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#1 02/06/2017 22h25 → Modigliani-Miller : valeur d'une société et structure du capital (miller, modigliani, modigliani-miller)

Membre
Réputation :   69 

IH : message déplacé dans une file dédiée

bonjour,

je ne connais pas du tout le dossier Cominar etc.

Sur les problématiques de dividendes/rachat d’actions, comme Mevo l’a mentionné cela a été discuté ici Mauvais business et rachat d’actions : une catastrophe ?

En résumé et en première approximation, les résultats de Modigliani et Miller montrent que la structure de capital (capital social/dette) et la politique de dividendes / rachat d’action / rétention de cash n’ont pas d’importance, ce qui a de l’importance c’est les opérations de l’entreprise.
Bien sûr ensuite il y a des problématiques de taxes, d’opportunités d’investissement internes dans des projets rentables etc…

Si vous pensez avec certitude que l’entreprise est sur ou sous évaluée par rapport à sa vraie valeur, la solution est de vendre / shorter / acheter des puts / vendre des calls (et réciproquement acheter / vendre des puts / acheter des calls).

Je me demande également si comparer la NAV au cours de bourse n’est pas un peu simpliste.
- un analyste chez un broker fait un fichier excel, trouve une valeur pour l’entreprise, appelle ça une NAV et le publie
- des analystes dans des fonds et des particuliers font des fichiers excel, trouvent des valeurs, ne les publient pas, les comparent au cours de bourse, puis achètent ou vendent ce qui intègre la moyenne de leur résultats dans le cours de bourse

Quel fichier excel a les bonnes hypothèses smile ?

Mots-clés : miller, modigliani, modigliani-miller


Markets are not perfect, but everybody else is worse

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#2 03/06/2017 13h51 → Modigliani-Miller : valeur d'une société et structure du capital (miller, modigliani, modigliani-miller)

Administrateur
Réputation :   1682 

Treffon a écrit :

En résumé et en première approximation, les résultats de Modigliani et Miller montrent que la structure de capital (capital social/dette) et la politique de dividendes / rachat d’action / rétention de cash n’ont pas d’importance, ce qui a de l’importance c’est les opérations de l’entreprise.
Bien sûr ensuite il y a des problématiques de taxes, d’opportunités d’investissement internes dans des projets rentables etc…

Heu…

Pour rappel, les résultats de Modigliani et Miller sont théorisés avec les hypothèses suivantes :

"Wikipedia" a écrit :

- Pas de taxes de discriminations, telles que les taxes d’entreprises ;
- Pas de coûts de faillites ;
- Pas d’asymétrie d’informations ni de coûts d’agences ;
- Les marchés financiers fonctionnent de façon parfaite, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de coûts de transactions.

Ce qui fait que le théorème est inutilisable dans des conditions réelles, et est d’ailleurs très contesté.

Au contraire, il y a pléthore d’exemples qui montrent que l’allocation du capital et la structure du capital influent fortement sur le résultat opérationnel par action, qui est effectivement le principal déterminant à long terme, de l’évolution du cours de bourse d’une entreprise.

En réalité, le choix de conserver les bénéfices, les distribuer en dividendes ou racheter/émettre des actions peut impacter le résultat opérationnel par action de manière significative.

En plus de cela, il y a des effets de marché, en fonction des choix d’allocation du capital :

1) Une société qui a d’énorme réserve de cash décote souvent sur sa valeur nette, car le "marché" s’inquiète que ce cash puisse être gaspillé dans une acquisition peu rentable. Un cas d’école est Cisco Systems, dont la décote a fini progressivement par se réduire avec la mise en place d’un dividende et l’absence de grosses opérations de M&A.

2) Une société qui se met à verser un dividende devient éligible à de nombreux fonds d’investissement, et donc à un nombre accru d’investisseur.

3) Une société dont la dette passe junk, peut être exclue de l’univers d’investissement d’un certain nombre de fonds actions.

-

Les politiques d’assouplissement quantitatives des banques centrales ont d’ailleurs largement contribué à modifier la structure capitalistiques des entreprises. Les grosses entreprises qui génèrent bcp de flux de trésorerie et ont profité pour s’endetter à bas coût et racheter significativement des actions et sans grand effort, faire monter leur résultat net par action.

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