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#1 02/03/2011 17h34 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Administrateur
Réputation :   1307 

Il y a quelques mois, alors que nous disions dans une file bcp de biens de Benoit F-J (je ne mets volontairement pas son nom), un analyste que l’on peut parfois lire dans la presse spécialisée dès qu’il est question des foncières cotées ou d’immobilier, zParisien avait suggéré une interview.

Benoit F-J a accepté et c’est donc planifié pour mi-mars.

Je vais mixer les questions intemporelles (que pensez-vous du ratio EV/Ebitda sur les foncières, du Yield/OAT spread…) avec des questions plus d’actualités (introduction de Carrefour Properties, explosition des encours des SCPI, etc).

Si vous avez des questions ou des idées, c’est le moment !

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#2 14/03/2011 18h51 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Administrateur
Réputation :   1307 

L’interview est mercredi soir.

Voici ce que j’ai prévu ! Vous avez 2 jours pour m’envoyer vos suggestions !

Bonjour Benoit,

*Je remercie, me présente, présente les forums, mon livre, le chapitre sur les foncières cotées dans le livre, l’intérêt pour les foncières cotées dans une optique de rente et rappelle toute l’estime que nous avons pour Benoit FJ*

1. Qui est Benoit FJ ?
============================

a) Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

b) Quand j’ai commencé à m’intéresser aux foncières cotées, je suis tombé sur votre Guide de l’immobilier cotée, n°11 que vous avez écrit quand vous étiez chez Fideuram-Wargny.
Est-ce que les 10 précédents (que je n’ai pu obtenir) étaient aussi de vous ? Après autant d’écritures, n’avez vous jamais été sollicité ou eu envie d’écrire un livre sur les foncières cotées ? La littérature francophone sur le sujet est  pauvre.

c) Vous êtes analyste depuis 16 ans. N’avez-vous jamais eu envie de gérer un fonds immobilier ?

2. Les foncières cotées, aspects généraux
============================

a) Que pensez-vous du Yield Spread ?

POUR APPUYER LE PROPOS, MONTRER UN GRAPHIQUE DU YIELD SPREAD

Est-ce selon vous un indicateur approprié de surcote ou non du marché des foncières cotées dans leur ensemble ? Quel indicateur pourriez-vous recommander à des amateurs éclairés comme nous ?

b) Nous savons que le PER ne s’applique pas aux foncières cotées : soit avec les normes comptables françaises il est faussé par les amortissements, soit avec les normes comptables IFRS, il est faussé par les ajustements de valeurs (vous m’arrêtez si je me trompe). Un ratio alternatif est l’EV/Ebitda, qui à l’avantage aussi de tenir compte de la dette.

Si vous ne deviez choisir qu’un ratio pour les foncières cotées, est-ce que l’EV/Ebitda vous semble pertinent ? Ou préférez-vous un ratio de décote-surcote sur ANR ?

POUR APPUYER LE PROPOS, MONTRER COMMENT L’EV/EBITDA discrimine et que certaines valeurs se tiennent dans un mouchoir de poche d’après leur EV/Ebitda.

MONTRER aussi que les EV/Ebitda diffère selon les pays. Est-ce que c’est pertinent ?

COMPARER l’EV/EBITDA de Coca Cola et d’une foncière cotée ? Pourquoi cette prime à la foncière cotée, alors même que les perspectives de croissance sont moins élevés ? 

d) Est-ce que vous vous intéressez aux foncières étrangères ? J’ai relevé est qu’aux USA, dans les communiqués on met en avant le flux (Funds from Operations et son évolution) tandis qu’en France on met en avant l’ANR.

L’ANR peut-il être considéré comme fiable ? Ca reste un calcul "subjectif"…

Bcp de petits porteurs achètent leur foncière en fonction de la décote sur ANR….

Avez-vous un commentaire à ce sujet ?

2. Les foncières cotées, aspects spécifiques
============================

a) Frais de gestion pour les foncières faisant du sales and lease back (aucune activité de promoteurs immobiliers ou redéveloppement immobilier). Les SCPI prennent environ 10% de frais de gestion chaque année. En testant quelques foncières cotées, nous tombons sur du 8% (Selectirente) ; 5% (Westfield Group pour Westfield Retail Trust) ; 7% pour CapitaMall. Quel est d’après-vous le montant de frais "correct" pour un management internalisé ou externalisé ?

b) Le calcul du dividendes. Les exigences du statut SIIC imposent 85% de distribution pour les bénéfices provenant des loyers. Cependant, nous n’arrivons pas à retomber sur nos petits et à décrypter le calcul du dividende. Renseignement pris auprès d’un directeur financier d’une SIIC, il serait impossible de faire le calcul à partir des comptes consolidés. Pouvez-vous nous éclairer à ce sujet ?

c) Endettement. La crise de 2008-2009 a mis mal le statut de valeur refuge des foncières cotées. Même Unibail-Rodamco, pourtant peu endettée a montré une forte volatilité. La plus solide s’est avéré être Mercialys, dont l’endettement est totalement absent.

POUR APPUYER LE PROPOS, MONTRER UNE CAPTURE Mercialys Vs Klepierre

POUR APPUYER LE PROPOS, MONTRER UNE CAPTURE Public Storage vs Simon Properties Group

Au final, l’endettement semble augmenter la volatilité sans vraiment créer de la valeur. Ce que les foncières gagnent avec l’effet de levier à la hausse, elle semble le perde à la baisse.

Qu’en pensez-vous ? Pourquoi dépasser 25% d’endettement et créer de la volatilité et incertitude alors que les foncière ont vocation à être des valeurs de père de famille ?

Dans le même esprit Unibail-Rodamco était peu endettée et versait un dividende trimestriel. Aujourd’hui elle est endetté à 50% et verse un dividende annuel. C’est difficile à suivre pour un petit porteur !

Si le SCPI qui sont pourtant bien chargés en frais sont populaire auprès des épargnants, au-delà de la possibilité de les acheter à crédit, c’est essentiellement grâce à leur faible volatilité, due en partie à l’absence d’endettement. Mais pourquoi donc n’y-a-t-il pas plus de foncière cotée sans dette ! Elles pourraient vraiment intéresser le petit porteur !

A fortiori du fait du véritable paradis fiscale avec les foncières cotées franco-française dans un PEA…

3. Les foncières cotées, mise en pratique
============================

a) Les études américaines, basées sur des corrélations et statistiques (théorie moderne du portefeuille), indiquent qu’une allocation optimum pourrait être d’avoir 15% de foncières cotées en portefeuille.

David Swensen de l’université de Yale, recommande même 20% de REIT, 30% d’obligations court et long terme et 50% d’actions. Qu’en pensez-vous ?

b) En France, il y a bcp de foncières cotées, mais ce sont souvent des filiales de banques (Klepierre) ou des coquilles vides (Cegereal). A l’étranger, on trouve plus de foncière cotée avec un véritable flottant : Corio, Hammerson, etc.

Est-ce que d’après-vous il est judicieux pour un particulier de se positionner sur des foncières où le flottant est réduit et avec un actionnaire majoritaire fort ? Est-ce que celui agira toujours selon l’intérêt du petit porteur (cad générer du rendement pérenne et croissant) ?

Le régime SIIC 4 qui empêchait un actionnaire majoritaire de détenir plus de 60% a trainé à être appliqué (2010) et du coup la consolidation attendue a tardé. Nous avons eu ICADE avec Mines Lucettes. Unibail-Rodamco vient de prendre une participation dans Foncières Lyonnaises. Est-ce que la consolidation va avoir lieu d’après vous ?

Quelles sont les cibles évidentes ?

c) On remarque que les foncières familiales ont tendance à être diversifié (comme foncière des régions) alors que les foncières les plus importantes se spécialisent (Unibail est l’exception !). Lands Securities en Anglettere s’est d’abords diversifiée, puis une scission entre ses bureaux et centres commerciaux a été envisagé puis reportée. En Australie, Westfield Group s’était diversifié à l’internationnal, puis finalement à fait une scission entre ses activités australienne et internationnales. Simon Properties Group est aussi venu en Europe, avant de revendre son portefeuille Simon Ivanhoé.

La mode actuelle serait donc à la spécialisation. Avez-vous un commentaire à ce sujet ?

d) Quelle allocation d’actifs recommanderiez-vous à un particulier qui achète des foncières cotées dans une optique de rente, et attend son dividende avec impatience ?

Des foncières peu endettées (Silic, Mercialys ?). Des foncières de centres commerciaux ? Des foncières internationnales pour diversifier et faire fi d’une éventuelle bulle immobilière) ?

Ou au contraire vous réorienterez vers des SCPI ? Ou un mixte SCPI, foncière cotée ?

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#3 14/03/2011 20h27 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Membre
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InvestisseurHeureux,

Je voudrais réagir sur plusieurs de vos points. Faute de temps, je me contenterais de deux ici.

Vous dites que les SCPI sont peu volatiles, comparativement aux foncières cotées, à cause de leur endettement nul. La réalité est bien plus complexe.
Oui, l’effet de levier que tout le monde connait fait que plus une société, foncière ou pas, s’endette, plus sa volatilité augmente. C’est facile à comprendre:
soit une société S1 dont le marché estime qu’elle vaut 100, en valeur d’entreprise. Si sa dette est  de 0, sa capi boursière vaudra 100 aussi. Si un lundi matin, le marché se réveille avec une mauvaise nouvelle affectant S1, susceptible de baisser la valeur d’entreprise de 10%, alors la capi boursière va aussi baisser de 10%, à 90.
Prenons maintenant sa société "jumelle" S2, avec 100 de valeur d’entreprise, mais une dette de 50. Sa capi boursière avant lundi matin vaudra 50 (100 - 50) et chutera lundi à 40 (90 - 50), soit une baisse de 20%.
Conclusion: l’endettement amplifie la volatilité du cours de bourse.
Mais ce n’est pas là toute l’explication, puique Mercalys, foncière cotée qui a longtemps eu une dette quasi nulle, a eu un cours toujours plus volatil que celui de la moyenne des SCPI.

En fait, pour les SCPI à capital variable, c’est leur absence de cotation (que ce soit en bourse ou sur un vrai marché secondaire) qui réduit artificiellement la volatilité. La preuve est que les SCPI à capital fixe, dont les parts s’échangent sur un marché secondaire soumis à l’offre et à la demande, peuvent être très volatiles. Jetez par exemple un coup d’oeil à la performance globale 2010 de certaines SCPI: http://www.pierrepapier.fr/les-performa … i-en-2010/
Vous pourrez voir que Pierre Sélection, pour ne prendre que cet exemple, a fait +40,95%, soit une hausse de valeur de part de 40,95%-6,03%, soit environ 35%.
Évidemment, ses actifs immobiliers n’ont pas vu leur valeur augmenter de 35% en 2010.
L’explication est que:
-  la dernière part échangée fin 2009 s’est faite avec forte décote sur l’ANR (logique, les SCPI étaient décriées en 2009, et certains vendeurs voulaient vendre quasiment à tout prix)
- et la dernière part échangée fin 2010 s’est faite avec une légère surcote sur l’ANR (car c’est l’euphorie sur les SCPI et certains acheteurs sont prêts à acheter très cher, un peu au dessus de l’ANR).

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#4 14/03/2011 20h50 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Membre
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Second point sur lequel je voudrais réagir: vous ne cessez de parler du ratio EV/Ebitda, alors que ce ratio est très peu pertinent pour comparer entre elles des foncières cotées (sauf celles investissant sur le même type d’actifs et dans la même zone géographique).

Pour comprendre à quel point l’EV/Ebitda est peu pertinent, transformons un peu ce ratio et faisons un calcul simplifié.

EV = Capi boursière + EFN (endettement financier net de la trésorerie).
Supposons que la foncière en question a une décote nulle (de toute manière, la majorité des foncières aujourd’hui ont un cours un peu au dessus ou un peu en dessous de l’ANR).
Dans ce cas, Capi Boursière = Fonds Propres réévalués à la valeur de marché
Donc EV = FP réévalués + EFN = Total de bilan passif = Total de bilan actif = Valeur de marché du patrimoine immobilier.
Quand à l’Ebitda, c’est les loyers nets moins les frais de gestion, soit environ 90% des loyers nets (je sais bien que certaines foncières ont un management gourmand et prennent plus de 10% en frais. Mais on essaie ici de rester simple).

Du coup, votre ratio EV/Ebitda = 1.11 x Valeur du patrimoine / Loyers nets de ce patrimoine = 1.11 / Rendement locatif net. Autrement dit, EV/Ebitda sera souvent à peu près égal à l’inverse du rendement locatif net x un facteur de 1.11 !!!

Donc, écrire qu’il faut privilégier les foncières qui ont un EV/Ebitda bas, disons de l’ordre de 10 à 13, va vous orienter vers les foncières qui ont des actifs à rendement élevé (entrepôts, bureaux en lointaine banlieue, etc.). Pourquoi pas. Mais ce sont des actifs risqués en temps de crise, avec le risque:
-  d’impayés de loyer,
- de vacance locative (ces actifs immobiliers, s’ils perdent leur locataire en temps de crise, risquent de rester vides longtemps)
- de baisse des loyers en cas de renégo. ou d’arrivée de nouveaux locataires
- d’impossibilité à revendre faute d’acheteurs.
D’ailleurs, ces actifs-là (cf. par exemple le cas de Paref ou de Silic, avec des bureaux ou des locaux d’activité en banlieue éloignée) n’ont pas rebondi en 2010, contrairement aux actifs (bureaux et commerces) de centre ville.

A l’inverse, fuir les foncières dont l’EV/Ebitda est entre 16 et 20 voudra souvent dire refuser les foncières investies dans les bureaux et les centres commerciaux de première catégorie ("prime"), qui sont beaucoup moins risqués que les actifs précédents. Les fonds de pension et autres institutionnels ont d’ailleurs plébiscité massivement ces actifs depuis le plus bas boursier de mars 2009 et les foncières en question ont eu le meilleur rendement, ajusté du risque, sur les deux dernières années.
Vous aurez fui également les foncières investies en logements de centres de grandes villes, car leur faible rendement locatif signifie que l’EV/Ebitda sera de 20 à 25. Ce faisant, vous auriez fait une erreur, car ces actifs en centre ville de Paris et de Lyon ont compensé leur faible rendement par un risque (une volatilité) plus faible et une hausse de prix phénoménale. D’ailleurs, une des raisons - pas la seule bien sûr - du quadruplement du cours de GECINA depuis 2 ans, de 25€ à presque 100€, alors même que son endettement est dans la moyenne (donc pas d’effet de levier positif massif) s’explique en partie par les 3 à 4 milliards de logements haussmanniens détenus.

Dernière modification par zirk (14/03/2011 21h09)

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#5 14/03/2011 21h22 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Administrateur
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zParisien,

Nous sommes en fait en phase sur les deux points…

Conclusion: l’endettement amplifie la volatilité du cours de bourse.

Oui ! Donc je maintiens ma question : pourquoi des foncières dont le but est de fournir du rendement s’endettent à 50% ou plus alors que ça n’est pas ce qu’on leur demande ?

Mais ce n’est pas là toute l’explication, puique Mercalys, foncière cotée qui a longtemps eu une dette quasi nulle, a eu un cours toujours plus volatil que celui de la moyenne des SCPI.

Ça ne m’apparait pas en lecture graphique, si on la compare avec Klepierre ou Unibail-Rodamco ! Mercialys a bien résisté en 2008-2009.

La preuve est que les SCPI à capital fixe, dont les parts s’échangent sur un marché secondaire soumis à l’offre et à la demande, peuvent être très volatiles.

Je faisais notamment référence à 2008-2009 où les foncières se sont effondrées, ce qui n’a pas été le cas des SCPI à capital fixe. Pour prendre l’exemple de Gecina : 145 € en 2007, 26 €. Une division par 5 du cours !

EV/Ebitda…

Nous sommes parfaitement d’accord et il s’agissait bien d’utiliser ce ratio (ou un autre à définir) pour comparer des foncières comparables et non pour hiérarchiser l’ensemble des foncières.

Mon portefeuille est la preuve que j’ai parfaitement conscience que la qualité se paie… :-)

Au-delà de ses remarques sur les questions que je proposais, avez-vous des questions à suggérer ? C’est vous qui m’aviez soufflé l’idée de cet interview et je vous en remercie, car ça va me donner l’occasion de rencontrer Benoit.

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#6 14/03/2011 22h12 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Membre
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Questions à poser lors de l’interview:

En voici une, qui complète une de vos questions: Quel est pour cet analyste le LTV idéal d’une foncière, qui est fonction bien sûr du type d’actifs détenus?
Intuitivement:
-  (i) plus les actifs sont sûrs,
- (ii) plus leurs rendements locatifs est élevés par rapport au coût de la dette (attention (ii) est le plus souvent malheureusement antinomique de (i)) ,
- (iii) plus la durée ferme des baux est longue
alors plus le LTV optimal sera élevé.

Mais comment quantifier.
Certains, comme InvestisseurHeureux, des assureurs vie, etc., semblent penser que le LTV optimal est de 0%, car pour eux le levier n’apporte rien.
Personnellement, je nuancerai un peu: oui, souvent, le levier n’apporte rien, car le surcroit de cash flow s’accompagne d’un surcroit de risque. Mais si la foncière, pour des raisons X ou Y, a accès à de la dette moins chère que ce qu’obtiendrait son actionnaire, alors pourquoi pas tant que le LTV reste modéré et ne fait jamais courir à la foncière un risque de "faillite" en cas d’incapacité à refinancer sa dette arrivée à échéance, si on est en crise à ce moment. cela suppose généralement:
- soit un LTV <=  au grand maximum à 50%
- soit un LTV  plus grand (mais inférieur à disons 66%) si toute la dette est amortissable (pas du in fine) et ne comporte pas de covenants financiers (modèle d’Argan, néanmoins trop endettée à mon goût, ou de Sélectirente, par ex.)

De plus, pour le petit porteur, l’accès en direct au crédit est plus compliqué et plus risqué, car les banques ne prêtent guère pour acheter des actions, mêmes foncières. D’où l’intérêt d’investir dans une foncière qui pratique elle-même ce levier, tant que le LTV reste raisonnable.

Pour finir, deux remarques:
- Sous la pression de certains investisseurs institutionnels, beaucoup de grandes foncières ont réduit depuis deux ans leur LTV cible. Par exemple, Eurosic vise maintenant 50% ou 55% au grand maximum, contre 60% avant, Gecina vise 40 à 45% au grand maximum, contre 50% avant, etc. Cela va baisser leur free cash flow par action (donc la création annuelle de richesse), mais elles s’en moquent, car elles privilégient la réduction des risques.

- Aux Etats-Unis, les LTV ont tellement baissé depuis la crise de 2008 qu’ils sont maintenant nettement inférieurs aux LTV des foncières européennes.
Quand la REIT américaine bien connue Realty Income (dite "O" du nom de son mnémo boursier) a un LTV de 30% environ, Foncières des Murs et Klémurs, qui exercent à peu près la même activité en France, ont un LTV dépassant respectivement 60% et 65%.
C’est simple: quand Realty Income acquiert un ensemble de murs externalisés par leurs occupants, elle finance généralement cela par une émission d’actions nouvelles, avec un décote faible par rapport au cours de bourse (et trouve facilement des investisseurs pour acheter ces actions nouvelles à -5% par rapport au cours de bourse). En Europe au contraire, les émissions d’actions sont plus complexes, moins rapides à réaliser et avec des décotes prix d’émission sur cours de bourse généralement plus grandes. Du coup, les foncière européennes financent souvent par de la dette, d’où un LTV qui augmente.

En conclusion, quel est pour l’analyste le LTV idéal?

Dernière modification par zirk (15/03/2011 06h27)

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#7 17/03/2011 10h47 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Administrateur
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L’interview a bien eu lieu même si les 1h30 sont passées trop vite !

La publication devrait avoir lieu début de semaine prochaine, il doit bien y avoir 4 heures de travail pour le transcript, ça occupera mon dimanche après-midi. :-)

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#8 20/03/2011 11h31 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Membre
Réputation :   

Bonjour,
Je fais partie de la majorité silencieuse de ce forum… Je sors aujourd’hui de mon silence pour vous remercier de tout le travail que vous effectuez pour expliquer à des novices comme moi, les mécanismes du monde financier. J’attends votre résumé avec impatience, je le lirai et le relirai m’en servant de base de réflexion… Je retourne dans ma lecture discrète en vous remerciant encore une fois de mettre à ma portée toutes ces informations.
Continuez !

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#9 23/03/2011 10h52 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

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merci beaucoup "InvestisseurHeureux" pour tout le travail que tu fait pour ce forum.
j’apprend beaucoup en vous lisant vous et les nombreux autres participants du forum

encore un grand merci.

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#10 23/03/2011 11h12 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Administrateur
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C’est Benoît qu’il faudra remercier ! J’ai fait le tier du transcript, j’espère pouvoir publier le tout samedi.

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#11 27/03/2011 19h35 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

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Alors ce compte-rendu: il sort quand?

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#12 29/03/2011 21h48 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

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Où est passé cet article?

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#13 29/03/2011 21h52 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Administrateur
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J’ai communiqué le transcript de l’interview (13 pages, c’est ce qui explique que ça m’ai pris si longtemps) à BFJ ce dimanche pour validation et suis en attente de son retour, avant publication.

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#14 29/03/2011 22h24 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Membre
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bravo pour ce beau boulot !!

je suis pressé de lire tout cela !

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#15 04/04/2011 14h20 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Administrateur
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Je vous tiens informé :

BFJ n’avait pas reçu mon mail du 27/03 (j’avais mal orthographié l’email), mais seulement ma relance du 31/03. Pas de chance, il est maintenant occupé et ne pourra probablement par valider le long transcript avant le 11/04.

Heureusement, l’essentiel des thèmes abordés dans l’interview sont intemporels, donc elle conservera toute sa pertinence.

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#16 16/05/2011 16h06 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Membre
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Le 2 mars 2011 vous nous aviez alléché avec votre interview très intéressante paraît-il avec l’analyste réputé BFJ, expert du secteur des foncières cotées.

Mais vous dépassez désormais tous les délais de retard de publication …

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#17 16/05/2011 17h14 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Administrateur
Réputation :   1307 

J’ai relancé BFJ plusieurs fois pour qu’il valide la transcription de 13 pages de l’interview.

Il me répond tjs très poliment qu’il ne m’oublie pas, mais après maintenant 45 jours d’attentes, j’ai peur que ses priorités soient ailleurs.

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#18 25/05/2011 08h30 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Administrateur
Réputation :   1307 

Comme cela fait un moment déjà, nous avons convenu avec BFJ de publier lundi 30 mai, qu’il ait eu le temps de relire ou non.

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#19 30/05/2011 10h31 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Administrateur
Réputation :   1307 

L’interview est en ligne :
Benoît Faure-Jarrosson : entretien avec un analyste-financier - L’investisseur heureux

Si vous avez des commentaires, faites le de préférence en bas de l’article, BFJ sera notifié de chacun des commentaires.

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#20 30/05/2011 11h45 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Kiceca
Invité

Bravo….

C’est la première fois que je lis une interview d’une aussi grande qualité. Et qui nous change des éternelles banalités que l’on peut lire dans la presse financière.

PS : juste histoire de râler quand même un peu, attention à l’ortografe et la gramère.

 

#21 30/05/2011 12h23 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Administrateur
Réputation :   1307 

Merci.

Je viens de corriger un certain nombre de fautes d’orthographe grossières.

BFJ était un plaisir à interviewer, avec des réponses d’une grande clarté et d’une grande modestie.

Hors ligne

 

#22 30/05/2011 13h00 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Kiceca
Invité

InvestisseurHeureux a écrit :

Merci.

Je viens de corriger un certain nombre de fautes d’orthographe grossières.

BFJ était un plaisir à interviewer, avec des réponses d’une grande clarté et d’une grande modestie.

Je ne sais pas comment vous rédigez… Pour ma part, afin d’éviter les erreurs grossières, je recopie le document dans un fichier Word ce qui permet de visualiser les erreurs et fautes de frappe.

Je me suis permis d’indiquer le lien de l’interview sur le site de Boursier.com que je fréquente :

Forum Le Bistrot du Boursier: Pour amateurs de foncières : une interview à lire absoluement.

J’ai carrément imprimé le document pour pouvoir le lire tranquillement…

Si vous êtes motivé pour d’autres interviews de cet acabit dans d’autres secteurs je suis preneur.

Dernière modification par Kiceca (30/05/2011 13h44)

 

#23 30/05/2011 13h14 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Membre
Réputation :   

Merci d’avoir publié l’interview de BFJ.

C’est sans doute l’une des meilleures réflexions sur les foncières cotées du Web francophone. Malgré les premières corrections il reste pas mal de fautes d’ortho de grammaire et de tournures de phrases qui mériteraient d’être corrigées compte tenu de la qualité du fond de la discussion.

Merci pour vos efforts. Superbe travail.

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#24 30/05/2011 17h06 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Administrateur
Réputation :   1307 

Kiceca a écrit :

Je me suis permis d’indiquer le lien de l’interview sur le site de Boursier.com que je fréquente :

Merci !

Kiceca a écrit :

Si vous êtes motivé pour d’autres interviews de cet acabit dans d’autres secteurs je suis preneur.

Je suis tjs motivé mais il n’est pas facile d’avoir accès aux interviewés, qui font l’interview sur leur temps libre. C’est plus facile d’interviewer qqun qui a quelque chose à vendre : soit un gérant, soit un écrivain…

Sinon pour compléter l’interview, vous pouvez lire :

La valorisation des foncières obéit-elle à des règles spécifiques ?
Guide de l’immobilier cotée 2004, page 45-65

Faut-il réviser les méthodes de valorisation ?
Guide de l’immobilier cotée 2005, page 45-51

On y retrouve plusieurs points abordés pendant l’interview et +.

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#25 30/05/2011 17h25 → Interview d'un analyste-financier en foncières cotées/immobilier

Kiceca
Invité

Votre inteview, en soignant un peu la syntaxe ne dépareillerait pas dans un journal aussi réputé que "les échos".

A lire et à méditer par toute personne qui souhaite s’intéresser à la bourse.

 

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