Suivez les discussions sur : Twitter Facebook RSS   Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter : Newsletters   Utilisez la recherche :
PlanèteMembres  |  Mission

Forums de la communauté des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies sur l’investissement patrimonial pour s’enrichir, générer une rente et atteindre l’indépendance financière

Invitation Vous n'êtes pas identifié : inscrivez-vous pour échanger et participer aux discussions de notre communauté !

Information Nouveau venu dans cette longue discussion ?
Flèche Consultez une sélection des messages les plus réputés en cliquant ici.

Favoris 1   [+10]    #1 02/12/2016 11h37

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   553  

Bonjour,
J’avais du temps à perdre hier j’ai donc créé un google sheets qui regroupe mes différents courtiers, et qui me permet de présenter mon portefeuille.

PTF - Google Spreadsheets

J’ai une approche essentiellement value, basée sur l’analyse fondamentale (c’est en partie mon métier). Je n’utilise pas de screeners, mes idées d’investissement viennent généralement du newsflow zonebourse/binck, du calendrier des dividendes de tradingsat, de positions de fonds small caps, de discussions sur HFR, et, rendons à César ce qui est à César, de notre hôte pour les REITS US & Canadiennes

On notera que c’est sur mes plus grosses convictions que je suis le plus en moins-value, donc soit j’ai raison trop tôt, soit je suis vraiment mauvais big_smile Il est vrai que le Brexit n’a pas aidé pour EZJ et HWDN.
Pas de vraie exposition aux US pour cause de USD & indices très hauts, soit la recette pour se prendre -30% sans rien faire. Evidemment je pense ça depuis 1 an et les 2 n’ont fait que monter, donc bon big_smile

Niveau performance, j’ai investi les 3/4 progressivement sur les 15 derniers mois, et je ne suis pas la VL (je fais ça avant tout pour "m’amuser" et m’occuper pendant un congé sabbatique)
J’ai versé 116k sur le PEA dont je dirais 95 depuis août dernier, maintenant valorisé à 129 (je n’ai pas mis le cash dans le fichier). Et dans le lot il y a quelques lignes que j’ai vendues d’un CTO pour les racheter dans le PEA (ACA, Euler, NEO…) donc leur PRU est "faux"
Sur le PEA-PME ouvert en août dernier j’ai versé 41.5 et je suis à 47.5
Le CTO j’ai versé 48.2 depuis février et en net je suis à 49.8 (j’ai 27k de positions à crédit) mais la perf est faussée parce que j’ai vendu des lignes de mon CTO Binck pour les racheter sur Degiro

Dernière précision, ce fichier ne reprend pas mes différentes AV pour environ 90k, dont environ 40% est en UC

Mots-clés : actions, diversifie, portefeuille, small caps

Hors ligne Hors ligne

 

#2 02/12/2016 12h15

Membre
Réputation :   99  

J’ai un peu de mal a comprendre votre stratégie, et notamment le fait de posséder des lignes de 100€ quand on a comme vous un portefeuille de 200K€…

Pour easyjet je suis confiant sur cette valeur, c’est ma plus grosse position et elle va forcément rebondir dans les mois à venir avec le rebond de la livre.


you can't climb the ladders of success with your hands in your pockets

Hors ligne Hors ligne

 

#3 02/12/2016 12h38

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   553  

Queenstown a écrit :

J’ai un peu de mal a comprendre votre stratégie, et notamment le fait de posséder des lignes de 100€ quand on a comme vous un portefeuille de 200K€…

Ayant remarqué que je n’avais pas un sens du timing extraordinaire, j’investis par tranches de 500€. Sauf conviction forte, je préfère limiter l’exposition à un titre à 1000-1500€, car je préfère découvrir plutôt que suivre. Certaines lignes sont donc encore en construction, notamment sur le PEA-PME où j’attends l’OPA sur Maurel & Prom pour dégager du cash.
Les seules lignes à 100€ sont celles de Solocal, qui, si vous regardez le % de MV, ont démarré bien plus haut. Je les garde, parce qu’à ce niveau-là, à quoi bon les vendre ? Et c’est un rappel d’une erreur de jeunesse

Hors ligne Hors ligne

 

#4 10/06/2017 16h11

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   2261  

Stratégie comparable de mon côté :

- je prends position sans trop hésiter pour 1k€ sur les actions qui m’intéressent, pour ne pas avoir de regret si elles s’envolent ;

- je ne cherche pas à optimiser le market timing (très difficile à mon avis), j’investis dans le marché selon mes rentrées financières ; j’ajuste simplement les pondérations dans mon screener (dividendes, croissance, valorisation…) selon les circonstances de marché, notamment pour ne pas payer trop cher des actions dans un marché en forte croissance ;

- j’ai des objectifs de lignes de 20k€ (4% du portefeuille cible) pour mes valeurs de fond de portefeuille / très fortes convictions (big caps uniquement), de 5k€ pour mes autres fortes convictions, et de 2k€ pour les autres valeurs.

Hors ligne Hors ligne

 

#5 28/07/2017 08h31

Membre
Réputation :   13  

Bonjour corran, vos prises de position sur des titres qui m’interessent m’ont amene ici !

Sur votre feuille Google, a quoi correspondent les codes couleurs sur les fonds de cellule? J’ai beau chercher, je ne vois pas…

C’est un choix de ne pas prendre de snapshot mensuel? Il y a sur le deuxieme onglet des releves quotidiens, j’imagine que c’etait un peu fastidieux a rentrer a la mano.

Hors ligne Hors ligne

 

#6 30/07/2017 14h21

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   553  

Bonjour Zaalman,
Si c’est vert, c’est que je souhaite éventuellement renforcer
Si c’est saumon c’est que je souhaite plutôt alléger
La 2ème page ne correspond à rien, c’est juste une requête google finance.
Je ne fais pas de suivi mensuel car en fait cela m’intéresse peu, je ne regarde pas mon patrimoine au global, juste l’évolution des titres pris individuellement

Hors ligne Hors ligne

 

#7 09/08/2019 15h17

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   907  

Plus de reporting ? big_smile
Dommage wink


Parrain pédago pour Bourso, Binck et Bourse Directe. Meduse Paris :)

Hors ligne Hors ligne

 

#8 09/08/2019 18h28

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   553  

Je ne vois pas trop l’intérêt, si vous voulez suivre l’évolution du portefeuille et la watchlist, la feuille est toujours en ligne wink

Hors ligne Hors ligne

 

#9 09/08/2019 20h17

Membre
Réputation :   18  

La partie ’AV’ de votre fichier semble inactive ou en tout cas, sans liens fonctionnels; arret du portefeuille ou suivi separe ?

Hors ligne Hors ligne

 

#10 09/08/2019 20h41

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   553  

Il n’y a pas de partie AV dans le fichier
Comme le fichier ne fait pas apparaître les liquidités

Hors ligne Hors ligne

 

#11 09/08/2019 20h48

Membre
Réputation :   18  

Lignes 287 a 346 mentionne AV pourtant ? En MP si cela est plus simple.

Hors ligne Hors ligne

 

#12 09/08/2019 21h11

Membre
Réputation :   44  

Merci pour le partage de votre portefeuille que je découvre.
Je trouve votre portefeuille bien ficelé.
J’avais un soucis avec Google Finance qui ne me ramenait pas les valeurs a un instant T car je conservais tout l’historique et ca devait faire trop de requete. Je pense l’adapter et faire un calcul de PRU moyen comme vous avez fait.

Suivre autant de valeur demande pas mal de courage ! Félicitations.

Hors ligne Hors ligne

 

#13 09/08/2019 21h29

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   553  

LooKooM a écrit :

Lignes 287 a 346 mentionne AV pourtant ? En MP si cela est plus simple.

J’ai une ligne de titres vifs en AV, elle est reportée là
Tout ce qui est en-dessous est une watch list

Hors ligne Hors ligne

 

#14 15/12/2019 08h28

Membre
Réputation :   54  

Merci pour un tel partage.

Votre portefeuille est très impressionnant, cela ne doit pas être facile de suivre autant de valeurs.
c’est une bonne idée d’y joindre la calcul de l’IR pour avoir un rendement net pour chaque action.

- Avec du recul vous auriez privilégié quel type d’actions et support ?
- Malgré l’imposition pensez vous qu’il soit intéressant de placer en CTO par rapport aux grand choix d’actions même si le PEA n’est pas plein ? ou bien mieux vaut il remplir ses poches en priorité vu la fiscalité avantageuse ?
- Avez vous chiffré le rendement total de tous vos portefeuilles (PEA, PEA-PME, CTO…) en pondérant selon la valeur de chaque ligne  ?


PARRAINAGE : BINCK, DEGIRO, ING, BOURSORAMA, MES-PLACEMENTS.FR - MESSAGE

Hors ligne Hors ligne

 

#15 15/12/2019 10h12

Membre
Top 20 Réputation
Réputation :   907  

Oui Corran fait preuve d’une transparence absolue et son fichier Google sheet est impressionnant (à la fois les valeurs bien sûr mais aussi d’un pur point de vue mise en forme).


Parrain pédago pour Bourso, Binck et Bourse Directe. Meduse Paris :)

Hors ligne Hors ligne

 

#16 03/12/2020 19h18

Membre
Réputation :   73  

Bonsoir corran,

J’ai une approche essentiellement value, basée sur l’analyse fondamentale (c’est en partie mon métier)

En lisant vos posts récents j’ai l’impression (peut être à tort) que vous adoptez un style plutôt qualité/croissance avec un critère prix qui n’est pas nécessairement prépondérant dans vos décisions.

Est ce que depuis 2016 vous avez réorienté vos réflexions et votre style d’investissement et si oui qu’est ce qui vous a amené à le faire?

Bien à vous

Hors ligne Hors ligne

 

Favoris 1   [+2]    #17 03/12/2020 20h15

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   553  

Oui j’ai changé mon fusil d’épaule, particulièrement cette année, d’une part parce que le marché ne veut plus de value, même si j’ai eu de très belles performances de recovery en 2019, d’autre part, parce qu’après avoir connu 2 soubresauts (novembre-décembre 2018 et mars 2020) dont je pensais qu’ils ramèneraient les multiples très élevés à des niveaux plus raisonnables car il y aurait prise de conscience du risque inhérent à l’investissement en action (qui de 2009 à 2018, en tout cas aux US, n’était qu’une ligne droite vers le ciel) tandis que les multiples bas le resteraient, c’est exactement l’inverse qui s’est produit. Je prends donc acte, et je m’adapte.
Globalement, je suis maintenant GARP, ou en tout cas GNAASP (growth not at a stupid price), et je n’investis pas dans une société qui ne dégage pas du CF opérationnel positif, ou alors qui en est très près.

J’ai complètement abandonné le PER, qui, avec l’évolution des normes comptables et particulièrement aux US, ne donne aucune indication pertinente, et je regarde VE/EBITDA (EBITDA retraité des loyers et des stock compensation expenses), VE/OCF ou VE/FCF en fonction des sociétés, avec le critère pour les sociétés en forte croissance que VE/CF = 30 soit atteignable dans un futur proche (Y+3 ou 4) en projetant la croissance actuelle et le levier opérationnel, soit une prime de risque de +-3%. Plus la valorisation est élevée, plus je suis exigeant sur ce critère.
Pour les caps <500M, et a fortiori <100M, je peux être moins strict car c’est du pocket change pour un acteur établi qui souhaiterait s’acheter de la croissance ou tuer en amont une potentielle concurrence, particulièrement dans le software. C’est pour ça que j’ai investi les yeux fermés sur Bambuser malgré un x8 du cours depuis le début de l’année, par exemple, parce qu’une EV de 150M et une croissance à 4 chiffres, ça paiera toujours.

Je profite de mon passage sur ma propre file pour dire que le fichier googlesheets n’est plus du tout à jour

Dernière modification par corran (04/12/2020 14h19)

Hors ligne Hors ligne

 

#18 03/12/2020 22h23

Membre
Réputation :   54  

Bonjour corran et merci pour vos infos.

Je suis désolé mais j’ai pas mal de questions car j’essaye de comprendre votre analyse

Si j’ai bien compris vous trier vos entreprises de croissance avec le ratio VE/EBITDA, VE/FCF ou VE/OCF.
Votre VE/CF doit etre égal ou supérieur à 30.

- Comment arrivez vous à trouver ces données ? j’ai regarder sur Zone bourse mais il manque le OCF et CF et il y a souvent des manque pour des petites entreprises
- Vous fixez vous des valeurs pour chaque ratio ou cela sert de comparaison entre les entreprises d’un meme secteur ?
- Pour projeter la croissance actuelle vous arrivez à trouver un site avec les rapports trimestriels récents ? Vous calculer une pente sur l’année pour simuler l’avenir ?
- Qu’appellez vous "levier opérationel " ?

- Enfin comment valoriser vous une entreprise de croissance ?

- Dernière chose pour Bambuser -->        BAMBUSER AB (PUBL) : Données Financières Prévisions Estimations et Attentes | BUSER | Zone bourse
Sur Zone bourse on a un FCF négatif actuel et en prévision, une dette sur Ebitda importante, des résultats nets négatifs, une marge d’exploitation à -100 % par contre le CA augmente de 2-2,5 en prévisionnel.
Je trouve que se sont de très mauvais fondamentaux non ?


PARRAINAGE : BINCK, DEGIRO, ING, BOURSORAMA, MES-PLACEMENTS.FR - MESSAGE

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #19 03/12/2020 22h41

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   550  

Bonsoir Gandolfi,

Si j’ai bien compris vous trier vos entreprises de croissance avec le ratio VE/EBITDA, VE/FCF ou VE/OCF.
Votre VE/CF doit etre égal ou supérieur à 30.

Non c’est l’inverse, Corran cherche des VE/… inférieurs à 30 et non supérieurs. Il s’autorise à les prendre au dessus (donc plus cher) si la croissance de l’entreprise est suffisament forte pour ramener le ratio sous 30 en peu de temps.

Comment arrivez vous à trouver ces données ? j’ai regarder sur Zone bourse mais il manque le OCF et CF et il y a souvent des manque pour des petites entreprises

ZoneBourse trace les VE/ EBITDA passés et projetés à 3 ans en se basant sur le consensus de croissance des analystes. Pour le CF, il faut le calculer soit même mais ce n’est pas très compliqué. L’EV est donnée dans les tableaux du haut et le FCF dans ceux du bas de page.

Qu’appellez vous "levier opérationel " ?

Je suppose que c’est le leverage = dette/EBITDA

Hors ligne Hors ligne

 

Favoris 1   [+1]    #20 03/12/2020 23h06

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   553  

Je complète la réponse de MrDividende.
Le levier opérationnel, c’est la capacité à faire croître le résultat plus rapidement que le chiffre d’affaires. Cela part d’un constat assez bête, qui est que toute société supporte 2 types de coûts : des coûts variables, et des coûts fixes. Plus les coûts d’une entreprise sont fixes, plus la croissance du chiffre d’affaires bénéficie aux résultats. Bien sûr, les coûts fixes ne sont jamais réellement fixes (ils le sont par paliers pour des raisons organisationnelles), mais plus le taux de marge brute du business est élevée, plus la croissance des profits est exponentielle par rapport à la croissance du CA.

Pour chaque entreprise que je screene (sur zonebourse 99% du temps, c’est de loin le meilleur site pour ça), je consulte les derniers rapports financiers disponibles, et, surtout, les commentaires du management, pour jauger le niveau de bullshit exposé et le degré de maquillage/habillage des chiffres. Je suis trilingue français-anglais-italien, je maîtrise l’espagnol et le néerlandais, je peux donc aller à la source de 95% des sociétés cotées dans le monde occidental (si une entreprise nordique ne publie pas en anglais et que je n’arrive pas à déchiffrer les commentaires, je passe par google translate). J’y passe rarement plus de 5 à 10 minutes.

Pour Bambuser, le résumé du dernier rapport trimestriel

First nine months (January – September 2020)
Net sales rose during the first nine months by +657% YoY and amounted to SEK 17.270 million (2.280)
Total revenues: SEK 21.738 million (2.920)
EBIT: SEK -22.141 million (-13.973)
Net income: SEK -22.185 million (-14.040)
Earnings per share: -0.13 SEK (-0.21)
Cash flow from operating activities: SEK -20.002 million (-14.042)
Cash at the end of the period: SEK 349.411 million (23.478)

Third quarter (July – September 2020)
Net sales growth accelerated in Q3 of +1486% YoY and amounted to SEK 10.107 million (0.637)
Total revenues: SEK 12.203 million (1.158)
In Q3, Live Video Shopping drove 90% of Bambuser’s revenue – a proportion that continues to climb each month
End of Period MRR: SEK 2.3 million
EBIT: SEK -9.218 million (-4.270)
Net income: SEK -9.231 million (-4.290)
Earnings per share of -0.06 SEK (-0.06)

Le business model :

Bambuser’s business model consists of three parts: one initial fee billed at the start of each contract
plus two streams of MRR - a monthly subscription fee (SaaS) for the right to use the product and a
usage fee. Once our customers scale the use of our technology, we believe that the MMR from the
usage fee will likely represent the majority of our revenue

C’est du soft en SaaS, avec une marge brute de 95%. Donc chaque $ de revenu incrémental c’est quasiment $1 de profit additionnel.

C’est une société qui part de quasiment zéro, elle doit muscler son organisation pour répondre à la coissance, il est donc tout à fait normal qu’elle fasse des pertes. Néanmoins, quand on affiche une telle croissance, et ce n’est pas un épiphénomène (0% de churn), je n’ai aucun doute que la rentabilité sera trouvée.
Je cite la CEO :

When we decided to build Live Video Shopping on top of Bambuser’s proprietary
live-streaming technology about one year ago, this was driven by the influence of
the fast-growing live e-commerce trend in China and our strong belief that this is
the future of retail. Looking back one year from the start of our journey, I am
happy to say that Bambuser is the leading live-video-shopping-provider in the
Western world.
Since the launch of our Live Video Shopping product, we have managed to sign some of the largest retail companies in
the world. The demand is constantly growing from retailers in different sectors and territories. We have identified the UK
and the US as our key markets due to the high e-commerce penetration as well as the actual demand. Therefore, it is
satisfying that we have opened our first international offices in London and New York, which will follow by further
expansion into other important markets. The world may be global, but nothing beats the presence and support we can
give our customers locally.

Mon pronostic, c’est qu’ils se feront racheter par Farfetch ou Shopify. Et à 250M€ d’EV au cours actuel, c’est que dalle pour elles.

Pour la valorisation des sociétés en croissance, j’ai une "rule of thumb" de ce que je suis prêt à payer en partant de la croissance du profit (cash flow) :
- +10% => VE/CF = 20
- +20% => VE/CF = 30
- +30% => VE/CF = 40-50
Au-delà, ou si la société n’est pas encore rentable ou très peu rentable, je retombe sur la règle que j’ai édictée plus haut, qui VE = CF(t+3/4) +-= 30
C’est pour ça par exemple que la valorisation de Tesla ne me fait pas peur ; a priori, le FCF de Tesla en 2022 pour un gros million de véhicules vendus devrait être $15-20B, soit une VE/FCF = 25. Ce n’est ni bullesque, ni démesuré, c’est juste le reflet de la capacité de Tesla à gagner de l’argent (en 2020 déjà, et en 2022 encore plus justement par levier opérationnel) sur chaque véhicule vendu. Si entre temps finalement les ventes plafonnent ou retombent à cause de la concurrence, eh bien il sera temps de vendre.

Dernière modification par corran (03/12/2020 23h22)

Hors ligne Hors ligne

 

[+5]    #21 04/12/2020 00h50

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   553  

Puisque cette file est destinée à vivre malgré moi et que j’étais en train de les passer en revue, je vais vous parler des sociétés qui vous livrent des kits de repas à domicile.
Si vous avez suivi les success stories boursières de l’année en Europe, vous avez certainement entendu parler d’Hellofresh, dont le business model est de livrer des kits de nourriture brute accompagnés de recettes pour les utiliser.
Vu le désastre économique qu’a été Blue Apron, je croyais ce business structurellement non rentable. En fait, Hellofresh a trouvé l’équilibre opérationnel au Q3 2019, ce qui a commencé à faire frémir le cours, amélioration plus que confirmée à la pré-annonce des comptes annuels 2019, qui a confirmé que chaque dollar incréméntal ramené par HFG ramenait plus de profit que le dollar précédent, le fameux levier opérationnel.
C’est un business de volume (plus vous livrez de personnes dans une zone, moins chaque livraison individuelle coûte, plus vous livrez, plus vous achetez, meilleures sont vos conditions d’achat etc), où le coût d’acquisition client doit être mesuré pour rester significativement inférieur au customer lifetime value, c’est-à-dire le profit généré par chaque client tant qu’il reste client chez vous (ceux qui vous quittent sont mesurés par le churn rate). C’est cette équation que Blue Apron n’avait (et n’a toujours pas) su résoudre. HFG a démontré qu’ils savaient faire, malgré un churn rate probablement élevé (vu qu’ils ne le publient pas, sinon croyez-moi qu’ils s’en vanteraient à chaque prés/press release).

Là-dessus arrive une pandémie mondiale, qui turbocharge les inscriptions et les commandes, et transforme HFG en véritable machine à générer du cash (120M€/quarter vs 20M€ lors des 2 derniers quarters de 2019), ce qui lui permet de consolider ses positions par croissance externe et de financer l’entrée de nouveaux marchés sans s’endetter ou recourir à des augmentations de capital.
Non seulement le nombre de clients explose, mais le nombre de commandes augmente plus vite que le nombre de clients, ie chaque client commande plus, alors qu’on pourrait s’attendre, du fait de l’afflux massif de nouveaux clients, à une dilution de ce chiffre (cas typique d’un client qui essaie parce que confinement, commande 1 ou 2 fois, puis arrête parce qu’il n’est pas satisfait ou simplement passe à autre chose, comme retourner dans les restaurants qui ont rouvert ou refont du take away). Cela laisse supposer que la base client ne va pas s’éroder lorsque le monde émergera de la pandémie, puisque les nouveaux clients sont satisfaits.

Tout cela m’amène à vous parler de deux autres sociétés qui sont sur le même créneau, et ont aussi profité du boost corona, ce qui leur a permis à toutes les deux de passer cette année le seuil de rentabilité opérationnelle. Ces 2 sociétés sont leaders sur leur home market (Canada et Australie), conservent une valorisation très raisonnable en absolu (l’équivalent de 350M€), leur cours ayant fléchi suite aux annonces de vaccins, et même en relatif (on est sur du 30x l’EBITDA 2022 pour du 30-35% de croissance annuelle), et sont donc des cibles de choix pour HFG, dont l’acquisition serait immédiatement relutive (vous gardez les clients et vous virez tout le reste en intégrant ces clients dans vos opérations existantes).
Je vous présente donc :

- Le québécois Goodfood Market, coté à Toronto (pas de double cotation mais dispo en OTC, ticker GDDFF). Exercice décalé 2020/2021, CA prévu 350-400M CAD, marge d’EBITDA 2-3%. Uniquement présent sur le marché canadien, propose une offre d’épicerie en plus des kits repas.

- Le faux australien Marley Spoon, coté à Sydney (faux australien car c’est en réalité une société allemande, eh oui évidemment c’est un copycat à la sauce Rocket Internet). Présent en Australie, donc, mais aussi aux US et en Allemagne/Benelux/Danemark/Suède, en concurrence frontale avec HFG. Un peu plus petite que GFM (250M AUD de prévisionnel sur 2020, 116M au 30/06), marge d’EBITDA pour l’instant symbolique mais en forte amélioration séquentielle. Une récente AK par placement privé, pourtant sans décote, pour financer le développement est très mal passée, provoquant une chute du cours de 30% (moment où je me suis positionné car elle est apparue dans le top/flop de mon site de référence pour la cote australienne, marketindex.com.au). L’annonce du vaccin Pfizer lui a donné un nouveau coup de massue (-20%), depuis le cours végète autour de $2 AUD avec un momentum court terme encore baissier.

Enfin et en complément, Nestlé est aussi en embuscade, qui vient de racheter Freshly, 10 fois plus petite que HFG et de taille comparable à GFM ou MS, pour une EV/S d’un peu moins de 4. HFG et MS cotent un peu moins de 2, GFM 1.4.

Je suis évidemment actionnaire des 3, avec une surpondération forte sur HFG, qui en plus d’être leader est aussi moins chère du point de vue des ratios.

Ecrire ce message m’a pris 4 fois plus de temps que d’analyser et prendre la décision d’investir sur ces 3 sociétés smile

Dernière modification par corran (04/12/2020 11h33)

Hors ligne Hors ligne

 

#22 04/12/2020 03h23

Membre
Réputation :   55  

La marge est brute est vraiment très impressionnante chez HFG à 65%, contre 47% pour Marley Spoon et 30% pour Goodfood (chiffres provenant de TIKR à confirmer). Probablement un effet volume, mais je ne pensais pas que ce business pouvait générer de telles marges!

Hors ligne Hors ligne

 

#23 04/12/2020 07h11

Membre
Réputation :   54  

Merci beaucoup pour votre réponse. Cela m’aide à screener les sociétés et me guide pour faire mes choix. Je comprends que vous avez une très bonne formation en analyse de fondamentaux et bilans pour les lire aussi rapidement

C’est pour ça par exemple que la valorisation de Tesla ne me fait pas peur ; a priori, le FCF de Tesla en 2022 pour un gros million de véhicules vendus devrait être $15-20B, soit une VE/FCF = 25. Ce n’est ni bullesque, ni démesuré, c’est juste le reflet de la capacité de Tesla à gagner de l’argent (en 2020 déjà, et en 2022 encore plus justement par levier opérationnel) sur chaque véhicule vendu. Si entre temps finalement les ventes plafonnent ou retombent à cause de la concurrence, eh bien il sera temps de vendre.

Je ne trouve pas du tout les memes chiffres que vous sur Zone bourse pour Tesla. On est plus sur du VE/FCF = 130 à horizon 2022.
TESLA, INC. : Données Financières Prévisions Estimations et Attentes | TSLA | Zone bourse

Le levier opérationnel, c’est la capacité à faire croître le résultat plus rapidement que le chiffre d’affaires. Cela part d’un constat assez bête, qui est que toute société supporte 2 types de coûts : des coûts variables, et des coûts fixes. Plus les coûts d’une entreprise sont fixes, plus la croissance du chiffre d’affaires bénéficie aux résultats. Bien sûr, les coûts fixes ne sont jamais réellement fixes (ils le sont par paliers pour des raisons organisationnelles), mais plus le taux de marge brute du business est élevée, plus la croissance des profits est exponentielle par rapport à la croissance du CA.

- Pour ce levier vous etes vous fixé des valeurs ou regarder vous l’évolution d’une année sur l’autre  ?

- TESLA passe d’un leverage 13 en 2017 à -0,72 en 2022 (estimé). Cela veut t’il dire qu’il n’y aura plus aucune dette (négatif) et que l’entreprise deviendra extrêmement rentable (en dessous de 1 en valeur absolue) ?
Les marges nettes et exploitation deviendraient positives en 2020 et seraient autour de 10% en 2022. L’entreprise serait seulement rentable en 2022 ?

- Le VE/FCF et le leverage vous servent à estimer la croissance de l’entreprise mais comment estimez vous si une entreprise est chère ou pas ?

Dernière modification par gandolfi (04/12/2020 07h17)


PARRAINAGE : BINCK, DEGIRO, ING, BOURSORAMA, MES-PLACEMENTS.FR - MESSAGE

Hors ligne Hors ligne

 

#24 04/12/2020 09h53

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   550  

Ce que Corran appelle le levier opérationnel n’est rien d’autre que l’évolution des marges (brutes ou nettes).

Si le CA est en hausse mais que les marges sont également en hausse (cas de Tesla), toutes les quantités (EBITDA, FCF, BNA…) vont augmenter encore plus vite.

Les marges de Tesla passent en positif en 2020, elle devient donc rentable d’un point de vue comptable à partir de cette année. Mais en réalité, elle l’était déjà en 2019 car dégageait de l’EBITDA et du FCF.

Le leverage (dette/EBITDA) de Tesla est négatif, cela veut dire que l’entreprise a de la trésorerie et plus de dettes.

Pour la valorisation, en se basant sur ZB, le EV/EBITDA est de 92 (attention elle publie en Janvier donc il faut déjà regarder l’année suivante, avec un ratio à 60. Un an plus tard cela sera 47 etc…

Pour le FCF en effet je ne comprends pas d’où vous tirez vos chiffres Corran. Je suppose que vous estimez que les révisions seront régulièrement revues à la hausse jusqu’à 2022. C’est totalement possible puisque Tesla publie souvent au dessus des attentes avec des révisions à la hausse fréquentes et massives.

Bien à vous.

Dernière modification par MrDividende (04/12/2020 09h55)

Hors ligne Hors ligne

 

#25 04/12/2020 11h28

Membre
Top 50 Réputation
Réputation :   553  

pachakuti a écrit :

La marge est brute est vraiment très impressionnante chez HFG à 65%, contre 47% pour Marley Spoon et 30% pour Goodfood (chiffres provenant de TIKR à confirmer). Probablement un effet volume, mais je ne pensais pas que ce business pouvait générer de telles marges!

Ils ne mettent clairement pas les mêmes choses dans leurs cost of goods : chez MS, les fulfillment costs sont la moitié des COGS, alors qu’ils représentent la même chose chez HFG.
Cela veut dire que HFG ne met que les raw materials dans ses COGS et inclut l’assemblage dans les Fulfillment expenses, alors que MS met l’assemblage dans ses COGS et seulement la logistique dans les Fulfillment expenses.
GFM met tout dans les COGS.
C’est pour ça qu’il faut comparer les contribution margins, qui sont similaires

Dernière modification par corran (04/12/2020 11h28)

Hors ligne Hors ligne

 

Information Nouveau venu dans cette longue discussion ?
Flèche Consultez une sélection des messages les plus réputés en cliquant ici.

Discussions similaires à "portefeuille d'actions de corran"

Pied de page des forums

Parrains Faites-vous parrainer
Apprendre le bonheur