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#126 25/07/2014 18h16 → Vivre en Russie : avantages et inconvénients de la Russie... (avantages, inconvénients, russie)

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Tout comme l’a rappelé GoodbyLenine avec la charte du forum, cette discussion a beaucoup déviée de son sujet initiale. Je m’efforcerai de ne plus y participer puisqu’elle apporte un lot de commentaires et de personnes étrangères à l’investissement.
Néanmoins, je souhaiterais revenir sur quelques posts qui m’ont piqués les yeux.

Pour bifidus:

"Il y a des arguments complotistes factuels et très simples :

- La structure des tours leur permet d’absorber le choc d’un avion.
- Les rivets ne fondent qu’a une température bien supérieure à celle de la combustion du kérosène.
- Des tours sont restées en feu pendant plusieurs jours sans s’effondrer.
- Seules des charges de dynamites correctement placées peuvent provoquer un effondrement de la tour sur elle même aussi rapidement.
- L’effondrement des paliers aurait du laisser la structure centrale en place.

Je cite ce qui m’avait le plus marqué sans entrer dans les élucubrations sur le qui et pourquoi. Juste des faits mécaniques. Je suis tout prêt à écouter des experts qui me démontreraient que tout cela est faux."

Les Etats-Unis sont toujours la cible de la théorie du complot, c’était le cas avec le premier homme sur la lune qui serait fausse. La Nasa avait dû gaspiller son temps et ses scientifiques pour démontrer à tous les sceptiques qu’ils avaient bien été sur la lune. Il y a un bon article sur Wikipedia à ce sujet.
Il y a également un bon article sur le sujet du 11/9.
Au cours d’un de mes stages, j’avais travaillé sur un logiciel de modélisation dynamique du feu, et j’avais côtoyé à l’époque quelques ingénieurs qui avaient travaillés sur le 11/9.
L’enquête avait nécessité une modélisation entière des tours pour comprendre ce qui s’était passé, mais aussi et surtout pour mieux dimensionner les futures tours.
A l’époque, on n’imaginait pas qu’on puisse volontairement jeter un avion sur une tour, il fallait donc revoir notre ingénierie du bâtiment.

Vous parlez d’omerta sur le sujet. Il y a eu une enquête claire sur le sujet, il ne s’agit pas d’y revenir sans cesse, surtout pour répondre à des complotistes qui on du mal à être persuadé.
Aujourd’hui, les constructions prennent en compte le facteur attentat, ce qui n’est pas forcément rentable pour les constructeurs.

Bref revenons sur vos points:

1) La structure a en effet absorbé le choc de l’avion, mais le design initial est un 707 à faible vitesse qui se serait égaré par temps de brouillard, et non pas à pleine vitesse chargé de kérosène.
Ceci a fragilisé les protections anti-feu des structures porteuses métalliques.

2) Exact, la température de fusion de l’acier est supérieur à la combustion du kérosène, mais à l’air libre. La modélisation a montré que la cage d’escalier et les étages avaient joué aussi le rôle d’un four.
La température de fusion est la température à laquelle l’acier devient liquide, mais les propriétés mécaniques des métaux se dégradent avec la température. La température qui régnait alors dans la tour a réduit considérable les capacités de portance de la structure porteuse en la rendant plus "molle"
Imaginez le forgeron et le souffleur de verre, ils travaillent tous les deux à une température inférieur à la température de fusion et ils peuvent modeler leur objet à leur guise.

3) Les tours intacts dont vous parlez n’ont pas eu leurs isolations thermiques endomagées ni une quantité de carburant aussi significative que pour les tours jumelles.

4) Les tours ont commencé à s’effondrer en commençant par l’endroit impacté par les avions, une fois que la structure en mouvement a reçu assez d’inertie, elle entraîne le tout dans sa chute. C’est ce qui se passe avec les charges de démolition, mais directement depuis le bas pour ces dernières.
Autre point, si des comploteurs avaient placé des charges de dynamite, elles auraient dû être placé au même endroit que la zone d’impact des avions. C’est balaize!

5) Lors de la démolition de bâtiment, les structures porteuses sont coupées à la base et la structure centrale s’effondre aussi. Ceci est dû à l’inertie de la structure supérieur en chute.
Il en est de même pour ces tours.

Pour ProRusse:
Votre haine des Etats-Unis vous fait oublier certaines passages de l’Histoire.

Je cite:

"Les livres d’histoires et  la manière dont on nous a inculquer l’histoire font apparaître que nous devons notre liberté aux USA.

La Russie a subit des millions de morts durant la guerre car les USA ont bien pris le temps d’intervenir en s’assurant que l’Allemagne serait suffisamment affaibli pour pouvoir la vaincre sans trop de pertes.

Si on se réfère à quelques points de l’histoire , on voit que les USA ont pris soin de bombarder certaines zones ou des industries mais pas celles ont ils avaient des intérêts dans d’IG Farben notamment.

Les USA ont permis  à l’Allemagne de disposer de pétrole pour son économie de guerre.
L’accord secret de l’industrie pétrolière avec les nazis | Mondialisation - Centre de Reserche sur la Mondialisation … nazis/5396

N’oublions pas que les USA ont vu d’un bon oeil le réarmement de l’Allemagne et qu’ils ont Wall Street à su aider ce régime dictatorial qui lui assurait le remboursement de la dette contracté suite au traité de Versailles en 1919.

Les USA ont utilisé la bombe pour intimider les Russes comme ils ont bombardé Dresde à outrance proche des zones avancées des Russes  pour indiquer leur capacité et rayon d’action en terme de bombardements."

Les livres d’histoires ont, il est vrai, tendance à nous faire oublier la contribution des russes pendant la guerre, puisque notre pays a été directement libéré par les US.
La souffrance et la combativité des russes (qui ont fait la majeur partie du boulot pour l’Europe) est bien sûr à évoquer.
Néanmoins, vous ne pouvez ignorer que les US ont contribué au même titre que les russes à la libération de l’Europe.

Vous pointez du doigt les US qui commerçaient avec les allemands, mais c’est le cas de tous les pays du monde y compris la France jusqu’aux annexions hitlériennes.
Vous oubliez également le pacte Molotv-Ribbentrop entre les russes et les allemands, pour se partager la Pologne, les russes ont fourni pétrole, caoutchouc et céréales aux allemands jusqu’en avril 1941… au grand malheur des anglo-français.
Les américains avaient cessé leur exportation et fournissaient les anglais.
Les agissements de l’URSS à l’époque étaient douteuses: pacte avec les allemands, accord avec les japonais, invasion des états baltes, de la bessarabie, invasion de la Finlande qui était neutre.
Ca n’a pas contribué à leur donner une image de porte bonheur auprès des français et des anglais (qui fournissaient les finlandais pour se défendre contre l’URSS d’ailleurs).

Vous dites également qu’ils ont tardé à intervenir. En 1941, ils étaient en plein combat avec les japonais, ils ont néanmoins fourni équipements et matières premières aux alliés (y compris l’URSS pour les jeeps, camion et avion).
Ils ont commencé leur bombardement stratégique sur l’Allemagne à cette époque.
Ensuite, ils ont débarqué en Algérie 1942, puis Italie 1943 pour la mettre à terre. Ils ont ensuite hésité entre débarquer en Grèce ou en Normandie.
Ils ont choisi cette dernière pour venir en 1944. Si vous lisez les détails de l’opération (port artificiel, logistique, attaques combinées) vous remarquerez que ça ne se prépare pas en 3mois.

Le débarquement au Japon a été à l’étude mais elle était trop coûteuse en homme, les bombes nucléaires ont été un choc pour tout le monde mais aussi pour forcer les japonais à en finir.

Il ne faut bien sûr pas oublier le rôle de la France comme la cause de la montée du nazisme, mais on nous l’enseigne à l’école, c’est une bonne chose de le reconnaître (même s’il faudrait ajouter plus d’information sur le rôle déterminant des russes dans cette guerre).

Vous indiquez "Celui qui ne connait pas l’histoire est condamné à la revivre " de Karl Marx.
Je vous invite à lire tout le wikipedia (le meilleur condensé gratuit que j’ai trouvé) sur le sujet.
Vous vous rendrez compte que cette citation peut s’appliquer à vous également.

Pour Foxbat:

Vous indiquez que le missile à une portée de 4 à 8km. Sur mon Jane’s c’est 4km.
Sur wikipedia (je pense que c’est votre source), ils indiquent:
annoncée : 8 000 m
constatée : ~ 4 000 m

Vous auriez dû le mentionner.

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#127 25/07/2014 21h18 → Vivre en Russie : avantages et inconvénients de la Russie... (avantages, inconvénients, russie)

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Il y a de la perte en ligne sur wikipedia))
Le site russe donne :
?-60 ? ?????????

Les russes mettent une portée de 10km
Le boeing etait je crois a 5 km

Hors ligne

 

#128 28/07/2014 09h11 → Vivre en Russie : avantages et inconvénients de la Russie... (avantages, inconvénients, russie)

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Ce qui est bien sur ce forum, c’est que même quand un sujet dévie, on apprend un tas de choses, merci Oro!

Dernière modification par koldoun (29/07/2014 09h16)

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#129 28/07/2014 22h44 → Vivre en Russie : avantages et inconvénients de la Russie... (avantages, inconvénients, russie)

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La guerre américaine contre la Russie est déjà en cours, par Paul Craig Roberts

Paul Craig Roberts interviewé par la Voix de la Russie le 27 juin 2014
Je rappelle que cet économiste et journaliste paléoconservateur américain a été sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan (1981-1982), et est un des pères fondateurs des Reaganomics. Il a également été rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Il est l’actuel président de l’Institute for Political Economy (Institut des sciences économiques). Sa vision décape, en général…

La Voix de la Russie : les médias américains se font l’écho d’un mécontentement croissant face à la politique étrangère du président Obama, tant du côté républicain que du côté démocrate. Lorsque le sénateur Ted Cruz a pris la parole à Washington au cours de la conférence de la Faith and Freedom Coalition, il a affirmé : « notre politique étrangère est en voie d’effondrement, et partout dans le monde, la situation empire ». Le dernier sondage New York Times/CBS News révèle une défiance croissante envers la politique du président, 58 % des Américains désapprouvant sa politique étrangère. Qu’est-ce qui met les Américains mal à l’aise ?
Paul Craig Roberts : il est fort possible que les Américains soient en train de se rendre compte qu’on leur ment. Il existe aujourd’hui d’autres sources d’information que les médias occidentaux anglophones. Pour prendre un exemple, le compte-rendu que les Etats-Unis présentent de l’Ukraine est un mensonge évident. Il faut du temps aux gens pour prendre conscience qu’on leur ment. Je pense que la majorité ne s’en apercevra jamais, mais qu’une proportion significative, elle, le fera.
Nombre de mécontents seraient dès lors mus par des motifs économiques domestiques. Ils réclameraient que les ressources dilapidées dans des guerres soient réallouées aux besoins intérieurs au lieu d’être affectées à des guerres et encore des guerres. Par exemple, la crise irakienne est réapparue et il y a de nombreux débats au sujet de l’envoi de troupes dans les pays baltes et en Europe de l’Est pour prévenir la « menace russe ».
Le contexte interpelle les gens dont les revenus stagnent, qui ne trouvent pas d’emploi, ou qui sont pénalisés par les lourdes dettes contractées pour financer leurs études, par les coupes sombres dans les indemnisations chômage, par les menaces qui pèsent sur la sécurité sociale, sur le système de santé publique (qui n’en est pas vraiment un, mais il y a des gens qui en ont besoin). Dans ce contexte, lorsque de nouveaux remous à l’étranger conduisent à de nouvelles guerres, nombre d’Américains y voient un surcroît de difficultés économiques. Cela fait maintenant treize ans que les Etats-Unis sont en guerre. Tout cela engloutit des trilliards de dollars sans résultat. Voilà la principale source de ressentiment : aux Etats-Unis, les gens souffrent pour des guerres en lesquelles ils ne croient plus.
VDLR : mais où se situe la logique de ces guerres interminables ?
PCR : elles ont plusieurs causes qui s’entretiennent mutuellement. L’une de celles-ci est que l’idéologie néoconservatrice est parvenue au sommet de sa puissance avec l’effondrement de l’Union soviétique. Cette idéologie part du principe que l’Histoire a placé les Etats-Unis à la tête de la planète, qu’il n’existe pas d’alternative au système politico-économique américain, et que ce choix de l’Histoire confère aux Etats-Unis une prérogative hégémonique mondiale.
Il s’agit là d’une idéologie radicale, la plus radicale que les Etats-Unis aient jamais connue.
Il y a une seconde raison : le complexe militaro-sécuritaire. Il s’agit là d’un groupe d’intérêts privés d’une taille et d’une puissance impressionnantes, qui englobe des composantes étatiques comme les agences de sécurité – CIA, Département de la sécurité intérieure, FBI, Pentagone. Chaque année, il absorbe des centaines de milliards de dollars, peut-être bien près d’un trilliard.
Pour ce groupe d’intérêts, cet argent est crucial. Une partie de l’argent du contribuable est recyclée, retourne au Congrès, aux candidats à la présidence sous forme de contributions aux campagnes électorales, garantissant leur élection et leur réélection. Il s’agit là d’un deuxième puissant levier, dont les intérêts matériels sont alimentés par les guerres et les menaces de guerres.
Et il y a un troisième puissant groupe d’intérêts, le lobby israélien. Nombre de néoconservateurs sont Juifs, voire citoyens américains-israéliens. Presque tous sont très proches d’Israël. Par ailleurs, l’idéologie néoconservatrice d’hégémonie américaine va de pair avec ces treize ans de guerres au Moyen Orient. En effet, ces guerres présentent l’avantage subsidiaire d’éliminer des états arabes non alignés avec les Etats-Unis et Israël et qui, au Moyen Orient, sont des garde-fous potentiels contre la politique expansionniste d’Israël.
Ces trois facteurs forment un tout, s’inter-entretiennent et impliquent globalement les mêmes individus.
VDLR : ainsi, vous affirmez que cette politique est conçue, pour l’essentiel, par un lobby israélien. Pourtant, la politique américaine au Moyen Orient peut être à double tranchant pour Israël.
PCR : effectivement, cette politique possède un effet pervers. Certains analystes ont tenté d’avertir les néoconservateurs du caractère artificiel des frontières moyen-orientales, que l’on retrouve en Afrique, où les frontières ont été tracées par les colonisateurs européens, essentiellement Anglais et Français. Vous avez donc des pays qui comportent une majorité chiite et une minorité sunnite, et des pays qui présentent la configuration inverse, une majorité sunnite et une minorité chiite. Cela rappelle les frontières africaines, dont le tracé a placé dans le même pays deux tribus rivales, traditionnellement ennemies. Ces frontières n’ont pas grand sens. Il n’y a que des Occidentaux ignorants pour en être les artisans.
Le choc entre branches de l’Islam a été étouffé par des régimes laïcs forts comme celui de Saddam Hussein ou celui d’Assad en Syrie. En renversant ces gouvernements, on ranime le conflit.
Sans surprise, l’ISIS – ou ISIL – veut redessiner les frontières [NDT : Islamic State of Iraq and Syria ou encore Islamic State of Iraq and the Levant]. En cas de succès islamiste, une partie des territoires de Syrie et d’Irak formera un nouvel état. S’il est encore trop tôt pour dire s’ils réussiront ou non, il existe néanmoins une dynamique créative qui s’affranchit des artifices mis en place par les empires coloniaux.
L’une des raisons pour lesquelles l’éclatement de l’Irak et de la Syrie n’a pas été perçu comme un risque pour Israël est que les stratèges israéliens et néoconservateurs se sont dit : c’est tout bénéfice ; si nous brisons ces états et qu’ils implosent, eh bien cela fera autant d’états constitués en moins pour mettre des bâtons dans les roues d’Israël.
Sur les ruines de l’Irak et de la Syrie se dresseront des factions en guerre, tout comme en Libye aujourd’hui. Or un Etat dépourvu de gouvernement central cesse d’être une menace pour Israël. Nous encourageons donc la destruction de ces entités politiques opposées au rapt de la Palestine par Israël. L’Irak n’a plus de gouvernement, il n’a plus que des factions en guerre, tout comme la Libye, ou comme la Syrie où Washington agit de manière identique.
Voilà comment les Israéliens et les néoconservateurs voient les choses. Ces insensés ne voient aucune menace dans la destruction d’états musulmans laïcs, ils n’y voient que la dislocation de pays unifiés susceptibles de présenter une forme ou une autre d’opposition aux desseins israéliens et américains.
VDLR : mais alors, le gouvernement et les institutions étatiques se verraient-ils remplacés par des mouvances politiques paramilitaires, celles-là même que nous qualifions d’extrémistes et auxquels nous faisons face aujourd’hui ? Ces entités ne représenteraient-elles pas une menace encore plus grande que celle de gouvernements constitués ? Ou bien ces gens croient-ils qu’ils sont capables de les contrôler plus ou moins ?
PCR : non, ils ne peuvent pas les contrôler. Oui, ces mouvances sont dangereuses, parce qu’elles ne sont pas laïques. Certains d’entre nous avaient prévenu, mais nous avons été ignorés parce que les Israéliens et les néoconservateurs voyaient en la dislocation de ces pays l’affaiblissement d’une menace.
VDLR : l’idéologie néo-conservatrice et son credo de mission universelle tels que vous les avez dépeints ne présentent-t-ils pas d’étonnantes similitudes avec, l’idéologie marxiste communiste ?
PCR : Oui, absolument. L’histoire a investi les Etats-Unis d’une mission. Aux yeux des marxistes, c’est le prolétariat qui joue ce rôle. Aux yeux des néoconservateurs, c’est Washington.
VDLR : ces deux idéologies auraient-elles une racine commune ?
PCR : non, je le pense pas ; mais leurs conséquences sur le monde sont comparables parce dans les deux cas, le pays qui professe cette idéologie est animé d’une volonté de s’imposer à d’autres pays et de s’y implanter, parce qu’il se perçoit comme le référent légitime. C’est en ce sens que les idéologies marxiste et néoconservatrice sont comparables, même si leurs racines sont distinctes.
Je note par ailleurs que cette notion de monde unipolaire et d’unique superpuissance américaine va dans le sens des intérêts de la finance. Je les ai éludés dans mon triptyque, mais ils en sont en quelque sorte un quatrième élément, du fait de l’hégémonie financière américaine actuelle. Cette hégémonie financière est ce qui permet à Washington d’imposer des sanctions à d’autres pays.
Si votre devise n’est pas la devise planétaire et que vous n’êtes pas aux manettes du système mondial de paiements, vous ne pourrez imposer de sanctions. Ce pouvoir de sanction place vos institutions financières en position de primauté sur les institutions des autres pays. L’idéologie que j’évoque séduit également Wall Street et les grandes banques, parce qu’elle leur garantit de même l’hégémonie.
VDLR : cela m’incite à m’interroger : tout ce qu’ont fait les Etats-Unis ces dix bonnes dernières années n’a fait que renforcer la Chine, que les Etats-Unis semblent identifier comme leur premier adversaire. Etait-ce là un calcul, ou était-ce involontaire ? Vous évoquez le système financier. Les Chinois commencent à envisager de promouvoir leur propre devise comme nouvelle monnaie de réserve sur le marché mondial. Cela est largement le résultat de toutes ces crises provoquées par les Etats-Unis.
PCR : ce que les Etats-Unis ont fait, et qui a apporté à la Chine son démarrage économique, a été de délocaliser les emplois de l’industrie manufacturière. Celle–ci a été transférée à l’étranger par les capitalistes, sous la pression de Wall Street, dans le but d’abaisser le coût du travail et d’atteindre des gains plus élevés pour les actionnaires, pour Wall Street et pour les dirigeants via les bonus. Du point de vue des intérêts nationaux, il s’agissait là d’une politique à très courte vue, mais elle allait dans le sens des intérêts de Wall Street et dans celui des intérêts individuels des dirigeants des grandes sociétés.
Une fois que la Chine a capté la technologie américaine et le savoir-faire américain en affaires, elle s’est trouvée libérée de la prééminence économique américaine. De fait, en termes d’industrie manufacturière, la Chine possède maintenant une économie beaucoup plus puissante que celle des Etats-Unis.
Un autre facteur a contribué à affaiblir le système économique américain : l’essor de l’Internet à haut débit. Il est maintenant possible, dans le domaine des professions de services comme l’ingénierie, le développement logiciel, l’informatique, ou tout type de travail ne nécessitant pas d’être effectué sur site, de réaliser celui-ci n’importe où dans le monde puis de le livrer via l’internet à haut débit.
Cela a permis à des pays comme l’Inde et la Chine de positionner leurs prestataires à des postes jusque-là occupés par des diplômés d’universités américaines. Une fois de plus, il y a là une réduction des coûts pour les grandes sociétés, cela plait à Wall Street, cela optimise les profits.
C’est de là que provient l’essor de la Chine. C’est une conséquence involontaire de la globalisation. Là encore, certains d’entre nous ont prévenu, cela fait dix ou quinze ans que je mets en garde, mais ils n’écoutent pas. Ils disent – bah, tout cela n’est que du libre échange, cela nous sera profitable d’une manière ou d’une autre. Il est évident qu’ils avaient tort, ce n’est pas du libre-échange et nous n’en avons pas tiré profit.
VDLR : cela implique-t-il que, si l’on met en regard les intérêts des grandes sociétés et les intérêts nationaux, les intérêts nationaux pourraient bien être de plus en plus perdants face aux grandes entreprises ?
PCR : il n’y a plus d’intérêt national américain au sens propre du terme. Il y a l’intérêt de ces puissants groupes d’intérêts. De récentes études menées par des universitaires ont conclu que la population américaine est quantité négligeable dans les décisions politiques gouvernementales. La conclusion de cette étude, qui s’est penchée sur des milliers de décisions gouvernementales, est que le peuple américain compte pour zéro dans le processus de décision politique.
Autrement dit, en ce qui concerne la prise en compte de l’intérêt de la population ou de l’intérêt national, rien n’est fait. Ce qui est fait l’est au profit d’une demi-douzaine de puissants groupes d’intérêts. Je vous ai parlé des quatre qui sont selon moi les plus puissants en termes de politique étrangère.
Sous cet angle, les Etats-Unis se vulnérabilisent de nombreuses manières. Voyez par exemple la politique économique. Cela fait des années que pour soutenir une poignée de grandes banques, la Réserve fédérale crée des trilliards de dollars, de nouveaux dollars.
Cette création de dollars dévalue les dollars déjà existants détenus par des gens du monde entier. Ces gens observent et se demandent : que vont valoir mes actifs en dollars si la Réserve fédérale crée autant de nouveaux dollars chaque année ?
De là est née l’idée de sortir du dollar comme monnaie de réserve mondiale. Lorsque la valeur réelle des instruments financiers libellés en dollars est menacée et que cela s’ajoute à l’intimidation financière de pays souverains par Washington, la dynamique pour trouver un autre mécanisme que le dollar pour régler les transactions internationales est renforcée.
Sans surprise, les Chinois ont déclaré qu’il était temps de désaméricaniser le monde. Les Russes ont récemment affirmé que nous avions besoin de dédollariser le système de paiement. Nous avons donc cet accord entre la Russie et la Chine, portant sur le grand contrat énergétique qui va se faire hors du système de paiements en dollars.
Nous voyons les BRICS, ces cinq pays – Inde, Chine, Russie, Brésil et Afrique du Sud ; ils parlent de régler leurs déséquilibres commerciaux [sic] en leurs propres devises, et même de créer entre eux une banque sur le modèle du FMI et de la Banque mondiale.
Voilà donc les évolutions nées du mauvais usage du dollar comme monnaie de réserve mondiale. Washington utilise le dollar pour intimider, pour sanctionner, pour apporter à ses institutions financières l’hégémonie sur les autres. Avec le temps, tout cela engendre l’animosité et le malaise. Si vous ajoutez à cela tous les nouveaux dollars que la Réserve fédérale crée depuis 2008, vous obtenez une grave problématique financière. Les Etats-Unis ont donc compromis leur position.
VDLR : jusqu’à quel point pensez-vous que les Etats-Unis sont prêts à se mobiliser pour défendre le dollar ? Ou alors tous ces groupes d’intérêts ne voient-ils plus l’intérêt de protéger cette devise-là ? Peut-être ont-ils déjà pris certaines précautions ?
PCR : du point de vue du pouvoir de Washington, la perte du statut de monnaie mondiale serait dévastatrice parce que c’est précisément là que se situe l’assise du pouvoir. C’est de là que Washington tient son hégémonie financière et c’est pour cela que Washington peut imposer des sanctions à des pays souverains. Par conséquent, si Washington voit ce statut lui échapper, si le dollar cesse d’être la monnaie de réserve mondiale, nous assisterons à un profond affaiblissement du pouvoir de Washington.
Tous ces groupes d’intérêts qui profitent du pouvoir de Washington verraient là un handicap. Evidemment, la plupart de ces grands sociétés sont aujourd’hui globales, c’est-à-dire transnationales, et il est bien possible qu’elles aient des comptes bancaires dans de nombreux pays.
VDLR : mais enfin, jusqu’à quel point Washington est-il prêt à s’impliquer ? Pourrait-il se permettre une nouvelle guerre ? Lorsqu’en 2000, Saddam Hussein a essayé de remettre le dollar en question, il a payé le prix fort, comme chacun sait. Aujourd’hui, alors que la Chine, la Russie et d’autres pays commencent à envisager sérieusement l’idée, quels risques courent-ils ?
PCR : ils courent un risque. Nous savons déjà que les Etats-Unis ont annoncé un redéploiement de 60 % de la marine américaine vers la mer de Chine méridionale afin de contrôler les flux de ressources dont dépend la Chine. Les Etats-Unis sont en train de signer des contrats de construction pour un réseau de nouvelles bases aériennes et navales qui s’étend des Philippines au Vietnam, dans le but de menacer les voies maritimes d’approvisionnement de la Chine, voire même de les couper [NDT : précision apportée par M. Roberts postérieurement à l’interview].
Au cours de ce siècle, nous avons vu les Etats-Unis se retirer du traité ABM [NDT : missiles anti-missiles] signé avec la Russie. Nous les avons vus mettre au point un système ABM et commencer à le déployer aux frontières de la Russie. La raison d’être d’un ABM est de neutraliser la dissuasion stratégique de l’autre pays.
Nous avons vu les Etats-Unis réorienter leur doctrine militaire, les armes nucléaires n’ayant plus pour finalité de répliquer à une attaque, mais d’être désormais une force de première frappe préventive. Cela est clairement dirigé contre la Russie. Or, l’Ukraine est sur la route de la Russie. La guerre est donc déjà entamée, elle est en cours. Là est la signification de ce qui se passe en Ukraine : contre la Russie, c’est la guerre.
La guerre contre la Chine est, quant à elle, en préparation. Les Etats-Unis prennent parti pour tout pays qui vient à se trouver en désaccord avec la Chine, même si c’est sur des sujets mineurs qui ne concernent absolument pas les Etats-Unis.
Les Etats-Unis sont en train d’encercler les deux pays avec des bases militaires. Ils veulent intégrer la Géorgie, patrie de Joseph Staline, et qui a fait partie de la Russie pendant deux ou trois siècles, ils veulent l’intégrer à l’OTAN. Ils vont intégrer l’Ukraine à l’OTAN.
Washington a trahi tous les accords que Reagan et Gorbatchev avaient eus sur la non-expansion de l’OTAN en Europe de l’Est. Aujourd’hui, l’OTAN a atteint les pays Baltes et toute l’Europe de l’Est. Les ex-membres du Pacte de Varsovie font maintenant partie de l’OTAN.
Il est donc clair que la guerre est déjà en cours. Les Etats-Unis s’y préparent depuis des années. Quant aux Russes, ils ne peuvent que le savoir. S’ils ne le savent pas, ils sont dans de sales draps.
VDLR : les Etats-Unis peuvent-ils se permettre [cette guerre] ?
PCR : bien sûr ! Evidemment ! La devise de réserve est là pour payer les factures en imprimant de la monnaie.
VLDR : mais vous l’avez indiqué, cela comporte de sérieux risques.
PCR : tant que le statut de monnaie de réserve est préservé, il n’y a pas de limite. Récemment, j’ai lu qu’un conseiller de Poutine avait affirmé que la Russie avait besoin de quelque alliance avec d’autres pays pour faire basculer le statut du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale, et que c’était là l’unique manière de stopper l’agression militaire de Washington. Eh bien, il a parfaitement raison. Mais une question demeure : peuvent-ils mettre en œuvre aussi vite quelque chose qui marche ? En effet, l’Europe est un état fantoche américain. Les gouvernements européens ne sont pas plus indépendants que la Hongrie ou la Tchécoslovaquie ne l’étaient du parti communiste soviétique. Quant au Japon, il est lui aussi un état fantoche et non un pays indépendant.
Or, si l’euro et le yen soutiennent le dollar, la position de ce dernier reste plutôt confortable. Cela ne va pas être simple pour la Russie, pour la Chine ou pour quiconque souhaite avancer vers une solution rapide.
Par ailleurs, regardez ce qui s’est passé en Ukraine. La Russie n’avait d’yeux que pour les jeux olympiques, et les Etats-Unis se sont emparés de l’Ukraine. La Russie n’a pas pris garde ; les jeux de Sotchi semblaient plus importants. Et qu’est-ce qui s’est produit ? Washington a avancé et s’est emparé de l’Ukraine. Le gouvernement russe et le leadership de Poutine sont maintenant confrontés à un problème énorme.
Poutine a demandé à la Douma d’abroger le droit de déployer des troupes russes en Ukraine. D’évidence, il agit avec une grande retenue. Il tente d’éviter le conflit. Il réalise certainement que le conflit sera beaucoup plus dangereux pour tout le monde que les néoconservateurs de Washington ne le croient.
Mais la question est : Poutine pourra-t-il éviter le conflit ? Que va-t-on penser à Washington ? Pensera-t-on : « Ah, que voilà un homme raisonnable, discutons donc avec lui ». Ou bien pensera-t-on : « voyez comme il a peur, la Russie est faible, on peut y aller ! »
VDLR : intéressant ! Je me souviens que George W. Bush, lors d’une interview au Wall Street Journal vers la fin de son second mandat, a dit à propos de Poutine quelque chose qui, dans sa bouche, paraissait surprenant. Il a dit que Poutine n’avait jamais trahi une seule des promesses qu’il lui avait faites. Ce jugement était plus positif que négatif.
PCR : Je pense qu’il disait vrai. Cependant, voyez-vous, la propagande de Washington est déconnectée des faits. Elle n’a pas d’équivalent. Washington est capable de justifier tout et n’importe quoi. Poutine n’en est pas capable. Les Américains sont persuadés que les troubles en Ukraine sont du fait de Poutine, qu’il a envahi, annexé, que c’est lui qui est aujourd’hui derrière tout ce qui se passe en Ukraine du sud-ouest ; que tout ça, c’est la faute à une Russie menaçante contre laquelle nous devons nous armer. Washington ressuscite la Guerre froide qui l’avait opposé à l’Union soviétique.
Il s’agit là d’une excellente opportunité pour alimenter le complexe militaro-sécuritaire américain avec l’argent du contribuable. Et d’une certaine manière, c’est moins risqué qu’une guerre, car les guerres d’Irak et d’Afghanistan ont mal tourné. Mais si on a la possibilité d’une Guerre froide sans combattre soi-même, on peut la faire durer des années, comme cela a été le cas pour la Guerre froide avec l’Union soviétique. C’est d’ailleurs la Guerre froide qui a engendré le complexe militaro-sécuritaire américain.
C’est tout au moins une ligne rouge pour Washington. Néanmoins, je ne suis pas certain que l’on puisse attendre de Washington le bons sens d’éviter de transformer l’invasion de l’Ukraine en guerre chaude. Cela dit, il paraît difficile de croire que Washington puisse s’engager dans une guerre chaude contre la Chine et la Russie. Il s’agit là de deux pays vastes et puissants dotés d’armes nucléaires.
Mais beaucoup de choses difficiles à croire se sont réellement produites. Il arrive souvent que les gouvernements succombent aux sirènes de leur propre propagande. Et il est clair qu’à Washington quelqu’un est persuadé qu’une guerre nucléaire est gagnable, parce que sinon, à quoi bon modifier la doctrine de guerre pour que les armes nucléaires cessent d’être des armes de représailles et deviennent une arme de première frappe ? Pourquoi construire des missiles anti-missiles et les déployer à la frontière de la Russie et sur des navires en mer Noire et en mer de Chine méridionale ?
Il est certain qu’à Washington, il y a des gens pour croire que les Etats-Unis peuvent gagner une guerre nucléaire. Dans les faits, un article a été publié il y a quelques années dans Foreign Affairs, le magazine de réflexion du Council on Foreign Relations – un aréopage influent d’analystes en stratégie et d’ex-responsables gouvernementaux. Il y était affirmé que les Etats-Unis avaient une telle avance sur la Russie en matière d’armement nucléaire que nous pourrions sans difficulté attaquer la Russie sans risquer de représailles. Il y a des gens qui pensent réellement cela.
VDLR : mais cette expérience pourrait nous coûter une planète.
PCR : Tout à fait ! Mais voyez la Première Guerre mondiale. Voyez combien d’empires elle a couté. Elle a coûté au tsar la Russie et son empire. Elle a coûté l’empire austro-hongrois, qu’elle a détruit. Elle a abattu la dynastie régnante allemande. La guerre a laissé la Grande-Bretagne dépendante de l’aide financière américaine.
VDLR : Certes, mais il n’y avait pas d’armes nucléaires à l’époque.
PCR : une vaste propagande affirme que les armes nucléaires peuvent réellement être utilisées. Je tente de la combattre. J’ai récemment mis en ligne sur mon site web des articles de scientifiques qui démontrent qu’il ne peut pas y avoir de vainqueur.
VDLR : je reste bouche bée devant la manière dont le Département d’Etat gère sa propagande ; on n’y trouve pas la moindre argumentation. Comment est-ce possible ? Ne prennent-ils même plus la peine de paraître crédibles ?
PCR : c’est ça, le pouvoir. Comment fonctionne la politique étrangère américaine ? Toujours sur la coercition, les menaces, le chantage ou la corruption. Si un pot-de-vin ne fonctionne pas, on recourt à la menace. Je m’explique ; l’un des objectifs que poursuit la NSA en espionnant toute la planète est de se placer en position de pouvoir faire chanter n’importe quel dirigeant politique. Ils font cela très bien. Tout le monde ayant quelque chose à cacher, ils recourent aux pots-de-vins, à des valises d’argent. Dans un premier temps, Washington tente d’acheter les dirigeants étrangers. En cas de résistance, ils les renversent, comme dans le cas de Saddam Hussein ou de Khadafi. Dans d’autres cas, en Amérique du Sud, ils les ont purement et simplement assassinés, parce qu’ils n’obéissaient pas. La politique étrangère des Etats-Unis est donc basée sur la force, et pas sur la diplomatie ou la persuasion. Elle est basée sur la force brute.
Qu’est-ce que le Département d’Etat dit à ses interlocuteurs ? Faites ce que nous vous disons de faire, sinon nous vous bombardons jusqu’à ce que votre pays retourne à l’âge de pierre. Souvenez-vous, c’est ce qu’ils ont dit au dirigeant pakistanais. Faites ce que nous vous disons de faire – et que ça saute !
Avec une telle posture, peu importe que vous disiez la vérité ou pas, puisque vous êtes le souverain, vous êtes le César. Tout ce que vous pouvez bien raconter s’en va, que ce soit vrai ou pas. Peu importe que vous disiez la vérité, puisque que vous ne vous placez pas dans une logique diplomatique.
C’est une chose que Poutine et Lavrov, son ministre des Affaires étrangères, n’ont pas l’air de comprendre. Ils continuent de croire que si le gouvernement russe se montre raisonnable et de bonne volonté, il est possible de dialoguer avec Washington. Il s’agit là d’une illusion russe. Washington n’a aucune bonne volonté.
VDLR : cette stratégie, telle que vous la présentez, n’a-t-elle pas de point faible ?
PCR : si ; qu’à un moment donné, les gens prennent conscience de la réalité et la regardent en face, et c’est cela que Poutine attend. Que va-t-il se passer en Allemagne et en France ? Les Allemands et les Français vont-ils comprendre, vont-ils se dire « mais les Américains nous mènent tout droit au chaos ! Qu’avons-nous donc à gagner de leur hégémonie mondiale ? Qu’avons-nous à gagner d’un conflit avec la Russie ou avec la Chine ? Arrêtons tout ! Faisons marche arrière ».
Si un pays quelconque devait se retirer de l’OTAN ou de l’UE, alors le mutisme de la « coalition des volontaires » sur les crimes de guerre de Washington se lézarderait. Concrètement, Washington a déclaré au Congrès qu’à partir du moment où la Maison blanche a le soutien de l’OTAN, le président n’a plus besoin du feu vert du Congrès pour partir en guerre. La vieille citation « le pouvoir absolu corrompt absolument » est attribuée à Lord Acton. Sans grand risque de se tromper, on peut en conclure que Washington a été corrompu par le pouvoir.
L’un des effets pervers de l’usage brutal de la force par Washington serait que les pays de l’OTAN réalisent qu’ils sont menés vers un conflit par un gouvernement devenu fou, qui prend des risques invraisemblables avec la vie humaine et même avec la planète.
Ainsi, il se pourrait bien que Poutine parie sur une prise de conscience du danger que représente Washington pour les vivants. Il espère que plus la Russie se montrera pondérée, moins elle adoptera une attitude provocatrice, plus grandes seront les chances que les gouvernements allemand et français réalisent que l’agenda de Washington est funeste pour le genre humain ; plus grandes seront les chances que l’Europe prenne des décisions pour s’affranchir, elle, ses pays et ses peuples, du contrôle de Washington. Dans ce cas, l’empire s’effondrerait.
Je suis convaincu c’est là que se situe le pari de Poutine. Il n’est pas fou, loin de là, il prend la mesure de la menace d’une guerre, il en a conscience. Et c’est très certainement la raison pour laquelle il a demandé à la Douma d’abroger le droit au déploiement de forces russes en Ukraine. Il tente de dire aux Allemands et aux Français – Vous voyez bien, ce n’est pas moi, ce n’est pas nous.
J’espère qu’il réussira. Car en fin de compte, l’avenir du monde est suspendu à la question suivante : l’usage de la diplomatie par Poutine prévaudra-t-il sur celui de la force par Washington ?

Les Crises

Ca fout la trouille, mais c’est ce qu’on vit.

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#130 28/07/2014 23h49 → Vivre en Russie : avantages et inconvénients de la Russie... (avantages, inconvénients, russie)

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Cette propagande devient lassante.


La vie d'un pessimiste est pavée de bonnes nouvelles…

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#131 28/07/2014 23h51 → Vivre en Russie : avantages et inconvénients de la Russie... (avantages, inconvénients, russie)

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Quelle est la relation avec notre forum, qui a  a pour vocation "d’être un lieu convivial, positif, d’échange, de partage, de réflexions sur l’investissement patrimonial et de contribuer positivement à l’élévation des connaissances de chacun sur cette thématique", comme je l’ai déjà indiqué dans une autre discussion où foxbat est très actif ?


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#132 29/07/2014 08h05 → Vivre en Russie : avantages et inconvénients de la Russie... (avantages, inconvénients, russie)

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1 ce n’est pas une propagande, mais un interview de quelqu’un qui a eu suffisamment de postes important pour avoir une vue du monde sue nous n’avons probablement pas. Ce n’est pas un qui a tord, qui a raison. , mais qu’est gr qui se passe.
2 l’occurrence d’une éventuelle guerre mettant en cause les pzys occidentaux n’est pas hors sujet. Essayer de prévoir une allocation d’actif si une guerre remet tout en cause est un exercice voue a ll’echec.
Ce que pense un ex rédacteur en chef du wall street journal et ex sous secrétaire au tresor us a certainement beaucoup plus de valeur que les commentaires de mon humble personne., sur l’environnement économique actuel.
En ce qui concerne la convivialité, je n’ai je crois porté aucune attaque contre quiconque.
3 Je pense que de faire partager zux lecteurs de ce forum des interview de personne importante qu’ils ne verront jamais ni dans la presse généraliste ni financière, ne peut sue les aider a former leur propre jugement.
Après chacun est libre de lire ou de croire ce qu’il veut., mais il y a des choses sur lequel on se doit de réfléchir.

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#133 29/07/2014 11h54 → Vivre en Russie : avantages et inconvénients de la Russie... (avantages, inconvénients, russie)

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Ces thèses conspirationnistes sont toujours aussi folkloriques et parfois amusantes.

Quelles sont vos conseils d’investissement en vue de cette 3e guerre mondiale, faut-il acheté de l’or, de l’uranium, j’investirai bien en kalachnikov pouvez-vous me dire où ils sont côté?

Plus sérieusement quel investissement préconisez-vous?

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#134 29/07/2014 12h04 → Vivre en Russie : avantages et inconvénients de la Russie... (avantages, inconvénients, russie)

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Foxbat,

Non pas que le sujet ne porte aucun intérêt, mais il n’a pas sa place sur ce forum: nous avons bien compris votre attachement à la Russie, tant mieux pour vous, mais pour vous dire les choses simplement et sans détours, vous devenez lassant: il y a probablement pleins d’endroits (forums ou autres) où vos posts sur la Russie et sur ce que vous en pensez, auront plus leur place.

Comme vient de le rappeler GBL, sur ce forum, on parle d’investissement dans une logique patrimoniale… :-)

A bon entendeur.

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#135 17/08/2014 00h20 → Vivre en Russie : avantages et inconvénients de la Russie... (avantages, inconvénients, russie)

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@foxbat c’est quand la dernière fois qu’un journaliste a été assassiné en France ?

Sinon mieux que des étrangers en Russie, je connais plusieurs russes qui veulent REVENIR en France depuis qu’ils sont repartis en Russie tellement la corruption est rampante, généralisée, exténuante, fatigante, etc. Et je ne vous parle pas de ceux qui viennent des USA ! Je ne peux évidemment pas les nommer et vous devrez me croire sur parole mais je peux vous dire que l’un était chercheur dans les plasmas de gravure dans la Silicon Valley, l’autre chercheur sur les plasmas froids à Saclay et le dernier spécialiste des semi-conducteurs dans une université francilienne. 2 sur 3 sont littéralement écœurés depuis leur retour dans la "mère patrie", le dernier désabusé.

Attention je ne dis pas que la vision de la Russie n’est pas déformée par les médias occidentaux et assez biaisée (et notamment comment tout ce que Brzezinski a tenté ou réussi dans les années 90 pour "saquer" les Russes a été -à raison- mal ressenti en Russie et sous-estimé voire pas compris en Europe) mais osez comparer la qualité de vie de pays très peu corrompus à la Russie… et sortir des généralités sur "personne ne veut partir du paradis russe" alors que vous souffrez d’un biais de sélection évident (i.e. vous ne devez être entourés que de gens pensant comme vous)… donc que ce soit clair je connais beaucoup de monde qui veulent partir de Russie et encore mieux que des étrangers, des Russes anciens expats !

Pour le reste votre tendance à croire à des balivernes complotistes ne vaut même pas le temps de vous répondre. Ah si quand même sur les métaux : je travaille actuellement beaucoup plus sur les métaux  car les panneaux solaires doivent tenir plus de 30 ans et il y a plein de métaux dedans. Eh bien la "fatigue" -c’est le terme- des métaux ainsi que leur rupture / diffusion / fusion peuvent avoir lieu avant les températures nominales (de fusion/rupture/diffusion) si justement le métal est "fatigué". Suffit juste de lire un peu plus que la 1ère ligne des pages métallurgies de Wikipédia…


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#136 17/08/2014 07h31 → Vivre en Russie : avantages et inconvénients de la Russie... (avantages, inconvénients, russie)

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C’est quand la dernière fois que un premier ministre a été assassiné en russie,? Et en France? Id pour un ministre,? Un conseiller du président? Un président de cours des comptes? Etc (de grosouvre c’est pas si vieux)

A j’oubliais,  c’était des suicides, ))
Je rajoute: en ukaine ces 6 derniers mois, 7 journalistes tués.
D’après reporter sans frontières, l ’ ukraine est le pays le plus dangereux pour les journalistes.
Ceci dit une personne qui n’a pas vecu au moins plusieurs mois en russie, en contact avec des gens de différents milieux ne peut pas avoir d’avis objectif s sur ce pays. Et l’avis de russes qui ont quitté la russie n’est absolument pas representatif de l’avis de ceux qui y vivent.
Pas plus que le journal de tf1 ou la lecture du monde.
Tout ca pour dire que je considère que toute personne qui n’a jamais mis les pieds en russie est totalement incompétent pou avoir un avis sur le sujet. Et même un voyage organisé, pourrait ouvrir l’esprit a plus d’un.

Pour les balivernes complotiste, expliquez moi ce qui fait une serie de trous dun diamètre de 3cm dans la carcasse d’un boeing? ? Tout le monde a pu voir la photo.http://reseauinternational.net/vol-mh-17-abattu-avion-chasse-ukrainien/

Pour notre cher modérateur. Je rappelle que mes premiers posts sur la russie portaient sur l’intérêt des investissement immobilier sur place, et étaient donc totalement dans le cadre du forum.

La russophobie etant de mode dans les milieux se croyant intellectuels, ca a dégénéré en sorties de "pseudo evidences"rapportees directement du jt de tf1 ou pire, de bfm, voir du journal le monde )).

A l’instant, mon poste qui n’est absolument pas militant repose le problème que pour avoir une opinion tranchee sur un sujet, le minimum d’honnêteté intellectuelle, est de dominer soi meme le sujet, en l’ayant vécu soi meme .
Rapporter des "on dit" qui ne circulent certainement pas innocemment,  était la base des proces en sorcellerie.
J’espère que la société a quand même evolue depuis.

Encore que j’ai de gros doute pour certains de ses membres surtout au plus haut niveau.

Dernière modification par foxbat (21/08/2014 13h36)

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#137 21/08/2014 11h29 → Vivre en Russie : avantages et inconvénients de la Russie... (avantages, inconvénients, russie)

Membre
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Vous parlez d’évènements, qui en plus de leur caractère incertain, datent de plus de 30 ans et que certains membres de ce forum n’ont même pas connu !! Dans ce cas, sur une période de 30 ans, il y a eu des centaines d’hommes politiques tués, d’espions empoisonnées au radium, etc. en Russie. Ridicule et risible tentative. Je vous parlais d’un évènement qui avait quelques années. Votre aveuglement, s’il n’était pas amusement, serait pathétique.

Ah oui et aussi :
http://www.thedailybeast.com/articles/2 … sycho.html


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#138 21/08/2014 11h55 → Vivre en Russie : avantages et inconvénients de la Russie... (avantages, inconvénients, russie)

Membre
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PA, ne vous basez pas non plus sur les gens expatriés qui sont écœurés par leur patrie, curieusement ils ont tendance à être plus nombreux à l’étranger smile. Je pense que les russes sont conscients de leur situation, et que c’est à eux de régler cela, leur donner des leçons, c’est les prendre pour des imbéciles.

Au final, cette discussion, compte tenu du contexte international, n’a certainement pas lieu d’être sur ce forum.

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#139 22/08/2014 13h46 → Vivre en Russie : avantages et inconvénients de la Russie... (avantages, inconvénients, russie)

Banni
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Ma seule réponse:
La vie dans le dombass, en direct par un journaliste anglais qui y est avec photo, film interview.Pas de parti pris, des faits. Graham W Phillips (@GrahamWP_UK) | Twitter

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#140 22/08/2014 13h55 → Vivre en Russie : avantages et inconvénients de la Russie... (avantages, inconvénients, russie)

Administrateur
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Foxbat,

Nous sommes sur un forum sur l’investissement patrimonial, par sur la géopolitique pro-russe ou non.

Si votre contribution se limite à cette file, je vous propose d’en rester là, votre message a été entendu.

Cordialement,

Philippe

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#141 22/08/2014 14h12 → Vivre en Russie : avantages et inconvénients de la Russie... (avantages, inconvénients, russie)

Membre
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Pour en revenir à l’investissement, je pense qu’en ce moment c’est pas trop bon pour vendre l’appart de mon épouse…

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