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Portefeuille Investisseur Heureux - Octobre 2018

01/10/2018 - 2233 € de dividendes bruts mensuels, 499 k€ de capital

Reporting d’octobre 2018 du portefeuille de l’investisseur heureux. 113e mois de reporting.

Objectif

113e mois de reporting (neuf années et cinq mois de transparence) : l’objectif est l’obtention d’une rente mensuelle pérenne issue de mon patrimoine financier de deux SMIC nets, soit 2250 € après impôts et prélèvements sociaux ou environ 2830 € avant impôts et prélèvements sociaux. La stratégie patrimoniale pour y parvenir a été explicitée en filigrane sur ce blog ou les forums, et est décrite en détail dans mon livre.

Pour rappel, le suivi (portefeuille, répartitions, calendrier des dividendes…) est réalisé avec xlsPortfolio et xlsAsset.

Dividendes d’actions cotées perçus

Après l’arrêt de mon activité principale fin 2013 (Suis-je rentier ?), l’essentiel de mes revenus provient maintenant des dividendes de mon portefeuille d’actions et d’une TPE française dans laquelle je suis coactionnaire, dont l’actif principal est un site e-commerce.

Hors la TPE, le montant des dividendes reçus avant impôts et prélèvements sociaux, en base mensuelle, est d’environ 2233 € en octobre 2018.

La forte exposition de mon patrimoine financier à des sociétés cotant en USD et réalisant une part importante de leurs bénéfices aux États-Unis influence toutefois le montant des dividendes bruts perçu, ainsi, toutes choses égales par ailleurs :

EUR/USD 1,00 1,10 1,20 1,30 1,40
Dividendes 2474 € 2335 € 2183 € 2071 € 1974 €


Devise des dividendes :


(sources : Financial Times, xlsPortfolio)

Calendrier des dividendes :


(sources : Financial Times, xlsPortfolio)

Dépendance des dividendes :



(sources : Financial Times, xlsPortfolio)

Contrôle des dividendes par action en devise locale :


(sources : Financial Times, xlsPortfolio)

Performance

Bien que ne m’en préoccupant guère (la rente est générée par les dividendes, non par les plus-values boursières), dans la continuité des précédents reportings, je poursuis le suivi de la performance.

Le portefeuille perd 0,4% ce mois-ci, avec une valeur de part à 169,6 :

Evolution de la valeur de la part :


(sources : xlsPortfolio, xlsAsset)

Evolution de la performance annuelle sur les 113 mois de reporting :


(sources : xlsAsset)

Les dividendes sont intégrés nets d’imposition et prélèvements sociaux dans le calcul de la performance, quelle que soit leur utilisation effective (consommation ou réinvestissement).

Le crédit d’impôt lié aux nombreuses actions étrangères détenues et l‘écart entre l’acompte éventuel vs l’imposition réelle (moins élevée) ne sont pas réintégrés, donc la performance effective est légèrement supérieure à celle indiquée.

La forte exposition à des sociétés cotant en USD et réalisant une part importante de leur bénéfice aux États-Unis influence également la valorisation du portefeuille d’actions, ainsi, toutes choses égales par ailleurs :

EUR/USD 1,00 1,10 1,20 1,30 1,40
Portefeuille 550 k€ 515 k€ 485 k€ 460 k€ 439 k€


Allocation stratégique

J’ai stoppé mon activité principale en fin 2013 à l‘âge de trente-quatre ans, avec comme actifs une participation dans une TPE française, quelques liquidités et un patrimoine financier d’environ 450 k€ (aujourd’hui 499 k€).

La totalité de ce que je possède est le fruit de mon travail, de mon épargne et de mes investissements (ni aide d’aucune sorte après avoir quitté le domicile parental, ni héritage, je suis arrivé à Paris fin 1999 à vingt ans avec un BAC+2 et environ 1 k€ en poche – premier logement dans un foyer de jeunes travailleurs en banlieue, interminables transports en commun, travail acharné, reprise d‘études…).

Concernant mon patrimoine financier, l’allocation stratégique est volontairement plus “agressive” que celle préconisée dans mon livre avec l’espoir d’une rentabilité meilleure, mais au prix d’une volatilité plus élevée :


(sources : Financial Times, xlsPortfolio, xlsAsset)

Fonds euros en assurance-vie (≈2 k€)

Mes fonds euros sont :

  • Eurossima, détenu via un contrat d’assurance-vie Boursorama
  • Suravenir, détenu via un contrat d’assurance-vie Fortuneo

Les montants sont minimaux pour conserver les bénéfices liés à l’ancienneté des contrats d’assurance-vie.

Immobilier (≈168 k€ d’immobilier coté)

Mes investissements immobiliers le sont au travers de sociétés immobilières cotées en bourse (Real Estate Investment Trust), qui permettent une diversification géographique et typologique aisée (cf. Investir dans l’immobilier depuis chez soi) :


(sources : Financial Times, xlsPortfolio)

Détail des investissements :

Ces foncières cotées sont détenues sur un compte-titres chez Binck.

Digital Realty a le statut de REIT, mais comme son activité est orientée autour des centres de données informatiques, je la classe dans les technologies de l’information.

Actions (≈497 k€ dont 168 k€ d’immobilier coté)

Répartitions diverses :


(sources : Financial Times, xlsPortfolio)


(sources : Financial Times, xlsPortfolio)


(sources : Financial Times, xlsPortfolio)

Allocation opérationnelle :


(sources : Financial Times, xlsPortfolio)


(sources : Financial Times, xlsPortfolio)

Ces actions sont détenues sur un compte-titres chez Binck.

Détails des investissements :

D’une manière générale, les sociétés en portefeuille sont parmi les leaders dans leur domaine d’activité dans leur pays, voire dans le monde.

Les vicissitudes boursières ne me préoccupent guère (cf. Comment faire face à la volatilité boursière ?), à long terme, seules la performance opérationnelle de ces sociétés et leur capacité à distribuer des dividendes, comptent.

Chaque entreprise connaîtra certainement des hauts et des bas ponctuels, en fonction du cycle économique, du cours des matières premières, de l’environnement réglementaire et concurrentiel, mais en agrégat et en tendance, j’espère une augmentation des profits et des dividendes dans le futur, au moins au rythme de l’inflation.

Pour autant, tant que je le pourrai, je réinvestirai les dividendes d’actions reçus afin de faire croître plus vite ce flux de profits et dividendes, et favoriser un effet “boule de neige”.

Autres actifs (≈ xyz k€)

Mes liquidités courantes, la participation dans la TPE, un bien immobilier acheté à crédit (et pour le moment qui appartient surtout au banquier), ne sont pas comptabilisés dans ce reporting, mais contribuent à une diversification patrimoniale plus importante que mon patrimoine financier seul pourrait présager.

Opération du mois

Les dividendes d’actions reçus ce mois-ci après prélèvements en tout genre sont 58 CAD, 381 GBP et 2134 USD :


(source : Binck)

La foncière américaine de parcs d’activité commerciale Retail Value Inc (qui avait la particularité de ne verser aucun dividende), spin-off de DDR Corp" a également été vendue, pour 2341 USD :

Le produit de cette cession et les dividendes, éventuellement après conversion en GBP, ont été réinvestis dans le distributeur d‘électricité National Grid et la foncière de centres commerciaux Intu Properties :

Les deux sociétés opèrent principalement au Royaume-Uni, où les incertitudes politiques et économiques sont nombreuses du fait du Brexit. Leur cours de bourse cote sur des niveaux historiquement bas, avec des anticipations peut-être trop pessimistes à mon sens.

Réponses aux questions fréquentes

N’avez-vous pas peur de vivre en zone EUR tandis que votre “rente” est majoritairement en USD, CAD et GBP ?

Les dollars américains, canadiens ou la livre britannique ne sont pas le rouble russe, le réal brésilien ou je ne sais quelle devise d’un pays émergent.

Les États-Unis sont la première puissance économique et militaire du monde, le Canada est un pays bien géré avec des ressources pétrolières, Londres est la première place financière mondiale.

Si ces devises évoluent par rapport à l’euro, je ne m’attends pas à des variations extrêmes. Quand bien même elles auraient lieu, il n’est pas certain que cela soit en faveur de l’euro.

Enfin, le différentiel de coût de la vie entre la France et l’Espagne, où je passe beaucoup de temps, est pour l’heure significativement supérieur aux variations du taux de change EUR/USD et sa réduction m’affecterait bien plus.

Votre rente mensuelle est bien faible, vous n‘êtes pas un vrai rentier !

Ma mère, après avoir travaillé près de quarante ans dans la fonction publique hospitalière touche 1730 € de retraite mensuelle, accompagné d’un mal de dos chronique d’avoir porté des malades pendant toutes ces années.

L’avenir des retraites en France me semble également bien incertain (incertitude sur la durée de cotisation, incertitude sur le montant des cotisations, incertitude sur le montant des pensions, incertitude sur la revalorisation des pensions…) et morose : cotiser toujours plus et toujours plus longtemps, pour toucher moins.

Aussi je trouve ma situation plutôt enviable : Suis-je rentier ?

La vie en Espagne (cf. Valencia : super climat, bon marché et agréable à vivre, pour ne citer que cette ville), ou ailleurs, est aussi notoirement moins chère qu’en France.

Pouvez-vous divulguer la totalité de votre patrimoine, votre impôt sur le revenu, les revenus de votre compagne, etc. ?

L’objectif de ce reporting est de partager une démarche d’investissement, pas d’exposer ma vie privée et satisfaire la curiosité de chacun.

Peu de blogueurs ont déjà le niveau de transparence auquel je m’astreins, qui sert aussi de prétexte pour m’insulter copieusement sur Internet (cf. Pourquoi les autres souhaitent-ils vous voir échouer ?).

Par contre, je n’ai pas d’enfant ni ne prévoit d’en avoir et ai donc une flexibilité plus importante que celui qui en a : voyages hors-saison, dépenses ajustables facilement, pas d‘étude à financer…

N’avez-vous pas peur que les sociétés en portefeuille suppriment leurs dividendes ?

Mon portefeuille est essentiellement constitué de leaders mondiaux ou nationaux. Croyez-moi, si un jour la totalité des dividendes était coupée, c’est qu’il y aurait une telle crise économique mondialisée que nous aurions tous bien d’autres préoccupations.

N’avez-vous pas peur d’une hausse de la fiscalité ?

Si la fiscalité devenait insupportable, je peux m’expatrier dans le pays approprié à ce moment-là.

Mais mes revenus sont modestes, et en réalité je suis nettement moins imposé maintenant que lorsque j’avais une activité à temps plein et payait environ 15 k€ d’impôts sur le revenu chaque année.

N’avez-vous pas peur de devoir retravailler ?

Être “retraité précoce” ne signifie pas boire des mojitos sur la plage à longueur de temps. C’est d’ailleurs vite ennuyeux ! C’est surtout avoir du temps libre pour faire des tas de choses : aller à la plage certes, mais aussi se former, s’intéresser aux choses et être actif de quelques façons que ce soit.

Si évidemment, retrouver un emploi aussi rémunéré et dans le secteur que j’occupais précédemment était impossible, il y aurait d’autres possibilités si les circonstances le nécessitaient.

N’avez-vous pas peur ?..

Quand on réfléchit sereinement et avec recul, les risques apparaissent bien plus contenus qu’ils ne semblaient initialement (cf. La peur de tout : Philippe, n’avez-vous pas peur que…).

Passer à côté de sa vie en gaspillant un temps précieux est aussi quelque chose de risqué…

---------

"Nous n’avons pas besoin d’être plus intelligents que les autres, nous avons juste besoin d’être plus disciplinés que les autres" – Warren Buffett

 

7 commentaires

Commentaire
1) jean
01/10/2018
Merci de votre publication mensuelle.
Vous pensez donc que le fond n'est pas loin d'être touché sur INTU et avez racheté des centres commerciaux, classe d'actifs deja beaucoup présente dans votre portefeuille.
Vous avez des convictions sur l'avenir des centres commerciaux.
A voir d'ici quelques année.
Pour ma part, je suis également exposé mais peut-être plus circonspect ou prudent sur l'avenir du secteur.
Bravo encore pour votre travail et transparence.
Réponse de Philippe
Philippe
02/10/2018
Bonjour,

Je suppose en effet que le pire est derrière à présent pour les foncières de centres commerciaux, mais j'en ai sûrement trop en portefeuille et ce n'est pas très raisonnable...

Bien à vous,

P.
Commentaire
3) stonga
04/10/2018
Bonjour,

pour ma part , j'aurais surchargé en valeurs individuelles d'Assurances & Bancaires, vu les nombreux creux depuis 2009 (mars) , 2011 (QE Draghy ) , 2016 (brexit & assureurs ).

Qui n'est pas assuré (obligatoire !) ?

Et je ne parle pas du creux "indécent" (ils sont fort les vendeurs à découvert) des majors en matières premières fin 2015/début 2016. (Anglo American, Glencore , Encana)

Voir ... la forme en dessin d'enfant stylisé ( un V arcqué profond) du graphique d'Anglo American ; spectaculaire!

Dans ces cas nous résolvions - la quadrature du cercle : plus-values rapides et/ou conséquentes
et ! rendement sur dividende de très bon à colossal.

= ce que nous recherchons tous : à savoir , rentrées financières avec capital protégé (en large boni & peu importe les fluctuations)

Faire l'hypothèse d'un effondrement majeur & durable d'un secteur pris globalement est à mon avis une erreur.

nb : à voir comment les banques classiques vont se comporter avec la digitalisation du secteur dans le futur ?

L'hypothèse de Philippe est que nous irons tous (encore en suffisance), physiquement, dans les commerces.


Bien à vous
Commentaire
4) Ramos
15/10/2018
Bonjour,

Tout d'abord félicitations pour ce suivi en toute transparence.

Une question: quelles sont les raison d'une si forte pondération des reits dans votre portefeuille boursier ? Je constate que le secteur l'immobilier représente environ 3% de l'indice MSCI World contre 34% de votre allocation.

Jugez vous plus difficile de trouver des entreprises versant des dividendes élevés et pérennes dans les autres secteurs ? Ou est-ce pour une autre raison ?

Merci pour votre réponse.

Cordialement,

Ramos
Réponse de Philippe
Philippe
16/10/2018
Bonjour Ramos,

Tout à fait, je trouve le secteur intéressant dans l'optique qui m'intéresse : croissance lente, dividende pérenne et croissant.

Par contre, si vous devez apprendre de mes erreurs... Ayant quelques connaissances dans l'évaluation des foncières, j'ai pensé que celles-ci me permettraient de faire "mieux" et je me suis aventuré sur des foncières moins qualitatives que je pensais meilleure marché. Au final, cela s'est révélé un désastre et pour l'heure, j'ai perdu de l'argent (vente de Cominar à perte, grosses pertes latentes sur CBL Properties et VEREIT) sur ces investissements, malgré les dividendes versés.

Aujourd'hui, si c'était à refaire, je m'en tiendrai aux foncières cotées qui ont fait leur preuve et j'aurais une meilleure diversification sous-sectorielle (bureaux, commerces, résidentiel...).

Pour l'heure, j'espère tout de même une évolution positive des foncières actuellement en portefeuille, mais l'histoire ne plaide pas en ma faveur.

Bien à vous,

P.
Commentaire
6) srem
16/10/2018
Bonjour,
j'ai une petite question concernante le calcule de la valeur de la part: est que vous considerez comme apport les dividends reçu chaque mois? Et si c'est le cas, avant impôts?
Réponse de Philippe
Philippe
17/10/2018
Bonjour,

Les dividendes tels que versés par Binck (après prélèvements en tout genre) sont inclus, oui.

P.

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