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Écrire un livre : combien ça rapporte ?

31/07/2011 - Pauvres écrivains, riches éditeurs…

Combien gagne un écrivain ? Être écrivain permet-il de devenir riche ?

Voilà maintenant presqu’un an que mon livre Devenir rentier en dix ans a été publié aux Editions Edouard Valys et je peux apporter quelques éléments de réponses.

Je suis aussi en contact direct avec cinq écrivains édités dans quatre autres maisons d‘éditions. Mes informations seront donc un croisement de mon expérience et de ces autres sources. Par contre, je n’ai aucun contact direct avec un éditeur.

Combien gagne un écrivain ?

L’auteur est rémunéré autour de 10% du prix de vente HT du livre. Le reste se partage entre l’imprimeur, l‘éditeur, le diffuseur (les deux gros diffuseurs français sont Sodis et Editis) et le distributeur (la Fnac, amazon.fr…).

Il y a parfois des rémunérations par pallier : 8% sur les 3000 premiers exemplaires, 10% ensuite.

Si vous co-écrivez le livre (plusieurs rédacteurs ou un rédacteur et un dessinateur), il faudra partager les 10%.

Pour les livres d’informatique, on m’a rapporté aussi l’existence d’une rémunération fixe autour de 1000 € quelque soit le nombre d’exemplaire vendus.

Edouard Valys est assez généreux avec ses auteurs et mes droits d’auteur sont de 12%.

Chaque fois que mon livre se vend, je gagne donc en droits d’auteur un peu plus de 2 € brut d’impôts.

Quels sont les impôts à payer ?

Votre éditeur donnera environ 9% de vos droits d’auteur à l’AGESSA, la sécurité sociale des auteurs.

Ensuite, vos droits d’auteur sont imposés dans la catégorie “Traitements et salaires” et bénéficient de l’abbatement de 10%.

Comme ils viennent s’ajouter à vos autres revenus, si vous aviez par le biais de vos activités habituelles un Taux Marginal d’Imposition 40%, vos droits d’auteurs seront donc imposés eux-aussi au taux de 40%.

Pour faire simple, net d’impôt, je gagne donc environ 1 € par livre.

1 € par livre alors que le livre se vend 20 € ?

C’est bien cela.

Ok, mais vous compensez par les ventes ?

Déjà, il faut savoir qu’il n’est pas facile de connaître ses ventes. La plupart des maisons d‘éditions vous envoie un relevé souvent abscons une fois par an.

Edouard Valys a la transparence d’envoyer un relevé trimestriel produit directement par le diffuseur, et entre Septembre 2010 et Juin 2011 (3 trimestres), je peux dire que le livre s’est vendu à 1500 exemplaires environ.

Nous sommes donc loin des scores des livres de régimes ou écrits par des nègres mais portant le nom de “people”.

Quand êtes-vous payés ?

Une fois par an, en même temps que l’on reçoit le relevé annuel.

Sachant qu’entre la remise du manuscrit et la publication, il peut s‘écouler un délai plus ou moins long (un mois a minima), selon les hasards du calendrier, vous pouvez donc attendre plus d’un an vos premiers gains.

Remarque : les grands auteurs (ou prête-noms) ont probablement des avances dès la signature du contrat.

Ce n’est donc par rentable du tout ?

Le livre Sauvez votre argent de Marc Fiorentino se serait vendu à 100 000 exemplaires en six mois. Il est donc possible de gagner de l’argent, mais l’immense majorité des écrivains auront des ventes bien modestes : nous retrouvons le même type de répartition dans la musique ou les logiciels.

Cependant, il y a encore un certain prestige au livre-papier et être écrivain vous donne une crédibilité sur laquelle il vous revient ensuite de capitaliser.

---------

"Nous n’avons pas besoin d’être plus intelligents que les autres, nous avons juste besoin d’être plus disciplinés que les autres" – Warren Buffett

 

36 commentaires

1) Nicolas Kempf
09/08/2011
Bon topo ! Je suis dans la branche et je n'ai rien à redire, vos infos sont bonnes.

Attention cependant, précisez aussi que le monde de l'édition est fait de cas particuliers. Chaque éditeur a ses propres habitudes et solutions.
2) Jean
10/08/2011
Merci pour cette transparence... c'était, de mon point de vue, très instructif.
3) Immotnip
12/08/2011
Merci pour ces infos...

Qu'en est il des préfaces lorsqu'il y en a ?
L'investisseur heureux : devenir rentier
Philippe
12/08/2011
A ma connaissance, l'auteur d'une préface le fait à titre purement gracieux.
5) Michael de V&C
13/08/2011
Merci Philippe, pour ce retour très instructif.
Je pensais qu'on était plus nombreux à avoir acheté le livre.
L'investisseur heureux : devenir rentier
Philippe
13/08/2011
@Michael

En fait je pense que le livre se vend "correctement" sur Amazon.fr car je le vois régulièrement avec un classement décent, parfois même dans le top 500.

Mais dans les fnacs/librairies, qui semblent constituer encore pour l'heure l'essentiel des ventes d'ouvrage papiers, le livre est totalement invisible (il est en rayon et non en évidence sur le présentoir) et n'a donc aucune chance d'être vendu.

Si on prend le livre "Sauvez votre argent" de Marc Fiorentino, je l'ai vu plusieurs fois en tête de gondole.

Je constate la même chose avec d'autres amis auteurs : parfois même leurs livres sont mal distribués et absents de certaines Fnac : autant dire qu'ils n'ont alors aucune chance d'être vendu.

Après la question c'est comment faire pour être en tête de gondole dans les librairies ou Fnac ? Sans doute qu'il faut vendre... Mais pour vendre il faut être en tête de gondole...
7) Patrick
14/08/2011
Il y a, et c'est évidemment le plus difficile, tout un travail d'accompagnement médiatique et de relationnel lors du lancement d'un livre. Vous citez Marc Fiorentino qui aurait vendu près de 100.000 exemplaires de son livre : souvenez vous on le voyait déja sur LCI dans feu l'émission boursière Votre ragent en Actions, il intervient régulièrement dans les médias, pas plus tard qu'aujourd'jui où il signe un papier dans le Journal du Dimanche...Et pourtant, lisez son livre, il est affligeant de platitudes, d'un niveau sidérant. Le votre apporte une valeur ajoutée très supérieure.

J'ai pour ma part renoncé à écrire des livres de gestion financière et de comptabilité, ma spécialité. Ce qui compte , ce n'est pas la qualité du livre, elle est bien souvent inversement proportionnelle aux ventes réalisées, mais le relationnel qui va avec et la capacité à capter un maximum de gogos, que l'on appelle plus pudiquement les français moyens...
8) julien
24/08/2011
Merci pour ce topic instructif.

Qu'est-ce qui t'as fait choisir ce mode d'édition ? i.e passage par un éditeur tel qu'Edouard Valys plutôt que d'écrire un ebook autoédité et promu par des affiliés (type plateforme Clickbank...), que tu aurais d'ailleurs pu "recruter" facilement via l'auditoire de ton blog ?
Ne penses tu pas que cette dernière solution aurait été plus rentable, avec peut-être pas + ventes mais beaucoup + d'€ dans ta poche pour un livre vendu ? Je consens néanmoins qu'avoir écrit un livre papier doit, au delà des éléments financiers, procurer beaucoup plus de satisfaction personnelle : on peut se dire qu'on laisse une trace comme "écrivain" en quelque sorte ;) ...et effectivement capitaliser dessus !
L'investisseur heureux : devenir rentier
Philippe
06/09/2011
@Julien

Je pense en effet que si l'on dispose d'un moyen de faire de la pub pour son livre (site Web, etc) il faut mieux tout faire soit-même.

D'ailleurs, d'autres auteurs avec qui j'ai discuté s'orientent maintenant vers cette solution et misent plutôt sur des DVD vendus en compte propre via leur site Web que des livres.
10) Retaill and Co
23/11/2011
C'est un bon moyen de communication je trouve, certains dépensent des sommes pour se faire connaitre, vous vous vendez votre livre et vous gagnez de l'argent ;- ))


Vendre son livre pemet d'avoir des retours sur le long terme, et d'augmenter sa notoriété. Pourquoi ne pas faire un e-guide? Vous auriez bien plus de commissions.
11) lila scott
09/06/2012
bravo pour cet article, les précisions sont très utiles: dur dur de gagner sa vie avec la plume donc!
12) FRICHET
14/06/2012
Bonjour,
Je découvre par hasard cette discussion très claire et de qualité.
J'ai écris 2 livres sur la prostate en tant qu'ancien malade du cancer que personne n'a voulu publier (pas médecin).
J'ai donc monté une sté d'édition (sarl) et vendu en 2 ans 1200 livres uniquement en Bretagne;
Vu le faible prix de revient d'un livre en noir et blanc il est certain que cela a été une belle affaire. J'ai quand même fait plusieurs fois le tour des librairies bretonne et obtenu des articles de presse. Ces gains m'ont permis de financer des conférences itinérantes ... sur la prostate bien sur.
Vous êtes sûrs de vous ... publiez vous-même. L'impression numérique permet aujourd'hui des tirages de 500 exp. à des prix corrects. Puis faites du dépôt-vente.
Cela permet en plus des rencontres passionnantes avec des gens ... passionnés.
Je connaissais ces chiffres Philippe par diverses sources. Un livre en édition papier par un circuit classique n'est pas rentable du tout MAIS c'est une carte de visite. 1500 exemplaires c'est déjà un succès. C'est pour cela que même si j'aime bien écrire, je ne le ferais peut être que pour mon métier pour gagner en crédibilité en tant que consultant indépendant (si j'y reviens) mais la aussi un site web bien ficelé assure ta crédibilité également donc à choisir ...

Pour vendre 100000 exemplaires, il faut une couverture médiatique énorme ...
14) impôts Luxembourg
28/06/2012
A Luxembourg, les impôts sur les droits intellectuels sont plus avantageux. Malheureusement, la taxation équivalente à 5,9% ne s’applique pas aux livres, mais seulement sur les droits intellectuels liés aux copyrights sur des softwares, des licences, brevets, marques, dessins et modèles. Il serait intéressant de proposer de impôts plus bas sur la production des livres.
15) Thierry
06/08/2012
1.500 livres est un beau succès et c'est mérité.
Maintenant, cela te rapportera bien moins que la mise en pratique du contenu de ton livre.

Amateur de musique, je suis affligé de voir combien les clowns sans talent de la variété peuvent vendre de CD par rapport à un artiste plein de talent du Jazz...
Dans notre monde médiatisé à l'excès, la qualité n'offre plus la moindre garantie de succès.

Cela étant dit, publier quelque chose apporte beaucoup à un autre niveau que le gain pécunier.
L'investisseur heureux : devenir rentier
Philippe
06/08/2012
Au final j'en ai vendu 2000 en un an et demi (sept 2010-fin 2011)

Je pense que j'aurais pu en vendre plus avec un titre moins racoleur, une couverture dépersonnalisée (celle-ci fait "gourou"), l'absence de fautes d'orthographes et une meilleure distribution.

Edouard Valys, qui a fermé boutique récemment, m'a donné la possibilité d'être publié mais malheureusement n'a jamais été à la hauteur.

Mais comme vous dîtes Thierry, écrire le livre m'a permis de prendre du recul sur ma propre gestion patrimoniale.
17) Thierry
06/08/2012
J'ai regardé ce matin sur Amazon et c'est vrai que ton livre est apprécié de la majorité des lecteurs alors que celui de Fiorentino est plus souvent descendu par les critiques.
De plus, Fiorentino n'est pas un modèle à suivre. Il l'ouvre souvent bien grande pour ne pas dire grand chose. C'est triste que ce genre d'auteur vende autant, mais cela n'est guère étonnant dans notre monde.
18) Coffre-fort ignifuge
16/10/2012
Merci pour ces infos.
Ca n'encourage pas vraiment à écrire...
Il y a un moyen de contrôle des infos envoyées par les maisons d’édition ?
A moins d'avoir un super piston, ou une aventure personnelle déjà médiatisée, comme un trader véreux ou un criminel etc...
Enfin, si un jour vous devenez riche, vous devrez conserver votre argent et vos manuscrits dans des coffres-forts, faites-moi signe.

A bientôt :)
19) Matt (Acide Ici)
07/11/2012
Merci pour ce retour très instructif pour tous les démangés de la plume, dont je fais partie.

Je pense qu'écrire un ouvrage technique, un guide ou quelque chose de cette trempe, en effet, ne peut servir - et c'est déjà énorme - qu'a asseoir une expertise. Pour employer un langage commercial, c'est le début de "l’entonnoir de vente". Dans ce domaine, la publication électronique se révèle probablement d'une "viralité" plus importante, tandis que le fait d'être édité physiquement par une maison ayant pignon sur rue augmente probablement la crédibilité de son auteur. Le dit auteur ne gagnera réellement quelque chose avec que s'il est déjà un expert médiatisé (si demain Warren Buffet écrit un bouquin sur la finance - ou même sur le management, il y a des chances pour que ce dernier fasse un carton mondial...)

Je pense que gagner réellement de l'argent avec un livre "papier" alors que l'on n'est pas encore connu est réservé aux auteurs de fictions, c'est à dire de romans (si quelqu'un arrive à faire un premier carton avec un recueil de nouvelles ou de poésies, c'est un dieu). Et encore : sous réserve que le roman en question soit excellent !

Merci pour ce retour réaliste et ces données chiffrées. Cela nous montre assez clairement l'objectif à atteindre... ;-)
20) PAPADOPULOS
08/11/2012
c'est bien tout ce que vous dites mais je n'ai pas bien compris quand vous parlez des negres qui parlent de people.
donc pour vous lecrivains noir et afro ne sont bon que parcequ'ils sont negres et parlent de people?? c'est assez triste de lire des propos comme ca en 2012 ne trouvez vous pas?
21) Thierry
08/11/2012
M. Papadopulos,

Ce qui est triste en 2012, c'est de ne plus maîtriser la langue française.
Relisez ce que Philippe a écrit et relevez la définition de "nègre" dans le Larousse, vous n'en serez que moins ridicule.
22) Matt (Acide Ici)
08/11/2012
Ce qui est triste, en 2012, c'est de se rendre compte que l'école n'est toujours pas obligatoire.

Ou PAPADOPULOS aurait-il réussit à gruger le système ?
23) coffre-fort A2P
08/11/2012
Allez, pour couper court à ce quiproquo ridicule, j'ai ressorti mon dico du coffre-fort pour donner une des significations du terme "nègre" employé sur le blog :
- Auteur payé pour écrire des ouvrages qui sont signés de la main d'un autre.
Ceci dit, l'étymologie de ce mot doit sans doute avoir un rapport plus ou moins lointain avec le sens premier auquel faisait référence PAPADOPULOS :)
24) avice
25/11/2012
bonjour. je viens de publier un livre qui est visible seulement pour l'instant sur Amazon, google, le site de mon éditeur Publibook, tandis que Fnac a complètement foiré le référencement, en seulement une journée alors que la campagne médiatique n'a pas encore commencée, et quelle campagne!!! Mon livre " mariage gris un coeur en enfer" est en rupture de stock, il s'agit d'une histoire terrible mais vraie...
Il y a des livres signé seulement par des People, dont on sait déjà tout de leur vie qui a notre niveau ne nous concerne pas, alors au nom de la liberté d'expression si chère a la France c'est ce type de livre qui finalement n'ont rien a dire que vous retrouvés en tête de gondole, en France faire la promotion de la vérité ça n'existe pas, c'est politiquement incorrect, voir dangereux... pour réussir quand même faut passer outre...
25) gestion de classe
19/01/2013
Je suis d'accord avec ce billet, qui au passage est très instructif, et je salue la transparence de son auteur.

Il existe un autre moyen pour les écrivains : c'est de s'auto-éditer. Mais attention, il va falloir tout faire, et c'est dans notre propre porte monnaie que l'on va devoir puiser (alors qu'avec un Editeur lambda, on a rien besoin de sortir, en principe).
26) Paddy Saint DralL
10/02/2013
Bonjour,

merci pour ces info mais à vous lire, il est clair que cela ne sert à rien d'être édité par un groupe. J'ai réalisé mon roman de A à Z et jusqu'au financement de l'édition. Mon investissement est remboursé avec mes 40 ventes "personnelles" et je garde cette trace de mon passage sur terre à vie.
Pourquoi donc devrais je chercher un tabou éditions ou une Musardine? je ne vois plus l'intérêt de passer à la vente nombre pour gagner si peu sur un travail de 7 années.

Merci encore. Paddy Saint DralL
27) BOULENOUAR Jean-Marie
11/02/2013
Bonjour .
Je suis un peu surpris du peu d'argent gagné pour le travail fourni .
Mon expérience fut la suivante , j'ai écrit un livre il y a 2 mois après un an à récolter tous les documents . La couverture a été faite par un membre de ma famille , la relecture par un autre membre agrégée de Français , et la mise en page par une de nos filles .
Puis suivant les mesures imposées par l'imprimeur , nous avons suivi à la lettre ses consignes .
Nous n'avons pas besoin de maison d'édition avec de l'argent facilement gagné , ni de libraire qui sont des intermédiaires dont on s'est passés . Deux grands articles dans la presse quotidienne régionale, avec une invitation au journal de 19h00 (édition régionale), enfin 2 séances de dédicaces avec une présentation des livres sur des petits arbres métalliques (famille) ,prix de vente 17,00 euros . Vente par mon BLOG et en ligne par correspondance . Et maintenant je règle l'imprimeur à chaque tirage de 200 exemplaires(travail très sérieux ) et sur 17,00 euros , je gagne 16,00 euros nets car vente à compte-d'auteur , et je suis mon propre commercial .J'ai négocié dur avec les grandes surfaces , il garde 1 euro par livre vendu , mais j'ai fais faire un contrat par mon avocat et pas question d'attendre 6 mois pour avoir la rétrocession , c'est 10 jours maxi ...
J'ai été contacté par moultes éditeurs et libraires ; ma réponse :"je me passe très bien de vous ". Quand vous me demanderez 10% par livre vendu , on verra .
Pour l'instant , mon épouse tient ça très à jour , à midi j'en étais à 1453 livres vendusdepuis le 20 décembre 2012 ...
Une commande m'est arrivée d'un organisme public hier matin , ils en voulaient 30 ...Ok! quand j'ai le règlement , vous avez les livres 2 jours après .
Ah mais c'est pas possible , vous ne serez réglé que dans 6 mois au mieux .Non merci , et je raccroche .
2 heures après , re-téléphone , le responsable des achats :"Votre livre est passionnant et on voudrait faire travailler nos étudiants dessus "..Pas de problèmes , vous me réglez par chèque , par virement , par C.B. sécurisé ?
Et bien , j'ai vu avec la trésorerie , la 1/2 dans 1 mois et le reste en septembre . J'éclate de rire :" Ecoutez , j'ai peu de temps , c'est 17,00 euros x 30 maintenant , et je vous en fais cadeau d'un , ne vous amusez pas à faire des photocopies , c'est interdit par la loi ... "; ce matin un coup de fil à 8h00 , trésorerie :" C'est d'accord , je vous envoie un chèque ce jour du trésor public " .
Parfait , si j'ai le chèque lundi ou mardi , vos livres partent par UPS , et vous les avez mardi soir .Voilà il faut se battre , et ce n'est pas mon métier , je suis Infirmier et c'est mon 1er livre .
Les travaux commencent lundi , on refait toute la cuisine et j'en ai mis de côté pour les impôts .
Bon courage .
28) Ronan @ Auto Entrepreneur
02/03/2013
Un livre papier n'est que rarement rentable... c'est plus pour une question de notoriété qu'on l'écrit... ou par plaisir.

Si l'objectif est financier, mieux vaut le diffuser en version électronique sur les multiples plateformes qui existent, y-compris en affiliation...
29) économiser simplement
11/04/2013
Je suis aussi surpris par le taux de rémunération qui revient à l'auteur ! Ceci dit, on est dans l'ère du marketing, les best sellers ne seront pas mondialement reconnus sans les éditeurs et les grandes maisons. Espérons que ça change en faveur des vrais "artistes".
30) MERLIENGEAS
17/04/2013
L article est assez complet , ily a tellement de gens qui écrivent pour ne rien dire
31) juju117
16/06/2013
1 euro /livre dites dons c est n importe quoi
l éditeur et le distributeur touchent presque tout et en plus on est pas au courant des ventes de son livre.
c est ce qui s appelle un métier a risque
32) Jeanine
29/06/2015
Hé bien moi,j'ai publié en tout : 13 ouvrages/Cinq chez édition le manuscrit depuis l'année 2001=je n'ai jamais touché un centime de mes ouvrages.
Trois ouvrages chez édition édilivre aparis = idem
maintenant l'auto-édition depuis un an,j'ai publié 5 recueils de poésies en 1 an=
rien,j'attends ?
Si je continue à écrire c'est parce que j'aime ,mais rien gagner ,je m'interroge sans avoir eu un seul encouragement.
33) PIERRE
09/01/2016
Je suis en passe de terminer mon premier roman et très désireux d'obtenir quelques conseils sur la conduite à suivre une fois que je serais prêt à contacter ou pas un éditeur.

Merci de vos conseils à tous ils serons toujours les bienvenus.

Bye.
34) Jean-Marie (Jiaime)
02/09/2017
Bonjour.
Je suis très surpris par la méconnaissance du statut d'auto-éditeur, et écrire à compte d'auteur. C'est pourtant très simple et l'auteur est loin de ne gagner qu'un seul euro par livre vendu. Du reste dans un de mes commentaires ci-dessus, j'explique clairement comment j'ai procédé. Une remarque générale, pourquoi se focaliser sur les Maisons d'édition, les distributeurs, les libraires ? . Ce ne sont que des intermédiaires dont on peut très bien se passer. Ils sont inutiles pour plusieurs raisons dont il serait fastidieux d'en faire un catalogue. Pour ma part, mon 6 ème livre, sorti en janvier 2016, s'est vendu à ce jour (août 2017) à plus de 185.000 exemplaires. Et oui vous lisez bien 185.000 exemplaires. Et tout ça sans Maison d'édition, sans distributeur, sans libraire. comment ? Devez vous vous demander. Simple et compliqué à la fois. Pour faire simple, sur le livre vendu 13,00 euros (+ 2,50 euros de frais de port) il me revient 13,00 euros....Et oui car l'imprimeur (seul professionnel dont je ne peux pas me passer) est réglé depuis longtemps. Selon une simple formule mathématique apprise en 6ème, plus vous faites imprimer de livres et plus le coup du livre unitaire est bas. C'est ce que mon Conseiller juridique et fiscal appelle : le seuil de rentabilité. Exemple tout simple : En Belgique où les coups d'impression sont très en deçà des coups d'impression en France, j'ai fait imprimer 10.000 livres dans un 1er temps, avec la pagination, la mise en forme, les marges, le nombre de pages, etc.. le livre à l'unité était de 5,87 euros = 10.000 X 5,87 = 58700 euros. Mais 10.000 X 13,00 euros = 130.000 euros.....CQFD. Ainsi lorsque j'ai fait imprimer 40.000 exemplaires, l'unité est tombée à 3,17 euros !! Vous faites le calcul. Tout cela pour vous dire que les intermédiaires je m'en passe très bien. Attention il faut savoir raison garder et ne pas partir la fleur au fusil. En langage clair, une bonne communication ciblée, un gros diffuseur qui ne demande qu'un seul euro par livre vendu, avoir de très bonnes entrées dans les médias qu'ils soient écrits, télévisuels, radiophoniques, réseaux sociaux, surtout des décideurs, un bon carnet d'adresses, et vous court-circuitez ces intermédiaires totalement inutiles. Pour plus de renseignements vous pouvez me contacter par mail : [email protected] Je n'ai pas la prétention de vous dire ce qu'il faut faire, par contre l'expérience livresque m'a apprit ce qu'il fallait éviter de faire. Et surtout se faire conseiller avant de signer des contrats lesquels la plupart du temps sont léonins. Si vous avez un peu de moyens prenez conseil auprès d'un homme de loi (un avocat) très au fait de la " jungle " du Livre.
L'investisseur heureux : devenir rentier
Philippe
08/09/2017
@Jean-Marie

Je connais très bien l'auto-édition, puisque j'ai auto-édité mon deuxième livre.

"En langage clair, une bonne communication ciblée, un gros diffuseur qui ne demande qu'un seul euro par livre vendu, avoir de très bonnes entrées dans les médias qu'ils soient écrits, télévisuels, radiophoniques, réseaux sociaux, surtout des décideurs, un bon carnet d'adresses..."

C'est vrai que c'est très simple ! ;-)

Mais la personne lambda qui auto-édite son livre, si déjà elle en vend 50 en en parlant autour d'elle, ce sera déjà pas mal...
36) Jean-Marie (Jiaime)
08/09/2017
Exact Philippe. Mais ce que je n'ai pas dit pour éviter de m'attirer des remarques désobligeantes des consœurs et confrères lesquelles se sont (un peu) calmées , mon dernier livre vendu à plus de 185.000 exemplaires, et ce n'est pas fini, est un recueil de situations vécues comme infirmier à domicile. Sujet et niche livresques jamais exploitées. La curiosité, la nouveauté, l'engouement, le fait que c'est un livre qui s'adresse au grand public, ont fait que moi-même je ne m'y attendais pas. Du reste si vous allez sur GOOGLE, vous inscrivez mon nom et prénom (Jean-Marie Boulenouar) et je vous laisse découvrir et lire. Cela se passe de commentaires. Je ne suis pas meilleur qu'une ou qu'un autre, loin de là, mais je me suis battu et malgré les embûches nombreuses et particulièrement odieuses, je passe les détails, j'y suis arrivé. Vous connaissez cet adage que je fais mien : " Le bonheur de la réussite n'est pas une question de chance mais une question de choix et de volonté. Rien n'est impossible suffit-il pour cela de le vouloir ". Albert Einstein n'a pas oublié de dire à qui veut l'entendre : " Il n'y a pas de problèmes sans solutions sinon il n'y aurait pas de problèmes " . J'écris par plaisir, pour faire plaisir et pour partager, le reste m'importe peu. Le succès je m'en moque complètement, je ne prétends pas à décrocher un prix de pacotille, le strass, les paillettes, les petits fours, je laisse ma place volontiers.

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