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[+1]    #1 09/10/2015 19h48

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Bonsoir,
Merci pour le partage et la présentation par typologie de titres qui donne envie de lire Lynch.
Avez-vous pensé à vous fixer un benchmark relativement neutre pour vous situer ? A la longue cela permet d’évaluer si le stock picking est gagnant ou pas, s’il vaut la peine. Oui, que de foncières !

Mots-clés : foncières, pea, portefeuille, reits, siic


"Ne nous soumets pas à la tentation du stock picking…" - Portefeuille et Mon blog

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[+1]    #2 10/10/2015 17h05

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Merci pour la présentation PierreQuiroule.

PierreQuiroule a écrit :

De plus, je trouve les foncières souvent plus faciles à analyser. L’investissement value me paraît souvent très compliqué. Je m’y essaie à dose homéopathique.

Il me semble que cela dépend de quoi en parle et de sa sensibilité personnelle.

Je trouve personnellement qu’il est plus facile d’analyser une entreprise qui vend des vêtements, de la sauce tomate ou des boîtes en plastique plutôt qu’une foncière qui doit naviguer dans un environnement financier complexe.

Ce que je trouve le plus intéressant dans la classification de Lynch, que je trouve très claire et facile à intégrer, c’est surtout la manière dont les entreprises peuvent basculer d’une catégorie à l’autre. C’est fascinant.

Bonne continuation et bon courage pour suivre vos 50 entreprises ;-).

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[+2]    #3 10/10/2015 19h00

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PierreQuiRoule a écrit :

Je vais réfléchir à la référence et à la manière de faire

Pour le calcul en valeur de part cela me semblait infaisable jusqu’au jour où j’ai trouvé les quelques indications suivantes qui ont été très éclairantes pour moi, je ne sais plus d’où elles viennent mais je les avais "copié/collé" et depuis je les utilise :

Au premier versement:
Valeur Liquidative initiale fixée arbitrairement à 100
Nombre de part calculé: (Montant du versement / 100)

A tout moment:
Le nombre de part est connu.
Valeur Liquidative = Valorisation du portefeuille (liquidités incluses) / Nombre de parts

Pour tout nouvel apport
Nouveau nombre de part = ancien nombre de part + Montant du versement / VL du jour

Pour tout retrait
Nouveau nombre de part = ancien nombre de part - Montant du retrait / VL du jour

Les dividendes et les frais ne sont pas considérés commes des parts en + ou en moins , mais sont implicitement pris en compte dans la valeur liquidative.


"Ne nous soumets pas à la tentation du stock picking…" - Portefeuille et Mon blog

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[+1]    #4 31/10/2015 19h43

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On est à la fin du mois boursier,  c’est le bon moment pour initier un reporting à rythme régulier. Je ne sais pas si j’aurais la volonté de m’y tenir, mais l’intention est là !



Performance :
Par rapport à la fin du mois dernier, le portefeuille reprendre 6.39% soit 10 337 €. Je n’ai pas encore eu le temps de me fixer un benchmark…

Activité :
Réinvestissement de 1000 euros de dividende sur Dream Office.

Faits marquants :
- Dépréciation de l’euro face au dollar US en deux temps : discours de Dragui, puis communiqué de la Fed, mais ça ne va pas aussi vite que je l’espérais. Je reste pourtant baissier pour la paire du fait des fondamentaux des deux zones et des politiques monétaires qui en découlent.
- Le pétrole joue au Yoyo. Les cours des pétrolières et, dans une moindre mesure, du dollar canadien, fluctuent en fonction.
- Confirmation de ma grosse erreur d’appréciation avec Rallye. Acheté pour jouer la reprise en Europe, c’était évidemment une erreur de négliger la grosse exposition du titre au Brésil. Ca devient une de ces lignes qu’on conserve sans conviction dans l’attente d’un hypothétique point de sortie.

De nombreux résultats trimestriels :
Quelques commentaires très rapides pour ce qui me revient en tête :
- Altarea, ma deuxième ligne, a annoncé des résultats très satisfaisants. Ma conviction n’en est que renforcée.
- STAG, l’une de mes plus grosses lignes parmi les REITs, a annoncé de très bons résultats aussi.
- EPR, résultats satisfaisants et annonce de la guidance 2016 encourageante.
- Realty Income, résultats conforment aux attentes. Guidances 2015 légèrement réévaluées. Du solide, dommage qu’il n’y ait pas plus souvent des points d’entrée raisonnables.
- Microsoft et Google (Alphabet) ont annoncé de bons résultats assez commentés pour qu’il ne soit pas utile d’y revenir je pense. Le + 10% le lendemain fait tout de même plaisir à voir. smile

Dividende actions et SCPI :
Pour ce premier "vrai" reporting, j’inclus dans le prévisionnel des dividendes mon portefeuille de SCPI.

Total portefeuille SCPI (valeur de cession) : 47 389 €
Détail :
- Multimmobilier 2 : 7065 €
- Rivoli : 14 006 €
- PFO2 : 8 738 €
- Corum conviction : 9 199 €
- Foncia Pierre rend. : 8 378 €

État de ma "mini" rente (!) :
- Total annuel net hors IR* : 8695€
- Moyenne mensuelle nette hors IR : 725€
* C’est à dire sommes perçues sur le compte, hors IR, mais aussi hors crédit d’impôt.
Détails :

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[+1]    #5 02/07/2016 12h14

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Reporting au 31/06/2016

Performance et commentaire

+11,6% YTD.
+ 13,7% depuis le début du calcul en valeur de la part (octobre 2015). Je n’ai toutefois ni prélevé ni ajouté un euro au portefeuille depuis cette date.

- Le portefeuille a, non seulement, très bien résisté au brexit, mais il a atteint un nouveau plus haut, bénéficiant de la chute des taux (favorable aux foncières et utilities) et de la dépréciation de l’euro. Ces deux facteurs étant mes paris principaux, j’en bénéfice pleinement.
- Facteur chance ou pas, je serais plus que content de reproduire cette performance dans la deuxième moitié de l’année.
- Problème : je ne vois pas beaucoup d’opportunités d’achat ou d’arbitrage aux prix actuels…

***


(Avec correction d’une erreur sur les graphiques précédents concernant le MSCI World.)

Mouvements
- Renforcement ou achat : LVMH, Keyyo, PSB industries, SCOR, Le Bélier, HSBC, CBL & Associates.
- Vente de DLSI(j’ai pris mes bénéfices à +30% sur une petite ligne), Imerys (arbitrée pour acheter Keyyo notamment).
- Allègement : Immobilière Dassault, CRIT (petite prise de bénéfice).

Répartition
Le portefeuille au 31/06/2016 :

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[+6]    #6 15/11/2016 00h55

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Bonjour à tous,
Je suis heureux de ne pas (encore ?) avoir eu à piocher dans mon portefeuille pour financer mes projets, mais j’ai eu peu de temps pour m’en occuper et encore moins pour participer au forum.

Performance et commentaires
+11,6% YTD
+13,8% depuis le début du suivi en valeur de la part (15 octobre 2015)
(Sans compter quelques centaines d’euros de dividendes détachés, mais non versés.)

Le portefeuille est au même niveau que lors du dernier reporting. Quatre mois pour rien ? Je ne vais pas m’en plaindre ! Ma surexposition aux foncières aurait pu me coûter beaucoup plus cher. La bonne performance du PEA compense en partie la claque de l’avant et de l’après Trump sur les REITs US (déjà atténuée par la hausse du dollar). Quant aux REITs canadiennes, il aurait fallu deux PEA pour compenser leur mauvaise performance avec une prime spécial pour Cominar qui réussit à 1) ne pas être dans une région en crise 2) tout en devant faire une augmentation de capital au plus mauvais moment 3) en même temps qu’elle rétabli son DRIP 4) et en continuant à distribuer beaucoup trop.



On remarquera que le CW8 est au plus haut depuis que je le suis.
Fou fou fou.

Question dividende, le portefeuille se porte très bien, merci la hausse du dollar !
Compte titres + SCPI donnent 746 € par mois (en moyenne) après prélèvements sociaux et éventuelle retenue à la source, mais hors IR.

Mouvements
Il y a pas mal de ventes, mais elles ne sont pas forcément le témoignage d’une appréciation très négative d’une valeur, elles sont aussi en partie motivées par la volonté de concentrer mon portefeuille, difficile à suivre en ce moment.

Concernant les foncières/REITs :
- J’ai fortement allégé ma ligne HCP avant le spin off, j’aurais dû la liquider. La façon dont ce spin off a été mené, tout ça pour gâcher le statut d’aristocrat, ne me plaît pas du tout. Erreur de ma part par dessus ça : conserver une petite ligne HCP pour recevoir simplement 12 actions Quality Care Properties. Erreur n° 2 : ne pas vendre tout de suite comme l’a fait IH (faut dire que Binck a fait des miracles en livrant les titres si vite, j’étais limite sous le choc). Que faire avec ces 12 titres de propriétés indésirables, louées à des locataires en difficultés, alors qu’ils me coûteront la moitié de leur prix en frais et impôts si je les vends ? J’exagère, bien sûr.
- Toujours au niveau des REITs : renforcement de CBL, Dream office (si si j’ai osé), Dream industrial, LXP, OHI.
- Vente de FDR au profit d’une ligne Icade (acheté un peu tôt) et de Paref.
- Tentative d’allègement d’IMDA (si quelqu’un veut bien peupler le carnet d’ordre, je m’y sens seul, très seul avec la froideur des robots pour seule compagnie).

PEA et compte titres hors foncières :
- Vente de Southern Company : j’étais pas à l’aise, car je ne comprends pas assez bien le dossier.
- Vente d’Actia : vente pour arbitrage.
- Vente d’Euromedis : très petite ligne vendue un peu sur un coup de tête, marre d’attendre qu’il se passe quelque chose.
- Renforcements : IT link, Keyyo, LDLC, Scor.

Je regarde de près :
- Vinci qui arrive sur des niveaux intéressants.
- Nike, une entreprise extraordinaire à un prix (presque) raisonnable.
- Swisscom, qui a bien baissé aussi, pour la joie d’avoir un dividende de 5% en CHF.

Répartition :
Positions au 14/11/2016 :

Dernière modification par PierreQuiroule (15/11/2016 00h59)

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[+1]    #7 19/11/2016 06h34

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Bonjour Pierre,

Ayant quelques lignes en commun, je continue à suivre…

Je suis sorti de KEYYO récemment. Je conserve CRIT (AMIRAL GESTION vient de passer les 5%).

DOM a droit à une pleine page dans l’hebdo boursier du week-end.

On y parle entre autre des serrures sans clé…

Vu la discrétion habituelle de la boîte, la journaliste doit être amoureuse du patron ; elle vise 52 !

@suivre
Bons trades
Stan

Dernière modification par stanny (19/11/2016 07h00)


stock picker de small et micro caps - France -

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[+2]    #8 30/12/2016 22h42

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New York vient de clôturer la dernière séance de l’année. C’est donc l’heure d’un petit reporting avant la toujours décevante soirée du 31 (ne faites pas semblant wink ).

Performance et commentaires
Le portefeuille dépasse pour la première fois les 200 000 € !

Sur l’année : +20,89%, soit une appréciation de 35 592 €.
En valeur de la part (depuis octobre 2015) : +23,1%.
(+700 euros de dividendes bruts détachés, mais non versés).

La performance de la deuxième partie de l’année s’est faite depuis le dernier reporting, c’est-à-dire en un mois et demi ! Merci à la hausse du dollar, merci aux foncières qui se relèvent malgré les taux, merci à la hausse des indices en général.

En comparé, ça donne ça :


Globalement, c’est mieux que les indices, ce qui me satisfait d’autant plus que c’est un résultat à la force du poignet (comprendre : sans aucun apport de liquidités ; ce qui n’a virtuellement pas d’impact en valeur de la part, mais qui oblige à arbitrer pour faire bouger le portefeuille).

Pourtant, je n’arrive pas à être vraiment content de moi. Je sais que ça aurait pu être bien plus mauvais, car j’ai fait des erreurs, mal anticipé certains mouvements et pas assez bossé en général. Les changes et un marché porteur m’ont beaucoup aidé.

Pour 2017, je n’anticipe rien. Si l’on m’avait dit début 2016 que l’on aurait le Brexit, Trump et le non italien, j’aurais tout vendu en pensant commettre un délit d’initié ! D’où ma conclusion : il faut se concentrer sur l’activité des sociétés, car c’est la seule chose relativement prévisible (si si, un peu quand même !). Ma bonne résolution boursière sera donc de progresser dans le domaine de l’analyse financière. smile

Mouvements
- Liquidation de la ligne Quality Care Properties que j’aurais dû vendre dès le début. J’en ai profité pour liquider HCP aussi. J’avais comme une petite rancoeur… Autant mettre fin à notre vie commune.
- Solde de la ligne IMDA, non sans mal !
- Renforcement : Icade, Eurosic, Dream Global.
- Nouvelle ligne en PEA : Sword.

Je n’ai pas initié de position parmi les valeurs citées lors du dernier reporting. Manque de conviction, on va dire. Par contre, et là il faudrait que je m’y tienne, je devrais profiter de la hausse actuelle pour liquider quelques canards boiteux en portefeuille.

Répartition
Positions au 30/12/1016



Bonne fêtes à tous !

Dernière modification par PierreQuiroule (30/12/2016 22h52)

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[+1]    #9 10/03/2017 19h50

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Une ouverture de ligne sur SPG au plus bas de presque 5 ans et avec des malls +++ ?


Parrainage Binck, Fortuneo HelloBank et assurancevie.com

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[+1]    #10 10/06/2017 14h52

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Je n’en sais rien Jef56, c’est le problème… Je n’ai pas la moindre idée de comment les prix des commodities vont évoluer. Je souhaite donc être le moins exposé possible à des entreprises dépendantes de prix que je ne suis pas capable d’anticiper.

Aucune anticipation dans ce mouvement, simplement la constatation de mon incompétence dans ce domaine.

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[+2]    #11 09/02/2018 19h42

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Reporting au 9 février 2018

Performance et commentaires
-  Portefeuille YTD : 209 967 €
-  -6,4% YTD (mais ça bouge sans arrêt et vite !)

Comme je le disais dans mon message précédent, la performance 2017 a été très moyenne (+9,5%). Cette performance s’est faite dans la première moitié de 2017. Les vents contraires qui frappent beaucoup de monde ces jours-ci avaient déjà commencé à affecter mon portefeuille pendant les 6 derniers mois de l’année. Ces facteurs sont faciles à identifier : hausse des taux et baisse du dollar.

Devrais-je changer ma stratégie ? Je n’anticipais clairement pas une hausse des taux violente ni un écroulement du dollar. Si la probabilité de ces deux événements s’est un peu rapprochée, je suis toujours loin de les anticiper.  Donc, il y a réflexion, mais je ne change pas radicalement de point de vue.

La performance comparée n’est de plus pas aussi mauvaise qu’on pourrait le redouter. « L’avance » acquise lors du QE de la BCE n’est pas (encore ?) entièrement effacée.

Point de départ : octobre 2015


Mouvements
Il y en a beaucoup depuis le temps !

Quelques-uns des principaux, toujours sans apports de liquidités :

- Solde de ma ligne « historique » LDLC à 25,46 €. J’aime beaucoup cette boîte et ses dirigeants. C’est l’une des rares pépites françaises du web encore indépendantes. Malheureusement, elle n’est plus en croissance depuis quelques semestres. Je crains que la concurrence des Amazon & co pénalise réellement son développement. Quant à l’explication du prix des mémoires, ce n’est apparemment pas près de s’arranger.  Au regard des chiffres annoncés, je ne vois pas très bien comment les objectifs de long terme affichés vont être tenus.  Je reste attentif et espère pouvoir revenir avec un meilleur feeling.

- Solde de la ligne STAG (en plusieurs fois) arbitrée en bonne partie pour GPT. Pour l’instant, le pari n’est pas payant. Je vois pourtant un meilleur management chez GPT, un patrimoine industriel franchement construit de meilleure qualité et une valorisation qui n’est pas en ligne avec ce nouveau patrimoine.

- Solde de OHI à 31,15 $. Trop d’incertitudes concernant les locataires et le modèle économique de cette foncière santé.

- Allégement d’Altarea. Aucun changement d’appréciation du dossier, simplement la ligne représentait un poids important dans mon portefeuille (8% de mémoire) parce qu’elle est bien montée. Je l’ai ramené autour de 5% ce qui est mon objectif. Si le timing de la vente a été bon, celui du réinvestissement beaucoup moins…

- J’ai succombé à l’idée d’acquérir de nouvelles REITs lors d’un petit repli (rien par rapport au suivant) : Realty Income, Ventas et Vereit. Sans commentaire.

- Des renforcements. Dans le désordre : Sword, Keyyo, Alphabet, MRM, Unibail (récemment) et IT link. Cette dernière a vu son cours baisser fortement à la suite d’une vente du PDG suivie de son départ. En attente d’y voir plus clair, je ne renforce plus, même si le cours est devenu très attractif.

- Ce n’est pas un mouvement, mais un mot sur CBL qui plombe les performances 2017 et 2018. Je me sens réellement c** d’avoir fait mes devoirs et de m’être tant planté. Peut-être que la leçon à en tirer est finalement assez simple : ne pas se penser plus malin que le marché. Surtout si le marché anticipe des changements profonds dans un pays qui n’est pas le mien…

Répartition
Voilà ce que ça donne à l’instant, y compris le très joli plongeon de CBL (-15% sur la séance ; -55% sur le prix de revient, mon record ! Mais CBL peut faire mieux pire, j’y crois !).


NB : tout cela reflète des cours de séance, WS n’ayant pas clôturé. Je précise car avec la volatilité actuelle, on peut être riche ou ruiné en 2h ! yikes

Dernière modification par PierreQuiroule (09/02/2018 19h48)

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[+1]    #12 22/09/2018 16h03

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Reporting au 22 septembre 2018
Je prends enfin un peu de temps pour donner des nouvelles de mon portefeuille. En résumé : il vivote sans pencher d’un côté ou de l’autre.

Performance et commentaires
- Valeur du portefeuille : 231 365€
- +3,06 % YTD

Le portefeuille s’est ressaisi depuis le dernier reporting effectué en pleine tempête. Qui s’en souvient d’ailleurs ? Quelques mois après, Wall Street est de nouveau en euphorie… Cela me conduit à une réflexion que j’avais déjà initiée : il est impossible d’anticiper les événements à venir pour investir. Non seulement ceux-ci sont imprévisibles (en ce moment : que fera Trump ? Est-ce que la Chine va riposter ? L’Italie va-t-elle boucler son budget ? Y aura-t-il un hard ou un soft Brexit ? L’inflation va-t-elle revenir ? La Turquie va-t-elle sauter ? etc.), mais en avoir connaissance avant tout le monde ne nous conduirait pas à prendre les bonnes décisions !
Que fallait-il faire au moment de l’élection de Trump ? Acheter ! J’aurais vendu….
Au moment du brexit ? Idem.
Lors des dernières élections en Italie ? Idem encore.
Les choses peuvent aussi aller dans un autre sens. On a déjà vu de bonnes nouvelles économiques faire baisser les marchés, de peur que ces bonnes nouvelles ne conduisent à des hausses de taux.
Bref, je souhaite m’en ternir aux fondamentaux des entreprises. Voire même dans l’idéal à quelque chose de très basique : investir dans un business de qualité en croissance régulière. J’ai l’impression que la recette du succès en bourse n’est pas très différente de ça sur le long terme (oui j’ai mis longtemps à le comprendre).

Sur le plan de la performance, les foncières continuent de souffrir, même si les REITs de l’autre côté de l’atlantique se sont bien reprises. Les mêmes facteurs - hausse des taux et petit retour de l’inflation - sont à l’oeuvre. La poche de mid françaises est également à la peine, mais là je n’apprends rien à personne. La performance n’est pas plus mauvaise uniquement grâce à quelques valeurs tech et à ma poche de "piliers".

Point de départ : octobre 2015

Le MSCI World a une performance impressionnante et se rapproche petit à petit du portefeuille.

Mouvements
Je continue doucement, parfois dans la douleur, à concentrer mon portefeuille. Je souhaite augmenter la qualité des actifs, du moins c’est l’intention. J’ai peu de temps pour m’en occuper, mais j’y pense régulièrement.

- Le plus gros mouvement a été la vente de CBL. J’étais en moins-value de plus de 50%, mais j’ai décidé de me couper un bras pour plusieurs raisons : 1/ Cette ligne mobilisait mon esprit de manière disproportionnée par rapport à son poids 2/ Les dernières annonces de la société sont passables et "mal" annoncées 3/ Passer le mur de la dette s’annonce périlleux 4/ Il faut être lucide, la mauvaise qualité du patrimoine mobilisera au minimum pour plusieurs années les flux de trésorerie sans créer de valeur pour l’actionnaire. Dure leçon.
- Solde de ma ligne CGS à la suite du rachat par Blackstone. Je regrette un prix qui ne valorise pas assez selon moi la transformation en REIT industrielle de qualité.

Avec le produit de ces ventes :
- Renforcement d’Unibail qui me paraît à un cours très intéressant.
- Création d’une ligne Michelin : une superbe entreprise à un prix raisonnable.
- Création d’une ligne Rubis : pénalisée par des problèmes que j’espère ponctuels.
- Création d’une toute petite ligne Danone destinée à grossir.

Je reste attentif aux opportunités pour renforcer ces quatre lignes.

J’allais oublier :
- Création d’une ligne Ferrari ! Payé hors de prix selon mes critères, mais un peu moins cher que d’habitude grâce à un petit repli suite au décès de l’excellentissime Sergio Marchionne. Au-delà des hommes, Ferrari fait pour moi partie intégrante du mythe automobile. Quand on dit peintre, on pense sur toute la planète Picasso. Quand on dit voiture d’exception, on pense Ferrari. Ce n’est pas une thèse d’investissement, je sais.

Répartition
Répartition au 22 septembre 2018


Bon we à tous !

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[+4]    #13 03/07/2019 15h48

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Reporting au 3 juillet 2019
Déjà plus de la moitié de 2019 est passée, l’occasion d’un rapide reporting.

Performance et commentaires
Valeur de portefeuille : 250 180 € (+ pas loin de 2000 € de dividendes en attente, merci les foncières)
Perf. YTD : +19,35 % (hors dividendes non versés)
Valeur de la part : 149,6 (depuis octobre 2015)

Le portefeuille suit plus ou moins le marché. Il fait un peu moins bien que le CAC GR (+22 % quand même !) et dépasse le CW8 (+19,33 %) si on compte les dividendes. La proche de cash continue de grossir, même si j’en ai réinvesti une petite partie. Le plus dur en bourse est de ne rien faire. Si j’étais plus discipliné, j’attendrais sagement une correction pour investir le cash, mais je n’ai jamais su le faire.

Performance comparée :


Mouvements
L’ennui m’a gagné depuis au moins 6 mois face à des marchés pourtant très positifs. Il y a donc peu de gros mouvements.

- Vente de Aures technologies : résultats décevants (avec cependant un effet de base très négatif), j’ai préféré me mettre en retrait, même si je pense à revenir sur le dossier en ayant évité une partie de la baisse.
- Événement, mon premier ETF ! Le Amundi ETF PEA MSCI Emerging Asia. Je voulais m’exposer à l’Asie. Sans aucune connaissance de ce marché, le plus sage m’a paru d’acheter un ETF. Bon, j’en ai que pour 500 euros… Pour l’anecdote, j’étais en train de construire une position beaucoup plus importante lorsque je me suis rendu compte que j’avais acheté cet ETF sous le code LU1681045370. Or celui-ci ne sera plus éligible au PEA d’ici un mois ! J’ai donc tout vendu pour me reporter sur l’équivalent FR0013412020, mais avec une micro position pour l’instant.
- Initialisation d’une petite position sur Total. Pas vraiment mon style le pétrole, mais le cours me paraît à des niveaux intéressant et diversifie mon risque.
- J’ai repris des REITs ! Vous allez me dire : "C’est une obsession". Vous aurez raison. Sauf que cette fois, ce sont des REITs spécialisées. Plus précisément, des REITs techno sur lesquelles j’ai initié de petites positions :
Tout d’abord, deux REITs de datacenter, un peu à l’image de DLR chère à notre hôte. 1/ CoreSite : une "petite" foncière de datacenter, elle se paye assez cher, mais avec un superbe historique et un pipeline prometteur. 2/ CyrusOne : un peu moins qualitative que la précédente selon moi, elle se paye naturellement moins cher. Ensuite, j’ai acheté Crown Castle, une foncière détenant des infrastructures télécoms, en particulier des antennes. Ces trois foncières - malgré leur statut - ont été rangées dans la répartition infra dans la catégorie Croissance et non Dividende, parce que c’est bien ce que j’en attends : de la croissance.

Au registre des regrets : ne pas avoir acheté Straumann en début d’année comme je l’avais pourtant annoncé, avoir renforcé beaucoup trop tôt Unibail et plus généralement ne pas avoir profité des prix du début d’année pour entrer sur des valeurs de qualité (Dassault systèmes par exemple).

Répartition (3 juillet en cours de séance) :


A bientôt !

Dernière modification par PierreQuiroule (03/07/2019 19h53)

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[+6]    #14 20/10/2019 20h34

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Reporting au 20 octobre 2019
Il y a maintenant plus de quatre ans que j’ai initié cette file. Je calcule la valeur de la part depuis le 15 octobre 2015. Voilà deux bonnes raisons d’actualiser ce suivi aujourd’hui. Je vais en profiter pour laisser aller ma pensée afin d’esquisser un bilan d’étape et tenter de me projeter dans l’avenir.

Performance et commentaires
La performance cette année est plutôt bonne… pour l’instant.

- Valeur totale : 268 342  € (cette fois, il n’y a pas de gros dividendes détachés mais non versés)
- Perf YTD : +27,97 % (je tiens au ,97 wink
- Valeur de la part : 160,4 (depuis octobre 2015)

C’est un peu mieux que le CW8 (+20.90%) et le CAC GR (+22,79%). Les facteurs expliquant cette légère surperformance sont l’exposition aux foncières nord-américaines, la bonne performance de certaines grosses lignes (dont l’admirable LVMH, encore et toujours) et la baisse de l’euro. Les vents contraires ont pourtant été présents cette année. J’ai de gros gadins comme Unibail et Le Bélier qui auraient pu emporter le portefeuille sans diversification.

D’ailleurs, je ne tire que peu de satisfaction de cette performance. D’abord, je me souviens de la fin d’année 2018 qui a prouvée qu’une belle progression peut être effacée en quelques jours. Ensuite, croyez-le ou pas, j’ai passé une bonne partie de l’année à me désoler de voir les marchés monter. Pourquoi ? Parce que j’ai, pour la première fois depuis longtemps, une petite poche de cash… Alors que je reste investi à plus de 90%, ce n’est pas très logique. Je reste pourtant frustré de ne pas avoir acheté fin 2018 des valeurs sur ma watchlist. Ce biais psychologique m’empêche de me précipiter, c’est déjà ça. Tout est relatif parce que j’ai quand même réinvesti beaucoup de cash cette année.

Anniversaire oblige, le bilan sur 4 ans doit être abordé. Il me satisfait davantage. Si c’est une période trop courte pour juger d’une stratégie, elle permet tout de même de prendre un peu de recul. Pendant cette période, le portefeuille n’a pas été épargné par les gadins (pensée pour CBL, la pire perte de ces dernières années). Sa bonne tenue globale s’explique avant tout par les taux d’intérêt bas très porteurs pour la montagne de foncières en portefeuille. Cette surexposition était voulue dès le départ (je l’explique dans le premier message de cette file), ça fait au moins une chose qui n’arrive pas que par chance. Chose intéressante et perceptible sur le graphique comparatif infra : le portefeuille se comporte particulièrement bien quand les marchés baissent. À l’inverse, il suit mollement les marchés le reste du temps. Cela est lié au nouveau paradigme sur les marchés qui fait baisser les taux quand la bourse baisse. Les foncières en profitent. En période de marché haussier par contre, les foncières vivotent, mais les actions de croissances montent. Je ne sais pas du tout si cet équilibre est durable ou pas. Pour en jouer davantage, il faudrait acheter des foncières quand les taux montent et la croissance quand ils baissent. À réfléchir…

Pour l’avenir, je vois les taux rester bas encore longtemps pour les mêmes raisons qu’exposées il y a 4 ans. Les politiques sont plus que jamais à la manœuvre (ils se mettent même à squatter les postes de banquiers centraux !) et n’ont toujours aucun intérêt à voir les taux monter. Les ajustements de valorisation devraient donc se poursuivre. Je pense pourtant que les foncières (non retail) ont déjà fait une partie du chemin. On pourrait penser que les actions de croissance aussi, vu leurs valos. C’est vrai. À ceci près qu’une action de croissance (à condition qu’elle croisse réellement) diminue régulièrement sa valorisation à prix inchangé (PER, EV/ebit, etc. : en gros, tous les indicateurs calculant la valeur sur bénéfice).

Or, je me dis que dans un environnement de taux bas lénifiant pour l’économie, cette capacité à croître devrait être de plus en plus recherchée. C’est la raison pour laquelle j’ai initié une timide rotation vers des actions de croissance (en plus de certains GAFAM déjà en portefeuille) : Strauman, Dassault sys, Sika. J’ai conscience que ces positions sont risquées. Du fait de la forte valorisation de ces entreprises, le moindre "accident de croissance" et c’est la correctionnelle assurée. Tout l’art d’un positionnement croissance en ce moment est de trouver des entreprises en croissance forte, déjà rentable (sinon c’est facile…) et qui pourront supporter les mêmes multiples dans les années à venir.

Enfin, j’envisage aussi que le scénario de taux bas ne perdure pas aussi longtemps qu’anticipé. Si les banques centrales arrivent à relancer l’inflation (ce qui me semble improbable), le portefeuille en souffrira beaucoup. Toutes les valorisations devaient en souffrir avec en première ligne les foncières. Certaines devraient pourtant à terme bien se comporter, celles peu endettées avec des baux indexés en particulier.

Performance comparée :



Mouvements

Premièrement, des sorties qui ne sont pas de mon fait :
- Atrium European Real Estate : retrait de la cote à un prix sacrifié. Je savais qu’il s’agissait d’une affaire entre amis. Les minoritaires sont en danger dans ce genre de cas. J’ai quand même gagné un peu d’argent sur le dossier. Je n’ai pas attendu d’en savoir plus sur les contestations de l’offre pour vendre. Peu d’espoir que la chance d’aboutir à quelque chose vaille le temps d’attendre.
- Dream Global : un nouveau retrait, mais dans des conditions qui n’ont rien à voir. Malgré un management externalisé, cette canadienne "allemande" a été très bien gérée. L’affaire se solde par une belle plus-value pour moi.

J’en profite pour saluer le retour de Dream Office (de la galaxie Dream) au dessus de son cours d’achat. Il fallait donc vendre Cominar et conserver Dream office… Pas évident à l’époque ! Une nouvelle illustration de la difficulté à différencier par avance patience et obstination.

Quelques achats :
- Strauman holding : j’en parle depuis longtemps. Un petit recul du cours m’a incité en entrer sur le dossier. Pas sûr que le moment soit idéal pour autant, la peur de voir le train passé a été la plus forte.
- Envea : belle boîte française, très rentable, sur un secteur d’avenir (du moins on peut le penser !). Nouvelle ligne en PEA.
- Aures technologies : retour timide, sans grosse conviction, sur un dossier que j’avais soldé dans l’intention d’y revenir après l’orage.
- Dassault systèmes : le dossier est bien connu pour sa forte croissance et son positionnement sur des métiers d’avenir. La migration de l’industrie du logiciel vers un modèle d’abonnement apporte une récurrence à un business déjà en or. Est-ce que ça justifie le cours actuel ? Je pense que oui, mais je peux me tromper.

Renforcement :
- Sika : léger renforcement sur repli du grand spécialiste suisse de la chimie du bâtiment.
- Taubman centers : léger renforcement d’un REIT exposé au retail, mais pas n’importe quel retait, le retail haut de gamme (en moyenne, meilleur CA / piedscarré des US si je me trompe). Comme pour Unibail, le massacre du titre me paraît exagéré.

---

Je continuerais bien mes emplettes, mais je dois avouer que le prix des belles boîtes dans un contexte économique qui se dégrade m’inquiète. La baisse violente de titres comme Inficon ou Temenos après des communications décevantes m’incite à la prudence. Ce sont des actions que j’avais en watch list… J’ai également été refroidi par les résultats de Danone, très mal accueillis vendredi, alors que j’estime que c’est l’un des piliers du portefeuille.

Malgré tout, si je devais citer quelques noms qui me font envie en cas de correction : Adobe, Interrol, Hermes

Plus exotique, je m’interroge sur Xiaomi. Bluffé par le rapport qualité/prix de leurs smartphones et du reste, je suis beaucoup plus en peine de me faire une idée de leur efficacité économique dans le temps.

Voici à quoi ressemble le portefeuille aujourd’hui (la ligne Dream global peut être assimilée à du cash en CAD) :


Petite nouveauté, un classement des tops et des flops du portefeuille :

…hors dividende bien sûr !

Merci de m’avoir lu.
Désolé si j’ai été un peu long pour certains.

Bonne semaine !

Dernière modification par PierreQuiroule (20/10/2019 23h53)

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[+6]    #15 01/01/2020 16h12

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Reporting au 01/01/2020
Attention ce reporting comporte de gros morceaux d’élucubrations personnelles.

Performance et commentaires
2019 restera comme une très belle année !
- Valeur du portefeuille : 280 297 €
- Perf 2019 : +33.63% (soit +70 520 €, sans apport de liquidités bien sûr !)
- Valeur de la part : 167,5 (depuis octobre 2015)

La performance se situe légèrement au-dessus de mes benchmarks (CAC GR : +31,60%, CW8 : +28,8%). C’est d’autant plus satisfaisant que le portefeuille n’était pas 100% investi. Il n’y a cependant rien d’extraordinaire. Un "bête" ETF monde fait presque aussi bien.

Car oui, l’année 2019 a été exceptionnelle boursièrement parlant. Exceptionnelle en performance, bien sûr. Exceptionnelle aussi pour l’ambiance sur les marchés. L’année avait en effet commencé sur des tons cataclysmiques. Puis à mesure que l’économie confirmait des signes de faiblesse, les marchés sont remontés sur l’espoir, puis la réalité bien palpable, des baisses de taux orchestrées par les banques centrales. Et pas n’importe quelles baisses ! On est désormais en territoires négatifs dans une bonne partie du monde. Si les indices ont réagi positivement, beaucoup d’acteurs de marchés (pour ce que j’en sais) n’ont pas aimé cette hausse… pour la bonne et simple raison qu’ils l’ont ratée ! J’entends ici et là que les fonds actions ont décollecté pendant cette année historique. Ce n’est pas le moindre des paradoxes d’une période où les messages inconstants du compte Twitter du leader du monde libre ont guidé l’orientation du marché au jour le jour.

Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que le portefeuille affiche une belle performance. Le vent porteur des baisses de taux a mécaniquement revalorisé la grande poche rendement / foncières. Quant à la poche croissance (qui se confond partiellement avec celle des piliers), elle a été tout simplement portée par les bons résultats des sociétés.

Après une année aussi positive, se tourner vers l’avenir n’est pas facile. Alors que de nombreux événements de 2019 sont encore source d’interrogation (baisse de taux, guerre commerciale, brexit, etc.), 2020 est présentée comme une année incertaine, jalonnée d’un possible grand crash attendu depuis 10 ans.

Il est alors naturel d’évoquer un sentiment que l’investisseur connaît souvent bien : la peur. La peur de perdre ce qui a été gagné, la peur d’investir au mauvais moment, la peur de mal anticiper le prochain tournant. Le pire est toujours possible. Mais pour moi, le propre d’un investisseur en actions est d’être optimiste. Il y aura toujours des opportunités et le temps est l’ami fidèle des investisseurs patients. Il faut simplement toujours réfléchir et s’adapter ; anticiper ce qui peut l’être (c’est-à-dire pas grand-chose) et rester fidèle à sa stratégie.

Au registre de ce qui peut être anticipé, je ne vois clairement pas de hausse de taux au programme (quelques secousses peut-être). Donc, sauf changement d’anticipation bien sûr, ma stratégie devrait rester plus ou moins identique :
- Conserver une importante poche rendement / foncières. Comme observé dans un précédent reporting, elle fait office d’amortisseur en cas de marché baissier (du moins, tant que les taux baissent en même temps) tout en générant une petite rente à réinvestir régulièrement.
- Investir dans des entreprises de qualité en croissance. À long terme, ce sont elles les gagnantes. Contrairement à la value, un mauvais timing est effacé par le temps. Ça me rassure et (comme je l’ai aussi dit dans un précédent reporting) je pense que la croissance sera de plus en plus recherchée si l’environnement de taux bas perdure (taux bas = économie zombifiée).
- Conserver, voire accentuer la diversification : en nombre de lignes, en secteurs géographiques et aussi en secteurs économiques. C’est une forme de garantie basée sur l’idée simpliste selon laquelle tout ne peut aller mal en même temps… De ce point de vue, j’ai conscience que mon portefeuille est sous exposé à l’énergie. C’est pourtant indispensable dans certains cas (choc de prix, pénurie…). Les rendements sont confortables, même si la croissance n’est pas terrible… Bref, j’y réfléchis d’autant que quelques dossiers me semblent commencer à souffrir de leur mauvaise réputation ISR (qui pourrait également être un argument pour ne pas y aller…).
- Gérer le portefeuille par passion et aimer le faire. Si un jour "ça me gave" j’investis en ETF ou j’investis ailleurs (immobilier, développer ma boîte, passions diverses…? ).

Performance comparée :
En 2019, le portefeuille s’est particulièrement bien comporté dans les petits creux de marché, principalement du fait de sa sensibilité aux taux.


Mouvements
Vente
- Le bélier : occasion de sortir en petite moins-value suite à l’offre de rachat. J’ai fait l’erreur ultra classique d’acheter une cyclique alors que le cycle était encore en phase déclinante. Pardi que c’était pas cher sur la base des résultats passés ! La leçon à retenir n’est pas tant de ne plus y toucher que d’attendre d’avoir suffisamment d’expérience (= avoir vu passer quelques cycles) pour mieux comprendre ces mécanismes. Il y a au moins quelques avantages à vieillir :-)

Nouvelles lignes
Peu d’idées vraiment intéressantes en ce moment. Les valorisations sont souvent impressionnantes.
(Les lignes suivantes sont en cours de constitution).

- Adobe : l’éditeur de Photoshop, Première, Illustrator, etc. Un moat énorme du fait du nombre de personnes formées à ces outils et des écoles/facs/entreprises ne connaissant que ça. Un marché en croissance forte. Un passage à un business sur abonnement réussi. Des données financières impressionnantes (croissance, ROCI, marges, tout est… wow). Ça se paye hors de prix un peu à l’image d’un Dassault systèmes, mais si la croissance perdure dans le temps, le cours ne peut que progresser à long terme.

- Manitou : un dossier que l’on peut qualifier de value (domaine dans lequel je m’avoue médiocre). Ces gros joujoux m’ont toujours fasciné ! N’ayant ni les moyens ni le besoin d’en acquérir un, en devenir actionnaire m’a paru une bonne idée… Plus sérieusement, sur la file dédiée, d’autres intervenants ont mieux exposé le dossier que je ne saurais le faire.

- Imerys : un leader mondial de minéraux de spécialité qui accuse le coup du fait d’un profit warning, de plusieurs procès et d’une réorganisation interne. La nouvelle direction m’incite à rentrer sur le dossier à un prix attractif. Les produits d’Imerys restent incontournables pour beaucoup d’industries. Petite prime dans mon esprit liée à une possible OPA.

- Atrium European Real Estate : retour timide sur le dossier après l’offre de retrait qui a capoté (contre mes anticipations). L’affaire garde ses défauts et ses qualités avec maintenant, je l’espère, une petite prime spéculative.

Quelques renforcements, dans le désordre : Envea, Stef, Dassault systèmes.

Parmi les dossiers que je regarde, toujours un peu les mêmes auxquels je peux ajouter une pépite française du nom de Perrier Industrie. Je m’interroge aussi sur Amazon.

Le portefeuille au 01/01/2020 :



J’allais oublier : bonne année 2020 à tous !

Dernière modification par PierreQuiroule (01/01/2020 16h22)

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[+3]    #16 07/03/2020 10h38

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PierreQuiroule a écrit :

Le pire est toujours possible. Mais pour moi, le propre d’un investisseur en actions est d’être optimiste.

Quelle ironie…

Je vais être direct : contrairement à de nombreux intervenants que je respecte, je crains que la situation soit grave. Je n’ai cependant aucune certitude. On se trouve devant un phénomène "naturel" inédit. Toute analogie avec des situations passées (1987, 2008, etc.) est très imparfaite.

Comment ai-je réagi ?
J’ai réajusté mon exposition au risque. Oui, j’ai liquidé de nombreuses positions, j’en ai allégé d’autres. Je suis maintenant à 23% de liquidités, ce qui est pour moi une première.

Ceux qui ont fait l’inverse (chargé la barque) ont tout mon respect. Je suis juste en train de parler de MON portefeuille avec MA perception du risque et MES impératifs. Il n’y a aucune réponse globale.

Voir l’état du portefeuille infra.

Pourquoi je crains que ça soit grave ?
Tout d’abord, je reste investi à plus de 75 %, ce qui relativise mon pessimisme.

Côté pessimisme puisqu’il faut y revenir, j’ai donc :
- Le virus est désormais hors de contrôle dans les pays occidentaux. Les mesures sanitaires sont complètement insuffisantes. Une bonne partie de la population n’est de toute façon pas prête à les accepter pour "un rhume qui tue que des vieux" (horreur entendue à de nombreuses reprises).
- Les services de santé ne pourront pas faire face aux nombre de cas à traiter.
- L’impact psychologique sur les populations sera très fort, avec des répercussions économiques et politiques difficiles à cerner. Une remise en cause de la mondialisation telle qu’on l’a connue est tout à fait possible.
- La chine est à l’arrêt et je ne fais aucunement confiance aux chiffres (sanitaires et économiques) qu’elle fournit.
- L’impact économique global, même si l’épidémie s’arrête rapidement, risque d’être profond. L’économie était en ralentissement. Les entreprises déjà faibles vont en souffrir fortement (l’analogie avec les personnes faibles est déplacée, mais probablement juste). Des réactions en chaîne sont à craindre.
- Les États et les banques centrales pourront relancer ce qu’ils veulent, ça ne créera aucune richesse tant que l’épidémie est là. Nous sommes largement désarmés pour l’instant.

Côté optimisme :
- L’immense majorité (++++) d’entre nous va survivre.
- L’économie repartira un jour ou l’autre.
- Les actions des États et des BC seront probablement efficaces à ce moment là.

Où en suis-je ?
Après avoir frôlé les 300 000 euros, le portefeuille est maintenant à 261 400 € en baisse de 6,74 % YTD (contre -13,89 % pour le CAC GR et -7 % -9,31 % pour le CW8).

Que vais-je faire ?
Je prévois d’utiliser mes liquidités plus tard, lorsqu’on y verra plus clair. Il est extrêmement difficile de timer le marché je le sais bien. Je prends le risque en conscience de sous-performer quelque temps.

Voilà pour les nouvelles.
Prenez soin de vous et des plus faibles autour de vous !

***

En perf comparée, on reprend encore un peu d’air par rapport aux benchmarks (qui sera réduit à néant en cas de reprise en V avec une expo à 75 %, j’en ai conscience) :


Le portif après son régime Corona :

Dernière modification par PierreQuiroule (07/03/2020 13h18)

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[+8]    #17 30/07/2020 23h30

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Bonjour à tous,
Il y a un bout de temps que je n’ai pas donné de nouvelles ici. Non pas que je crains d’afficher mes performances (quoique ce n’est pas brillant, on va le voir). La raison principale est que j’ai été très occupé. Je viens en effet de devenir papa d’un adorable petit garçon ! Avec sa maman, nous sommes les plus heureux du monde, mais la préparation de sa venue puis sa naissance ne nous ont pas laissé beaucoup de temps pour les "loisirs", dont ce sympathique forum. Je reviendrai d’ailleurs en filigrane sur mon nouveau rôle, car il a peut-être influencé mon comportement récent (question ouverte).

Un autre élément, d’ailleurs probablement lié au premier, pour comprendre mes récentes actions est mon ressenti par rapport à la pandémie. Je pense toujours qu’il s’agit d’une crise gravissime, révélatrice de nombreuses faiblesses et accélératrice de bien des transformations. Je ne voudrais pas casser l’ambiance, mais le déconfinement ostentatoire que j’observe autour de moi m’inquiète. Il est de notre responsabilité individuelle de faire en sorte qu’il n’y ait pas de deuxième vague sanitaire ET économique, ce qui implique quelques sacrifices que beaucoup ne semblent pas (plus) disposés à faire.

Quelle que soit votre opinion, cette courte introduction vous aura au moins servi à contextualiser ma gestion trop prudente pendant la crise.

Reporting au 30/07/2020 (après clôture)

Performance et commentaires


- Valeur du portefeuille : 230 147 €
- Perf YTD : -17,91% (-50 150 €)
- Valeur de la part : 137,5 (depuis octobre 2015)

Le portefeuille fait un peu moins bien que le CAC GR (-17,2%), beaucoup moins bien que le CW8 (-5,97%) et se fait atomiser par le Nasdaq 100 (+22,7% et ça devrait encore monter fort demain !). Beaucoup trop de foncières au début de la crise et beaucoup trop de liquidités pendant la remontada m’ont coûté cher.

Le constat est simple : j’ai anticipé une crise boursière longue et violente ce qui se révèle faux, pour l’instant du moins. Il faut faire avec cette mauvaise appréciation. Je vais essayer d’en tirer quelques leçons que j’espère profitables.

Quelques leçons rappelées par le marché


Au registre des excuses évidentes, je n’avais pas vu venir l’intervention des banques centrales en mode bazooka. L’excuse n’en est pas vraiment une parce que depuis 2008, les banques centrales saisissent chaque occasion pour accroître leur bilan. Mon logiciel était bloqué dans les années 80, alors qu’une telle crise était à l’évidence l’occasion idéale pour aller encore plus loin. Tellement plus loin ! Reste la question de l’efficacité de ces mesures. À vrai dire, j’ai d’énormes doutes. Pour l’instant on a évité l’effondrement financier, c’est déjà pas mal. À quel prix ? Pour combien de temps ? Je n’en ai aucune idée et il faut bien faire avec, là encore.

La première leçon est donc que l’évolution des marchés est imprévisible. Au passage, j’ai violé l’une des règles que je me suis toujours imposées.

Leçon 1 : Time in the market is better than timing the market.

Dit autrement par l’ami Lopazz : ne pas être dans le marché est dangereux. Surtout avec les banques centrales à la manœuvre.

Leçon 2 : Don’t fight the fed !

J’ai déjà évoqué plus ou moins les raisons de ma réaction. Panique ? Mauvaise évaluation de la réaction des États et des banques centrales ? Excès de sensibilité face à la mort de personnes lointaines ? Oui, oui et oui. Peut-être que le fait que ma femme attende un enfant m’a fait opter pour plus de prudence. Honnêtement, je n’en sais rien.

Mais dans le fond, j’ai ouvert les yeux, il n’y a pas que ça. Il y a un manque de confiance dans mon portefeuille. Trop d’immobilier, trop de dossiers mal compris, pas assez de vision d’ensemble. J’ai beaucoup écrit (pour moi-même), rempli des tableurs, refais quelques lectures.

Ma conclusion est que je veux aimer les entreprises que j’ai en portefeuille ! Cela va contre un autre adage (= "vos actions ne savent pas que vous vivez une histoire d’amour avec elles", ie. il ne faut pas hésiter à vendre), mais je veux avoir le sentiment de participer à l’évolution du monde avec ces actions. Cela m’oriente naturellement vers la tech, j’y reviendrai.

Leçon 3 : Achetez seulement des actions dont vous serez heureux si le cours baisse de 50% [afin de renforcer à vil prix] (© IH)

J’étais persuadé d’appliquer cet adage. Au final, il y a peu de titres que je regrette d’avoir balancés. Y a comme un problème.

Une réorientation nécessaire


Concrètement, je me base sur ce que j’ai conservé pour construire un portefeuille orienté vers :
1. des valeurs de croissances,
2. dans des domaines que je connais et pense comprendre,
3. en réduisant considérablement la part des foncières pour tendre vers une répartition qui me convienne.

Je reste très modeste par rapport à cette nouvelle répartition. Rien ne dit qu’il performe bien dans les mois avenirs. À long terme je suis par contre assez confiant.

Pourquoi moins de foncières ?
Les foncières ont connu une belle période lorsque les taux sont partis vers zéro. Les taux bas sont maintenant acquis pour longtemps. Il n’y a rien à revaloriser de ce côté-là. Pire, les loyers se présentent comme une variable d’ajustement pour éviter les faillites. Je continue à aimer les foncières, mais dans ce contexte, il faut être hyper sélectif et patient.

Pourquoi davantage de croissance ?
J’ai déjà écrit il y a un moment que je souhaitais renforcer les entreprises de croissance. Le nouveau coronavirus m’a amené à accélérer le mouvement brutalement tout comme il accélère la transition numérique.

Les taux bas ont aussi un effet lénifiant sur l’économie. Des entreprises qui devaient faire faillite survivent. Le processus de destruction créatrice est bloqué. Le développement d’entreprises performantes est paralysé par des concurrents soutenus artificiellement qui occupent le marché, cassent les prix, etc. Tout ça cachant à mon sens le retour d’une économie plus ou moins dirigée et de prix en partie administrés (regardez les taux…). Dans ce contexte, la croissance rentable vaut de l’or.

Le luxe et des entreprises hors normes comme Ferrari ou quelques medtech peuvent aussi répondre à ces critères. Mais je m’oriente prioritairement vers la tech parce que c’est un secteur que je connais plutôt bien. C’est une passion et une bonne partie de mon travail. On y trouve les meilleurs potentiels. C’est-à-dire, les entreprises les plus innovantes ET dotées d’un moat énorme. Il y en a beaucoup dans le software. Certes à des prix élevés, mais dans le contexte actuel de destruction créatrice accélérée, elles sont incontestablement du bon côté de la barrière.

Parallèlement, j’essaye de contrebalancer cette nouvelle surexposition avec quelques valeurs peut-être moins prometteuses, mais qui ont le mérite de diluer le risque.

Performance comparée

En comparé depuis octobre 2015, le CW8 est largement repassé devant le portefeuille. L’écart s’est un peu réduit ces dernières semaines du fait d’une forte exposition au Nasdaq, mais le poids des liquidités en portefeuille interdit tout vrai rattrapage tant que le marché reste haussier.

Pour information, je me suis "amusé" à calculer la valeur qu’aurait le portefeuille que j’avais en février sans aucune intervention de ma part (en réintégrant les dividendes). Sa valeur serait supérieure de seulement 4000 € par rapport au portefeuille réel. Les foncières ont pris tellement cher.



Mouvements

Ils ont été très nombreux. Il serait beaucoup trop long de tous les lister. Certains sont d’ailleurs complètement débiles.

À la place, je vous présente simplement mon portefeuille avec de nouvelles valeurs, mais également des anciennes. J’ai un mini topo sur chacune de ces valeurs, mais je le publierai plus tard, ce message est déjà assez long.

J’ai aussi décidé d’une nouvelle présentation par secteurs, très personnelle. Chaque poche a un rôle bien précis dans le portefeuille. Je présenterai ça par la suite également, mais sachez que le portefeuille ci-dessous est encore déséquilibré par rapport à mes objectifs et que les poches croissance, piliers etc. ne sont plus celles que j’utilise pour réfléchir à la construction de ce portefeuille.

Comme vous pouvez le voir, j’ai encore autour de 30% de liquidité que j’investis progressivement (une sorte de DCA). L’objectif étant d’être à 90% investi. On ne me reprendra plus au market timing ! Pourtant… pourtant, je n’exclus pas une correction violente. Les marchés mondiaux et l’économie en général sont anesthésiés par l’argent gratuit. Pourquoi je continue ce DCA like alors ? C’est sûrement que j’ai oublié une leçon très personnelle tout à l’heure :

Leçon 4 : Psychologiquement, je préfère être investi durant une baisse que de ne pas être investi pendant une hausse.
(Cette leçon m’est personnelle ; connais-toi toi-même, voir Matrix ou Platon selon les goûts)

Raison de plus pour essayer de trouver des entreprises assez solides pour traverser cette crise tranquillement sans aide. J’espère en avoir quelques-unes en portefeuille.



Profitez de votre été !

[mode gros lourd]J’espère que vous vous méfiez toujours du virus ! Car malheureusement, je pense que pour beaucoup, la question, elle est vite répondue… ^^ Bisous[/mode gros lourd]

Dernière modification par PierreQuiroule (31/07/2020 08h58)

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[+2]    #18 01/08/2020 12h03

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Comme promis dans mon dernier reporting, voici les commentaires que j’ai écrits avant tout pour moi-même. Le style est parfois perfectible, les commentaires succincts, mais je me suis dit que ça pouvait intéresser. D’autant que pour moi les thèses d’investissement les plus simples sont les meilleures.

Concrètement, je présente les différentes poches du portefeuille ainsi que les actions qui les composent. J’ai la flemme d’indiquer ici le montant de chaque position, il est visible dans mon dernier reporting. En général, ma conviction est proportionnelle à la taille de la ligne. Je ne constitue toutefois pas de ligne de plus de 5% du portefeuille, mais je n’interdis pas à une ligne de progresser pour dépasser cette taille (= laisser courir ses gains).

C’est un work in progress perpétuel, à vous d’en approfondir quelques idées si le cœur vous en dit.

Les différentes poches du portefeuille :

Luxe
Ces dernières années le secteur du luxe a bénéficié à la fois d’une croissance forte et d’une résistance étonnante face aux crises. Opérationnellement, il génère de fortes marges dans une industrie relativement peu capitalistique. La demande devrait rester soutenue du fait d’une clientèle riche que la crise devrait largement épargner (les politiques des banques centrales ne devaient pas porter préjudice aux détenteurs de capital…). La demande pour le luxe "accessible" est de plus alimentée par l’aspiration de la classe moyenne à un statut social plus élevé. Le besoin de s’afficher est toujours plus répandu (chose que je ne ressens pas du tout personnellement mais que j’observe partout  !). Il s’agit de l’un des rares secteurs intéressants à pouvoir être placés en PEA grâce à la forte présence d’acteurs français.

- LVMH est le leader mondial avec une stratégie jusqu’ici irréprochable, ses marques très fortes devaient rester un atout dans la crise et au-delà. C’est l’une des mes lignes favorites malgré le crise. Je crois en un redémarrage de la demande pour les produits d’LVMH même si la pandémie persiste. Il faut simplement laisser le temps au groupe et à la demande de s’adapter, notamment du fait de l’écroulement des voyages internationaux.
- Hermès se distingue par sa rentabilité et sa croissance, parmi les meilleures de la cote. L’image de sa marque est exceptionnelle.
- L’Oréal se trouve entre le luxe et la consommation de base, deux secteurs résistants.
- Farfetch est un acteur à part. Loin d’être rentable, c’est un distributeur de produits de luxe sur internet. Le défi est grand, car ce type de vente sur le net a toujours été difficile. Farfetch a donc construit un modèle particulier de partenariat avec des boutiques physiques avec lesquelles il fait l’intermédiaire. Le risque est à la mesure des enjeux : occuper la place de leader de la distribution de produits de luxe sur internet (alors que la pénétration du net dans ce domaine est encore très faible). Le pari est que la clientèle de ces produits se reporte en partie sur la consommation en ligne, y compris les Chinois privés de voyage en Europe où acheter des produits de luxe.

Technologie software (mature)
La technologie est LE secteur disruptif. Parmi les entreprises de la tech, les plus rentables se trouvent dans le domaine du logiciel. L’immatériel rend un logiciel multipliable à l’infini pour un coût presque nul. Les bénéfices suivent mécaniquement quand la demande est là.

Aujourd’hui, les acteurs du secteurs rivalisent pour créer des solutions simples et économiques qui prennent la place d’acteurs plus anciens en de très nombreux domaines (désintermédiation,  automatisation). Ils peuvent donc croître même en l’absence de croissance économique globale, simplement en prenant des parts de marché. L’essor du cloud, des API et des logiciels sur abonnement donne à ce secteur une récurrence des revenus qui permet d’allier croissance et résistance.

Ces 15 dernières années ont émergé des géants qui font désormais partie du quotidien d’une majorité de personnes dans le monde. Ils ont su conquérir des parts de marchés qui leur donnent une avance difficilement rattrapable. Très rentables, souvent avec d’énormes positions en cash, ils peuvent à la fois résister à une crise et en profiter. Ils constituent la catégorie "Tech software mature" à laquelle j’ajoute des acteurs moins grand public mais tout aussi bien placés.

- Microsoft propose les solutions les plus connues au monde à la fois pour le télétravail et le cloud. Le PC équipé de Windows a démontré qu’il occupe encore une place centrale dans le numérique, particulièrement dans le domaine professionnel. Microsoft a de plus enfin compris qu’il ne fallait pas lutter contre Linux et Android, mais au contraire profiter de la force de ses produits pour pénétrer de nouveaux marchés (WSL, Office for Andoid, MS Launcher, etc.).
- Google, dans son coeur de métier (Google Search et Adsense / Adwords), est relativement sensible aux cycles économiques du fait de sa dépendance à la pub, mais ses fondamentaux restent très solides et bien placés pour bénéficier de tout mouvement de reprise. Parallèlement, l’activité cloud semble enfin décoller et YouTube ne cesse de s’imposer comme la plateforme vidéo généraliste. Le cash offre une capacité de résistances importante ainsi qu’une chance d’effectuer des achats opportunistes.
- Le géant Amazon bénéficie évidemment des difficultés des acteurs du commerce physique et devrait surtout continuer à profiter de sa position de leader dans le cloud (AWS). Les tentacules d’Amazon deviennent si étendues que le principal risque est pour moi lié à la régulation. Toutefois, l’histoire montre que d’éventuelles interventions (dont on parle aussi pour Google) ne seraient peut-être pas si dommageables pour l’actionnaire (Barrage capital en avait fait une infolettre, mais je n’arrive plus à retrouver l’adresse).
- Adode dispose d’un quasi-monopole de fait sur des logiciels indispensables à la création graphique et vidéo (Photoshop, Premiere, Lightroom, Illustrator, After Effects, etc.), le passage à un modèle sur abonnement renforce la qualité du business déjà exceptionnel.
- Le français Dassault systèmes propose des solutions de virtualisation qui font référence dans le monde. Il devrait continuer à séduire du fait des économies de temps et d’investissement qu’elles apportent avec en prime un récent développement externe dans le médical (assez fascinant d’ailleurs ce qu’on nous promet dans ce domaine).
- Visa devrait à long terme profiter de l’augmentation des paiements électroniques en ligne, mais aussi dans le monde physique où le cash devrait connaitre une certaine désaffection (ce que en quoi les États poussent déjà depuis longtemps).
- Facebook et ses divers services continuent de voir leur fréquentation augmenter, la monétisation d’Instagram et Whatsapp est attendue. Ce n’est peut-être pas l’entreprise la plus sympathique, mais forcé de constater qu’elle continue à être très utilisée par Monsieur tout le monde. Or, il y en a beaucoup des messieurs tout le monde. Les derniers résultats montrent que l’entreprise résiste à tout, même au boycott des plus gros annonceurs pendant la pire crise de l’histoire récente. Cette résistante me laisse d’ailleurs perplexe quand je la compare à la relative faiblesse de Google.
- Nemetschek est un éditeur de logiciel allemand qui profite de manière très rentable de la montée du numérique dans la conception d’immeuble / l’ingénierie du bâtiment. Le passage à un business d’abonnement est déjà bien avancé. Allplan, leur logiciel phase, a d’abord été un développement interne d’un simple cabinet d’architecte avant de conquérir le monde. L’histoire rappelle un peu CATIA de Dassault systèmes.

Technologie software (en devenir)
La tech est un secteur en mouvement perpétuel. Pour en profiter pleinement, il faut prendre des risques et parfois s’aventurer sur des dossiers qui ne sont pas encore rentables ou pleinement rentables. La poche tech en devenir est donc un pari sur la rentabilité future de sociétés qui ne sont pas encore profitables.

- Shopify est très bien positionné pour capter une bonne partie de la croissance des ventes en ligne hors Amazon (du moins aux US). Les boutiques en ligne clé en main que Shopify fournit à des acteurs de toutes tailles lui permettent de profiter d’un business d’abonnement tout en percevant des commissions sur les ventes. La concurrence des solutions open source n’est pour l’instant pas assez organisée pour être réellement problématique.
- Dropbox est déjà ancien, mais commence à peine à être rentable. Une base d’utilisateurs importante s’ajoute à la qualité du produit. A noter que Dropbox s’est émancipé d’Amazon S3 pour construire sa propre infrastructure.
- Spotify est le logiciel d’écoute de musique en ligne le plus utilisée. Tributaire des maisons de disques, le rapport de force devrait peu à peu s’inverser et la rentabilité venir avec le basculement complet des modes de consommation de musique.
- Twitter peine à trouver la rentabilité depuis longtemps. Toutefois, le réseau social est toujours plus utilisé. Le pari est que la société trouve enfin un modèle économique comme l’ont fait ses concurrents.

Technologie hardware
Le hardware n’est pas historiquement le secteur tech où la valeur s’agrège le plus rapidement. Les bénéfices ne peuvent s’y multiplier aussi rapidement que lors de la vente d’un logiciel, car les coûts augmentent nécessairement lors d’une hausse des volumes. Le secteur ne peut pas non plus passer à un très confortable modèle par abonnement. Il compte toutefois des entreprises qui valent la peine. Le hardware reste la base de tout système informatique. Il se renouvelle régulièrement tout en étant en croissance. Il faut alors sélectionner des entreprises avec un moat important.

- ASML est une pépite européenne ultra dominante dans le domaine de la fabrication des machines de lithographie indispensable à la fabrication des puces électroniques. Ces machines sont utilisées par les tous les fondeurs du monde. Pour l’anecdote, elles valent plus que les avions que les transportent. Un quasi monopole dans ce domaine est rêvé.
- Intel devrait s’appuyer sur son statut de leader pour bien résister à la crise et profiter du besoin en data center. Même face à ARM et AMD, Intel est un géant qui a prouvé sa résilience et sa capacité d’innovation (voir aussi ce que j’ai écrit dans le message précédent sur Intel).
- Nvidia devrait profiter de la croissance du marché du jeu vidéo. De plus ses puces sont maintenant utilisées dans des domaines en forte croissance (IA, big data, cryptographies / cryptomonnaies).

Tech immobilier
Pour permettre aux data center et à la communication de masse de se faire, il faut encore des espaces physiques. Ceux-ci sont d’ailleurs de plus en plus demandés.

- Equinix est juridiquement un REIT, mais c’est surtout le leader des data center avec pour client essentiellement des grands groupes de la tech dont les besoins en espace ne devraient que croître du fait de la crise.
- Crown Castel est également un REIT, mais il loue des tours d’antennes aux opérateurs téléphoniques. Deuxième du marché aux US, il devrait bénéficier des besoins croissants de communication sans fil et du passage à la 5G.

Consommation
Dans tous les contextes, les gens ont besoin de manger, de se laver ou de se vêtir. Les biens de consommations, surtout s’ils sont attachés à une marque forte, sont demandés en toute période.

- Nestlé et Danone possèdent des marques "indestructibles" adossées à des groupes très solides. Ces entreprises sont en portefeuille, non pas pour leur croissance (à long terme, ça devrait faire plus ou moins la croissance mondiale), mais pour leur résistance même en cas de fin du monde (enfin presque).
- Nike est également une marque incontournable, mais pour les équipements sportifs. Elle répond donc à des besoins un peu moins fondamentaux. Nike peut par contre compter sur la renommée de sa marque pour profiter de la croissance à long terme du secteur sportif.

Construction
Le bâtiment finit toujours par repartir dit d’adage. Il sera en tout cas bien aidé par les plans de relance massifs un peu partout dans le monde (quand on ne sait pas quoi faire pour relancer l’économie à coup de milliards, on construit des ponts, des immeubles, des routes… jusqu’à bétonner le fond des rivières s’il le faut).

- Quitte à choisir un acteur (je manque de conviction par les autres possibles), Sika est une multinationale suisse très bien gérée, ses produits sont souvent la référence pour la confection de bétons / mortiers de spécialité, l’étanchéité, le collage, la réparation d’ouvrage technique, etc. Ces produits super spécifiques, mais consommés en grande quantité sur les chantiers, sont fabriqués partout dans le monde, car ils peuvent difficilement être transportés (un atout dans un monde où les échanges seront peut être limités durablement).

Énergie
Le monde aura toujours besoin d’énergie et le pétrole est loin d’être fini. Les prix bas préparent peut-être les prix hauts de demain. Cette poche manque toutefois d’une exposition aux énergies renouvelables. Neoen est sur ma watchlist, mais j’ai plusieurs fois raté le coche.

- Total est l’une des majors les mieux préparées avec l’un des points mort de rentabilité les plus bas. Éligible en PEA, bon rendement, bien gérée, pourquoi chercher plus loin.
- Rubis passe sans encombre les épisodes de prix bas du fait de son activité de stockage. L’entreprise est gérée de manière dynamique avec une croissance externe historiquement très bien menée.

Télécom
Dans la tech, s’il y a un secteur pire que le hardware, c’est bien les télécoms. Les acteurs du secteur ont été largement tenus à l’écart de la création de richesse gigantesque concentrée entre les mains des GAFAM. La concurrence y est féroce car rien ne ressemble plus à un accès à l’internet qu’un autre accès à l’internet du fait de la neutralité du net. La différenciation se fait donc souvent sur les prix. Les télécoms sont pourtant indispensables à l’utilisation du net. Pour moi, les entreprises du secteur sont entre les utilities et les foncières. En tout cas, la récurrence de leurs revenus leur permet de payer des dividendes confortables même si la croissance est poussive. J’ai choisi d’en constituer une petite poche, car je pense qu’en cas d’inflation, ce sera l’un des secteurs les plus à même d’adapter ses prix.

- Orange : un mastodonte dont je n’attends qu’un proxy de l’inflation en euros et un rendement sympathique.
- SwissCom : l’entreprise historique suisse, idéale pour un petit rendement en franc suisse et une exposition à la consommation domestique helvétique.

Santé
Le secteur de la santé est rentable et en croissance. Malheureusement, il pratique beaucoup d’expérience sur les animaux ce que je n’apprécie pas. Eh oui, j’ai quelques discrets principes “ESG” dans ma gestions. Pas de tabac, pas d’armes… Ça conjugué à ma méconnaissance du secteur sont les raisons pour lesquelles il est sous pondéré.

- Straumann est une entreprise suisse leader dans le domaine des implants dentaires. Forte croissance, rentabilité et innovations dans un secteur d’avenir (vieillissement et émergence de classes moyennes dans les pays en développement) sont un cocktail de choix pour l’actionnaire.
- Carl Zeiss Meditec est une entreprise allemande spécialiste de l’optique à visée médicale. Une croissance régulière avec une bonne rentabilité dans un secteur porteur devrait assurer l’avenir.

Industrie
L’industrie n’a pas bonne réputation. Pourtant, il existe des acteurs dans ce secteur qui bénéficient des changements d’environnement actuels.

- Interroll est encore une belle société suisse, elle est bien positionnée pour surfer sur le ecommerce et le besoin de chaines d’approvisionnement efficaces grâce à ses équipements pour la logistique et la manutention.
- Les gaz d’Air Liquide sont non seulement employés dans l’industrie, mais aussi dans le médical et demain dans le véhicule propre, il s’agit d’une entreprise ancienne bien gérée. La valeur de bon père de famille par excellente à garder en PEA et passer au nominatif.

Automobile / transport
L’automobile est un secteur cyclique avec de nombreux bouleversements en ce moment. Pour moi, mieux vaut s’en tenir à l’écart pendant les crises. Toutefois deux actions ont été sélectionnées pour leurs qualités propres. J’aimerais bien y ajouter une petite exposition au véhicule électrique, mais le secteur est en bulle perpétuelle… Difficile d’y investir sans avoir le sentiment d’être déjà très en retard.

- Michelin est la référence mondiale du pneu. L’entreprise présente une récurrence de ses revenus grâce au marché de l’entretien, elle est également exposée au marché pro et elle n’a pas à subir les investissements dans la voiture électrique / autonome pesant sur le reste de l’industrie.
- Si Ferrari incarne le mythe automobile, ce n’est pas une entreprise du secteur auto au sens financier du terme. Ses comptes l’apparentent plus à une entreprise du secteur du luxe (marges, croissance, ROIC, etc.), tout comme son image : voiture sportive d’exception réservée à quelques-uns. La production contenue garantit que les voitures trouveront toujours preneurs. Il y aura toujours des riches pour vouloir rouler en Ferrari.

Small cap fr
Les small cap française ont le double avantage d’être éligibles au PEA et de ne pas être très regardées par les grands fonds. Un investisseur français peut en tirer d’autant plus avantage qu’il maîtrise mieux l’analyse de leur environnement. Beaucoup de titres dans cette poche sont toutefois en watch list, car je manque de conviction sur le marché français.

- Delta plus : posséder une entreprise produisant des EPI (dont des masques) semble avoir beaucoup de sens aujourd’hui, mais cette entreprise était en portefeuille avant la crise pour sa croissance et la bonne gestion de sa direction. On garde pour les mêmes raisons et non pas pour surfer sur une hype temporaire.
- Envea : belle croissance et rentabilité dans un secteur d’avenir.
- LDLC : la vente d’équipement numérique auprès des particuliers et des professionnels a explosé à l’occasion de cette crise. LDLC en profite pour sortir de ses problèmes de croissance et d’organisation (désendettement, cession du siège, etc.), du tout bon pour le seul pionnier du web fr toujours indépendant.

Foncières
Le rôle des foncières dans ce portefeuille est à l’origine double : 1/ créer une petite rente permettant de profiter d’opportunités en l’absence d’apports 2/ créer un point de relative stabilité dans le portefeuille. Ce dernier point est lié au fait que les taux baissent généralement lorsque le marché baisse, or les taux bas sont favorables aux foncières. Tout cela est malheureusement perturbé par le Covid 19. Les taux ont certes beaucoup baissé, mais l’immobilier est en première ligne. Il est même possible qu’il fasse figure de variable d’ajustement (par la baisse des loyers).

Beaucoup de titres en watch list là aussi. Pour ceux en portefeuille très rapidement :

- Argan : immobilier industriel en France avec un historique de développement impressionnant
- IMDA : thèse d’investissement = "Paris sera toujours Paris" wink
- Unibail : plus grosse foncière de centres commerciaux au monde. Endettement important, rachat de Westfield au plus mauvais moment. Beaux actifs, mais spéculatifs face au virus et au numérique. En portefeuille pour jouer le moment (incertain) où la pandémie sera finie.
- Altarea : développeur immobilier intégré, foncière de centres commerciaux en France avec les risques qui vont avec, mais pourrait bénéficier des plans de relance en tant que promoteur.
- Dream Industrial : foncière industriel canadienne faisant partie de la galaxie Dream qui a prouvé son savoir faire.
- Lexington : foncière "à problème" depuis 2008 se corrigeant en s’orientant vers des locaux industriels (j’hésite à arbitrer).
- Stag industrial : foncière indus au développement rapide, dividende mensuel
- WP Carey : foncière triple net bien placée dans le contexte actuel. A moins souffert que Realty Income qui reste pour l’instant an watch list.

Modestie
La poche modestie représente la partie passive de mon portefeuille. 90% des gérants n’arrivent pas à battre le marché ? Je suis donc bien orgueilleux avec mon stock picking. Mieux vaut s’en remettre au marché. Cette poche devrait représenter au moins 30% du portefeuille. Sauf que c’est pas drôle et qu’on n’apprend pas grand-chose.

- Acheter EWLD (MSCI World) fut un premier pas vers la modestie et le réalisme : il est très difficile de battre un indice monde, ma récente déconvenue m’aide bien à l’intégrer. Pour l’instant, la taille de la ligne est modeste elle aussi. Dans l’immédiat, je vois cette ligne comme une petite assurance contre un mauvais stock picking. Ça sera toujours ça qui fera aussi bien que le marché.
- PAASI (MSCI Emerging Markets Asia) permet d’avoir une exposition à la Chine en PEA. Sans ETF, je trouve en effet le marché chinois très opaque. C’est aussi un problème pour un ETF, mais plus dilué. Le poids de la ligne est fonction de ces incertitudes.
- Une petite ligne TNO (STOXX Europe 600 Technology) en PEA pour se rappeler qu’il n’y pas que le Nasdaq dans la vie.
- Ce n’est pas un ETF, mais avoir du Berkshire Hataway serait pour moi justifié par le simple plaisir d’acheter une part de ce qu’a construit le maître. Buffett s’est également montré très prudent ces derniers mois. Avoir une petite exposition à son fond, c’est aussi se ranger à ses côtés pendant la tempête. Il aura peut être raison et contrairement à moi, il a de la patiente. Ça permet aussi d’avoir un peu d’Apple sans le dire (je n’aime pas Apple en tant que consommateur, en tant qu’investisseur… j’aurais du en acheter il y a bien longtemps !).

Dernière modification par PierreQuiroule (13/11/2020 11h56)

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[+2]    #19 26/08/2020 19h21

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Mise à jour de la liste ci-dessus avec quelques entreprises entrées en portefeuille récemment.

Les "topos" sont volontairement brefs. À mon sens, c’est gage d’efficacité (Lynch disait - en gros - qu’une thèse d’investissement doit pouvoir être expliquée en parlant 2 minutes à son chien, je suis d’accord avec ça ! Je me suis toujours planté sur des thèses trop complexes). Il n’y a volontairement pas de chiffres pour rester dans le domaine de l’idée qui est pour moi LA chose primordiale en stock picking. Ça n’exclut pas la rigueur du raisonnement, bien au contraire.

D’ailleurs, concernant les chiffres, je les regarde attentivement bien sûr, mais vous connaissez déjà mes amours : croissance du CA, marges opérationnelles, ROIC, rachats d’actions si possible, etc. Toutefois, certaines de ces lignes sont loin d’être rentables (surtout dans la catégorie tech en devenir), j’estime qu’elles ont une part spéculative. L’exposition reste donc très contenue (en moyenne entre 1000 et 2000 € par ligne sur ce type de dossiers) ce qui me permet d’assumer ces achats parfois effectués après des hausses déjà vertigineuses.

Technologie software
- Constellation software porte bien son nom. Cette entreprise canadienne s’est fait une spécialité de racheter des progiciels prometteurs et de les aider à se développer. Il ne  s’agit pas simplement de mettre des startups en portefeuille, mais aussi de leur donner les moyens de se développer. D’expérience, je sais que le potentiel est énorme. De ce point de vue, l’historique de Constellation software est impressionnant ! L’équipe rencontre aujourd’hui la concurrence du PE/VC, mais son portefeuille de logiciels et son expérience sont toujours d’actualité selon moi.

Technologie en devenir
- Adyen est l’un des leaders dans le domaine du paiement en ligne. En forte croissance, cette entreprise néerlandaise (donc éligible au PEA) a notamment comme clients des plateformes de premiers plan, elles-mêmes en forte croissance. (Dans le même secteur, je regrette que Stripe - que je pense encore mieux placé - ne soit pas coté.)
- DocuSign propose des solutions de signatures électroniques, d’identification et d’authentification. En perte depuis son introduction en bourse, DocuSign doit avant tout se constituer un portefeuille de clients. Dans cette phase, c’est la croissance qui compte. Tout indique qu’elle devrait rester forte.
- SalesForce.com est le leader des solutions de CRM. L’entreprise propose des solutions cloud adaptées à la gestion de la clientèle, de la force de vente et du marketing dans un environnement numérique. Les SAP & co n’ont pas su capter ce marché très juteux.

Une mini poche “cloud opérationnel” qui contient en quelque sorte des utilities du cloud :
- CloudFlare est un prestataire bien connu pour son offre gratuite permettant à tous les sites de bénéficier de son réseau de CDN pour distribuer efficacement des contenus dans le monde entier. La base d’utilisateurs gratuits (bénéficiant de fonctions limitées) constitue un formidable levier pour l’avenir. Les besoins sont de toute façon en forte croissance.
- Fastly est un concurrent de CloudFlare avec des spécificités importantes. Son absence d’offre gratuite démontre un positionnement moins grand public plus adapté à des codeurs sous Unix habités à manier des API pour gérer la “scalabilité” de leur infrastructure. La demande pour ce type d’offre est là aussi énorme et croissante.
- CrowdStrike se positionne comme l’acteur sécurité du cloud. Leurs solutions proactives sont de plus en plus utilisées pour sécuriser des services cloud de toute taille pour lesquels les attaques se multiplient.

Technologie hardware
- Apple… est-il bien besoin de présenter cette société ? Pas fan de leurs produits (je suis beaucoup trop geek et libriste pour ça), je dois avouer qu’Apple a su créer et exploiter sa marque de manière incroyable. Ses produits sont on ne peut plus désirables pour tous les “kékés” de la terre. Financièrement, c’est encore plus impressionnant avec en prime des rachats d’actions. Acheté aussi pour me soigner de trouver débiles tous ces gens avec des iPhones… lol

Énergie
- Neoen est l’un des leaders des énergies renouvelables en France. Il dispose de centrales solaires, d’éoliennes et d’un pôle stockage, ses activités se développent en France, mais aussi ailleurs en Europe, en Australie, en Amérique latine, en Afrique, etc. L’activité est en forte croissance portée par la vague verte. Elle devrait de plus bénéficier des plans d’aide destinés à “verdir” l’économie.

Santé
- Veeva Systems se situe entre la tech et la médecine en fournissant des solutions basées sur le cloud à destination des life sciences. En forte croissance, déjà rentable, l’entreprise se paye très cher (PER > 100), mais elle aurait tout aussi bien pu se trouver dans la catégorie tech en devenir. En tout cas, c’est un investissement dans le même esprit : acheter avant la pleine rentabilité.

Dernière modification par PierreQuiroule (12/11/2020 15h34)

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[+3]    #20 08/12/2020 16h46

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La très intéressante discussion Lopazz / SirContance m’a incité à vérifier quelques points dans ma propre allocation.

Voici un tableau composé des valeurs de ma poche "tech en devenir". J’y ai ajouté les GAFAM (-Apple) en gris pour comparaison. Le tableau est classé de la plus forte à la plus faible croissance moyenne sur 2017-2020.

Les données proviennent de ZoneBourse et/ou de MorningStar. J’espère ne pas avoir fait d’erreur, je n’ai pas le temps de tout vérifier.


Errata : la dernière colonne concerne la croissance 2020-2022 et non 2017-2022

- Premier constat, la valorisation sur la base P/Sales (il faut bien trouver un élément de comparaison) est généralement corrélée à la croissance. Les GAFAM sont moins chers que le reste, mais leur croissance est également plus faible (maturité). Palantir, et dans une moindre mesure Fasly, DocuSign et Unity (sur la base de données incomplètes) souffrent tout de même de valorisations très élevées par rapport à leur croissance.

- Les valorisations observées de plus de 30x les ventes exigent une exécution parfaite. J’estime qu’à ce niveau, pour des entreprises qui peuvent espérer 30% de marge opérationnelle, le marché anticipe minimum 5 années de croissance à plus de 30%. Il faut vraiment y croire pour investir dans ces boites à ce niveau, a fortiori pour celles à > 50x les ventes…

Pour ma part, je comprends les appels à la prudence de SirConstance et je partage les anticipations de Lopazz !

Ce type d’entreprises doit représenter qu’une petite partie d’un portefeuille équilibré, petite partie elle-même diversifiée. A mon avis, si vous croyez que le monde est en train de se numériser à marche forcée et si vous pensez pouvoir identifier des entreprises qui ont des chances d’en profiter à fond, cela se tente ! Cette petite liste montre aussi qu’il y a des dossiers entre croissance et recovery (Twitter, Dropbox, voire Spotify !) que ceux qui sont affolés par les valorisations de l’hyper growth devaient regarder.

***

Je ferai un reporting prochainement (portefeuille encore en retard sur les indices, je paye toujours mes erreurs du début d’année).

Dernière modification par PierreQuiroule (09/12/2020 17h59)

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[+1]    #21 09/12/2020 17h02

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@PQR : j’expose mon opinion sur les business models et les valorisations de ces titres chez lopazz

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[+7]    #22 01/01/2021 20h18

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Bonjour à tous,
Voici le traditionnel reporting de début d’année.

Performance
Je n’apprends rien à personne en disant que 2020 a été une année agitée, mais globalement - et contre toute attente - une belle année pour les marchés ! De mon côté, c’est beaucoup moins bon, disons-le.

- Valeur du portefeuille au 31/12/2020 : 264 971 €
- Perf 2020 du portefeuille : -5,46%
- Valeur de la part : 158,4 (depuis octobre 2015)

Le portefeuille talonne le médiocre CAC 40 GR (-4,96%), mais reste loin du CW8 (6,26%). En comparé, le CW8 me repasse devant. mad



A noter la "performance" de Carmignac Patrimoine A que l’on disait en coma profond.

Analyses et commentaires

Récapitulons ce qui m’a conduit à cette mauvaise performance :
- Au début de l’année, tout va bien dans le meilleur des mondes. Le portefeuille a dépassé les 300 000 euros, il surperforme le CW8 de 10 points depuis mon point de départ d’octobre 2015.
- Là dessus arrive la crise du Covid 19. À partir de là, j’ai eu presque tout faux. Ma seule satisfaction est d’avoir compris la gravité de la crise sanitaire assez tôt ce qui m’a incité à protéger mes proches les plus vulnérables.
- Lorsque la crise est devenue une crise boursière, j’ai pris la décision de larguer des actions très exposées à la crise. J’en avais une palanquée avec toutes les foncières en portefeuille ! Certaines ont été vendues pas loin des plus bas, pour d’autres j’ai limité la casse.
- Idée de génie par dessus ça : ne pas réinvestir le cash tout de suite, mais plutôt initier un DCA avec le cash dégagé en prévoyant une longue phase de marchés baissiers.
- Remontée en flèche des marchés : échec cuisant de ma stratégie
- Décision de réorienter le portefeuille brutalement vers des entreprises de croissances (ce que je prévoyais de faire, mais sur plusieurs années). Question timing, il était déjà tard pour monter dans le train.
- Création d’une poche spéculative, peut-être (mal) inspirée par la volonté de rattraper mon retard sur les indices (ce que j’appelle "tech en devenir", j’y reviendrai). Cela me conduit aussi à une grande diversification pour diluer le risque. Peut-être les prémisses de la sagesse qui me conduira aux ETF ?
- Pour finir l’année, le vent contraire de l’EUR/USD n’a pas aidé à présenter une performance meilleure.

Je détaillerai un peu plus tard l’ensemble des lignes du portefeuille comme je l’ai déjà fait sur ce post.

Dans l’immédiat, faisons comme les pro : le top 10 des entreprises en portefeuille. Cela représente 35.4% du total. Alors que le portefeuille comprend 100 lignes, j’adapte en quelque sorte la technique de la longue traine à l’investissement boursier ! Je dois dire que je suis assez à l’aise avec ce top 10 :


(Les petits drapeaux m’ont été inspirés par la présentation de l’excellent MrDividende, je trouve ça plaisant de faire le tour du monde en contemplant son portefeuille même si ça ne sert à rien yikes )
Edit : la ligne Alphabet agrège les class A et B, j’ai oublié de corriger la capture d’écran.

Maintenant, voici à quoi ressemble le portefeuille avec une présentation personnelle :



Le détail du portefeuille prête beaucoup plus à débat que le top 10, particulièrement la poche Tech en devenir. Il s’agit typiquement des entreprises qui ont suscitées le débat Lopazz / SirConstance / corran. La place de ces actions dans le portefeuille est très claire dans ma tête : c’est une extension logique de ma réorientation vers la croissance. Si on investit dans "l’avenir", il faut aussi acquérir des entreprises à un stade précoce de développement.

Le problème, c’est que je ne suis pas le seul à le penser depuis des mois, ce qui a conduit les valorisations du secteur vers des sommets. Je ne parle pas de bulle car pour moi une bulle s’appuie sur du vent. Or, beaucoup de ces entreprises (pas toutes) ont de vrais clients, des marges brutes phénoménales et une croissance très élevée. Non, le problème principal, c’est la valorisation.

Il est bien possible que j’ai investi beaucoup trop haut. J’espère alors avoir fait des choix pertinents qui conduiront le temps à effacer une erreur de timing. Ce n’est cependant pas mon hypothèse principale qui demeure que la transformation numérique à marche forcée continue de porter la croissance du secteur.

Petite précision : non, cette poche n’est pas mon "bac à sable" (expression que je vois fleurir çà et là). Drôle d’expression soit dit en passant parlant d’argent. À mon avis, il s’agit surtout d’excuser par avance sa mauvaise performance. "C’est mon bac à sable, ne dites pas que je suis mauvais si je perds tout !". Personnellement, cette poche fait entièrement partie de mon portefeuille. J’en assumerai la performance négative ou positive (ça serait mieux !).

***

Très belle année à tous !
Que 2021 nous réserve de bonnes surprises.

À bientôt !

Dernière modification par PierreQuiroule (02/01/2021 09h50)

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Favoris 5   [+4]    #23 04/01/2021 14h47

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Comme promis, voici la rapide présentation des nouvelles lignes en portefeuille. J’ai repris le découpage initié précédemment, vous pouvez vous référer à la présentation de chaque poche dans ce message. Il y a simplement deux nouvelles proches ("Technologie chinoise" et "Médias") bénéficiant d’une présentation.

⚠ Attention, j’ai écrit ces commentaires au moment d’acheter ces actions (avant tout pour moi-même donc), les commentaires sur la "faible" valorisation de certaines lignes ne sont parfois plus entièrement valables (Baidu, Etsy, Renault…). Ainsi, beaucoup de ces actions sont aujourd’hui très bien valorisées. Mes réflexions doivent de plus être prises avec des pincettes, je ne suis pas un professionnel et mon historique n’est pas génial, mais comme je me dis que ça peut intéresser… wink

Technologie software

- Le Suisse Temenos produit des logiciels destinés aux banques. L’entreprise a su allier, jusqu’à présent, très bonne rentabilité et croissance. Ce sont des solutions difficiles à quitter une fois intégrées et demandant souvent beaucoup de maintenance (générant des revenus réguliers en plus des ventes de licences).
- SimCorp est une entreprise danoise très rentable découverte chez MrDividende. Elle édite des logiciels destinés aux asset managers. C’est une belle histoire de croissance du fait d’un marché de l’AM porteur et d’un besoin croissant d’outils d’aide à la décision, de gestion des risques et de mise en conformité. C’est aussi un business relativement résistant. 80% des revenus sont récurrents. Surtout, changer de fournisseurs est très compliqué et coûteux. Au contraire, une fois intégrée une partie des solutions de Simcorp, les clients ont un intérêt à opter pour une offre complète front to back.
- Zalando est un champion européen du ecommerce. Amazon ne peut capter toute la valeur du secteur et en Europe un groupe comme Zalando est bien parti pour en profiter.

Technologie en devenir

- Etsy est la plateforme de référence pour la vente et l’achat de produits fait main ou “DIY”. La croissance est bonne du fait de l’attrait pour ce type de produits dans une société de plus en plus standardisée. Le modèle économique est déjà là, la Covid ne fait que le conforter, l’entreprise est rentable et ne se paye pas hors de prix par rapport à tout le reste de la tech.
- Twilio est un géant de la communication B2C dans l’environnement numérique (voix, vidéo, SMS, Whatsapp, etc.), il aide aussi à cibler précisément les consommateurs. Ses API peuvent être intégrées dans des applications de toutes tailles. Le marché est immense, mais la concurrence sur ce secteur l’est aussi. Twilio se positionne comme un acteur de taille face à des concurrents souvent beaucoup plus petits qu’il ne s’interdit pas de racheter (SendGrid, Segment récemment).
- Square est bien connu pour ses solutions de paiements physiques et online, y compris pour les petits business, le commerce de détail, l’alimentaire, etc. Sa force est de se positionner sur l’immense marché de la transition numérique des entreprises en créant des boutiques en ligne, en offrant la possibilité de prendre commande par internet, etc.
- Unity développe le fameux moteur de jeu vidéo. Ce moteur déjà largement utilisé est nativement multi plateformes (Windows, Mac, consoles, mobiles, etc) ce qui facilite grandement la production de jeux pour les entreprises de toute taille. Outre les barrières à l’entrée de plus en plus importantes pour développer ce type de logiciels et la croissance du secteur, les produits de l’entreprise trouvent des débouchés intéressants dans le cinéma et la réalité augmentée. Le modèle de licence est incitatif : du shareware (pour les petits projets) à la licence complète avec support sur abonnement.
- MercadoLibre permet de s’exposer à la croissance du commerce électronique en Amérique latine ; un marché immense. L’histoire est très séduisante, il est juste dommage d’entrer sur le dossier si tard…
- Le brésilien StoneCo complète l’exposition au développement du numérique en Amérique latine. Il fournit des systèmes de paiement, des solutions de numérisation et d’intégration numérique à destination des commerçants. L’entreprise est en forte croissance sur un marché que j’estime prometteur.
- Fiverr est pour moi l’archétype de l’entreprise internet parce qu’elle prolonge la révolution de l’intermédiation. En faisait l’intermédiaire entre des travailleurs freelances de tous les pays et des personnes ayant des besoins spécifiques (traduction, programmation, design, etc., etc.), Fiverr s’expose à un marché immense. La réputation acquise (avis) sur cette plateforme par de nombreux membres lui confère un petit moat à l’image de ce qui se passe sur AirBnB.
- Lightspeed POS est une entreprise canadienne qui fournit des POS (point of sale) à des restaurants et d’autres commerces avec une intégration non seulement des boutiques en lignes, mais aussi de services tiers comme UberEats, Deliveroo, des services de Booking pour les hôtels, MailChimp pour créer des newsletters, etc. L’entreprise répond à un besoin pressant de beaucoup de petits commerçants de se numériser et d’intégrer simplement différents services tiers.
- Sea ltd est très bien positionné pour profiter de la croissance numérique en Asie et en Asie du Sud-Est particulièrement dans le secteur des jeux vidéo en Asie (Garena), du e-commerce (Shopee) et des services financiers (SeaMoney).
- Foley Trasimene Acquisition II Corp (BFT) : un SPAC ! L’idée n’est pas de moi, mais de corran et a été mise en avant par lopazz sur ce forum. La thèse est très simple, ce SPAC sert de véhicule à Paysafe pour une valorisation qui n’a rien à voir avec celle des autres acteurs comparables. En particulier par rapport à Square (également en portefeuille), qu’on accuse de bénéficier d’une bulle. La question étant : même si le secteur du paiement est en bulle, pourquoi Paysafe devrait faire exception ? Ne trouvant pas de réponse, j’ai initié une ligne… une ligne modeste parce qu’une thèse basée sur un rattrapage de valorisation (surtout si elles sont très élevées) me semble fragile par nature.
- Pershing Square Tontine, un autre SPAC ! Mais pas n’importe quel SPAC, le SPAC de Bill Ackman. Il reste l’un des meilleurs de sa génération malgré des déconvenues ces dernières années. On peut espérer qu’il lève une belle cible. On a parlé de Stripe. Rien que ce nom me donne envie d’y investir.
+ dans la mini poche “cloud opérationnel” :
- Zscale sécurise comme CrowdStrike les infrastructures cloud, mais avant tout en sécurisant l’accès à des plateformes avec lesquelles Zscale s’intègre parfaitement (Office 365, Google Cloud, mais aussi CrowdStrike !).

Tech chinoise

La Chine a elle aussi ses géants du net. Ils ne peuvent plus être considérés comme des copies de leurs équivalents américains. Leur capacité d’innovation est aujourd’hui bien réelle et pourrait un jour les amener à concurrencer les GAFAM une fois saturé leur énorme marché intérieur. Ils sont une nouvelle illustration du déplacement du pouvoir économique vers la Chine : l’un des megatrends de ce siècle.

Si m’y exposer m’a paru indispensable, je reste toutefois très prudent et constitue de petites lignes avec une exposition globale très mesurée pour plusieurs raisons :
1/ La Chine reste un pays autoritaire, chacune de ces entreprises peut tomber en disgrâce du jour au lendemain et subir les foudres des CCP
2/ La comptabilité chinoise m’inspire presque autant de doutes que le respect des actionnaires minoritaires
3/ Par commodité ces actions sont généralement achetées sur le marché américain avec le risque spécifique lié aux ADR
3/ Je connais très mal ce marché, ce qui est une raison suffisante en elle-même pour rester prudent.

- On présente souvent Xiaomi comme le Apple chinois. C’est sûrement exagéré, mais il s’agit de l’un des plus gros vendeurs de smartphones et de matériel électronique au monde. Très agile, le groupe se positionne dans de multiples domaines avec une politique de prix agressive. Son image de marque commence toutefois à s’imprégner dans le public. L’écosystème qui gravite autour (cloud, paiement), beaucoup plus rentable, devrait en profiter.
- Prosus bien que cotée à Amsterdam est avant tout un véhicule pour investir dans Tencent (géant chinois propriétaire de WeChat, très actifs dans les jeux vidéo, le ecommerce, les médias, etc.) détenu à hauteur de 30%. Les autres participations (mail.ru, Delivery Hero, etc.) sont loin de peser aussi lourd (Phillipe a détaillé la répartition). Investir dans Prosus au lieu de Tencent en direct permet de placer les titres en PEA tout en bénéficiant des frais plafonnés et d’une petite diversification intéressante.
- Baidu : le marché semble voir Baidu comme un Google Search chinois avec des problèmes de croissance. C’est la raison pour laquelle l’entreprise se paye peu cher. Baidu est pourtant bien plus que cela. L’entreprise est très bien placée sur les megatrends du cloud, de l’IA, du véhicule autonome et de la VoD. Difficile d’avoir une certitude sans connaître en détail le marché chinois, mais de mon point de vue (peut être biaisé), c’est une belle opportunité !

Tech immobilier

- Cellnex est un acteur espagnol bien connu pour détenir un parc d’antennes principalement en Espagne, Italie, Suisse et France. L’entreprise devrait également bénéficier du passage à la 5G, du besoin toujours plus grand de “connectivité” dans un secteur géographique où je suis encore peu exposé.

Consommation

- Beyond Meat est l’un des producteurs de viande artificielle les plus connus. La croissance a été fulgurante ces dernières années, portée par la volonté de beaucoup de consommateurs de réduire leur consommation de viande tout en ayant besoin d’un substitut plus attrayant que le menu vegan typique. L’arrivée d’une concurrence importante (grands de l’agro + Impossible Food) risque toutefois de freiner le dossier si les développements en Chine (porc artificiel) ne tiennent pas leurs promesses. Cependant, le dossier me séduit pour des raisons plus éthiques (protection animale) qu’économiques.

Construction

- Hoffmann Green Cement est un petit acteur français ayant réussi son introduction en bourse en 2020. Bardé de brevets, il produit des ciments bas carbone à partir des déchets de la métallurgie. Une usine est déjà en production, d’autres sont en cours de construction. Des normes de plus en plus contraignantes (RE2020) et des premiers accords avec de grands acteurs m’incitent à mettre quelques pièces sur le dossier. De plus, le ciment étant difficilement transportable, la concurrence d’acteurs internationaux pourrait être plus difficile que pour d’autres acteurs français innovants.

Énergie

- EDP Renovaveis est un producteur d’énergie renouvelable d’envergure. Sa présence bien partagée entre l’Europe et l’Amérique du nord devrait lui permettre de profiter du fort mouvement en faveur des énergies vertes.
- Vestas Wind est le premier fabricant au monde d’éolienne. Le concurrent espagnol Siemens Gamesa ne présente pas un historique financier aussi flatteur. Vestas se trouve au cœur du boom de la croissance verte qui devait être bien aidée par les pouvoirs publics via les plans de relance.

Média

Le secteur des médias est en plein bouleversement avec les changements de mode de consommation. Moins de télé, moins de cinéma, plus de vidéos à la demande, plus de plateformes (Netflix, Youtube, etc.).

- Disney fait figure de vieille ancienne, mais surtout de pilier. Un catalogue inégalé, une force de frappe impressionnante et une pénétration prometteuse du marché numérique (Disney+) devraient assurer l’avenir malgré des changements profonds (en particulier les difficultés des salles de cinéma et des parcs, lesquels pourraient toutefois bénéficier d’une réouverture si on en finit enfin avec la Covid !).

Santé

- Sonova est un fabricant suisse de prothèses auditives. La comparaison avec son concurrent italien Amplifon plaide en sa faveur (croissance, rentabilité, etc.). Comme Straumann, Sonova devait bénéficier des megatrends actuels : vieillissement de la population et émergence des classes moyennes dans les pays en voie de développement.
- Progyny (idée que je dois à l’ami Lopazz ! il a revendu, moi pas :-)) fournit des services d’assistance à la fertilité aux Etats-Unis. Les résultats obtenus sont supérieurs à ceux des autres centres comparables. Les traitements sont onéreux, mais ce peut être les employeurs qui paient : Google et Microsoft représentent une part importante du CA ce qui est un risque, mais d’autres entreprises devraient suivre notamment pour attirer les meilleurs profils. Le marché est en tous les cas porté par le besoin d’enfant et les difficultés de plus en plus grandes de nombreux couples pour les concevoir sans aide.

Industrie

- Alfen est une entreprise néerlandaise fournissant de nombreux équipements électriques. Alfen est notamment leader des stations de transformation électrique, ils opèrent aussi dans le stockage de l’électricité et la recharge des véhicules électriques. Ce dernier secteur ainsi que l’équipement des producteurs d’ER est un levier de croissance important pour une entreprise pourtant âgée de plus de 80 ans ! C’est dans le vieux pot…

Automobile / transport

- Renault… que vient faire Renault dans un portefeuille orienté tech et qualité ? Il s’agit d’un l’un des rares paris de retournement du portefeuille. La valorisation de Renault s’est écroulée alors que j’admire beaucoup la nouvelle direction. Je pense qu’un De Meo est capable de transformer Renault en une marque profitable là où Ghosn s’orientait vers le volume. D’autant que l’entreprise dispose d’ores et déjà d’atouts de par sa présence précoce dans le VE.
- Fisker est clairement un pari sur des véhicules électriques avec un superbe design. Ce n’est pas du fake comme Nikola, ce n’est pas encore de la grande production comme Tesla. On en est au tout début de l’aventure, mais les partenariats sont prometteurs et Mr Fisker a déjà fait ses preuves. Certes plus en tant que designer qu’en tant que businessman…

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[+2]    #24 05/01/2021 09h56

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Merci pour vos réactions ! smile

@Ricou : Ah les dividendes. J’en ai été fan, je le suis beaucoup moins.

Pour répondre à votre question, les dividendes de ce portefeuille sont maintenant modestes, de l’ordre de 2500 euros bruts par an (y compris le PEA). Avant sa restructuration, ils étaient plutôt de 8000 euros, mais ça c’était avant de le réorienter vers des valeurs de croissance, avant également que beaucoup de sociétés coupent leur dividende.

Puisque vous m’en donnez l’occasion et puisque j’ai été l’un des portefeuilles orientés rendement de ce forum, je dois quelques explications pour dire pourquoi je me méfie davantage des dividendes aujourd’hui.

Tout d’abord, je veux différencier les foncières/REITs. Je les différencie parce que leur statut est très spécifique (absence d’IS, obligation de distribution). Je pense toujours que c’est un formidable véhicule pour qui cherche une rente. Dans le contexte actuel, je me méfie toutefois de pas mal de titres dans cet univers :
- Bien évidemment, certains locataires ne paient plus leur loyer en ce moment, surtout dans le commerce. Dans l’immédiat, cela pénalise les mangeurs de dividendes que nous sommes. À plus long terme, ça augmente la dette (ou du moins, retarde son remboursement) et pénalise la croissance.
- L’État semble considérer les dispenses de loyers comme un moyen d’éviter les faillites. Je crains que des signaux de cette nature engendrent une dégradation des relations avec les locataires. Lors du renouvellement et de la signature des baux, ils sauront faire jouer ce nouveau rapport de force. "L’air du temps" compte beaucoup dans ces relations.
- Plus généralement je crains une augmentation de la pression fiscale à la suite de cette crise. Or investir dans des foncières pour le dividende ne fait sens qu’avec un faible taux d’imposition.

Ce dernier point vaut pour les autres sociétés, mais il y a des raisons supplémentaires :
- Les rachats d’actions sont pour moi une forme de retour à l’actionnaire plus efficace que le dividende et son frottement fiscal.
- Payer un dividende élevé me semble devenu le propre de sociétés peu attrayantes qui "compensent" avec un gros dividende.
- D’une manière générale, de trop forts retours aux actionnaires me rendent méfiant. La société a-t-elle si peu confiance dans son business qu’elle s’empresse d’en extraire le cash ? C’est ce qui m’a fait renoncer à investir dans Citrix. On m’a d’ailleurs un peu ouvert les yeux sur le forum d’en face. Beaucoup de rachats d’actions + dividende avec une valo raisonnable pour une société tech, qu’est-ce qui cloche ? Eh ben, le business ! Des solutions old tech que les clients détestent mais sont obligés de conserver.
- Dans un contexte de crise et de transformation, je préfère des entreprises qui investissent en elles-mêmes pour en sortir renforcées que des entreprises qui "choient" leurs actionnaires.

J’ai conscience que tout cela prête à débat, qu’il faudrait faire du cas par cas, différencier si le dividende est perçu sur un PEA, etc, etc. Je suis aussi ok pour dire que le marché est peut-être allé trop loin dans la sanction des secteurs traditionnellement payeurs de dividendes (d’où le début de rotation sectorielle ? ). Il se peut donc qu’une stratégie dividende soit payante cette année ! À long terme, je pense pourtant qu’il a vraiment mieux à faire dans le marché.

Actionnaire : Orange, Total, Altarea, Icade,…
(ça relativise ce que je viens de dire, non ? lol)

Dernière modification par PierreQuiroule (05/01/2021 16h18)

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Favoris 1   [+9]    #25 11/04/2021 22h41

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Bonjour les IH,
Je ne vous donne pas directement des nouvelles de mon portefeuille avec ce message (il se traîne avec un insipide +8% YTD), je veux plutôt vous faire partager quelques idées sur la manière de représenter un portefeuille boursier. Je fais ça surtout pour m’amuser et j’ai bien conscience de ne rien inventer ! Je pense tout de même que ça peut en intéresser certains, voire donner quelques idées. smile

Concrètement, j’utilise depuis quelque temps la libraire Javascript AnyChart pour créer de jolis graphiques dans le cadre pro. Je me suis rapidement dit que ça pouvait être amusant d’utiliser ses possibilités pour représenter mon portefeuille.

Voici donc les quelques idées de visualisations qui me sont venues :

Idée 1 : Une représentation selon le risque
Cette idée part d’un concept que j’aime bien, celui de longue traîne (au sens marketing et SEO du terme). Il permet de représenter ce qui se passe souvent sur un site de e‑commerce : quelques produits sont généralement très demandés (haut de la traîne) alors que l’essentiel du chiffre est réalisé avec des produits très nombreux mais peu demandés (bas de la traîne).

Dans ma tête, mon portefeuille ressemble un peu au graphique typique de la longue traîne. Les lignes les plus importantes sont positionnées sur les actions que j’estime les plus sûres, les plus petites lignes représentent des actions plus risquées.

Le but du graphique suivant est donc de percevoir la diffusion du risque dans le portefeuille. Mais comment mesurer ce risque ? J’ai pris le parti de noter chaque titre de manière purement arbitraire. J’ai créé quatre catégories d’actions. J’y ai placé les titres selon mon ressenti et mes calculs. Bien entendu, une action peut passer d’une catégorie à l’autre selon l’évolution de ses perspectives.

Trêve de blabla, voici la représentation de mon portefeuille actualisée le 10 avril 2021 :



Les petits traits noirs dans chaque colonne représentent le prix d’achat : s’il est au-dessus de la couleur, la ligne est en moins-value, s’il est au dessous, elle est en plus-value.

Bilan ? Globalement concluant ! Le haut du graphique concentre bien les big cap rentables vues comme les entreprises les plus sûres (coloriées en vert). Les moyennes capi rentables se répartissent tout au long de la traîne. Les entreprises à revenus récurrents sont surtout concentrées sur la deuxième partie de la traîne ce qui correspond à ma conviction du moment (elles sont nécessaires pour équilibrer un portefeuille sans devoir y prendre une place prépondérante). Quant aux actions spéculatives (en rouge), elles sont — elles aussi — surtout présentes sur la deuxième partie de la traîne. Le risque individuel qu’elles portent ne peut donc pas porter un grand préjudice au portefeuille dans son ensemble. Il y a tout de même un peu de rouge pas si loin du sommet, il s’agit soit de titres pour lesquels j’ai eu la main (trop ?) lourde, soit de titres dont le cours s’est envolé.

Je suis aussi satisfait de voir des petits traits noirs surtout à la fin de la traîne. Ils témoignent de titres en moins-values, mais qui n’ont pas été renforcés au fur et à mesure de la chute.

Idée 2 : Des catégories sous forme de graphique « sunburst »
Un graphique classique de type pie (ou en camembert pour nous autres français) n’est pas adapté à la représentation de données hiérarchiques. Or, je trouve un peu réducteur d’assigner une catégorie à une action sans créer de sous-catégorie. Par exemple, dire qu’Intel est une entreprise du secteur technologique est insuffisant, c’est une entreprise technologique fabriquant du hardware, plus précisément des microprocesseurs… Pour visualiser ce type de données, on utilise souvent les graphiques sunburst (ou en « soleil »), c’est ce que je vais faire ici avec mon portefeuille.

Le but est de mettre en lumière le poids de chaque catégorie et sous-catégorie dans mon portefeuille. La concentration ou la diversification du portefeuille devraient en être d’autant plus lisibles. J’ai choisi de créer mes propres catégories parce que celles habituellement utilisées sont à mon sens peu représentatives de la réalité.



Pas de surprise, la tech représente l’essentiel du portefeuille ! La sous-catégorie la plus spéculative (Tech en devenir) représente toutefois autour de 15% du total. C’est beaucoup, mais pas autant que le nombre de lignes qui la composent pourrait le laisser penser. La sous-catégorie « Tech mature » représente elle presque 30%, mais je suis beaucoup plus à l’aise avec le risque qu’elle porte.

L’une des faiblesses qui met en avant ce graphique est la modestie des poches santé et énergie (avec seulement 1% pour les énergies renouvelables) ce qui n’est pas en phase avec ma conviction de long terme sur ces secteurs.

Idée 3 : Une mappemonde des investissements
Quoi de plus agréable que de faire un tour du monde en contemplant son portefeuille en ces temps de confinement ? L’idée de réaliser une mappemonde avec son portefeuille paraît alors évidente !



C’est pour moi la représentation la plus déceptive du lot. Elle fait certes apparaître une surreprésentation de la France (biais domestique), mais elle est trompeuse. La nationalité d’une entreprise ne préjuge pas de là où elle fait réellement de l’argent. LVMH est par exemple une entreprise française qui ne réalise que 5% de son CA en France. Or, compiler ces données pour chaque société serait très chronophage. Je me suis basé sur la nationalité qui génère donc à une représentation imparfaite. C’est la même chose pour les ETF régionaux ou mondiaux d’ailleurs. Je n’ai pas trouvé comment avec AnyChart attribuer une valeur à la une zone géographique au-delà d’un Etat.

D’autres représentations sont également possibles (représenter un portefeuille sous forme de heat map est assez à la mode). Il s’agit là de premiers tests. On va voir ce qui tient le mieux la route à l’usage… Et ce qui m’amuse le plus !

Pour ceux qui veulent voir la version HTML5 de ces graphiques, tout cela est disponible sur le petit blog bourse que j’ai créé en confinement. Considérez ce blog comme l’un des nombreux dégâts du Covid… Qu’est ce qu’on ne ferait pas quand on s’embête big_smile

Dernière modification par PierreQuiroule (11/04/2021 22h53)

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