Suivez les discussions sur : Twitter Facebook RSS   Abonnez-vous à la newsletter : Newsletters   Utilisez la recherche : 
Chercher
Membres  |  Mission

Forums des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies sur l'investissement patrimonial pour s'enrichir, générer une rente et atteindre l'indépendance financière

Vous n'êtes pas identifié : inscrivez-vous pour échanger et participer aux discussions !

#51 08/01/2011 22h59 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   20 

jarjar a écrit :

Je ne comprend pas trop pourquoi cela est moins risqué d’investir lors d’une correction, car certes on achete moins chers, mais je pense que l’on est "contre" le marché. Et donc différencier une simple correction et une réelle chute du cours en fonction de nouvelle (ou future nouvelle) micro/macro doit être légèrement capilotracté?

Alors qu’investir lorsque le cours monte selon notre échelle d’investissement (et à fortiori sur une échelle supérieure) doit être plus sure puisque l’on suit une tendance?

Alors, c’est ici qu’il faut justement adopté la 3D attitude smile

La tendance, ne se définit pas sur une unité de temps. Mais sur plusieurs.

Donc déjà les mouvement qui vont contre les mouvements des unités supérieures sont réputés n’être que des mouvements contre-tendance.

Ensuite, une correction, est un mouvement inverse qui ne remet pas en cause la tendance. Se placer sur une reprise, à la suite d’une correction, c’est aller dans le sens du mouvement principal, avec le risque de marché le plus bas. En effet, on pourrait acheter plus haut comme vous le dites, mais notre risque de marché serait alors plus important. Les tortues font cela. J’ai rpéféré avoir le risque de marché le plus faible possible, ce qui m’assure un rendement maximal.

Dans le cas où la correction est finalement un retournement, la perte est très réduite si on achète suite à une correction. La perte est élevée dans le cas où on achète plus haut.

Bien sûr, on ne sait qu’après qu’il ne s’agissait que d’une correction.

Une correction est au sein d’une tendance. Lorsqu’une correction est caractérisé, on attend un signal de reprise. Si il ne vient pas, on ne prend pas de position.

Une opération en contre tendance daily, mais en tendance monthly, est une opération en tendance smile

C’est ainsi que l’on peut acheter bas, et vendre haut. Ce n’est pas dans l’anticipation des points de reprises. C’est en étudiant la réaction des acteurs sur un support par ex, ou suite à une correction.

Autres questions:
Vous ne parlez à aucun moment de calcul de pentes (vitesse de tendance…), ceux-ci ne compte pas dans les stratégie de l’AT? En effet, si la hausse est visible mais trop lente, le rendement est faible et donc investir peut ne pas être du tout rentable (a fortiori si on se trompe) et sachant en plus qu’il faut supprimer les pertes dues aux frais de courtages (considerer que l’on doit payé 2*). Les frais de courtages étant environ 2*0,5% pour les petites sommes, peut on dire que l’AT ne possible que pour de gros investisseurs?

Le calcul des pentes n’est pas nécessaire. Pour une hausse rapide ou lente, j’utilise les "spread charts", c-a-d je divise une action par une autre, pour un même secteur, et cela me donne l’action la plus intéressante. Par ex POM par rapport à FR depuis quelques semaines, AKE et RHA se valent, etc.

La pente serait une variable qui va amener beaucoup trop de discrétionnaire, ce qui n’est pas le but de ce portefeuille, et de cette méthodologie.

Les frais de courtage sont de 2 * 0.1% pour moi, et encore, si j’allais chez bourso, vu le nombre d’opération que je passe, je pourrais prétendre à de meilleurs tarifs, un tarif fixe de 5 EUR l’aller et 5 le retour, indépendamment du montant.

L’AT est possible pour toutes les bourses, et au contraire, puisqu’on maîtrise son risque, c’est même plus accessible que d’autres formes d’analyses ou de stratégie.

Par ex je lis certains ici dire : j’achète pour le dividende, je me fous de la perte de capital… sauf que les dividendes ne couvrent pas forcément les pertes de capital. Je trouve ce raisonnement absurde… placer son capital dans une AV devient alors plus rentable que de percevoir les dividendes, et de se farcir une perte de capital.

A part pour certaines opérations bien sûr : par exemple, une société qui gagne de l’argent, qui a un business model solide, qui ne bouge pas, dont l’entrée de concurrents est rendu très difficile, qui a pignon sur rue sur la fixation des prix, comme FTE par exemple.

Selon l’AT, faut-il renforcer ses positions gagnantes, ou au contraire est-ce prendre un risque supplémentaire inutile qui sera forcement moins rémunérateur (puisqu’il arrive après et donc logiquement plus haut), ou tout simplement au cas par cas (en fonction de la pente smile)?

Ce n’est pas selon l’AT.

L’AT, est un mode d’analyse, de la finance comportementale.

L’AT nous indique la tendance, les prix d’achats, de vente.

Donc l’AT n’incite pas à renforcer une position gagnante.

Toute fois, elle permet de le faire sans risque.

Renforcer une position n’a pas de sens pour moi si elle me fait perdre de l’argent.

Je renforce très souvent, je rentre plusieurs fois sur la même valeur, toujours de plus en plus haut, bien sûr les dernières positions peuvent être perdante.

Puisque je remonte mon stop, je calcul en permanence mon gain réel; CAD que si les marchés chutaient, si toutes mes actions s’inversaient en même temps de plusieurs dizaines de %, au point que tous mes stops soient touchés, je sortirai en gain, car je remonte constamment mes stops, comme je l’ai expliqué sur le précédent post.

Actuellement, j’ai +68.70% de flottant, et +14% d’opérations fermées.

Mes stops m’assurent +42%. Cad que si demain toute mes actions touchent leur SL, j’encaisserai un profit de 42%. Chaque renforcement, le risque pris, se fait sur une partie de ces 42%. 1% pour être exact.

Ainsi, si j’ai 100 EUR de sécurisés sur AKE. Ma prochaine entrée aura un risque de 100 EUR. Ainsi, si AKE chute, je perds 100 EUR d’un côté, et je suis encore dans la partie avec un gain assuré de 100 EUR.

Par contre, l’AT encourage, de part sa nature, à fermer ses pertes, et à avoir un money management, à ne pas moyenner comme beaucoup trop le font, etc.

Dernière modification par DM (08/01/2011 23h10)


Trader - analyste technique, et je le vis bien. Formation Trading - Gestion portefeuille - Mon portefeuille boursier

Hors ligne

 

#52 08/01/2011 23h19 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   

DM a écrit :

Par ex je lis beaucoup ici : j’achète pour le dividende, je me fous de la perte de capital… sauf que les dividendes ne couvrent pas forcément les pertes de capital. Je trouve ce raisonnement absurde..

C"est effectivement assez absurde, mais n’oubliez pas que psychologiquement c’est toujours facile d’acheter un titre, par contre, le vendre, surtout pour couper une perte, ce n’est pas facile pour le commun des mortels.

DM a écrit :

L’AT, est un mode d’analyse, de la finance comportementale.

L’AT nous indique la tendance, les prix d’achats, de vente.

A condition de bien lire les signaux du marche et ne par lire ce qu’on aimerait voir.
Pas toujours simple et limpide malheureusement.
L’AT est aujourd’hui indispensable pour du trading.
Par contre pour être un bon analyste technique, il faut très bien se connaitre d’un point de vue psychologique et reconnaitre les premiers signes d’entêtement, d’énervement, de désespoir qui peuvent très vite vous faire perdre des sommes colossales.

DM a écrit :

Par contre, l’AT encourage, de part sa nature, à fermer ses pertes, et à avoir un money management, à ne pas moyenner comme beaucoup trop le font, etc.

Savoir couper ses pertes, c’est une regle de base tout court. Que vous soyez ou non utilisateur des analyses techniques, il faut savoir couper ses pertes et encaisser ses profits.

Dernière modification par Hiroshige (08/01/2011 23h54)

Hors ligne

 

#53 09/01/2011 00h07 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   20 

Honnêtement pour votre première remarque je ne sais pas.

Pour ma part, je coupe facilement une perte. J’ai au préalable calculé mon risque, je sais que je perdrais X EUR. Une perte ne m’affecte absolument pas.

Ce qui m’affecte, c’est le manque à gagner, une opération loupée à cause d’un événement que j’aurais pu éviter, ou une décision de couper un gain par peur que ça n’aille pas plus loin.

Donc pour ma part en tout cas, pas de difficulté. Comme vous le sous entendez, cela vient sans doute avec l’expérience.

Concernant la vente, venant du monde du trading, du surtout du daytrading, je n’ai aucun problème avec ça. D’ailleurs, j’ai un biais naturel pour la vente, statistiquement, mes yeux voient beaucoup plus de prix à vendre que de prix à acheter, il m’est plus difficile d’acheter que de vendre. Mais bon j’ai travaillé ce point.

//

Sur la seconde intervention : oui et non.

En fait je suis tout à fait d’accord avec vous, concernant l’analyse technique commanditée dans les livre, les forums, etc.

Pour la psychologie on est OK, qu’importe l’analyse, au final, c’est la psychologie qui fait le reste. Une déviance psychologique vous en ferez inventer, des signaux (j’ai déjà connu cette situation…). D’ailleurs, ce qui différencie un bon trader/investisseur d’un mauvais, c’est à mon sens, non pas son résultat, mais sa réaction après une série de perte. Beaucoup gagnent énormément, pour reperdre.

L’analyse technique que je prône ici, je la pense (et la conçois) différemment. Ce qui m’intéresse avant tout, c’est l’absence justement, d’interprétation possible.

CAD que pour moi, la façon dont je perçois et utilise l’analyse technique doit être limpide et libre d’extravagance.

Ainsi, je ne vois pas ce que je veux voir. Je vois la tendance, sa force, et je vois des mouvements correctifs. Un mouvement correctif, je dois le comprendre, donc je zoom, pour voir ce qu’il en est, pourquoi il là, à quelles conditions il va prendre fin, ou continuer?

L’AT est l’expression de l’offre et de la demande : si, par une analyse sur la valeur par exemple, vous pensez une société sous cotée. Si elle répond à vos critères fondamentaux, vous l’achèterez sans doute.

Moi aussi, je vais l’acheter. Peut être plus tard que vous, peut être à un moins bon prix, peut être à un meilleur si entre temps les cours ont encore chuter. Je ne vais pas attendre un niveau d’achat intéressant dans une baisse. Je vais attendre le retour des investisseurs sur ce titre, et à la moindre faiblesse du marché, j’entrerai.

J’espérais avoir réussi à faire passer mon message : je ne me revendique pas, pour la gestion tendancielle de portefeuille, utilisateur des analyses techniques, des outils, que vous pouvez voir sur Internet, sur bourso, ou que sais-je.

Comme je l’ai dit, pour moi l’AT reste l’expression du comportement des acteurs. Le marché, c’est les acteurs avant d’être quelque chose de rationnel. Sinon il n’y aurait ni bulle ni crise. D’ailleurs, à l’origine, l’AT est née en même temps que les premiers marchés financiers, et ne servaient qu’à ça.

Voilà pourquoi je pense, que si on utilise correctement l’AT, ce peut être limpide, sans interprétation, sans biais psychologique.

//

Pour finir : oui savoir couper ses pertes.

En fait je disais que l’AT encourage de couper ses pertes tôt : mieux que ça, on sait à quel prix les couper de manière logique et efficace.

L’AT nous indique le niveau de prix à partir duquel le mouvement n’est plus celui qui nous intéresse, et on connaît notre risque de marché. Et seul l’AT le permet.

Après, bien sûr, ce sujet est plus pour présenter MA vision, et MA façon d’utiliser l’AT, et uniquement pour un gestion des tendances, car je pense que l’AT est très mal utilisée, et très mal comprise par beaucoup. Donc c’est juste ma vérité. D’autres, on d’autres avis que moi sur l’AT.

Bonne soirée smile


Trader - analyste technique, et je le vis bien. Formation Trading - Gestion portefeuille - Mon portefeuille boursier

Hors ligne

 

#54 09/01/2011 12h08 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   104 

Bonjour a tous, lecteurs de cette file,

Les quelques ayatollah de ce forum ayant visiblement rangés leurs "guns", l’atmosphere redevient propice aux échanges.

Chers lecteurs interessés par le sujet, je vous recommande de bien lire, comprendre et vous impregner des écris de DM. C’est du tres tres haut niveau, avec un niveau d’information et d’explication que vous trouverez difficilement sur le Web, et qui plus est gratuitement.

Bon, c’est finis pour la brosse a reluire.

Au niveau methodologie, nous avons face a nous un interlocuteur qui connais bien son sujet et qui souhaite le faire partager. Comment en profiter (pas au sens pejoratif, mais dans l’esprit du net) au maximum et valoriser ces informations ?

Pour comprendre, assimiler, determiner si ces informations peuvent etre profitables immediatement ou sur le long terme, il faut du temps, du travail, de la reflexion. Les recettes de cuisine toutes faites, ne fonctionnent qu’en cuisine et pas en investissement financier. Il faut donc le temps de la reflexion et de la comprehension avant le temps de l’adaptation a ses objectifs, son comportement, son capital etc …

En attendant, cette periode pouvant durer de longs mois voir années, il est primordial de conserver l’information et de ne pas risquer de la perdre le jour ou l’on souhaite y revenir.

Pour cela, j’utilise un fichier tout bete, de type traitement de texte. J’organise ce fichier en chapitres, par rapport a des themes. Je copie l’integralite des contributions, sans tris, ni jugement de valeur.
Ensuite, j’aurai l’integralite de la matiere premiere permettant la reflexion.

Par rapport a cette reflexion, je vais ecrire toutes mes remarques, mes questions, mes reponses, mes recherches et mes tests.
Si mon travail se revele fructueux, j’integre le nouvel outil a ma methode de travail.

Cette methode, est egalement ecrite noire sur blanc, et donne lieu pour l’unite de temps correspondante et chaque outil, a un commentaire : haussier, baissier, neutre, avec a chaque fois le raisonnement ayant servis a construire l’avis.

Au final, je me retrouve donc avec un tableau reprenant l’intitulé de chaque methode, le resultat de mes cogitations (haussier, baissier, neutre) tenant sur une page.

En reactualisant mes raisonnements chaque semaine, et pour chaque outil, je dresse un tableau recapitulatif me donnant une image du marché et de son niveau de risque.

Si mon sentiment de marché est globalement haussier, je prendrai des positions sur mes valeurs preferees (souvent de rendement), et mon sentiment est baissier, je vendrai mes valeurs.
Bien sur, la decision de vendre est etudiee en fonction de la valeur. Par exemple, une correction mineure (jusqu’a 15% par exemple) envisagée sur le marche ne  me fera pas vendre un Air Liquide ou un L’oreal, ces entreprises etant aujourd’hui tres solides et difficiles a acheter avec une decote significative.
Par contre sur un Haulotte ou une valeur tres cyclique, et donc actuelllement tres volatile, je vendrais beaucoup plus facilement, l’esperance de rachat a bon compte etant importante.

Merci a DM pour ses excellentes contributions.

A+
Zeb

Hors ligne

 

#55 09/01/2011 14h57 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   20 

Merci, cela me fait plaisir ces retours, plus encore que le partage de ma passion.

J’aime beaucoup votre méthodologie de travil, très professionnel.

Je réalise exactement la même chose, cela me permet de conserver une archive des données renvoyées par le modèle, semaine après semaine, ou jour après jour selon mon horizon d’investissement.

Au préalable j’utilisais un journal, mais c’est lourd.

J’ai opté depuis plusieurs mois la feuille de calcul.

Voici par exemple mon tableau des attaques sur les devises : sur ce tableau j’ai cerclé des zones bleues et rouges. Ces zones m’ont indiqué que l’euro était très acheté, puis très vendu, et que par conséquent il fallait que je me concentre exclusivement sur la baisse de l’euro, contre la plupart des autres devises. Et à droite, la synthèse encadrée : on voit dans le premier rectangle, la synthèse de l’euro haussier, puis baissier.

Je travaille actuellement à l’automatisation pour la MAJ de ce tableau en passant par des DLL, pour le marché des changes, les indices, le pétrole US et UK, le spot or et argent.

Et plus tard, quand j’aurais plus de temps, car je suis sur beaucoup de fronts actuellement, j’essaierai de faire de même pour les actions. D’ailleurs, j’attends des nouvelles de Pro Realtime, qui doivent proposer un nouvel outil fin janvier ou début février, pour développer avec eux, des screeners pour synthétiser le modèle sur les actions.

Mais ça, c’est pour bien plus tard smile

http://www.devenir-rentier.fr/uploads/thumbs/272_forex_speculator.gif


Trader - analyste technique, et je le vis bien. Formation Trading - Gestion portefeuille - Mon portefeuille boursier

Hors ligne

 

#56 12/01/2011 19h15 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   

Assez impressionnant.

Je suis réellement surpris par la pédagogie dont tu fais preuve ainsi que par la nécessaire rigueur associée à ce type de démonstration. J’ai toujours eu, et ai toujours, un certain blocage quant à l’analyse technique : trop uniforme dans sa pensée (tout le monde utilise les mêmes outils, en arrivent à la même conclusion, créant ainsi un mouvement en intraveineuse), trop limitée dans le temps et trop souvent contrariée par la volatilité des marchés. Ceci étant précisé, tes démonstrations, tes exemples font mouche et appellent à une certaine remise en question de certains de mes postulats. Chapeau. wink

Pour être honnête, je pense commencer à recourir à l’analyse technique. Je n’arrive pas à trouver de logiques dans les mouvements de certains marchés, notamment le CAC40. A court terme, l’analyse technique le décrit comme haussier ou, au contraire, baissier ?

Hors ligne

 

#57 12/01/2011 20h36 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   20 

Il est en effet difficile de lier le marché aux fondamentaux. Sinon, ni bulle, ni crise, ni rien… ou presque.

Vos remarques pourraient s’appliquer à l’AF : l’interprétation des ratios, des bilans financiers, etc. conduit à des conclusions exhaustives, tout comme toute analyse du reste, qu’elle soit technique ou pas.

Ravi d’en intéresser plus d’un.

Pour le CAC 40, voici ce que j’ai : demain je vais très certainement en vendre des contrats FCE dans la zone 3960-3940 si un set up se présente par ex rebond après cassure de la zone, sortie de congestion, etc. Sinon, la cassure de cette zone entraînerait bien sûr beaucoup d’acheteurs dans son sillage.

Avec le modèle d’analyse, on entame une phase de hausse pour le première fois depuis avril 2010.

Actuellement je suis entrée plusieurs fois sur l’or suivant cette analyse : http://dmtrading.fr/trading/AT/XAUlast.pdf

Premier bénéfice pris à 1385 lorsque la deuxième tentative de percer 1386 a échoué, et prochaine cible pour bénéfice à 1392, dernière cible à 1410.

Attention par contre aux plus réticents, dans cette analyse je n’opère pas de la même façon que ce que je prône pour l’investissement boursier.


Trader - analyste technique, et je le vis bien. Formation Trading - Gestion portefeuille - Mon portefeuille boursier

Hors ligne

 

#58 12/01/2011 21h14 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   

Merci pour ton éclaircissement et tes précisions. Je vais surveiller cette zone, afin d’éventuellement me placer via cfd sur l’indice. wink

Hors ligne

 

#59 13/01/2011 19h06 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   20 

J’ai pris mon bénéfice sur l’or, comme je l’indiquais, à 1392 USD l’once.

Pour le CAC, scénario haussier privilégié. La journée a été pleine d’allers-retours dans la zone indiquée. En cotation continue (FCE) on est à nouveau dans cette zone; grosse baisse de volatilité dans tous les cas, je reste méfiant. Pour les acheteurs, le risque de marché est trop important, contrairement au vendeur. Le risque sera beaucoup plus intéressant si après avoir franchi nettement la zone, le CAC revient dessus; dans ce cas là ce sera pour moi l’occasion que je traque (pull back).


Trader - analyste technique, et je le vis bien. Formation Trading - Gestion portefeuille - Mon portefeuille boursier

Hors ligne

 

#60 05/10/2011 12h21 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   20 

Petit UP sur le sujet :

Je tiens à présenter mes excuses à Mr Ceaux Duteil, concernant des propos que j’ai tenu ici, propos offensant et diffamatoires fondés sur une émotion et une ignorance, ainsi que beaucoup d’apriori sur Stéphane; avis que j’ai revisité depuis après m’être forgé ma propre opinion et avoir appris sa réelle valeur, et surtout après avoir compris que les propos peuvent blesser, en plus de discréditer.

Cordialement.


Bonnes opérations à tous smile


Trader - analyste technique, et je le vis bien. Formation Trading - Gestion portefeuille - Mon portefeuille boursier

Hors ligne

 

#61 05/10/2011 17h57 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Administrateur
Réputation :   1307 

Un revenant ! Je ne comprends pas bien par contre à quel participant de la file s’adresse votre message d’excuse… Enfin, il se reconnaitra de lui-même ?

Hors ligne

 

#62 16/07/2012 14h07 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   -3 

Bonjour tout le monde,

Je me permets d’écrire ce post car je suis surpris de constater que dans ce forum, vous ne parlez jamais ou presque de l’analyse graphique, pourquoi ?

En effet, cette approche fait partie intégrante de la Bourse et ce forum est dédié à l’investissement avec un grand "I’.

Il y a des investisseurs qui arrivent à faire des plus-values avec l’analyse technique et je trouve que cela peut-être complémentaire à l’analyse fondamentale.

Je ne parle pas de l’analyse à très court terme comme le trading, le scalping, le swing trading ou autres car il y a des forums spécialisés pour en parler mais de l’investissement en "bon père de famille" sur des valeurs défensives.

Bien souvent, j’ai envie de donner mon opinion sur telle ou telle valeur mais……

Merci d’avance pour vos réponses

Alexandre


Mon blog sur la bourse à long terme : http://laboursealongterme.com/

Hors ligne

 

#63 16/07/2012 14h13 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Administrateur
Réputation :   1307 

J’ai redirigé votre message dans un topic sur l’Analyse Technique, qu’avait fait un intervenant DM.

En ce qui me concerne, l’analyse technique/graphique ne vaut pas un clou (hormis pour celui qui vend des méthodes pour gagner en bourse à base de graphiques) et la dernière chose que je veux voir sur ce forum ce sont des "analyses" de valeurs à base de graphiques.

Et ce sentiment est partagé par une large majorité de notre communauté. :-)

Hors ligne

 

#64 16/07/2012 14h28 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   -3 

Oups je n’avais pas vu ce topic !

c’est bien ce qui me semblait mais je voulais en avoir le coeur net.

J’ai un esprit ouvert, donc je continuerais à vous lire avec plaisir.

Mais pas un bruit sur les graphiques, promis ;-)

Alexandre


Mon blog sur la bourse à long terme : http://laboursealongterme.com/

Hors ligne

 

#65 11/05/2014 00h09 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Banni
Réputation :   -3 

Bonjour,

@InvestisseurHeureux

En tant que praticien de l’analyse technique avec des activités dans le conseil financier, je ne peux m’empêcher de répondre à votre article (newsletter) sur l’analyse technique que vous clôturez par la conclusion suivante : "Faites-vous une faveur : ne regardez plus les graphiques de cours, fuyez les analyses graphiques et ceux qui en font la promotion !"
Dans votre dernier numéro, malgré certaines critiques, vous dites maintenir vos propos…
Mais tout d’abord, pour rendre à César ce qui est à César, je dois vous complimenter pour votre site ainsi que les infos et outils que vous mettez à disposition , je connais assez peu de forums francophones, mais devenir-rentier.fr (nom certainement accrocheur, plus sur ce sujet plus bas …) est le plus intéressant que j’ai visité, les discussions sont d’une grande qualité et votre succès commercial est, évidemment, remarquable.

C’est aussi pour cette raison plutôt que pour défendre l’analyse technique que je crée ce sujet pour commenter votre conclusion pour le moins tranchée et apporter, sur ce site aussi, ma contribution à l’information en matière de placements financiers (je publierai un extrait également sur mon blog, Buy Point, qui malgré le nom n’a pas pour focus l’analyse technique) . Car beaucoup de gens probablement suivent vos conseils, ou plutôt, puisque vous ne prétendez pas donner de conseils, s’inspirent de ce que vous faites. On peut faire pire, en bourse, que suivre l’ approche "value" et comme je l’ai dit l’information partagée sur devenir-rentier.fr est de qualité. Toutefois votre critique - plutôt ce qui apparaît comme un assaut sur l’analyse technique -  est presque en tous points injustifiée ou erronée et m’a un peu étonné. C’est dommage car la réalité est que l’analyse technique, correctement utilisée, peut apporter des informations très appréciables, pas aux adeptes purs et durs de l’approche de la valeur selon Graham/Dodd &Buffet,  mais à tous les autres, c’est-à-dire sans doute une bonne part des lecteurs ici qui très probablement (malheureusement) empruntent quelques éléments de la méthode seulement, n’ont peut-être pas toujours la discipline qu’elle requiert, et peut-être ne prennent pas conscience de toutes ses implications.

Il me semble évident que vous n’avez pas lu autant sur l’analyse technique (AT) que sur l’approche "value", parce que dès le départ peut-être, cette méthode ne vous a pas convaincu et que vous n’avez pas cherché à bien la comprendre et à mettre ses enseignements à profit . Ne pas être un étudiant de l’AT n’est pas une tare fatale en soi, car cela signifie souvent verser dans toutes les chimères du trading online que nous vendent certains courtiers et sites spécialisés.  On peut émettre pas mal de critiques vis-à-vis de l’AT et des analystes techniques, et en fait votre conseil de fuir les analyses et les analystes techniques  n’est, de loin, pas complètement dénué de fondements (moi-même j’ai écrit sur le sujet et vois d’un œil critique les analyses techniques des brokers et dans les médias spécialisés en général, souvent il s’agit de contenu pour remplir des pages et faire du marketing). Du point de vue du disciple de Graham &Dodd, et de celui à la recherche de dividendes, l’absence totale d’intérêt pour l’AT n’est pas surprenant et compréhensible  mais les points que vous soulevez, même s’ils ne sont pas dénués de sens, constituent une mauvaise critique de l’AT, surtout qu’ils vous amènent à conclure à … l’absurdité de l’AT. Voici les raisons en bref … Je passe rapidement sur la comparaison avec l’immobilier (l’AT nécessite des prix de transactions régulières), sur une déconnexion entre l’action et son entreprise (effectivement une bonne entreprise ne se traduit pas nécessairement par une bonne action et l’AT reconnaît ce fait), sur la notion (et pour moi le désir, ou non) d’être "propriétaire"…  D’abord, point 1, la question des dividendes : les graphiques sont généralement ajustés pour dividendes. Si ce n’est pas le cas, le technicien en tient compte, seul le novice naïf serait induit en erreur dans l’exemple que vous donnez. Notez aussi qu’en général, le chartiste s’intéresse moins aux valeurs de rendement, le technicien souvent va là où l’action et le momentum se trouvent.  Point 2, la question de ce que vaut vraiment l’action :  en bourse par opposition au private equity, seul le cours compte pour l’investisseur désirant réaliser une sortie, donc si le cours a stagné ou baissé peu importe le nombre d’actions, l’EPS etc, la valorisation de sortie c’est le cours. Pour le point 3, l’AT n’est effectivement pas applicable à la VNI des SICAV, mais c’est du fait principalement que la VNI ne représente pas les forces de l’offre et de la demande à l’œuvre  (c’est cela essentiellement qu’indique un graphique, l’offre et la demande, la psychologie du marché, les cours de bourse n’étant à court et moyen terme que le résultat d’une enchère, ils sont donc parfois déconnectés des "fondamentaux") .   

Il y a plusieurs méthodes pour gagner de l’argent en bourse, de l’approche "value", au trading à haute fréquence, en passant par la gestion passive (indicielle). Le succès de l’approche "value" est clairement avéré, la validité de certaines approches comme celle(s) basée(s) sur l’analyse technique peut être moins claire. Si aujourd’hui on peut aisément backtester beaucoup de choses ( N.B. ce qui fonctionnait hier risque bien de cesser de fonctionner un jour), à bien des égards, l’analyse technique n’est pas une approche scientifique, on la caractérise souvent de subjective, peu fiable. Mais le fait est que beaucoup d’acteurs sur les marchés l’ont utilisée et continuent de l’utiliser pour réaliser des profits. Et cela n’est plus à prouver, en fait même les milieux universitaires lui reconnaissent aujourd’hui une certaine validité, les fondements de l’AT étant à chercher dans la composante psychologique, émotionnelle, des marchés, dans le fait que les marchés ne sont pas tout à fait "efficients" et les participants pas entièrement rationnels. Des milliards sont gérés par des systèmes informatiques souvent basés en (grande) partie sur l’analyse technique : +-250 Mds en "managed futures" en 2011, il s’agit d’une catégorie particulière de hedge funds, plutôt méconnue en Europe. Hors managed futures, beaucoup de gestionnaires de hedge funds  à la réussite extraordinaire ont utilisé l’AT, je pense à Paul Tudor Jones par exemple. On peut sans doute dire que tous les traders actions ou FX ont une certaine connaissance de l’AT quelle que soit l’utilisation qu’ils en font. Quant à moi qui utilise bien sûr l’AT, je pourrais sans doute aisément vous prouver qu’elle apporte des informations appréciables, notamment pour avoir une indication du cycle de marché dans lequel on se trouve, et surtout pour éviter d’investir dans un titre, un secteur ou un marché sur le point de s’effondrer. Par exemple, une chose m’a frappé dans le PF de investisseurheureux, c’est l’énorme position dans Cominar. Ne connaissant pas les détails de vos derniers ajouts, je crois toutefois qu’ils sont assez récents, l’analyse technique peut, comme dans cet exemple, vous inviter à la prudence et vous décourager d’autant plus à accumuler une telle position  dans un titre et un secteur dont les perspectives semblent s’assombrir. Car, oui, depuis début 2013, le graphique de CUF est "laid" (il est devenu effrayant depuis, reflet des inquiétudes sur l’immo canadien ?). La taille relative de CUF dans le PF est maintenant, vous conviendrez, en conflit avec le principe de diversification d’une gestion saine, et la tendance à moyen terme semble à la baisse.

L’analyse technique n’est donc pas du tout une absurdité, même si ça en a l’air, même si certains la méprisent (vous êtes loin d’être le seul). Elle peut être utile dans beaucoup de cas (et certains ne peuvent s’en passer). Mais je dirais qu’il est bon d’avoir un minimum de connaissances dans le domaine et surtout une certaine expérience des marchés pour pouvoir séparer le bon grain de l’ivraie si on lit des analyses techniques (il y a beaucoup de choses qui ne valent pas la peine de s’attarder et si c’est trop compliqué parce qu’une myriade d’oscillateurs et d’indicateurs sont employés, probablement il n’y aura pas grand chose à y gagner en comprenant). L’AT n’est évidemment pas une boule de cristal, l’utiliser seule et de façon théorique, sans observation, réflexion, (backtesting), après avoir lu un livre ou deux, mène à des déceptions, et elle peut certainement vous induire en erreur (tout comme les états financiers). Pour l’analyste ou le trader toutefois il s’agit  de reconnaître ces situations où elle vous induit sans doute en erreur. Car l’analyse technique est plutôt un art développé par la pratique (du trading). En conclusion l’AT est une méthode  parmi d’autres, qui utilisée seule n’est certes pas la meilleure en ce qui concerne la bourse, et qui bien sûr concerne plutôt le court terme. On peut choisir de la suivre en puriste ("toute l’information nécessaire est dans les cours") si l’on est un trader ou l’incorporer dans une certaine mesure dans son approche d’investissement. Je ne recommanderai jamais au particulier d’utiliser l’AT en puriste et d’écarter les autres approches, mais de s’y intéresser pour comprendre (de même pour l’approche "value", le particulier moyen pour moi devrait en fait investir via fonds et ETF).  Le principal défaut de l’AT aujourd’hui est évidemment d’être bien trop populaire, donc presque tout ce qui est bien connu, comme beaucoup de figures classiques, a perdu de son caractère prédictif je dirais. Mais le néophyte (qui en fait n’analyse pas les graphiques), et le particulier moyen en bourse, feraient bien de prêter un peu attention aux grands principes (la tendance par ex.), c’est au contraire les investisseurs "value" experts comme vous, qui suivront leur approche contre vents et marées, qui peuvent s’en passer, bien que je pense que l’ absence totale d’attention aux facteurs techniques (et macro) peut avoir un impact très négatif sur la performance durant certaines périodes. L’AT, c’est un fait,  peut vous éviter d’être lourdement investi juste avant un krach .

Je pense que c’est Richard Ferri que vous connaissez sans doute qui a dit qu’en fin de compte, si un investisseur a une méthode bien définie et valide et s’y tient, peu importe cette méthode, au final il devrait sortir gagnant. Je fais ici une parenthèse : il y a une chose que je crois bon de dire toutefois, il faut rester réaliste. Toutes les stratégies de placement qui peuvent vous rendre riche en à peu près 10 ans (ex: portefeuille très concentré dans 1-10 actions de croissance, "property ladder"  en maximisant l’emprunt, placer tout son argent dans un hedge fund en espérant que le gérant soit un nouveau Buffet ou Soros, etc.) sont très risquées et leur succès repose en général surtout sur la chance, la déception étant le plus souvent au rendez-vous. Quant aux stratégies de rendement, de rentier, elles restent toujours exposées à une baisse du rendement (dividende) et à des moins-values sur le principal.  La meilleure manière de devenir rentier bien avant l’âge de la retraite c’est de créer une entreprise et ensuite de la revendre ou d’être cadre avec des stock-options. Les vrais rentiers d’aujourd’hui sont en majorité des entrepreneurs ou ont eu la chance de recevoir des stock-options avec l’action de la société s’appréciant dans un des plus grands marchés haussiers de tous les temps (90’s, 2003-2007, 2009- présent, ce dernier largement artificiel). Dans ce genre de réussites aussi, la chance joue un rôle important (même pour l’entrepreneur qui doit être "the right man at the right time/right place").

Pour conclure sur l’analyse technique, comme je suis sur un site français et que la France est un pays magnifique pour ses cours et plans d’eau,  je ferai l’analogie suivante : la bourse c’est un peu comme la pêche qui, fut l’une de mes passions dans mon enfance. On peut attraper du poisson de différentes manières, mais il est important de choisir un type de pêche et un matériel , 1) autorisé, légal  2) adapté à son tempérament, (sa condition physique) 3) dans lequel on a confiance. Certains dispositifs pour pêcher de très gros poissons à la ligne peuvent sembler complètement absurdes au profane (comment le poisson peut-il mordre à un tel appât ?). Personnellement, je n’ai jamais eu de succès avec certains de ces dispositifs. Je pourrais les qualifier d’absurdes et bons à jeter, ils sont pourtant prouvés efficaces et très prisés par d’autres pêcheurs de par le monde. J’ai réalisé que 1) localement ils pourraient être moins efficaces que dans le passé (le poisson ayant appris à s’en méfier) 2) que leur utilisation est un art, avec des subtilités qui font la différence entre capture et bredouille. Le parallèle avec la bourse, et l’AT, est valable en bien des points. Je sais que si une méthode ne m’apporte pas satisfaction, il vaut mieux que je me cantonne à autre chose, à  ce qui a fonctionné pour moi. Car au bord de l’eau ou en bourse,  avoir confiance dans sa méthode est l’une des clés du succès. Il est clair que vous n’avez aucune confiance dans l’analyse technique, mais cela ne veut pas dire que l’analyse technique n’a pas de fondement valable et n’apporte aucune valeur.

P.S. A ceux qui auraient des interrogations sur l’analyse technique (qui ne se limite pas, loin de là, à la lecture des graphiques), son utilité etc.,  je peux essayer d’y répondre ici, dans l’intérêt d’une information correcte sur le sujet.   
Et pourvu que j’aie le temps et que des développements intéressants sur les marchés se présentent, il se peut même que je montre ici quelques exemples pratiques de l’intérêt de l’analyse technique.

Dernière modification par huguesvdb (11/05/2014 16h02)

Hors ligne

 

#66 11/05/2014 01h23 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   243 

Bienvenue Huguesvdb

Perso je regarde les chartes pour mes achats/ventes d’obligations …mais je crains que ce ne soit que très superficiel par rapport a votre méthode.

Vous écrivez :
"Toutes les stratégies de placement qui peuvent vous rendre riche en à peu près 10 ans (ex: portefeuille très concentré dans 1-10 actions de croissance, "property ladder"  en maximisant l’emprunt, placer tout son argent dans un hedge fund en espérant que le gérant soit un nouveau Buffet ou Soros, etc.) sont très risquées et leur succès repose en général surtout sur la chance, la déception étant le plus souvent au rendez-vous. Quant aux stratégies de rendement, de rentier, elles restent toujours exposées à une baisse du rendement (dividende) et à des moins-values sur le principal.  La meilleure manière de devenir rentier bien avant l’âge de la retraite c’est de créer une entreprise et ensuite de la revendre ou d’être cadre avec des stock-options. Les vrais rentiers d’aujourd’hui sont en majorité des entrepreneurs ou ont eu la chance de recevoir des stock-options avec l’action de la société s’appréciant dans un des plus grands marchés haussiers de tous les temps (90’s, 2003-2007, 2009- présent, ce dernier largement artificiel). Dans ce genre de réussites aussi, la chance joue un rôle important (même pour l’entrepreneur qui doit être "the right man at the right time/right place") "

Qu’etre entrepreneur est une bonne manière de devenir rentier jeune….bien sur. Mais vous semblez référer a de grosses fortunes…Or il est bien possible de s’arrêter tôt quand on ne cherche pas a être "riche" mais juste confortable …En fait c’est plutôt la liberté de choisir que cherche un investisseur heureux. Une "simplicité volontaire" peut-être aussi.
De plus quelle que soit la stratégie ou la méthode..le risque de baisse du capital investi est toujours la.
Perso je prefere le trading actif d’obligations - mon propre ETF de plus de 50 positions…car en cas de crash …les coupons rentrent de toute façon donc pas besoin de vendre pour en vivre.

Vous dites investir a travers les etfs principalement ? Capitalisants ou distribuants? quel est votre target de rendement/an ? Brut/Net ?

Dernière modification par sissi (11/05/2014 01h49)

Hors ligne

 

#67 11/05/2014 03h18 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   195 

Bonjour,

Merci d’avoir pris le temps de partager.
Indeed, "there more than one way to skin a cat".
Gagner en bourse : "Il y  plus d’un moyen d’y arriver".
Je n’en dirai pas plus. ***

huguesvdb a écrit :

…/…je peux essayer d’y répondre ici, dans l’intérêt d’une information correcte sur le sujet.   
Et pourvu que j’aie le temps et que des développements intéressants sur les marchés se présentent, il se peut même que je montre ici quelques exemples pratiques de l’intérêt de l’analyse technique.

Si le temps et les marchés vous le permettent et si la modération y adhére, je suis preneur.
C’est avec intérêt que je suivrai vos interventions.

***  there’s more than one way to skin a cat - traduction Anglais-FranÀ§ais en contexte | Reverso Context

Dernière modification par Miguel (11/05/2014 03h43)


'Experience is what you get when you didn't get what you wanted', Howard Marks.

Hors ligne

 

#68 11/05/2014 04h00 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   128 

Bonjour huguesvdb et bienvenue sur le forum.

La critique de l’analyse technique faite dans la newsletter et sur le forum doit être replacée dans le contexte de celui-ci : l’investissement patrimonial ayant pour but de générer un complément de revenu. L’essentiel des membres du forum sont des particuliers investisseurs, pas des professionnels de la finance.

Les autres membres pourront compléter à leur souhait mon avis sur la question développé ci-dessous.

Le premier reproche que je ferais à l’analyse technique est qu’elle donne une image faussée de l’investissement en Bourse. Elle est massivement promue, se retrouve partout sur les sites des courtiers car elle leur permet de vendre des transactions et des produits dérivés. De fait, cet ensemble de lignes/carrés/triangles parfois peu lisible donnera l’impression à l’épargnant qui souhaiterait investir en actions que "c’est compliqué", qu’il "faut y consacrer plusieurs heures par jour", quand il ne croit pas tout bonnement que c’est "un casino où ce sont les banques qui gagnent toujours".

Par suite, l’analyse technique étant court-termiste, elle n’est pas en adéquation avec le principe de la rente passive. Vous l’utilisez peut-être au quotidien pour gérer votre capital, mais lorsqu’on veut obtenir un complément de revenu stable et durable, il faut s’intéresser aux fondamentaux : se demander si, historiquement, l’entreprise a alloué correctement son capital, si elle a mené une politique équilibrée entre l’investissement dans son activité, la rémunération des dirigeants et celle des actionnaires, etc. C’est ce qui permet d’apprécier le potentiel de création de valeur à long terme.

Fort de ces deux constatations, je suis parfaitement en phase avec la conclusion de IH : l’épargnant qui souhaite se prendre en main pour acquérir progressivement son indépendance financière doit fuir l’analyse technique et les recommandations des "experts" qui en font la promotion. Je parle bien sûr ici de ceux qui publient des analyses suivies d’anticipations et de conseils d’achat/vente.

Dernière modification par Derival (11/05/2014 04h07)

Hors ligne

 

#69 11/05/2014 07h53 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   421 

huguesvdb a écrit :

Je pense que c’est Richard Ferri que vous connaissez sans doute qui a dit qu’en fin de compte, si un investisseur a une méthode bien définie et valide et s’y tient, peu importe cette méthode, au final il devrait sortir gagnant.

Entièrement d’accord. Énormément de méthodes peuvent faire gagner en bourse et ces mêmes méthodes peuvent faire perdre si elles sont mal appliquées ou ne correspondent pas au caractère de l’utilisateur.
Ce qui est sur c’est que le meilleur moyen de perdre est de ne pas avoir de méthode ou d’en changer tout le temps.

Concernant l’Analyse Technique je n’avais pas réagit à la news letter d’IH parce que c’est son site et je pense que l’AT fait beaucoup de mal aux débutants et qu’IH a raison de faire une bonne mise en garde même si je la pense dans l’absolue erronée.

L’AT n’est pas n’importe quoi. Ce qui est n’importe quoi ce sont tous les débutant qui tirent des traits dans tous les sens sur boursorama.
La lecture d’un graphique (qui est la résultante de toutes les informations du marché) nécessite une énorme expérience et doit se faire sans perdre de vue l’état général du marché et le support.
On ne lit pas une courbe d’indice, de big cap comme une courbe de small cap. L’un va être principalement la résultante de trading Haute Fréquence, l’autre de positions à effet levier, et finalement celui de grosses main qui passent à l’action.

Cela nécessite une énorme expérience mais doit en effet prévenir contre des informations d’initiés. Une courbe laide sans raison apparente comme celle de Cominar doit interpeller. Jamais je n’achèterait une telle courbe pour 20% de décote et je pense qu’il n’est pas raisonnable de trop s’y exposer.

Le problème est que les débutants pensent qu’il est très facile de gagner vite et gros en regardant une courbe sans aucune expérience et aucune stratégie alors qu’il est beaucoup plus facile d’acheter de belles entreprises et de cumuler les dividendes. Au final c’est aussi une question de tempérament.

PS: Un petit clin d’oeil, l’AT doit bien sur se faire sur des courbes tenant compte des dividendes (sur pro realtime c’est gratuit hors intra day) et autres divisions de nominal ou sur des contrats à terme qui anticipent des dividendes.

Dernière modification par bifidus (11/05/2014 08h05)


Le pouvoir doit se définir par la possibilité d'en abuser

Hors ligne

 

#70 11/05/2014 09h21 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   285 

Bonjour,

merci pour ce billet d’humeur, très intéressant.

J’ai sur ma "to do", au moins d’essayer de comprendre l’AT.

Si vous avez le temps, pourriez vous nous dire :
- Les rudiments de l’AT
- Les plus grandes erreurs à ne faire
- Le meilleure moyen pour débuter
- Comment l’associer à d’autres stratégies ?
- Les ressources qu’il faut lire : sites web et livres de référence

Je vous remercie par avance.

Hors ligne

 

#71 11/05/2014 11h03 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   90 

On s’enrichit des différences des autres.
Aussi un developpement, etude de cas concret m’interresse.


Vf = Vi . (1+ρ)α. But cash is king !

Hors ligne

 

#72 11/05/2014 11h05 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   

La difficulté en Bourse, ce n’est pas de trouver une méthode qui fonctionne, mais de l’appliquer.

Si j’utilise une méthode basée sur l’analyse technique en utilisant des indicateurs farfelus, et que j’applique une stratégie claire, je peux tout de même être rentable sur le long terme.

Par exemple, si j’achète un portefeuille en prenant les conditions suivantes:
- je choisi  valeurs "sûres": Coca-Cola, Total, Colgate-Palmolive, Sanofi et Unibail-Rodamco (ce ne ont que des exemples…)
- je me limite à 25% dans mon portefeuille pour chacune de ces valeurs
- je prend la date de fondation de chacune de ces entreprises et je regarde l’horoscope du mois pour chacune d’entre elle sur le premier site astrologique venu
- j’achète celle dont les prévisions "finances" sont les plus optimistes
- en cas de doute ou de difficultés à les départager, j’achète celle dont le RSI(14) est le plus faible
- je fais mon achat le jour boursier qui suit chaque pleine lune

Je fais ça pendant quelques années, et je regarde mon portefeuille grossir.

Mon propos n’est évidemment pas ici de vous conseiller une telle méthode d’investissement (!!!), mais de mettre en lumière le fait que même si on peut estimer que l’analyse technique ne sert à rien, elle a au moins le mérite d’aider à la décision.

Maintenant, si en plus, on pense que l’analyse technique a un réel fondement, lorsqu’on part de chartisme, de niveaux de résistances, etc, elle donne certainement un avantage, à condition d’être utilisée avec une stratégie cohérente.

PS: je vous conseille tout de même de ne pas utiliser la stratégie citée plus haut sur une part trop importante de votre portefeuille !

Hors ligne

 

#73 11/05/2014 11h59 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   

Bonjour,

L’AT ne repose sur aucun fondement mathématique sérieux. J’ai testé des dizaines voire centaines de « figures » sur des historiques très long (20 ans) sur des marchés français, étrangers, matières premières, actions, indices, Forex rien ne résiste à l’épreuve du temps.

De plus les raisonnements sont souvent faux. Prenons la figure tête et épaules souvent définie comme haussière. Une étude sérieuse voudrait que l’on fasse des études statistiques sur des marchés différents avec des horizons différents. De plus si cette figure se révélait vrai dans 80 % des cas elle ne saurait pas pour autant profitable ce qui importe c’est l’espérance mathématique du trade. En effet on peut gagner peu dans 80 % des cas mais perdre beaucoup dans les 20 % restants.

Pour finir, même si on prouvait sur back test qu’une configuration technique soit profitable, rien, absolument rien ne prouve qu’elle soit profitable dans le futur (exemple de la « dinde » dans anti fragile de Nassim Taleb).

Pour finir avez-vous déjà rencontré un « technicien » devenu riche en utilisant l’AT et non pas en vendant ses formations ?

Hors ligne

 

#74 11/05/2014 12h32 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   55 

"Je pense que c’est Richard Ferri que vous connaissez sans doute qui a dit qu’en fin de compte, si un investisseur a une méthode bien définie et valide et s’y tient, peu importe cette méthode, au final il devrait sortir gagnant. "

"Il y a plusieurs méthodes pour gagner de l’argent en bourse, de l’approche "value", au trading à haute fréquence, en passant par la gestion passive (indicielle). "

N’importe quoi.

(i) La citation de l’illustre (?) Ferri ne veut rien dire. Que signifie "une methode valide"? Si ca veut dire une methode qui gagne, alors, pas surprenant que des resultats positifs emergent si on ne devie pas de la methode.

(ii) Laisser croire qu’il suffit de "suivre sa methode avec discipline" conduit toujours a des resultats positifs est vraiment demagogique.

(iii) Le trading a haute frequence nest profitable que pour une poignee de HF, pour les autres investisseurs c’est juste s’appauvrir en rendant riche son courtier

(iv) la gestion indicielle, ou bien la gestion "growth/bon pere de famille/grandes valeurs peu importe le prix au final " :soyons serieux ce n’est pas comme ca qu’on peut creer de l’alpha et cela conduit a des pertes severes, et necessite un timing inhumain.

J’ai traverse les crises: asiatiques en 98, Internet en 2000, Enron/Worldcom en 2002,  Iraq en 2003, Lehman en 2008 puis Souveraine en 2012, avec des methodes de gestion tres differentes. Une gestion indicielle ou bien growth est forcement passive, on se paie les portes de salloon dans la figure,  et je ne vois pas comment on peut gerer ainsi des actifs dans le monde risk on/risk off qui est le notre. A mon sens, seule la gestion deep value /special situations offre une marge de securite suffisante.  Laissons donc l’Analyse Technique aux esprits les plus faibles ou les plus vulnerables.

Dernière modification par ChevalierdAven (11/05/2014 12h36)


"He who lives by the crystal ball will eat shattered glas." Ray Dalio

Hors ligne

 

#75 11/05/2014 12h42 → L'analyse technique appliquée à l'investissement boursier

Membre
Réputation :   512 

Philippe (IH pour les intimes):

(1) Explique une méthode, systématiquement basée sur des faits (des valeurs comptables), une logique (étude fondamentale de l’activité et de ses perspectives) et des rendements (dans son cas, des dividendes).

(2) Parle peu mais dit beaucoup: ses thèses sont toujours précises, concises et factuelles.

(3) Adopte une parfaite transparance vis-à-vis de son lectorat: ses opérations, son portefeuille, son track record - tout est publié en direct.

Vous (ou les autres "analystes techniques" qui sont venus s’y frotter):

(1) N’expliquez aucune méthode mais ne manquez jamais de relayer l’habituel charabia "momentum" - le genre qui vous aurait fait vendre Apple en 2002 et acheter une banque US en 2007.

(2) Parlez beaucoup mais dites peu: votre plaidoyer est émouvant mais il n’y ni exemple, ni démonstration, ni preuves ni thèse ni rien.

(3) Ne publiez nulle part votre track record, sur dix ans, post-taxes? Est-il audité/vérifiable/prouvé?

Il faut relever le niveau, ou bien sortir du ring.

Good luck.

Hors ligne

 

Pied de page des forums

Propulsé par FluxBB
Hébergé par Arcustech