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Forums des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies sur l'investissement patrimonial pour s'enrichir, générer une rente et atteindre l'indépendance financière

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#1 28/10/2016 07h16 → Objectif rentier : comment ne pas vivre dans le futur ? (futur, présent, rentier)

Membre
Réputation :   10 

Bonjour à tous,
Plus je lis et plus j’affine mon projet de capitaliser en vue de :
- réduire volontairement mon activité pro d’ici 20 ans, en tout cas être en mesure de le choisir
- se couvrir en cas d’arrêt contraint, le fameux chômage des plus de 50 ans

Toujours est-il que plus je réfléchis, plus je me projette sur une vision à 20 ans voire 30-35 ans jusqu’à la retraite. Quel serait l’impact d’un temps partiel ? Quel niveau de revenus du capital faut-il cibler ?etc…Et ça commence à me faire peur.

J’en arrive au sujet du débat à ouvrir : comment développer une stratégie de futur rentier et comment la mettre en oeuvre sans vivre dans le futur ? Cette stratégie peut nécessiter des sacrifices aujourd’hui en vue de demain. Pourtant, nous savons tous que tout peut arriver et qu’un accident peut changer la donne (décès, invalidité, chômage…).

Vous posez-vous ces questions ? Comment faites-vous pour doser l’investissement d’aujourd’hui ? Comment profiter du présent tout en pensant à demain ?

Je suis curieux d’avoir vos retours sur ces questions plutôt d’ordre philosophique que technique.
Adrien

Mots-clés : futur, présent, rentier

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#2 28/10/2016 08h19 → Objectif rentier : comment ne pas vivre dans le futur ? (futur, présent, rentier)

Membre
Réputation :   206 

Bonjour Adrien,

Comme vous le mentionnez, ces questions sont personnelles, et les réponses seront donc subjectives. Espérons que ça vous aide tout de même !

Adrien a écrit :

Et ça commence à me faire peur.

Depuis ces quelques années où je me trouve "à la limite de" la rente, j’ai pu comprendre une chose: quand on a peur, c’est qu’on n’est pas prêt. C’est mon cas: je "sais" que je pourrais m’arrêter, mais j’ai "peur", je choisis donc faire deux choses:
- consolider mon patrimoine (ça ne fait pas de mal)
- travailler sur cette peur pour la faire disparaître (mouais, facile !)

Le risque étant de "consolider" à l’infini: de n’en avoir jamais assez, vouloir toujours assurer davantage, et ça n’a pas de fin.

Mais revenons à votre situation.

- réduire volontairement mon activité pro d’ici 20 ans

Honnêtement, si votre projet est à 20 ans, inutile d’être inquiet.
20 ans est une échéance tellement lointaine que mille choses peuvent changer d’ici là (un autre enfant, un krach exceptionnel, un boom économique, des placements hyper-rentables, ou l’inverse…)
Votre principal objectif doit pour le moment être de faire de bons placements (au sens large: obtenir un meilleur job est aussi un placement)

D’ici 10 ans (plus ou moins…), vous aurez une meilleure vue de ce que vous pouvez légitimement viser comme objectif (vous saurez combien vous avez d’enfants, leurs possibilités d’études, capacité d’épargne, etc)

Pour le moment ne perdez pas votre temps à vous inquiéter de ce qui se passera dans 20 ans: construisez des fondations solides à votre patrimoine, et lorsque vous serez à 4/5 ans de votre objectif, là, vous pourrez le rendre plus concret (et commencer à vous inquiéter big_smile )

J’en arrive au sujet du débat à ouvrir : comment développer une stratégie de futur rentier et comment la mettre en oeuvre sans vivre dans le futur ? Cette stratégie peut nécessiter des sacrifices aujourd’hui en vue de demain.

J’ai tendance à croire qu’avec un objectif long terme et un salaire raisonnable, vous n’avez pas besoin de faire de sacrifice à l’heure actuelle: vous devriez pouvoir y arriver "tranquillement" (mais en réfléchissant bien vos investissements quand même)
Les sacrifices, c’est surtout quand on est pressé, ou quand on part avec un boulet au pied: là oui, il faut prendre des risques massifs.

Pour conclure, gardez bien en tête votre objectif à 20 ans, comme un phare à suivre. Mais ne vous inquiétez pas sur ce qui se passera alors: tant que votre trajectoire est la bonne, il n’y a rien à craindre. Il faudra "simplement" éviter les écueils: humm… elle est belle quand même cette voiture de luxe… et si on achetait une maison avec piscine ?
Continuez à apprendre, et à partager vos doutes/espoirs: ils nous sont aussi utiles


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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#3 28/10/2016 11h26 → Objectif rentier : comment ne pas vivre dans le futur ? (futur, présent, rentier)

Administrateur
Réputation :   1565 

Adrien, vos craintes sont légitimes mais les réponses faciles.

L’horizon étant en effet lointain, il ne faut pas donner trop d’importance au but et en oublier le chemin.

1) Toujours se former. Quand on est bien éduqué et employable, on passe au travers de toutes les difficultés, quitte à déménager dans un bassin d’emploi.

2) Concernant ses placements et son épargne, il faut penser à l’avenir mais aussi vivre dans le présent (voyager, se faire plaisir, etc.). Si les grosses dépenses (un 4x4 neuf par exemple) coutent chers en terme d’épargne, quelques restaurants de temps en temps, des fleurs à sa dame améliorent le quotidien sans grever le futur.

3) Souvent occultée, mais qui va avec le point 1). La priorité c’est la santé. C’est bien la peine d’arriver rentier à 50 ans si vous avez la santé ruinée pour l’avoir négligée. Faire du sport, manger bien, cela fait partie du chemin.

Education + Santé + Epargne/Investissement c’est le triptyque qui vous permet de durer (et d’avoir plaisir !) sur le chemin jusqu’au but, quelque soit la durée avant de l’atteindre.

Cela a toujours été ma philosophie, avec un certain succès jusqu’ici !

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#4 28/10/2016 23h23 → Objectif rentier : comment ne pas vivre dans le futur ? (futur, présent, rentier)

Membre
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Si je vous rejoins sur votre triptique et sur le fait que ne pas être en pleine santé au moment de toucher le but gâche effectivement le plaisir, il ne faut pas oublier cependant que la santé est l’élément le moins rationnel du triptyque que vous énoncez :

  - On voit des gens n’ayant jamais fait attention (tabac etc.) en pleine santé à 50 ans.
  - Quand d’autres ont la "malchance" de se débattre avec des problèmes graves dès leur 25 ans, en ayant toujours eu une vie saine. J’ai le cas d’une amie qui est l’exemple typique de ce cas.

Alors que l’éducation et l’épargne/investissement payeront toujours d’une façon ou d’une autre, concernant la santé on ne peut en revanche qu’augmenter les probabilités en notre faveur, sans garantie de résultat (et avec même potentiellement le ressenti d’un résultat injuste).

Pour répondre à Adrien, ayant eu ce qui peut correspondre à ce que vous pourriez appeler un petit accident de parcours (problème de santé apparu soudainement, pas gravissime à priori, mais chronique et altérant sensiblement la qualité de vie, et pour lequel la probabilité que je doive me le traîner ad vitam aeternam est élevée) :

  - Je ne regrette pas absolument mes investissements et d’avoir épargné. D’ailleurs, la liberté d’esprit de savoir que si à un moment je venais à ne plus être en état de tenir mon job, son rythme, je pouvais le quitter sans avoir à me préoccuper de l’aspect financier a été une sorte de "confort d’esprit" bienvenu au début où ce problème est apparu.
   - Le seul regret que je peux avoir c’est les congés mis sur le CET peut-être de façon un peu trop poussée dans l"optique d’atteindre l’indépendance financière un an + tôt. Vaut mieux prendre ses vacances, on est pas à un an près et on ne sait effectivement pas de quoi le futur est fait.

Voilà un peu dans l’esprit, entre ces 2 exemples, si ça vous peut vous éclairer. wink
En l’énonçant d’une autre façon, on pourrait dite que se priver de biens inutiles ne sera pas regretté, mais qu’il vaut veiller à ne pas trop limiter les expériences.

Dernière modification par julien (28/10/2016 23h28)

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#5 28/10/2016 23h49 → Objectif rentier : comment ne pas vivre dans le futur ? (futur, présent, rentier)

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Votre questionnement reflète une interrogation sur le "qui suis-je ?", car c’est bien de cela qu’il s’agit. Chacun sa route, chacun son chemin disait la chanson.

En effet, aucune situation n’est transposable à une autre et la vue des choses dépend de la personnalité de chacun. De ce que vous avez à vous prouver aujourd’hui, des casseroles familiales que vous trainez (parfois inconsciemment), de vos peurs présentes et futures…

Devenir rentier reste un objectif relativement global, et donc vague. Si vous ne deviez avoir qu’un objectif financier, lequel serait ?
- Etre propriétaire d’une résidence principale ?
- Atteindre un niveau de retraite égale ou supérieur au SMIC ?
- Avoir un budget vacances et loisirs corrects dès aujourd’hui pour profiter du "ici et maintenant" ?

Ces trois objectifs, qui peuvent paraitre peu ambitieux de prime abord, ont pour mérite de vous forcer à définir vos priorités, et à mieux comprendre ce que vous cherchez au fond de vous-même… La sécurité matérielle ? La sécurité financière ? Le plaisir ?
Même si tout est question d’équilibre, se connaitre soi-même et savoir après quoi l’on court vraiment me semble la base de tous les projets. Certains sont plus à l’aise dans le présent que dans le futur - et c’est là toute votre question - et vice versa.

Merci pour votre question qui amène à marquer un temps d’arrêt pour réfléchir.


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#6 31/10/2016 08h30 → Objectif rentier : comment ne pas vivre dans le futur ? (futur, présent, rentier)

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Bonjour et merci pour ces retours qui confortent ma stratégie. En fait, quand j’évoquais le terme "peur", je me questionnais sur la rationalité de se projeter avec tant d’allant dans le futur en risquant d’être obnubilé et d’oublier le présent.

A la lecture de ce forum, j’ai pu avoir le sentiment que l’objectif de rente était un objectif unique dans la vie des forumeurs et c’est ce qui a fini par m’interloquer. Au final, tout est question de dosage comme vous le dites bien. C’est probablement la difficulté : trouver le bon équilibre. Comment épargner suffisamment tout e continuant à se faire plaisir ? Comment investir du temps personnel dans ses investissements financiers sans ne faire que cela ? L’enjeu est bel et bien là.

Pour ma part, ayant bénéficié de l’ascenseur social, je n’ai pas été habitué au luxe et je n’ai pas trop de vices financiers, exceptés les voyages et la nourriture. C’est plutôt un bon point.

Adrien

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