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#276 04/01/2013 23h01 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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http://www.lesechos.fr/entreprises-sect … 525467.php

Pourquoi Bercy veut voir baisser les prix de l’immobilier

Bien!
Ils viennent de découvrir qu’une bulle immo, c’est néfaste.
Bon, mieux vaut tard que jamais.
Reste à prendre les mesures qui s’imposent. Arrêter de subventionner la demande avec des PTZ dans l’ancien est un bon début.

Sujet repris par dans la chronique éco d’Axel de Tarlé  : Les prix de l’immobilier, la racine de tous les maux ? - Video

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#277 05/01/2013 07h50 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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Et blabla et blabla sur la bulle immobilière…………
Et blabla et blabla de Cecile Duflot qui prend des airs de sauveurs de l’immobilier.

Peut être que la hausse de l’immobilier est dû à une conjoncture qui incite les gens à investir dans la pierre par sécurité et pour prévoir l’avenir…
Peut être que la hausse de l’immobilier est du à la baisse incessante des taux d’emprunts …

Depuis combien de temps les gouvernements font de l’incitation à la construction immobilière avec des régimes incitatifs ???
Une petite liste non exhaustive Demessine , Girardin, Malraux,  Robien , Borloo , Scellier
un vrai gouvernement avec tous les ministres qui ont voulu laisser leur nom à la postérité de la construction immobilière.

Cecile Duflot proposent un nouveau système , elle ajoute son nom à une longue liste en accentuant l’aspect social …elle se trompe complètement car ça ne fonctionnera pas…

La coupe est pleine , les différents régimes ont épuisé le filon fiscal 

Les gens investiront peu dans sa défiscalisation car beaucoup ont investi dans le scellier même avec beaucoup d’incitation elle s’adresse à de la location de personnes à faible revenu , les investisseurs n’iront pas dans du neuf pour des populations précaires au vue de la conjoncture.

Le filon fiscal pour Bercy est simple ce qu’il donne d’un coté il ne reprenne de l’autre par l’impôt sur les sociétés de construction , la TVA perçue.
A l’issue de la défiscalisation , les biens ne sont pas amortissables car la défiscalisation à fait office d’amortissement donc il faut revendre et hop une peu de frais de mutation , pas de plus value car ces biens neufs décoteront vite du fait des matériaux utilisés.

Non ce n’est pas l’état qui décident si l’immobilier doit monter ou descendre …

La problématique actuelle de l’état , ce n’est pas le prix des appartements mais la baisse des ventes..!

Car baisse des ventes dit baisse des recettes fiscales, dans la période euphorique de 2007 les prix étaient identiques ( autre gouvernement aussi ) mais les ventes n’ont jamais été aussi importantes , tout allait bien à ce moment.
Actuellement le marché est peu actif , les taux d’intérêt bas et les prix ne baissent pas alors Bercy décrète qu’ils vont faire baisser les prix …pourquoi pas mais est-ce que cela va relancer les ventes ??

Pas sûr car si les prix baissent , les taux vont reprendre leur hausse , les Français voyant les prix baisser et depuis le temps que l’on parle de cette baisse de prix , elle va bientôt arriver comme Friggit.

Quand ça baisse et bien moi je ne vend plus et je n’achète plus car j’attends que ça baisse encore plus pour acheter et j’attendrais que cela remonte pour vendre.

Allez courage on va bientôt la vivre notre crise immobilière , un bonne crise immobilière comme dans les années 1990 , nostalgie d’un temps ou les taux d’intérêt flirtait bon le 8 à 10 %.

Prix plus bas , taux plus haut chouette encore moins d’imposition en vue  car encore plus de déduction des intérêts d’emprunt et els banques gagneront encore plus , nous aussi et qui sera le dindon de la farce ?

Il faut faire attention lorsque l’on manipule des leviers sans savoir à quoi ils servent ….

Évidement que les prix bloquent la possibilité à certaines personnes d’acheter leur appartement mais faire bouger le dinosaure immobilier peut générer des répercutions dévastatrices, la politique d’aide au logement permet d’aider beaucoup de Français à se loger, il est possible de convertir des aides aux logements en aide au remboursements d’emprunt pour l’achat de sa RP.

Philippe


Investisseur immobilier Rentier en 2016 Bailleurs sur Nîmes et Béziers , mutualisons les locataires

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#278 05/01/2013 08h56 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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"il est possible de convertir des aides aux logements en aide au remboursements d’emprunt pour l’achat de sa RP."

Non Philippe, surtout pas, cela ne ferait que regonfler la bulle comme sous S.arkozy qui avait sorti cette mesure idiote (ce n’était qu’un effet d’aubaine pour les acheteurs qui de toute façon auraient acheté sans ça…cette mesure a juste servi à endetter davantage la France)!

Vous le dites vous-même : "Non ce n’est pas l’état qui décident si l’immobilier doit monter ou descendre …"
Donc qu’on arrête toutes ces mesures alimentant la demande, cette politique menée depuis des années nous a menés droit au mur.
Ce qu’il faut, c’est alimenter l’offre.

Laissons le marché faire de lui même, c’est le meilleur façon de laisser kracher le marché et enfin d’obtenir un marché abordable pour les primo et rentable pour les investisseurs que nous sommes.

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#279 05/01/2013 09h10 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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nico6259 a écrit :

Non Philippe, surtout pas, cela ne ferait que regonfler la bulle comme sous S.arkozy qui avait sorti cette mesure idiote (ce n’était qu’un effet d’aubaine pour les acheteurs qui de toute façon auraient acheté sans ça…cette mesure a juste servi à endetter davantage la France)!

J’évoquais juste une mesure existante mais que peu de personnes connaissent
Vous achetez un logement | caf.fr

A la rigueur , je pense qu’il est préférable de donner à des personnes la possibilité d’acheter par la substitution de la caf sous forme d’aide à l’achat plutôt que de les perfuser en APL durant toute leur vie.

Philippe

Dernière modification par Philippe30 (05/01/2013 09h12)


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#280 05/01/2013 10h11 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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Philippe30 a écrit :

Pas sûr car si les prix baissent , les taux vont reprendre leur hausse ,
Philippe

Il y a des points dans votre post avec lesquels je ne suis pas d’accord (en effet je crois comme d’autres que la bulle existe et a été favorisé par les aides, que ce soit la défiscalisation ou bien les aides au logement), mais je les comprends.

En revanche, je ne comprends pas celui cité. J’avoue ne pas voir le lien de cause à effet. Une petite explication svp?

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#281 05/01/2013 20h15 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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+1, ce point aussi m’a interpelé.
si les prix baissent , les taux vont reprendre leur hausse

Le lien de cause à effet est inverse : les taux qui haussent => prix qui baissent.
Et en ce moment, malgré la baisse des taux, les prix baissent. Si les taux repartaient à la hausse, le krach serait beaucoup plus rapide.
Là si nos taux restent au plancher, on risque d’avoir une longue agonie à la japonaise avec une baisse immo de l’ordre de 2% par an pendant > 10 ans.

En revanche, j’étais OK avec ce point :
Peut être que la hausse de l’immobilier est du à la baisse incessante des taux d’emprunts …

La hausse immo est selon moi due à :
- la baisse continue des taux d’emprunt conjuguée au laxisme des banques (les prêts sont progressivement passés de 15 à 30 ans, et les banques ont fini par tolérer un emprunt à 110% alors qu’avant un apport mini de 20% était exigé) ;
- les mesures pro-cycliques de l’Etat : alors que l’immo montait déjà suffisamment, l’Etat a attisé le feu en déversant des milliards d’aides à l’achat (PTZ, déduction des intérêts d’emprunt,…) ;
- la communication des "pro" de l’immo (AI, notaires) et de l’Etat qui a fini par lobotomiser les foules : "il faut acheter le plus vite possible, l’immo ne peut que monter, blabla"…la hausse entraîne la hausse.

Et depuis environ 1 an, en reprenant les 3 points cités supra, on assiste à :
- des taux qui continuent à baisser mais les banques deviennent plus raisonnables, certainement en raison de Bâle 3 (demande d’apport, fin des emprunts à 30 ans, la limite max devient 25 ans) ;
- fin des mesures pro-cycliques ;
- la communication ne va plus systématiquement dans le sens de l’achat et commence même à devenir anxiogène ("les taux sont bas mais les prix sont hauts" des JT et journaux éco, les émissions sur les gens en détresse avec leurs travaux ou étranglés par leurs crédits, Plaza qui a du mal à vendre ses bouses hors de prix aux pigeons,…)

D’où le dégonflement qui devrait se poursuivre et s’accélérer hors évènement exceptionnel (type : croissance surprise de la France et les revenus des français augmentent de 10% par an, ou Hollande qui sort un PTZ de la mort pour l’ancien et pour tous, ou les banques qui prêtent sur 50 ans,…)

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#282 06/01/2013 01h18 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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nico6259 a écrit :

Là si nos taux restent au plancher, on risque d’avoir une longue agonie à la japonaise avec une baisse immo de l’ordre de 2% par an pendant > 10 ans.

N’est-ce pas dans l’ordre des choses? (mêmes causes-mêmes effets)

nico6259 a écrit :

La hausse immo est selon moi due à :
- la baisse continue des taux d’emprunt conjuguée au laxisme des banques

Certes, il a bien fallu créer la monnaie nécessaire!

Dernière modification par placementapapa31 (06/01/2013 01h21)

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#283 06/01/2013 06h24 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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simplicitaire a écrit :

Philippe30 a écrit :

Pas sûr car si les prix baissent , les taux vont reprendre leur hausse ,
Philippe

Il y a des points dans votre post avec lesquels je ne suis pas d’accord (en effet je crois comme d’autres que la bulle existe et a été favorisé par les aides, que ce soit la défiscalisation ou bien les aides au logement), mais je les comprends.

En revanche, je ne comprends pas celui cité. J’avoue ne pas voir le lien de cause à effet. Une petite explication svp?

C’est constat historique qui nous montre qu’en général que lorsque l’un monte l’autre descend.
Aujourd’hui on ne peux pas dire que les prix de l’immobilier baissent  par contre le nombre de ventes baissent.
Les acheteurs peuvent plus facilement négocier les prix.

J’entend une baisse de prix lorsque les vendeurs baisseront leur prix en agence de 15 à 20 % actuellement ça ne bouge pas par contre on peux facilement faire baisser les prix de 8 à 10 % sans trop de négociation.

Mettons nous du coté d’une banque
Pensez vous que si les prix baissent les taux resteront inchangé ???
Car des taux très faible avec des prix de vente bas ne rapporteront plus rien au banquier en terme d’intérêt …!
Pour l’acheteur , il sera content d’acheter moins cher mais devra s’adapter au taux plus élevé

On ne peux pas dissocier les taux d’intérêt et les prix immobilier , il y a un système de vase communicant entre ces deux entités.
Quand l’un bouge l’autre bouge dans l’autre sens sinon c’est le système qui se grippe.
Avec des taux élevés et des prix d’achat élevés=> Personne n’achète 
Avec des taux bas et des prix bas => les banques ne gagnent pas assez

Philippe


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#284 06/01/2013 14h08 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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@Philippe30,   

Je ne crois pas que ce soit un "système de vases communicants".

Je suis assez d’accord avec le fait qu’une évolution des taux d’intérêts proposés par les banques pour des prêts immobiliers a un impact sur le prix de marché des biens immobiliers.

Par contre, je ne suis pas d’accord sur le fait que l’évolution des prix de l’immobilier ait une influence significative sur les taux des prêts.
Les banques ne génèrent pas la plus grande partie de leurs marges avec les prêts immobiliers.
Le coût de l’argent pour les banques ne dépend pas du niveau des prix sur le marché de l’immobilier.
Quelle que soit l’évolution des prix sur le marché de l’immobilier, les taux que les banques proposeront dépendront surtout du cout de l’argent pour les banques (qui dépend surtout des taux auxquels elles empruntent, lui même un peu lié à l’inflation d’ailleurs, et des ratios qu’elles doivent respecter) et aussi de leur politique commerciale (de l’objectif de marge qu’elles se fixent, de leur volonté de conquérir des clients).

Vous avez un biais, peut-être parce que vous considérez que presque tout le monde n’achète de l’immobilier qu’avec un crédit à 110%…..   Analysez les évolutions sur un plus grand nombre d’années, et vous verrez qu’il y a eu des années avec des taux élevés et des prix de l’immobilier en hausse, par exemple. En Allemagne, les prix de l’immo n’ont pas monté et sont bas : croyez-vous que les taux aient monté pour autant ?


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#285 06/01/2013 15h33 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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GBL a écrit :

Par contre, je ne suis pas d’accord sur le fait que l’évolution des prix de l’immobilier ait une influence significative sur les taux des prêts.
Les banques ne génèrent pas la plus grande partie de leurs marges avec les prêts immobiliers.
Le coût de l’argent pour les banques ne dépend pas du niveau des prix sur le marché de l’immobilier.
Quelle que soit l’évolution des prix sur le marché de l’immobilier, les taux que les banques proposeront dépendront surtout du cout de l’argent pour les banques (qui dépend surtout des taux auxquels elles empruntent, lui même un peu lié à l’inflation d’ailleurs, et des ratios qu’elles doivent respecter) et aussi de leur politique commerciale (de l’objectif de marge qu’elles se fixent, de leur volonté de conquérir des clients).

Je donne un avis qui est de dire si les taux sont hauts et l’immobilier est haut à un moment une décision des banques centrales sera de baisser les taux pour relancer la machine tant dans l’immobilier que d’autres secteurs.
Bien sûr que les taux bancaires sont liés au taux de l’argent qu’elles empruntent pour couvrir leur 30 % des accords de Bâle mais pour le reste les politiques bancaires différent entre les banques tant en terme de taux, de clients, de critères etc….
On peux constater une tendance de vase communicants à plus ou moins long terme.

GBL a écrit :

Vous avez un biais, peut-être parce que vous considérez que presque tout le monde n’achète de l’immobilier qu’avec un crédit à 110%…..   Analysez les évolutions sur un plus grand nombre d’années, et vous verrez qu’il y a eu des années avec des taux élevés et des prix de l’immobilier en hausse, par exemple. En Allemagne, les prix de l’immo n’ont pas monté et sont bas : croyez-vous que les taux aient monté pour autant ?

Je sais mais j’essaye de corriger ce biais , voyez vous je viens de signer pour un immeuble ou j’ai fait un apport de 30 K€.
Les banques sont plus réticentes aux prêts à 110 % actuellement, une inquiétude économique , de prix élevés dans l’immobilier.

J’ai cherché des tableaux de corrélation entre les prix de l’immobilier et les taux d’intérêts, je n’ai pas trouver de données facilement analysable.

Pour l’Allemagne , je crois savoir que les prix de l’immobilier sont assez bas mais je ne connais pas l’immobilier hors frontière

Philippe


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#286 06/01/2013 20h47 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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GoodbyLenine a écrit :

les taux que les banques proposeront dépendront surtout du cout de l’argent pour les banques (qui dépend surtout des taux auxquels elles empruntent, lui même un peu lié à l’inflation d’ailleurs, et des ratios qu’elles doivent respecter)

Si vous êtes dans le vrai, cela signifierait que les taux de crédit bancaire sont réellement "pilotés" par les autorités (européennes?), via des leviers d’action opérationnels (ex : taux directeurs, ratios prudentiels …) parfaitement efficaces. Comme dans les manuels. Mais peut-être aussi dans la réalité, je ne sais pas.

Mais dans ce cas alors, comment expliquer la montée du "leveraging" en Europe?… (pas en Allemagne) Si la régulation est bien fonctionnelle, cela signifierait que les autorités ont laissé monté sciemment l’endettement, non?

Philippe30 a écrit :

Je donne un avis qui est de dire si les taux sont hauts et l’immobilier est haut à un moment une décision des banques centrales sera de baisser les taux pour relancer la machine tant dans l’immobilier que d’autres secteurs.

Vous voulez parler de quelle(s) banque(s) centrale(s)?

Plus globalement, il me semble que la problématique durée de crédit-taux-prix d’acquisition immo est une problématique obligataire : durée, taux, valeur actualisée. Mais arrêtez-moi si je me trompe.

Dernière modification par placementapapa31 (06/01/2013 20h51)

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#287 07/01/2013 03h18 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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Si vous doutez que les taux que les banques proposent sont largement "pilotés" par les banques centrales, quel est selon vous le rôle de ces banques centrales ?

Attention, "pilotés" signifie qu’il est possible de les influencer largement, pas que les banques commerciales n’ont aucune marge de manoeuvre, pas que c’est "parfaitement" efficace (la vrai vie est rarement "parfaite"). Mais il me semble clair que si les banques centrales augmentent (ou baissent) leurs taux directeurs, et si la réglementation restreint (ou facilite) les contraintes pesant sur les banques commerciales (au niveau des ratios qu’elles doivent respecter), ça aura une influence significative sur les taux auxquels ces banques commerciales proposeront des crédits.

Je ne comprend pas votre phrase sur le "leveraging" (qui existe d’ailleurs tout autant en Allemagne…). Le monde est compliqué, et il n’y a pas un "deus ex machina", ou des "autorités" qui contrôlerai(en)t tout, mais une multitude d’acteurs économiques qui prennent leurs décisions de manière plus ou moins indépendante.

Je ne crois pas que les banques centrales attachent une très grande importance au niveau des prix du marché immobilier. En tout cas, ça ne semble pas figurer pas dans les statuts de la BCE par exemple…. Ca ne veux pas non plus dire qu’elles s’en fichent complètement, car elles s’efforcent d’évaluer les conséquences de leurs décisions (même si parfois elles se trompent…).


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#288 07/01/2013 21h22 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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GoodbyLenine a écrit :

Je ne comprend pas votre phrase sur le "leveraging" (qui existe d’ailleurs tout autant en Allemagne…)

Quel leveraging? Je parle bien sûr du leveraging en Europe depuis le début des années 2000. Pour du factuel, je renvoie simplement aux graphiques de Natixis : demande intérieure des pays du Sud avec France depuis 2002, endettement public et privé, hausse des prix des actifs (immobilier), progression des salaires coupée de celle de la productivité. Sur ce dernier point le cas de la France particulièrement est sans appel : (superbe, n’est-il pas?)

http://www.devenir-rentier.fr/uploads/1164_pte.jpg

Le problème c’est que la "correction" de la France n’a pas encore commencé (problème, non pas pour la France, mais pour l’Europe peut-être ; certains "bons conseilleurs" tonnent contre l’ "égoïsme de l’Allemagne et ses scandaleux excédents sur le dos de ses partenaires etc." - refrain connu - qui serait LE problème de l’Europe, mais peut-être que le problème de l’Europe c’est la France).

GoodbyLenine a écrit :

Si vous doutez que les taux que les banques proposent sont largement "pilotés" par les banques centrales, quel est selon vous le rôle de ces banques centrales ?

Excellente question. A laquelle je ne peux hélas répondre sérieusement faute d’un niveau suffisant. Je ne peux qu’apporter des réponses de candide :

- essayer de réguler les fluctuations

- veiller à une allocation efficiente des facteurs

- veiller à la non-distorsion de la richesse réelle des différents agents, due à des actions nominales (inflation, crédit…)

- éventuellement stimuler l’activité (avec prudence, l’enfer économique étant pavé d’intentions sociales plus ou moins électorales)

- réguler le crédit en rapport avec la rentabilité présente et future du capital, de manière à permettre l’investissement tout en assurant la solvabilité.

Je ne doute pas que la BCE dispose d’outils de régulation robustes. Simplement je me demande (encore une fois naïvement) pourquoi la BCE n’a pas pu (voulu? su? vu?) réguler l’endettement depuis le début des années 2000.

- Soit ce n’est pas dans son mandat.

- Soit ce n’est pas à portée (indépendance des banques-gouvernements locaux?)

Dernière modification par placementapapa31 (08/01/2013 02h35)

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#289 08/01/2013 02h28 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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Infos sur le rôle de la BCE : Les missions et les liens de la page en question.


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#290 08/01/2013 06h58 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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Pour en revenir plus directement à l’immobilier, je n’ai qu’un recul d’une quinzaine d’année sur la chose, mais c’est la première fois que je vois un gouvernement dire "je veux que l’immobilier baisse".

Personnellement, je pense que cela a un impact sur la psychologie des investisseurs (si tant est que quelqu’un qui achète sa résidence principale soit un investisseur).

Il a presque suffit d’un message de la BCE "faites attention je ferai tout en mon pouvoir pour sauver l’euro" pour avoir un impact significatif.

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#291 08/01/2013 15h20 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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Pilar THREE : "PSYCHOLOGY" !

http://www.efficientfrontier.com/t4poi/4pillars.jpg

Fructif a écrit :

c’est la première fois que je vois un gouvernement dire "je veux que l’immobilier baisse"

Certes, mais pourquoi réagir seulement au bout de… 15 ans??

Dernière modification par placementapapa31 (08/01/2013 22h59)

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#292 18/01/2013 21h58 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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Car c’est au pied du mur qu’on voit le mieux le mur.
S’applique particulièrement à nos politiques de tout bord…

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#293 19/01/2013 15h16 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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Je ne dis pas que vous avez tort.

Mais tout de même, les hommes politiques et leurs conseillers techniques sont issus des grandes écoles, et ont donc reçu je le suppose un enseignement de (vrai) haut niveau (contrairement à ce que moi, simple pékin, ait reçu à l’université, par exemple).

Et puis, désolé d’insister sur ce point : la monnaie (les lignes de crédit) nécessaire pour permettre la hausse des prix, il a bien fallu la créer.

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#294 19/01/2013 17h48 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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PP, finalement, je vois que vous avez encore foi en votre pays : au moins, vous croyez à l’enseignement de haut niveau dans les grandes écoles (à moins que vous ne fassiez dans une ironie extrêmement subtile) !

Je ne pense pas que vous (et pas seulement d’ailleurs) devriez vous rabaisser devant qui que ce soit parce qu’il a fait une grande école. Pour moi prépa + grande école (mais surtout grande école, car il y avait au moins des enseignants passionnés en prépa) sont les endroits où je me suis le plus ennuyé et le moins appris… Heureusement que j’avais trouvé d’autres occupations pour que mon temps ne soit pas totalement perdu. Après, certains disent avoir appris à réfléchir pendant leurs grandes études… mais je vous avoue que cela me paraît quelque peu tard pour apprendre à réfléchir (dans ma conception, c’est une qualité qui nous est normalement acquise et que nous perdons au cours du temps en ne l’exerçant pas) : mieux vaut tard que jamais dirons-nous :-).
En tout cas, ce n’est pas parce que quelqu’un n’est pas allé dans une grande école qu’il ne peut pas avoir un raisonnement équivalent, voire même supérieur, à quelqu’un qui y est allé. J’ai eu la chance de connaître quelques personnes qui ont arrêté l’école avant 14 ans, et, croyez-moi, j’aimerais beaucoup avoir leurs capacités cognitives. Cela ne signifie pas pour autant que c’est le cas de tous ceux qui ont arrêté l’école à cet âge là bien entendu.

D’ailleurs, beaucoup de gens objectivement brillants, comme Einstein, ne l’étaient pas pendant leurs études : je crois que c’est tout à fait normal, ils sont bien trop "en avance" pour que le système éducatif puisse les comprendre et répondre à leurs besoins. Peut être vos talents n’ont-ils pas été compris aussi ? :-)

Dernière modification par sergio8000 (19/01/2013 17h51)

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#295 19/01/2013 18h40 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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Bonsoir,

Personnellement, je pense qu’il y a plusieurs marchés de l’immobilier. Paris et sa proche couronne, ainsi qu’une partie de la côte d’azur sont des cas particuliers.

En effet, sur Paris, il n’y a pratiquement pas de construction neuve, et l’offre en très proche couronne reste insuffisante par rapport à la demande.

Maintenant, il faut tenir compte d’un phénomène relativement récent. Un certain nombre de parents ou de grands parents (les vieux comme dirait IH) aident actuellement leurs enfants et petits enfants à acheter de l’immobilier. Donc si les transactions diminuent sur Paris, les prix pourraient encore restés élevés tant que les taux d’intérêt sont bas. En effet, les placements financiers sans risque, rapporteront peu, à court terme et une partie des sommes très importantes placés en assurance vie (1400 milliards) Livrets A+LDD (330 milliards), PEL (160  milliards), CSL , … pourrait se déplacer vers de l’immobilier que les français adorent,…parce que ce n’est pas bien de spéculer en bourse. Avec ces 2000 milliards et beaucoup plus, il y a en effet  encore de quoi faire.

A+

CPaulus

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#296 19/01/2013 18h41 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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Une pièce maîtresse de l’oeuvre de Pierre Bourdieu, si vous avez le courage :
La Noblesse d’État - Grandes écoles et esprit de corps

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#297 19/01/2013 19h04 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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CPaulus a écrit :

Avec ces 2000 milliards et beaucoup plus, il y a en effet  encore de quoi faire.

En effet : si on suppose (ce sont des approximations) que les 2M de parisiens occupent chacun 30 m² valant actuellement 10 k€/m², tout cet immobilier représenterait "seulement" 600 Milliards d’€uros.


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#298 19/01/2013 22h40 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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sergio8000 a écrit :

PP, finalement, je vois que vous avez encore foi en votre pays : au moins, vous croyez à l’enseignement de haut niveau dans les grandes écoles (à moins que vous ne fassiez dans une ironie extrêmement subtile) !

Disons que je crois à l’impérieuse nécessité d’un enseignement de très haut niveau dans la perspective d’une compétition économique dans laquelle la technologie a un rôle central. Et cet enseignement de très haut niveau de peut aller, ensuite, sans un système d’incitation efficace, permettant l’exploitation rentable de ces élites intellectuelles (chères à obtenir).

sergio8000 a écrit :

je crois que c’est tout à fait normal, ils sont bien trop "en avance" pour que le système éducatif puisse les comprendre et répondre à leurs besoins. Peut être vos talents n’ont-ils pas été compris aussi ? :-)

Ce que je peux dire, c’est que l’enseignement que j’ai reçu moi dans les universités de province, je ne le considère pas comme d’un niveau suffisant. Egalement, en tant qu’intervenant moi-même, j’ai pu ensuite voir que mon enseignement, bien que d’un niveau à mon sens insuffisant, s’est avéré pourtant parfois plus apprécié et d’un niveau supérieur à celui dispensé par d’autres intervenants (d’après les incroyables lacunes que j’ai souvent constatées chez les étudiants). Je suppose donc que nombre d’intervenants dans ce que l’on ose appeler des universités en France sont d’un niveau insuffisant (tout comme mon propre niveau est insuffisant).

Le problème est selon moi global : le niveau ne peut être qu’insuffisant, puisqu’on ne peut (selon moi, du moins) concilier éducation de masse (c’est à dire gratuite) et très haut niveau de l’enseignement.

Dernière modification par placementapapa31 (19/01/2013 22h55)

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#299 20/01/2013 01h45 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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sergio8000 a écrit :

D’ailleurs, beaucoup de gens objectivement brillants, comme Einstein, ne l’étaient pas pendant leurs études : je crois que c’est tout à fait normal, ils sont bien trop "en avance" pour que le système éducatif puisse les comprendre et répondre à leurs besoins. Peut être vos talents n’ont-ils pas été compris aussi ? :-)

Ah non sur ce coup, cher sergio, vous propagez une IMMENSE légende urbaine servant, justement très souvent, a appuyé le même genre d’arguments que vous déroulez. Sans doute une légende urbaine qui s’est construite (très tôt dans le XXè siècle) pour rassurer les mauvais élèves wink

Einstein était un EXCELLENT élève en mathématiques dès le début et dès son plus jeune âge et réussissait très bien (le système éducatif lui convenait donc bien contrairement à votre thèse) et a fait le choix de ne pas travailler le reste. Même en langues, son petit retard était dû au fait qu’il a en fait appris plusieurs langues jeune (phénomène connu maintenant par les pédiatres). Surtout, il a réussi l’utra-difficile-brillante ETH Zurich. A l’époque, c’était encore plus ardu que maintenant d’y rentrer…

Transposé en France, Einstein aurait été un élève ayant eu d’excellents résultats en maths dès le CP et toute sa vie scolaire et qui aurait réussi Normal Sup (encore mieux que l’X pour la comparaison) en 5/2 au lieu de le faire en 3/2… on a vu pire comme mauvais élève (puisque il est fait dans les 0,001 % d’élèves les plus brillants… pour réussir les études ça ne veut pas dire brillants dans l’absolu mais ça contredit cette fâcheuse légende urbaine).

Allez hop on n’arrête tous de propager cette légende urbaine smile
Sources : une bio passionnante sur Einstein. Toujours revenir aux sources. Toujours.


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#300 20/01/2013 02h44 → Immobilier : fin de la hausse et dégonflement de la bulle ?

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placementapapa31 a écrit :

Disons que je crois à l’impérieuse nécessité d’un enseignement de très haut niveau dans la perspective d’une compétition économique dans laquelle la technologie a un rôle central. Et cet enseignement de très haut niveau de peut aller, ensuite, sans un système d’incitation efficace, permettant l’exploitation rentable de ces élites intellectuelles (chères à obtenir).
…/…
Ce que je peux dire, c’est que l’enseignement que j’ai reçu moi dans les universités de province, je ne le considère pas comme d’un niveau suffisant. Egalement, en tant qu’intervenant moi-même, j’ai pu ensuite voir que mon enseignement, bien que d’un niveau à mon sens insuffisant, s’est avéré pourtant parfois plus apprécié et d’un niveau supérieur à celui dispensé par d’autres intervenants (d’après les incroyables lacunes que j’ai souvent constatées chez les étudiants). Je suppose donc que nombre d’intervenants dans ce que l’on ose appeler des universités en France sont d’un niveau insuffisant (tout comme mon propre niveau est insuffisant).

Le problème est selon moi global : le niveau ne peut être qu’insuffisant, puisqu’on ne peut (selon moi, du moins) concilier éducation de masse (c’est à dire gratuite) et très haut niveau de l’enseignement.

Dans la (comme vous dites) "perspective d’une compétition économique dans laquelle la technologie a un rôle central" (mais pas le seul, car la majorité des sociétés -même voire surtout high tech- qui ont "gagné la compétition" ne l’ont pas gagnée sur la base d’une supériorité technique, mais d’une supériorité commerciale ou marketing ou financière, ou autre), je crois qu’il faut favoriser l’émergence de tous les types de talents.

A mon avis :
-> Si on sélectionne sur un critère compétitif, pour séparer ceux qui gagnent la compétition de ceux qui la perdent ou la refusent, alors, même avec un enseignement ou un entrainement ensuite de qualité similaire, une très grande majorité des plus compétitifs après l’enseignement ou l’entrainement proviendra du groupe qui était initialement le plus compétitif. Et ça n’a donc pas à voir avec une meilleure qualité de l’enseignement ou de l’entrainement….
-> Pour une personne donnée, un enseignement ou un entrainement est d’autant plus efficace que cette personne est au milieu des personnes initialement les plus compétitives (c’est l’émulation).

Ceci s’applique dans de nombreux contextes, par exemple sur les grandes écoles et l’université (tels que c’était il y a 20-30 ans, aujourd’hui je connais peu), ou dans le sport.

L’éducation de masse ne doit pas avoir pour objectif de ne former que des personnes similaires, ou de privilégier des compétences similaires, mais plutôt de former chacun un minimum sur un ensemble (assez large) de compétences basiques (ce qui implique aussi de répéter N fois l’apprentissage, et de permettre à ceux qui n’ont pas assimiler d’avoir N possibilités alternatives pour rattraper des lacunes), et chacun de manière plus pointue dans les domaines où il est capable de et motivé pour l’être. Ceci n’a pas grand chose à voir avec le financement de l’enseignement…

Dernière modification par GoodbyLenine (20/01/2013 02h45)


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