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#26 04/10/2017 14h31 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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7) Il y a 10 ans un collègue européen dans ma situation (forte rémunération en USD) a choisi de tout garder en liquidités USD (une position finalement assez énorme), qu’il a converti tout d’un coup en EUR, au bout de 7 ans, en tirant parti d’une évolution favorable du cours de change, faisant un profit de près de 50%. Même si je n’aime pas trop prendre un risque de change important, je réfléchis à une stratégie similaire, "améliorée" par un placement en actions US à forts dividendes au lieu de garder des liquidités USD comme il l’a fait. Peut-être une stratégie à envisager pour les années à venir.

Bonjour Scipion,

Pour cela plusieurs actions USD de fond de portefeuille devrait suffire, au hasard berkshire hataway…

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#27 05/10/2017 01h44 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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Merci FrançoisOlivier, je pense aussi que quelques lignes du type Berkshire Hathaway devraient suffire. L’objectif dans ce cas de figure serait de conserver le capital et d’accumuler des dividendes - donc une prise de risque limitée (sachant que j’aurais déjà un risque de change important). Je devrais être capable de déboucler la position d’un coup à l’occasion d’une évolution favorable du marché des changes, donc je devrais limiter le risque du market timing sur le S&P500. Donc a priori je choisirais des entreprises avec un solide track record de dividendes, sans doute en excluant les REITs. Je pense effectivement à Berkshire Hathaway, Johnson & Johnson, Coca-Cola, ExxonMobil, peut-être Pfizer, Boeing, AT&T.

Cela dit, je ne suis pas sûr d’initier cette stratégie pour le moment, car pour l’instant mes revenus professionnels (en USD) sont assez imprévisibles (enchaînement de contrats courts pour mes missions). Cette stratégie ne serait envisageable que si mon employeur actuel me propose un contrat plus stable (3 ans).

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#28 06/10/2017 09h23 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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Scipion a écrit :

Donc a priori je choisirais des entreprises avec un solide track record de dividendes, sans doute en excluant les REITs.
Cela dit, je ne suis pas sûr d’initier cette stratégie pour le moment, car pour l’instant mes revenus professionnels (en USD) sont assez imprévisibles

C’est dommage je trouve.
Bien que les bourses US soient très hautes, elles représentent +50% des actions mondiales.

(
Au passage peut être qu’un tracker monde (ETF) peut faire l’affaire dans votre stratégie face à votre assurance vie que je trouve trop importante.
A moins que vous ayez dans vos AV des trackers monde ou des ETF.
)

A propos des Reits, je vois que vous avez beaucoup de foncières franco-européenne mais que vous voulez exclure les Reits.
C’est dommage je trouve aussi car les foncieres européenes sont bien valorisées ( avec souvent plus de contraintes que les reits, ne pouvant pas rentrer dans le cadre d’un pea pour la plupart ) alors que les Reits sont à la cave ( surtout pour les Reits avec une activité centres commerciaux )
L’avenir n’est pas rose pour les reits commerciales mais le marché price un avenir très noir, trop noir trop amazonien pour être vrai. Je pense à TCO ou SPG , voire les Reits de malls B ou C comme WPG ou CBL

François

Dernière modification par francoisolivier (06/10/2017 09h24)

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#29 06/10/2017 12h31 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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Merci François pour vos idées. Quelques réflexions :

- Je ne suis pas trop fan des ETF car (1) je ne vois pas comment les évaluer (à part bien sûr regarder l’indice de référence), alors que j’aime bien faire de l’analyse fondamentale (même superficielle) sur les titres vifs, et (2) à mon sens, ils n’ont pas été vraiment "testés" dans une vraie crise. Vis-à-vis des nouvelles techniques financières (et même des nouvelles technologies, en général), je n’aime pas "essuyer les plâtres". Je sais bien que les ETF sont un produit assez basique donc a priori fiable, et qu’on n’est pas forcé d’acheter un ETF synthétique. Mais pour être bien sûr, je veux voir comment se comportent les ETF en cas de crise systémique (krach majeur + crise bancaire, du type septembre 2008). S’il n’y a pas de problème particulier à ce moment-là (à part bien sûr la réplication normale de l’effet du krach sur les indices), alors je me sentirai assez confiant sur les ETF pour y placer éventuellement une part importante de mon patrimoine.

D’ici là, je continuerai a priori à n’utiliser les ETF que marginalement, afin de diversifier mon portefeuille (j’ai récemment acheté 2 ETF - Russie et Asie hors Japon - pour des mini-lignes à titre surtout expérimental).

- Mes deux AV sont à 99% en fonds €. Leur proportion dans mon patrimoine (514k€ soit plus de la moitié du patrimoine) semble effectivement trop importante dans une démarche d’optimisation. Mais elle s’explique par plusieurs raisons :

1) Raisons psychologiques et familiales : dans ma famille, je suis la première génération à pouvoir vivre confortablement, sans souci d’argent (mon père s’est bien débrouillé mais les débuts n’ont pas été faciles et il reste très/trop économe). La vie étant par ailleurs naturellement compliquée, je souhaite que ma situation financière soit toujours un facteur de sérénité pour moi et ma famille, et jamais (mais vraiment jamais, en aucun cas et sous aucun scénario) un facteur d’inquiétude. Donc je souhaite être prêt financièrement (pour moi et ma famille) même pour des scénarios catastrophiques : maladie grave, handicap, décès (moi, ma soeur ou mon beau-frère - ils ont 4 enfants). Evidemment, avec une telle optique, une épargne de précaution même de 500k€ peut sembler insuffisante… En tout cas je souhaite à tout prix éviter le cliché du fils du peuple à qui tout a été donné (bonne éducation, bon job), mais qui s’est finalement ruiné en boursicotant - ce qui serait pour moi un déshonneur, vis-à-vis de ma famille.

2) Calibration du portefeuille boursier : Je calibre la taille totale du portefeuille en partant de la perte "maximale" (dans un scénario à peu près réaliste, quand même), que je suis prêt à accepter, financièrement et psychologiquement. Outre les facteurs psychologiques / familiaux mentionnés, ma situation professionnelle (actuellement très bons revenus mais très faible visibilité) joue beaucoup. Actuellement je fixe cette perte "acceptable" à 100k€ (évidemment, elle devrait augmenter, au fur et à mesure que mon patrimoine grandit et que les risques, par exemple pour mes neveux, se dissipent, par exemple s’ils font de bonnes études). J’essaie d’avoir un beta d’environ 0.5 pour mon portefeuille (sur la base de la mini correction de mai-août 2017, c’est à peu près ça). Un scénario de baisse des marchés boursiers de 40% me semble crédible. La taille cible du portefeuille boursier est donc : perte acceptable / (baisse du marché boursier x beta) = 100k€ / (40% * 0.5) = 500k€

Pour l’instant je suis aux 2/3 de cette taille cible, donc je continue à affecter toute mon épargne au portefeuille boursier (surtout PEA et PEA PME, tout nouveaux par rapport au CTO qui consistue 80% du portefeuille). Une fois la cible atteinte, j’évaluerai mon allocation stratégique : si tout va bien au niveau professionnel, ma perte acceptable en bourse devrait augmenter, et me permettre d’augmenter la taille du portefeuille (et notamment de le diversifier géographiquement).

3) Projet immobilier : Je prévois d’acheter 50% d’un appartement à Montpellier (budget estimé 350k€, soit un apport de 175k€), le reste étant financé par mes parents. L’appartement servira avant tout à mes parents (accident de santé de mon père cette année, je souhaite que mes parents aient un accès plus facile aux soins de santé, et soient aussi plus rapidement accessibles pour ma soeur qui réside à Paris, et pour moi, "SDF" le plus souvent à l’étranger). Il s’agit d’un arrangement familial dans le cadre de la transmission du patrimoine de mes parents (je récupèrerai 2 maisons de campagne en nue-propriété, j’utilise ma liquidité pour aider mes parents dont le patrimoine est surtout immobilier). Le montant de mon apport correspond à peu près à une AV dont le rendement ne me satisfait pas du tout (l’autre AV (AFER) me convient). L’idée est donc de rééquilibrer mon patrimoine à l’occasion de cette opération, et surtout d’optimiser (un peu) mon placement en AV (qui avait été réalisé par mon père alors que je travaillais en Allemagne et ne m’occupais absolument pas de mes affaires). Il est toutefois probable qu’après liquidation de la "mauvaise" AV’, je souscrive à une autre (meilleure), car je ne souhaite pas avoir structurellement moins de 500k€ en AV pour les raisons mentionnées.

4) Construction d’un patrimoine par "couches" à risques / rendements croissants : Je ne sais pas s’il s’agit d’une approche reconnue pour la gestion d’un patrimoine, mais en tout cas c’est celle qui me convient le mieux. Plus mon patrimoine grandit avec une épargne de précaution suffisante et une bonne diversification, plus je serai prêt à prendre des risques (évidemment, avec l’objectif de meilleurs rendements). Donc après la première "couche" de 500k€ à faible risque (AV fonds €), et une deuxième plus risquée (portefeuille Euronext très diversifié), il devrait y en avoir une troisième plus agressive (a priori portefeuille boursier international concentré), etc. [Si tout va bien, peut-être y aura-t-il même un jour une N-ème couche avec des cryptomonnaies, qui sait ? Mais avec un N très élevé, alors :-) ] Fondamentalement, même sans les autres raisons déjà mentionnées, c’est pour cela que je ne considère pas excessive la part de mon patrimoine en AV.

- S’agissant des REITs nord-américaines :
1) Si les marchés actions US m’intéressent, c’est surtout parce qu’ils offrent ce qui est assez rare en Europe, des marques très fortes et des leaders mondiaux incontestables (wide moat en bon français). Donc a priori, le jour où je me tournerai vers les US, les REITs ne seront pas mes premiers achats.
2) Cela dit, je vous rejoins sur l’idée que les REITs ont été "massacrés" ces derniers temps, et qu’ils pourraient représenter une belle opportunité à ces niveaux de prix. A priori je ne vais quand même pas m’y lancer ces prochains mois, car je veux d’abord atteindre ma première cible boursière (le portefeuille Euronext de 500k€). Mais je sais que je prends le risque de "louper le train".
3) Parmi les noms que vous mentionnez, j’ai regardé SPG, qui m’intéresse à la fois par la qualité de ses actifs américains (si ma compréhension est bonne) et pour sa part dans Klépierre. Mais finalement j’ai préféré acheter Klépierre directement. Si je devais acheter un REIT aujourd’hui ce serait sans doute SPG. Je regarderai les autres noms que vous donnez. En tout cas, a priori je pense donner la priorité aux leaders, comme je l’ai fait sur mon portefeuille de foncières françaises. Je suis plus à l’aise pour évaluer une entreprise industrielle que des foncières, pour lesquelles ma petite expérience dans l’analyse fondamentale (théorique et un peu pratique comme analyste junior M&A en stage de fin d’études d’ingénieur) m’aide beaucoup moins. [Etant centralien, on m’avait affecté au secteur brick & mortar : bateaux, tracteurs, et même papier toilette :-) ]

Dernière modification par Scipion8 (06/10/2017 12h46)

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#30 07/10/2017 16h43 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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francoisolivier a écrit :

Pour cela plusieurs actions USD de fond de portefeuille devrait suffire, au hasard berkshire hataway…

Scipion8 a écrit :

Donc a priori je choisirais des entreprises avec un solide track record de dividendes, sans doute en excluant les REITs. Je pense effectivement à Berkshire Hathaway

Je pensais que BRK ne versait pas de dividende, la philosophie de W. Buffett étant de conserver tout le free cash flow dans l’activité opérationnelle de l’entreprise.

Dernière modification par bluenote (07/10/2017 17h40)

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#31 07/10/2017 17h07 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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bluenote a écrit :

francoisolivier a écrit :

Pour cela plusieurs actions USD de fond de portefeuille devrait suffire, au hasard berkshire hataway…

Scipion8 a écrit :

Donc a priori je choisirais des entreprises avec un solide track record de dividendes, sans doute en excluant les REITs. Je pense effectivement à Berkshire Hathaway

Je pensais que BRK ne versait pas de dividende, la philosophie de W. Buffet étant de conserver tout le free cash flow dans l’activité opérationnelle de l’entreprise.

Tout à fait pour l’bsence de dividende de BH mais je pense que la philosophie de scipion est de placer son argent dans des actions US "increvable".

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#32 08/10/2017 19h32 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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Sélection d’un portefeuille de valeurs US "increvables"

Objectif : Constituer un portefeuille défensif de valeurs US (big caps), répondant aux priorités suivantes : (1) le portefeuille doit afficher un total return attractif et prévisible (autant que possible), (2) il doit pouvoir bien résister au prochain retournement des marchés US, et (3) les valeurs ne doivent pas être surpayées. Mes revenus professionnels étant en USD alors que je vis en France, j’envisage à l’avenir de ne pas les convertir immédiatement en EUR (ce que j’ai fait jusqu’à présent), mais de les placer en titres US afin de profiter d’un effet de change positif à l’avenir. Il est donc crucial que le portefeuille puisse être liquidé rapidement, en cas d’appréciation importante du dollar par rapport à l’euro (il s’agit d’un pari à long-terme sur une appréciation du dollar, et non un pari sur les marchés actions US).

[François, je confirme votre interprétation : il s’agit de cibler des valeurs à total return (dividendes + croissance du cours) régulier / prévisible. J’avais créé une confusion au début en parlant de valeurs de rendement - d’où la question légitime de Bluenote (merci !).]

Univers d’investissement envisagé : très grandes capitalisations US (> 50 milliards USD) + quelques autres valeurs glanées dans des portefeuilles USD du forum (et quelques REITs mentionnés plus haut par François).

Critères de classement :
- Croissance du chiffre d’affaires : croissance moyenne sur la période 2013-2017, consensus des analystes pour 2017.
- PER : calculé sur la base du résultat attendu par les analystes pour 2017.
- Valeur d’entreprise / EBITDA : calculé sur la base de l’EBITDA attendu par les analystes pour 2017.
- Dividend yield : rendement par rapport au prix actuel de l’action, calculé sur la base du dividende 2017.
- Régularité des bénéfices : nombre d’exercices bénéficiaires sur les 5 dernières années.
- Dette nette / EBITDA : ce critère permet d’avantager les entreprises qui ont une trésorerie abondante (dette nette négative), signe de possibles rachats d’actions, dividendes exceptionnels et et/ou opérations de croissance externe. En revanche les entreprises fortement endettées sont pénalisées.
- Indicateur de volatilité du cours : calculé par (maximum 52 semaines - minimum 52 semaines) / cours. Cet indicateur grossier de la volatilité du cours pénalise des entreprises dont le cours a été très volatile (y compris des entreprises dont le cours a crû très fortement pendant la dernière année : possible forte correction).
- Momentum absolu 1 an : calculé par (cours - minimum 52 semaines) / (maximum 52 semaines - minimum 52 semaines). Cet indicateur favorise les entreprises dont le cours a augmenté (idéalement, régulièrement : bon momentum + faible volatilité du cours).

Pondération des critères :
Le tableau montre la notation synthétique des actions avec une équi-pondération des critères (avant-dernière colonne), puis avec une pondération qui correspond mieux à mes objectifs (dernière colonne) : je surpondère la croissance (poids 4), la valorisation VE/EBITDA (poids 3) et le dividende (poids 3), car je considère qu’il s’agit de 3 protections importantes en cas de retournement du marché actions US. Les autres critères sont pondérés à 1.
Dans le tableau, chaque critère est noté de 0 à 5 (plus le score augmente, mieux l’entreprise est classée): pour chaque critère 0 = rouge, 1 = orange, 2 = jaune, 3 = vert clair, 4 = vert normal, 5 = vert foncé.
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/12850_selection_us_1.jpg
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/12850_selection_us_2.jpg
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/12850_selection_us_3.jpg
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/12850_selection_us_4.jpg

Sélection du portefeuille : Les 15 valeurs en gras au sommet du tableau sont les mieux classées avec la méthode et les pondérations utilisées. 2 secteurs semblent surpondérés : le secteur médical et pharmaceutique (OK pour moi car c’est un secteur défensif) et l’automobile (secteur plus cyclique, donc a priori à ne pas surpondérer : peut-être n’acheter que Ford et laisser GM de côté). Les valeurs sûres hitech (Microsoft, Intel, Apple) semblent correctement représentées.
En revanche, des valeurs en forte croissance (Amazon, Netflix, NVIDIA, Adobe, Paypal) sont écartées à cause de leurs niveaux trop élevés de valorisation. Dans le secteur financier, AIG est sélectionnée alors que les banques sont écartées (mais Morgan Stanley et US Bancorp ne sont pas loin). Berkshire Hathaway semble trop chère. Parmi les REITs, OHI serait sélectionnée et WPG n’est pas loin.

Perspective GARP : Une représentation simple pour rechercher des valeurs de croissance à prix raisonnable est un graphique où la croissance du chiffre d’affaires est en abscisses et un ratio de valorisation (en l’occurrence VE/EBITDA) en ordonnées. Les candidats pour une approche "GARP" se trouvent "en bas à droite". Il s’agit toutefois d’une approche très grossière : il faudrait notamment retraiter la croissance pour déterminer la croissance organique (c’est-à-dire hors opérations de croissance externe).
https://www.devenir-rentier.fr/uploads/12850_garp_usa.jpg

Inconvénients de la méthode : Cette approche correspond pour moi à un premier "débroussaillage" grossier du marché des big caps US (je n’ai pas encore décidé de la formation du portefeuille US, qui demanderait notamment la création d’un compte bancaire USD et l’information de mon employeur). Elle présente certains inconvénients : forte sensibilité au consensus des analystes pour 2017, pas de retraitement pour déterminer la croissance organique, pas d’application du ratio VE/EBITDA aux valeurs financières, mesure grossière de la volatilité du cours, biais sectoriels, etc. Surtout, une hypothèse implicite importante est que la croissance de l’activité va plus ou moins se poursuivre sur le rythme des 4 dernières années (ce qui n’est évidemment pas du tout certain).

Améliorations possibles de la méthode :
- mesure plus précise de la volatilité du cours (prix des options ?)
- mesure de risque de crédit : idéalement CDS (Credit Default Swaps) - mais pas disponibles sur Binck :-(
- mesure du beta de chaque action : nécessite le téléchargement des cours quotidiens
- détermination de la croissance organique
- valorisation des entreprises du secteur financier (pour celles-là, seul le PER apparaît pour l’instant)

Dernière modification par Scipion8 (08/10/2017 20h34)

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#33 08/10/2017 20h29 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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Un +1 pour votre travail, je vais suivre ce sujet avec attention.

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#34 08/10/2017 21h52 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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Bonsoir

@Scipion8

Je doute que cette méthode vous fasse gagner beaucoup d’argent, mais bon, pourquoi pas.

Puis-je vous faire quelques remarques, dire de titiller votre réflexion.

1) En choisissant beaucoup de critères pour faire vos sélections, vous moyennez à la baisse. Pourquoi ne pas envisager 2 ou 3 critères de sélection (vous aurez donc plus de candidats), puis 2 ou 3 critères éliminatoires (par exemple, vous choisissez la croissance, mais éliminez si endettement trop élevé) ?

2) Si vous envisagez 100 KF de perte, vous en perdrez bien plus dans la réalité. Je vous suggère de considérer que vous investissez en bourse pour gagner de l’argent, et que les valeurs en perte n’ont rien à faire dans votre portefeuille. Par exemple, fixez-vous un seuil de perte (par exemple 6 à 8 %), et respectez-le sans état d’âme.

3) Ne rêvez pas, s’il y a un krach boursier, toutes les valeurs baisseront, même les mastodontes. Regardez le cours de Berkshire Hathaway. Lui aussi à baissé. La seule façon de ne pas perdre trop d’argent dans ce cas, c’est de tout revendre en haut, pour tout racheter plus bas. Analysez l’évolution des cours en 2000 et 2008 pour voir comment ne pas être pris par surprise.

4) Pourquoi retenir l’EBITDA et non l’EBIT ? Les valeurs à forte structure capitalistique ont souvent un important EBITDA et un faible EBIT. Sont-elles éliminées de votre sélection ?

5) Volatilité des cours. 52 semaines est vraiment trop court, il faut prendre au moins la moitié d’un cycle boursier, soit 36 mois.

6) Enfin, je dirais que votre approche est très théorique. Mettez un peu de pratique et de psychologie (vous ne serez pas de marbre au moment de prendre certaines décisions importantes). Dans vos estimations, diminuez les gains de 10 % et augmentez les pertes de 20 %. Vous serez probablement bien plus près de la réalité.

Bon courage.
Cordialement


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#35 08/10/2017 22h48 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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Belle démarche, assez proche de celle que j’ai utilisée pour constituer mon univers d’investissement initial.

j’ai utilisé des ratios assez différents parce que je me souciait avant tout de la bonne santé financière des entreprises.

ROA et ROE sont essentiels à mon avis, ainsi que FCF/sales qui est un meilleur indicateur que les bénéfices seuls parce qu’il a la fois difficile à manipuler et montre la vraie rentabilité d’une entreprise.

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#36 08/10/2017 23h11 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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On est tous passé par là. ;-)

Mais déjà on peut voir que la méthode a un biais, car les valeurs GARP qui ressortent sont centrées sur la santé (Celgene, Gilead, CVS, Medtronic, UNH…), sans doute à cause des incertitudes législatives sur le sujet.

Aussi, je vous suggère d’appliquer votre méthode secteur par secteur.

L’IH Score peut aussi vous donner des pistes de réflexion.

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#37 09/10/2017 11h31 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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Merci à tous pour vos commentaires et idées. Quelques réponses et réflexions :

@IH : Il faut que je creuse le sujet des risques législatifs / politiques pour le secteur US de la santé. Cela dit, c’est un secteur qui a priori me plaît bien par son potentiel de croissance à long terme et son caractère normalement défensif en cas de krach. Je commence à lire les échanges sur ces valeurs sur ce forum (très instructifs sur Gilead notamment, qui ressort en tête de mon classement US).

Ok sur l’utilisation de la méthode par secteur, mais je me me méfie d’introduire ainsi des biais sectoriels : normalement je préfère une approche "boîte noire" (je m’intéresse seulement à la capacité de la boîte à générer du total return, sans regarder son secteur), où dans un premier temps je juge toutes les actions selon les mêmes critères ; dans un 2e temps j’applique éventuellement un filtre sectoriel pour ne pas trop surpondérer un secteur. Mon impression de cette première analyse US, c’est qu’il y a des segments entiers du marché US bien trop chers à mon goût, donc ce n’est pas sûr que tous les secteurs soient représentés dans ma sélection finale.

Et merci pour l’IH Score, c’est effectivement un outil intéressant qui permet de ne pas louper des opportunités intéressantes : je vais inclure les actions à fort IH Score dans mes prochaines analyses.

@Gaspode : Ce qui me gêne avec le ROA et le ROE (de même qu’avec le PER), c’est la dépendance au résultat net, par nature volatile (influence d’éléments exceptionnels et non cash). C’est pour ça que je préfère remonter dans le compte de résultat (EBITDA ou EBIT). Le ROA introduit aussi un gros biais sectoriel, en désavantageant les secteurs à forte intensité capitalistique. J’aurais donc tendance à utiliser une comparaison intra-sectorielle des ROA. Le ROE doit lui pouvoir donner des comparaisons intéressantes inter-sectorielles. Pourquoi pas, je les inclurai peut-être dans mes prochaines analyses.

Pour le FCF, totalement d’accord : mais là je dois avouer que j’étais un peu paresseux, pour calculer le FCF pour chacune des 100 entreprises de ma liste :-) J’utiliserai le FCF quand je commencerai à envisager de grosses lignes, dans des poches plus concentrées que ce que j’ai fait pour le moment. Pour le ratio FCF/sales (comme pour le ROA), ce qui me gêne c’est le biais sectoriel : les secteurs à faible marge (secteur pétrolier par exemple) vont être désavantagés. Donc c’est un ratio que j’utiliserais éventuellement de façon intra-sectorielle.

En tout cas, bravo pour votre bel investissement dans Apple ! J’étais très surpris de voir Apple dans ma sélection, je pensais que c’était beaucoup trop cher. Sans doute encore pas mal de potentiel, en fait.

@Durun : à mon avis, aux niveaux de valorisation actuels on a intérêt à être assez sélectif : en faisant ce travail j’ai été surpris de voir la proportion importante d’entreprises dont l’activité plafonne (voire décroît) ; pour mon confort psychologique je préfère généralement éviter celles-là. Et puis dans cette sélection il y a pas mal d’entreprises qui se paient à des PER supérieurs à 20-25 et des VE/EBITDA supérieurs à 15, sans que ces niveaux de valorisation semblent justifiés par des perspectives de forte croissance.

S’agissant de vos autres remarques :

1) C’est vrai que l’utilisation de plusieurs critères "diluent" la valeur ajoutée d’une approche value, GARP, value / momentum ou rendement, par exemple. Pour certaines poches de mon portefeuille Euronext, j’ai choisi une approche plus "pure" (par exemple nette orientation croissance pour le PEA PME). Mais en général je préfère une approche hybride. Dans Excel je joue ensuite sur les pondérations, pour modifier automatiquement le classement, selon mes priorités du moment : par exemple mes prochains renforcement (en PEA notamment) seront probablement orientés par une approche dividendes.

Cette approche hybride, le fait que je ne sois pas un puriste de telle ou telle approche, reflètent (1) le fait que je sois débutant en bourse (donc encore en phase d’observation et d’expérimentation) et (2) ma situation professionnelle incertaine (alternance de phases à forts revenus et de périodes "semi-rentier", par mon statut de consultant free lance : j’apprécie donc toujours les dividendes même si je suis en phase de capitalisation).

J’avais envisagé l’approche des critères éliminatoires que vous mentionnez, mais je ne l’utilise pas afin de ne pas louper de cibles potentielles. Je n’utilise des critères éliminatoires que pour des raisons éthiques (alcool, tabac, bien-être animal…), quels que soient les fondamentaux financiers.

2) Il est clair qu’une perte supérieure à 100k€, donc plus de 30% du portefeuille, est loin d’être impossible. Psychologiquement, pour moi, une telle perte est acceptable si je surperforme le marché - ce qui devrait être le cas en phase de krach si je maintiens le beta du portefeuille bien en dessous de 1. Cela a été le cas pendant la mini-correction de mai-août (beta estimé de 0.5 : perte maximale de 7k€, ou 8k€ si on exclut les dividendes payés en actions, contre 15k€ pour l’indice). Si je maintiens le beta du portefeuille à 0.5, une perte de 100k€ représenterait une baisse des indices de 60% (bien sûr possible, mais exceptionnelle). Cela dit, rien ne garantit que le beta reste faible en cas de krach : cela dépendra notamment de la nature de la crise. Pour cette raison j’ai sous-pondéré notamment le secteur bancaire.

Sur la nécessité d’un stop-loss étroit (6-8%), je ne suis pas vraiment d’accord : ça dépend du style d’investissement choisi, buy & hold (c’est mon cas) ou bien actif avec une rotation des lignes (ça semble être le vôtre). Mon pari quand j’investis en actions est sur le très long terme (20-30 ans) : au-delà des cycles boursiers, les retours sur investissement en actions à très long terme sont assez prévisibles (6-7% si on suit l’indice, mieux bien sûr si on a bien sélectionné les actions). Par une très grande diversification, j’essaie de me protéger des pièges psychologiques sur cette route, par exemple des pertes latentes qui peuvent pousser à vendre.

Sauf signal particulier, je considère qu’une perte latente jusqu’à 10-15% ne remet fondamentalement pas en cause mon analyse. Au-delà, bien sûr je considère que je me suis sans doute trompé dans mon analyse. Mes 2 plus belles plus-values latentes (sur des petites lignes spéculatives), Xilam et Air France, sont sur des lignes qui ont commencé en fortes moins-values ! Cela dit, même si je suis buy & hold, je suis d’accord sur l’idée d’un nettoyage régulier (disons annuel) du portefeuille, pour en éliminer les lignes en forte moins-value et sans espoir. J’utiliserai ces lignes à des fins d’optimisation fiscale.

3) D’accord avec vous sur l’idée que toutes les valeurs seront impactées en cas de krach. Donc l’idée de valeurs "increvables" est sans doute trop ambitieuse. Cela dit, je vois vraiment le beta comme le paramètre essentiel du portefeuille, pour superformer le marché en cas de krach. J’envisage des analyses systématiques des betas pour les univers d’investissement qui m’intéressent (Euronext et USA).

Je me vois mal tout vendre en cas de krach, car il est impossible de savoir s’il s’agit d’une correction ou d’un krach, et quand on le sait, il est trop tard. De façon générale, je préfère éviter le market timing, car je pense qu’un investisseur individuel sous-performera toujours le marché dans ce domaine. Je regarde quand même les indicateurs macro aux USA et en Europe pour m’orienter.

Ma stratégie pour me préparer au krach : (1) grande diversification, (2) sélection de valeurs pas trop chères, à dividendes stables et/ou en croissance (3 protections contre la baisse), (3) diminution du beta du portefeuille, (4) garder des liquidités, et éventuellement (5) utilisation de dérivés (BX4, certificats puts floorés comme récemment fait par ArnvaldIngofson… : je dois m’y mettre).

4) Je préfère l’EBITDA à l’EBIT car il donne une meilleure image de la génération de cash de l’entreprise (mais moins bien que le FCF, évidemment). En fait, en regardant le multiple VE/EBITDA plutôt que VE/EBIT, je favorise plutôt les entreprises à forte intensité capitalistique et amortissements (par exemple Ford et GM dans ma sélection). Cela dit, ça m’arrive d’utiliser l’EBIT - de façon prosaïque ça dépend de la source d’informations que j’utilise (pour un screener de 100+ valeurs je ne plonge pas dans le rapport annuel - je ne fais cela qu’à l’étape suivante pour la short list, avant la décision d’achat).

5) Totalement en accord avec votre commentaire sur l’horizon d’observation pour la volatilité du cours : 36 mois semble en effet bien mieux que 12 mois. J’ai été un peu paresseux pour cette première analyse US, mais il faudra que je regarder les performances à plus long terme, car c’est essentiel pour moi pour réduire le risque et le beta du portefeuille.

6) C’est clair, étant débutant en bourse et "déformé" par mon éducation, j’ai une approche assez théorique. Bien sûr j’apprends avec l’expérience (d’où l’intérêt pour moi d’avoir des "poches" différentes dans mon portefeuille pour tester différentes approches). Les retours d’expériences d’investisseurs expérimentés (sur ce forum, divers blogs, mais aussi sur Boursorama malgré tous ses défauts) me sont précieux pour compenser un peu mon inexpérience. J’ai quand même une petite expérience pratique de l’évaluation [stage de fin d’études d’ingénieur en M&A] et du trading [trader FX dans une institution publique en début de carrière - mais j’étais bien meilleur pour écrire des notes :-) ] - donc je me méfie des risques d’une approche trop théorique.

Désolé pour le roman, je voulais répondre point par point, ce qui me permet aussi de développer ma réflexion pour les prochaines étapes.

Dernière modification par Scipion8 (09/10/2017 13h22)

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#38 09/10/2017 11h41 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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Scipion8 a écrit :

Ok sur l’utilisation de la méthode par secteur, mais je me me méfie d’introduire ainsi des biais sectoriels : normalement je préfère une approche "boîte noire" (je m’intéresse seulement à la capacité de la boîte à générer du total return, sans regarder son secteur), où dans un premier temps je juge toutes les actions selon les mêmes critères ; dans un 2e temps j’applique éventuellement un filtre sectoriel pour ne pas trop surpondérer un secteur. Mon impression de cette première analyse US, c’est qu’il y a des segments entiers du marché US bien trop chers à mon goût, donc ce n’est pas sûr que tous les secteurs soient représentés dans ma sélection finale.

Je comprends parfaitement la logique.

Juste méfiez-vous des pharmaceutiques, car avec ce type d’approche par ratios, plusieurs sortent naturellement du lot, généralement car les perspectives de leur pipeline sont décevantes, avec une rente liée à des blockbusters qui va s’amoindrir dans le futur et qui est plus ou moins pricée par "monsieur le marché".

On peut voir aussi qu’AT&T apparaît dans votre classement comme une entreprise en croissance, mais la croissance du CA est simplement due à des acquisitions (DirectTV), peu reproductibles dans le futur avant un moment, compte-tenu du niveau actuel de l’endettement.

Pour avoir "joué" avec des ratios depuis dix ans, la morale de l’histoire c’est que cela peut être de bons indicateurs, mais quand les situations sont trop belles pour être vraies, ce sont souvent des trappes à valeur.

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#39 09/10/2017 14h36 → Portefeuille d'actions de Scipion8 (diversification, dividende, portefeuille)

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Merci IH :

- Intuitivement, les inefficiences de marché doivent être bien moindres pour des big caps US que pour des small caps françaises (l’univers qui a concentré l’essentiel de mes efforts jusqu’ici). Donc c’est clair qu’une approche (même partiellement) value (avec des ratios EV/EBITDA etc) doit marcher moins bien pour des big cap US. En d’autres termes : si le marché US maintient une action à des niveaux de valorisation "attractifs" pendant longtemps, c’est qu’il doit (le plus souvent) y avoir une raison. Donc davantage de travail d’analyse que simplement les ratios. (Par conséquent, mon portefeuille US sera sûrement beaucoup plus concentré que mon portefeuille français, afin que cet "investissement" analytique en vaille le coup.)

- Compris pour AT&T : elle m’intéresse, mais c’est vrai qu’elle est de loin (hors REITs) la plus endettée de ma sélection préliminaire, et qu’en regardant la croissance organique elle en sortirait sans doute.

- C’est clair que les boîtes pharmaceutiques demandent aussi plus d’analyse que les ratios, notamment analyse du pipeline (j’ai lu les échanges sur Gilead qui relativisent sa performance avec mon approche). Dans un contexte très très différent des géants US, j’ai déjà une petite expérience pratique (plutôt négative) avec les biotechs françaises (bon, là, on n’en est pas encore au pipeline, malheureusement : on est encore en train de creuser…).

- Ce weekend, un ami consultant en stratégie spécialisé dans l’industrie pharmaceutique m’a expliqué les mutations que traversent les grands groupes pharmaceutiques : ils agissent de plus en plus comme "gestionnaires de projets", coordonnant le travail de sous-traitants, aussi bien pour la recherche (CRO = Contract Research Organisations) que pour la production (CMO = Contract Manufacturing Organisations). Avec l’externalisation systématique aux CMOs, certains groupes pharmaceutiques sont même devenus "incapables de produire", selon mon ami. Il y a donc des enjeux / risques importants sur le partage de la valeur ajoutée dans l’industrie. J’ai commencé à regarder les performances de quelques CMOs, aux USA (Baxter, Catalent), Japon (Daito) et Europe (Lonza, Royal DSM, Evonik). La plupart affichent de belles performances bousières ces derniers temps. Le Suisse Lonza notamment a un parcours de rêve (à la Eurofins Scientific), mais devient bien cher (PER 46) ; je ne l’ai vu dans aucun portefeuille sur le forum, je vais creuser et peut-être créer une file dédiée si ça en vaut le coup.

Dernière modification par Scipion8 (09/10/2017 14h45)

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