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Forums des investisseurs heureux

Discussions courtoises et réfléchies sur l'investissement patrimonial pour s'enrichir, générer une rente et atteindre l'indépendance financière

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#51 09/01/2012 12h52 → Combien valez-vous ?

Membre
Réputation :   36 

Piqué sur un autre forum :

Un investisseur américain se promène au bord de l’eau dans un petit village côtier mexicain. Un bateau rentre au port, contenant plusieurs thons. L’Américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer.
« Pas très longtemps », répond le Mexicain.
« Mais alors, pourquoi n’êtes vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus ? » demande le banquier.

Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille. L’Américain demande alors : « Mais que faites-vous le reste du temps ? »
« Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie.»

L’Américain l’interrompt : « J’ai un MBA de l’université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l’usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut être New York, d’où vous dirigeriez toutes vos affaires. »

Le Mexicain demande alors : « Combien de temps cela prendrait-il ? »
- 15 à 20 ans, répond le banquier.
- Et après ?
- Après, c’est là que ça devient intéressant, répond l’Américain en riant. Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions.
- Des millions ? Mais après ?
- Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme, et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis.

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#52 09/01/2012 19h33 → Combien valez-vous ?

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Réputation :   50 

Bonjour,

Je me souviens avoir lu ce passage ! Il figure en introduction de La semaine de quatre heures de Tim Ferries.

Et effectivement cette fable m’a bien fait réfléchir. Sans aller jusqu’à vivre en rentier en étant jeune, au moins n’hypothéquons pas notre bonheur actuel pour un hypothétique futur bonheur de rentier.

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#53 24/06/2012 10h29 → Combien valez-vous ?

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Réputation :   

Je ressort cette discussion du placard pour y apporter une nouvelle contribution.

En effet, la fiscalité grandissante du rentier m’amène à réfléchir sur une comparaison du revenu du travail opposé au revenu du patrimoine, après impôts, ceci afin de redéfinir une nouvelle approche du "Combien valez-vous" ou plutôt "Combien valez-vous… une fois mes impôts payés".

Je prends en exemple un célibataire, résidant fiscal français (et désirant le rester), patrimoine immobilier et/ou mobilier estimé à 1,2 M€, RDT de 4%, soit une revenu annuel de 48000 €, aucun crédit en cours. Il gagnait le même revenu en travaillant auparavant, et décide de franchir le pas en vivant uniquement de son patrimoine.

Il en résulte la comparaison suivante:
  - Travail        : 48.000 € -  7.400 € impôts = 40.600 € nets après impôts.
  - Patrimoine  : 48.000 € - 16.300 € impôts = 31.700 € nets après impôts.

Il manquera donc 9000 €/an au rentier pour conserver son train de vie d’avant.
Ce serait pire s’il avait encore un emprunt immobilier locatif, le capital amorti entrant dans le calcul de l’impôt.
Je pense qu’il est important d’en tenir compte, surtout que ça ne risque pas de s’améliorer !

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#54 24/06/2012 11h33 → Combien valez-vous ?

Membre
Réputation :   231 

+ simplification des relations avec les organismes sociaux, sécu "de droit", protection sociale, droits à la retraite, droit à la formation, éventuel PEE avec abondement, éventuellement CE, presse et café gratuits…

En France, l’optimisation serait-elle d’être salarié d’une grande entreprise ? smile

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#55 24/06/2012 11h59 → Combien valez-vous ?

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Réputation :   143 

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#56 24/06/2012 16h41 → Combien valez-vous ?

Modérateur
Réputation :   1084 

bastounet a écrit :

Je ressort cette discussion du placard pour y apporter une nouvelle contribution.

En effet, la fiscalité grandissante du rentier m’amène à réfléchir sur une comparaison du revenu du travail opposé au revenu du patrimoine, après impôts, ceci afin de redéfinir une nouvelle approche du "Combien valez-vous" ou plutôt "Combien valez-vous… une fois mes impôts payés".

Je prends en exemple un célibataire, résidant fiscal français (et désirant le rester), patrimoine immobilier et/ou mobilier estimé à 1,2 M€, RDT de 4%, soit une revenu annuel de 48000 €, aucun crédit en cours. Il gagnait le même revenu en travaillant auparavant, et décide de franchir le pas en vivant uniquement de son patrimoine.

Il en résulte la comparaison suivante:
  - Travail        : 48.000 € -  7.400 € impôts = 40.600 € nets après impôts.
  - Patrimoine  : 48.000 € - 16.300 € impôts = 31.700 € nets après impôts.

Il manquera donc 9000 €/an au rentier pour conserver son train de vie d’avant.
Ce serait pire s’il avait encore un emprunt immobilier locatif, le capital amorti entrant dans le calcul de l’impôt.
Je pense qu’il est important d’en tenir compte, surtout que ça ne risque pas de s’améliorer !

Votre comparaison ne me semble pas partir sur de bonnes (= non biaisées) bases :

1) Pourquoi comparer le revenu net d’un salarié (après paiement des charges salariales, dont la CSG, et des charges patronales) avec le revenu brut (avant toute imposition) d’un patrimoine ?

2) Pourquoi ne pas inclure les possibilités qui existent pour un "rentier" (qui a le droit de réfléchir un peu plus, que de tirer tous ses revenus de l’immobilier sans aucun crédit) de diminuer significativement son imposition (en diversifiant son patrimoine, entre immobilier (nu et meublé), actions (en majorité sur PEA), obligations (via un contrat d’AV), pour juste coter des moyens facilement accessibles ?

Le rentier n’a en fait pas besoin que les "revenus nets" de son pécule permettent de financer ses dépenses. Il a juste besoin que l’excédent de trésorerie que son pécule permet de dégager permette de financer ses dépenses, sans que ceci entame son pécule (ou plutôt n’empêche à l’avenir ce pécule de continuer à dégager un flux de trésorerie similaire). Et c’est bien différent (mais certes un peu plus compliqué que regarder son salaire net arriver sur son compte et la mensualité d’IR en partir)…

Dernière modification par GoodbyLenine (24/06/2012 16h42)


Contrôlons la finance: Finance Watch  - Parrain Fortuneo: 12356125, INGDirect: ZKCYANB, Altaprofits: MP

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#57 24/06/2012 17h52 → Combien valez-vous ?

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bastounet a écrit :

Je ressort cette discussion du placard pour y apporter une nouvelle contribution.

En effet, la fiscalité grandissante du rentier m’amène à réfléchir sur une comparaison du revenu du travail opposé au revenu du patrimoine, après impôts, ceci afin de redéfinir une nouvelle approche du "Combien valez-vous" ou plutôt "Combien valez-vous… une fois mes impôts payés".

Je prends en exemple un célibataire, résidant fiscal français (et désirant le rester), patrimoine immobilier et/ou mobilier estimé à 1,2 M€, RDT de 4%, soit une revenu annuel de 48000 €, aucun crédit en cours. Il gagnait le même revenu en travaillant auparavant, et décide de franchir le pas en vivant uniquement de son patrimoine.

Il en résulte la comparaison suivante:
  - Travail        : 48.000 € -  7.400 € impôts = 40.600 € nets après impôts.
  - Patrimoine  : 48.000 € - 16.300 € impôts = 31.700 € nets après impôts.

Il manquera donc 9000 €/an au rentier pour conserver son train de vie d’avant.
Ce serait pire s’il avait encore un emprunt immobilier locatif, le capital amorti entrant dans le calcul de l’impôt.
Je pense qu’il est important d’en tenir compte, surtout que ça ne risque pas de s’améliorer !

Bonjour Bastounet,

Pour compléter les propos de GoodbyLenine, je pense qu’il faut aussi prendre en compte le facteur temps dans cette comparaison travail/patrimoine.

Travail = me prend 7h par jour pour les plus chanceux, 10h pour d’autres.
Patrimoine = me prend le temps d’apprendre et de faire mes placements.

Du coup, même si le calcul "impôts" est en défaveur du patrimoine, cela se compense par une liberté de temps. 7 heures par jour valent-elles 9000 euros par an?


Julien,

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#58 24/06/2012 20h44 → Combien valez-vous ?

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@GoodbyLenine

Je crois que vous n’avez pas bien compris le sens de mon message ou bien mon explication n’est pas assez claire ! L’idée de cette discussion, à son origine, était, me semble-t-il, d’évaluer le patrimoine nécessaire à chacun pour devenir rentier. Des montants très différents sont apparus suivant les uns et les autres, surement en fonction du train de vie et de la géographie de chacun. L’idée de mon intervention était de faire la comparaison (on ne peut plus basique) entre avant et après. Avant, quand on travaillait et après, quand on devient rentier. Dans cet exemple, je vis bien avec 4000 € par mois, et 3000 € me suffiront quand je serais rentier, par rapport à mon mode de vie. Pour y arriver, je dois viser près de 4000 €, à cause de l’impôt à venir. C’est aussi simple que ça !
Alors, bien sûr qu’il existe de la défiscalisation. S’il s’agit d’immobilier, espérons que ce ne soit pas du Scellier investi en province dans une zone sans demande locative… S’il s’agit du PEA, il limite le choix aux valeurs françaises et européennes, plutôt en berne ces temps-ci.
Alors, bien sûr il y a l’AV. Combien d’entre nous arrivent à en tirer un revenu aujourd’hui, sans peur de l’inflation ?
Pour finir, je voulais juste rappeler que le revenu du patrimoine impose une fiscalisation importante dont il faut tenir compte dans ses propres calculs d’indépendance. Le savoir en est une chose, le visualiser en est une autre…

@JulienD

Bien d’accord avec vous sur le fond, mais si tout le monde (ou presque) le sait, il est, je pense, important de connaitre l’ampleur de la différence. Mon exemple ne servait qu’à ça !

Dernière modification par bastounet (24/06/2012 20h46)

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#59 24/06/2012 21h43 → Combien valez-vous ?

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Nikki a écrit :

En France, l’optimisation serait-elle d’être salarié d’une grande entreprise ? smile

Oui et non… Les grosses boites offres des rémunérations globales (salaire, int + part, avantages divers) énormes versus les petites boites, à travail équivalent.
Le soucis serait plutôt la localisation géographique pratiquement exclusivement parisienne. Et vivre à Paris requiert ces avantages.
Par contre je pense que bosser dans une petite boite à Paris est peu avantageux…

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#60 25/06/2012 07h43 → Combien valez-vous ?

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Beaucoup d’interventions très pertinentes sur ce fil. Si je puis me permettre d’ajouter mon grain de sel : à mon sens un rentier est quelqu’un qui vit des rentes de son patrimoine, sans entamer ce dernier (c’est à dire sans s’appauvrir). Ce qui suppose de le protéger de l’inflation.

Hors en France, tous impôts confondus un rentier sera imposé autour de 40 à 50% (39,5% de CSG et de PFL, plus l’ISF, plus à minima la taxe d’habitation), ce qui lui laissera généralement tout juste de quoi compenser l’inflation. Donc il n’est à mon sens pas possible de devenir rentier - au mieux on peut consommer un capital préalablement accumulé, ce qui offrira le mode de vie du rentier mais pour un temps limité.

Après il est effectivement possible de jouer sur certaines niches fiscales (typiquement l’AV, vue qu’elle est non plafonnée et flexible) mais il y a des contreparties, en particulier les frais de gestion qui peuvent aboutir à reprendre d’une main l’économie d’impôt gagnée de l’autre…

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#61 30/09/2012 20h21 → Combien valez-vous ?

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Réputation :   246 

Farang a écrit :

Bonjour,

Je suis tombé sur ce fil de discussion que j’ai trouvé très intéressant.
Je voulais réagir vis à vis des sommes indiquées, autour du million d’euros, que je trouve astronomiques, inaccessibles. Ces sommes ne permettent pas au commun des mortels d’envisager un plan de vie pour atteindre cet objectif. Je ne pense pas que les personnes qui parlent de ces sommes aient un réel objectif de s’arrêter de travailler, j’imagine que beaucoup d’entre nous s’épanouissent finalement dans le travail.
En ce qui me concerne, j’ai choisi de me fixer des objectifs accessibles, car je n’ai jamais aimé travailler, et j’ai envie de réaliser mon rêve: ne plus être dépendant du travail.
J’ai 38 ans, cadre sup, je suis propriétaire (aucun prêt en cours), et je n’aurai pas d’enfants.
A la question combien valez-vous, je réponds 520.000 euros, répartis comme suit:
- Une maison en province (200.000 euros) que je possède déjà
- Un appartement de 20.000 euros en Thailande que je possède déjà
- Un capital de 300.000 euros, réparti en assurance-vie et appartement en location, l’ensemble donnant une moyenne de rentabilité nette de 4%, soit 1000 euros/mois.

Dans 4 ans, j’aurai enfin atteint les 300.000 euros (actuellement j’ai un peu plus de 200.000 euros). Ainsi, je pourrai m’établir définitivement dans mon appart en Thailande, et profiter de la vie et de ses plaisirs tant que ne suis pas trop vieux.
En effet, j’estime qu’à 42 ans, mes meilleures années se situeront déjà derrière moi, et l’on ne vit qu’une fois. A noter que le salaire moyen dans ce pays est d’environ 250 euros/mois. Avec 1000 euros/mois, on y vit extrêmement bien. D’autres pays comme le Cambodge ou le Laos ont des niveaux de vie encore plus bas, mais perso, j’aime moins.
Bien sûr chacun voit midi à sa porte. En ce qui me concerne, j’ai une vie simple, un pied à terre en France, un pied à terre en Asie, où il y a largement de quoi s’épanouir (ceux qui connaissent le pays comprendront) avec 1000 euros/mois, le tout sans entamer le capital. Que vouloir de plus?
Bon, je pense avoir un peu digressé et raconté ma vie, mais franchement, annoncer des millions d’euros, je trouvais que ça n’avait aucun intérêt. Quel pourcentage de la population est réellement capable d’engranger un tel capital?
Je pense que l’on peut s’arrêter avec beaucoup moins, il faut savoir où mettre le curseur et quelle vie on souhaite réellement mener. Se fixer une rente de 3000 euros nets/mois (sous entendant environ 900.000 euros de capital), c’est utopique, on ne vit qu’une fois, et le SMIC en France est de 1000 euros nets/mois.
Bonne continuation à tous
Nico

Je viens de lire ce fil…

Bravo Nico !

Et oui… je vous comprends tres bien…

Dernière modification par sissi (30/09/2012 20h24)

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#62 16/01/2014 15h19 → Combien valez-vous ?

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Réputation :   29 

Je n’avais pas vu ce fil.

Je pense qu’en effet il n’y a pas de réponse toute faite, le montant dépend du style de vie de chacun.
J’aime beaucoup cet article (et le blog en général d’ailleurs) qui dit qu’en gros il faut viser de couvrir ses dépenses avec un revenu issu d’un placement de capital a 4% pour ne plus avoir besoin de travailler :

The 4% Rule: The Easy Answer to “How Much Do I Need for Retirement?”

Si l’on doit couvrir 40k par an, il faut 1M pour être indépendant financièrement.

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#63 16/01/2014 18h11 → Combien valez-vous ?

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Bonjour ,

La question de savoir combien il faut pour partir dépend de vos dépenses annuelles et de votre âge avant d’atteindre la retraite . Dans mon cas , j’ai pris le risque à l’âge de 40 ans avec 275 k€  et une résidence entièrement payée .

J’ai tout plaqué à Paris pour vivre dans ma résidence de vacances qui est maintenant devenue ma résidence principale . Je vis de mes rentes depuis l’an 2000 avec en gros 1000 euros de dépenses par mois  . Ma femme travaille à temps partiel et dépense également 1000 euros .

Notre patrimoine plafonne maintenant à 460 k€ + notre résidence principale payée qui a pris beaucoup de valeur mais on s’en fiche un peu tant qu’on est en dessous du seuil isf .

A l’âge de 67 ans (dans 13 ans) je toucherai environ 1500 euros/mois ce qui sera suffisant pour couvrir mes besoins . Ma femme aura aussi sa petite retraite de son côté . Peu importe si le capital commence à être entamé suite à la baisse des rendements des fonds euros puisque je sais qu’à 67 ans j’aurais une "rente" servie par l’ état cette fois-ci .

Le problème s’il devait en survenir un serait une inflation forte genre plus de 5% par an pendant 13 ans avec des rendements coincés autour de 2% mais là encore le capital baisserait mais pas assez pour me mettre en difficulté .

Si j’ai un simple conseil à donner c’est de faire votre propre simulation sur excel en n’oubliant pas de mettre un taux d’inflation pour vos dépenses annuelles que vous pouvez faire varier à votre guise . Idem pour le rendement de vos placements .

Je n’ai pas de regrets même si j’ai beaucoup profité de ma vie parisienne antérieure . Il y a un temps pour tout surtout si on a un enfant à élever .

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#64 16/01/2014 18h47 → Combien valez-vous ?

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Donc capital de départ 275 k
Dépenses 1000 *12 *13 = 156 k
Et capital actuel 460 k  soit un gain de 460-275 de 185 + 156 soit 341 k en 13 ans avec 275 de départ.

124% en 13 ans

A part vous demander des détails de vos investissement, je ne peux que dire vous bravo!!

Carpediem


«Voir c’est savoir, vouloir c’est pouvoir, oser c’est avoir. »Alfred De MUSSET

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#65 16/01/2014 19h22 → Combien valez-vous ?

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460 k€ c’est le capital de notre couple . Ma part est de 350 k€ seulement . Actuellement je n’ai plus qu’un contrat AV en euro après avoir beaucoup tradé sur un CTO warrants , turbos et marginalement  les actions .
En fait , je crois que si j’avais investi sur un bon FCP équilibré actions/obligations dès le début j’aurais plus que maintenant . Donc au niveau des résultats sur 13 ans , je ne pense pas avoir fait quelque chose d’extraordinaire par contre j’ai eu pas mal de sensations fortes même si je n’ai jamais mis en jeu plus de 3% de mon capital .
Exemple , avec un levier de 40 sur le dax (turbo dax) ça suffit pour gagner ou perdre 1000 euros (100 points x 10 euros le point) en quelques heures .

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#66 16/01/2014 19h32 → Combien valez-vous ?

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Bonsoir,

Je viens de lire ce fil de discussion et je me permets de vous faire bénéficier de ma modeste expérience en la matière.

Je suis rentier depuis fin 2005, mon patrimoine était à l’époque financier et immobilier à part égales. Il est maintenant en totalité financier. Je suis donc locataire de mon appartement et suis imposé à l’ISF.

La question est de savoir quelle est la rentabilité annuelle que l’on peut ponctionner sur un patrimoine investi de telle manière à ce que la situation soit pérenne dans le temps, c’est à dire qu’elle ne mette pas en danger le capital disponible. Mon expérience n’est pas théorique et m’a permis de traverser deux crises boursières mondiales majeures (2008 et 2011).

Premièrement, il est utile de replacer en perspective l’évolution de la rentabilité des classes d’actifs sur la période :

-l’immobilier, en particulier à Paris, reste, malgrès la hausse des prix, un actif à rentabilité faible qui induit un coût fiscal et d’entretien du capital important. D’expérience, je n’évaluerais pas la rentabilité d’un tel placement à plus de 1.5% net. Il y a bien entendu les gains en capital, mais outre le fait que ceux-ci sont de plus en plus imposés dans l’optique d’un placement locatif, ce sont les flux de revenus généré par les placements immobiliers qui sont importants puisque la revente d’un bien immobilier ne peut être fractionnée en fonction des besoins, ce qui n’est pas le cas des placements financiers. Il faut par ailleurs remarquer que plus la valeur des actifs immobiliers augmente, plus leur rentabilité baisse.

-Les obligations d’Etat et autres placements obligataires ont offert quant à eux sur la période des rentabilités qui ne dépassent pas les 2.5 à 3% sur la période.

-Les placements actions ont eu sur la période une volatilité importante et des rentabilités moyenne annualisées contrastées selon les zones. Le CAC40, par exemple à une rentabilité annualisée de -0.71% sur la période, l’EUROSTOXX de -0.3%. Le Dow Jones, quant à lui a fourni une rentabilité annualisée en dollar de 5.8% et de 4.3% exprimé en euros. De son côté, le MSCI World Index a fourni une rentabilité annualisée exprimée en Euros de 2.3% sur la période. Bien entendu, ces valeurs moyennes ont été sujette à une forte volatilité au cours de la période.

Ainsi sur la période une seule classe d’actif a permis de fournir une rentabilité annuelle moyenne base EUROS supérieure à 4.3% sur la période, ce sont les placement actions en dollars. Les émergents aussi

Or si l’on veut ponctionner 4% de son capital, il faut que la rentabilité annualisée moyenne du capital sur la période soit de 4% sur une période donnée ce qui, sur la période passée récente, n’a pas été réalisé dans la plupart des cas.

La règle des 4% est celle que j’avais adopté lorsque j’ai commencé ma démarche. Je me suis assez vite rendu compte que cette ponction sur le capital ne serait pas couverte pas la rentabilité de mon patrimoine. Il m’a donc fallu réviser mon pourcentage de ponction annuelle.

1ere régle donc : être flexible sur le rendement attendu, et donc la ponction que l’on effectue sur son capital. Je l’ai fixée à 3%, ce qui correspond tout de même à une réduction de 25% des revenus attendus du capital (on passe de 4% à 3%).

2ème règle : Il faut raisonner en moyenne sur une période longue. La ponction annuelle moyenne sur mon capital de 3% n’a pas tous les ans correspondu à une rentabilité de 3% de mon patrimoine. Sur l’ensemble de la période considérée de fin 2005 à maintenant, la rentabilité annualisée de mon capital a parfois été inférieure à 3%, parfois négative, parfois supérieure à 4%, mais je sais qu’en moyenne elle a été supérieure ou égale à 3%. La situation a donc été pérenne.
Par exemple en 2008, la rentabilité annualisé de mon capital a été de -5.8%, mais j’ai continué à ponctionner 3% sur mon capital. Les gains en 2009 et 2008 ont permis de rétablir normale. De même en 2011 où la rentabilité annualisée moyenne de mon patrimoine a été de -1%, en 2013 elle est remontée à 4%.
Ceci dit, les conditions de marché peuvent changer et il faudra alors changer les perspectives de ponction sur le capital. Il faut savoir être flexible et toujours être très conservateur si l’on veut préserver son capital.

Si vous parlez à un banquier spécialiste de la gestion de patrimoine d’une rentabilité annualisée du capital sur la période passée récente de 4%, il vous dira que c’est une bonne performance. Il ne faut pas avoir d’anticipation de rentabilité irréaliste.

3ème règle : Il n’y a pas de rentabilité sans risque et il faut diversifier le risque, nationalement et internationalement. Sur la période considérée, ce sont les marchés actions émergents et US qui ont apporté la performance et pas les marchés européens. Un investisseur avec un tropisme européen se retrouverait avec une rentabilité nulle. Un investisseur qui serait resté sur l’obligataire n’aurait gagné que des cacahuètes.

4ème règle : Il faut avoir une une gestion active et aller chercher la rentabilité attendue. Cette année c’est plutôt l’Europe et le dollar à mon point de vue d’où sur-pondération mais toujours…diversifier.

5ème règle : Ayez un suivi précis et régulier de la rentabilité annualisée de votre patrimoine. Cela doit être le benchmark contre lequel vous mesurez les ponctions que vous ferez sur votre capital. Je sais tous les jours quelle est la rentabilité annualisée moyenne de mon patrimoine depuis que j’ai commencé à investir, et ceci en fonction de mes versements et de mes retraits sur la période et des valorisations de mes actifs. Il faut toujours raisonner en moyenne sur plusieurs année. Ne pas suivre rigoureusement, c’est s’exposer à des dérapages.

Voilà, pour moi ça marche…pour l’instant!!

Le montant dont on a besoin pour vivre est d’une importance de second ordre. Je vis à Paris qui est une ville très chère à tout point de vue. Je vivrais à Marseille, mon niveau de vie serait 20% plus élevé avec le même revenu, à Toulouse ou Barcelone, ce serait 30% de gain, à Lisbonne ou Bangkok, 40%.

Ainsi un revenu de 40 000 EUROS ne représente pas la même chose selon que l’on habite Lisbonne Marseille ou Paris et le capital nécessaire sera donc aussi nécessairement différent.

Il y a un site très bien pour comparer le coût de la vie, c’est www.expatistan.com.

Voilà, j’espère avoir pu alimenter votre réflexion.

Si vous voulez vous permettre le luxe de perdre votre temps, ne perdez pas votre argent.

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#67 16/01/2014 23h40 → Combien valez-vous ?

Membre
Réputation :   246 

Brubru

J’admire votre discipline!

Perso je prends le top de mon portefeuille printemps 2011 ….comme base …ca a pris un peu de temps apres la crise d’octobre 2011 pour remonter…

Apres une baisse en 2011 de 40% en moyenne….- oui c’est effrayant a la retraite- j’ai d’abord eu comme but de remonter au top de 2011…puis au top plus inflation…puis top + inflation + rendement "normal" comme motivation etc

En gerant activement …on peut eviter non seulement d’entamer le capital mais meme le faire grandir … surtout si on utilise un peu de levier pour augmenter le rendement

Evidemment ca dépend du capital accumule! avec 1 million ok avec 2 plus aucun souci. mais avec 500k faudrait surveiller les depenses et surtout vivre la ou la vie est moins chère!

Merci pour ce site….bon il ne compare que les grandes villes…mais ca donne une idée

PS Le seul point ou je differe….je travaille avec  les obligations High Yield - surtout émergentes

Mais… vous pensez que 40k est suffisant en France?

Dernière modification par sissi (17/01/2014 01h39)

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#68 17/01/2014 12h43 → Combien valez-vous ?

Membre
Réputation :   29 

Merci brubru pour votre témoignage.

C’est amusant mais votre approche est complètement différente de ce que j’avais en tête.
Pour moi il faut estimer le montant dont on a besoin pour vivre convenablement a endroit donne, et par conséquent déterminer le montant de capital nécessaire.

Vous vous dites :

brubru a écrit :

Le montant dont on a besoin pour vivre est d’une importance de second ordre.

J’en déduis que votre capital couvre du coup largement vos dépenses et que votre but est sa préservation sur le long terme (+ inflation) ? Ou alors vous ajustez celles-ci au rendement que vous tirez de votre capital ?

Ce que j’en retiens aussi est que votre allocation est 100% financier, avec rentabilité très fluctuante qui vous a oblige a ponctionner du capital

=> C’est lie au fait que vous estimez l’immobilier comme peu rentable. (et aussi surement au fait que votre expérience ne date "que" de 5 ans et intégre un gros krach).

Il y a pourtant bcp de rentiers vivant de leur parc immo et qui en tirent plus que 1.5% net (plutôt en province) ? Comment arrivez vous a ce chiffre?
De plus pour moi une rente immobilière a l’énorme avantage de fournir des cash-flow prévisibles.
Si vous savez que vos dépenses sont de 40K a l’année, et que vos loyers après charges et impôts sont de 40K, il y a peu de chance que ce chiffre fluctue énormément et vous oblige a taper dans le capital ?

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#69 17/01/2014 13h22 → Combien valez-vous ?

Membre
Réputation :   16 

jc a écrit :

Bonjour ,

A l’âge de 67 ans (dans 13 ans) je toucherai environ 1500 euros/mois ce qui sera suffisant pour couvrir mes besoins . Ma femme aura aussi sa petite retraite de son côté . Peu importe si le capital commence à être entamé suite à la baisse des rendements des fonds euros puisque je sais qu’à 67 ans j’aurais une "rente" servie par l’ état cette fois-ci .

.

Merci pour votre témoignage très intéressant.

juste quelques précisions :
Est-ce que vous continuer à avoir une activité même minime pour accumuler des trimestres jusquà la retraite ?
Car sinon espérer avoir une retraite de 1500 euros en ayant travaillé seulement 15 ou 20 ans me parait très élevé ? (ou vous étiez à des niveaux de rémunération pendant toutes les années travaillées > 5 000 ou 6 000 euros/mois)
car à 67 vous partirez bien à taux plein mais vous aurez le prorata (trimestres validés)/(trimestres requis=166 )qui s’appliquera quand même

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#70 17/01/2014 14h01 → Combien valez-vous ?

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sissi a écrit :

Mais… vous pensez que 40k est suffisant en France?

Ma chère Sissi, n’oubliez jamais que la personne qui n’a que des plaisirs gratuits est la plus riche du monde…

Ce que je constate personnellement, c’est que je dépense moins (et certainement mieux) que lorsque j’étais actif et qu’en 2013 bien que je ne sois pas satisfait de mon année boursière action, mon capital a quand même progressé (merci le HY).

Difficile de savoir avant de sauter le pas le comportement dépensier que l’on aura après.


«Voir c’est savoir, vouloir c’est pouvoir, oser c’est avoir. »Alfred De MUSSET

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#71 17/01/2014 14h11 → Combien valez-vous ?

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Non Tellib , je ne travaille plus du tout et n’ accumule donc plus de trimestre .

A 67 ans c’est même 167  trimestres qui seront désormais requis pour les gens nés en 1960 .

Effectivement , j’ai accumulé beaucoup de points arrco et agirc grâce à mon salaire de cadre qui a été d’entrée assez élevé pour l’époque . J’ai eu de la chance de sortir d’une bonne école d’ingénieur et enchainé directement à la sortie de l’école une expérience professionnelle de 3 ans aux USA au sein d’une grande université  . D’ailleurs , je ne sais pas comment cette période où j’ai été rémunéré sera prise en compte . J’en ai donc pas tenu compte dans ma simulation .

De retour en France , j’ai toujours cotisé au dessus du plafond de la ss pour le salaire qui est retenu dans le calcul de la retraite (25 meilleures années) .
Je peux dire aussi que pendant toutes ces années , j’ai dû bosser deux fois plus que certains avec 50 % de mon temps en voyage à l’étranger (pays émergents surtout).

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#72 17/01/2014 14h20 → Combien valez-vous ?

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Votre femme travaille-t-elle suffisamment pour valider ses trimestres?
Comment gérez-vous votre couverture sociale? ( par l’intermédiaire de madame je suppose?)


«Voir c’est savoir, vouloir c’est pouvoir, oser c’est avoir. »Alfred De MUSSET

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#73 17/01/2014 14h30 → Combien valez-vous ?

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Carpediem , elle travaille dans l’enseignement supérieur à temps partiel environ 10 h / semaine sur 40 semaines et ne peut donc pas valider 4 trimestres par an . Effectivement c’est elle qui me couvre au niveau ss  .
Le jour où elle décide de s’arrêter elle aussi je suppose qu’on devra payer 8% au dessus du plafond de la cmu pour continuer à être couvert . Sinon , faire quelques heures d’enseignement de temps en temps en tant qu’auto entrepreneur pourrait nous assurer aussi je crois.

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#74 17/01/2014 15h00 → Combien valez-vous ?

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La validation des trimestres est surtout une question de montant perçu pas de nombres d’heures travaillées. Comme vous le dîtes, il existe des possibilités lorsque l’on ne travaille plus.
Ma question était juste pour savoir comment vous envisagiez la retraite des deux conjoints et visiblement aucun ne sera à taux plein.
Personnellement, je cotise toujours car je ne voudrai pas me retrouver dans une situation d’économies drastiques dans laquelle les retraités qui n’ont pas cotisé pour être à taux plein se retrouvent exclus du système générale ( du genre :si vous pouviez vous passer de Sécu avant, vous pourrez vous en passez en retraite!!)


«Voir c’est savoir, vouloir c’est pouvoir, oser c’est avoir. »Alfred De MUSSET

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#75 17/01/2014 15h07 → Combien valez-vous ?

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carpediem a écrit :

sissi a écrit :

Mais… vous pensez que 40k est suffisant en France?

Ma chère Sissi, n’oubliez jamais que la personne qui n’a que des plaisirs gratuits est la plus riche du monde…

Ce que je constate personnellement, c’est que je dépense moins (et certainement mieux) que lorsque j’étais actif et qu’en 2013 bien que je ne sois pas satisfait de mon année boursière action, mon capital a quand même progressé (merci le HY).

Difficile de savoir avant de sauter le pas le comportement dépensier que l’on aura après.

Oui pour les plaisirs gratuits….ceux la je les ai en naviguant …

Par contre…si on change de continent….on controle un peu moins certaines dépenses…achat voiture, logement… en fait ces depenses ont gruge une bonne partie du rendement…(SNS aussi !)

Mais comme j’ai la bougeotte…ca risque d’etre un camping car puis une péniche ou un autre bateau pour la med…

Faut aussi se permettre de realiser nos rêves tant qu’on a la santé …et la passion!

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