Informations À propos…   Chercher Cherchez sur le site, les forums et nos screeners :
PlanèteMembres  |  Mission

Forums de la communauté des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies, sans jugement moral, sur l’investissement patrimonial pour s’enrichir et atteindre l’indépendance financière

Invitation Vous n'êtes pas identifié : inscrivez-vous pour échanger et participer aux discussions de notre communauté !

Screeners actions Consultez l’analyse graphique et les dividendes de Coface sur nos screeners actions.

#51 25/05/2022 22h45

Membre (2021)
Réputation :   31  

Salut,

petit retour d’un actionnaire lambda, qui n’y connait pas grand chose, mais qui assume smile
1) coface n’a pas de gros outil de production (ce n’est pas de l’industrie), ni besoin d’investir massivement comme amazon, google….
2) oui, la distribution a été de 100% cette année, les caisses étaient pleines.
3)
-ouverture de la ligne lors de la vente de natixis en janvier 2022, qui m’a attirée l’oeil.
-renforcement au cours de l’eau lors des hausses, et des baisses :

pru=11.44 (hors remboursement)
dividende touchés ce jour (0.91+0.59)
cours du jour 10.58
Total :+ 6.44 % , alors que le cac 40 GR est à -10.9%.
Je n’ai pas tant d’actions que ça qui ont fait +6% depuis janvier, et vous?

alors oui, ça ne fera jamais +100% en un an ou deux, tant mieux, ce n’est pas ce que je demande.

EDIT: "Si on ne sait pas bien vendre, une bonne boîte avec un bon dividende (sans excès) permet de compenser, et si la boîte ne peu plus guère croître mais gagne toujours beaucoup d’argent" : exactement, Roupettes

Dernière modification par toto27 (25/05/2022 23h32)

Hors ligne Hors ligne

 

[+1]    #52 26/05/2022 01h35

Membre (2014)
Top 20 Portefeuille
Top 20 Expatriation
Top 20 Vivre rentier
Top 20 Entreprendre
Top 20 Finance/Économie
Réputation :   532  

INTJ

Le dividende c’est tout simplement rendre liquide une partie du patrimoine de l’actionnaire. Certes, il déclenche l’impôt, mais il permet aussi de réinvestir. C’est un outil de recirculation du cash depuis une entreprise qui a "fini" de croître fortement vers les sociétés qui sont en phase de croissance.

C’est donc très sain, bien que évidemment nous avons des exemples de sociétés qui s’endettent ou sous investissent pour maintenir un dividende, erreur de gestion inacceptable. Mais les excès /erreurs /magouilles de certains ne doivent pas faire jeter le bébé avec l’eau du bain.

Lisez l’histoire de la famille Mulliez et des grandes sociétés financées grâce à leurs dividendes est éloquente.

L’argent doit circuler et non rester immobile. Le dividende est un formidable outil de circulation.

Plus spécifiquement à Coface le dividende cette année est exceptionnel après des années Covid sans faillite. Le dividende historique sera plutôt 1/3 de cette année vers 0.5€, et si le cours a bien tangué c’est parceque la perspective d’une récession et de la fin des plans Covid laisse craindre des faillites qui impacteront logiquement Coface.


L’argent est un bon serviteur et un mauvais maître (A. Dumas )

Hors ligne Hors ligne

 

[+2]    #53 08/08/2022 15h05

Membre (2018)
Réputation :   80  

Cela fait une "paie" que je n’ai pas trainé mes guêtres sur ce sujet, et pourtant je suis toujours du coin de l’oeil les résultats de Coface, qui sont, bon an mal an, toujours les mêmes. Puisque Q2 2022 est sorti quelques indications pour celles et ceux qui auraient raté l’information - ou n’ont pas voulu lire la présentation et/ou le communiqué de presse:

- Une hausse du chiffres d’affaires 06M2022 de 14.6% à périmètre et taux de change constants. Ironiquement, l’inflation a du bon pour ce genre d’activités. Une hausse de prix se traduit généralement par une hausse du chiffre d’affaires pour certains secteurs. Sachant que la tarification est généralement basée sur le chiffre d’affaires assurable, Coface, comme les autres assureurs-crédit tirent leur épingle du jeu.

- Un ratio combiné qui se porte comme un charme, à 66%, même s’il se dégrade par rapport à 6M2021 (Publié: 51.9%). Il faut toutefois noter que le ratio combiné 6M2021 avait été fortement impacté par les programmes gouvernementaux mis en places pour maintenir l’activité d’assurance-crédit pendant la période COVID. Hors programmes gouvernementaux de réassurance, le ratio combiné 6M2021 était de 61.5%.

- Le ratio des coûts est à 26.5% vs. 30.4% à 6M2021. Cette amélioration est majoritairement liée à la hausse du chiffre d’affaires, qui a surpassé la hausse des coûts.

- La sinistralité s’est légèrement dégradé, ce qui s’est traduit par une hausse du loss ratio à 39.4% - littéralement une aberration mais l’investisseur ne va pas se plaindre d’une si belle performance.

- L’effet prix est négatif, ce qui est assez logique; puisque la sinistralité reste basse il est plus que difficile pour Coface de justifier des hausses tarifaires auprès de ses clients. Toutefois l’effet volume (donc l’activité des assurés) fait plus que compenser cette pression tarifaire négative.

- Le résultat après impôts s’élève à 144 millions d’euros à 6M2022, vs. 123 millions à 6M2021.

Maintenant si on voulait s’amuser à jouer au Nostradamus, quelques éléments possibles:

- A mon humble avis, 2022 va être du même acabit que 2021, c’est à dire une sinistralité sous contrôle, avec sûrement des résultats en hausse, liée à la hausse du chiffre d’affaires, portée par l’inflation, se traduisant par un effet volume positif. Toutefois, nous ne sommes jamais à l’abri d’un pic de sinistralité, porté par une hausse de la sévérité.

- Si on considère que Q3 et Q4 seront du même acabit qu’en 2021, le résultat net devrait s’élever à 245 millions d’euros.

- Si on considère que la tendance actuelle va se poursuive, on peut s’attendre à un résultat aux alentours de 255 millions d’euros (15% de plus que l’année dernière).

- En termes de distribution du dividende, à mon avis, la société proposera une redistribution à 100%, puisque (1) le ratio de solvabilité est au dessus du seuil déclencheur, (2) il n’y a aucune opportunité en termes d’acquisition majeure et (3) les actionnaires s’attendent sûrement à un dividende grassouillet, comme l’année dernière.

- A plus long terme, au vue des performances de la société, qui est une vraie vache à lait, je ne vois pas comment la société pourrait garder son indépendance, sachant que son ancien actionnaire de référence, Natixis, a quitté le navire. Désormais c’est Arch Capital, qui a 30% du capital. Si je devais m’aventurer sur les voies dangereux des prédictions, je dirais que les deux scénarios possibles sont: (1) un rachat par Arch Capital, désireux de traire la vache toute entière ou (2) une contre-offre par une société telle qu’AXA pour de multiples raisons, certaines politiques ("Ne pas laisser la société à un assureur étranger; c’est la France môssieur") et d’autres plus pragmatiques ("Oh ! Cela crache quand même un pognon de dingue cette petite boite"). Il existe bien une solution (3), qui serait l’entrée au capital d’un second assureur pour contrer toute vélléité d’Arch Capital, ce qui réjouirait le petit porteur que je suis afin de profiter encore quelques temps des largesses pécuniaires de Coface. 

Dans tous les cas, l’actionnaire lambda que je suis, garde au frais ses actions, laisse dormir le tout ne se réveillant qu’une fois par an pour la distribution du dividende ou lors de potentiels trous d’air.

Déontologie : je détiens une position acheteuse/vendeuse sur une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.

Hors ligne Hors ligne

 

Screeners actions Consultez l’analyse graphique et les dividendes de Coface sur nos screeners actions.

Pied de page des forums

Parrains Faites-vous parrainer
Apprendre le bonheur