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#101 11/03/2016 15h57 → Prêt immobilier : la banque m'oblige à domicilier mes salaires chez elle ! (banque, domiciliation, prêt, salaire)

Membre
Réputation :   357 

Personnellement, c’est ainsi que je procède.

- revenus domiciliés dans une banque en "dur"
- virement mensuel vers une banque en ligne (avec carte Gold gratuite)
- pas de carte bancaire dans la banque en "dur"
- mon compte bancaire "en dur" me sert tout de même pour les chèques et les prélèvements permanents

Cdt,
Frédéric


Parrain Yomoni (code FREDERIC17) Linxea WeSave (code FV1975) BourseDir. Binck Fortuneo MAIL

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#102 29/03/2016 14h54 → Prêt immobilier : la banque m'oblige à domicilier mes salaires chez elle ! (banque, domiciliation, prêt, salaire)

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Réputation :   86 

tboy a écrit :

Bref, j’en viens à ma question:
Puis-je procéder aussi sournoisement que les banksters et domicilier mon salaire sur le compte en question (afin de respecter le contrat) et configurer un ordre permanent à la date+2jours par exemple, qui me vire mon salaire ( - la somme à laisser pour la mensualité du prêt) sur mon compte banquaire actuel (dans une autre banque) ?

La clause de BraguDemon ne parle pas de revenus salariaux, mais de revenu.
Donc techniquement, si on a envie de jouer sur les termes, tout ce qui est revenu doit être dans cette banque.

J’ai d’ailleurs refusé de signer ce type de prêt le denière fois qu’il m’a été présenté, car la notion de revenu est trop large, et il est juste impensable que je domicilie les revenus fonciers lié à des emprunts d’autres banques sur ce compte.

Après, il est vrai que la banque n’a pas forcément la possibilité de vérifier la réalité des revenus annexes.

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#103 04/01/2017 07h57 → Prêt immobilier : la banque m'oblige à domicilier mes salaires chez elle ! (banque, domiciliation, prêt, salaire)

Membre
Réputation :   

Je me permets de répondre à mon tour sur ce sujet qui m’intéresse particulièrement, que je suis depuis des lustres, sans m’être jamais exprimé sur ce forum jusqu’à présent. Maintenant que je viens de signer une offre de prêt, voici mon avis.

Gentleman Grower a écrit :

Avant d’échafauder des théories hasardeuses sur le fonctionnement et/ou la rentabilité des banques, il serait bon de connaitre et de comprendre un peu mieux ce milieu, certes complexe… Et d’apprendre à le connaitre autrement que par les propos populistes de certains média qui de toute façon ont tendance à dénigrer tous les métiers qui semble gagner de l’argent et/ou que la plupart des gens ne comprennent pas (assurances, banques, syndics, téléphonie mobile, pétroliers).

Je travaille dans la téléphonie depuis quelques années, les bases de données qu’on appelle le "big data", même si ça n’en a que le nom. J’ai travaillé quelques années, il y a dix ans de cela, comme prestataire informatique, dans deux grandes banques françaises. Je pense que ces secteurs n’ont rien à voir. Personnellement, lorsque je vois le commentaire d’Elodie01 sur le temps de constitution d’un dossier ou le votre sur le low cost, je pense que nous ne vivons pas dans le même monde.
Depuis déjà 5 ans, je participe à la mise en place d’algorithmes de gestion des risques dans la téléphonie. Lorsqu’un nouveau client prend un téléphone haut de gamme (que nous subventionnons) et qu’il nous donne ses pièces, à l’aide de quelques questions, nous sommes capables de déterminer automatiquement s’il est client à risque. Il devra alors s’acquitter d’un dépôt de garantie, variable selon le niveau de risque. Pas d’intervention humaine, cela est calculé automatiquement.
En fonction du nombre d’appels passés, de leur typologie, un logiciel interne nous permet de couper un dépassement du forfait en roaming à 50, 200 ou 1000€ selon le risque d’impayé. Là encore, une fiabilité réelle, et pas d’intervention humaine.
Notre service contentieux a drastiquement réduit son pool de dossiers, alors que le taux de recouvrement, a lui, augmenté.

J’ai, dès lors du mal à accepter, qu’une banque, dont c’est le métier, passe 7 heures à analyser un dossier de crédit, alors que pratiquement tout peut être automatisé, de la gestion du risque, à la proposition au client, en passant par la prise de rendez-vous et le suivi des dossiers.

Value a écrit :

Personnellement, je trouve vraiment mesquin de ne pas domicilier ses revenus alors qu’on s’y est engagés. Qu’est-ce que cela change pour le client franchement?

Tout dépend de ce qui est proposé. La banque qui m’a octroyé un crédit met 2 jours de plus pour  faire parvenir un virement, ou 2 jours de plus que ma banque précédente pour faire apparaître un paiement sur internet. Cela ne devait pas se produire au départ, je l’avais bien précisé. En terme de mesquinerie, c’est quand même assez fort. Payer 10€ par trimestre pour pouvoir ajouter des bénéficiaires et faire des virements en illimité. C’est assez mesquin. J’ai pourtant épluché la grille des tarifs bancaires avant de signer mon prêt…cela n’apparaissait pas clairement.

Nous payons des frais des d’interconnexion et avons des accords de roaming avec des opérateurs concurrents, lorsque nous utilisons leur réseau. Là encore, à intervalles réguliers, nous envoyons et recevons un décompte automatisé des appels passés sur leurs réseaux. Les transactions sont immédiates, transparentes pour le client. Imaginez qu’un client en vacances en Thaïlande, soit obligé d’attendre que nous payons l’opérateur Thaïlandais pour pouvoir passer son appel? Voila l’impression que ces délais bancaires me donnent. Du provisionning à outrance. Le sentiment de ne pas pouvoir disposer de mon argent, ou pour un client, de son téléphone.

GoodbyLenine a écrit :

sont aussi largement dues au fait que ces clients n’ont pas suffisamment l’impression (à tord ou à raison) d’avoir un service à la valeur de ce qui leur est facturé. Si le prestataire (ici la banque) offre certains services qui lui coutent de l’argent, pour en sur-facturer d’autres afin de se rattraper, surtout si ces "transferts" sont trop importants, il n’est pas surprenant que ça ne soit pas toujours bien perçu par les clients….

C’est une des théories fondamentales du marketing, la dichotomie entre valeur perçue, utilité perçue, et valeur d’usage. Si l’utilisateur perçoit une trop grande différence entre ces notions, il rejette le produit et s’en détourne.

Elodie01 a écrit :

Alors certes, les banques prennent des frais, mais on peut aussi faire du "zéro frais" comme dans mon exemple.

4 ans plus tard, la plupart des banques ont sérieusement augmenté leurs tarifs. A tel point qu’il devient impossible de "faire du zéro frais".
Une des nombreuses contradictions des banques avec les théories de l’innovation. Un produit qui n’est plus innovant, et est adopté par tous les concurrents, devient service de base. Hormis les late adopters, personne n’est prêt à payer pour un service devenu standard. Voir le cas de la gratuité du virement interbancaire par internet, et de l’accès aux comptes par internet, dont les tarifs ont tendance à augmenter. Encore une fois pas ou peu d’innovation perçue = clients insatisfaits.
On parle de la téléphonie… mais même sans l’arrivée du "trublion de la téléphonie", chaque année, les tarifs des opérateurs baissaient malgré tout et offraient chaque année des innovations incrémentales, voire de rupture. Voyez les changements opérés entre la 2G et la 3G dans les années 2000, la diminution des coûts d’appels, etc… L’arrivée d’un nouvel opérateur n’a fait qu’accélérer les choses.

Gentleman Grower a écrit :

Par ailleurs, il faut avoir en tète, quelque-soit le domaine d’activité, que le tout gratuit ou le tout low-cost c’est à terme nos emplois (nous qui vivons dans des pays dit "riches") qui seront supprimés ou sous payés… et donc notre niveau de vie à tous…

Je ne blâme pas le client qui prend un abonnement sur internet. Il paie effectivement beaucoup moins cher. En contrepartie, pas de mobile, pas ou très peu de service client, un selfcare lui permettant de réaliser toutes les opérations courantes sur son abonnement. C’est le sens du marché. Mon emploi est à terme menacé, mon secteur est sinistré. Mais si consommateur décide qu’il veut plus pour moins cher, c’est son droit. Nous devons nous réinventer.
Ma propre cousine a préféré prendre un abonnement en ligne plutôt que passer en boutique, malgré la ristourne que je lui propose. Pas d’engagement, pas de mobile subventionné, mais pourquoi la blâmer? Elle paie 20% de moins. Derrière chaque salarié, il y a un consommateur qui gère un budget limité. La fidélité ne payant plus nulle part, je prône le nomadisme, ce d’autant plus que les législations changent rapidement, et que le nouveau client a toujours une offre de bienvenue.
Je pense que face à l’innovation, au low cost, il faut se réinventer.

Construiresaretraite a écrit :

Toutes ces sociétés vendent des couteaux à tout faire (mal) sans les maîtriser.

Nous sommes d’accord. Mais là encore, nous répondons à une demande du consommateur. Les boutiques/agences physiques se transforment en hub de services pour retenir le consommateur, toujours plus intéressé par le low-cost et l’internet. Une agence bancaire/boutique de téléphonie transformée en conciergerie, c’est pour bientôt. Certains opérateurs font aujourd’hui de la banque en ligne, et s’intéressent à l’assurance… Certaines banques vendent des voitures…

Me concernant, mon offre de prêt stipule que je dois avoir un compte de dépôt avec formule de compte ouvert pendant toute la durée du crédit. J’ai clairement annoncé à mon banquier qu’après avoir utilisé le compte quelques semaines, je suis incroyablement surpris de la médiocrité des services bancaires. Il était question oralement de domicilier mes revenus dans cette banque, j’ai clairement annoncé que cela me posait un réel problème de recevoir mon salaire deux jours plus tard que d’habitude, ou de ne pas voir certaines transactions apparaître immédiatement. Tout comme je me dois de m’adapter aux conditions stipulées dans l’offre de prêt, la banque doit pouvoir s’adapter à mes pratiques bancaires usuelles.

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