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[+6]    #1 28/11/2016 22h35

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La fiscalité en Suisse est à trois niveaux:
- Niveau fédéral (le même dans toute la Suisse)
- Niveau cantonal
- Niveau communal (un pourcentage de l’impôt cantonal)

Entre la commune la moins chère du canton le moins cher et la commune la plus chère du canton le plus cher, l’écart peut être de 1 à 5 pour un bon salaire et une fortune un peu conséquente.
De nombreux simulateurs sont disponibles sur internet.
En attendant vous pouvez lire l’article ci-dessous qui vous donnera un éclairage général

Le montant de vos impôts selon les cantons

En Suisse, la charge fiscale est extrêmement variable. Certains cantons sont intéressants pour les familles, mais beaucoup moins pour les célibataires, et vice-versa. Selon notre classement, la charge fiscale peut ainsi varier du simple au triple, voire au quadruple.
Ne vous êtes-vous jamais demandé en remplissant votre déclaration fiscale si vous payiez plus ou moins d’impôts que la moyenne suisse? Car cela saute aux yeux: les différences sont énormes. Mais cela se complique lorsque l’on souhaite approfondir la question. S’il est vrai que les impôts sont systématiquement très faibles (Zoug et Schwyz) ou très élevés (Neuchâtel et Jura) dans certains cantons, dans la majorité des cas, la charge fiscale dépendra fortement de votre situation familiale.
http://blog.migrosbank.ch/app/uploads/1426587112/ratgeber_steuern_grafik1_fr.jpg
On constate des différences importantes entre cantons. La comparaison montre la charge fiscale pour un célibataire et pour une famille avec deux enfants sur la base d’un revenu brut de 100 000 francs (valeur médiane cantonale). Par exemple, le canton de Genève est onéreux pour les célibataires mais avantageux pour les familles.
Le graphique représente le montant d’impôts global pour un revenu brut de 100 000 francs: Genève compte ainsi parmi les cantons où la charge fiscale est la plus élevée pour les célibataires, avec un impôt de 17 000 francs (valeur médiane). En revanche, une famille avec deux enfants y paierait à peine 3000 francs d’impôt. Genève se retrouve ainsi à la deuxième place parmi les cantons les moins chers de Suisse pour les familles.
Le Tessin, le Valais et les Grisons sont également chers pour les célibataires, mais intéressants pour les familles.
C’est tout le contraire à Obwald, qui fait partie des cinq cantons les plus intéressants pour les célibataires, alors qu’une famille y paye presque trois fois plus d’impôts qu’à Genève, ce qui place ce canton en 20e position au classement national. Dans les cantons de Berne, Vaud, Soleure, Jura et Neuchâtel, la charge fiscale est également élevée pour les familles (cf. graphique).
Les graphiques suivants présentent le classement fiscal des cantons pour les célibataires et les familles. Les personnes mariées sans enfant constituent une troisième catégorie. Les chiffres se basent toujours sur un revenu brut de 100 000 francs. Outre la médiane, ils indiquent également la fourchette entre la commune la plus chère et la commune la moins chère de chaque canton.
http://blog.migrosbank.ch/app/uploads/1426587196/ratgeber_steuern_grafik2_fr.jpg
Charge fiscale (médiane) pour un célibataire et pour une famille avec deux enfants, avec un revenu brut de 100 000 francs (impôt fédéral, impôt cantonal et impôt ecclésiastique).
http://blog.migrosbank.ch/app/uploads/1426587181/ratgeber_steuern_grafik3_fr.jpg
http://blog.migrosbank.ch/app/uploads/1426587159/ratgeber_steuern_grafik4_fr.jpg

Charge fiscale (médiane) pour un célibataire et pour une famille avec deux enfants, avec un revenu brut de 100 000 francs (impôt fédéral, impôt cantonal et impôt ecclésiastique).
Conclusion: Les chiffres font ressortir les disparités fiscales de la Suisse. Sans oublier les prescriptions en constante évolution, notamment concernant les déductions accordées aux pendulaires, le pilier 3a ou la formation continue, qui pourraient prolonger cette liste à l’infini. Retrouvez donc ici nos 50 conseils fiscaux pour vous aider à vous y retrouver dans votre déclaration fiscale.

Source: Le montant de vos impôts selon les cantons - Banque Migros

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[+1]    #2 28/11/2016 23h40

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C’est un excellent résumé, bravo dom67… j’ai vécu un peu plus de 2 ans à… Neuchâtel (l’un des cantons les plus taxés en effet). De nombreux collègues puis amis suisses m’ont initié aux méandres des règles suisses très très variées selon les cantons. Vous aurez deviné à la lecture de la prose de dom67 que selon le canton, parfois la notion de part fiscale n’existe même pas (d’où certains cantons avec une fiscalité supérieure à la France si on est une famille de 4… mais bcp moins si on est célibataire).

En fait, la Suisse est (de loin) le pays le plus décentralisé au monde (d’autant plus amusant que c’est un petit pays ). Même les USA sont moins centralisées. On ne devrait d’ailleurs jamais dire "j’ai vécu en Suisse mais j’ai vécu dans le canton X".


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#3 04/12/2016 10h26

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Boujour , au sujet des dividendes en Suisse d’actions Suisse , comment sont-ils imposés pour un résident Suisse ?
J’ai lu quelque part qu’ils sont imposables en tant que revenu et qu’il y’a un impôt anticipé prélevé avant distribution par le courtier . Peut-on récupérer cet impôt si nos revenus sont faiblement imposées à 15% par exemple ?

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[+1]    #4 04/12/2016 10h53

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Effectivement, les dividendes et tout revenu sur valeurs mobilières sont imposés en Suisse au même taux que le salaire.

Concrètement, vous êtes imposés sur le montant brut du dividende même si vous touchez le net de votre broker. Le broker quant à lui retient le 35% sur les valeurs suisses (mais il retiendra un montant calculé à un autre taux sur valeurs étrangères conformément aux différents accords bilatéraux avec pays concerné) qu’il verse à l’administration des finances.

En tant que contribuable suisse vous pourrez déduire les impôts retenus à la source (le 35%) de votre facture d’impôts totale. Concernant les montants retenus sur valeurs étrangères et la recupération de ceux-ci, c’est plus compliqué car il faut envoyer de la paperasserie aux différents fiscs des pays concernés et vous êtes remboursés a posteriori.

Le taux de retenue avait été fixé il y a belle lurette. Il est délibérément haut pour inciter le contribuable à déclarer ses revenus. Car le fisc n’a pas d’accès direct aux données bancaires et il est facile d’"oublier" de déclarer (sans instruction juridique, mandat, etc, pas d’infos donnés au fisc). Rassurez-vous, les choses sont quand même bien faites en Suisse: au cas où de fortes sommes sont cachées et vous voulez les faire réapparaitre (achat d’une maison) le fisc vous tombe dessus assez facilement. En cas d’héritage, c’est encore plus facile pour eux!

Le secret bancaire c’était avant tout un concept inventé par les Suisses pour les Suisses!

Dernière modification par stockjunkie (04/12/2016 11h10)

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[+1]    #5 04/12/2016 15h23

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Bonjour,

Juste un point de détail. La comparaison entre cantons est bonne, mais il faut préciser qu’il y a aussi des règles d’impositions pour les résidents de certains cantons travaillant dans d’autres cantons, et que certains cantons sont parfois difficile d’accès.

Zug, par exemple, a un taux de logements vacants (condition nécessaire pour s’y installer) très très bas. Le taux est attractif, mais le ticket d’entrée peut être un peu difficile.

vbvaleur a écrit :

J’ai lu quelque part qu’ils sont imposables en tant que revenu et qu’il y’a un impôt anticipé prélevé avant distribution par le courtier.

L’impot anticipé fonctionne, grosso modo, comme le PLF : il est prélevé par avance, sur un taux relativement important (35% du revenu brut assujetti à l’IA), puis réintégré dans le calcul de l’imposition normal. Si votre imposition est inférieure, vous récupérez la différence par déduction sur votre IR, voire par remboursement effectif (remboursement avec intérêt légal soit dit en passant).

Mais si vous voulez ne pas déclarer, vous pouvez ne pas le faire, et conserver l’imposition à 35% !

Pourquoi ne pas déclarer ? Par exemple, sur Vaud, les déclarations sont accessibles à tous. Si vous voulez "cacher" vos revenus, vous laissez certains revenus en imposition anticipée, donc absents sur la déclaration consultables par vos voisins.

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#6 04/12/2016 15h38

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Un autre gros detail, pas d’imposition sur la plus value en suisse. Par contre les avoirs sur les comptes sont imposables me semble t’il (un genre d’isf)

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#7 04/12/2016 15h42

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oliver68

Il y’a un impôt sur la fortune different selon les cantons , par exemple pour Vaud :

www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organis … 012_14.pdf

Dernière modification par vbvaleur (04/12/2016 15h44)

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#8 04/12/2016 16h40

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xazh a écrit :

Pourquoi ne pas déclarer ? Par exemple, sur Vaud, les déclarations sont accessibles à tous. Si vous voulez "cacher" vos revenus, vous laissez certains revenus en imposition anticipée, donc absents sur la déclaration consultables par vos voisins.

Non non, ne pas déclarer c’est avant tout intéressant pour ne pas payer d’impôts sur la fortune. Vous perdez le 35% sur les dividendes suisses, certes, mais 0% sur dividendes UK, 15% canadiens, 26% italiens, etc.

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#9 04/12/2016 16h47

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Stockjunkie pouvez vous préciser un peu plus svp je veux être sur de comprendre parfaitement .

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#10 05/12/2016 10h44

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stockjunkie a écrit :

Non non, ne pas déclarer c’est avant tout intéressant pour ne pas payer d’impôts sur la fortune. Vous perdez le 35% sur les dividendes suisses, certes, mais 0% sur dividendes UK, 15% canadiens, 26% italiens, etc.

Je donnais un intérêt, je n’ai jamais dit que c’était le seul. Mais si vous trouvez que c’est le principal intérêt, il va falloir me justifier que c’est la raison pour laquelle les suisses en général défendent cet IA bec et ongles, alors que peu sont concernés par votre hypothèse d’imposition de dividendes étrangers.

Il me semble que, comme vous l’avez dit, c’est avant tout le sacro saint secret suisse qui présente à nos yeux la raison essentiel de ce mécanisme : l’Etat n’a pas à connaitre la valeur de nos avoirs financiers, l’IA protège cela et si cela doit couter quelques pourcents de plus, tant pis, au moins le secret de nos avoirs sera maintenu.

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[+1]    #11 05/12/2016 17h26

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Vous avez raison, peu sont concernés par les dividendes d’actions étrangères…encore que…Mais beaucoup sont concernés par la question de déclarer ou pas une partie de sa fortune. Si vous ne déclarez pas, vous ne payez pas d’impôts sur la fortune mais le revers de la médaille est que vous ne pouvez pas récupérer la retenue d’impôts (le fameux IA) lors de votre déclaration puisque cette fortune n’existe pas.

L’impôt anticipé de 35% est une incitation pour pas mal de ménages à déclarer sa fortune et ainsi pouvoir récupérer l’AI car la fortune est imposée a un taux relativement bas et surtout les dividendes seront imposés comme tout autre revenu sur la somme brute au TMI du ménage qui est généralement bien inférieure à 35%.

Je pense que le jour où il y aura un échange automatique d’informations entre fisc cantonaux, confédération et banques, ce taux de 35% n’aura plus lieu d’être.

@vbvaleur: si vous ne déclarez pas votre fortune vous ne pourrez pas récupérer la retenue sur dividendes suisses comme expliqué plus haut mais vous ne perdrez rien sur dividendes UK puisqu’il n’y a pas de retenue entre le UK et Suisse (hormis les REITS UK où la retenue est de 20%). Pour le Canada on perdra 15%, etc.

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#12 19/01/2018 19h40

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Bonjour,

N’ayant pas trouvé de réponse claire à ma question, je la poste ici;

Résidant actuellement en France, je possède deux compte-titres (Binck et Degiro) ainsi qu’une assurance vie, il est possible que dans un avenir proche je sois amené à déménager en Suisse pour y travailler, je serai donc résidant fiscal Suisse, qu’en est-il de la fiscalité pour ces comptes? Imposés en France ou en Suisse? Entrent-ils également en compte pour le calcul d’impôts sur la fortune en Suisse).

J’ai un peu de mal à m’y retrouver avec tout ce que j’ai lu.

Merci par avance.

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[+1]    #13 19/01/2018 22h38

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Les comptes titres seront comptabilisés dans votre fortune (si vous les déclarez…).
Pour l’assurance vie, j’imagine que c’est pareil mais j’ai un doute.

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[+2]    #14 19/01/2018 23h03

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mahx a écrit :

qu’en est-il de la fiscalité pour ces comptes? Imposés en France ou en Suisse? Entrent-ils également en compte pour le calcul d’impôts sur la fortune en Suisse).

Tout d’abord vous devez savoir dans quel canton vous allez résider. Les lois fiscales diffèrent d’un canton à l’autre. Quand vous le saurez, allez sur le site dédié du canton ou vous trouverez beaucoup de réponses.
A savoir également qu’au départ, vous aurez un permis B et serez donc, sauf exception (souvent salaire >120kCHF ou très grosse fortune), imposé à la source. Dans ce cas vous êtes tranquilles pour vos placements français car pas de déclaration à faire.
Passé cinq ans, vous aurez un permis C (de résident) et devrez faire votre déclaration annuelle de revenus. Tous vos revenus (français et suisses) seront imposés à l’IR et tous vos placements (français et suisses) subiront l’impôt sur la fortune, le tout toujours selon les lois et barèmes de votre canton de résidence.

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#15 20/01/2018 09h33

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Merci à vous deux,

Concernant le canton, il s’agira de celui de Neuchâtel, mais l’information n’est pas claire au sujet des comptes titres étranger sur le site du canton ainsi que dans la convention fiscale.

Effectivement permis B au départ, mon revenus sera <120000 CHF.
Donc mes comptes devront être déclarés en Suisse pour les revenus ainsi que pour la fortune (>50000 CHF) via la taxation complémentaire.

J’avais oublié que je possède aussi un bien immobilier loué en France:

Convention fiscale a écrit :

Revenus des biens immobiliers (art. 24 et 6 convention fiscale franco-suisse)
Les biens immobiliers (article 24) et les revenus provenant des biens immobiliers (article 6) sont en principe imposables dans l’État où ces biens sont situés (principe du lieu de situation).

Font notamment partie des revenus provenant de biens immobiliers : les revenus provenant de la location, de l’affermage et de la vente d’un bien foncier. La définition détaillée des revenus provenant de biens immobiliers relève du droit national respectif de l’État où sont situés ces biens immobiliers.

Donc concernant les revenus locatifs, déclaration en France.

Prévention de la double imposition (art. 25)
Lorsque l’Etat de résidence est la Suisse, les revenus sont exonérés d’impôt dans l’Etat de résidence, lorsque la France dispose sur ceux-ci du droit d’imposition. Ces revenus sont cependant soumis en Suisse à une réserve de progressivité : pour le calcul du taux d’imposition, les revenus totaux (intérieurs et extérieurs) sont additionnés, et le taux ainsi déterminé est appliqué aux seuls revenus imposables en Suisse.

En revanche d’après cet article, mes revenus déjà imposés en France influeront sur le "Revenu déterminant pour le taux" sans être imposable en Suisse.

Pour résumer, si j’ai bien tout compris:

-Revenus locatifs français imposables en France, mais entrent dans les "Revenu déterminant pour le taux" sans être imposés en Suisse.
-Revenus capitaux imposables en Suisse, pas de déclaration en France.
-Impôt sur la fortune basé sur l’ensemble de mes avoirs mobilier (comptes titres, assurance vie…) et immobilier (pour 80% de la valeur d’achat dans le cas d’un bien étranger à la suisse) après déduction des dettes.

Reste à voir si mes courtier tolèrent la situation.

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[+1]    #16 21/01/2018 22h00

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mahx a écrit :

-Revenus locatifs français imposables en France, mais entrent dans les "Revenu déterminant pour le taux" sans être imposés en Suisse.

Oui, si le fisc vous demande de remplir une déclaration.
Dans mon cas, je n’ai du remplir une déclaration réduite qu’à partir du moment ou j’ai demandé à pouvoir bénéficier de déductions pour cotisations au 3ème pilier.

mahx a écrit :

-Revenus capitaux imposables en Suisse, pas de déclaration en France.

Pas de déclaration en France mais prélèvement à la source sur vos dividendes.

mahx a écrit :

-Impôt sur la fortune basé sur l’ensemble de mes avoirs mobilier (comptes titres, assurance vie…) et immobilier (pour 80% de la valeur d’achat dans le cas d’un bien étranger à la suisse) après déduction des dettes.

Oui pour les avoirs mobiliers. Pour les 80% de la valeur d’achat sur l’immobilier, je n’ai pas l’information. Le fisc est de manière générale conciliant si l’indication de valeur est réaliste.

Si vous êtes anglophone, il y a un très bon forum qui traite de toutes les problématiques des expats en Suisse. 
English forum Switzerland

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#17 22/01/2018 16h13

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Ma copine est domiciliée actuellement chez ses parents en France et travaille depuis maintenant 4 ans dans le Canton de Genève (frontalière avec nationalité Suisse et Française).

Elle vient d’apprendre qu’elle va être licenciée dans 3 mois (durée du préavis de licenciement).

Elle ne souhaite pas s’inscrire à Pôle Emploi et donc y percevoir le chômage en France comme toute frontalière dans son cas.
Elle préfère aller se domicilier en Suisse afin de percevoir le chômage de l’Office Cantonal de l’Emploi car elle pense qu’elle retrouvera ainsi plus facilement un nouveau travail et percevra aussi une meilleure indemnité chômage qu’en France (+-70% contre +-50%).

Savez-vous si le système du chômage fonctionne comme celui de l’assurance maladie ?
Pour l’assurance maladie : dès le 1er jour de domiciliation à Genève on bénéficie de l’assurance maladie LAMAL au lieu de la CMU.
Donc pour le chômage : est-ce qu’elle percevra aussi le chômage à Genève dès son 1er jour de domiciliation ?

Je vous remercie d’avance pour vos réponses. Et désolé pour la teneur de ce post qui peut paraître "grippe-sou" mais elle et moi sommes très anxieux par rapport à la situation et nous voulons faire du mieux possible…


Il en faut peu pour être heureux… et se satisfaire du nécessaire !

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#18 22/01/2018 18h47

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dom67 a écrit :

Oui, si le fisc vous demande de remplir une déclaration.
Dans mon cas, je n’ai du remplir une déclaration réduite qu’à partir du moment ou j’ai demandé à pouvoir bénéficier de déductions pour cotisations au 3ème pilier.

D’accord, alors j’attendrai sagement qu’ils viennent à moi.

dom67 a écrit :

Pas de déclaration en France mais prélèvement à la source sur vos dividendes.

Prélèvement à la source pour la Suisse je présume.

dom67 a écrit :

Oui pour les avoirs mobiliers. Pour les 80% de la valeur d’achat sur l’immobilier, je n’ai pas l’information. Le fisc est de manière générale conciliant si l’indication de valeur est réaliste.

J’ai trouver l’info des 80% de la valeur d’achat pour les biens immobilier étranger dans la notice du canton de neuchatel.

dom67 a écrit :

Si vous êtes anglophone, il y a un très bon forum qui traite de toutes les problématiques des expats en Suisse. 
English forum Switzerland

merci pour les infos.

Dernière modification par mahx (22/01/2018 21h36)

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#19 31/01/2018 21h18

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HakunaMatata a écrit :

Elle vient d’apprendre qu’elle va être licenciée dans 3 mois (durée du préavis de licenciement).

Elle ne souhaite pas s’inscrire à Pôle Emploi et donc y percevoir le chômage en France comme toute frontalière dans son cas.
Elle préfère aller se domicilier en Suisse afin de percevoir le chômage de l’Office Cantonal de l’Emploi car elle pense qu’elle retrouvera ainsi plus facilement un nouveau travail et percevra aussi une meilleure indemnité chômage qu’en France (+-70% contre +-50%).

Savez-vous si le système du chômage fonctionne comme celui de l’assurance maladie ?
Pour l’assurance maladie : dès le 1er jour de domiciliation à Genève on bénéficie de l’assurance maladie LAMAL au lieu de la CMU.
Donc pour le chômage : est-ce qu’elle percevra aussi le chômage à Genève dès son 1er jour de domiciliation ?

L’OCP (Office Cantonal de la Population) ne va pas voir cela d’un bon très bon œil pour son permis B (pas de contrat de travail valable car il arrive à échéance prochainement) : Risque potentiel de refus de délivrer le permis car une des conditions principales est de ne pas être au chômage ou à l’aide sociale …

De plus, économiquement parlant elle va devoir habiter à Genève, donc loyer bien au dessus de la norme Française.

Elle sera aussi automatiquement affiliée à la Lamal qu’elle devra payer (en tous cas CHF 300 par mois pour le minimum obligatoire, sans mutuelle) ; Alors qu’elle ne paierait plus de cotisations CMU si elle est au chômage en France.

Les démarches auprès de l’office compétent pour le chômage seront aussi probablement difficile (dépendant du permis B, preuves de résidence sur le territoire Suisse avec contrôles éventuels, etc.).
Si elle a moins de 35 ans, elle pourra aussi être assigné à n’importe quel job par le chômage, même en dehors de sa branche.

Bref, je ne suis pas sur qu’au niveau financier ce soit une décision très rentable.

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#20 31/01/2018 23h24

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Bonsoir ElliotAlderson,

Pour ne pas "polluer" ce fil, j’en ai créé un autre plus spécifique :
Frontalier : fonctionnement de l’indemnisation chômage en Suisse ?

Pour vous répondre, (comme mentionné dans mon premier message), concernant le déménagement, elle a la double nationalité, donc aucun problème de permis G, B ni C…

Sur le coût de la vie, OK tout est + cher sur Genève mais elle compte y rester le temps de trouver un travail, puis retourner habiter en France une fois terminé sa période d’essai.

Oui elle sera affiliée à la Lamal, mais encore une fois, pour la durée d’habitation dans son appartement qu’elle louera à Genève.
Par exemple, si elle va habiter Genève et y reste vivre 1 an (le temps de retrouver un travail et de passer la période d’essai) puis re-déménage en CDI pour retourner vivre chez ses parents en France (ou emménager chez moi en France aussi) alors le coût "exorbitant" Lamal + loyers hors de prix ne concernera qu’une seule année donc une durée assez courte.

Les démarches auprès de l’office compétent pour le chômage seront je pense aussi probablement difficile qu’en France (avec contrôles éventuels, etc. pour les 2 pays).
En France, elle devra aussi accepter 2 offres d’emploi "raisonnables" qui peuvent être très éloignées de chez ses parents (et de moi). Alors que Genève ne fait pas 20km de long ni de large…
Si elle retrouve un travail mal payé (ex. 3000 chf par mois, le chômage Suisse lui donnera la même rémunération que son salaire actuelle (ex. 5500 chf) durant la période de 2 ans de droit au chômage, est-ce le cas en France ?

Par contre, je ne savais pas qu’en ayant moins de 35 ans, elle pourra aussi être assignée à n’importe quel job par le chômage, même en dehors de sa branche !
Vous voulez dire par là qu’un employeur prendrait le risque d’embaucher une salariée dans une branche dans laquelle elle n’a jamais travaillée et n’a aucune expérience ?!?! (avec un risque de travail de mauvaise qualité, risque de dépression avec arrêt maladie si le travail ne plaît pas du tout, etc…) ?


Il en faut peu pour être heureux… et se satisfaire du nécessaire !

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[+1]    #21 03/02/2018 10h46

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Bonjour,

En effet j’étais parti du principe que votre amie était uniquement Française, mais si elle a la nationalité Suisse alors effectivement tout sera bien plus simple.

Concernant l’attribution d’un job en dehors de sa branche, j’ai fait une légère erreur, l’age est de 30 ans ou moins (et non pas 35) :

UNIA : Guide du jeune chômeur a écrit :

La loi fixe des limites précises et décrit ce qu’est un travail convenable, par exemple:
-il doit être conforme aux usages professionnels et locaux et, en particulier, satisfaire
aux conditions des conventions collectives ou des contrats-type de travail (pas de
sous-enchère salariale)
-il ne doit pas me faire me déplacer plus de 2 heures à l’aller et 2 heures au retour (en
transports publics), de mon domicile à mon lieu de travail,
-il ne doit pas exiger de moi que je me tienne à la disposition de mon employeur pendant
plus longtemps que le temps de travail garanti (travail sur appel),
-si j’ai moins de 30 ans, je dois désormais accepter un emploi même s’il n’est pas en
rapport avec l’activité que j’exerçais précédemment.

-….

De l’expérience que j’ai avec mes connaissances et mes clients Suisse, ce n’est cependant pas souvent le cas (après j’imagine que tout dépend du conseiller sur qui vous tombez, des efforts qui vous fournissez, etc.)

En espérant que cela ai pu vous aider.

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