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#1 17/04/2015 11h06 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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Suite à la question, sur une autre file,

kiwijuice a écrit :

pourquoi, cher Parisien, n’avez vous pas choisi l’exil fiscal? Votre patrimoine est mobile et vous pourriez vous installer dans une contrée plus favorable à vos revenus mobiliers?

je vais répondre ici, dans cette file dédiée. Non par narcissisme, mais parce que dans ce forum il y a beaucoup d’exilés fiscaux et apparemment moins de personnes pouvant partir mais ayant volontairement refusé de le faire.

En fait, au-delà de mes points qui me sont très spécifiques, cela pourrait permettre à certains pourquoi beaucoup de Français refusent l’exil fiscal, en ayant de bonnes raisons non financières, et parfois aussi financières. Néanmoins, si la pression fiscale continue de rester élevée, certains pourraient finir par craquer et s’exiler fiscalement.

En apparence, tout me pousse à partir:
- plus d’activité professionnelle, à un âge encore assez jeune (moins de 50 ans)
- patrimoine très mobile, sans immobilier locatif
- plusieurs expatriations temporaires dans le passé. Donc je ne serai pas perdu si je m’éloignais de Paris!
- ponction fiscale théoriquement excessivement élevée au regard du montant de mon patrimoine dévoilé sur une autre file. En réalité, pour le moment, seule la ponction ISF est lourde, l’IR, CSG-CRDS sont temporairement modérés.
- pas d’avantage social significatif que je pourrai perdre si je quittais la France.  Par ex., le volet le plus coûteux de l’affection longue durée de ma fille, qui est la nécessité de la présence d’une tierce personne à ses côtés, et qui nous coûte cher, n’est pas prise en charge par la Sécu, car nos ressources sont supérieures à un certain plafond. Et mes fils vont en région parisienne dans une école privée hors contrat, donc non subventionnée par l’Etat, etc.

En réalité, partir n’est pas forcément le bon choix:
- volonté de ne pas trop m’éloigner de mes parents maintenant âgés, d’autant que leur fille, ma soeur, vit à l’autre bout du monde
- un minimum de patriotisme, m’incitant à trouver peu glorieux un départ uniquement motivé par un souci d’arrêter de payer l’impôt en France;
- ma épouse est très attachée à Paris, alors que paradoxalement elle est originaire d’Amérique Latine
- fiscalement parlant, et sans rentrer dans les détails, mon IR et ma CSG-CRDS restent pour le moment modérés, car la majeure partie de mes actions sont abritées dans 2 PME et 2 PEA-PME à encours total élevé et dans une société non cotée qui pour le moment ne distribue pas de dividende (donc pas d’IR sur le dividende) et qui elle même n’a pas à payer beaucoup d’IS. Et nos liquidités sont placées sans des fonds en euro d’assurance-vie, donc là aussi IR nul.

Puis partir, pour aller où? Les seuls pays que nous envisagerions pour une multitude de raisons, dont nos contraintes familiales, sont des pays européens voisins:
- francophones: Belgique, Suisse romande, Luxembourg
- Espagne, Portugal: entre autres avantages, ma femme parle déjà ces langues et climat agréable
et seulement dans une très grande métropole, vu la situation de notre fille.

Mais ces pays, sauf le Portugal avec son statut fiscal avantageux pour les retraités étrangers (mais sommes-nous éligibles? j’avoue ne pas avoir regardé) risquent de nous imposer autant, voire plus qu’en France. Car ces pays ne reconnaissent pas l’exonération fiscale du PEA et de l’assurance-vie et il faudra par ex. payer tous les ans l’IR de ces pays sur les dividendes tombant dans le PEA.

Cela dit, notre imposition assez légère actuellement en France à l’IR et à la CSG est temporaire. Mes simulations de fin 2013 montraient que l’imposition augmentera fortement dès 2020. Et du fait de la forte hausse de mes actions en 2014 et 2015, la forte augmentation interviendrait dès 2018.

J’ai donc encore 2-3 ans pour décider de partir ou non, notamment en fonction de l’évolution de la fiscalité du patrimoine en France et de la suppression/réduction ou non un jour de l’ISF.

Mon pari est que je pourrai toujours continuer de rester à Paris et ainsi conserver mon pseudonyme actuel!

Mots-clés : exil fiscal

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#2 17/04/2015 15h04 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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Je ne suis pas d’accord, aucun impôt n’est modéré en France, ni l’IR, ni l’IS, ni laCSG CRDS ni tous le reste.

Petit patron de PME, je payais tout prélèvement obligatoire confondus 64% en 2012 (IS, CSG, CRDS, IR, ISF), et encore en me faisant conseillé par des pro.
Au 1er Janvier 2013 tombe celle loi:

Gérant majoritaire et dividendes : Les cotisations sociales (RSI) sont maintenant dûes…

Du jour au lendemain, avec le poids des cotisations sociales sur dividende ma pile de prélèvement obligatoire est passée de 64% à 76%!! Le moment où mon comptable m’a appris cette loi, j’ai su que ce n’était qu’une question de semaines avant que l’on parte avec femme, enfants.

Nous nous sommes installé dans un magnifique paradis fiscal tropical où l’on n’a plus qu’un seul impôt flat à 11%.

Tout n’a pas été rose, dossier en pagaille au départ et à l’arrivée, licenciements, redémarrage d’une activité, changement d’école pour les enfants, de culture, mise en vente de biens qui nous étaient chers, contrôle fiscal de représailles (bilan ils me doivent toujours quelques milliers d’euros, je ne leur en ferais pas cadeau). Mais après presque 2 ans, nous menons une vie des plus agréable ici, fini les paperasses et autre tracasseries anxiogènes et chronophages, mes affaires sont prospères et ça nous laisse beaucoup plus de temps pour le projets et les bons moments.

Et avoir l’esprit tranquille ça n’a pas de prix. Car être entrepreneur en France, cela signifie avoir tôt ou tard plusieurs années de sa vie gâchées, et peu importe que l’on soit honnête ou pas.

Voyage au bout de l?enfer fiscal - Le Temps

Une chose est certaine: tant que je serais entrepreneur ET tant que l’ISF existera, nous ne reviendront pas en France, autant dire probablement jamais, et cette perspective me convient. Venir voir les proches quelques semaines, et les inviter à venir nous voir, ca suffit bien.

Quant à mon patriotisme, du jour où cette loi est tombée comme un couperet, il est devenu nul en un instant. En fait il est même négatif car j’encourage tous les individus travailleurs et talentueux don la vie est rendue misérable par cette France devenue folle à venir vivre dans un pays qui saura les traiter à leur juste valeur.

Dernière modification par Jule (17/04/2015 15h13)

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#3 17/04/2015 15h31 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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Je pense qu’on a tous envie de savoir où se trouve ce pays tropical à l’impôt flat de 11% et où on peut rapidement remonter un business rentable smile

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#4 17/04/2015 16h05 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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Le contrôle fiscal de représailles était prévisible, ils n’allaient pas vous laisser partir sans vous dire au revoir à leur manière sad

Un pays non tropical mais pas loin de la France et avec une flat taxe de 10% : la Bulgarie.

La Belgique est aussi conseillée pour ceux qui n’ont plus d’activité professionnelle : pas d’ISF, pas d’impôt sur la plus-value et flat tax de 25% sur les intérêts de dividendes, le tout à 1h de Paris en Thalys.

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#5 17/04/2015 16h06 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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Meme question que Emstiges! quel pays ?

Parisien oui je pense que vous etes éligible au statut NHR au Portugal. Zero sur intérêts, zéro sur dividendes etc Suffit d’une location si vous n’êtes pas decide a acheter. bon climat, avions direct…

Et le Luxembourg c’est juste a cote…avec un excellent système de santé et pas d’attente pour MRI et autres…Facile d’accès par train, voiture ou avion…

Dernière modification par sissi (17/04/2015 16h11)

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#6 17/04/2015 16h27 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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Jule a écrit :

Quant à mon patriotisme, du jour où cette loi est tombée comme un couperet, il est devenu nul en un instant. En fait il est même négatif car j’encourage tous les individus travailleurs et talentueux don la vie est rendue misérable par cette France devenue folle à venir vivre dans un pays qui saura les traiter à leur juste valeur

Si l’on suit votre logique, vous avez bien entendu renoncé à votre nationalité française et donc à tous les avantages que cela pourrait vous procurer…
Naturellement non…
Je suis entièrement d’accord avec vous sur le fait que les impôts sont excessifs et mal répartis, mais est ce vraiment une raison pour tout renier? Je ne le crois pas…

Dernière modification par siverscolt (17/04/2015 16h29)

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#7 17/04/2015 16h29 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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Attention tout le monde , je pense que GBL est sur le point d’intervenir avec la cohorte de bien pensant  qui vont vous faire tout un livre sur le patriotisme et l’amour de son prochain.
Franchement , qui le loup pourra bien manger si le berger n’élève plus de moutons mais des taureaux
Plus il y aura de taureaux en colère et plus ils garderont leur laine sur le dos.
cordialement.

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#8 17/04/2015 16h29 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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Pour éviter encore plus de représailles j’ai omis volontairement le pays. Bien qu’anonyme je n’ai aucun doute sur les talents de recoupement des super limiers du fisc, vous savez, ceux qui précisément nous font tous déguerpir un à un. Pour ne pas le nommer disons que c’est à pas loin de la Réunion, mais sans les requins bouledogues (ni ceux du fisc).

Selon le statut on a un impôt flat entre 17% et 3% (si l’on ne faite que de l’offshore) et les tracas administratifs sont divisés d’un facteur 100 (sans exagérer). La politique est aussi simple et qu’efficace: les autorités nous laissent travailler, investir, embaucher (15% de charge sociale), et consommer sur place. Le pays progresse et l’éducation et la santé sont gratuites pour les locaux. Ah oui, et ici tous le monde est aimable et travailleur, en fait c’est l’opposé exacte de la France. Je me sens concerné par ces gens et je me suis même investit dans une ONG. Pour ceux qui veulent venir, il n’y en aura pas pour tous le monde, le nombre de réfugiés fiscaux français explose, je le constate un peu plus chaque semaine!!

Non vraiment je ne regrette strictement rien de ce petit pays marxiste en déclin qui maltraite ses plus capables au nom d’une justice sociale qui dans le fait ne sait rendre que les plus malheureux encore plus malheureux.

En France, la population de SDF a augmenté de 44% en onze ans

Je me demande vraiment pourquoi je suis resté tout ce temps à bosser pour des cacahuètes?? Allez je vais même pousser le cynisme à remercier tous les électeurs de Hollande qui indirectement m’ont permis d’ouvrir les yeux.

Fable de la grenouille ? Wikipédia

siverscolt a écrit :

Si l’on suit votre logique, vous avez bien entendu renoncé à votre nationalité française et donc à tous les avantages que cela pourrait vous procurer…
Naturellement non…
Je suis entièrement d’accord avec vous sur le fait que les impôts sont excessifs et mal répartis, mais est ce vraiment une raison pour tout renier? Je ne le crois pas…

Je ne vais pas devenir apatride quand même?! je ne suis pas saint Grothendieck! Des avantages Français je n’en ais plus aucun hormis les possibilités offertes par le passeport. Ce n’est pas dit qu’on ne le renie pas un jour si on en obtient un autre, car c’est évident, il ne fera pas bon vivre en France à échéance de 20 ou 30 ans, et encore. La faute à la mentalité des français, ancrée par les événement de 68 et les années Mitterand, et entérinée par la catastrophe du 6 Mai 2012. A cela ajoutons une soit disant droite qui elle aussi ne sait faire que des dépenses et des impôts supplémentaires (merci Sarko pour l’exit tax).

Pour votre gouverne silverscolt chacun des membres de ma famille est couvert médicalement à hauteur de 500K EUR par an, et pour 200 EUR / mois les écoles privées sont 10x mieux qu’en France, avec un adulte qualifié pour 10 enfants, anglais et français obligatoire, des vrais activités enrichissantes en plein air tous les jours et et surtout aucune racaillisation ni gauchisation des jeunes esprits. Et pour le prix d’un 80m2 à Paris nous vivons dans une villa neuve spa/piscine/jardin/personnel de maison sur un lagon!

Dernière modification par Jule (17/04/2015 17h12)

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#9 17/04/2015 20h08 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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Je suis resté en France pour des raisons assez pragmatiques.

Tout d’abord j’ai toujours une proportion significative de mon patrimoine dans une PME française, autant ne pas être trop loin des bureaux de celle-ci.

Ensuite l’herbe est peut-être toujours plus verte ailleurs, mais on sait ce qu’on laisse  sans savoir ce qu’on va trouver. La politique étant ce qu’elle est, les choses n’évoluent pas forcément dans le bon sens ailleurs. Je trouve, entre autres exemples, le succès de Piketty aux Etats-Unis assez inquiétant.

Plutôt que de faire un saut dans l’inconnu, j’ai aussi privilégié la solution facile et rapide de rester. smile Je me dois de reconnaître que cet argument a apporté son poids. Et puis payer un montant à sept chiffres d’exit-tax serait un piètre investissement si c’est pour retrouver 40 % ou davantage d’impôt ailleurs ou des conditions de vie moins agréables.

Finalement j’ai mis en place des solutions assez analogues à celles de parisien, qui permettent de réduire l’IR et l’ISF à des montants faibles en valeur absolue (en valeur relative, on est à 75 %). Cela passe par une société patrimoniale à l’IS avec un CCA (compte courant d’associé) et des contrats de capitalisation et d’AV pour le reste. Je compte sur un effet à priori plus "protecteur" de la fiscalité des entreprises, car y faire de grands changements pourrait avoir des impacts beaucoup trop forts pour qu’un gouvernement ne s’y risque. Il suffit de voir l’effondrement des cessions de valeur mobilières qu’il y a eu ces dernières années suite aux changements fiscaux de 2012.

parisien a écrit :

Mais ces pays, sauf le Portugal avec son statut fiscal avantageux pour les retraités étrangers (mais sommes-nous éligibles? j’avoue ne pas avoir regardé)

A priori oui, le "retraité" de ce point de vue étant celui qui peut vivre dans le pays sans revenus d’activité (donc sans travailler sur place) sans toutefois avoir recours à l’aide sociale locale.

Jule a écrit :

Et avoir l’esprit tranquille ça n’a pas de prix. Car être entrepreneur en France, cela signifie avoir tôt ou tard plusieurs années de sa vie gâchées, et peu importe que l’on soit honnête ou pas.

Voyage au bout de l?enfer fiscal - Le Temps

Ma contribution personnelle sur le sujet sera la suivante : la taille de ma PME serait sûrement double (ou triple) sans toute la réglementation contre-productive et les interventions étatiques intrusives qui pèsent sur son secteur.

Pour conclure, je pense quand même que si certaines choses n’évoluent pas en France, il sera difficile d’y vivre en avançant en âge. Notamment le fait que les soins soit pratiquement gratuits, donc totalement engorgés. Ma grand-mère, ayant l’âge respectable de 88 ans, a dû attendre six mois pour obtenir un rendez-vous chez un néphrologue situé près de son lieu de vie, lieu hors duquel il serait imprudent pour elle de se déplacer - qui se trouve être une ville française de 70000 habitants, pas la cambrousse.

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#10 18/04/2015 05h12 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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EmSitges a écrit :

Je pense qu’on a tous envie de savoir où se trouve ce pays tropical à l’impôt flat de 11% et où on peut rapidement remonter un business rentable smile

Je pourrais citer Singapour (également classé n°1 tous les ans pour la facilité d’y faire des affaires), mais pour l’essentiel l’impôt est de 0% (dividendes, plus values, intérêts, revenus étrangers) donc ça ne correspond pas…

siverscolt a écrit :

Si l’on suit votre logique, vous avez bien entendu renoncé à votre nationalité française et donc à tous les avantages que cela pourrait vous procurer…

Quels sont "tous les avantages" de la citoyenneté française selon vous ?

A part peut être la liberté de s’installer partout en zone Schengen sans visa (mais n’importe quelle autre nationalité de l’UE offre cet avantage également), je n’en vois pas vraiment.

Dernière modification par Betcour (18/04/2015 05h14)

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#11 18/04/2015 05h41 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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Sur l’aspect purement fiscal, je ne suis pas du même avis.
L’ISF est un problème pour les gros patrimoines avec un salaire ou revenu mais pas vraiment pour les entrepreneurs car l’outil professionnel est exonéré.
En tant qu’entrepreneur on peut facilement ajuster sa rémunération et donc très rapidement plafoner son ISF à 75% de ses revenus et on peut arriver à des taux d’imposition négligeables.

D’autre part, il y a certes des lourdeurs administrative et des couts mais également beaucoup d’avantages.
Lorsque j’ai lancé ma startup j’ai commencé par avoir une subvention BPI de 25K. Puis un prêt à 0% sans caution personnelle de 750K€, le statut JEI m’a réduit mes charges sociales de 25%, le CIR m’a encore fait gagner 25% sur le cout des ingénieurs, la Coface m’a prété encore de l’argent à 0% sans contrainte pour ouvrir des bureaux à l’étranger …
Au niveau imposition de sortie avec un minimum d’optimisation j’ai reduis l’imposition de plus value à moins de 20%.
Xavier Niels l’a déja évoqué à plusieurs reprise mais pour les entrepreneurs on est plus proche du paradis que de l’enfer fiscal.

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#12 18/04/2015 08h27 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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Betcour a écrit :

Quels sont "tous les avantages" de la citoyenneté française selon vous ?

Juste sur ce point et sur un Des avantages d’une nationalité, un lien vers un site amusant qui classe la "puissance" du passeport, à savoir dans combien de pays pouvez vous voyager avec votre passeport sans visa, pour la France, c’est 145, pour les Palestiniens, Cest 28 …

Passport Index - World’s passports ranked by power.

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#13 18/04/2015 08h42 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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parisien a écrit :

Puis partir, pour aller où? […]
- Espagne, Portugal: entre autres avantages, ma femme parle déjà ces langues et climat agréable
et seulement dans une très grande métropole, vu la situation de notre fille.

Mais ces pays, s[…] risquent de nous imposer autant, voire plus qu’en France.

Pour info, les revenus du capital sont soumis en Espagne à un prélèvement libératoire de 19% pour les premiers 6000 euros, et 21% au-delà. C’est à peine plus élevé que les 15,5% de prélèvements sociaux français, auxquels s’ajoute en France l’impôt sur le revenu.

Dernière modification par sanbouddha (18/04/2015 08h58)

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#14 18/04/2015 09h30 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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sylv a écrit :

Xavier Niels l’a déja évoqué à plusieurs reprise mais pour les entrepreneurs on est plus proche du paradis que de l’enfer fiscal.

Xavier Niels retourne sa veste, toujours du bon coté.

J’ai une vision plus anglo-saxone de entrepreneuriat, je n’ai que faire de leur aide et je ne demande que deux choses: qu’on me laisse bosser et qu’on me laisse récupérer au moins la moitié de la valeur créé.

Ce que vous décrivez là c’est un jeu du chat et de la souris. Sur le papier l’état prend presque tout, puis il accord des crédits d’impôts, et chacun année les règles changent un peu, ou beaucoup, et jamais dans le bon sens de la simplicité. A mon avis c’est même le plus gros mal francais: 300Mds d’EUR sont dépensés chaque année dans ce jeu, en agent des impots, en fiscalistes, en comptable. Ces gens là ne créent rien (et surtout pas de la justice sociale). Exemple édifiant: le que de la collecte de l’ISF coute 75% des 5Mds collecté??!!

J’estime que mon temps et mes projets ont plus de valeur que ces pirouettes fiscales que vous nommez pudiquement optimisation. Rendez vous compte qu’au lieu de créer des emplois et de l’activité les entrepreneurs de France passent leur temps chez leur fiscalistes? En outre, comme je l’ai cité, la loi sur le RSI dans les dividendes des gérants de SARL montre à quel point tout et n’importe quoi peut être réalisé en matière d’instabilité fiscale d’une année sur l’autre. Au cas où vous n’auriez pas suivi certains députés se sont lancés corps et âmes pour étendre cette folie aux SA et SAS, et là bizarrement ce qui était passé sans accroc pour les SARL a déclenché un tollé!!

Qui défend les gérants de sarl?  ? Paroles d?entrepreneurs

Pour moi c’est ni plus ni moins l’’enfer fiscal, restez y si ca vous chante, mais moi je ne saurais que trop témoigner à quel point quitter tous ca à été une des meilleurs décision que j’ai pu prendre!

Dernière modification par Jule (18/04/2015 09h40)

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#15 18/04/2015 09h37 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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@Jule

Sans juger votre choix, si la fiscalité était votre principal souci pourquoi vos conseils ne vous ont ils pas conseillés un rachat de votre société par une holding SAS (plus le souci des prélèvements sociaux sur dividende) avec remploi de la vente sur des investissements éligibles pour exonérer une grande partie de la plus value, idéalement en produit TEPA pour exonérer en plus ce capital de l’ISF.

Cela vous aurez sans doute éviter la même vente avec la taxation de la plus value et l’exit tax. Je pense qu’au final votre patrimoine serait plus important que ce qu’il est aujourd’hui.

Avec maintenant la possibilité de se faire racheter ses actions de holding par la holding plutôt que de verser du dividende tout en bénéficiant de l’abattement pour durer de détention, c’est quand même light en taxation.

Pour la qualité de vie, l’ile Maurice a ses charmes aussi.

Carpediem


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#16 18/04/2015 09h44 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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sanbouddha a écrit :

parisien a écrit :

Puis partir, pour aller où? […]
- Espagne, Portugal: entre autres avantages, ma femme parle déjà ces langues et climat agréable
et seulement dans une très grande métropole, vu la situation de notre fille.

Mais ces pays, s[…] risquent de nous imposer autant, voire plus qu’en France.

Pour info, les revenus du capital sont soumis en Espagne à un prélèvement libératoire de 19% pour les premiers 6000 euros, et 21% au-delà. C’est à peine plus élevé que les 15,5% de prélèvements sociaux français, auxquels s’ajoute en France l’impôt sur le revenu.

Votre analyse oublie un point majeur:
Les taux nominaux d’imposition des revenus du patrimoine sont certes généralement plus élevés en France que dans un pays étranger. Mais l’assiette de l’impôt en France exclut PEA, PEA-PME, assurance-vie tant qu’on ne fait pas de retrait, et en cas de retrait dans un futur lointain, l’imposition en France se limitera à 15,5% de prélèvements sociaux, ce qui est supportable (si la fiscalité française n’a pas trop changé entre temps, évidemment …).

Comme je l’écrivais ci-dessus, j’ai un montant total très élevé (à 7 chiffres, en fait) déjà placé en 2 PEA et 2 PEA-PME, sans compter l’assurance-vie. Les revenus (dividendes, etc.) dans ces enveloppes échappent à l’impôt en France (tant qu’il n’y a pas de retrait) alors qu’ils seraient soumis à l’impôt espagnol dès l’année de leur encaissement.

Dernière modification par parisien (18/04/2015 09h45)

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#17 18/04/2015 09h53 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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@CarpeDiem

Je suis quelqu’un d’entier, vous minimiser le facteur ras le bol, et maximiser le facteur optimisation fiscale dont j’ai dit ce que je pense dans mon précédent post. En outre travailler en France mais avoir une holding à l’étranger dans laquelle les bénéfices sont remontés, c’est la zone grise de la fiscalité et ca m’aurait mis de facto à la merci d’un bras de fer fiscal qui m’aurait pourri plusieurs années, non merci (je ressort ce lien au cas où ne l’auriez pas lu)

Voyage au bout de l?enfer fiscal - Le Temps

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Addedum: j’ai peut être lu trop vite, vous mentionnez une SAS en France? Si tel est le cas avez vous vu comme je l’ai dit au dessus, que les SA et les SAS ont failli y passer? Nul doute que ce projet a été reporté et certainement pas enterré.

Qui défend les gérants de sarl?  ? Paroles d?entrepreneurs

Il se trouve que  les fiscalistes sont toujours là pour apporter leurs solutions, bien sur vous savez que passer de SARL à SAS est un motif de contrôle et même souvent de redressement (abus de droit) et les fiscalistes sont aussi toujours là durant les contrôles. Bref vous faite votre beurre quoi qu’il arrive, sans strictement rien apporter au métier de l’entrepreneur mis à part une protection plus ou moins efficace. Permettez moi de me réjouir de ne plus avoir à faire à vous ni à vos confrères.

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Je suis surpris de vous voir tous supporter toute ces aberration. Pour moi être cohérent c’est vouloir que ce système s’effondre pour éventuellement voir quelque chose de raisonnable émerger, et pour cela partir est une façon bien plus efficace que de voter ou même s’engager en politique. Mais je ni crois pas, la jalousie du succès est trop bien prégnante en France. Car même si l’impôt social sur les dividendes a été le facteur déclencheur de notre départ, il y a tant de choses que je ne supportais plus dans ce pays. Notamment, comme je l’ai écris, je souhaite avant tout que mes enfants grandissent et se construisent dans un autre environnement, loin très loin de ce qu’on peut voir dans les écoles francaises.

Dernière modification par Jule (18/04/2015 10h18)

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#18 18/04/2015 10h18 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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Nos messages se sont croisés. Pour la holding, je parlais bien évidemment d’une holding en France. Ma remarque portait sur le fait que vos conseils n’avaient pas l’air d’avoir été d’une grande aide par rapport à votre problème fiscal.
Après si d’autres facteurs viennent s’ajouter, cela peut vite faire déborder le vase, ce qui a été votre cas.

Heureusement pour notre pays, certains ont encore de la place dans leur vase.

Carpediem


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#19 18/04/2015 10h42 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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J’avais rajouté une remarque, non la SAS n’est pas une solution pérenne, et constitue bien un nid à potentiel problèmes. Bien sur on m’a proposé cette solution mais je reste lucide sur les intérêts des uns et des autres.

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#20 18/04/2015 11h37 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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J’ai bien aimé le contre-argument du bien être fiscal des entrepreneurs :

La BPI, le CIR, le JEI, le CICE, l’ACCRE …mais vous êtes sérieux quand vous dites que c’est génial ?

C’est génial quand vous avez une cohorte de Drh qui travaille pour vous, mais une TPE-PME qui doit se farcir un dossier pour chaque demande, avec évidemment un premier refus car il manque un papier, ou parceque l’activité ne rentre pas totalement dans une case, avec en plus un versement différé d’un an…Et vous appelez ça le paradis?

C’est d’une ineptie la plus totale, au lieu d’avoir un impôt flat, extrêmement simple à gérer, le tout supervisé par quelques inspecteurs, on se retrouve avec des niches totalement débiles, dont certains ont droit et ne demandent même pas tellement c’est lourd. Le mal français est là.

Dernière modification par BorderLine (18/04/2015 11h38)

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#21 18/04/2015 12h01 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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Je suis complètement d’accord avec BorderLine sur ce point. Sans compter tout le cout que cela génère à l’état pour s’occuper de ces conneries de dossier. Et c’est sans compter les "cabinets" qui s’occupent de votre dossier pour un prix d’or.

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#22 18/04/2015 12h50 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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Bonjour

Je suis totalement d’accord avec @Jule. En France, le chef d’entreprise n’est pas un créateur d’emplois, mais une vache à lait. Et le problème principal, c’est l’état d’esprit des français, élevés dans la mentalité d’un Etat fort qui les protégera. En oubliant que plus on développe l’Etat, plus il fonctionne et impose ses propres règles. Il me semble logique et plutôt bien d’avoir une solidarité de base, mais aujourd’hui, comme tout est dû, le système est devenu étouffant.

Quand au pays paradisiaque, là je suis moins convaincu. Si je ne me trompe, il faut accepter de vivre sur une île de 1.865 km², c’est à dire environ 35 km de large sur 55 long, quasiment 2 fois plus petit que le département du Rhône, avec quand même 1.200.000 habitants, soit 640 hab / km²,  alors que ce même département du Rhône lui, n’a "que" 530 hab / km².

parisien a écrit :

… dans ces enveloppes échappent à l’impôt en France (tant qu’il n’y a pas de retrait) alors qu’ils seraient soumis à l’impôt espagnol dès l’année de leur encaissement.

Si mes souvenirs sont bons, il existe un système dont j’ai oublié le nom (je me demande s’ils n’appellent pas ça des SICAV), pour ouvrir un compte spécial (je crois qu’il faut un minimum de versement, mais je pense que cela ne devrait pas vous poser de problème) qui permet de reporter l’impôt tant que le compte n’est pas soldé. Appeler un broker espagnol de Barcelone, comme Renta 4. Ils parlent français et peuvent vous renseigner en 2 mn.

Mais comme vous le disiez dans votre premier post, partir n’est pas qu’affaire d’impôts, d’autres éléments sont à prendre en compte, dont la situation familiale. Mais je pense que vous, @parisien, vous partirez.
Et puis, vous confirmez ?? Parait que même avec des jumelles, on ne voit plus la Tour Eiffel depuis l’Arc de Triomphe ??

A titre personnel, une petite remarque. Je suis allé 3 semaines au Portugal visiter le pays. Et j’ai été étonné par un accueil plutôt froid, voire pète-sec, plus quelques petites arnaques peu agréables, alors que l’on m’avait dit que les français étaient bien accueillis dans ce pays.
Je n’ai pas eu ces mêmes expériences en Espagne, et je privilégie nettement ce pays.

Enfin, ne mélangez pas tout. On peut très bien en avoir marre et s’organiser pour quitter la France, sans pour autant renier sa langue, sa culture, en un mot ses origines. Tout n’est pas noir en France, simplement gris trop foncé.

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#23 18/04/2015 13h00 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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Jule a écrit :

sylv a écrit :

Xavier Niels l’a déja évoqué à plusieurs reprise mais pour les entrepreneurs on est plus proche du paradis que de l’enfer fiscal.

Xavier Niels retourne sa veste, toujours du bon coté.

J’ai une vision plus anglo-saxone de entrepreneuriat, je n’ai que faire de leur aide et je ne demande que deux choses: qu’on me laisse bosser et qu’on me laisse récupérer au moins la moitié de la valeur créé.

Ce que vous décrivez là c’est un jeu du chat et de la souris. Sur le papier l’état prend presque tout, puis il accord des crédits d’impôts, et chacun année les règles changent un peu, ou beaucoup, et jamais dans le bon sens de la simplicité. A mon avis c’est même le plus gros mal francais: 300Mds d’EUR sont dépensés chaque année dans ce jeu, en agent des impots, en fiscalistes, en comptable.

…/….

Ah oui ? Et dans les pays "anglo-saxons", la fiscalité est tellement simple qu’il n’y ait presqu’ aucun avocat fiscaliste ?  Vous n’avez visiblement pas pas beaucoup d’expérience d’un environnement réellement "anglo-saxon"….

J’accepte tout à fait que quelqu’un trouve désagréable de devoir payer ses impôts, que quelqu’un trouve désagréable de devoir respecter un certain nombre de formalités administratives (qui aime ça ? … mais entreprendre, ce n’est pas vraiment faire le choix de la simplicité, c’ets plutôt faire le choix de gérer une multitudes de dimensions, ceci où qu’on entreprenne, même dans la jungle). J’ai plus de mal quand j’ai l’impression de lire un texte où les arguments sont tordus/dénaturés pour leur faire dire ce qu’on souhaite qu’ils disent…
Avez-vous vraiment besoin de vous rassurer, depuis les rivages de l’océan indien, en vous référant à ce que vous appelez une vision "anglo-saxone" (même si ce n’est pas vraiment le cas, et que d’autres pourraient le qualifier -avec sans doute aussi peu d’objectivité- par exemple de "néo-colonialiste") ?


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#24 18/04/2015 13h16 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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Durun a écrit :

Si mes souvenirs sont bons, il existe un système […] qui permet de reporter l’impôt tant que le compte n’est pas soldé.

A ma connaissance, cela concerne l’investissement en fonds et ETF, le principe étant que les arbitrages entre fonds ne donnent pas lieu à imposition i.e. j’investis 100 dans un fonds qui prend 20%, je revends 120 pour investir dans un autre fonds, pas d’impôt. En revanche si je liquide ma position, impôts sur la plus value. C’est le même principe que l’assurance vie en France sauf que ce n’est pas une enveloppe fiscale particulière, c’est la règle commune.

(j’ai bien dit "à ma connaissance", je n’ai pas -encore- creusé le sujet à fond)

Pour être complet sur le sujet des investissements et de la fiscalité en Espagne pour ceux que ça intéresse, le site/forum de référence c’est rankia.com

Fin de la parenthèse, c’est l’heure des tapas, avec une bonne bière fraîche parce qu’il commence à faire chaud par ici wink

Dernière modification par sanbouddha (18/04/2015 13h16)

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#25 18/04/2015 13h25 → Pourquoi refuser l'exil fiscal : étude de cas (exil fiscal)

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Lorsque l’on a beaucoup d’argent ou de revenus à quoi bon partir pour payer moins d’impôts si l’on vit bien confortablement? On perd la raison. Autant partir pour le cadre de vie ou si la baisse d’impôt permet d’améliorer son cadre de vie.

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