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#76 30/05/2020 18h24

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Bonjour,

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre allocation géographique, d’introduction du CW8 est-il dans cette optique.

Votre portefeuille semble orienté Europe, je me suis posé également la question de diversifier un PEA buy & hold avec un tracker S&P500

Qu’en pensez-vous ?


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#77 30/05/2020 19h36

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Loulou a écrit :

Bonjour,

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre allocation géographique, d’introduction du CW8 est-il dans cette optique.

C’est une bonne remarque. Hors cash et tracker le portefeuille est investi à plus de 50% en actions européennes contre moins de 30% en actions américaines ; le reste en GBP, CHF et CAD.

3 explications :
- j’ai commencé à investir en titres vifs européens bien avant de commencer à diversifier vers les autres zones géographiques (à l’époque j’avais encore des fonds d’actions internationales monde au sein de contrats AV) la part actions européennes a donc toujours été "en avance"
- les autres zones avaient presque rattrapé ce "retard" (notamment grâce à des renforcements réguliers et l’ouverture de nouvelles lignes en USD l’été dernier) quand, suite à la vente d’un bien immobilier fin 2019 j’ai eu la bonne idée de réinvestir une partie du produit de cette vente dans des foncières européennes, ce qui a fait remonter la part euro de mon portefeuille (même si depuis, cette poche "foncières" a bien dégonflé !)
- enfin, en mars dernier au plus fort du krach j’ai renforcé en priorité les valeurs qui me semblaient à la fois sous-représentées dans mon portefeuille et survendues par le marché, et ce sans me préoccuper de la zone géographique ; il se trouve que la majorité de ces titres sont européens (Orpéa, Edenred, ABC Arbitrage, Rubis, Vinci, Bouygues, Enagas) même si j’ai aussi renforcé à bon compte des titres US comme Wells Fargo, 3M ou Johnson&Johnson)

Le fait de réinvestir une part des dividendes en tracker CW8 (65% d’actions américaines) va mécaniquement renforcer mon exposition à cette zone, ce qui me convient même si ce n’était pas le but à la base.

Loulou a écrit :

je me suis posé également la question de diversifier un PEA buy & hold avec un tracker S&P500

Qu’en pensez-vous ?

J’en pense que diversifier ses actifs est rarement une mauvaise idée.

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[+3]    #78 19/06/2020 21h12

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J’ai vendu ce jour 20% de mon portefeuille, je me suis fait violence pour vendre mes lignes en rouge plutôt que de "prendre mes plus values" sur les bijoux de famille renforcés au plus fort du krach de mars dernier.
Exit donc :
inter Pipeline Ltd
Red Electrica Corporacion SA
HSBC Holdings plc
BP plc
Exxon Mobil Corporation
Enagas SA
easyJet
LyondellBasell Industries NV
Vodafone Group plc
Orange SA

Dernière modification par dangarcia (10/01/2021 17h15)

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[+3]    #79 17/09/2020 16h00

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Je continue le "dégraissage" en soldant ce qui restait de ma ligne URW avec une belle moins value, ce qui n’est jamais agréable.

Cela dit, j’ai profité de l’occasion pour revoir toutes les valeurs sur lesquelles j’ai accepté de me "couper un bras" comme on dit (en luttant contre le biais d’ancrage qui consiste à se persuader que son cours d’achat est le "bon" cours et qu’une valeur qui a beaucoup baissé va forcément y revenir…).

Le constat est sans appel, quasiment aucune de ces valeurs n’a rebondi, au contraire la plupart ont continué à plonger. (les exceptions étant Interpipeline, Lyondell et Engie mais le rebond en % par rapport au cours de vente est sans commune mesure avec la baisse moyenne sur toutes les autres).

J’en conclue que la décision de vendre des valeurs qui déçoivent, à défaut d’être une décision flatteuse pour l’ego (c’est peu de le dire), est positive pour le portefeuille.
Voilà pourquoi je ne cesse de répéter qu’il faut savoir avant toute chose si on investit pour "se faire plaisir" ou pour gagner de l’argent… Pour nombre d’investisseurs individuels les deux sont difficilement compatibles.

Dernière modification par dangarcia (17/09/2020 16h11)

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#80 17/09/2020 20h20

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C’est vrai mais la plupart des valeurs je suppose sont liées à l’économie mondiale qui est vraiment en pleine récession (temporaire), ce qui rend impossible leur rebond. Il faut voir si elles rebondiraient en économie normalisée.

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#81 17/09/2020 22h20

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Argument non valide, d’une part parce que, dans le même temps, la plupart des valeurs que j’ai conservées se sont plutôt bien comporté, d’autre part parce que dans mon étude j’ai aussi pris en compte les valeurs que j’ai pu revendre avant la crise du Covid (entre 2014 et 2019) en assumant des moins values parfois conséquentes, et qui ont toutes continué à "décevoir" (ex : Centrica, Neopost, GE).

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#82 03/10/2020 21h04

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Portefeuille inchangé avec environ 60% de titres vifs pour du rendement immédiat et 15% de tracker World pour de la plus value à moyen long terme.

Je garde toujours 25% de cash sous le coude car n’ayant plus de revenus occasionnels (gelés en raison de la crise - un reconfinement de 15 jours minimum a d’ailleurs été instauré depuis hier soir à Madrid) je dois rester prudent.

Pourtant, et même si ça peut paraître cynique, je n’exclus pas d’investir cette poche de liquidités à la faveur d’une grosse secousse dans les semaines qui viennent ; et peut être même dès lundi car au rythme où vont les choses s’agissant de la santé de Donald Trump je ne serais pas surpris qu’il ne puisse pas se présenter aux élections à venir, voire qu’il ne passe pas le week end, avec les conséquences qu’on peut imaginer, ou plutôt qu’on ne peut pas imaginer, or comme chacun sait les marchés ont horreur de l’incertitude.

À suivre.

Dernière modification par dangarcia (03/10/2020 21h06)

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#83 03/10/2020 21h25

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Pour Donald Trump

"IL SE PORTE TRES BIEN"

Le Dr. Sean Conley donne des nouvelles de Donald Trump : "Le président se porte très bien (…) Je suis heureux des progrès du président, qui avait jeudi une légère toux. Cela s’est amélioré (…) Il reçoit différents soins, nous le suivons de très près. Il n’a pas besoin d’oxygène, n’a pas de difficultés pour se déplacer. Il a très bon moral. Il nous a dit : "J’ai l’impression que je pourrais sortir aujourd’hui."

Donc à moins d’un revirement de situation, ça ne devrait pas secouer les marchés prochainement.

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#84 03/10/2020 21h46

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Sans présumer de l’état de santé réel de D. TRUMP, peut-on vraiment accorder du crédit à ces annonces ? Dire le contraire de ce qui est affirmé ce serait un peu comme un PDG qui dirait de son entreprise qu’elle va mal et qu’elle est mal gérée.

Je pense que seule une sortie publique permettra de vraiment juger de son bon état de santé.


le Petit Actionnaire - Suivi de mes investissements dans les dividendes et Éducation financière.

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#85 03/10/2020 22h57

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Si je me souviens bien, quand Boris Johnson était hospitalisé, le discours officiel était très rassurant… Par la suite, on a appris que cela avait été beaucoup plus "problématique" que ça…

Bref, je suis du même avis que Neo45….

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#86 04/10/2020 02h12

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Donald Trump vient de poster une vidéo.

https://www.google.fr/amp/s/www.lci.fr/ … 63276.html

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#87 28/10/2020 17h28

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dangarcia, le 03/10/2020 a écrit :

Je garde toujours 25% de cash sous le coude car n’ayant plus de revenus occasionnels (gelés en raison de la crise - un reconfinement de 15 jours minimum a d’ailleurs été instauré depuis hier soir à Madrid) je dois rester prudent.

Pourtant, et même si ça peut paraître cynique, je n’exclus pas d’investir cette poche de liquidités à la faveur d’une grosse secousse dans les semaines qui viennent

Je me suis laissé tenté par le repli du jour et j’ai renforcé :
- ma ligne Air Liquide (pour un montant anecdotique, c’est juste qu’avec l’attribution d’actions gratuites je n’avais pas un compte "rond" et comme avec le repli de ces derniers jours le solde de cash sur mon PEA juste suffisant pour "l’arrondir" c’est chose faite)
- ma ligne tracker world, ordre épuisette placé à 295€ exécuté ce jour

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[+2]    #88 07/01/2021 20h32

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Pour ne pas polluer la file portefeuille de Korben je poursuis cet échange ici :

J’ai en effet creusé un peu le sujet à savoir déterminer dans quelle mesure, pour un rentier vivant de son capital et ses revenus, le fait de conserver x années de dépenses en cash, pour éviter de piocher dans son capital pendant un krach boursier, apportait une réelle sécurité.

Avec toutes les réserves que mon étude implique (simulation sur des données passées qui ne présagent pas des résultats futurs, etc.) les résultats sont très mitigés.

En pratique j’ai comparé l’évolution de 2 portefeuilles investi sur le Dow Jones (c’est l’historique le plus long que j’ai trouvé) sur des périodes de 30 ans :

A - un portefeuille toujours investi à 100% sur lequel on prélève 4% du montant investi initialement (à raison de 0,33% par mois)
Ça c’était le cas simple on va dire.

B - un portefeuille investi à 88% et 12% de cash correspondant à 3 ans de dépenses, permettant de consommer du cash plutôt que désinvestir au mauvais moment.
Là c’était moins simple car plusieurs questions se posent :
1 - en pratique, c’est quand, le "mauvais moment" ? Quand le portefeuille est en moins value ? Mais un portefeuille investi par exemple fin 2005 a traversé le krach 2020 sans passer dans le rouge. Quand le portefeuille est à -10 ou -20% par rapport à son plus haut ? Comment déterminer ce seuil ?
2 - quand et comment recharger la part de cash après avoir pioché dedans (voire l’avoir vidé) ?

Pour le 1 j’ai testé un cas mixte où on pioche dans le cash si les marchés sont en drawdown de 10% ou plus et si le portefeuille est en moins value (et s’il reste du cash bien évidemment)
Pour le 2 j’ai supposé que dès que les marchés sont revenus à moins de 10% de leurs plus hauts et que le portefeuille est dans le vert, en plus de désinvestir pour consommer on recharge aussi la poche de cash à hauteur de 3 ans de dépenses.

Résultats : bof bof ;
En terme de rentabilité, sans surprise dans la majorité des cas le fait d’être investi à 90% au lieu de 100% fait qu’on obtient une performance de l’ordre de 90% de celle du cas A, et sur 30 ans, ça fait une grosse différence.

En revanche en terme de risque le compte n’y est pas : par exemple l’impact sur la volatilité et le max drawdown est quasi négligeable. Concrètement je n’ai pas trouvé de cas où cette stratégie permet de "survivre" 30 ans quand la stratégie "100% investi" finit dans le rouge.

Le seul cas où la stratégie B est "gagnante" est celle où on investit vraiment au pire moment, par exemple octobre 2007.

Au final je pense que garder du cash apporte surtout une sécurité psychologique, et en bourse la psychologie est bien souvent mauvaise conseillère.

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#89 08/01/2021 10h31

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Bonjour dangarcia.

Pour poursuivre la discussion sur votre file…

Comme je l’indiquais ici, j’inclus aussi dans ma réserve de liquidités les grosses dépenses exceptionnelles de la vie courante (p.ex. voiture ou chaudière à changer = dépense immédiate imprévue ; catastrophe naturelle qui dégrade l’habitation = dépenses imprévues + des démarches qui prennent beaucoup de temps pour récupérer son indemnisation ; décès ; etc.). Alors que les études sur le SWR (safe withdrawal rate) ne tiennent pas compte de cela (par contre elles prennent en compte en général l’inflation).
J’ai de mon constitué un an de dépenses annuelles pour cette réserve de dépenses exceptionnelles.

Pour l’autre partie de la réserve, la théorie voudrait qu’on ait p.ex. un portefeuille de type 90% actions / 10% obligations, rebalancé annuellement ; pour les dépenses en phase rentier, on pioche dans l’une ou l’autre poche en fonction de l’état des marchés (période de krach boursier = baisse de 20% par rapport au récent plus haut => piocher dans les obligations qui sont censés monter pendant cette période, corrélation négative). Mais depuis les injections massives de liquidités par les banques centrales, cette décorrélation ne fonctionne plus vraiment. Et plutôt que des obligations on peut prendre du cash ou équivalent (livret A et LLDS, PEL, fonds euro d’une assurance vie).
Je pense qu’il faudrait prendre également une année de réserve de ce côté : cf. baisse de 30% des dividendes en 2020 vs 2019 ; cela permet d’attendre à peu près 3 ans pour un retour à la normale pour ceux qui piochent dans leur portefeuille uniquement les dividendes. Je compte plutôt 2 ans de réserve, car je ne pense pas uniquement piocher les dividendes dans la phase de consommation de rente.

Les 2 mis bout à bout, j’arrive à 2 à 3 ans de réserve.

L’alternative pourrait être de prendre un SWR plus faible
(3,5% vs 4% p.ex.) mais dans ce cas il faut attendre plus longtemps pour se constituer le capital de départ plus important nécessaire au train de vie visé (14% dans mon exemple, soit dans les 2 ans de capitalisation).

L’aspect psychologique me semble important pour ceux qui souhaitent passer en mode rentier et ne plus vivre que leur capital acquis. Ici, c’est la capacité à passer en mode rentier qui est visé ("un saut dans l’inconnu") ; pas sa capacité à gérer les futures crises boursières (dans son passé d’investisseur, on doit en avoir vécu quelques unes avant de se poser la question de passer en mode rentier, donc on est censé se connaître et être rassuré de ce point de vue).

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#90 08/01/2021 11h11

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Korben a écrit :

Bonjour dangarcia.

Pour poursuivre la discussion sur votre file…

Comme je l’indiquais ici, j’inclus aussi dans ma réserve de liquidités les grosses dépenses exceptionnelles de la vie courante (p.ex. voiture ou chaudière à changer = dépense immédiate imprévue ; catastrophe naturelle qui dégrade l’habitation = dépenses imprévues + des démarches qui prennent beaucoup de temps pour récupérer son indemnisation ; décès ; etc.).

Oui ça correspond à ce qu’on appelle de l’épargne de précaution ; cela a un coût (un manque à gagner plus précisément) mais il est compensé par des considérations autrement plus importantes que le strict aspect financier : c’est le genre de dépense qu’on fait souvent dans l’urgence voire pire (accident, hospitalisation, funérailles etc.) et dans cette situation mieux pouvoir disposer de fonds sans avoir à se poser de question.

Korben a écrit :

Pour l’autre partie de la réserve, la théorie voudrait qu’on ait p.ex. un portefeuille de type 90% actions / 10% obligations, rebalancé annuellement ; pour les dépenses en phase rentier, on pioche dans l’une ou l’autre poche en fonction de l’état des marchés (période de krach boursier = baisse de 20% par rapport au récent plus haut => piocher dans les obligations qui sont censés monter pendant cette période

Oui je comprends la théorie mais justement je la remets en question car au final quel est le but ? Réduire le risque ? Selon mes simulations ce n’est pas flagrant. La réduction du rendement sur le long terme est nette, normal ; en contrepartie je m’attendais à trouver des cas où le rentier investi à 100% voit son patrimoine durablement impacté par ses retraits au pire moment, quand le rentier prudent s’en sort mieux grâce au cash qu’il a gardé sous le coude. Ce n’est pas ce que je constate.

Korben a écrit :

L’aspect psychologique me semble important pour ceux qui souhaitent passer en mode rentier et ne plus vivre que leur capital acquis. Ici, c’est la capacité à passer en mode rentier qui est visé ("un saut dans l’inconnu") ; pas sa capacité à gérer les futures crises boursières (dans son passé d’investisseur, on doit en avoir vécu quelques unes avant de se poser la question de passer en mode rentier, donc on est censé se connaître et être rassuré de ce point de vue).

Je suis dans cette situation c’est bien pour ça que le sujet m’intéresse, j’étais à 2-3 ans de dépenses disponibles il y a quelques mois, aujourd’hui j’ai encore 1 an de cash (en plus de mon épargne de précaution) alors certes le fait de pouvoir consommer sans désinvestir mon portefeuille rassure, mais concrètement mon patrimoine serait plus élevé si j’avais investi cette somme, quitte à revendre des parts pour consommer, et ce même en mars avril par exemple. Bref je commence à me dire que c’est une sécurité purement psychologique (puisqu’elle ne retrouve pas dans les chiffres en terme de réduction du risque) et qui coûte cher.
Garder du cash est sans doute intéressant si on anticipe un besoin ponctuel important de financement (apport personnel pour un investissement immobilier ou tour du monde, j’hésite encore entre les deux !) mais pour les dépenses courantes je doute.

Dernière modification par dangarcia (08/01/2021 11h18)

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#91 08/01/2021 11h26

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Dargancia a écrit :

car au final quel est le but ?

Je vois 2 objectifs :
- Comme vous l’indiquez, dérisquer le portefeuille avec un actif décorrélé du marché actions.
- Mais aussi faire face à des imprévus non pris en compte dans les simulations de SWR (qui se basent sur le passé ; mais chaque nouvelle crise nous surprend par ses spécificités). Comme je l’indiquais, l’alternative est de prendre un SWR moins fort que celui trouvé dans les simulations, mais cela augmente le capital de départ nécessaire et donc la durée d’épargne avant de passer en mode rentier.

Edit : je viens de tomber sur la file de Cricri77700 qui bien qu’en phase rentier décide de liquider sa partie actions ! C’est ici

Dernière modification par Korben (08/01/2021 11h32)

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Favoris 1   [+1]    #92 08/01/2021 12h01

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dangarcia a écrit :

trouver des cas où le rentier investi à 100% voit son patrimoine durablement impacté par ses retraits au pire moment

Bonjour, à titre perso j’utilise ce simulateur :

simulateur

Exemple:

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#93 08/01/2021 12h12

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Korben a écrit :

Dargancia a écrit :

car au final quel est le but ?

Je vois 2 objectifs :
- Comme vous l’indiquez, dérisquer le portefeuille avec un actif décorrélé du marché actions.

Oui. Mais ça ne marche pas. Effet réduction du risque quasi nul. Voire contre productif.
Le risque pour le rentier qui vit de son capital ce n’est pas tant la volatilité de ses investissements que le fait de se retrouver à sec. Ce que je vois c’est que le fait d’être investi à 100% sauf cas très particulier fait que le patrimoine global est presque toujours supérieur donc plus éloigné de la banqueroute.

Korben a écrit :

- Mais aussi faire face à des imprévus non pris en compte dans les simulations de SWR

J’ai édité mon message précédent en ce sens nos posts ont du se croiser ; en cas de grosse dépense à venir ça peut se justifier : sortir 1 ou 3 mois de dépenses pendant un krach plombe un peu la performance mais le plus souvent c’est compensé par le fait d’être investi à 100% ; sortir 1 an de dépenses d’un coup là oui ça doit faire mal.

langoisse a écrit :

dangarcia a écrit :

trouver des cas où le rentier investi à 100% voit son patrimoine durablement impacté par ses retraits au pire moment

Bonjour, à titre perso j’utilise ce simulateur :

simulateur

Merci pour ce lien. Je remarque ici que le fait de garder du cash ou équivalent améliore le taux de succès si on dépense peu (3% du capital par exemple) au delà cela coûte trop cher et s’avère contre productif. Bon à savoir pour la suite !

Dernière modification par dangarcia (08/01/2021 12h39)

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#94 08/01/2021 12h42

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Votre simulation est très intéressante Dangarcia, d’autant plus qu’elle me concerne directement.

Je pioche dans mon capital pour vivre, et j’ai choisi de ne pas avoir d’épargne de précaution. Pour être exact, mon « épargne de précaution » est investie sur les marchés boursiers, via des AV investies à 100% en UC car je considère que le coût d’opportunité d’une épargne de précaution au rendement famélique (livrets réglementés ou fonds euro) est trop élevé eu égard au risque d’un marché baissier durable.

Vous me confortez dans mon choix stratégique !

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[+1]    #95 08/01/2021 13h01

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MilfordSound a écrit :

je considère que le coût d’opportunité d’une épargne de précaution au rendement famélique (livrets réglementés ou fonds euro) est trop élevé eu égard au risque d’un marché baissier durable.

Je pense que c’est la clé effectivement, quel est le coût d’opportunité de ne pas investir autrement dit la prime de risque offerte par les marchés vs un investissement sans risque.

Historiquement le rendement moyen des marchés actions est de l’ordre de 6-8%.
Il y a 20 ans, quand un fonds euros rapportait du 4 ou 5% net, investir en actions représentait une prime de 2-3% au mieux ; dans cette situation garder 10 ou 15% de son capital en fonds euros coûtait donc environ 0,3-0,4% par an. 

Aujourd’hui on est à 1-2% de rendement sans risque, le coût d’opportunité est de 6%. Garder 10 ou 15% de son capital en monétaire ou équivalent coûte 2 fois plus cher, 0,8-0,9%.

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Favoris 1    #96 08/01/2021 14h01

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Très intéressant ces échanges.

J’ai profite pour poster un autre simulateur, qui propose diverses allocations prédéfinies pour le portefeuille + méthode de rebalencement : Simulateur de Potfolio Visualizer

Cela fait longtemps que je m’en suis plus servi, il va falloir que je refasse diverses simulations à l’aune de ces échanges et de mes dernières évaluations de valeur de portefeuille / train de vie visé.

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#97 08/01/2021 19h51

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Voici les simulations basées sur le site précédemment cité.

Point de départ commun

Retrait de :
- 4,5% du montant initial
- Ajusté de l’inflation
- Simulation de succès sur 30 ans
Le reste des paramètres laissé tel quel (usages des rendements et inflations historiques p.ex.)

Simulations avec actions et cash


1/ 50% actions USA (tout le marché) ;  50% actions Europe ; 0%  Cash
Taux de réussite : 88%
Médiane de la valeur finale du portefeuille : x7,3 (NB : ajusté de l’inflation : x3,4)

2/ Avec 45/45/10% de la même répartition
Taux de réussite : 89% (très légèrement mieux ; c’est donc moins risqué de ce point de vue)
Médiane de la valeur finale du portefeuille final : x6,0 (donc sensiblement moins)

3/ Avec 40/40/20%
On reste à 89% de réussite
La valeur finale chute encore : x4,8

=> conclusion : le cash n’apporte rien dans ce type de portefeuille (conforme aux simulations de dangarcia) ! (hors nécessité d’une réserve de liquidité de précaution pour les imprévus du quotidien)

Simulations avec les portefeuilles types prédéfinis


1/ Ray Dalio All Weather
30% Actions USA (tout lemarché)
40% Obligations d’Etat à long terme
15% Obligations d’Etat à moyen terme
7,5% Commodities
7,5% Or
Taux de réussite : 98,7%
Médiane : x2,7

2/ Harry Browne Permanent Portfolio
4x25%
Actions USA (tout le marché)
Obligations d’Etat à long terme
Cash
Or
Taux de réussite : 96,4% (un peu plus faible que 1/)
Médiane : x3,3 (meilleur = "récompense" du risque)

3/ Mebane Faber Ivy Portfolio
5x20%
Actions USA (tout le marché)
Actions monde hors USA
Obligations USA (tout le marché)
REIT / SIIC
Matières premières
Taux de réussite : 46% ! C’est la banqueroute !
Médiane : x0 (car le taux d’échec > 50% !)

4/ Autres cas prédéfinis
Je n’ai rien trouvé d’intéressant

Conclusion
- On retrouve toute la pertinence des portefeuilles de Ray Dalio et Harry Browne, qui ont été bâtis pour cela… Leur valeur médiane reste inférieure aux portefeuilles plus risqués à base d’actions.
- Mais le comportement des obligations depuis les injections massives de liquidités par les banques centrales & pendant les périodes de crise boursière n’est plus le comportement historique. J’ai du mal à prendre en compte cette classe d’actif et continue de préférer à la place livrets / fonds euros de l’assurance vie.

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#98 08/01/2021 20h44

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Petite trouvaille récente pour vos backtests :
https://backtest.curvo.eu/

===========================
-Il y a presque tous les fonds / trackers
-Comparaison facile entre plusieurs portefeuilles
-Frontière efficiente très intéressante
-Graphique automatiques sur beaucoup de différents critères
-Historique dépendant du tracker / fond sélectionné
============================

Simulation rapide avec la recommandation de W.B (90 % S&P500 / 10 % CASH)
Et W.B #2 (100 % S&P 500)

Période : 12/2004 > 11/2020







Frontière Efficiente sur la recommandation de W.B :



Conclusion : meilleur ratio de sharpe 74 % Actions / 26 % Cash


Parrainage : Boursorama / Saxo / Linxea

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