sont financés par moi même !
Il en profite tout autant mais comme il n’a pas assez d’économies ( puisqu’il se fait plaisir un peu ( beaucoup ) tous les mois ) il ne participe pas.
Et ce bilan est frustrant au final. Car je fais attention et lui se fait plaisir pour au final que l’on jouisse tous les 2 des mêmes privilèges. Donc si l’écart d’épargne vient à se creuser davantage … si j’ai d’autres projets d’achats immobilier … comment faire ? Tout mettre à mon nom propre ? inclure tout ceci dans un testament et faire un leg à une tierce personne ? Ça devient vite compliqué quand le patrimoine grossit.
Vous avez " de la chance " que cela fonctionne aussi bien avec votre compagne alors que tout vous oppose sur le sujet financier. Gérer les comptes de l’autre n’est pas chose aisée quand les visions sont diamétralement divergentes.

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#81 20/06/2017 17h55 → Vivre avec un panier percé ! (dilapider, dépensier, gaspilleur, rat race-)

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Bonjour Audrey8134,

Bien que certains propos que vous avez tenus m’ont paru excessifs à commencer par le titre de votre message (qui aurait envie de "vivre avec un panier percé", c’est à dire avec un objet, qui plus est dégradé ?), je pense qu’il s’agit de maladresses sur la forme.

Sur le fond, j’éprouve de la sympathie (et même de la compassion) pour votre situation.

Long terme / Court terme

La société de consommation pousse à être centré sur le court terme et à négliger le long terme. Rares sont les personnes qui ont une perspective long terme et sont capables de différer des plaisirs immédiats pour un meilleur lendemain. Vous en faites partie et c’est de mon point de vue tout à votre honneur.

L’homme le plus riche du cimetière

Accumuler sans but immédiat est souvent décrié. Je pense à l’inverse que créer un différentiel positif entre revenus et dépenses est la base d’une gestion saine de ses finances et ce, même sans objectif immédiat. C’est une gymnastique ou une discipline qui permet de se placer dans une dynamique positive. Ensuite, il est possible de la compléter par l’investissement du patrimoine accumulé. Le recours au crédit peut également faire sens d’un point de vue financier, si les conditions de crédit (et notamment de taux) sont bonnes (en particulier si le taux du crédit est très inférieur à la rentabilité de l’investissement et que le levier ne nous met pas en danger par ailleurs): https://www.devenir-rentier.fr/t5049

Accumuler sans but apparent peut in fine se révéler salutaire (et des besoins nouveaux peuvent également émerger):
* Protection financière en cas d’accident de la vie (travail, maladie, handicap, etc…).
* Protection financière de vos proches (et/ou des générations futures).
* Achat de temps avec de l’argent (indépendance financière).
* Achat apériodique important (achat d’une résidence principale, par exemple).
* Financer une formation (études supérieures des enfants, etc…).
* Relativiser le poids des revenus professionnels.

Actuellement, je considère que je travaille plutôt pour la sécurité des générations futures que pour ma propre personne (je pourrais en principe être indépendant financièrement en "consommant le capital", mais ce n’est pas mon choix, comme expliqué dans ma présentation: https://www.devenir-rentier.fr/t4934).

Bonheur et consommation

Un piège me semble également de confondre bonheur et plaisir lié à la consommation.

Le plaisir lié à l’achat d’un bien augmente à mesure que la date de l’achat approche puis décroît jusqu’à devenir nul.

Le bonheur quant à lui ne se mesure pas aux montants dépensés: marcher en montagne, lire un livre, jouer à un jeu de société, jouer de la musique, réaliser un projet (potentiellement rémunérateur), se former, créer, partager du temps avec des amis peuvent être sources d’un bonheur durable, sans lien avec un achat et gratuit.

Personnellement, je peux me contenter de très peu (si j’étais seul, un appartement de 20 m2, un ordinateur voire une voiture suffiraient grosso modo à mes besoins matériels) mais ce n’est pas vrai de mon foyer dans son ensemble.
Pour moi, acheter un objet, au-delà du coût financier induit également un coût d’encombrement et de temps / maintenance.
Je préfère avoir peu d’objets, mais à forte valeur ajoutée (ordinateur, instrument de musique, jeux de société): maximiser le rapport temps passé / prix.

En pratique, ma famille a des besoins supérieurs aux miens et n’a pas forcément une vision conforme à la mienne !

Changement

Il me semble extrêmement difficile (illusoire ?) de changer une autre personne, y compris une personne très proche, son conjoint, soi-même. Il ne s’agit pas simplement d’une question d’intelligence de la personne à changer. Même si votre conjoint fait des déclarations d’intention allant dans votre sens, à mon avis, vous ne parviendrez pas à le changer fondamentalement, à long terme. Au mieux il fera à reculon des concessions. Il faut donc à mon avis l’accepter avec ses défauts et ses qualités (plus facile à dire qu’à faire !) et chercher d’autres solutions pour que l’impact de ses faiblesses soit compatible avec votre personne.

Couple fusionnel

Il ne faut pas non plus à mon sens avoir une approche trop fusionnelle de la relation à deux, vouloir tout partager, vouloir tout faire ensemble. Le fusionnel et le passionnel est éventuellement une étape dans la relation à deux, au début d’une relation. Combien de couples sont fusionnels après 20 ans de vie commune ? Il faut être réaliste. Et le fait de ne pas/plus être fusionnel ne signifie pas à mon sens une absence d’amour, au contraire (vouloir le bien de l’autre, y compris en voyant/acceptant ses défauts).

Ma vision personnelle du couple et de la famille, est la suivante:
1/ Chacun était bien avec lui-même quand il était seul: pas "besoin" de l’autre pour résoudre ses problèmes, par exemple. Chacun est et a été autonome, responsable et heureux dans cette situation. Bien sûr, si l’autre a besoin de soi dans la relation (maladie, accident de la vie ou autre), il y a également un principe de solidarité dans un couple formé.
2/ Temps communs de qualité à deux quand le tout est supérieur à la somme des parties.
3/ Chacun a des domaines d’intérêt personnel non communs où il fait ce qui l’intéresse (sans que l’autre ne se sente obligé de s’y intéresser alors que ce n’est pas fondamentalement le cas).
4/ Temps de qualité en famille (avec enfants) quand le tout est supérieur à la somme des parties.

À titre personnel, je réalise tous mes investissements sans que mon épouse ne s’y intéresse (actions / immobilier) et cela ne nous pose aucun problème. Ces projets m’intéressent en eux-mêmes au-delà de l’intérêt financier (et du désintérêt de mon épouse). C’est simplement un temps de qualité "seul", ce qui n’exclue en rien par ailleurs des temps de qualité à deux sur des activités sur lesquelles nous avons des intérêts communs. Par ailleurs, elle bénéficie pleinement de mes investissements personnels: ce patrimoine nous appartient à tous les deux, étant entendu qu’elle ne peut l’utiliser de manière unilatérale sans me consulter (et réciproquement, hors investissements).

Niveau de revenus professionnels

Peut-être qu’une autre manière de résoudre le problème serait de le contourner en augmentant les revenus professionnels du ménage, ce qui augmenterait à la fois la capacité d’épargne (de votre côté et commune) et permettrait à votre conjoint de "respirer" (dépenses irrationnelles).

Quelques pistes pour augmenter significativement vos revenus professionnels: formation, changement de métier, expatriation, création/reprise d’une entreprise.

Investissement ?

Votre conjoint ne semble pas intéressé par l’épargne. Peut-être serait-il plus intéressé par l’investissement ?

L’investissement en actions, par exemple, me semble avoir beaucoup de points communs avec certains jeux de réflexion et ce côté ludique pourrait peut-être l’attirer (attention néanmoins à ce qu’il comprenne bien ce qu’il fait: quand je parle de la dimension ludique, je ne parle pas du côté "jeu de pur hasard" des turbos, du Forex ou autres approches calamiteuses): https://www.devenir-rentier.fr/t5103
* Esprit de compétition
* Découverte, compréhension des mécanismes
* Choix et mise en place de stratégies gagnantes
* Mouvements tactiques
* Résultats mesurables
* Aléa contrôlable

L’investissement en immobilier, par ailleurs, a également un côté pratique/projet qui peut être satisfaisant en lui-même, au-delà de la dimension financière et qui pourrait de ce fait potentiellement intéresser votre conjoint. Bien sûr, il ne s’agit pas de le forcer.

Un mode de fonctionnement

Mon épouse n’a pas actuellement d’activité professionnelle, par choix. Nous pensons que l’éducation de notre garçon est l’investissement le plus important.

Nous avons fixé une limite de dépense à 5 K€ / mois pour notre foyer (le delta va vers un compte épargne commun "intouchable" sauf pour régler les impôts):
* 700 €/mois virés sur mon compte pour mes dépenses personnelles courantes (déjeuners, vêtements, cadeaux, etc…)
* 1250 €/mois de loyer
* 500 €/mois virés sur un compte commun pour provisions voitures (en période de changement de véhicule)
* 2500 €/mois (ou 3000 €/mois en fonction de la situation voiture) virés sur le compte de mon épouse et dont elle dispose pour régler les autres frais et couvrir ses dépenses personnelles.

Conclusion

Il y a deux manières de franchir un obstacle: le détruire ou le contourner.

Je suis pessimiste quant à votre capacité à changer votre conjoint (détruire l’obstacle). Je ne crois pas non plus vraiment aux couples fusionnels: pour moi, il faut partager des moments quand il y a un intérêt objectif à le faire (et non "se forcer" à partager).
Il faut donc à mon avis trouver des solutions créatives permettant de contourner le problème, par exemple, par une augmentation de revenus professionnels (permettant à la fois de dépenser plus et d’épargner plus; il ne s’agit pas de dilapider le surplus) et peut-être votre conjoint, à défaut de s’intéresser à l’épargne trouvera d’autres centres d’intérêt par exemple dans le domaine de l’investissement ou la création/reprise d’entreprise, également potentiellement créateurs de valeur et complémentaires à l’épargne qui paraît le rebuter.

Si le débit de l’eau versée dans un panier percé est plus grand que celui de la fuite, le panier va se remplir sans avoir à le réparer.

Cordialement,

Vauban

Dernière modification par vauban (21/06/2017 10h33)


"Price is what you pay. Value is what you get.", Warren Buffett

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#82 21/06/2017 09h35 → Vivre avec un panier percé ! (dilapider, dépensier, gaspilleur, rat race-)

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audrey8134 a écrit :

Les gros achats ( voiture, électroménager, apport résidence secondaire ) sont financés par moi même !
Il en profite tout autant mais comme il n’a pas assez d’économies ( puisqu’il se fait plaisir un peu ( beaucoup ) tous les mois ) il ne participe pas.

Pour être honnête, ce message confirme une impression de déséquilibre que j’avais ressenti précédemment.
J’ai l’impression que vous vous sentez lésé.
Lui profite, tandis que vous devez épargner pour les achats du foyer.

Si je ne me trompe pas sur le ressenti, il est à mon avis urgent de crever l’abscès, car sinon, il y a risque d’infection (ou de ressentiment si vous préférez).

Pour parer à ce problème avoir une épargne imposé et réservé à un sujet (voiture, éléectroménager) est une solution.
Un des blogue que je suis avait fait un article sur le coût de remplacement de l’équipement.
J’ai trouvé l’idée pas mal. (lien)

vauban a écrit :

Pour moi, acheter un objet, au-delà du coût financier induit également un coût d’encombrement et de temps / maintenance.

C’est typiquement l’exemple du bibelot décoratif.
Même avec un cout financier nul, il faut le nettoyer, le déplacer en faisant les poussières, lui reserver une place, …

vauban a écrit :

Peut-être qu’une autre manière de résoudre le problème serait de le contourner en augmentant les revenus professionnels du ménage, ce qui augmenterait à la fois la capacité d’épargne (de votre côté et commune) et permettrait à votre conjoint de "respirer" (dépenses irrationnelles).

Ce point me semble une bonne idée, mais me semble difficilement compatible avec ce que dit audrey8134 sur la gestion du couple.
Si elle augmente ses revenus, pour dépenser plus dans le couple, je crains que le sentiment d’injustice (l’un qui participe davantage au couple que l’autre)

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#83 21/06/2017 09h54 → Vivre avec un panier percé ! (dilapider, dépensier, gaspilleur, rat race-)

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@vauban : comment dire, votre message est très touchant, vous avez mis dans le mille. Et vous m’accordez le bénéfice du doute, que demander de plus …

J’ai volontairement choisi le titre pour faire réagir. Mon conjoint n’est absolument pas un objet et encore moins obsolète !
Il fut un temps, au tout début de notre relation, ou il était vraiment dépensier, n’avait aucune épargne d’ailleurs ne connaissait pas ce mot. Je faisais référence à cette période là, critique pour moi. Mais je l’ai choisi quand mème car ce n’était pas un critère rédhibitoire. Et puis vous connaissez la suite, maintenant il a un peu d’épargne de sureté.

Je suis totalement d’accord avec tous vos propos qui suivent, c’est exactement mon mode de vie.
L’épargne sécuritaire est pour moi primordiale. Je n’ai pas des millions en banque donc je ne serai pas la plus riche du cimetière. Mais si je pouvais éviter d’être la plus pauvre et laisser des dettes …

L’état d’esprit de consommateur de mon compagnon pour son loisir est insatiable. Il veut toujours plus, toujours mieux. Et vous avez raison, le gout du tout nouveau tout beau ne dure pas plus de quelques mois. C’est cela qui me dérange le plus. Pas qu’il se fasse plaisir mais que ce soit pour suivre la mode.
En plus il le dis très bien, " je bosse, je me fais plaisir " … mais c’est éphémère.
Comme si c’était une obligation de dépenser le surplus a la fin du mois.

Nos habitudes de consommation sont identiques aux vôtres je me rends compte : j’évite l’encombrement dans la cuisine et achète un seul robot multifonctions mais le plus onéreux du marché, idem pour le bricolage de monsieur. On choisit la qualité à la quantité d’où le fait d’économiser et attendre un peu !

Concernant l’augmentation des revenus, ce n’est pas possible dans l’immédiat. Je suis fonctionnaire donc a part passer des concours et encore faudrait-il être nommée … Je suis la grille indiciaire.
Mon conjoint vient de signer son CDI, suite à une reconversion et a réussi à négocier son salaire mais c’était limite. Donc pas d’augmentation avant au moins 1an le concernant. Et encore, va falloir qu’il le négocie suivant ses objectifs atteints !

Pourquoi pas lui faire ouvrir un PEA ou assurance vie avec le minimum et qu’il s’essaie à la bourse … C’est une idée. Il va surement me rire au nez.
Mais quand un sujet le captive vraiment il se donne les moyens de comprendre et devient intarissable.

Nous signons en ce moment un achat immobilier à la mer, que nous louerons en LMNP.
Le taux n’était qu’a 1,05% sur 12ans, délégation d’assurance a 0.10% je n’emprunte que la moitié de la somme mème si la plupart ici me conseillait la totalité voir 110%. J’avoue que ça m’a un peu refroidit .
Ce n’est qu’un premier projet je l’espère donc je préfère le prendre cool niveau endettement, cela me rassure. Je sais ce n’est pas sensé pour un investisseur chevronné comme les intervenants de qualité ici.
Ce projet a deux nous captive tous les deux, nous avons hâte d’être a juin 2018 pour avoir les clés et acheter tout le nécessaire. De mon coté, je gère tout : rdv banque et notaire, étude de marché, concurrence, comment me démarquer … Je prends énormément de plaisir à le faire et lui raconter tout ce que j’ai appris au fur et a mesure. Il me tarde de mettre tout cela en pratique.
J’ai un autre projet en tête, acheter un studio ou T1 dans une ville très touristique près de chez moi pour du très court séjour mais je vais attendre au moins 2 ans le temps de voir comment le premier évolue.

J’ai adoré la métaphore de la fin, belle image que j’aimerais mettre en pratique.
Je persisterai donc à contourner l’obstacle comme je le fait depuis 11ans, et ce en me demandant de moins en moins d’efforts étant donné que mon conjoint tend vers moi plus que le contraire.
Je vais tout de mème lui lâcher la bride et peut être que de lui même cela le freinera du fait de ne pas m’avoir sur le dos. Il faisait peut être volontairement le contraire de ce que j’attendais de lui juste pour m’agacer …

En tout les cas, un grand merci pour ce condensé très complet de ce que je vis au quotidien, vous avez vraiment compris mon ressenti.

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#84 21/06/2017 10h57 → Vivre avec un panier percé ! (dilapider, dépensier, gaspilleur, rat race-)

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audrey8134 a écrit :

achète un seul robot multifonctions mais le plus onéreux du marché

Thermomix, sinon rien !


Ericsson…!  Qu'il entre !

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#85 21/06/2017 11h03 → Vivre avec un panier percé ! (dilapider, dépensier, gaspilleur, rat race-)

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@Job : Je suis démasquée ! ;-)

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#86 21/06/2017 12h45 → Vivre avec un panier percé ! (dilapider, dépensier, gaspilleur, rat race-)

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Bonjour Audrey8134,

Tout d’abord, merci de votre réponse détaillée qui montre votre implication dans les échanges. Je vous prie également de bien vouloir m’excuser pour mes messages "fleuve", la synthèse n’est sans doute pas ma première qualité !

Panier percé

Je me doute bien que vous ne prenez pas votre conjoint pour un objet, mais sur la forme, le fait de le comparer à un objet dégradé est néanmoins révélateur et excessif, même si c’était pour interpeler le lecteur. Encore une fois, il s’agit plutôt d’une question de forme que de fond car sur ce dernier, je me sens plus proche de votre vision du monde que de celle de votre conjoint telle qu’elle apparaît à travers vos messages.

"Je bosse, je me fais plaisir"

Outre la distinction plaisir / bonheur que j’ai déjà évoquée dans mon précédent message, peut-être faudrait-il également que votre conjoint s’interroge sur l’opposition travail / plaisir.

Le travail est souvent opposé au plaisir. Il faudrait donc acheter pour se faire plaisir après avoir travaillé, pour compenser la douleur.

Certes, étymologiquement, le travail est par définition douloureux. Néanmoins, je pense pour ma part qu’il est possible d’associer travail et plaisir, au moins dans certains domaines, notamment quand on a un intérêt fort pour un sujet. À titre d’exemple, quand j’ai réalisé mon "marathon de l’analyse financière" qui a consisté à passer en revue manuellement les données financières des 3750 entreprises japonaises cotées, ce "travail" qui aurait été pénible pour un tiers a pour moi généré un plaisir et une satisfaction intellectuelle (j’ai appris des choses; j’ai trouvé des opportunités d’investissement; j’ai découvert des situations caucasses qui m’ont bien amusées):
https://www.devenir-rentier.fr/p136834#p136834
https://www.devenir-rentier.fr/t7454

Cette approche d’alignement entre travail et plaisir me semble également importante dans l’éducation des enfants. Je pense par exemple avoir réussi à associer plaisir et mathématiques chez mon garçon de 8 ans: en lui montrant de manière enthousiaste des aspects intéressants et ludiques des mathématiques, à sa portée, il semble avoir développé un goût pour la chose. Il fait spontanément des calculs "pour aller sur Mars", décompose des nombres en produits de facteurs premiers, aime les batailles de multiplications, déclare vouloir devenir mathématicien et apprécie les problèmes complexes car les autres sont ennuyeux (sic).

Avec une approche opposant plaisir et travail (ici l’apprentissage des mathématiques), il aurait sans doute pu souffrir beaucoup pour un résultat probablement moindre.

Pouvoir atteindre l’état de flow (cf Csíkszentmihályi) où travail et plaisir se mélangent me semble l’idéal.

Mon objectif personnel d’indépendance financière n’est d’ailleurs pas oisif: il s’agit plutôt pour moi d’augmenter la probabilité de réunir les conditions permettant l’émergence de situations de flow pour réaliser mon potentiel et, in fine, un meilleur alignement entre ce que je fais et ce que je suis.


Augmentation des revenus professionnels

Même si je comprends qu’à court terme, cela soit difficile, je pense qu’il s’agit néanmoins d’un axe important sur lequel vous devriez travailler dans une perspective moyen/long terme, à la fois pour vous et votre conjoint.

gunday a écrit :

Si elle augmente ses revenus, pour dépenser plus dans le couple, je crains que le sentiment d’injustice (l’un qui participe davantage au couple que l’autre)

Je me suis sans doute mal exprimé. Je ne suggérais pas qu’Audrey8134 seule augmente ses revenus. Je suggérais d’augmenter les revenus du ménage dans son ensemble i.e. des deux conjoints. Il ne s’agirait pas de dilapider le surplus mais d’augmenter à la fois l’effort d’épargne et, parallèlement, au besoin, les dépenses irrationnelles.

Si les revenus sont divisés en 3:
* Argent de Monsieur: dont il disposerait comme il le souhaite
* Argent de Madame: dont elle disposerait comme elle le souhaite
* Argent épargné en commun

Augmenter les revenus du ménage permettrait d’augmenter à la fois les 3 entrées d’argent. La première entrée d’argent serait vraisemblablement dilapidée ou en tout cas sous-optimisée d’un point de vue strictement financier, mais les deux autres épargnées.

Investissements immobiliers

Le conseil qui vous a été donné d’emprunter à 100 % ou mieux à 110 % pour un investissement immobilier me semble pertinent:
1/ Pouvoir faire face à un besoin immédiat de liquidités (travaux, impayés ou autre).
2/ Placer l’argent en réserve sur des supports dont la rentabilité est supérieure au taux du crédit permet de générer un différentiel positif.
3/ Les deux situations suivantes sont globalement neutres du point de vue de la sécurité (en effet, rien n’empêche de passer de la situation a/ à la situation b/ par remboursement anticipé du crédit; votre crainte sur l’option a/ ne me semble donc pas justifiée: même niveau de levier dans les deux cas):
a/ Avoir 50 K€ de liquidités et une dette de 110 K€.
b/ Avoir 0 K€ de liquidités et une dette de 60 K€.
4/ Conserver des liquidités pour d’autres projets d’investissement.
5/ Bénéficier à plein de l’effet de levier dans des conditions de crédit favorables.

Par ailleurs, la location en LMNP a certes l’avantage de la fiscalité (amortissement du prix du bien) mais cela induit une augmentation du turnover. De mon côté, je ne pourrais pas gérer 14 appartements en LMNP dans des immeubles différents, qui plus est à distance. Par contre, gérer 2 ou 3 immeubles d’une quinzaine d’appartements, en nu, à distance, me semble tout à fait envisageable en parallèle de mes autres activités (sur base de ma courte expérience de gestion d’un immeuble de 14 appartements depuis 3 ans 1/2).

Louer de petites surfaces (T1) induit également une augmentation du turnover (avec risque de vacances locatives pendant les mois d’été en cas de public étudiant, ce qui n’est pas votre cas).

Idem pour le saisonnier.

Je préfère pour ma part louer des T2 dans des immeubles de rapport avec un nombre significatif de lots, en nu, avec une rentabilité certes plus faible, mais permettant plus facilement un passage à l’échelle. Je vous indique simplement cela dans une perspective long terme. À court/moyen terme, quand le facteur temps n’est pas un problème vis à vis des montants à investir, il peut être judicieux de privilégier la rentabilité financière stricte (et non d’optimiser le couple temps passé / rentabilité).

Cet autre éclairage, dans une perspective long terme de passage à l’échelle, pourrait vous être utile si vous souhaitez développer le côté investissement immobilier de manière forte.

Par ailleurs, si j’avais le choix binaire entre investir des liquidités en actions ou en immobilier, je choisirais la première option plutôt que la seconde (note: investir actuellement sur les marchés financiers n’est peut-être pas judicieux, vu le niveau moyen des prix): https://www.devenir-rentier.fr/t4978

Voici également un exemple de structuration de patrimoine qui me semble pertinente (voir scenario 2), au-delà de l’exemple et de la question de la résidence principale: https://www.devenir-rentier.fr/t4975

J’ai maintenant lu dans votre présentation la description de votre premier projet immobilier. À titre personnel, je ne serais pas chaud pour plusieurs raisons:
1/ Faible rentabilité par rapport à ce qu’il est possible de trouver par ailleurs: il faut viser 10 % brut au minimum, de mon point de vue.
2/ Mélanger en un même bien 2 objectifs distincts: vacances + location. Pourquoi ne pas dissocier les deux: avoir un immeuble locatif optimisé pour faire du locatif et louer un appartement pour vos vacances ? Mélanger deux objectifs opposés me semble conduire à des choix sous-optimaux.
3/ La consommation en temps pour vous sera importante à moins de déléguer.
4/ Le promoteur ne me semble pas digne de confiance (les menteurs ont tendance à dire qu’ils ne mentent pas et qu’ils sont sérieux; les personnes qui ne mentent pas ou qui sont sérieuses n’ont pas besoin de le dire). En tous cas, ne croyez rien de ce qu’il vous dit: faites-vous votre propre opinion et trouvez par vous-même les réponses à vos questions sans vous fier à lui.
5/ Type de bien: l’achat d’un bien neuf est certes rassurant mais la rentabilité va baisser avec l’usure du bien, dans la durée. Dans une optique locative, je vise personnellement la rentabilité et non la plus-value potentielle.
6/ Niveau de connaissance: vous semblez ne pas maîtriser tous les aspects de votre projet (notamment la fiscalité), ce qui induit un risque.

Dans le positif, d’après les informations que vous donnez (et sans les avoir personnellement vérifiées), le prix du bien semble sous-évalué par rapport au prix du marché, ce qui serait une bonne chose, le cas échéant. Par ailleurs, le plus grand risque est parfois de ne rien faire (syndrôme de la paralysie face au risque).

En conclusion et en espérant ne pas vous démotiver, j’aurais sans doute plutôt cherché à dissocier les deux besoins:
1/ Un immeuble de rapport par exemple à Bézier, pour la location.
2/ Location d’un appartement "coup de coeur" à la mer pour les vacances, par ailleurs.

Mon avis personnel sur votre achat est donc négatif, dans une perspective d’investissement, car il y a mieux à faire par ailleurs, dans une optique de rentabilité. Regardez par exemple le parcours de Philippe30, si vous voulez avoir un exemple de ce qu’il est pertinent de faire dans l’investissement immobilier:
https://www.devenir-rentier.fr/t847

Pour revenir à nos moutons, il semble une bonne chose que votre conjoint soit motivé par l’investissement immobilier, mais j’avoue ne pas avoir compris à vrai dire où se situait précisément sa motivation fondamentale:
1/ Monter un projet
2/ Travaux / aspects techniques
3/ Dimension financière
4/ Faire une activité à deux
5/ Gestion
6/ Comprendre le marché / recherche

Votre motivation me semble, à l’inverse beaucoup plus claire. Du coup, je m’interroge s’il a une réelle motivation dans ce projet d’investissement immobilier ou s’il ne s’y intéresse en façade que pour répondre à une attente de votre côté.

Liberté

De mon point de vue, aimer quelqu’un, c’est également le laisser libre dans ses choix (bien entendu pas de faire n’importe quoi ni de vous mettre en danger). Peut-être qu’une voie d’amélioration pour vous, comme vous l’avez évoqué, serait d’être moins directive.

De mon côté, par exemple, j’ai un grand besoin de liberté et d’autonomie et, ne serait-ce que sur la forme, même si j’étais d’accord avec le fond, je m’opposerais à des demandes lourdement insistantes simplement par principe, par réaction (oui, je suis têtu !). Ayant dit cela, il va de soi que j’essaie de mon côté de laisser mon épouse globalement libre et autonome dans ses choix.

Le côté "bonne pâte" de votre conjoint pourrait également potentiellement se transformer à terme en effet "cocotte minute", s’il ne parvient pas à vous dire non par faiblesse et qu’il accumule un ressentiment.

Je vois également un risque à trop le pousser et à trop l’aider: ces actions pourraient l’installer une forme de dépendance dans laquelle il n’agit pas/plus seul avec une motivation personnelle mais seulement sous impulsions externes et à contrecoeur.

Qualités créatrices de valeur

Un des points clé est peut-être précisément de découvrir et faire émerger ses qualités créatrices de valeur, ou mieux qu’il les découvre par lui-même plutôt que par (injonction directive venant de) vous.

L’idéal serait peut-être même que certains domaines dans lesquels il pourrait être créateur de valeur ne vous intéressent pas, pour lui laisser un espace de liberté.

Renforcer ses points forts par vos encouragements fonctionnerait peut-être mieux qu’insister de manière directive pour résoudre ses points faibles.

Bourse / actions

Je pense que si vous approchez votre conjoint de manière directive sur le sujet de la bourse et des actions, vous risquez en effet de vous heurter à un mur. Il faudrait trouver le moyen de voir si ce domaine pourrait effectivement fondamentalement l’intéresser. Je ne sais pas si vous avez des amis qui ont une réelle compétence dans ce domaine ? Cela passerait peut-être mieux que par vous.

De mon côté, l’un des points qui m’a intéressé au départ, outre l’aspect ludique et financier, était que l’étude des données financières permet de comprendre certains aspects du fonctionnement d’une entreprise.

À tout hasard, voici un message que j’avais rédigé donnant ma vision de l’investissement en actions: https://www.devenir-rentier.fr/t2644#p76887

Conclusions

Faire émerger les capacités créatrices de valeur de votre conjoint (si possible de lui-même ou via des tiers) et les renforcer par vos encouragements me semblerait plus pertinent que vouloir remédier à ses défauts et le contraindre à faire des choses qu’il ne souhaite pas fondamentalement, de manière directive (même si de mon point de vue, dans le fond, vous avez raison ou plus exactement votre vision correspond mieux à la mienne que celle de votre conjoint). Bien que je n’aie pas compris où se trouvait l’intérêt de votre conjoint pour l’investissement immobilier, si cet intérêt est réel et fondamental, cette dimension pourrait être développée. Si vous trouvez le moyen de l’intéresser aux marchés financiers / actions et s’il y développe de réelles compétences, ce serait également une corde supplémentaire à votre arc, complémentaire à l’effort d’épargne et à l’investissement immobilier.

Même si mon message est écrit de manière tranchée et directive (ce qui correspond à mon style sur la forme), il ne s’agit dans le fond que de mon avis, pas nécessairement meilleur que celui d’un autre. Je ne prétends bien entendu pas détenir la vérité.

Cordialement,

Vauban

Dernière modification par vauban (01/07/2017 07h40)


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#87 22/06/2017 10h37 → Vivre avec un panier percé ! (dilapider, dépensier, gaspilleur, rat race-)

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Bonjour Vauban,

Merci à vous pour le temps que vous m’accordez ainsi que les détails si subtils de vos réponses.
Les liens donnés sont très parlants en effet.

Je ne reviens pas sur les points déjà évoqués tels que l’augmentation des revenus pro et la récompense travail = récompense méritée.

Par contre je souhaitais éclaircir le point de mon 1er investissement immo :

- la donne a changé, ce sera uniquement de la location, pour tendre vers la rentabilité maximum et suivant mes calculs je peux arriver aux 8% bruts sans problème si je m’investis à fond dans la communication et que je me démarque de la masse
- le statut LMNP est bien plus clair désormais pour moi et je persiste dans le choix du réel avec intervention d’un bon comptable
- le prix de revient sera d’environ 90 000€ tout inclus grand maximum étant donné que je récupère la TVA sur tout ce que j’achète ( appart, meubles … ) Prix imbattable pour le secteur, neuf et occasion confondus.
J’ai signé tous les papiers, tout est conforme pas d’entourloupe. Il s’agit d’un compromis entre les professionnels : je verse la taxe de séjour à la mairie, 10% des loyers perçus aux impots, j’effectue l’accueil-état des lieux- remise des clés, ménage de sortie, contrat avec une agence immobilière …

Même si ce n’est pas l’affaire du siècle selon les intervenants de ce forum, je ne pense pas que ce soit non plus une gosse erreur. Le projet m’emballe c’est le principal. Je ne me mouille pas trop non plus. Le principal étant à minima de couvrir les frais engendrés pour l’entretien soit environ 1500€ par an. Faire mieux que le livret A , au moins 3% net serai top !
J’avais déjà repéré un immeuble sur Béziers , superbe renta en perspective mais honnêtement j’ai été refroidie par la mauvaise réputation de certains quartiers. Et la peur de ne pas trouver de locataire ou bien de mauvais payeurs.

Concernant le sujet du post, j’ai bien compris que je tirais trop sur la corde, je vais le laisser davantage libre, ne pas l’inciter ou le retreindre à quoi que ce soit concernant ses achats plaisirs.
Je vais quand même lui parler de placements tels que AV et PEA et qu’ils mette le minimum dessus pour prendre date et qui sait peut être s’épanouira t-il comme trader ! Peut-être des actions concernant des entreprises représentant ses loisirs. Il pourrait étudier les bilans …
Dans notre entourage, personne ne touche a la bourse ou n’investit en immobilier … de ce coté la on ne pourra pas le conseiller ou l’inciter indirectement.
Pour sa place dans l’achat de l’appartement, je vais quand mème éclaircir les choses avec lui, vous me mettez le doute. Il se laisse peut être un peu trop porter …

Je ne prends pas du tout mal votre avis, au contraire il m’est très utile.
Je préfère l’honnêteté et la franchise, en affaire c’est primordial ! ;-)

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#88 22/06/2017 12h35 → Vivre avec un panier percé ! (dilapider, dépensier, gaspilleur, rat race-)

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Bonjour Audrey8134,

Projet immobilier

Merci pour ces précisions. Je vois que vous avez anticipé en pratique ma proposition de dissocier vos différents objectifs (vacances / investissement), ce qui me semble une bonne chose.

Si vous faites du 8 % brut sur du neuf, bien localisé, sans y passer trop de temps, je change mon avis de négatif à positif sur votre projet, avec mes encouragements: on se rapproche maintenant d’un projet d’investissement. Je pense qu’il est possible de faire "mieux" mais votre projet me semble déjà correct.

J’ai également un bémol concernant votre maîtrise de la fiscalité (je ne suis pas certain en lisant votre présentation que vous maîtrisiez réellement cet aspect et je vous encourage à vous renseigner par vous-même sur le sujet en achetant des livres avec des informations fiables sur le sujet).

Au niveau du financement, votre stratégie ne me semble pas la plus pertinente. Vous gagneriez à bénéficier du différenciel, sur les liquidités, entre la rentabilité sur des produits financiers (actions/obligations) et le taux du crédit. Prendre un crédit à 110 % en faisant fructifier les liquidités qui auraient servi d’apport serait une optimisation de votre stratégie, sans augmenter le risque du point de vue du levier.

Maximiser la rentabilité brute ?

Quand je suggérais d’investir dans un immeuble à Bézier, je ne voulais pas dire de maximiser la rentabilité à tout prix. Vous avez probablement bien fait de ne pas investir dans les immeubles que vous avez visités.

L’intérêt de Bézier est que la ville a mauvaise réputation (comme la ville dans laquelle j’ai acheté mon premier immeuble). Or, une mauvaise réputation globale masque une diversité de situations dont certaines sont positives (tous les quartiers ou villes environnantes ne sont pas systématiquement mauvais). L’intérêt est que la mauvaise réputation globale impacte le prix y compris des bons emplacements (il s’agit donc de trouver les bons emplacements qui sont impactés par la mauvaise image globale sans être impactés au niveau fondamental). J’aime bien ce côté contre-intuitif que je recherche également dans l’investissement en actions: trouver une entreprise qui souffre d’une mauvaise image mais qui a d’excellents fondamentaux, lorsqu’on la regarde de près.

À titre personnel, je cherche plutôt à maximiser le produit: rentabilité brute x revenus moyens par ménage de la localité. Par exemple, pour mon investissement, j’ai une rentabilité brute de 12 % environ dans une ville dont le revenu moyen par ménage est de 36 K€ soit un produit de 432.

Par ailleurs, la rentabilité brute de mon investissement immobilier est obtenue par un prix à la location inférieur au prix du marché et sur des surfaces T2/T3 (ce qui induit un turn over plus faible que sur du T1 en LMNP et une perspective gagnant/gagnant avec les locataires car ils ont objectivement intérêt à être locataires).

Comme il ne s’agit pas de neuf et dans les conditions précisées ci-dessus, la tendance sur la rentabilité va plutôt aller en s’accroissant (sur les 14 appartements, le dernier changement de locataire: sortie / entrée a eu lieu en décembre 2016; pas de préavis en cours; tous les appartements sont loués => Si la situation perdure, je vais probablement augmenter les loyers des nouveaux entrants).

La rentabilité sur du neuf a tendance à s’éroder (le loyer sur du neuf est plus élevé que la moyenne, mais cet avantage à court terme induit à long terme un retour à la moyenne et donc une diminution de la rentabilité).

Le coût de maintenance (qui impacte la rentabilité nette) sur l’ancien est bien évidemment supérieur à celui du neuf. Mais il a également l’avantage d’être plus ou moins fixe dans la durée (en lissant les dépenses apériodiques) alors qu’il va mécaniquement augmenter pour le neuf avant de se stabiliser.

En conclusion, ma suggestion de voir des immeubles du côté de Bézier ne consistait pas à maximiser la rentabilité en achetant un mauvais bien dans un mauvais quartier, mais à profiter de la mauvaise image de la ville, propice à l’émergence de divergences prix / valeur fortes, permettant in fine d’augmenter la rentabilité de l’investissement.

Actions

Attention au (day) trading ou à l’achat d’entreprises qui jouissent d’une bonne image. Il ne faut pas qu’il approche les marchés avec une optique casino (jeu de hasard), sans comprendre, mais avec une optique d’investisseur (jeu de réflexion où le hasard est contrôlable).

Il faut à mon avis commencer par se construire un modèle pertinent et conservateur de valorisation d’une entreprise et mesurer ensuite la divergence prix / valeur pour en bénéficier (voir ma signature).

Par ailleurs, un moment propice pour investir est lorsque la presses financière prédit la fin du monde ou au moins la fin des marchés financiers (c’est à dire quand les marchés ont mauvaise presse; actuellement, nous sommes plutôt en phase positive, euphorie?). Vous voyez le pattern contre-intuitif récurrent dans mon approche de l’investissement: une situation qui paraît noire à un niveau global permet l’émergence d’opportunités d’investissement, à un niveau local, en accentuant les divergences prix/valeur. C’est ce qui m’a permis d’avoir une performance de + 99,75 % en 2009 sur mes investissements en action, par exemple. J’écris simplement cela à titre illustratif et anecdotique. Je ne reproduirai probablement jamais cette performance en une année. Par ailleurs et pour faire juste mesure entre le positif et le négatif, j’ai bien sous performé en bourse, ces trois dernières années. Je soupçonne une corrélation inverse entre le nombre de messages que je poste sur IH et ma performance !

En tous cas, le mieux serait de réussir d’intéresser votre conjoint à un domaine créateur de valeur sans qu’il n’y soit forcé et que cela corresponde réellement à des compétences ou à un intérêt de son côté. Il y a différents domaines requérant des compétences diverses. Il a probablement quelqu’aptitude / intérêt, à l’un ou à l’autre.

Dépenses du conjoint

En y réfléchissant, je pense que, dans la forme que prend votre action vis à vis de votre conjoint, c’est plutôt la combinaison d’une composante directive et la répétition/martellement/micro-management qui posent problème plutôt que simplement le côté directif.

Plutôt que de lui "lâcher la bride" (aïe, il passe d’un objet à un animal !) entièrement, peut-être une méthode permettant d’orienter dans une certaine direction sans martellement pourrait être de mettre en place un virement permanent d’un montant fixe à définir avec lui (ou d’un pourcentage de son salaire) (quelles que soit les augmentations des revenus du ménage ultérieures) vers un compte "plaisir", uniquement pour lui, qu’il pourra utiliser comme bon lui semble pour ses loisirs sans que vous ne fassiez aucune remarque à ce sujet. Cela permettrait de juguler naturellement la fuite (et à lui de rationnaliser ses achats, au moins partiellement) sans que vous ayez besoin d’y revenir ultérieurement en répétant / martelant. Le reste de son salaire serait épargné ou utilisé pour les dépenses courantes et non utilisable par lui pour ses dépenses plaisir.

Une fois accordée la méthode ci-dessus, peut-être qu’une carrotte pour essayer de déclencher un intérêt pour l’investissement en actions serait de lui dire que la moitié (ou x % à vous de voir avec lui) des revenus nets après impôts qu’il réussirait à dégager de ses investissements en actions seraient versés sur son compte loisirs, et, pour ajouter une touche machiavélique, en cas de performance négative, ce même pourcentage serait déduit de son compte loisir pour alimenter le compte actions ! Ensuite, il faudra lui donner carte blanche et le laisser libre sans être directif et en évitant la répétition. En tous cas, ce serait à lui d’ouvrir un PEA et d’ouvrir une assurance vie et non à vous, le cas échéant. Sinon, vous vous placeriez de nouveau dans une perspective de micro-management directif avec répétition de micro-impulsions.

En conclusion, orienter en amont et laisser libre en aval, dans le cadre accordé ensemble, en veillant à ce qu’il n’ait pas peur de dire non et que l’accord soit fondamentalement acceptable pour lui, pourrait vous permettre à la fois de juguler le problème (à défaut de l’éliminer) sans que cela ne soit trop douloureux pour votre conjoint (orientation générale accordée ensemble plutôt que pilotage par micro-impulsions pour faire passer vos idées).

Animaux totémiques

Une question saugrenue pour ma culture régionale et complètement hors sujet (je m’intéresse vaguement et de loin au phénomène des animaux totémiques languedociens): y a-t-il un animal totméique en forme d’hippocampe de sortie à la fête du village de Valras ? Ou l’hippocampe est-il juste le symbole de la ville, sans qu’il n’y ait de matérialisation physique de l’animal totémique ?

Je vous souhaite en tous cas une bonne continuation. Je suis direct dans mon style mais, comme vous l’avez bien compris, ce n’est pas contre vous mais simplement pour être clair sur mes idées, qui ne sont, encore une fois, pas nécessairement meilleures que celles d’un autre.

En espérant que l’un ou l’autre élément aura pu vous être utile.

Cordialement,

Vauban

Dernière modification par vauban (22/06/2017 17h17)


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#89 22/06/2017 12h55 → Vivre avec un panier percé ! (dilapider, dépensier, gaspilleur, rat race-)

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J’ai l’impression que la file dérive de son sujet initial big_smile

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#90 01/07/2017 00h04 → Vivre avec un panier percé ! (dilapider, dépensier, gaspilleur, rat race-)

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Audrey8134, je suis un peu dans votre histoire sauf que le conjoint en question c’est moi et ma conjointe c’est vous. J’ai finalement découvert au bout de 40 ans ce qui conditionnait ma personnalité : je  fais partie des adultes catégorisés TDAH. Il y a plusieurs niveaux de troubles de l’attention avec hyperactivité, le mien reste sous contrôle, car il ne m’a pas empêché de faire un doctorat.
Cherchez à lire ce type de profil avec tout ce que ça comporte : oubli fréquents, pensées qui ne s’arrêtent jamais, projet qu’on démarre et qu’on arrête à 95 % juste avant d’avoir fini car ne présente plus d’intérêt, surexcitation, épuisement d’un sujet (= hyperfocalisation qui est un paradoxe du troubles de l’attention mais qui s’explique très bien) etc etc…

Vous verrez si ça correspond à votre conjoint wink

Bon courage wink

Dernière modification par Mettero (01/07/2017 00h05)

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#91 03/07/2017 09h44 → Vivre avec un panier percé ! (dilapider, dépensier, gaspilleur, rat race-)

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@Mattero : Merci de votre témoignage mais mon conjoint est tout l’opposé de ce que vous décrivez.
L’inverse de l’hyperactif, il réfléchi beaucoup trop la plupart du temps, mène à bien tous ses projets, garde son calme en toute occasion. Et ce n’est pas pour cela qu’il a un doctorat … ;-)

@Vauban : J’ai bien compris l’effet de levier mais j’ai toujours une appréhension pour un prêt de la totalité de la valeur voir 110%. Il faut quand même un dossier béton, le mien repose sur du saisonnier donc … les aléas de la météo, coup de cœur … jouent beaucoup.
De plus j’ai également peur de mettre toutes mes billes ou presque dans un PEA ou AV qui ne garantissent pas vraiment de récupérer ses gains.

Concernant Béziers, j’ai saisi votre état d’esprit et suis totalement en accord avec ce dernier.
Par contre je n’ai pas envie de m’éparpiller, j’attends déjà de recevoir mon véfa, je laisse passer la haute saison 2018 pour faire un premier bilan. Si c’est prometteur, pourquoi pas poursuivre avec un nouvel investissement immobilier en LMNP classique dans une grande ville ou bien très touristique.

Je n’ai pas encore abordé le sujet des actions, je ne suis pas prête donc je n’arriverai certainement pas à captiver son intérêt si je ne maitrise pas davantage le sujet.

Pour l’ouverture d’un compte plaisir, c’est effectivement une bonne idée que je peux lui soumettre et qu’il acceptera surement. Pas vraiment contraignant, au contraire.

Concernant l’animal totémique … aucune idée ! Je me renseignerai sur le sujet !!!

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