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[+15]    #1 20/07/2018 12h15

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Bonjour,

Je remonte cette file suite à un sympathique message de PoliticalAnimal. smile

Je n’ai jamais publié mon portefeuille de titres pour la simple raison qu’il est composé à 40% de décotes d’actifs Daubassiennes cf ci-dessous. Publier mensuellement un portefeuille semi masqué et dont le travail m’appartient qu’à moitié manque un peu d’intérêt selon moi.



Au début de cette file, mon portefeuille de titres était presque uniquement composé de valeurs piochées dans Mieux Vivre Votre Argent, ce qui n’était pas le graal mais bien mieux que de faire n’importe quoi tout seul.
Ensuite j’ai découvert ce forum, les newsletters d’IH, ses livres, le par où commencer puis lu une 15 aines de livres et suis devenu un peu accro du monde boursier (et un peu moins ignare qu’au début de cette file).

Je suis un grand fan de l’approche de Graham pour plusieurs raisons :
- le coté rassurant de la valeur nette des actifs tangibles acquis avec une grosse décote, je dors bien la nuit même avec un tas d’entreprises "poubelles"
- l’esprit contrarien
- l’historique de performance Graham, Schloss, Buffett à ses débuts
- la diversification très importante : je n’ai pas le courage de mes convictions (voyez mes pondérations), je préfère diluer ma potentielle performance que de concentrer mes pertes ! (la sécurité du capital…) On a d’ailleurs vu ce que donnait les concentrations de portefeuille d’investisseurs 1000x plus compétents que moi sur des dossiers débattus pendant 146 pages sur le forum.
- je suis incompétent à analyser le business des entreprises, clairement je ne connais rien. Je ne sais pas faire de projection de business, je ne comprends pas en détail les business modèles, les innovations produits etc, tout cela me dépasse, surtout en anglais, je me sens bien stupide face aux métiers de toutes ces entreprises. Et cela m’arrange bien parce que je pense qu’on peut vite s’auto-persuader à tort de bien comprendre un métier simplement parce qu’on a passé du temps à essayer de le comprendre.
- et comme je suis presque du métier, l’approche de comptable du value me va très bien !

En dehors des décotes d’actifs Grahamiennes, j’aime acheter des entreprises cotant sous ou au niveau de leur DCF sans croissance à WACC "élevé", sur base de taux historiques sans beta, puisque pour moi la volatilité est source d’opportunité pas de risque.
DCF établit sur la base des prévisions N+1 des analystes (Reuters/ZoneBourse).
C’est un mode de valorisation qui me parle bien, les ratios viennent en complément* pour un autre format de lecture. Les projections N+1 des analystes étant souvent très proche de la réalité (pour celles que j’ai utilisées), je considère que je prends peu de risques sur ma valorisation intrinsèque en procédant ainsi.

*sauf le PER qui est pour moi une abomination car il ne tient pas compte du tout du bilan de l’entreprise et c’est pourtant ce que l’on achète en premier avant de penser aux potentiels bénéfices futurs.

Cela m’a plutôt bien réussi sur AutoZone, Wal-mart, Target et c’est en cours sur Pandora, L Brands et Electrolux.

J’ai une préférence constatée pour le retail, j’imagine que c’est parce que ce n’est pas trop compliqué à comprendre pour ma petite tête, et comme le secteur est sous tension je trouve qu’il y a des opportunités à pas cher.

Il me reste quelques REIT en portefeuille, sous ensemble qui représente une erreur pour moi car j’ai beaucoup de mal à les analyser quantitativement et que les dividendes ne sont pas ma priorité. Mais après lecture du livre d’IH sur les foncières, qui n’a pas envie d’en acheter quelques unes ? smile

Bien que je ne cours pas après les dividendes à cause du côté épicerie sur un portefeuille diversifié, j’avoue qu’en cas de "correction" sur le marché c’est quand même pratique de récupérer quelques liquidités à réinvestir.

Je sais que ce n’est pas la religion du forum, mais j’essaie de m’intéresser un peu à l’analyse technique.
J’ai lu la formation ABC Bourse et je n’ai rien compris, c’est vraiment trop compliqué (matheux) pour moi.
Même si j’ai conscience que l’AT seule n’est pas une stratégie gagnante, je pense qu’il serait dommage de se priver de cet outil pour cerner le momentum de la foule sur les titres avec suffisamment de volumes. Rater mes points d’entrées m’a clairement fait perdre de la performance jusque là, aussi j’essaierais de tenir compte de ce phénomène à l’avenir (momentum ou supports) combiné à l’analyse financière évidemment. William Higgons l’utilise également pour soigner ses sorties.

Air France : sur une idée Event-Driven de JL, nous avons une belle décote sur DCF à 10% de WACC. Trafic en hausse en mai, juin, les grèves semblent calmées, on verra ce que donne le Q2.

AKWEL / Plastivaloire : sincèrement à ce prix j’ai envie de renforcer encore, mais je deviens suspicieux sur ce fameux cycle économique automobile donc dans le doute je m’abstiens étant déjà fortement exposé à ce secteur (+ au travers d’I&E).

Altran : je fais partie des ramasseurs de couteau, après avoir estimé que la chute du cours était disproportionnée par rapport à la fraude publiée, ET après m’être rassuré avec un DCF valorisant l’entreprise à 10.40 € je suis monté à bord. Bien sûr cela reste risqué si de nouveaux cadavres sortent des placards. L’entreprise vaut probablement plus en utilisant d’autres méthodes moins agressives que le DCF bien WACCé.

BNP Paribas : une vieille valeur MVVA, cote sous la BV tangible, les apports qualitatifs de Scipion sur le sujet m’ont convaincu de conserver ma ligne malgré mon incompétence analytique d’une banque.

Claranova : largement épluchée par notre ami Rallye, j’ai eu la chance de commencer à accumuler à 0.43 €. Une pure growth. J’apprécie leur appli FreePrints, MyDevice sera une cerise ou rien je m’en fiche je ne l’ai pas payé. J’essaie de profiter de la volatilité entre 0.80 et 0.90 € entre deux publications.

Derichebourg : achetée un peu trop tôt vers 5.80 € alors que mon ordre initial était à 5.15 €. Je l’aurais eu sans mal à ce prix avec plus de patience mais j’ai eu peur du rebond (cas classique pour moi du mauvais timing). DCF à 5.60 € avec WACC à 8.2%.

Gaumont : largement analysée sur le forum, un collatéral immobilier de valeur, vu mon PRU que de bonnes perspectives de sortie à attendre.

Graines Voltz : ma préférée. FCF Yield retraité très élevé (20%). Un dividende sur PRU à plus de 10%, possiblement 2 années encore de versement, je conserve au chaud en espérant que la rentabilité opérationnelle retrouvée se poursuive.

Indépendance et Expansion : tellement convaincu par le style Value qu’il fallait absolument que j’ai des parts de ce fonds exceptionnel. Cela ne fait pas plaisir d’être en MV bien sûr mais j’ai 100% confiance dans le process de William. En cas de krach important il est fort probable que j’en profite pour remettre au pot (surtout qu’il devra couvrir les sorties massives qui ne manqueront pas d’arriver).

Renault : l’analyse de Tanuky était très convaincante. Décote sur actif net (yc participations) et des multiples sur profitabilité très bas.

Valeo : une vieille valeur MVVA, je l’ai conservé pour son DCF avec croissance (72 €). Je l’ai vite regretté puisqu’elle a ralenti et le cours a réagi en conséquence. DCF sans croissance à 52 € environ. C’était une erreur de la renforcer pour la croissance, c’était à une époque où j’avais beaucoup de liquidités non investies, j’ai manqué de patience.

Altria : une des premières valeurs US que j’ai achetées, je voulais un cigarettier pour me venger (et me rembourser) de ce que j’ai donné à cette industrie durant des années (15ème mois sans tabac smile ). C’était la moins surévaluée même si le prix n’était pas cheap. Je en suis en MV car le secteur était surévalué et le spectre d’une réglementation US sur la nicotine fait du mal au secteur. Je ne suis plus trop l’affaire je conserve et j’encaisse mes dividendes en remboursement de mes dépenses passées dans le secteur. smile

AutoZone : j’adore cette entreprise, je conserve et j’essaie de dynamiser ma position en faisant des aller/retour partiels entre 600$ et 700$.

Berkshire Hathaway : le conglomérat devrait être utile lors du prochain krach : il possède les liquidités et le talent que je n’ai pas. Je suis certain que nos 2 compères sauront en profiter. Cela me permet également d’être investi indirectement sur Apple, dont j’ai raté l’achat en début d’année à quelques dollars près. sad

Exxon Mobil : en mode suivi d’IH à mon arrivée ici. Trop compliquée pour moi comme industrie et je n’aime pas les business directement liés aux matières premières car c’est trop erratique. Je conserve simplement en me disant qu’être exposé au pétrole sur une major avec un baril récemment reparti à la hausse n’est pas très risqué à long terme. Il est probable que je vende n’importe quand pour besoin de liquidités car je ne sais pas évaluer le potentiel.

L Brands : cas classique du DCF sans croissance.

Pandora : idem.

Vertu : largement débattue sur le forum également. Belle décote sur capacité bénéficiaire, un bon bilan également.

Electrolux : cote sur DCF à cause d’éléments non récurrents, parfait pour moi. J’ai été trop radin pour entrer et j’ai manqué le rebond, j’espère finir de constituer ma ligne sur 190/200 SEK d’ici fin août (courtage gratuit Binck).

Voici le graphique de mon portefeuille dont le benchmark est le MSCI World en euros. (CW8).
Si un jour je sous-performe durablement ce tracker, alors je changerais de secte.



Ma valeur de part est calculée en tenant compte précisément des dates de mes apports/retraits.

J’ai commencé le suivi à l’acquisition de xlsPortfolio l’an dernier, mon portefeuille date de 2009. Je n’ai pas eu le courage de recalculer tout cela depuis 2009, mais je sais que ce serait très mauvais, au pire moment je devais être à -60% en 2010 de mémoire (turbos, mines d’or, Dexia… que des conneries…). J’ai depuis rattrapé entièrement mes pertes initiales, fin 2017 de mémoire.

Concernant les SICAV/FCP : j’ai presque tout vendu progressivement pour gérer le maximum de mes avoirs en direct. J’ai également terminé la gestion sous mandat Ing.

Il me reste I&E que je compte évidemment conserver, quelques centaines d’euros sur Magellan, que je ne peux pas arbitrer à cause du montant d’arbitrage minimum sur Assurancevie.com.
Et d’ici quelques jours j’aurais quelques pouillèmes sur le fonds Émergents Small JPM présenté par PoliticalAnimal smile simplement parce que l’ouverture d’un contrat d’AV Mesplacementslibertés impose une part d’UC.

J’ouvre ce contrat pour prendre date dans une optique long terme, car il propose la détention d’une centaine de titres vifs et d’une 10aine de SCPI versant 100% des revenus (contrairement à Fortuneo 85%). On ne sait jamais d’ici 8 ans mon PEA sera peut-être plein à craquer et une telle enveloppe pourra avoir son utilité, autant prendre les devants. smile

J’avais également quelques SCPI en début de file, j’ai tout vendu à perte. La perte était largement acceptable (8/10% de mémoire) et je préférais investir moi-même ces fonds. Les seulement 85% de coupons reversés par Fortuneo me sont un peu restés en travers de la gorge. smile

@Sousousdanslapopoche : j’avais inauguré une usine à gaz Excel pour faire des simulations entre CTO/PEA/AV mais concrètement il n’y a pas de questions à se poser, avec un TMI de 14% c’est PEA/CTO/AV. Les frais de gestion de l’AV mangent trop la performance. Pour les TMI supérieurs n’étant pas prêt d’être concerné je ne me suis pas posé la question. La flat tax a probablement redistribué les cartes en faveur du CTO également.

Comme expliqué en début de message je ne ferai donc pas de reporting régulier pour la raison évoquée, mais pourquoi pas de temps en temps poster des réflexions sur les stratégies d’investissement testées ou sur une opération particulière.

Bonne journée.

Dernière modification par bibike (20/07/2018 14h57)

Mots-clés : actions, fcp (fonds commun de placement), portefeuille, sicav


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[+7]    #2 04/11/2018 13h08

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Bonjour,

Vu la taule que je me suis pris en octobre je pense que c’est dans ces moments que faire un point est utile.



Plus grosse chute ever en valeur absolue (puisque je suis investi en actions à 60% de mon patrimoine à fin septembre).

Mon portefeuille perd 7.5% sur le mois contre "seulement" 5% pour le MSCI World, vu comme ça ce n’est pas si dramatique.
Sur 2018 je perds 3.9% contre un gain de 3.6% pour le World.

Bien sûr cela ne me fait pas plaisir mais je me console avec mon horizon de placement boursier qui est d’un peu plus de 10 ans dans mes rêves les plus fous et je me dis que j’ai donc largement le temps de repasser devant le World. D’ailleurs ce marché nous offre quelques opportunités.

@PoliticalAnimal si vous me lisez : notez mon max drawdown, ça n’aura pas mis de temps ;-)

Plus que la valeur de part ce qui m’intéresse le plus est la valeur absolue générée en moyenne par mois :



En gros c’est ma plus/moins value absolue divisée par le nombre de mois de suivi de portefeuille, ça donne le gain/perte en euros moyen par mois, l’objectif étant bien sûr d’aller le plus haut possible pour justifier les heures passées à "ce petit jeu".

Mes gros gadins du mois proviennent de mes équipementiers Akwel et Valeo et de la SICAV Indépendance et Expansion qui fait double peine sur le secteur. Quelques daubasses également qui subissent une forte volatilité.

A ce stade de moins-value latente sur le secteur auto, j’aimerais que ces deux titres aillent au tapis comme dans le stress test sur Akwel (il faut que je fasse Valéo d’ailleurs), ainsi je pourrais renforcer comme un dingue avec sérénité et en faire un multi-baggers depuis un creux de cycle. Ce serait chouette mais ce n’est pas encore dit qu’on en arrive là, le T3 étant encore en croissance de plus de 10% à TCC.

Impossible pour moi de prendre ma perte sur ces dossiers. C’est trop tard et les publications ne le justifient pas de mon point de vue. Dans un ou deux ans on verra si le marché anticipait à raison un creux de cycle sur le secteur ou pas, dans tous les cas mon investissement est mauvais car pendant ce temps là je suis collé et le coût d’opportunité est là.

Depuis juillet j’ai enchaîné quelques allers/retours partiels sur Claranova en combinant AT et AF.
En gros j’étais acheteur sur le support aux alentours de 0.81 € et vendeur autour de 0.90 € = résistance.
0.81 € c’est une VE/CA de 2.1 en comptant uniquement FreePrints et c’est sur cette base qu’ils avaient levé des fonds en septembre 2017. Quand le titre s’échange au dessus de 0.90 je ne suis plus acheteur même si supports et résistances sont recalculés à la hausse. A ce cours je ne vends pas les fondamentaux long terme de l’entreprise, uniquement la volatilité court terme du marché sur une portion de mes titres.

Mes achats en vert, mes ventes en rouge.
09/07 achat à 0.79
10/07 achat à 0.805
13/07 vente à 0.885
24/07 achat à 0.805
09/08 vente à 0.92
05/09 achat à 0.815
12/09 vente à 0.897
19/10 achat à 0.81



Les trades sur CLA clôturés au 12 septembre m’ont rapportés +0.6% sur la valeur de part.

06/08/2018 : achat de Keyrus à 5.70 € après lecture de l’analyse d’oliv21.

Pandora : renfort le 07/08 à 350 DKK et à 361 DKK. Revente partielle le 11/10 à 393 DKK pour profiter du range 350/400 qui sévit depuis plusieurs semaines. Sauf que ce jour là le cours montait sur rumeur d’OPA. C’est redescendu depuis mais on est au dessus du cours de mon allègement donc raté pour cette tentative.

16/08/2018 : doublement de ma ligne Electrolux à 200.10 SEK, je vais éviter d’être trop gourmand cette fois-ci. Le DCF sans croissance est à 198 SEK. J’attends le prochain trimestre ou l’évolution favorable du cours pour déterminer un cours cible de vente. J’aurais constitué cette ligne en deux fois, à 200 SEK mais à un mois d’intervalle. Je n’ai pas obtenu le point bas de 190 SEK mais en ayant pris le temps sur un mois, le cours/momentum s’est stabilisé et j’espère que dans les prochaines semaines le titre ne réagira plus qu’aux fondamentaux et plus à l’effet de masse. Perdu le cours a baissé ensuite et le trimestre suivant était de mauvaise facture. A suivre.

Groupe Crit acheté le 20/09 à 72 € suite amélioration de la MOP de 0.2 point et d’une valorisation faible avec une VE/EBITDA <5 (mais valorisation faible générale sur le secteur). Je n’ai pas pris la peine de comprendre l’impact de la conversion du CICE et j’ai acheté beaucoup trop vite (je devais m’ennuyer). De plus on retrouve ce titre dans le portefeuille d’I&E. C’est une erreur j’espère m’en débarrasser à bon compte.

Air France : tout va plutôt bien (mieux), nouvelle direction, accords salariaux partiellement trouvés, trimestre en forte hausse, brokers à l’achat. Absolument parfait, merci JL pour l’idée et merci mister market pour l’opportunité.

Altran : trimestre en forte croissance avec l’intégration d’Aricent. Les brokers sont contents le titre est remonté de la cave (acheté trop tôt malheureusement). Effet de base favorable attendu au prochain trimestre.

L Brands décroche de 12% le 12/07 suite à l’annonce d’un CA à +3% en juin, croissance inférieure à ce qui était prévue. Les marges sont en baisse. Je double ma position initiale à 32.80$ pour les mêmes raisons qu’en mai 2018. Un DCF sans croissance à 37$ (WACC 8.5%) et une valorisation pondérée à 49$ en intégrant les autres méthodes. A 32/33$ le risque me semble faible.
Objectif revendre une partie de la position vers 37$, niveau rapidement atteint depuis mon achat en mai et conserver le solde avec l’objectif 40/45$.

Apple : l’entreprise et ses produits sont fascinants, le suivi fait par Gaspode très intéressant. L’entreprise génère une montagne de cash-flows, possède un moat important (image de marque + effet réseau je pense). Je cours après le titre depuis plus d’un an et l’ai manqué en début d’année pour quelques dollars. Cette fois je ne regarde plus le prix, le buy & hold et la création de valeur de l’entreprise compensera mon prix d’achat. C’est probablement le meilleur rapport qualité/prix des GAFA. Achetée en 3 fois entre fin août et fin octobre entre 206 à 225$.

29/08/2018 : Achat de Stef à 101.60 €, entreprise à croissance discrète, mais parfaitement maîtrisée, propriétaire de ses entrepôts. DCF normatif, sans croissance, à 145.50 € (WACC 7.8%). Le débat animé qui a suivi mon 1er post m’aura au moins permis d’affiner ma méthode.

30/08/2018 : Achat de Unibail Rodamco à 180 €. La société est rejetée malgré un bon S1 +14.5% de RN récurrent, perspectives du 31/01/2018 confirmées. L’intégration de Westfield a déjà généré 74 millions de synergies de coûts en rythme annuel contre 60 millions prévus initialement. Au 30 juin, la valeur de l’actif net réévalué (ANR) de liquidation (EPRA triple net) a atteint 204,2 euros par action contre 200,5 euros au 31 décembre 2017. Décote rare pour cette foncière premium, j’investis en espérant reproduire le schéma Simon Property Group de 2017, achat de la crème avec un discount sur la valeur de son patrimoine. Il est probable que je renforce si le cours continue de m’offrir cette opportunité value et si mes liquidités me le permettent.

05/09/2018 : Achat de Baidu, le Google Chinois, investissement que je considère comme GARP comme Apple, à conserver dans la durée pour capitaliser. Dans le même style j’aimerais bien avoir quelques valeurs françaises du luxe mais les ratios élevés, mon PEA bloqué (en cours de transfert) et l’indécision sur les marchés en ce moment me retiennent.

11/09/2018 : Achat de Genoway à l’open après lecture du S1 la veille au soir. Cette société initialement présentée par Jean-Marc, est un fournisseur de modèles de recherche (rats génétiquement modifiés et cellules). Je l’ai acheté suite à la hausse de 50% de l’EBITDA, c’était annoncé et cela a été respecté. La société se constitue un catalogue de modèles qui lui procure une rente maintenant que le gros de la R&D est derrière elle, je pense qu’on est au début d’une forte accélération de la rentabilité (objectif 15% d’EBITDA). L’entreprise a également racheté Axenis, petite société spécialisée également dans la conception de modèles murins, en particulier en immunico oncologie (cancer).

Autozone : RAS pour cette belle société, je fais des A/R partiels entre 700$ et 770$ (support/résistance et valorisation proche de mon estimé, encore un combo AT/AF). J’achèterai massivement si elle retombait vers 600$ suivant les raisons qui l’y poussent (et en espérant qu’on y retourne).
Morningstar est à $760 avec un narrow moat.
En général le cours réagit mal aux publications.
Le 18/09/2018 : le Q4 est légèrement inférieur aux attentes, comme prévu le titre va décrocher jusqu’à 710$ de mémoire, mais mon ordre d’achat à 705$ ne passera pas. Le titre a rebondit très rapidement pour revenir sur 770$. J’ai allégé fin août à 763$ racheté le 18/10 à 708$.

24/09/2018 : Rachat de Vertu Motors à 0.425. Pour dynamiser la position je suis acheteur sous 0.43 (buy-back de la boite sous 0.45 de mémoire) et vendeur autour de 0.50 (j’avais allégé en mai à 0.498), dans la même idée que Claranova ou AZO.

Du 19 au 26/09/2018 : Achat de Aquila, j’anticipais à tort une forte amélioration de la marge au 1er semestre, après avoir pro formatisé les résultats. C’était sans compter sur « un palier d’ajustement » que je n’avais pas anticipé. Essai raté, je déciderai du sort de ma ligne selon les résultats annuels.

09/10/2018 : renfort de Gaumont à 131 €, j’ai vu le chantier sur les Champs ça suit son cours.
Renfort de Graines Voltz à 37.80 €. RAS vivement la prochaine communication.

30/10/2018 : Vente de Simon Property Group à $184. Dans un marché tourmenté je veux constituer des liquidités pour pouvoir saisir de bonnes occasions.
J’avais acheté ce titre en avril 2017 à $174.40 avec pour seules raisons la lecture du livre d’IH sur les foncières et la qualité reconnue de SPG. Renforcée en mai 2018 à 159.30$. Vendue le 30/10/2018 à $184.



Plusieurs raisons pour cette vente à ce niveau :
- La NAV du 1Q18 est à $184.46, celle du 2Q18 à $188.24 donc je vends à la NAV du précédent trimestre ou avec un discount de 2% sur la NAV actuelle. On peut donc dire qu’elle est à peu près à sa juste valeur.
- Taux US à 3% versus un rendement de 4.3% avec la récente hausse du dividende trimestriel ($2). La prime de risque est inexistante si l’on considère comme seul rendement le dividende.
- On retrouve le plus haut depuis février 2017 et l’AT calcule une résistance à $185.23.
Donc ayant besoin de liquidités + le titre n’offrant plus de marge de sécurité par rapport à sa valeur estimée et voyant plus de raison que cela baisse que l’inverse j’ai soldé ma position. Seule et unique opération REIT en plus-value.

En clôture SPG est à $187.77 un nouveau support va donc être calculé. J’aurais pu plutôt que de vendre à cours limité à $184, mettre un stop à $184 et laisser filer, j’aurais pu vendre plus haut.
A tester la prochaine fois mais cela suppose de surveiller l’écran car je n’ai pas de stop suiveur sur Degiro.

+14.2% net de tout en 18 mois (et 14.3% en devise donc peu d’impact), le tracker monde CW8 fait +4.7% dans le même temps c’est donc plutôt correct comme performance surtout vu le collatéral de qualité de SPG qui diminuait le risque de l’opération même en l’achetant n’importe comment.

PS : sur la période le dividende aura grimpé de plus de 14% ! Excellent pour les chercheurs de rente et de dividendes croissants.

Notes de Gestion du portefeuille :

Utilisation de la marge : Avec un CTO + PEA chez Binck et un CTO Degiro, j’ai décidé de demander une allocation de marge permanente de plusieurs 4 000 € chez Degiro, cela représente seulement 10% de mes avoirs chez eux, et grosso modo 40% de la marge disponible après calcul du risque de mon portefeuille. Payer 1.25% d’intérêts mensuels sur 4 000 € (même inutilisés) revient seulement à 4.17 €. Si je ne demande pas d’allocation au préalable et que j’utilise la marge à ma guise, un encours de marge de 1 250 € suffit à me coûter les 4.17 € mensuels donc autant demander une allocation X même partiellement utilisée, que de payer plein pot sur un faible encours de marge.

Pour maximiser cette marge disponible et donc réduire mon risque d’appel de marge en cas de krach, il faut que je transfère progressivement mes smalls caps (notées D chez Degiro) vers mon CTO Binck, et maximiser les beaux dossiers chez Degiro (note A). Par contre les retenues à la source sont à prendre en compte pour ne pas tout transférer chez Degiro, comme sur Unibail Rodamco qui serait prélevée de 30% de retenue à la source contre ?% chez Binck.

Je vais essayer de transférer également mes penny stocks canadiennes qui me coûtent une blinde en courtage chez Degiro à cause du coût fixe par action (0.01 CAD). Je vais me renseigner sur un transfert partiel de CTO.

Réflexion sur le marché : je me fais clairement mal-mené à cause du secteur des équipementiers automobiles sur lequel j’ai du mal à adhérer aux anticipations du marché. Pourtant c’est lui qui décide et le massacre de mes équipementiers n’est pas beau à voir, et des small en général d’ailleurs (des cycliques en particulier).

Quand je pense au temps qu’il faut pour étudier les sociétés…. et le faire assez mal d’ailleurs car je ne passe jamais le même temps entre plusieurs sociétés du même secteur.

Mes choix sont vite biaisés par la quantité de travail dépensée sur tel ou tel dossier. En général je survole les concurrents en ayant de toute façon envie d’acheter la société initiale.

Heureusement je n’achète pas tout ce que j’analyse pour justifier le temps passé à étudier, j’en jette aussi. Mais quand même tout cela est très chronophage.

Tout ça pour se faire briser par mister market, c’est rageant. Je compatis de plus en plus avec les investisseurs en full ETF World (et les conseils de Buffett him-self), même si je n’en suis pas encore là.

Mon portefeuille est bancal. Je ne possède clairement pas les meilleures opportunités du moment. Je possède des titres d’entreprises qui m’ont paru avoir un potentiel X à un moment donné.

C’est pour ses biais/défauts que je diversifie un max, quitte à moins bien connaitre "mes dossiers" mais au moins j’évite de surestimer mes analyses et la confiance que j’ai dans les différents titres.



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[+3]    #3 04/11/2018 21h58

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Bonsoir à tous,

@Lausm : oui la patience, je dis souvent qu’il faut laisser vivre les sociétés au rythme de leurs publications, et encore les trimestrielles c’est trop court pour remettre en cause un investissement, mais la bourse qui clignote et qui s’agite fait qu’on peut parfois douter à court terme de ses propres devoirs quand le marché jette tout par dessus bord.

@lopazz : ah ah sacré vous ! smile j’ai encore une énorme marche de progression alors car, si je vous comprends parfaitement, je ne passerais pas du coté obscur de la force à court terme. La différence entre nous deux c’est que vous avez, il me semble, réussi via une Fastlane. Je suis encore sur la voie lente mais si un jour je trouve le bon GPS, j’agirais probablement comme vous.

@Twanou : vous citez Dorsey, vous parlez de The Five Rules for Successful Stock Investing ? Il me semble qu’il n’est qu’en anglais et c’est la raison pour laquelle je n’ai pas pu le lire pour le moment.

Pourquoi serait-il plus pertinent d’utiliser 10.5% pour la faible croissance de LB puisque je ne compte pas la croissance dans mon DCF et donc qu’elle est bonus-gratis dans ma valorisation ?

Si j’essaie de respecter le calcul du WACC comme étant taux sans risque + prime de risque pondérée du beta (sectoriel à 1.15) = coût des capitaux propres que l’on pondère du coût de l’endettement net je tombe à 7.6% (et 46 € de DCF flat sur les derniers comptes). Donc 8.5% me semble suffisamment conservateur, mais je suis preneur de vos arguments.

Vous parlez de "performance", la croissance n’est pas la performance de l’entreprise. Les boites matures à croissance faible ou égale à l’inflation me conviennent bien car moins de risque de se planter complètement sur les projections de fondamentaux.

@Scipion :

1) Certes smile

2) Oui complètement. Mon benchmark est un World car c’est ce que je prendrais si je ne faisais pas de stock picking. Je sais que je n’y suis pas corrélé dans mon allocation puisque j’ai 60% de valeurs €, 30% de USD et le reste réparti entre CAD/GBP/SEK/DKK/CHF (et encore je ne retraite pas Baidu qui est un ADR en $). Ce choix de benchmark c’est juste pour comparer deux modes d’investissements et vérifier que mon stock picking vaut le coup à horizon de quelques années. smile

3) Pas de dilemme sur les équipementiers je ne les vendrais pas : la récession sur le secteur n’est qu’anticipée pas vécue et si elle devenait réalité cela ne rimerait à rien de vendre en creux de cycle, ce serait au contraire le moment de renforcer en repensant aux points bas de 2009. Si ça remonte je ne perdrais rien ou peu en valeur absolue, "seulement" en coût d’opportunité et en TRI.

Pour les valeurs du luxe oui votre méthode d’y aller progressivement (sorte de DCA en fait) est probablement un bon compromis entre éviter le secteur et donc être "short" et entrer trop fort et peut-être trop haut. Je vais y réfléchir et étudier un peu plus ces joyaux.

4) La bonne calibration des positions oblige à en avoir beaucoup. J’en ai déjà un gros paquet mais vous c’est extrême de mon point de vue. Mais je vois ce que voulez dire. Début septembre quand je parlais d’indécision sur les marchés en gros je pensais qu’elles allaient baisser comme le reste (et c’est ce qui s’est passé). Donc vu leurs multiples de valorisation je trouvais qu’il ne fallait pas se presser (je ne pouvais de toute façon pas à cause de mon PEA en transfert).

5) Je ne suis pas d’accord avec vous dans le sens où je ne pense pas que c’est un problème. Oui je suis concentré sur la stratégie value (ne l’êtes-vous pas sur le GARP/growth malgré votre centaine de valeurs ? smile ) si on ne choisit pas une stratégie dominante autant acheter le marché et profiter de toutes les stratégies en même temps non ?

J’adhère au value pour l’historique de performances (vous pouvez surtout rajouter Graham, Buffett, Schloss etc), parce que je le comprends bien, que c’est simple à appliquer et parce que c’est une approche de radin où on fait souvent de bonnes affaires dès l’achat (acheter 0.70$ ce qui vaut 1$). Le GARP c’est remarquable mais il faut être très doué pour faire mieux que les autres et l’entreprise doit compenser un prix d’achat souvent plus élevé que la valeur intrinsèque.

En terme de "concentration" j’ai pas mal fait dans le retail et ça m’a plutôt bien réussi (que ce soit via des daubasses ou des choix perso). Cela a fonctionné je pense car j’ai à priori (de mon point de vue) payé moins cher que la valeur (donc value) et que le marché était contre ce secteur (merci le vilain petit canard Amazon).

Mais perso je pense que (i) ces valeurs tendent à être corrélées entre elles, et (ii) un style de gestion donné (value, growth ou autre) peut sous-performer le marché global pendant une très longue période, sans qu’on n’y puisse rien.

(i) Je n’ai rien pour le prouver académiquement mais ce n’est pas forcément ce que j’ai constaté. J’ai plutôt observé des corrélations sectorielles au sein de mes values, plutôt qu’une corrélation globale.

(ii) oui clairement, ces dernières années le growth a largement surperformé le value, il y a un graph publié sur le forum récemment mais je ne le retrouve plus.

PS : je vous avais dit il y a quelques mois que vous me faisiez penser à Peter Lynch dans votre manière de faire. ;-)

6) Je pense comme vous, je ne veux pas renforcer sans y voir plus clair car on est seulement dans l’anticipation d’un retournement, rien de matérialisé pour le moment effectivement. Les profits warning sur des ambitions démesurées des managements ce n’est pas la même chose qu’un retournement de cycle.

7) Non ce n’est pas quelque chose que je veux à tout prix amortir, c’est plutôt ce que je constate parfois à posteriori de mes actes.

@maxicool et Tagnael : attention à la vision statique de mon portefeuille, le rouge latent pique les yeux mais c’est sans compter sur celles déjà vendues en bénéfices. Ensuite comme précédemment écrit, ce sont des titres très volatiles, dont certains font -20% / +20% pour rien en une seule séance. Et je suis totalement confiant dans la plupart vu le collatéral patrimonial que je possède (créances clients, stocks, bâtiments, le tout avec importante décote).

Dernière modification par bibike (05/11/2018 00h37)


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[+5]    #4 09/08/2019 23h47

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Bonjour Ribeiro,

Merci pour votre message qui est est l’occasion pour moi de mettre un peu d’ordre dans mes idées…

Je manque beaucoup de temps depuis le dernier trimestre 2018, changement de poste + souci de santé dans mon foyer + achat de RP qui tourne au vinaigre cause santé font que la bourse passe un peu au dernier plan de mes priorités depuis bientôt un an…. déjà…

Donc depuis novembre 2018 :

Les positions vendues :
Air France : elle avait atteint ma valorisation à 12€ via DCF à 10%. J’ai placé un stop suiveur pour accompagner la hausse et paf le lendemain on apprend que l’état néerlandais s’est renforcé au capital "en secret", gap baissier à l’ouverture en dessous du cours limité de mon stop suiveur = pas exécuté. Je ne l’avais pas prévu celle là !
Bref, faible potentiel restant, plus de risque de baisse que de hausse avec cette nouvelle "une des journaux". J’ai vendu à 11.50€ fin février 19. Le titre a effectivement entamé sa chute jusqu’à 7.50 € en juin, j’avais un ordre un peu en dessous, pas exécuté et j’ai manqué la hausse depuis, dommage j’aurais fait deux mois la même opération.
+55% de PV en dix mois.

Electrolux : j’ai vendu à 200 fin novembre (+0%). Parce que j’avais besoin de liquidités car dans ce marché très baissier il y avait des opportunités qui se présentaient un peu partout et dont le rendement/risque me paraissait plus favorable. Je n’avais pas une conviction énorme sur la recovery rapide de l’entreprise donc c’est elle que j’ai choisi de lâcher. Énorme coup de chance car la daubasse que j’ai achetée à la place a fait bagger en 15 jours ! (à relativiser par de vraies poubelles achetées dans le même temps).

Groupe Crit : j’avais dit avoir acheté pour de mauvaises raisons, j’ai donc pris mes 33% de pertes.

Altran : vendue à l’annonce de l’OPA. +54% en 11 mois.

AutoZone : cf file idoïne, vendu mes derniers titres à 880$ elle a depuis dépassé les 1000$.. très bonnes opérations dire que Mister M a fait d’AZO un bagger en 18 mois, belle preuve d’efficience des marchés sur une large cap mature dont les fondamentaux n’ont que peu évolués sur la période…

Aquila : ma règle de trois sur les résultats était trop simpliste, donc j’ai vendu très rapidement (+/-0%).

Altria : vendue avec -23% en 18 mois au profit de Philip Morris.

Site Centers Corp : je m’en suis débarrassée en belle MV (-21%). Bon débarras mauvais fondamentaux, achetée pour de mauvaises raisons, tchao.

Vereit : meilleur profil opérationnel mais vendue aussi en PV cette fois (TRI 8% contre 6% sur le world sur la même période). Il y a encore le procès à attendre et je préfère URW et SPG.

Exxon Mobil : j’en avais parlé, je ne maîtrise pas les matières premières, j’avais besoin de cash, vendue -10/12% en 18 mois.

Public Storage : faible position sur un REIT de box plutôt bien valorisé, de meilleures options sur le marché donc vendue +15% en 18 mois.

Renforcements :
Unibail : j’en ai acheté un paquet depuis mon 1er achat à 180. Valeur très discutée sur le forum, fondamentaux qui ne justifient pas une telle décote. Les ETF australiens qui se désengagent cela me convient bien, soyons patient et faisons un Simon Property Group bis.

Graines Voltz : tout est déjà sur la file, mon entreprise en portefeuille préférée. J’hésite à alléger un peu entre deux publications semestrielles pour racheter dans un creux mais soit ça marche soit je rate la poursuite de la hausse… (TRI +55% actuellement smile )

Claranova : tout est déjà sur la file bis, j’aime beaucoup aussi mais je me méfie du cash-flow de croissance suite à la remarque d’un autre. La majorité du cash-flow est tiré de la croissance du BFR structurellement négatif. C’est logique puisque la société fait peu de marges. Donc il ne faut pas que la croissance s’arrête ou bien il faut que les marges s’améliorent suffisamment. Ce qui devrait arriver à PlanetArt j’espère, et c’est ce qui se passe (à mon grand étonnement) avec la division Avanquest : de la croissance externe très relutive, des véritables synergies produits qui propulsent la croissance organique et la MOP. C’était vraiment inattendu pour moi et ça fait plaisir.
Il semble que le caractère spéculatif du titre ait disparu. La volatilité est faible depuis des mois et la file du forum est quasiment vide !
Je viens d’alléger ce jour à peine 10% de ma grosse position, allégée simplement sur des considérations techniques, le cours a bien grimpé les jours avant publi du CA annuel, et n’a pas bougé post annonce malgré les excellents résultats, on est proche d’une résistance, donc j’ai vendu partiellement la nouvelle en espérant me racheter un peu plus bas. Cela a marché de nombreuses fois et ce sont ces AR partiels qui m’aide à ne pas trop me faire humilier par un ETF World.
Il est probable que je me mette à utiliser le PEG de Peter Lynch post publi annuelle pour mieux cerner la valorisation en tenant compte de la croissance du RN plutôt que sur des multiples de "comparable mature".

Genoway : cf file pour les fondamentaux, j’espère ne pas me tromper sur la rentabilité du catalogue de modèles… Ce genre de mini société peut vite se transformer dans un sens ou dans l’autre… Les communications sont rares.. J’étais en belle PV me voici en belle MV le cours a complètement dévissé ces six derniers mois du fait de ventes de FCPI arrivés à terme… Je ne m’y attendais pas à celle là… ^^ à suivre.

Indépendance et Expansion : j’ai profité des flux sortants sur les smalls pour racheter un peu d’I&E. Toujours confiant dans le process de William.

Akwel : après deux ans de baisse, avec une récession qui ne vient pas et des fondamentaux solides qui ne justifient pas un tel prix, j’ai commencé à renforcer à 17 euros début mai 2019…

Pandora : je me suis trompé sur la dégradation des fondamentaux, en étant pessimiste elle price aujourd’hui une lourde érosion de la marge donc je conserve en attendant le fruit de la réorg et en espérant être du bon côté du pile ou face sur son destin…. (comment savoir!)

Allègements :
Apple : j’avais acheté beaucoup d’actions quasiment au plus haut. J’ai pris le bouillon rapidement entre le T4-2018 sur les marchés, les trimestriels décevants, la Chine, Trump etc blabla. Bref il semble que j’ai voulu GARPer au plus mauvais moment. Et si j’avais été patient j’aurais pu acheter à 150/160$ seuil que j’avais raté à l’été 2017 de mémoire.
Donc j’ai allégé de moitié début août 2019 vers 210$. J’ai fait une petite plus value grâce à l’effet de change…. Si on retombe à 150/160$ il est probable que je renforce, après test sur un DCF "pilier" (= pas de croissance et moindre marge…).

Nouvelles positions :
Simon Property Group : j’avais vendu proche de la NAV vers 185$ je suis re-rentré à 155 pour refaire la même sur un REIT de qualité.

Philip Morris : arbitrage avec Altria fin décembre, PM a fortement chuté au T4-2018 et le prix était enfin intéressant après deux ans d’attente. Profil de risque géographique bien plus intéressant qu’Altria.
Achetée 67$ revendue la moitié de la position à 89$ (DCF, multiples historiques + AT) j’ai replacé un ordre pour me racheter à 72$.

Payton Planar : j’ai acheté par suivisme, au bout de quelques semaines n’ayant toujours pas fait mes devoirs j’ai revendu parce que je n’aime pas détenir des valeurs non étudiées un minimum… Légère PV.

Txcom : idem suivisme cf file du forum, pas encore bossé, bientôt vendue à mon avis car je n’aurai pas le temps de m’y mettre…

The Kraft Heinz : toute petite position suite à prix raisonnable mais futur très incertain et doublon avec BRK alors je vais probablement m’en débarrasser au moindre besoin de liquidité
CBL PREF : suite idée d’IH que j’ai trouvé intéressante bien qu’elle ne soit pas dénuée de risque. Plutôt spéculatif. Très petite position (<1% du portefeuille).

Kohl’s Corporation : achetée à 49$. Du vieux retail de vêtements US. Entreprise mature à pas cher et qui subit encore la volatilité liée au secteur plus qu’à ses résultats….

A fin juillet je fais +18.8% sur l’année contre +19.5% pour le CW8…
Depuis avril 17 j’ai donc 13 points de retard sur l’ETF World (-17 points à mon plus bas de sous-perf), je n’ai donc pas encore rattrapé la chute du dernier semestre 2018 mais je ne désespère pas. smile


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[+6]    #5 03/01/2020 23h47

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A mon tour de tenter un bilan annuel, les vôtres étaient tellement instructifs que cela m’a donné envie de réaliser l’exercice.

Performance 2019 (et depuis l’origine du portefeuille, en avril 2017).



25,8 contre 28,5 pour le CW8.
Dans un sens c’est décevant mais de l’autre ce n’est pas si mal surtout avec un portefeuille constitué majoritairement de small et micro caps françaises.
Certaines sont toujours aussi peu valorisées, et j’ai bon espoir que quand dame collecte fera son oeuvre sur ces compartiments de la cote, le retour à la moyenne fasse son effet.

Sans réécrire les détails, le twit d’Amiral résume bien les disparités de valorisation entre small, PE, et bigs caps. L’élastique se tend et finira bien par lâcher.

Sur deux ans et demi ma sous performance versus le CW8 reflète parfaitement le désamour de la période sur le small + value. Période encore courte pour tirer des conclusions, surtout que mon portefeuille se diversifie depuis, en nombre de lignes et en allocations.

Comme d’autres avant moi, je me suis rendu compte que mon PEA fonctionnait bien mieux que mon CTO étranger, barrière de la langue, pas de frottement fiscal, pas de paperasse… j’ai donc maximisé mes versements vers l’enveloppe, surtout que l’on peut diversifier massivement dans cet outil..

Si on zoome sur 2019 pour identifier les perdants et ce qu’il y a à améliorer.
I&E et les daubasses : small + value on en a déjà parlé, cela a sous performé mais j’ai toujours confiance dans ces deux process à long terme. On ne change rien de ce coté là, j’ai même repris 2 parts d’I&E à 466 euros.
Genoway : sans la MV latente acquise en 2019 sur ce dossier, mon portefeuille serait à près de 30% de PV sur l’année. Concrètement je me suis "fait piéger" par la taille de la société. Une nano cap qui publie peu (semestre…) et qui a complètement changé sa stratégie sur le semestre suivant mon achat… Avec lourds investissements, formations des commerciaux, changement de fusil d’épaule sur les produits à privilégier etc… Bref, combiné à la sortie des FCPI que je n’avais pas vu venir + une position trop importante pour ce type de capi (8% de mon portefeuille) et BAM sanction.
Pourtant j’en ai passé des jours à lire sur cette société tech, mais cela ne suffisait pas.

Néanmoins je conserve car le virage stratégique pris est excellent sur le papier, dommage de m’être pris un -50% sur PRU entre temps, alors que j’étais rapidement à +30. Comme Jerome, cela sent l’investissement de long terme sur la société.

Niveau loosers on pourrait citer aussi Renault et Valeo mais les positions sont inférieurs à 0,5% du portefeuille donc l’impact est quasi nul. Je viens de renforcer Renault sur les 43 euros. Décote persistante même si les perspectives ne sont pas géniales. Les changements niveau management redynamiseront l’entreprise, je l’espère.

Unibail dans un sens est un mauvais investissement car sous performe nettement le marché sur 2019. Un peu de patience, les fondamentaux semblent toujours bien supérieurs au prix proposé par mister market.

Baidu qui a bien chuté du fait de ralentissement de croissance et de mauvais résultats. Achetée à 220 initialement, renforcée à 160. Position raisonnable.

Les bonnes performances de l’année.
Bien sûr Graines Voltz, sans surprise mais quasi un bagger sur l’année quand même. Ce qui me chagrine c’est qu’elle risque d’être bientôt trop chère, donc vendue et qu’il faudra que je réalloue les capitaux…
Claranova, dont les montagnes russes m’ont permis de dynamiser mon stock de PV sur le titre. Pas compris la montée à 10 euros post annonce de l’AK, je n’y ai donc pas participé et n’ai que récemment racheté mes titres.
Catana : rentré dessus fin novembre en anticipant de résultats en forte amélioration + 50% en un mois et des perspectives intéressantes à court terme.
Akwel et Plastivaloire sont bien remontées, j’ai pu en reprendre pour la première fois depuis 2017, à 17 euros et 6,30 euros.
Altran et Air France, déjà évoquées au courant de l’année.
Philips Morris : +50% sur capital investi, en deux aller/retour. J’y reviendrais vers 72$.

CBL Pref : j’ai subi la coupe du dividende comme tout le monde, infime position au départ, je renforcerai si reprise du versement des dividendes. Je sens que j’ai tout mon temps…

Pandora : en mode plan de performances… reste à attendre les fruits pour retrouver une profitabilité normative plus sympa, sans atteindre les records de 2016/2017. J’ai pu renforcer un peu dans un creux et ne suis qu’à -20%.

L Brands : voir file idoïne… position assez faible heureusement.

Les regrets : Apple.
Achetée vers 210$ un peu trop massivement en 2018, juste avant sa chute…….. J’en ai très peu rachetée pendant celle ci (trop exposé…). J’ai liquidé jusqu’à 235$, je n’aurais jamais pensé qu’elle monterait jusqu’à 300$.
Sur du FOMO / GARP comme cela j’aurais du en prendre une toute petite quantité au départ et acheter à 150$ qui était ma cible d’achat manqué en 2017… A contrario j’ai été patient sur Philips Morris pour l’avoir au bon prix, et cela a parfaitement fonctionné. Pour Apple, j’aurais du également laisser courir la PV avec un ordre stop. J’oublie à chaque fois. Ce type d’ordre est pourtant adapté à ce genre de capi, de la liquidité et une volatilité moindre.
Le FOMO…. je suis convaincu qu’il faut parfois y succomber mais pas dans des proportions avec lesquelles on serait mal à l’aise en cas de repli. J’ai donc depuis succombé à d’autres sociétés sur lesquelles je lorgnais depuis trop longtemps, j’y reviendrais plus tard…

FDJ : je me suis farci toute la documentation sur l’IPO de l’année, j’ai plutôt bien travaillé la valorisation, la sachant un peu chère j’ai voulu monter dans le train quand même au moins pour les 1er jours post IPO, tout ça pour n’être servi que de 2KE. Déception. J’y reviendrais peut-être un jour suivant son évolution, à suivre en tout cas.

L’échange : Berkshire versus S&P500
Je me suis rappelé le conseil de WB himself, sur ce qu’un investisseur américain devrait faire : acheter un tracker S&P500, pas BRK.
BRK a trop de cash et se fait laminer par les indices US. Le temps passe et ce cash trop imposant ne sert toujours à rien. Vu l’ampleur de la tirelire il n’est même pas évident que tout ce cash pourra être utilisé en cas de krach.
On verra à plus long terme si l’échange était judicieux ou pas.

Composition du portefeuille
74 lignes dont :
I&E
1 tracker SP500 switch de BRK
28 actions en PEA
13 actions en CTO
+30 daubasses, dont 1 en faillite
1 tracker World pour utiliser ma marge chez Degiro, et compenser en partie les liquidités non investies du PEA, immobilisées par des ordres épuisettes.

La suite, une autre fois.


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[+2]    #6 06/01/2020 23h25

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Genoway

J’avais écris 11/09/2018 a écrit :

Achat de Genoway à l’open après lecture du S1 la veille au soir. Cette société initialement présentée par Jean-Marc, est un fournisseur de modèles de recherche (rats génétiquement modifiés et cellules). Je l’ai acheté suite à la hausse de 50% de l’EBITDA, c’était annoncé et cela a été respecté. La société se constitue un catalogue de modèles qui lui procure une rente maintenant que le gros de la R&D est derrière elle, je pense qu’on est au début d’une forte accélération de la rentabilité (objectif 15% d’EBITDA). L’entreprise a également racheté Axenis, petite société spécialisée également dans la conception de modèles murins, en particulier en immunico oncologie (cancer).

En gros l’entreprise fabrique des modèles de recherches (rats, souris, cellules…), par exemple des souris génétiquement modifiées afin que des labos pharmaceutiques fassent leurs tests.
Ils développement un catalogue de modèles :
- une souris avec un gène humain X pour tester des traitements en lien avec des pathologies sur ce gène
- une souris avec un gène humain Y
- une souris verte qui courait dans l’herbe…

Historiquement ils faisaient surtout des modèles à la demande, personnalisés pour chaque demande client. C’était long à "fabriquer", pas industrialisable en terme de process, peu rentable.

L’avantage du catalogue, c’est qu’une fois qu’il est au point il est commercialisable de nombreuses fois donc le volume maximise sa rentabilité contrairement aux modèles sur-mesure.

Ils ont aussi un partenariat exclusif avec Mercks sur la techno CrisprCas9 : ciseau moléculaire qui permet de découper l’ADN à un endroit précis et de gagner 25% de temps sur la durée de recherche.

Genoway c’est donc un marchand de pelles dans l’industrie pharmaceutique, pour simplifier.

J’ai acheté cette entreprise en septembre 2018, avant les résultats du S1.
En résumé, mon achat reposait sur l’anticipation d’une forte amélioration de la profitabilité, suite à la comptabilisation de la prod immobilisée au RA précédent, (pratique non courante pour l’entreprise), ce qui signifiait que l’entreprise avait terminé la mise au point de modèles catalogue, et qu’elle allait les commercialiser au S1 2018.

C’est bien ce qui s’est passé, cf mon message ici, même au delà de mes espérances. J’ai renforcé dans la foulée.

Ensuite au S1 2019, le cours a dévissé jour après jour. J’ai appris plus tard qu’un FCPI liquidait sa position…
Je n’avais pas anticipé un tel événement et cela a démolit le cours vu la capi.
D’un autre coté, cela peut-être une formidable opportunité pour nous, petits porteurs, une liquidation de FCPI arrivé à échéance, qui doit rembourser ses porteurs… Mais je n’ai pas pris le temps de chercher comment contrôler/anticiper ces liquidations. Cela fait partie des leçons de cette aventure : à minima contrôler si des FCPI sont positionnés sur le titre et depuis combien d’années

Ensuite, le S1 2019 était mauvais, et je ne m’y attendais pas du tout.
Forte décroissance des ventes (en gros ils avaient coupés l’effort sur les modèles sur demande, mais les modèles catalogue n’avaient pas encore pris le relais à hauteur, les formations des commerciaux prennent plusieurs mois sur ce genre de produits), EBITDA qui passe négatif, forte hausse de l’endettement suite à l’achat des locaux Lyonnais de mémoire, hausse des investissements (autres gammes à développer), bref que des bad points…
2019 est donc une année de transition, le temps de mettre en place le plan stratégique (développer les modèles catalogues, et prioriser ces ventes).

Le problème de cette stratégie, c’est qu’elle demande des investissements importants, et que le risque financier est porté par Genoway (autrement dit par les actionnaires). S’ils fabriquent un modèle catalogue dont personne ne veut, et bien c’est à fonds perdus (et ça chiffre vite). Tandis que pour les modèles sur demande, le risque financier est porté par le demandeur….

Donc, la stratégie actuelle de Genoway peut-être très rémunératrice si l’exécution est bonne (si, si si…), mais dans combien de temps ? Les actionnaires actuels vont-ils devoir aider l’entreprise via AK ?

@Jerome : effectivement si vous vous basez sur le S1 2019 pour chercher une décote vous ne la trouverez pas smile c’était sur 2018 projeté qu’on pouvait en déceler une. Mais à vrai dire ce n’est plus la bonne affaire que j’avais pressenti car 2018 n’a pas encore fait de petits et maintenant tout repose sur la bonne exécution du plan strat.
Je n’ai pas envie de prendre ma perte, j’ai oublié qu’une entreprise évolue moins vite que son cours de bourse. Donc je leur laisse l’année de transition et on verra en 2020 si la dynamique de 2018 (croissance et profitabilité) revient comme annoncé.

Edit : coquilles/ortho..

Dernière modification par bibike (07/01/2020 00h05)


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[+4]    #7 08/01/2020 00h54

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Les frais :
J’ai regardé mes dépenses en courtage, change et marge sur le CTO Degiro en 2019 : cela représente 0,83% de mon CTO (surtout du fait des frais de financement, et du courtage fixe au Japon (daubasses), ou 0,2% sur mon portefeuille total.
Cela reste raisonnable (bien aidé par le courtage gratuit sur PEA, l’offre Binck est généreuse et je ne l’ai pas encore totalement consommée).
C’est aussi le gros avantage des ETF, l’optimisation des frais…

Autres* mouvements depuis le 9 août dernier

(*que ceux déjà évoqués dans mon message du 3 janvier)

Txcom : comme présagé en août, je n’ai pas travaillé le dossier et ai préféré vendre à 7,20 euros le 22/08 plutôt que de suivre sans maitrise. J’y reviendrais peut-être si je prends le temps de comprendre leurs divisions.
PV de 25% en un mois et demi.

Claranova : j’ai poursuivi les allers/retours partiels et même une vente totale le 17/10 à 7,53€. Malheureusement à ce moment là l’action a grimpé de manière totalement irrationnelle jusqu’à plus de 10 euros et je n’ai pas pu me racheter comme je le faisais depuis des mois. Et l’annonce de l’AK pour racheter les minoritaires d’Avanquest a même encore fait grimpé le cours! Incompréhensible pour moi.
Je suis revenu sur le dossier vers 7,30 €, deux mois après, le 16/12 (volatilité…….) mais pour à peine 20% de mon ancienne position. Pour remonter davantage je dois d’abord essayer de calculer les impacts de l’AK à venir et/ou avoir l’opportunité d’acheter vers 6,50 euros, un prix qui me semble largement sous évaluée, AK inclue.

Jacques Bogart : petit créateur/fabriquant/distributeur de cosmétique et de parfums de luxe, faiblement valorisé. Son activité est principalement localisée en Europe, peu d’affaires en Asie.
Sur la base des comptes 2018, environ 15M€ de FCF, soit 7,8% de FCF Yield au cours de 10,70 euros.
Prévisions 2019 à 2020 : 10,5 à 12,5% de FCF yield.
Le groupe a complètement changé de dimension au S1, avec l’intégration de Distriplus, le CA a fait +135% (mais repli de 6% à PCC).
De nouvelles acquisitions également au Luxembourg en septembre.
L’intégration de Distriplus semble s’être bien passé, l’EBITDA est passé dans le vert dès le S1.
Le temps d’écrire ce post et JBOG rachète encore 8 parfumeries en Allemagne (7/1).

Française des Jeux : j’en ai beaucoup parlé sur la file IDSUD notamment ici et aussi ici. Elle était trop chère dès le début pour une IPO, selon mes critères de FCF Yield, seulement 6% sur les résultats prévisionnels 2019 proforma réglementation 2020. On payait 24x les bénéfices pour une croissance attendue aux alentours de 5% annuel, ça fait cher.
J’ai souscrit quand même car la hype de cette IPO présageait une PV facile à très court terme.
Ensuite comme tout le monde j’ai été peu servi, le titre a vite grimpé et j’ai liquidité le 1er jour à 22,40 (PER de 28x, 11x l’EBITDA, FCF Yield de 5%….
PV 15% en "une journée".

Graines Voltz : je n’ai pas réussi à en racheter sous 55 euros en décembre. Après Investir a écrit son article à la noix et maintenant c’est trop tard, grrrrrrr. On attend les résultats annuels, après publication du CA en croissance de plus de 6% de mémoire.

Installux : j’avais acheté quelques titres à 342 euros le 28/11 (je ne sais plus sur quelle base). Un acheteur motivé est apparu plusieurs fois à 400 euros début décembre, j’avais du mal à évaluer son potentiel, une petite industrielle à croissance modérée, capex non négligeables, j’ai cédé mes titres à cet acheteur gourmand.
PV 17% en 15 jours.

Catana : achetée fin novembre à 2,90, avant les résultats annuels qui étaient pressentis en forte amélioration. Des perspectives de croissance élevées à court terme (carnet de commandes..), marges en amélioration (intégration menuiserie, volumes…) et acquisition du chantier tunisien.
PER de 10 + cash net, pour une croissance prévisionnelle de 30 à 40% sur un an…. C’est une growth achetée à prix value !
Dommage que le cours ait pris 50% depuis mon premier achat j’aurais aimé renforcer mais ne pensait pas qu’elle grimperait sans discontinuer. Peut-être une occasion de renforcer d’ici la prochaine publication ? Je me retiens de renforcer trop vite car l’activité est quand même bien cyclique.

Philip Morris : faisait partie de mon quinté pour 2019 et a bien joué son rôle.
Achetée à 67,66$ fin décembre 2018, allégée de moitié à 89,41$ en juillet, renforcé à 72,15$ fin août, vendue totalement à 85,95$ le 23/12/2019.
Cela faisait un moment que le titre butait sur la résistance à 86/88$, les marchés sont hauts, la valorisation est correcte cf ci-dessous multiples historiques, plus à perdre que de potentiel à aller chercher à mon humble avis.
48% de PV en un an

Avec les multiples historiques de MS, on voit bien ci-dessous que 2017 l’action était plus chère que d’habitude (trop), d’où mon attente, 2018 multiples largement sous l’historique, achat, et fin 2019 multiples légèrement sous l’historique (si on conserve les années hautes 2016/2017…) = vente.
J’aime bien ce mode d’investissement sur des titres matures, dont les fondamentaux ne sont pas censés réserver de surprises.







Avec ce dernier graphique, que je n’ai regardé qu’à posteriori, j’ai reporté mes achats (HA), allègement (AL) et vente (VT).
On voit que mes deux achats coïncidaient avec les plus forts gaps entre prix et objectifs de cours des analystes, malgré les baisses de recommandations. C’est assez intéressant de voir que le cours d’une telle entreprise (mature, non cyclique, wide moat) peut avoir une telle volatilité et offrir de telles opportunités. Merci Mister Market.

Simon Property Group : j’avais ré-initié une position à 155$ en juillet, j’ai renforcé mi août et mi décembre à 148$ à chaque fois. 2 dividendes encaissés entre temps. A ce prix c’est fou, je conserve tranquillement.

The Kraftz Heinz : Vendue à 33$ début novembre, comme présagé en août, pas convaincu, vendue.

Altran : mi novembre j’ai racheté à 14,20€. Je tente de profiter de l’activisme d’Elliott vers un potentiel ré haussement de l’offre de CapGemini mais ils sont positionnés en majorité via des contrats d’options plus que des titres vifs, donc sont probablement couverts dans tous les sens.
Ce jour d’ailleurs, ils augmentent encore leur position.
Au delà de ce catalyseur, l’action n’est pas très chère par rapport aux estimations de croissance donc je pense qu’il n’y a pas grand chose à perdre sur ce dossier.

Tailored Brands : achat d’une petite ligne suite à l’open de file par AconspicuousBeacon.
La thèse est sympa mais risquée car la société est endettée et évolue dans le retail de fringues, pas vraiment le paradis du forum des IH. Ce qui a finit de me convaincre c’est l’activisme de Michael Burry et surtout le fait que le management applique à la lettre les consignes du Docteur ! Coupe du dividende, buy back et désendettement. A suivre.

Berkshire Hathaway : J’en ai parlé dans le post du 3 janvier, switch avec un ETF SP500 d’Amundi. +20% en deux ans (un achat en 2017, un autre en 2018). Sous performance versus indices sans même vérifier, à voir dans le futur si le switch était opportun.

J’ai augmenté mon levier chez Degiro à 1,2, toujours raisonnable, et j’ai ainsi décidé d’acheter un tracker world CW8 pour investir cette trésorerie, que j’allégerai si j’ai besoin pour acheter des titres vifs. Cela me permet de profiter un peu plus du levier de Degiro sans démesure, en captant la performance du marché sans rien faire (et les pertes aussi si la tendance s’inverse, évidemment!).
Si krach, en théorie l’ETF World résistera mieux que certains titres que je voudrais probablement acheter suite à leur baisse, donc je pourrais arbitrer avec des pertes moindres, et profiter un peu des soldes.

Fin novembre/début décembre, j’ai profité de l’offre de prêt conso Boursorama à 0,9%, je voulais acheter des actions Graines Voltz mais j’ai raté le coche.
La somme étant importante pour l’investir sur une autre boite que GRVO, j’ai pris le temps de sélectionner pas mal de titres, principalement en PEA. J’en reparlerai un autre jour à une heure moins tardive…


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[+10]    #8 08/01/2020 21h18

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Suite - décembre 2019


J’allais bientôt recevoir les fonds de mon crédit perso sans savoir qu’en faire, pas envie de garder de la trésorerie "en attendant le krach" (coût d’opportunité du cash, la bourse au plus haut 2/3 du temps, le lump sum investing statistiquement gagnant versus le DCA…) donc j’ai pris 2 options :
- succomber un peu au FOMO en achetant de très belles entreprises, sans trop regarder le prix.
- chercher des FCF Yield intéressant, en commençant par faire le tour de toutes les positions du fonds Indépendance et Expansion. Essayer de sélectionner les meilleurs choix de I&E selon mes critères, en quelques sortes.

Le FOMO


Pour bien finir 2019, je me suis fait quelques cadeaux de noël.

Un aveyronnais du forum qui se reconnaîtra a dit un truc du genre :

Ne pas posséder LVMH c’est comme être short sur LVMH.

L’avantage de la liste de favoris sur Binck c’est que l’on garde en mémoire le cours auquel on a ajouté les titres. Et quand je vois l’évolution des valeurs du luxe dans ma liste de favoris cela fait mal.



Donc succomber au FOMO, un peu, pourquoi pas, mais pas tout à fait à n’importe quel prix. Et pas dans des proportions trop importantes, comme avec Apple en 2018.
Juste quelques titres symboliques : si cela monte on est content d’être monté dans le train même pour une petite quantité, si cela baisse on a l’opportunité de charger à prix raisonnable sans avoir une position trop importante.

Actuellement elles sont chères (comme presque tout le temps, comme à l’époque où je les avais ajoutées dans mes favoris………….), et comme il est impossible de savoir si elles reviendront à un bon prix, j’ai juste comparé leurs "rendements" pour voir lesquelles étaient les moins chères parmi les chères….




J’ai été particulièrement étonné du prix relatif de Christian Dior. Le FCF 2018 correspond bien à ce que l’on trouve dans le RA.
Achetée pour 2,3K à 453 euros.

LVMH : Achat de 2 titres à 410 euros.
Kering : Achat de 2 titres à 578,25 euros. 40% de croissance du RN attendue en 2020, avec cela le PEG est inférieur à 0,5 pour un PER de 19x. VE/EBITDA 12x.

J’ai exclus Hermes et l’Oréal qui m’ont semblé comparativement bien trop chères.

Sur le même principe aux US, j’ai acheté sans trop regarder 1 action Amazon et 1 action Alphabet.
On tourne sur du FCF Yield à 3/4% donc c’est cher, mais les deux titres ont un FCF Yield to Growth inférieur à 1 cela signifie qu’il y a une forte croissance attendue des FCF à 1 an, et qu’on paye un multiple de FCF moindre que le taux de croissance attendu. Cela pourrait être pire.

Et enfin pour finir de rassasier ma peur de manquer, achat de 10 titres Microsoft, je cite un morceau d’article d’investir :

article investir du 14/12/2019 a écrit :

«A 28,5 fois ses bénéfices estimés pour juin 2020 et à des plus hauts historiques, le géant technologique se classe dans la frange haute des valorisations du secteur des logiciels. Mais son concurrent sur le cloud, Amazon, se paie, lui, 67 fois ses résultats attendus pour l’an prochain ! Même si les métiers ne sont évidemment pas en tout point les mêmes, cet écart montre que la valorisation de Microsoft, société traditionnelle du secteur, reste raisonnable et ne connaît pas les excès des géants de l’Internet. Le dynamisme de sa croissance, sa génération de cashflow et ses compétences dans la transformation digitale lui confèrent encore un potentiel d’appréciation. »
« La diversité des offres logicielles, la forte croissance et les succès commerciaux dans le domaine du cloud confèrent à Microsoft un statut à part dans la multitude des valeurs technologiques. La récurrence de résultats meilleurs que prévu, la solidité financière et l’immense marché que représente encore le cloud (attendu à 331 milliards de dollars en 2022, d’après le cabinet d’études Gartner, contre 214 milliards fin 2019) ont de quoi rassurer sur la résistance du groupe en cas d’aléas conjoncturels. Le contexte toujours incertain de ces prochains mois devrait continuer de profiter à des valeurs comme Microsoft au même titre que le français Dassault Systèmes.  »

Dassault Systèmes : que j’ai regardé sans acheter. Les multiples sont pires que certaines technos US.

Achats de décembre sur FCF Yield, méthodologie


Le fonds Indépendance et Expansion favorise la marge brute d’autofinancement, personnellement je préfère le FCF, cela évite les capex trop élevés.

Charlie Munger a écrit :

Il y a deux sortes de business. Le premier gagne 12% et vous pouvez les prendre à la fin de l’année. Le deuxième gagne 12%, mais tous l’excès de trésorerie doit être réinvesti - il ne reste jamais de trésorerie. Cela me rappelle le gars qui regarde tous ses équipements et dit ’Voici tous mes bénéfices’. Nous détestons ce type d’activités.

(D’ailleurs en faisant le tour d’I&E, je me suis aperçu qu’il y a des entreprises que je me passerai bien de posséder à travers ce fonds.)

Je considère l’achat à partir de 7%. Je préfère proche de 9%.
Je regarde aussi la prévision de croissance et calcule le FCF Yield to Growth, "invention" perso qui n’est que le pendant du PEG mais sur les FCF et la VE.

Le FCF n’est pas une mesure normée, distinguer les capex de maintenance de ceux de croissance n’est pas chose aisée, le FCF yield to growth jamais vu nul part, donc ne pas compter sur un screener pour utiliser ces ratios, obligé de faire ça manuellement, avec un risque d’erreur élevé, surtout pour les FCF prévisionnels, c’est juste le flux le plus difficile à prévoir, car il est certes le résultat de la profitabilité de l’entreprise, nette de ses investissements de maintenance, mais il est hyper dépendant du cycle d’encaissement de l’entreprise, BFR d’exploitation, BFR d’impôts et taxes, BFR d’investissements….

Egalement, si l’entreprise est endettée, le FCF n’est pas totalement free puisqu’il sert aussi à rembourser les dettes, donc je serai un peu plus vigilent sur le yield, plus conservateur.
Pour qui ne crache pas assez de FCF mais qui offre de la croissance, j’aime bien le PEG qui aide à relativiser les multiples par rapport aux perspectives de croissance prévisionnelle.

En jouant avec les FCF Yield sur la FDJ, je me suis rendu compte que le FCF Yield était simplement le reflet du taux d’actualisation d’une valorisation DCF. C’est logique mais je ne m’en étais jamais rendu compte, je ne dirais pas que cette découverte fondamentale a illuminé ma journée mais presque. smile

J’en profite pour rappeler l’existence de cette fabuleuse file : Free Cash Flow Yield et autres ratios boursiers de valorisation. Merci IH.

Quand j’y pense, je regarde aussi les moyennes mobiles (MM50/MM200 directement sur les fiches sociétés de notre forum favori). Pour avoir une idée du momentum. Bon ce n’est pas fondamental car parfois quand le cours est au dessus des MM c’est qu’on a raté le coche de l’achat à bon prix….

Je jette aussi un oeil aux dernières publications pour me faire une idée sur la probabilité / fiabilité des prévisions, c’est notamment ce qui ne m’a pas fait acheter Groupe SFPI.

Ces achats sont basés principalement sur des critères quantitatifs / financiers, sans aucune expertise de ma part puisque de toute façon je reconnais volontiers mon ignorance et mon absence d’avantage compétitif dans l’analyse des business models, concurrence, marché etc…
De fait, les montants alloués sont faibles, 1, 2 ou 3K€ suivant mon degré de conviction, ma perception de la sensibilité au cycle économique, le risque perçu, l’importance du FCF Yield, la croissance potentielle et la position cash/dette nette.

Les achats


Le 2 décembre : renforcement de Derichebourg à 3,24 €. On a l’impression que le marché s’est calmé sur la descente aux enfers des smalls value. A ce prix, 13% de FCF Yield sur 2018, 11% sur 2019 et 7 à 9% sur les deux prochains exercices.
EV/EBITDA entre 3 et 4 de 2018 à 2021
PER 8/9 PEG <1…

SII : achat le 3 décembre pour 2K et renforcement le 11 décembre pour 1K (26,15 € environ), la veille du S1. Une ESN en croissance et qui dégage du flux.
Croissance CA attendue 7% en mars 2021, pas de dette, PER pas très élevé compte tenu de la croissance (PEG : (Cours de l’action ÷ Bénéfice par action) ÷ Taux de croissance annuel du bénéfice par action = PEG = 25,8 € / 1,89€ = PER 13,7 pour 2020 / tx de croissance du BNA 2021 = 13% = 13,7/13 = 1,05 de PEG donc en terme de valorisation de croissance, elle n’est pas très chère). FCF Yield to Growth 2020 0,7 si on prend le taux de croissance du FCF.
FCF Yield 2020 à 7%.
FCF Yield juste correct mais on a la croissance à pas très cher. VE/EBITDA 6x… et Excellent ROE.

Kaufman & Broad : petit promoteur immobilier franco-français, évidemment cyclique, mais en situation de cash-net (il faudrait vérifier s’il n’y a pas une histoire d’avance dans le bilan, 0,5 à 1,1M€ de ce que je trouve au Bilan 2018, donc négligeable).
Ce qui m’a plu c’est le FCF Yield : 7/10/12% sur 2019 à 2021 en prévisionnel. 18% sur 2018! Zone Bourse fait état de 137M€ de FCF, le RA mentionne 148M€ de cash flow libre. La différence entre la version KOF et la version Zone Bourse, c’est que KOF intègre dans le FCF les flux avec les entreprises associées et co-entreprises +11M€. Achat pour 2K à 35,50 euros.

It link : le plus simple est de lire l’excellente file tenue à jour par oliv21.
Une jolie recovery pour cette ESN avec retour à la croissance
Bonne capacité à embaucher dans un secteur où les recrutements sont difficiles et où les ESN doivent être attractives, forte hausse des effectifs, en lien avec la croissance. It link, Great Place to Work au dernier sondage.
MOP basse pour le secteur, autour de 5% de mémoire = levier de rentabilité à aller chercher mais rien n’est acquis.
RN estimé par investir et oliv autour de 2,5M€, ainsi les prévisions des analystes sur ZoneBourse sont mes-estimées et le PER n’est pas de 15,2 mais de 27 M € / 2,5 M€ = 10,8 seulement pour 2019 malgré la croissance de l’exercice.
Potentielle vente du groupe suite au décès du fondateur en début d’année, il détenait 27% du K.
Achat pour 3K à 16,50 euros.

FFP : société holding de participations détenues par quelques membres du forum. Cela faisait longtemps que je devais la regarder, la décote sur ANR est toujours attirante mais elle ne m’a pas semblé suffisante pour y investir par rapport à sa décote historique, cf mes calculs ci-dessous, peut-être une autre fois.


Trigano : Le fabricant de camping car fétiche du forum.
PEG <> 3 // Décote sur PER historique de 19%
FCF Yield prévisionnels entre 9% et 9,4%.
Achat pour 2K à 96,20 euros.

NRJ : la plupart des évaluations qui ont été faites de ce dossier valorisent l’entreprise à 10/12€ minimum. Site web intéressant sur ce dossier. FCF Yield 2019 prévi à 8,7%.
Achat 2K à 6,47€.

Esso : vieux serpent de mer de la bourse avec Exxon, mais surtout EV<0 (au moins semestriellement!) rendons à JL les idées de JL >> Esso, au tapis | Le projet Lynch
Achat pour 2K à 21,90 euros.

Fnac-Darty : cf détails sur la file Fnac. L’entreprise est faiblement valorisée et l’EV est faussement haute à cause d’IFRS 16.
PEG 2020 = 0,2x
FCF Yield entre 9% et 13%, super surtout pour le secteur (EV hors loyers).
Momentum : en dessous 200 mais au dessus 50
Piotroski 4/8/8
Achat pour 2K à 51,60 euros.

SQLI : encore une SSII, et encore un sujet d’oliv !
Thèse spéculative, le 17 décembre un gros bloc de capital a été échangé entre deux actionnaires majeurs, à 28 euros alors que la société en cote 19. Le cours grimpe direct de 20% dès la nouvelle connue, il monte jusqu’à 24 et redescend à 22 pour mon achat. Possible OPA à suivre.
PEG entre 0,2 et 0,3x
Décote sur PER historique de 100% (16x pour 30x)
VE/EBITDA 4,6x
FCF Yield entre 2% et 6%, pas top, seul le potentiel de croissance et l’aspect OPA potentielle sont des catalyseurs à priori.
Achat pour 1K à 22,10 euros.

Renault : à 43 euros grosso modo c’est la valeur de la participation Nissan + Daimler. Renault gratos. Il faudra peut-être de la patience sur le dossier mais cela vaut le coup de renforcer.
Renforcement pour 1K à 43 euros.

J’ai pour l’instant passé 83 sociétés dans mon tableur Excel, il y a encore du grain à moudre sur la cote…

Et ce sera "tout" pour 2019, j’ai d’autres cibles en stock pour janvier, avec une majorité d’entreprises françaises, et un remplaçant pour Philip Morris.

J’essayerai de lister tout cela d’ici fin janvier et ne pas attendre 6 mois cette fois ci…

Dernière modification par bibike (08/01/2020 22h45)


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[+7]    #9 18/01/2020 00h04

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Opérations de la première quinzaine de janvier

Valeo : vente de mes 12 petits titres résiduels d’une vieille position acquise en 2016 (plus petite position de tout mon portefeuille…).
J’ai besoin de liquidités pour d’autres achats, les perspectives à 1/2 ans de Valeo ne m’excitent pas plus que ça (donc pas envie de renforcer pour que la taille de ma position ressemble à quelque chose..), la valorisation offre 2/3% de FCF Yield (à ce rendement, autant acheter LVMH!). Bref bye bye.
-50% sur ma position résiduelle (hors dividendes).

Groupe Guillin : bien connue du forum, en pleine tourmente du fait du plastic-bashing.
Dette nette < 1x l’EBITDA, FCF Yield de 6/7/8/9% entre 2018 et 2021 prévisionnel.
Un catalyseur à court terme ?
Achat pour 2K à 216,76 €. (faute de frappe merci Isild wink )

Imperial Brands PLC : suite à la vente de Philips Morris, je me suis penché sur un concurrent. Un cigarettier bon marché qui se prend la double peine d’être UK et d’être dans un secteur critiqué.
Il est très diversifié géographiquement (ce que je préfère largement par rapport à Altria par exemple, qui elle cumule le spectre d’un durcissement de la réglementation dans son seul pays de distribution).
La société est présente sur le vapotage, et en tant qu’ancien fumeur, je reconnais leurs marques de clopes (même si c’est un argument parfaitement subjectif, et que je pense que les marques de PM et de BATS ont une image de marque plus forte).
Malgré la défiance on ne peut nier le moat (wide moat d’après MS) avec plus de 40% de marge opérationnelle (cf RA 2019, je précise car suivant le mode de calcul on ne trouve pas du tout la même MOP (à cause des duty entre autres…).
Sur les deux derniers exercices on tourne à 9,5% de FCF Yield et 9% environ sur les deux prochains. PER de 10 sur les prochains exercices, certes le secteur est mûr et n’offre pas vraiment de perspectives de croissance, mais cela n’est pas cohérent avec le moat et les marges.
La société publie un BNA souvent en deçà du consensus, d’après cet article. Ce n’est pas grave c’est surtout le FCF qui m’intéresse, pas le bénéfice comptable.
A titre de comparaison, Philips Morris qui dégage 39/40% de MOP, offre à 86$ un FCF Yield d’un peu plus de 5%… D’où l’échange !
Achat pour 2K à 19£.

Genoway : pas d’opération, mais la société a publié deux choses depuis mon message sur la "thèse".
1) La signature d’un contrat stratégique pour la distribution des modèles catalogue en Immuno-Oncologie en Asie
2) le chiffre d’affaires annuel 2019

La première nouvelle faisant monter fortement le titre, la seconde le faisant baisser un peu. +25% depuis mon message du 6 janvier, cela fait plaisir à mon TRI.
L’année de transition étant passée, place à 2020 et aux ventes à gogo des modèles catalogue. Vivement le S1 !

Fnac-Darty : suite au PW d’hier soir, j’ai renforcé un peu ce matin à 45 euros.
Le management nous annonce un FCF de 170M€, comme écrit en décembre je pense que l’endettement annuel sera peu élevé hors IFRS 16, donc à 45 euros on a un FCF Yield > à 11% pour une année impactée par les grèves!
Renforcement de 1KE à 45 euros.

Groupe-Crit : le secteur de l’intérim est toujours en solde, et étonnamment il dégage de forts free-cash-flow. A la base je voulais acheter également Synergie mais le titre est monté rapidement de 15% pendant que je regardais les chiffres (mi décembre), et les ratios de valorisation ont mécaniquement grimpés.
Après avoir vendu la valeur (Crit) il y a 13 mois avec 33% de pertes (!), j’y retourne à 69 euros.
Une valorisation légèrement inférieure à Synergie en terme de PER (11 estimé pour 12 estimé) ou d’EV/EBITDA (4,1x pour 4,8 pour SDG en estimé 2019), important avantage à Crit en termes de FCF Yield :
2018 : 10,6% vs 4,5%
2019e : 15,9% vs 9,1%
2020e : 18,5% vs 14,6%
Il y a un gros gap de FCF entre 2018 et 2019 (+30M€), d’après ce que l’on peut suivre dans le dernier RA, cela n’a pas l’air de provenir du CICE :
En 2017 CRIT reçoit le CICE de 2013 soit 26,8M€
En 2018 CRIT reçoit le CICE de 2014 soit 41M€.
En 2019 CRIT va recevoir le CICE de 2015 soit 42M€.
En 2020 47M€.
2018/2019 sont iso. Ce n’est pas cette créance qui explique les +30M€ de FCF entre 2018 et 2019 sur la prévision ZoneBourse. Peut-être simplement l’effet de la transformation du CICE en allègement de charges sur les bas salaires + le fait d’encaisser en même temps d’anciens CICE ! On verra bien !
Achat de 3K à 69 euros.

Gérard Perrier Industrie : Industriel spécialisé dans la conception, la fabrication, l’installation et la maintenance d’automatismes et d’équipements électriques destinés aux fabricants de machines industrielles et aux grands sites de production industriels.
Des prévisions de FCF aux alentours de 15M€, 7/8/9% de FCF Yield de 2019e à 2021e.
Achat de 1,5K à 63,40 euros.

Publicis Groupe : La valeur est chahutée depuis le début de l’année 2019, elle a encaissé quelques gaps baissiers consécutivement à des trimestriels décevants et des baisses d’objectifs de cours des analystes. On obtient 18% de FCF Yield sur le dernier exercice, et 9 à 12% sur les 3 prochains. Dette estimée à 1,8x l’EBITDA sur 2019.
Achat pour 2K à 40,50 euros.

Hexaom : je complète le secteur des promoteurs/constructeurs immo après Kaufman. Des FCF estimés supérieurs à 20M€ (sauf 2019, estimé à 13 seulement) offrant un yield de 13 à 16% entre 2020 et 2021 (11% d’après ce que je trouve dans le RA 2018).
Achat pour 1K à 36,90 euros.

Après avoir fait le tour des valeurs d’I&E, repéré quelques indésirables de mon point de vue et m’étant allègrement servi dans leurs idées ces derniers temps, j’ai allégé de quelques parts de SICAV afin de dégager des liquidités pour acheter en direct et réduire l’impact d’une double détention sur certains titres.

Encore 2/3 valeurs en cours d’achat, et un tas en watch list, à un moment donné, par manque de liquidités, je serai peut-être obligé d’échanger Pierre/Paul/Jacques suivant ce que je trouve d’intéressant…

Dernière modification par bibike (18/01/2020 15h22)


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[+3]    #10 19/01/2020 15h06

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Bonjour à tous les deux,

@BulleBier :
JBOG a probablement payé sa taille de capitalisation (micro caps…), elle s’est fait jeter en 2018 comme de nombreuses autres smalls caps, sans discernement, simplement par la décollecte subie par les fonds sur ces compartiments.
Je n’ai pas fait le lien entre gros gaps baissiers et les news, peut-être certains trimestriels étaient jugés décevants, peut-être que certaines acquisitions ont mal été accueillies.
La volatilité boursière… quand on voit l’historique d’Apple sur deux ans, est-il utile de se torturer à expliquer l’inexplicable ?
La solidité du modèle et la stratégie, franchement je n’en sais rien ! Comme déjà dit je ne suis pas compétent pour juger le business modèle d’une entreprise et j’investis principalement sur des critères quantitatifs, complétés par un avis forcément subjectif sur les dernières publications extra-financières.
On lit ce qu’ils annoncent et on voit après dans quelle mesure cela se retranscrit ou pas dans les chiffres c’est tout.
Niveau modèle, ce que je comprends : ils créent, fabriquent, et commercialisent eux mêmes leurs produits. Je ne sais pas s’ils fabriquent également la base des parfums ou s’ils se fournissent chez des "arômatiers" comme Robertet.
Dans tous les cas ils sont présents sur une grande partie de la chaîne de valeur, donc ils en ont la maîtrise et maximisent leurs marges en évitant les intermédiaires.

@Isild : merci pour Guillin c’est corrigé wink

DLSI fait justement partie des boites que je ne voudrais pas avoir dans le fonds I&E.
Elle est trop petite, ne dégage pas de flux, je préfère les plus gros acteurs dont les volumes d’affaires leur permettent d’atteindre le seuil de rentabilité plus rapidement que les tous petits..

Autres "indésirables" de mon point de vue (à ne pas prendre "personnellement", c’est juste qu’après une vue rapide sur les chiffres, perspectives de croissance et valorisation, je n’en achèterai pas au cours actuel, voir jamais pour certaines).
CNIM : il suffit de lire la file qui va bien. La pire position du fonds pour moi.
Séché Environnement : dette un peu trop important vs EBITDA, il y a du flux mais il sert surtout à rembourser les prêteurs.
Viel : société de participations notamment dans Bourse Direct, ai-je envie de placer des sous chez BSD ? Non. + secteur financier, trop compliqué pour moi.
Delta Plus : je la trouve assez bien valorisée (donc à priori moindre potentiel)
Jacquet Metal Services : baisse de la MOP en 2019, très gourmand en CAPEX, pas de discount évident sur PER ou VE/EBITDA (vu les capex), 2018 et 2017 semblaient exceptionnellement bons, pas de grosse croissance à venir, FCF erratiques, je ne dis pas que c’est une mauvaise entreprise, mais je pense qu’aujourd’hui un investissement dans cette boite sous-performera le marché.
Aubay : vu les ratios et les prévisions de croissance je la trouve bien valorisée. Je préfère SII, It Link, voir Linedata.
Manutan : correctement valorisée.
Mersen : Mature, pas de croissance (1% en 2019). Valeur industrielle correcte. FCF Yield faiblards.
GL Events : trop chère, surtout au regard de la dette.
Albioma :  je n’aime pas le secteur + très endettée plus de 4x l’EBITDA, pas cheap / PER ni EV/EBITDA, un peu cher selon l’historique de PER. Plutôt mature en termes de croissance. FCF Yield 2019/12 : négatif. 2020 = 24,1 / 1554 = 1,5
Ipsos : VE/EBITDA x7,5, levier financier à 2,5x, décote pas évidente.
Carmila et Covivio hotels : pas encore regardées.
ALD : je ne sais pas comprendre les comptes de ce genre de business.

Voilà en gros, mes pires indésirables sont ALD, GL Events, Albioma, et CNIM.

Isild a écrit :

Ne dites pas ça, ça me déprime ! Moi j’y crois à Valeo. Toutes ces dépenses liées à la R§D vont bien finir par payer un jour. P’têtre pas dans un ou deux ans mais dans un lustre, l’excitation sera bien présente…

Je n’ai rien contre Valéo, je suis comme vous, j’achète mes essuies glaces mais le cours ne monte pas ! Je ne suis pas compétent pour juger leurs filiales R&D, je n’y connais rien en automobile à part sur les voitures de fin 90 début 2000. Je suis dépassé. Je préfère les petits équipementiers Akwel et PVL, qui me semblent avoir plus de potentiel. Valéo m’a aussi déçu début 2018 je crois, en faisant marche arrière sur les perspectives annoncées.

De rien pour Hexaom, avec 1K je ne suis pas sûr d’avoir soutenu grand chose wink

Désolé pour Yield et Moat, ce sont aussi des notions anglo-saxonnes à la base et c’est ainsi que je les ai apprises (et c’est tellement plus court à écrire !).
Moat pour parler d’avantages concurrentiels
FCF Yield : pour taux/rendement de flux de trésorerie libre (avouez que c’est long ! wink )

Bonne idée pour le repas dominical ! Çà l’a fait ce midi ?

Bon dimanche !


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[+2]    #11 09/03/2020 12h01

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Exacompta
Comme d’autres sur le forum, j’ai remarqué la baisse spectaculaire du prix de la pâte à papier et ai donc acheté quelques titres Exacompta début décembre à 118 euros. Je viens enfin de réussir à compléter massivement ma position à 100 euros.
Le prix de la pâte à papier a atteint un point haut fin 2018.
Au 1er semestre 2019, il a commencé à baisser, EXAC l’a souligné dans son rapport semestriel.
A partir de juin, le cours de cette commodity s’est "écroulé".
-35% en devise en YoY, -33% depuis fin 2018.
A partir de diverses sources j’ai pu reconstituer ceci :

Pour décembre, non disponible lors de la rédaction de ce message, j’ai repris novembre.
Ce sont les prix à la tonne pour de la pâte à papier de type Northern Bleached Softwood Kraft, en dollards US, convertis en euros selon les parités historiques.

Sources :
Parité Euro Dollar par mois / année
Cours des matières premières importées - Pâte à papier (Canada) - Indice NBSK - Prix en US dollars par tonne
Indice de prix (en base 100 = 1982)
Fred

Je sais qu’il existe aussi un type de pâte BHKP (Bleached Hardwood Kraft Pulp), et que les prix sont différents entre Europe et Amérique du nord mais je n’ai pas trouvé la même série de données pour le BHKP Europe.
Néanmoins vu les graphiques, la tendance et l’amplitude sont les mêmes, et les prix à la tonne assez proches.

Exac écrivait au RA 2018 :

RA 2018 a écrit :

Le principal paramètre affectant la rentabilité du département a encore été la montée du prix des pâtes à papier achetées. A la tonne, leur prix moyen a été supérieur de 110 € à celui de 2017 et de 170 € à celui de 2016.

…/…

L’achat de notre matière première principale, les pâtes à papier, s’effectue dans le cadre d’un marché mondial.
Le prix des matières peut varier de plus de 200 Euros par tonne sur des périodes relativement courtes en fonction de la capacité globale de production, de la demande des pays émergents et de la parité de l’Euro par rapport à l’US Dollar qui est la monnaie de référence de ce marché.

Nous rappelons que le Groupe utilise environ 150 000 tonnes de pâtes dans l’ensemble de ses unités de production.

Donc avec le tonnage annuel consommé et les prix en euros par mois on peut essayer de reconstituer les achats de pâtes (en considérant des achats au douzième..).


Au total pour 2018 cela nous ferait 150,8 M € de consommations de pâte (pour des achats de marchandises et matières premières de 309M€ au compte de résultat).
Et d’après mes calculs, 127,3M€ en 2019, soit une économie de 23 M€ à consommation constante, sans saisonnalité (douzième) et si je ne me suis pas trompé dans les prix à la tonne…
On remarque dans mon tableau, que sur les 6 premiers mois cela nous donne un surcoût de 0,3M€, et une économie de 23,7M€ au second semestre…

On peut lire dans le Rapport financier semestriel d’EXAC :

RFS a écrit :

Les prix des pâtes se sont établis en moyenne au même niveau qu’au premier semestre 2018, avec une tendance baissière. Ceux de l’énergie sont en nette hausse.

Dans le Q3 de The Navigator* il y a le même refrain sur l’énergie. J’ai peur que cela compense la baisse du prix de la pâte à papier.
Dans les chiffres que j’ai monté, je trouve une moyenne de 946€ la tonne au S1 2018 et 950 € la tonne au S1 2019, ce qui colle avec la citation du RFS.

Autres citations du RFS :

RFS a écrit :

Page 7 : A périmètre constant, le résultat opérationnel de l’exercice serait donc proche de celui de l’exercice 2018 (14 922 K€).

Résultat Opérationnel secteur papier au S1/2019 :
7,2 M € / 149,6 M € = 4,8%
Transformation : -3,1 / 226,6 = -1,4%
Total  : 4 / 308 = 1,3% de MOP

Les marchandises et matières premières représentent 54,2% du CA au S1/19 et 54,7% au S1/18, on a donc une légère amélioration.
Par contre le taux de MOP courante, passe de 1,6% au S1 2018 à 1,3% en 2019…
On verra ce que cela peut donner en annuel, mais si l’impact de la baisse du prix de la pâte à papier ne s’est pas fait ressentir sur le S1, je pense que cela sera nettement favorable au S2…

J’espère que les coûts de l’énergie ne vont pas trop dégrader cet impact favorable, ni l’activité transformation (cf S1).

Si l’impact ne s’est pas vraiment fait sentir sur le S1 2019 d’EXAC (le temps de refaire du stock probablement, et le fait que le S1 a été pénalisé) j’ai bon espoir que l’impact soit visible sur 2020 (voir au S2 2019), les stocks totaux représentent environ 4 mois de CA en moyenne sur les 5 dernières années (xlsvalorisation).
Sachant que le ROC 2018 était de 14,9M€…. cela fait un sacré impact…
Pour 2019 il sera probablement bien moindre puisque les achats de matières se font tout au long de l’année et que le prix de la matière a baissé progressivement.

*The Navigaor Company
Dans le même temps, Indépendance et Expansion possède The Navigator Company, concurrent portugais d’EXAC, bien plus gros, mais qui produit et vend également la pâte à papier (donc qui va souffrir de la baisse du prix de celle ci, à l’inverse d’EXAC).
Wikipédia indique que le groupe produit 1,6 millions de tonnes de papier.A partir de 1,4M tonnes de pâte.
Donc grosso modo un impact de 107 M€ sur l’EBIT

Au cumul Q3, le FCF est en hausse de 30% versus 2018, surtout du fait de la baisse des investissements.
On note également, un EBITDA en baisse de 3,4 point à 23,6% du fait d’effet prix, principalement sur la pâte à papier.

J’ai choisi d’investir sur EXAC, car elle a le levier opérationnel le plus élevé entre les deux sociétés, une décote de valorisation évidente, attention cela reste un marché en déclin inexorable, déclin dont la tendance est chiffrée dans les RA (volumes de la demande), et mes sources étant en grande partie en anglais, je ne suis pas certain de ma compréhension…
Rendez-vous fin mars pour les résultats annuels.
Achat pour 6K à 103€ environ.

Dernière modification par bibike (09/03/2020 17h33)


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[+4]    #12 22/03/2020 02h10

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Les courses continuent :

19/03/2020 :
Achat de CNP Assurances à 5.97 euros suite communication rassurante la veille. Financières, aéronautiques et énergies sont les plus touchées en ce moment (cf Investir). Je possède Total, Air France et BNP pour de faibles montants, je continue de remplir tranquillement. PER (e) de 3x et 0.25x la BV, ROE 7/8% en lecture rapide.
Retour sur Philip Morris à 61.20$. Après avoir vendu fin 2019 vers 86$, on rempile sur le "meilleur" cigarettier de mon point de vue, financièrement parlant.

20/03/2020 :
Vente de FDJ à 19.60 €, que je venais d’acheter (!) suite à la publication des impacts financiers du COVID. Je n’avais pas pensé aux compétitions sportives annulées… Clairement il y a de la sur-agitation de ma part et des achats parfois trop empressés, même si j’essaie de rationaliser les choses.
Bref j’y reviendrais mais à moins cher. Par pure chance je fais +4% sur cet A/R.
Achat à Graines Voltz, encore et encore, à 70 euros cette fois, après mes achats à 64 euros en janvier. Ici et en dessous, la société rassure sur son exercice 2019-2020 et l’impact du COVID, elle remet sur le tapis, la cotation en continu et d’après mes recherches cela pourrait aller très très vite, ça et le détachement du big dividende le 24 mars (soit mardi), cela fait 3 bonnes nouvelles en peu de temps, un petit package catalyseur dans ce marché dépressif…

J’ai une buy list énorme que j’essaie d’affiner, pas facile… Ca va finir en ETF!

AutoZone revient enfin à des cours acceptables, à suivre.

Voici une petite compile* historique sur l’impact des derniers krachs sur les indices, histoire de jauger où nous en sommes même si les crises ne sont jamais comparables.

*datas Yahoo Finances low/high en séance.

Pour le MSCI World j’ai regardé deux/trois ETF sur Yahoo mais pas trouvé quelque chose qui remonte assez loin, cela doit bien exister.



Sur ces simples chiffres on voit l’intérêt des indices le plus large possible…

Dans le journal Investir, l’actif net du CAC 40 est estimé à 3 240 points (3 500 points selon certains gérants).



Cela peut aider à estimer un point bas, même si encore une fois, les crises ne sont jamais comparables.

Bon dimanche !


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[+3]    #13 22/03/2020 14h05

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Bonjour à tous les deux et merci pour vos questions, toujours propices à utiles réflexions ! smile

Pas toujours simple de rester parfaitement rationnel dans ces moments d’extrême volatilité, source d’opportunités bien sûr, mais aussi de value trap et de regrets (aussi bien pour les value trap que pour les opportunités manquées!).

@Isild
Comme vous, j’ai remarqué ces dernières années que Graines Voltz baissait entre le versement du dividende et le S1.
Il est tout à fait possible que le scénario que vous envisagez se passe, et qu’il vaille mieux attendre pour renforcer (c’est ce que je voulais faire avant la COVID). Concrètement je n’en sais rien. smile

Maintenant il y a des catalyseurs à court terme dans un environnement apocalyptique donc j’ai décidé de renforcer quand même !

- nouveau paradigme sur la communication financière, plus charnue et plus positive
- passage en cotation continue : plus de facilité pour les institutionnels de rentrer sur le dossier.
- entrée dans certains ETF/indices ? Il faut creuser ce point !
- big dividende à très court terme
- faible impact du COVID à priori
- croissance européenne et fourchette haute entre 4/8% au S1
- leader français, bientôt européen ?
- valeur verte sur un secteur qui a de l’avenir en théorie
- valorisation est plutôt faible compte tenu des précédents points, PER de 10 environ (ok pas normatif à cause des reprises de provisions) pour un moat évident et une position de leader en croissance. Ceci est lié à la liquidité du titre, en fait elle cote au même multiple que d’autres boites moins qualitatives mais plus liquides et qui se sont pris -30/50% avec le COVID.

En mauvais points :
- S. Voltz semble capper le cours à 76/78 € avec ses ventes massives (bon il a bien le droit de prendre sa PV pour s’acheter des nouveaux outils de jardin après tout)
- le S1 devrait être pénalisé d’une base de comparaison défavorable (reprise de provisions l’an dernier)
- COVID et krach général
- pas de risques d’appro à court terme, mais cela pourrait arriver suivant les impacts du COVID
- quid de la dette avec l’acquisition allemande ?

J’en oublie sûrement mais voici ce que j’ai en tête rapidement.

Si le titre baisse à vrai dire je m’en moque je serai content de posséder ces parts* de toute façon ! (* pour le business et les résultats associés)

@tcheco : vous avez raison il y a sans doute de meilleures opportunités sur le marché !
Mais cela dépend du point de vue et de la confiance.

De ma fenêtre je suis très confiant sur GRVO à long terme, je suis l’entreprise depuis 2017 (c’est court pour certains, long pour moi) et pense la connaitre assez bien, surtout financièrement parlant, j’ai une assez bonne vision prévisionnelle des résultats, et ce malgré les arrangements comptables.

C’est une affaire de connaissance et de confiance envers un dossier.

Je sais que je suis en partie biaisé par ma plus value latente sur le titre.
Je me sens plus en confiance sur GRVO que sur des titres massacrés sur lesquels j’ai du mal à estimer l’impact du COVID ou même leur fair-value (voir mon retournement de veste sur Publicis début 2020). J’aurai préféré que Voltz se prenne les moins 30/50% comme tout le monde, j’en aurai acheté plus.

Une meilleure opportunité évidente selon moi c’était Claranova à 3 euros. J’ai été seulement partiellement servi à cause d’un moment d’hésitation…. Bref.

Enfin, j’essaie de me canaliser pour ne pas acheter massivement les tas d’opportunités que j’estime, car de manière totalement subjective et ignorante, je pense que les marchés baisseront encore davantage jusqu’à ce que les USA confinent massivement (3 Etats pour l’instant ?) et que l’épidémie ait atteint une taille plus importante chez eux. Si cela arrive, même si humainement je n’espère pas.

Penser ainsi est une forme de market timing, j’en ai conscience. Mais j’ai quand même fait de grosses emplettes ces dernières semaines, je ne joue pas le "all cash" au risque de rater le rebond. Il ne faut pas être trop radin.

D’ailleurs je n’ai bientôt plus de liquide, mais je "triche", j’ai deux demandes d’avances sur ASV* en cours, donc le liquide va venir, et j’ai un big crédit conso accordé vendredi, dont j’attends les papiers en début de semaine, j’espère que cela va aller car l’ensemble de ces liquidités représentent environ 50% de mon patrimoine boursier, un bel arsenal à venir ! J’en parlerai plus en détail quand j’aurais signé numériquement le crédit.

* je me méfie quand même, car ce sont des avances faites par courrier et les deux banques en ligne en question m’ont dit qu’elles ne traitaient plus les courriers 2 jours après avoir posté mes demandes… J’ai donc doublonné mes demandes par email mais pas sûr que ce soit pris en compte pour celle chez ING. Pour Fortuneo ça devrait aller. Ca va être long, ING par téléphone m’a annoncé plus de 30 jours de délai pour traiter les avances, en temps normal hors COVID ! Ce délai sera salvateur si les marchés continuent de baisser ! wink

@cricri : super l’offre d’avance de votre assureur à 0.95% ! Quelle assurance vie ?

Une des petites satisfactions de ce krach, c’est le test de sa psychologie.
Je suis exposé aux marchés actions à plus de 75% de mon patrimoine au dernier compteur, je me prends une taule mémorable, 2 ans de salaires en "fumée" et cela ne me fait ni chaud ni froid, je dors très bien et n’y pense pas quand je quitte le pc et "bourse.com".
L’important est d’être serein sur sa stratégie, son allocation d’actifs et son horizon de placement pour accepter la volatilité (et se rappeler qu’on possède des parts d’entreprises, c’est-à-dire des actifs productifs tangibles et incorporels de valeur, qui génèrent des flux!).

En 2011, peu après mes débuts, quand je me suis pris la crise de l’euro et la quasi faillite de Dexia, je perdais 2K€ sur le dossier et ça me rendait malade, je me suis gâché une semaine de vacances à l’époque ! Quelle c*nnerie, cela ne m’arrivera plus.

Bon dimanche à vous smile


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[+5]    #14 05/04/2020 14h51

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Une 1ère version de mon plan de renforcement à venir (si je finalise enfin ce prêt conso en cours…).



Investir 20% maintenant (CAC autour de 4 200), car ce serait dommage que le marché reparte sans 2ème démarque et donc dommage d’avoir 100% de cash (même si je n’y crois pas).
10% du cash sur des baisses supplémentaires de 5% du CAC.
30% du cash s’il atteint environ 3 300 points soit une chute de 45%. 30% d’un coup car ce niveau correspond aux fonds propres du CAC à peu près cf le magazine Investir dont j’avais posté le graphique ici.
Quand le marché valorise les 40 plus grosses entreprises du pays au niveau de leurs fonds propres (donc P/B = 1) c’est vraiment un point bas dans l’histoire et c’est que les investisseurs n’en attendent plus rien ou presque (ou qu’ils ne se rendent pas compte), c’est pour cette raison que je n’ai pas prévu de cartouches au delà de -55% sur le CAC, ce qui ferait déjà une décote de 15% sur capitaux propres, il me semble très peu probable d’aller au delà, je préfère mobiliser mon cash sur les paliers supérieurs quitte à rater cet éventuel point bas.

D’habitude je n’aime pas le CAC et je ne le regarde jamais, cette fois je l’ai utilisé pour plusieurs raisons :
1) Lorsque j’ai compilé les données indices des trois dernières crises, le CAC était toujours en dernière position (indice moins large et mouton des US).
2) Je suis assez nul aux US versus en France (perf de mon CTO Degiro vs PEA). Donc je vais probablement investir ce cash en France d’où un choix de mesurer les paliers de baisse ici.
3) Je n’ai à disposition que le graphique du CAC / fonds propres / crises. Et je n’ai pas envie de chercher les autres.

Un graphique sympa trouvé page 20 du doc :



Ce graphique, et la page 22 également, explique que fin 2017 on était bien moins valorisé qu’en 2007, car la part d’incorporels non comptabilisés dans les comptes (P/B > 1) était inférieure à celle de 2007. Ce constat était toujours valable au plus haut en 2020 (pour ceux qui parlent de bulle quand ils voient les indices au plus haut..).

Instructif également, la relative stabilité du taux de capital immatériel dans l’indice, ce qui signifie que l’indice grimpe surtout grâce aux bénéfices des entreprises qui le composent..


Trois magnifiques lectures à se remémorer de temps en temps
Newsletter de l’IH #90 | Oubliez la macro-économie, seuls comptent les profits
Newsletter de l’IH #51 | Relation entre profits et cours de bourse
Newsletter de l’IH #22 | Oubliez le rendement sur dividendes, seuls comptent les profits

Bon dimanche !

Dernière modification par bibike (05/04/2020 19h12)


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[+4]    #15 12/04/2020 12h48

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Bibike 27/02 a écrit :

Fin janvier, anticipant les résultats de Graines Voltz, j’ai dû vendre quelques lignes pour avoir de la liquidité : Gérard Perrier Industrie, BNP Paribas, Hexaom, I&E, SQLI, allègement de Genoway et d’Unibail. Le tout pour acheter des Graines Voltz à 64 euros, opération très bénéfique, je compte revenir plus tard sur les titres précités

Au final j’ai racheté depuis BNP, Hexaom, SQLI, Genoway et Unibail, toutes avec un discount plus ou moins important alors que Graines Voltz a monté dans le même temps ! Sacré veine sur switch de catalyseur, bien aidé pour le COVID.

Me reste Gérard Perrier Industrie à racheter, je ne vais pas le faire car après mise à jour de mon screener Excel, les fondamentaux se sont dégradés davantage que le cours et il y a mieux à faire sur le marché français maintenant contrairement à janvier 2020.
Eventuellement Gaumont et I&E mais je ne me suis pas décidé pour l’instant.

Investir 11-04 a écrit :

BNP Paribas affiche un solide ratio de fonds propres de 12,1% à fin 2019. Le dernier actif net tangible s’établit à 69,70 euros, laissant ressortir une forte décote du titre.

Dixit les multiples historiques sur Morningstar sur 10 ans la valeur s’échange en moyenne à un PER de 9.2 et un P/B de 0.68.
Pour le P/B cela donnerait un objectif de cours à 47.40 €. Soit un potentiel de 67%.

01/04/2020
J’ai acheté Gevelot pour une petite position. A 140 € la société blindée de cash comme GEA est une net-net grahamienne. J’ai calculé la VANN à 203 euros, la VANE à 229 euros et la VANT à 250 euros. Via PCM Pompes elle est liée au secteur Oil & Gas, donc sera probablement impactée par le prix du baril. Cela nous donne un upside de 45% rien que pour atteindre la VANN (avec un excellent bilan en marge de sécurité) et un potentiel de 79% sur la VANT mais cela j’y crois moins car tirelire sur patte = capitaux sous utilisés = valeur dépréciée par le marché.

03/04/2020
J’ai pu racheter Hexaom à 22.50 €, deux fois plus de titres que ceux vendus en janvier à 36.40 € pour faire de la place à Graines Voltz. GRVO a grimpé de 10% pendant qu’Hexaom m’a offert une remise de 38%. C’est un peu compliqué de parler valorisation puisque toute l’activité est à l’arrêt et que l’année va être pourrie. A ce prix on est en dessous de l’actif net par action estimé à 28.70 € sur ZB.

Ce jour je suis également entré au capital (c’est beau…) de Le Bélier à 29 euros. A ce prix on a un potentiel de 32% sur l’OPAS de Wencan. Il y a évidemment un risque de non-exécution. Merci icare pour la remise en lumière du dossier.

Achat de Vinci à 64.76 €. Une petite position, je n’ai pas cherché à valoriser. Ils ont un moat certain avec leurs multiples concessions. Par le biais de mon entreprise, nous sommes clients d’une de leur filiale et je peux vous assurer qu’on se fait allumer financièrement et malgré toutes nos contestations, notre taille et notre position de client unique nous n’arrivons à rien…

Achat de Focus Home Interactive : éditeur de jeux vidéos, secteur qui devrait profiter du confinement. Pas chère selon les suivis de notre ami oliv21. J’ai une autre cible sur ce secteur dont je parlerais la semaine prochaine si j’arrive à l’acheter.

Achat de Viel et Compagnie à 4.65 €. Pour profiter de la volatilité des marchés, on lit souvent sur ce forum d’acheter ABC Arbitrage et souvent c’est la déception en lisant les résultats. Donc je me suis dis vu le nombre d’ordres que je passe ainsi que les copains du forum, autant prendre un courtier. Le titre Bourse Direct n’a pas dévissé, donc j’ai pris Viel. Pas de calculs scientifiques, on verra bien.
Extrait de l’hebdo de ce weekend.



06/04/2020
Achat d’Airbus. Secteur décimé par le COVID, à juste titre, reste à définir si l’ampleur de la baisse est cohérent. Je n’en sais rien, alors qualifions cela d’achat spéculatif.

Achat d’Axa à 14.52 €. Après avoir vendu CNP en PV de 60%. On cote sous la B/V avec une décote d’au moins 40%, une ROE de 10% et à un PER de 5/6. Le secteur va évidemment souffrir du COVID.

La suite plus tard, bon appétit !


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[+3]    #16 13/04/2020 09h32

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J’ai oublié des achats sur mon CTO :
01/04/2020
Renforcement d’Alphabet / Google à 1105$, mêmes raisons que lors de mon achat initial.
Achat de Realty Income 46.44$. Toute petite position malheureusement. Comme SPG je ne me prends pas la tête, achat de la crème sur des plus bas.

06/04/2020 suite
Achat de l’ETF Lyxor ETF PEA RUSSIA (DJ Russia GDR) -C-. J’en ai parlé ici.
Mon "idée" c’est simplement que le marché boursier Russe est l’un des moins chers (le ?) de la planète et qu’en contrarian value je veux bien y mettre une pièce.
Cela reste un "pari" sectoriel sur le pétrole vu les entreprises composant la majorité de l’ETF.
Un retour au plus haut récent nous offrirait +55% environ.



Source.

Retour sur Publicis à 27.58 € après avoir vendu à 40.8 €. Malgré la concurrence des GAFA sur le secteur pub, c’est très tentant, la société versera son dividende* et tout le monde est en télétravail, j’espère un moindre impact du COVID. Le risque me semble bien moindre à 27 euros, on a un FCF yield estimé >11% sur les 3 prochaines années, PER de 6/7, levier de 1.3 / 1.5x.
*signe de confiance et de résilience en théorie.
Cela reste une petite position du fait du risque disruptif des GAFA.

Achat de Scor à 19.50 €, pour compléter le secteur avec Axa. Grosso modo ratios proches de ceux d’Axa, décote de 40% sur fonds propres, ROE 8/9%, PER 8/6…

Achat de Michelin à 80.60 €. En théorie un équipementier résilient grâce à la seconde monte et ses marques mondialement connues. FCF Yield de 7/8%, 4/5x l’EBITDA, PER <10, leverage 1x.

Achat de Serge Ferrari à 4€. Industriel dans les matériaux composites et matériaux de spécialités. Je n’y connais rien mais le quantitatif semble attractif.
FCF Yield 9/12/15%.
Petite position pour compenser mon incultisme.

Renforcement de Fountaine Pajot à 52 €. Secteur cyclique malmené par le COVID, j’espère que la croissance finira par repartir avec le même entrain que ce qui était prévu avant le COVID. Pas super serein alors petite position aussi.

07/04/2020
Achat du Lyxor ETF Australia à 31.46 €. Idée piquée chez Arnvald dont il convient de lire l’exposé directement.

09/04/2020
Achat d’une petite position de ViacomCBS à 16.59$, idée de vbvaleur. Les fondamentaux semble en inadéquation avec le prix proposé, et je connais pas mal de leurs contenus ce qui me rassure un peu sur ce qu’ils vendent. A creuser un peu pour vérifier les chiffres et estimer un potentiel. Morningstar valorise à 65$ COVID inclus soit +291%.

Vente opportuniste de toutes mes actions Genoway. Le cours s’envole de 70% en séance sans new apparente et enchaîne les suspensions de cours dans des volumes supérieurs à 51x la moyenne !
Je ne m’étonnerai pas d’une bonne nouvelle publiée dans le weekend (monnaie courante sur cette nano cap) mais systématiquement le soufflet retombe très vite. On verra bien, j’ai tout largué à 2.20 €. En 16 mois ma perte est de 4% contre +13% pour le CW8, cela aurait pu être pire vu comment la société a évolué. Je compte re-rentré si le marché m’en donne la possibilité (il faut que je recalcule à combien, mais ce sera sous 1.5€), sinon il y a des dossiers bien moins risqués sur le marché.
A noter que le soir même, le soufflet est déjà bien retombé à 2.00 € soit -21% sur le plus haut du jour.
Nota : Stanny dans la réputation d’oliv21, évoque un changement de gros actionnaires au capital qui pourrait expliquer le volume, donc peut-être pas de new à attendre, à suivre.

J’ai également vendu le solde de ma position Graines Voltz en plusieurs fois cette semaine.
Après épluchage des comptes 2019 j’ai remarqué une forte dégradation de la marge brute et donc de l’EBE/EBITDA, que je ne m’explique pas. Le tout étant masqué par les importantes reprises de provisions cette année, cela fait qu’en affichage on ne voit rien, ni sur le ROC ni sur le RN.
Bref, cela ne m’a pas plu du tout et cumulé avec les ventes du dirigeant + toutes les incertitudes à venir j’ai préféré vendre en attendant d’y voir plus clair.

En synthèse
1) on en a évoqué quelques risques sur cette file page 3.
2) ex div passé, un fort catalyseur à court terme disparaît
3) le stock de provisions pour reprise est plus faible que les reprises l’an dernier donc dégradation du résultat opérationnel obligatoire au prochain semestre.
4) baisse marge brute et marge d’EBITDA, pas de réponse du management à mes mails pour l’instant
5) management qui vend <80 avant l’ex-div
6) il ne se passe souvent pas grand chose entre deux semestriels
7) krach COVID en cours avec d’autres potentiels en théorie plus prometteurs
8) finalement la société sera probablement impactée par le COVID, plus qu’elle ne l’imaginait au départ
9) à ce sujet, il faudra surveiller l’évolution du poste clients au bilan de Voltz. Sur les comptes annuels avant COVID donc, le poste est passé de 21 à 27 M € versus 2018. +29% ! Avec le COVID, Graines Voltz va sûrement jouer les "banquiers" avec ses clients les plus fragiles. Un retour aux provisions pour risque réel ? Notons aussi la forte hausse du découvert bancaire sur les comptes annuels, qui passe de 6 à 18 M€.

Donc à court terme, vu le prix/valorisation (baisse de l’EBITDA donc de la valo..), les mauvais points l’emportent sur les bons points évoqués ici, surtout à cause de la baisse réelle des marges vs l’affichage.

Si on essaye de valoriser, fin 2019 on a une dette nette de 9.3 M€ (sans compter la croissance externe allemande post clôture) et un EBITDA de 8.3 M€.
Chacun prendra le multiple qui lui convient en fonction des perspectives de croissance et du maintien des marges à long terme (le plus simple restant de faire un DCF…)



J’espère pouvoir revenir sur la société à meilleur prix d’ici les semestriels peut-être, soit en y voyant plus clair sur la marge brute, soit à un prix avec plus de "marge de sécurité".
En un peu moins de 3 ans, ma plus value représente plus de 100 années d’abonnements aux Daubasses! Encore merci à eux pour la découverte de la société!
TRI 60,1% contre négatif pour un CW8. (ma formule TRI.PAIEMENTS ne fonctionne plus dans Excel sur les TRI négatifs donc je n’arrive pas à sortir le taux du CW8).

Concernant ma demande de crédit conso, j’en avais un peu parlé ici.

A la base je voulais commencer l’investissement immobilier locatif cette année, mais ce COVID offre de telles soldes en bourse et rend plus difficile le marché locatif (solvabilité des locataires, impossibilité de faire des transactions pour l’instant, peut-être soldes en 2021 ?), bref j’ai changé de destination à ma capacité d’emprunt.

J’ai obtenu une enveloppe correspondant à 40% de mon portefeuille boursier actuel (à rembourser sur 10 ans, non affecté).
Autrement dit j’espère vraiment une poursuite du krach, surtout que mes ventes de Graines Voltz et de Genoway m’ont offert 20% de liquidités que je vais pouvoir utiliser massivement et rapidement.
Même si le krach est terminé et que j’investis tout sur un ETF World au plus haut, vu la durée de remboursement je ne prends pas trop de risque pour compenser les coûts du prêt…

Malgré ce prêt, ma buy list est supérieure à mes futures liquidités ! Je vais probablement devoir acheter des ETF, notamment sur le NASDAQ ou le S&P, ce sera sûrement aussi simple que de racheter toutes les plus belles boites US. D’ailleurs ce serait l’occasion de placer ça sur PEA, plutôt que de m’enquiquiner avec du multi-lignes multi-dividendes sur CTO à l’étranger (et payer des impôts et PS…).

Avant qu’on ne me refasse la remarque, je n’encourage personne à emprunter pour investir en bourse, c’est du levier, c’est dangereux, parlez en à votre banquier, à votre femme, à votre chat, vérifiez vos capacités de remboursement, mangez 5 fruits et légumes par jour, et enfin ne sortez pas couverts mais restez chez vous !


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Favoris 1   [+7]    #17 02/05/2020 17h24

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Bonjour,

Je me suis amusé à modéliser quelques scénarios d’impacts du COVID pour voir si les soldes actuelles sont suffisantes ou pas.
Par exemple une entreprise qui ferait 9 M€ de FCF en année de référence (0) 5% de croissance durant 7 ans puis aucune croissance jusqu’à l’infini, le tout actualisé à un taux de 8%. (PS : peu importe la probabilité de ces hypothèses de base, c’est juste pour tester l’impact des variations).
Voici une copie d’écran des 9 premières années (qui va jusqu’à 77 ans, au delà l’actualisation fait que le flux ne vaut plus rien aujourd’hui).

La valeur d’entreprise via le DCF est de 148 M€ moins un EFN de 15 M€ cela fait environ 134 M€ de capitalisation, divisée par 1.37 M actions = 97.62 € par action

La même entreprise qui verrait une chute de son FCF de 90% en année 2020, puis qui reprendrait progressivement son d’activité pour récupérer le niveau pré COVID en année 6.


La valeur par action descendrait à 86 € soit -11.5% seulement. Avec de telles hypothèses on pourrait se dire que les soldes actuelles fonction des entreprises choisies, sont largement suffisantes (si leur cours avant le COVID reflétait une juste valorisation).

Pendant la crise, la prime de risque a probablement augmenté, on peut jouer sur le WACC en le passant à 9% et là la fair value par action tombe à 73.90 € soit -24.3%. Dans cette hypothèse, le WACC a donc, à priori, plus d’incidence sur la valorisation que la variation d’activité liée au COVID.

Augmenter le WACC pour compenser l’incertitude admettons, mais l’augmenter indéfiniment alors que les taux baissent encore cela me semble incohérent.

Avec le DCF on peut aussi modéliser l’impact d’une détérioration de l’EFN liée au COVID,
On peut vérifier également que plus l’entreprise est endettée à la base, plus la variation de sa valeur est importante pour une même variation d’activité (effet de levier financier).
Par exemple, si l’entreprise précitée avait 50 M€ de dettes nettes au lieu de 15 M€, sa fair value baisserait de 15.6% au lieu 11.5%.

Bref, le DCF est souvent critiqué, injustement à mon avis, c’est un formidable outil qui permet de visualiser l’impact de différentes hypothèses. Les ratios ne sont que des DCF simplifiés à l’extrême, aux hypothèses sous-jacentes invisibles.

La valorisation reste un art et non une science exacte, car l’avenir est par définition incertain. Mais c’est un art passionnant à travailler.

Au passage je remercie notre ami JeromeLeivrek, son article sur le DCF et l’échange constructif de ces derniers jours nous ayant permis d’explorer les méandres de la bête DCF.


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Favoris 3   [+3]    #18 02/05/2020 19h42

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Bien d’accord avec vous, Bibike, pour dire tout l’intérêt du DCF dans cet environnement incertain : la méthode DCF permet de modéliser facilement de multiples scénarios en jouant sur les différents paramètres, alors que les multiples (qui ne sont effectivement qu’une simplification du DCF, comme vous le dites) sont d’utilisation difficile dans ce contexte compte tenu de la forte incertitude sur le cash-flow de l’exercice en cours.

Pour moi, cette crise a été l’occasion de me rendre compte du niveau extrême de myopie de beaucoup de participants de marché (la "macro-inefficience" dont parle Samuelson), qui sont uniquement focalisés sur le prochain cash-flow annuel, alors qu’il ne représente dans un marché comme les USA ou la France, qu’environ 5% de la valeur intrinsèque d’une entreprise cotée ! En se focalisant uniquement sur ce seul paramètre, les "myopes" zappent totalement les cash-flows suivants (sur un horizon infini !), et aussi le dénominateur du calcul DCF - notamment le taux sans risque, fortement influencé par les actions de la banque centrale.

Même dans un scénario économiquement très destructeur, un choc de court-terme comme une pandémie ne peut pas justifier une baisse de 35% des indices, comme ce que l’on a vu en mars. Pour moi, le franchissement des -20% (l’impact maximal que j’avais estimé via une approche DCF) était un clair signal d’achat et j’ai agi en conséquence (forte augmentation du levier).

Pour mes scénarios, j’utilise différentes hypothèses sur les cash-flows 2020 et 2021 (mais il ne me semble pas crédible, de façon générale, que cette pandémie puisse avoir un impact notable au-delà de 2021 - sauf éventuellement pour des secteurs particuliers). J’utilise le niveau approximatif des taux obligataires souverains à 10 ans pour le taux sans risque, et les primes de risque actions estimées par Aswath Damodaran fin 2019 (5,2% pour les USA, 5,7% pour la France) et fin mars (6,0% pour les USA soit un impact de +80 points de base). Pour la croissance perpétuelle des cash-flows, je me sers de la croissance potentielle du PIB du pays en question comme référence.

La méthode DCF permet notamment d’estimer l’impact sur les valorisations intrinsèques des mesures de la banque centrale pour faire baisser le taux sans risque (baisse du taux directeur, QE) : l’impact positif de la baisse de 200 bps par la Fed, s’il était entièrement intégré dans le taux sans risque (ce qui est un processus très graduel), serait énorme, dépassant de loin l’impact négatif de la pandémie, même dans un scénario critique.

Je comprends bien ce que vous voulez dire par "peu importe la probabilité de ces hypothèses de base, c’est juste pour tester l’impact des variations" (vous voulez estimer les ordres de grandeur), mais à strictement parler, les hypothèses que l’on fait sur ces paramètres - taux sans risque, taux de croissance perpétuelle des cash-flows - ont justement un impact important sur les effets d’un choc temporaire comme cette pandémie :

- plus le taux de croissance perpétuelle est élevé, moins les cash-flows de court-terme pèsent dans la valorisation DCF, et moins l’impact de la pandémie est important : c’est ce qui explique à mon sens la bien meilleure résilience boursière des valeurs de croissance (GAFAM etc.) dans cet environnement

- moins le taux sans risque est élevé, moins l’impact de la pandémie sur les valorisations DCF est important : aux USA, la Fed peut avoir un impact très direct sur le taux sans risque US, car le risque de crédit souverain y est jugé (à tort ou à raison) faible ; en zone euro, la BCE a une marge de manœuvre plus faible, et surtout il y a un risque que la hausse de la dette publique de certains pays se traduise par une hausse de la prime de risque souverain, compensant le QE de la BCE. Cela explique peut-être l’impact manifestement plus important des mesures de la Fed sur les indices US, par rapport à ce qu’on observe en Europe.

Bref, le DCF permet non seulement d’estimer l’ordre de grandeur d’un choc sur les valorisations intrinsèques, mais aussi de réfléchir à la meilleure réponse à ce choc en termes d’allocation factorielle (croissance vs. value ou dividendes), sectorielle ou géographique.

Dernière modification par Scipion8 (02/05/2020 19h49)

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[+2]    #19 16/07/2020 16h03

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Suite et fin de mise à jour, mouvements du 25 mai au 15 juillet 2020

Buffett explique qu’il est difficile de prendre des 100 aines de bonnes décisions, et qu’avec Charlie ils se sont fixés pour objectif d’avoir une seule bonne idée par an.
Sans avoir la prétention de répliquer Buffett ou d’imiter l’inimitable, car cela sous-entendrait de concentrer son portefeuille avec conviction, cela m’a donné envie de faire les poussières dans le mien.

Avec plus de 100 titres en portefeuille j’ai mis en place une série de questions pour faire le ménage, en évitant de couper les fleurs et d’arroser les mauvaises herbes.
1) D’abord masquer les PRU et les PV/MV latentes pour ne pas se laisser influencer.
2) Regarder chaque titre et avec ma connaissance de son histoire et de son actualité, me demander :
a) est-ce que je préférerai posséder ce titre aujourd’hui dans l’environnement actuel ou bien un ETF World ou S&P500 ?
b) Ses fondamentaux sont-ils de telle qualité que je ne veux absolument pas m’en séparer ?
c) Cette entreprise me semble t’elle être tellement sous-évaluée qu’il est fort probable que la conserver soit plus rentable que d’arbitrer vers un ETF World ?
d) Ces fondamentaux sont-ils si pourris actuellement qu’il est peu probable que son parcours boursier puisse rattraper un bête ETF à 1 ou 2 ans ?

Avec ce type de questions, je tranche très vite et je me suis retrouvé avec 13 titres à vendre immédiatement (soit 7% de cash directement disponible), et quelques titres à réétudier pour décider.
Tout de suite cela permet de rapidement trouver du cash à employer sur de meilleurs dossiers ou à défaut le marché (mais pas rester liquide…).
Dans les titres que j’ai vendu immédiatement, 10 sont des daubasses (certaines en PV d’autres en MV), les trois autres ventes sont Keyrus (-64% en deux ans, la normalisation des marges par le haut me semble compromise), NRJ Group (-23% en 6 mois, il y a un risque de value trap important) et Viel & Compagnie (+11% en un mois et demi : la part de Bourse Direct dans les résultats est bien trop faible).

En procédant ainsi, et en achetant effectivement un ou des ETF avec les liquidités dégagées :
- je concentre* mes "meilleures idées théoriques" et je coupe mes mauvaises herbes (tout est relatif j’ai encore 98 titres hors ETF mais il faut savoir se débarrasser des boulets)
- je ne fais pas de market timing en gardant du cash
- je diversifie davantage avec un ETF, c’est plus simple, moins fastidieux à suivre (y’a rien à suivre, l’avantage de l’ETF est que l’on ne se pose pas la question de la divergence prix/valeur, on veut être investi dans le marché on le fait et c’est tout).
- je ne surestime pas mes capacités à essayer de surperformer le marché en concentrant excessivement mon portefeuille. Quand bien même je n’aurai qu’une seule ligne de conviction, l’ETF viendra diversifier pour limiter mon risque spécifique.
En théorie cela limitera aussi l’impact de mes mauvais choix en les coupant maintenant qu’en attendant une recovery que je n’aperçois même pas opérationnellement.

Maintenant que les mauvaises herbes sont arrachées, on continue les emplettes…

25/05/2020 :
Achat de Catering International Services à 9.40 € : un métier difficile qui souffre de la crise sanitaire mais une offre indispensable à l’activité de ses clients. PVL de 4%.

Achat de M6 à 8.90 € : j’ai longuement lorgné sur TF1, les deux proposaient des FCF Yield supérieurs à 10%, en utilisant le comparateur d’IH, M6 a de meilleures marges et rentabilité (MOP/FCF/ROE). Le potentiel sur DCF était aussi plus intéressant.  PVL de 12%.

26/05/2020 : suite aux discussions sur le forum sur les ETF Momentum, et étant toujours sous-ponderé aux USA et en dossier de qualité US (n’ayant pas les compétences de les sélectionner moi même), j’ai acheté quelques parts de l’ETF iShares Edge MSCI USA Momentum Factor UCITS ETF USD (Acc). On verra si l’expérience s’avère plus concluante qu’un ETF Nasdaq ou S&P500. PVL de 5%.

01/06/2020 : achat de Natixis à 2.04 €. Banque d’investissement démontée par la crise, même si ses pertes seront sans doute bien supérieures aux banques de réseau, cela est largement pricé avec un PER 2018/2019 de 4, 2021e de 7, et une décote sur fonds propres de 65%… PVL de 20%.

02/06/2020 : Renforcement de SergeFerrari à 6.56 € dans la descente post fièvre COVID. Mon PRU est d’environ 5.88 €.

Achat de BigBen à 12.72 €. Le titre de l’accessoiriste de jeux vidéos semble bien moins cher que son ex fille Nacon mais les perspectives de croissance sont bien différentes également. Je ne m’attarde pas trop sur la valeur de la participation de BigBen dans Nacon, c’est souvent que l’on rencontre ce type de décote sans pour autant que cela soit un catalyseur.

03/06/2020 : Renforcement de Focus Home Interactive à 23.30 €. PVL de 43% sur ce renforcement, 68% sur le titre, après la bonne publication annuelle fin juin + rachat d’un studio allemand.

08/06/2020 : Vente de mes actions préférentielles CBL Properties à 0.74$ en perte de 87%. L’entreprise qui n’était déjà pas en forme avant le COVID, fera possiblement partie des faillites ou des chapter 11 de la crise sanitaire. Elle manque le paiement d’un coupon obligataire le 15/06, le dividende de la préférentielle est suspendu depuis le dernier trimestre 2019, tous mes dossiers ayant un jour croisé le -87% ont finit en -100% sans exception et il n’y avait pas d’impact COVID. Pour une fois j’essaie de sauver quelques pièces, on verra bien l’issue.

Le reste du mois de juin est calme et consacré à l’encaissement d’un tas de dividendes.

01/07/2020 : achat de quelques titres Groupe Open à 9.65 €. Fortement décotée sur ses pairs, 4x le ROC N-1 de mémoire, j’espère pouvoir renforcer sur un repli du titre, mais au cas où j’ouvre quand même une petite position.

09/07/2020 : Renforcement de SergeFerrari à 6.08 €. L’entreprise retrouve la cave sous les fonds propres alors qu’on a un booster de ventes (j’espère) avec AGIVIR. On verra au premier semestre. Même sans cela, je valorise l’entreprise à au moins 12 €.

13/07/2020 : allègement de quelques ETF USA Momentum et de quelques titres Unibail pour acheter une daubasse sous OPRA avec un potentiel de 40% (malgré la hausse du titre de plus de 30% entre l’annonce et mon achat). Le genre de catalyseur que les daubasses attendent quand une entreprise est fortement sous-évaluée sur ses actifs. Si cela n’aboutit pas, on cote toujours sous la trésorerie nette et on possède une preuve concrète que le management fait quelque chose pour résorber la décote.

Walter Schloss a écrit :

Si une entreprise vaut un dollar et que je peux l’acheter pour 40 cents, quelque chose de bien pourrait m’arriver.

15/07/2020 : Vente de Le Bélier à 37.20 €. Le potentiel résiduel sur le prix de l’OPA est de 2.6% j’ai besoin de fonds pour renforcer des titres à plus fort potentiel. Plus-value de 28.3% en 3 mois et demi (CW8 à +22.6%). TRI de 141.7% contre 105.8% pour le CW8.

En théorie suivant l’humeur de mister market, les prochains titres que je souhaite céder sont Schneider Electric, Michelin, Vinci….


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[+5]    #20 21/08/2020 16h52

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Le cimetière du portefeuille


Depuis son ouverture le 24/09/2009 (une date bénie si je m’étais formé…..) j’en ai fais des bourdes, voici les plus belles, par leur ampleur, ou selon la manière dont elles m’ont marquées psychologiquement.

Dexia : La banque belge. Je me suis fait sortir lors de la recapitalisation, mes 470 actions ne valaient même plus une action nouvelle. -99.3% entre janvier 2010 et mars 2016. Environ 1 500 € de perte ce qui était énorme à l’époque. En 2011 je me suis gâché mes vacances avec le krach de la zone euro, cela m’avait rendu malade physiquement. C’est grave…

Les turbos : plus de 120 opérations sur ces produits dérivés mer*iques entre mai 2010 et août 2011, sur le CAC40 et le gold, en put ou en call : 1 537 € de pertes, difficile de calculer un pourcentage mais c’est mauvais. Encore une fois, une grosse somme à l’époque, environ 50% de mon CTO…

Affine : -10% (100 €) seulement mais… entre mai 2011 et février 2017, quand on voit le parcours du World en même temps, cela fait mal.

Auplata : la minière d’or bien dilutive, seulement 22% de pertes (713 €) d’après mes données entre avril et décembre 2010, j’en gardais un plus mauvais souvenir. Sans doute car la somme représentait un mois de salaire à l’époque et que mon capital de départ était de 6 000 €.

Archos : le fabricant français de téléphone mobile. -40% (205 €) entre août 2011 et avril 2012. Depuis ma vente elle a fait des étincelles avec -99.4%.

Adthink Media : entre janvier 2012 et nombre 2016. -63% (207 €)

Dans ces exemples, même si cela fait mal sur le moment, on voit l’intérêt de commencer la bourse en réel, très tôt, avec un faible capital, pour pouvoir faire des erreurs à pas cher. J’avais de très mauvais souvenirs de ces pertes, psychologiquement cela m’avait fait très mal à l’époque, mais j’avais 20 ans et je gagnais 800 € par mois. Aujourd’hui elles me paraissent dérisoires…

La somme de ces erreurs anciennes (non exhaustives) fait 4 262 euros.
Admettons qu’au lieu de faire ces dernières, j’avais placé cette somme (71% de mon portefeuille à l’époque), le 24 septembre 2009 sur un tracker World (92.80 €), j’aurai aujourd’hui 13 862 €. C’est le coût réel de ces erreurs.

On en revient aux fameuses règles de Warren Buffett.

WB a écrit :

Règle n°1 : ne jamais perdre d’argent - Règle n°2 : Ne jamais oublier la règle n°1.

Et plus récemment, depuis ma reprise plus active en 2017.

Tailored Brands Inc : une entreprise dans la distribution de costumes. Elle n’allait pas fort avant le COVID, ce dernier l’a achevé. La présence de Michael Burry au capital n’aura pas permis à la société de se restructurer à temps. Delisting et faillite : -96.9% soit 2 040 € entre novembre 2019 et août 2020.

Energold Drilling Corp : une daubasse vendeuse de pelle, qui a fait faillite et qui a fait l’objet d’une modification du process des daubasses, sur la prise en compte des stocks dans la marge de sécurité…
ENERGOLD – UNE FAILLITE ÉVITABLE ? -100% soit 2 094 €.

XYZ : une daubasse qui a été vendu à la liquidation du premier portefeuille, j’ai voulu gratter quelques %, résultat j’ai finis par vendre un an après en MV de 91% alors que j’aurai dû sortir à l’équilibre. (912 € de pertes). Le pire, c’est qu’elle a pris 256% depuis ma vente smile

CBL Properties : bien connue du forum. 87% de pertes sur la préférentielle entre octobre 2019 et août 2020 ("seulement" 700 € heureusement, un dividende encaissé a réduit l’ardoise). Le futur semble très dilutif pour les actionnaires restants, même pour les détenteurs de préférentielles. Egalement 233 € perdus sur l’action ordinaire entre 2017 et 2018 (-45%).

Si on peut constater des points communs entre ces entreprises, presque à chaque fois il s’agit de sociétés au bilan fragile, sans aucun avantage concurrentiel, avec sans doute une très faible part de marché, dans des secteurs sous tensions voir en déclin, voir même des désavantages (taille, profitabilité --, image de marque peu valorisante etc).
Dans ces cas, le marché est à posteriori assez efficient puisqu’en apparence, il sous valorise ces entreprises à l’instant T, mais à juste titre quelques mois ou années après.

Les bilans fragiles doivent être évités à tout prix, ou bien avec une très faible allocation car le risque est très élevé et dans ce cas, on accepte avoir acheté un ticket de loto (quoique pour l’instant j’ai zéro succès dans cette catégorie).

Les secteurs en déclin devraient en théorie être évités, sauf si un catalyseur probable est identifié (j’ai plein de supers résultats sur des secteurs pourris mais avec catalyseur..) et sauf si la sous-valorisation est si importante historiquement qu’un retour à la moyenne est probable sans catalyseur. Mais dans ce cas, la société devra faire partie des bons élèves de son secteur, sinon il y a un risque de value trap : une lente dégradation des fondamentaux qui finissent par justifier la valorisation.

Dernière modification par bibike (22/08/2020 22h44)


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[+2]    #21 22/08/2020 00h38

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@Loophey, au sujet de l’endettement, je n’ai pas de critère strict, et de mon point de vue, une erreur souvent commise est de raisonner en statique : PER à l’instant T sans tenir compte des perspectives de croissance, endettement année N (une année moche en EBITDA type 2020!..) etc. Il faut raisonner en dynamique, en tendance, sur plusieurs années.

Cela ne me dérange pas d’acheter un PER élevé s’il baisse rapidement dans les prévisionnels et que la puissance de la croissance à venir est compréhensible (je n’aurai jamais acheté Claranova sinon).

Même chose pour le leverage. Si une année semble trop leveragée, il faudra regarder qu’est-ce que cela représente en flux de financement sortant par rapport au cash-flow disponible, voir s’il y a des covenants ou un "mur de dettes" à venir. Voir aussi l’évolution de la rotation des stocks et des créances clients. Plus que le chiffre en absolu, à mon sens c’est la dynamique qui reflète davantage l’état du bilan.

Raisonner par secteurs/industries aussi, les REIT sont endettées par nature, on ne va pas comparer leur endettement avec celui de sociétés traditionnelles. Les sociétés de leasing sont aussi fortement leveragées, les sociétés d’ehpad également, car une partie de leur dette est "garantie" par les collatéraux immobiliers qu’elle finance.

On ne rembourse pas les dettes financières avec les capitaux propres, cela n’a éventuellement d’intérêt que pour les nanos caps qui peuvent avoir des covenants type gearing. Dès que l’entreprise rachète ses actions pour les annuler, elle va détériorer son gearing. Regardez le gearing d’Apple, est-ce que ce ratio à une once de pertinence dans ce cas ?



Lisez le cas Energold en lien dans mon précédent message. C’est très instructif. Ni le gearing ni le ratio de liquidité générale ne vous aurait protégé, car le loup était ailleurs. smile

Sans la renier, il me semble nécessaire de prendre de la hauteur sur une stricte application de l’école Graham (ce qu’a fait Buffett) et remettre les choses en perspective, à notre époque avec l’évolution de la comptabilité, des taux d’intérêts et de l’usage du capital par les entreprises cotées.

Dernière modification par bibike (22/08/2020 00h39)


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[+9]    #22 02/01/2021 00h30

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Clap de fin sur 2020 (…) et meilleurs vœux à tous !

Dans le détail par portefeuille :



Mon PEA surperforme le World cette année et en cumul sur 4 ans. C’est chouette de pouvoir le faire quasi exclusivement des valeurs françaises, sans techno, ni levier et sans concentration (presque 60 valeurs). C’est sans doute la chance du singe lanceur de fléchettes, mais cela me ravit.

Mon CTO Degiro me plombe une fois encore avec -9% : foncières US + quelques entreprises malades (2 faillites!) + des japonaises en parfaite santé mais à la valorisation japonisement basse + un levier qu’il a fallu réduire au mauvais moment pour respecter les exigences de marge, aucune raison rationnelle de vendre, juste pas le choix car pas d’apport pour compenser à ce moment là….

Mon "bac à sable" Interactive Brokers ouvert fin août et mis en mouvement fin septembre, fait +110% pour sa naissance smile. Ce n’est pas représentatif de mon potentiel talent de "caïd des bacs à sable" c’est juste le résultat de la concentration qui aurait parfaitement pu être dans l’autre sens (5/6 titres…)… Le broker est top niveau accès aux marchés, + prêt de titres rémunérateur et plutôt généreux sur le levier. Un très bel outil. Espérons que cela ne se dégrade pas en passant sous le pavillon irlandais.

Mon CTO Binck / Saxo est petit et à peu d’intérêt (2 foncières FR actuellement).

Cette étrange année se termine sur une valeur de part globale en augmentation de 21,3% (TRI +35.4%) contre +6,3% pour mon concurrent CW8, 15/16% pour le S&P500 et environ 45% pour le Nasdaq100.

Ce n’est pas mal, cela me permet de rattraper ma mauvaise année 2018 et la sévère correction sur les smalls qui avait sévit sur les marchés parisiens.

C’est d’autant plus agréable, que mon portefeuille n’est pas porté sur les modes du VE, les énergies vertes, la techs US, le SaaS de tout et n’importe quoi, les IPO délirantes etc. N’ayant pas trempé la patte dans le pot de confiture, mon portefeuille me semble bien moins risqué que si j’étais chargé sur ces thèmes aux valorisations incompréhensibles pour moi. Je sais jouer du DCF et du taux d’actualisation mais il y a des limites… wink
Entre un ETF Nasdaq100 en PEA + quelques titres Microsoft, je suis exposé pour 1.5% de mon portefeuille sur la tech US.

La performance de mon portefeuille n’est pas attribuable à une valeur en particulier, mes deux plus grosses pondérations Claranova et SergeFerrari, actuellement à 6% chacune de mon portefeuille, n’ont pas décollé donc mes convictions me pénalisent. ^^

Mention spéciale à Focus Home Interactive à qui je dois la plus importante contribution en € :  la PV latente représente 3% de mon portefeuille… J’ai acheté mes premiers titres en avril à 18.30 €, pyramidé à la hausse depuis… Comme beaucoup de titres.
Une bonne quinzaine de baggers cette année, mais à part ALFOC, les autres sont de micros positions dont l’impact est moindre.

En 2020, j’ai plus que doublé mon exposition aux marchés financiers. J’ai investi cette année plus que le cumul de mes investissements de 2009 à 2019…
Donc, au delà du pourcentage d’évolution de la valeur de part, c’est surtout la variation en euros qui me satisfait cette année.

Elle représente deux ans et demi de revenus salariaux. Même si cela ne sera pas reproductible chaque année, me dire que mon temps passé sur Bourse.com (clin d’oeil à Simouss) m’a permis de gagner plus que le prix auquel j’ai bradé mon temps contre de l’argent est particulièrement réjouissant.
Je ne sais pas combien d’heures j’ai passé sur les marchés financiers cette année, peut-être plus qu’au travail (en comptant les forums…), en tout cas le plaisir est incomparable.

Cette information me laisse songeur, la mécanique des intérêts composés commencent vraiment à avoir un bel effet bien sûr mais c’est surtout le "investir maintenant en masse" plutôt que demain qui a eu un énorme effet cette année.

En empruntant lors du creux de marché et en anéantissant ma capacité d’épargne pour de nombreuses années, j’ai sciemment fait le choix du market timing (que je ne pense pas être capable de faire dans l’autre sens par contre : en sortant du marché). Choix qui me semblait faiblement risqué compte tenu des prix offerts. Je crois que le déclic m’est venu avec Valeo : acheter une telle entreprise sous ses fonds propres, avec le catalogue produits qu’ils ont que ce soit en première ou seconde monte (j’en ai plein le garage et sur mes voitures*…), aussi cyclique que soit l’industrie cela m’a semblé invraisemblable. Un des baggers de l’année d’ailleurs.
*j’ai passé ma formation SFAF avec la femme de Peter Lynch et ses collants Eggs…

Mon portefeuille me semble avoir plus de potentiel de revalorisation que début 2020, mes entreprises sont également plus qualitatives, je me suis séparé de certaines activités qui me semblaient déclinantes à long terme (il y a encore du boulot..), et le marché a également fait le ménage pour moi en me gratifiant de deux faillites, Tailored Brands & CBL, je suis content d’avoir décidé de liquider mes positions à -90% passés, ce que j’ai récupéré s’apparente à des clopinettes mais c’est mieux que le zéro absolu si j’étais resté.

Les clopinettes ça génère aussi des intérêts composés à long terme, il ne faut pas cracher dessus.

Le plus important est de se rappeler le 1er conseil de Buffett qui est "ne pas perdre d’argent" donc éviter au maximum les entreprises qui ont un risque de faillite élevé, soit par la faiblesse de leur structure financière, soit par le déclin structurel de leur activité. Et quand on a malheureusement mis le pied dedans par péché d’optimisme, essayer de récupérer ses orteils, ça peut toujours servir.

C’est dans ses faillites que l’on voit l’oeuvre des crises économiques, les acteurs les plus faibles, qui auraient peut-être dû mettre la clé sous la porte un peu plus tôt, sont mis à terre très rapidement… Malheureusement pour tous leurs partenaires et parties prenantes, bien au delà des actionnaires.

Je vous souhaite une belle année 2021, dans vos vies personnelles surtout et aussi bien sûr dans vos investissements. wink

Dernière modification par bibike (02/01/2021 02h48)


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[+4]    #23 07/01/2021 10h06

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Bonjour, voici le détail de mon portefeuille au 6 janvier, vendu quelques titres en décembre, il me reste 97* titres (dont 2 ETF).
99 lignes car Unibail 2 fois dans deux enveloppes et même chose pour une daubasse.






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[+8]    #24 04/04/2021 15h01

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Une petite photo à la fin du T1.





Beaucoup de mouvements sur le trimestre, c’est la revanche du CTO Degiro, des daubasses japonaises qui marchent bien, Discovery, Viacom, Simon Property, Covestro… J’étais monté à 24% YtD mi mars avant le margin call d’Archegos (exposé à 3 des valeurs concernées).
Je continue de bénéficier de l’effet "vaccin" du fait de l’orientation majoritaire value/cyclique de mon portefeuille.

Sincèrement quand je vois le max draw down de Plastivaloire depuis 2017, et l’évolution des fondamentaux depuis cela me laisse dubitatif……… Bien content de n’avoir jamais vendu, comme sur Akwel, des valeurs allègrement renforcées depuis l’annonce du vaccin et la "rotation sectorielle" qui s’en est suivie. Prêtes pour un nouveau cycle d’expansion.

L’investissement boursier est reconnu statistiquement comme le plus rentable à long terme, et c’est sans tenir compte de l’irrationalité des marchés et de la manière dont l’investisseur particulier peut en profiter. A titre de comparaison cela me semble moins simple de trouver des investissements immobiliers qui se payent moins de 5 fois le flux annuels (sans travaux, sans effort comme pour acheter une action…). Pourtant c’est ce que les marchés boursiers nous offrent régulièrement…. Même si le flux est moins prévisible.

Je me force la main à concentrer mon portefeuille (pour faciliter le suivi et que les baggers aient de l’effet sur la valeur de part..) résultat me voici avec 80 valeurs (doublons déduits) dont une 20 aines de daubasses. Je vais avoir du mal à faire moins ^^ (j’aime tout le monde sad ) mais c’est déjà mieux que la petite centaine de valeurs détenues en 2020.

Dans le détail :



Dernière modification par bibike (04/04/2021 15h04)


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[+2]    #25 01/08/2021 10h33

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Grâce à Liberty84, que je remercie encore une fois smile j’ai pu vérifier avec la heat map d’IB les contributeurs de la performance de mon CTO IB ouvert en août 2020.



TRI de 247% d’après le rapport IB et valeur de part +263% d’après xlsPortfolio.



Comme écrit dans le message précédent, c’est bien Dillard’s (#Daubasses) qui fait la majorité de cette performance, suivie de près par Atkore et un peu plus loin Trulieve Cannabis. On retrouve également Westell pour 10% à l’ouverture du compte IB, même si la plus value en euros est faible comparée au trois précitées. Pour dire, le short sur McPhy a rapporté autant en euros que l’opération Westell, mais le portefeuille n’a plus rien à voir en taille entre les deux opérations. Tout le reste est négligeable et les Discovery sont même négatives (sur le compte IB, pas chez Degiro).

J’avais initié l’achat d’options call en début de mois sur Arcelor Mittal, présageant des résultats T2 de folie, ce qui s’est avéré être le cas (meilleur trimestre en 13 ans), j’ai fortement étoffé cette poche options durant le mois de juillet, jusqu’à en acheter le matin de la publication, le soufflet étant légèrement retombé depuis.



Même si les montants sont faibles ça fait toujours plaisir.
Maintenant la grande question, quand prendre mes bénéfices sur les échéances du 20 août ?! Sachant que Degiro n’exerce pas automatiquement les options (et qu’il faut avoir du cash de toute façon). Y’a t’il un intérêt à vendre le jour de l’échéance ? La veille ? Sans tenir compte des éventuelles fluctuations de cours d’ici là, comment vont évoluer la valeur temps (en théorie vaut de moins en moins) et la volatilité implicite (elle je n’en sais rien) ? Il faut que je réfléchisse à cela.

Le mois a été volatile avec 8% de pertes en gros mi juillet avant de finir le mois avec une valeur de part en hausse de +2.0% contre +1.9% pour le CW8.

Dernière modification par bibike (01/08/2021 11h47)


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