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#1 04/08/2012 04h14 → Interparfums : fiabilité du business model ? (business model, interparfums, luxe)

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Bonjour,

Interparfums est spécialisé dans la création, la fabrication et la commercialisation de parfums de luxe.
La société a acquis des licences de longues durées auprès de grands acteurs du luxe et de la mode :
http://www.devenir-rentier.fr/uploads/2024_dates_licences.jpg

Historiquement, la société s’est développé avec la licence Burberry et s’est ensuite diversifiée avec d’autres marques. Burberry represente encore 50% du CA d’Interparfum.

http://www.devenir-rentier.fr/uploads/2024_burberry_vs_rest.jpg

Burberry vient d’exercer son option de sortie du contrat de licence au 31/12/12 pour un montant de 181 M EUR. Cette indemnité représente 5 années de bénéfices de la licence Burberry ce qui correspond à la durée restante de cette licence.
Cette opération semble donc financièrement neutre pour Interparfums.
Elle est même bénéfique car la société encaisse directement tous les revenus prévisionnels (donc hypothétiques) en une seule fois. (un "tiens" vaut mieux que deux "tu l’aura")

Le cash récupéré lors de cette opération pourra être réinvesti pour nouer d’autres partenariats comme interparfums a su le faire jusqu’à présent.

Toujours est-il que cette opération est apparemment très mal perçue par le marché : la société n’est valorisée que 11x les bénéfices 2012 et 10x les bénéfices 2013 contre en moyenne 15x dans le domaine du luxe…

La valeur est donc fortement sanctionnée car manquant de visibilité à court terme.
Le marché price aussi une perte d’image de marque (difficilement quantifiable).

Le business model peut aussi être remis en cause : Est-ce que le système de licence est fiable à long terme pour cette société ?

A priori, je dirais que le business model est viable car Interparfums a un réel savoir faire dans la parfumerie ce qui n’est pas le cas des marques elles-mêmes.
Par ailleurs, ces marques de luxe cherchent à valoriser leurs images sur de nouveaux segments bien souvent éloignés de leur activités originales (lunettes porsche design, téléphone dior …)

Interparfums et les marques de luxe ont donc intérêt à passer des licences "gagnants - gagnants".

Cependant, avec la croissance crescendo, est-ce que les autres marques de luxe ne pourraient-elle pas aussi être tentées de récupérer leur licences cosmétiques lorsque celles-ci représenteront des montants importants ?

Que se passe t-il dans ce cas ? Est-ce qu’Interparfum reste propriétaire de la recette des parfums ce qui obligerait les marques à recréer une nouvelle essence (avec les risques qui vont avec) ?

Disclaim : je ne suis pas investit sur la valeur mais envisage de rentrer long

Mots-clés : business model, interparfums, luxe

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#2 04/08/2012 10h12 → Interparfums : fiabilité du business model ? (business model, interparfums, luxe)

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Je me pose un peu la même question pour un investissement long sur la valeur.

Interparfums est en fait sous-taitant et ne peut pas valoriser une marque. Ils ne peuvent valoriser qu’un savoir faire et vu l’historique et le précédent  créée avec Burberry, j’imagine les marques lancer un parfum avec Interparfums et le reprendre ensuite si cela marche… Il est donc assez dur de se projetter dans l’avenir et Interparfums risque de passer son temps à chercher de nouvelles licences.

La marque de luxe paie alors un dédommagement à Interparfum. Dans le cas de Burberry, cela equivaut à peu de chose près à 1 fois le CA lié à Burberry ou 5x le resultat opérationnel lié à Burberry.

Ca nous donne une bonne idée de valorisation.

Quand on sera assez nettement sous ce niveau, je commencerai à regarder la valeur de plus près…


Dans la tempête : cash is king

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#3 04/08/2012 11h44 → Interparfums : fiabilité du business model ? (business model, interparfums, luxe)

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oliv21 a écrit :

Toujours est-il que cette opération est apparemment très mal perçue par le marché : la société n’est valorisée que 11x les bénéfices 2012 et 10x les bénéfices 2013 contre en moyenne 15x dans le domaine du luxe…

Deux questions :
- Comment connaissez-vous le bénéfice 2012 et 2013 ? Quelles hypothèses prenez-vous ?
- Pourquoi à 11x, vous trouvez que c’est pas cher ?

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#4 04/08/2012 16h02 → Interparfums : fiabilité du business model ? (business model, interparfums, luxe)

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Le business model est à mon avis très solide et les résultats depuis 15 ans sont là pour le montrer. C’est tout à fait normal pour un groupe exploitant des licences de faire face à l’expiration de celles-ci. Pour Interparfum, pas de chance, c’est son bijou qui est racheté mais le groupe entreprend depuis quelques années déjà un rééquilibrage de son portefeuille de licence.
Par contre, 180Millions, ça me paraît pas très honnête vu la valeur que j’ai pu estimer de la licence burberry (350 Millions).

La viabilité du business dépend surtout du prix des licences payées. Et là c’est une autre histoire pour le groupe. Autant les licences burberry et montblanc ont été négociés pour pas cher, autant pour Van Cleef et Boucheron le groupe a fait deux grosses bêtises. Entre les prix exorbitants des licences, les intérêt du prêt contracté pour leur achat et les redevances, Interparfum créera peu de valeur vu le niveau des ventes.

Niveau valorisation, si l’on tient compte des frais de publicités comme actif, des 180Millions d’euros en lieu et place de la valeur de la licence burberry, des licences Jimmy Choo et Lanvin qui n’apparaissent pas dans le bilan mais aussi du côté du passif des engagements hors-bilan (redevances), la société côte légerment moins que ses actifs de renouvellement net de dettes.

Sinon, un point qui me tient à l’écart du titre: la direction. La distribution d’action chaque année est d’un ridicule … Sans oublier qu’aucune opération capitalistique n’est actuellement possible vu la répartition du capital (75% dans les mains de la holding côté au Nasdaq).

Dernière modification par Magic (04/08/2012 16h04)

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#5 04/08/2012 16h07 → Interparfums : fiabilité du business model ? (business model, interparfums, luxe)

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Un dossier intéressant. Je n’ai pas la compétence pour bien l’analyser, mais une réaction excessive de M. le Marché est très possible, encore plus dans le contexte actuel.

Ce que je vois :

Au cours actuel de 17.25€, capitalisation = 380
Au bilan 31/12/2011, actifs courants 263 - dette totale 137 = 126
Soit, en ajoutant l’indemnité de 181, VANN = 307.

Le CA et le bénéfice net sont en croissance régulière sur les 10 dernières années, la crise de 2008 ayant tout juste ralenti la tendance.

Deux points qui mettent en confiance et me donnent envie d’en savoir plus.

Ce que je sais pas évaluer :

Simple incident de parcours ou remise en cause du business model ?

Impact opérationnel du retrait de la marque phare :
- des pertes à prévoir ?
- pendant combien de temps ?
- restructuration ?
- nouer d’autres partenariats, ça prend combien de temps ?

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#6 07/08/2012 01h04 → Interparfums : fiabilité du business model ? (business model, interparfums, luxe)

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sergio8000 a écrit :

Deux questions :
- Comment connaissez-vous le bénéfice 2012 et 2013 ? Quelles hypothèses prenez-vous ?
- Pourquoi à 11x, vous trouvez que c’est pas cher ?

Je me base sur le consensus des analystes (BNA 2012 : 1,52 / BNA 2013 : 1,65).
La valorisation à 11x les bénéfice ne semble pas cher pour une société de croissance dans le secteur du luxe qui ne connait pas la crise. La société largement exportatrice (3/4 du CA hors Europe) devrait bénéficier de la baisse de l’euro.
http://www.devenir-rentier.fr/uploads/2024_ca_marques.jpg

La société largement exportatrice (3/4 du CA hors Europe) devrait également bénéficier de la baisse de l’euro.
http://www.devenir-rentier.fr/uploads/2024_repartition_geographique_ca.jpg

Sinclair a écrit :

Impact opérationnel du retrait de la marque phare :
- des pertes à prévoir ?
- pendant combien de temps ?
- restructuration ?
- nouer d’autres partenariats, ça prend combien de temps ?

Toute la question est la.
On manque beaucoup de visibilité sur l’apres Burberry. La société n’a pas communiqué sur les mesures qui seraient prises en cas d’arrêt de la collaboration avec Burberry (pour l’instant, les négociations ne sont pas finies, Interparfums et Burberry pourraient créer une co-entreprise).
Le développement en co-entreprise peut être moins rentable à CT pour Interparfum, mais plus solide à LT …

Pour le moment, je vais garder la société sous surveillance en attendant d’avoir les réponses à toutes ces questions. C’est d’ailleurs le sentiment général de analystes qui sont très partagés sur le dossier (1 Achat fort, 1 achat, 1 neutre, 1 vente, 1 vente fort …).

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#7 07/08/2012 07h54 → Interparfums : fiabilité du business model ? (business model, interparfums, luxe)

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oliv21 a écrit :

Je me base sur le consensus des analystes (BNA 2012 : 1,52 / BNA 2013 : 1,65).

Qui sont ces analystes ? Avez vous lu leurs analyses ?

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#8 07/08/2012 09h21 → Interparfums : fiabilité du business model ? (business model, interparfums, luxe)

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oliv21 a écrit :

Toute la question est la.
On manque beaucoup de visibilité sur l’apres Burberry. La société n’a pas communiqué sur les mesures qui seraient prises en cas d’arrêt de la collaboration avec Burberry (pour l’instant, les négociations ne sont pas finies, Interparfums et Burberry pourraient créer une co-entreprise).
Le développement en co-entreprise peut être moins rentable à CT pour Interparfum, mais plus solide à LT …

Pour le moment, je vais garder la société sous surveillance en attendant d’avoir les réponses à toutes ces questions. C’est d’ailleurs le sentiment général de analystes qui sont très partagés sur le dossier (1 Achat fort, 1 achat, 1 neutre, 1 vente, 1 vente fort …).

Vous venez de dire que vous n’avez pas de visibilité : qui vous dit que le consensus a une meilleure visibilité que vous ?
Par ailleurs, Sinclair a déjà posé une excellente question.

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#9 23/10/2012 12h15 → Interparfums : fiabilité du business model ? (business model, interparfums, luxe)

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Résultats hors Burberry vraiment éblouissants.
Montblanc +68%
Jimmy Choo +45%
Boucheron +57%
Van Cleef en baisse mais normal le lancement de la marque commence à dater.

Il suffit d’acheter 2 ou 3 licences avec le cash de Burberry pour que cette marque qui représentait 80% du CA ne soit plus qu’un lointain souvenir.

Le parfum est ce qui sauve les résultats des groupes de luxe et Interparfum a un vrai savoir faire.


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#10 23/10/2012 17h23 → Interparfums : fiabilité du business model ? (business model, interparfums, luxe)

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Ce T3 est vraiment bon, la part hors burberry ne cesse de croître en proportion;

A noter aussi que début octobre itp et Burberry ont annoncé une prolongation de contrat de trois mois pour assurer la transition; donc le T1 2013 restera sur les bases habituelles.

Reste à savoir ce que la direction fera des 180 millions d’euros de Burberry.

La cerise sur le gâteau ce serait l’annonce en novembre de nouvelles licences.

Surtout pas, je l’espère, de dividende exceptionnel: je préfère que les gens d’itp gagnent de l’argent pour moi avec de nouvelles idées, de nouvelles licences. Ils sont vraiment très forts.

J’en ai repris 125 à 20 euros aujourd’hui.

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#11 23/10/2012 19h20 → Interparfums : fiabilité du business model ? (business model, interparfums, luxe)

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Je suis toujours surprise que les entreprises ayant un rapport avec le luxe s’en tirent bien lors des crises.En cas de difficultés personnelles ,la logique serait de couper dans les dépenses du "paraître":parfums,vêtements,sacs…Bon,il faut croire que je ne raisonne pas comme tout le monde.

Tant mieux si interparfums fonctionne bien.J’ai eu des actions en portefeuille,mais je n’en ai plus pour le moment.

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#12 23/10/2012 19h49 → Interparfums : fiabilité du business model ? (business model, interparfums, luxe)

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Oui moi aussi j’ai mis du temps à comprendre…

Les pauvres crèvent de faim et ne vont plus chez mac do.

Les classes moyennes ne vont plus au resto mais chez mcdo qui gagne autant de clients qu’il en perd mais n’achètent plus de pigeot dont le résultat s’effondre.

Par contre les riches ont de plus en plus de pauvres à exploiter continuent d’acheter la dernière Lamborghini (de toute faco,n ils sont sur la liste d’attente, ils vont pas rater leur tour pour une crisounette)

Par contre je suis un peu inquiet pour les résultats de Ricard dans ma théorie il se gavaient sur les marques premium et continuaient à imbiber les pauvres qui mettaient leurs derniers zeuros dans des bouteilles de 51… Mais les résultats de Diageo m’ont inquiété…


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#13 25/10/2012 10h17 → Interparfums : fiabilité du business model ? (business model, interparfums, luxe)

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Grosse news aujourd’hui, Lagerfeld c’est vraiment une pointure


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#14 13/03/2013 11h17 → Interparfums : fiabilité du business model ? (business model, interparfums, luxe)

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Très bons résultats annuels et les actionnaires ne sont pas oubliés…

Encore une action gratuite pour 10. En 4 ans ca me fait 46% d’actions gratuites… On peut ne pas aimer mais tant que c’est en rapport avec la croissance je n’y vois pas d’inconvénient (et même quelques opportunités de trading).

Le dividende est en hausse de 8% et une petite partie des droits de Burburry est reversée aux actionnaire sans amputer le cash de la boite.

De la croissance saine avec une part raisonnable reversée aux actionnaires. Pas de délire d’achats de licences à n’importe quel prix parce qu’on a du cash, pas de rémunération déraisonnable des actionnaires qui ampute les possibilités de croissance.


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#15 14/03/2013 02h08 → Interparfums : fiabilité du business model ? (business model, interparfums, luxe)

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Pour ma part, déçu qu’il y ait versement d’un dividende exceptionnel. Le passage de 0,50€ à 0,54€ était déjà suffisant. Depuis plusieurs mois, j’entends que l’indemnité de Burberry doit servir à l’acquisition de nouvelles licences de préférence en nom propre mais ça ne vient pas. Le cash doit servir à remonter le CA qui va passer fort logiquement de 445M€ à 300M€.
Les lancements pour 2013 et 2014 sont prometteurs mais il faut remplacer Burberry par 2 ou 3 marques!
smile


Investisseur sur la longue voie de la connaissance ;) …Parrain Binck assurant un suivi pédagogique, n'hésitez pas pour un MP ;)

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#16 14/03/2013 08h54 → Interparfums : fiabilité du business model ? (business model, interparfums, luxe)

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Burberry c’est 8 euros par action, que 0.54 soit reversé à l’actionnaire me semble normal, ca n’empechera pas ITP d’acheter des licences (mais il faut attendre les opportunités et ne pas se précipiter sur n’importe quoi).

Pour moi c’est le juste milieu entre les coffre-forts genre GEA et les boites qui reversent tout sans rien garder pour la croissance.


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#17 14/03/2013 09h52 → Interparfums : fiabilité du business model ? (business model, interparfums, luxe)

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Bonjour Bifidus,

1/ Il est dommage qu’ITP ne détienne pas suffisamment de marques en direct (hors licence), mais elles coûtent très très chères.
2/ Entendu hier sur BFM (Benacin) que la société souhaite se diversifier dans le luxe et on comprend pourquoi.(voir ci-dessus).
3/ Il y a une chose qui ne m’avait pas trop plus, c’est la vente de paquets d’actions par les dirigeants, alors qu’ils n’avaient pas nécessairement besoin de cet argent.

A+

CPaulus

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#18 15/03/2013 00h50 → Interparfums : fiabilité du business model ? (business model, interparfums, luxe)

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Bonsoir Bifidus,
Je vous entends bien.
Je suis simplement un peu déçu qu’il n’y ait pas encore eu de nouvelles licences intéressantes (au CA>50M€ par an en vitesse de croisière) dans la mesure où les dirigeants disent depuis plusieurs mois être en négociations pour compenser la perte de Burberry (en tant que tel, Burberry nécessitait des investissements publicitaires importants sans oublier les royalties qui rognaient la marge de ITP. La forte dépendance du CA à une seule marque ne me plaisait guère également).
Les annonces concernant Lagerfeld et Dunhill sont plus selon moi des licences de ’second plan’ (sans être péjoratif dans mon esprit).
Sans grandes opportunités (prix exigés surévalués ?) et ne décotant pas (rachat d’actions contre productif), il ne reste donc que le dividende exceptionnel (un peu comme MMT dont l’excès de trésorerie ne rapportait presque rien à la société en raison des taux bas).
smile


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#19 27/11/2015 17h19 → Interparfums : fiabilité du business model ? (business model, interparfums, luxe)

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Hello,

Interparfums (I) achète des licences à des marques connues pour la partie parfums. A charge pour I de rentabiliser le prix d’achat de la licence (dont la durée est entre 10 et 20 ans, avec des prorogations de 5 ans en général pour des licences déjà existantes). Depuis peu, ils rachètent des marques en propre (Rochas en 2016, Lanvin en 2007) pour avoir complètement la main sur le développement de ce produit. Pour Rochas, l’activité mode fait partie de la transaction.

Une fois qu’une nouvelle marque entre en portefeuille il faut compter un an (environ) pour que les lancements produisent leur plein effet en termes de CA.

Tout l’enjeu, et donc toute l’expertise d’Interparfums, est de savoir marketé (forme du flacon, parfum, communication, image, segment) plusieurs parfums avec une même marque. Ainsi, 20% du CA est affecté au marketing et à la communication. Un autre défi pour eux est de développer leur portefeuille de marques en fonction des opportunités (Coach est la dernière licence qui intègre leur portefeuille).

3 marques (Montblanc, Jimmy Choo, Lanvin) représentent 2/3 des ventes. Il est important de regarder la date de fin des licences (pour Montablanc : 2020, Jimmy Choo : 2021). Pour Lanvin, on n’a pas ce problème car Interparfums a acheté la marque en 2007. Lanvin bénéficie d’une option de rachat des marques à partir du 1er juillet 2025.

Normalement, les licences sont renouvelées même si on a pu voir avec Burburry qu’il est possible pour une marque de vouloir reprendre la main sur sa marque. Mais dans ce cas, si cela se fait avant la fin de la licence, Interparfums percevra une belle indemnité (ce qui fut le cas avec Burburry).

On comprend que le CA variera en fonction du nombre de lancement de nouveaux parfums (en plus du maintien des parfums déjà existants) et du succès qu’ils rencontrent.

Interparfums bénéficiera en 2016 et 2017 de la montée en puissance des parfums Rochas et des parfums Coach.

Valorisation

Pour 2016, un CA de 310 à 320 MEUR est visé ainsi qu’une marge opérationnelle d’environ 12%.
La société verse chaque année des actions gratuites depuis 16 ans. En général, on tourne autour d’une action gratuite pour 10 détenues. Je ne suis toujours pas un fan de cette pratique.

Le dividende a été de 0,44 euros en 2015 soit un taux un ratio de distribution de 55% contre 34% en 2014. Le rendement s’établit à 1,9%.

Interparfums avait une position de trésorerie nette élevée (200 MEUR en 2014), elle sera moindre cette années avec le recours à l’endettement financier pour financer l’achat de Rochas (pour environ 108 MUSD).

Avec les hypothèses suivantes (marge opérationnelle à 12%, situation de trésorerie nette de 94 MEUR au 30 juin 2015, nombre d’actions : 29,3 millions, prix de l’action à 22,79 euros), on a un EBIT/VE de 6,6%. On pourrait retenir l’EBITDA/VE car la capex est très faible : 8%.

Cette valorisation implique que le nombre d’action reste stable, hors on sait que des actions gratuites sont distribuées et va donc venir augmenter la valeur d’entreprise. Pour compenser ce point, on peut penser que la situation de trésorerie nette va s’améliorer.

Cheers

Jeremy
Pas d’actions Interparfums.

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