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Forums des investisseurs heureux

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#26 17/02/2012 09h41 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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Fructif a écrit :

JOB a écrit :

les épargnants souffrent, certes, mais les héritiers (conjoint survivant et enfants) moins qu’avant TEPA 2007 !

Je ne sais pas comment c’était avant TEPA 2007

ma remarque concerne surtout le conjoint survivant qui ne paye plus de droits de succession. Comparez avec les années 90, c’est le jour et la nuit !


Ericsson…!  Qu'il entre !

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#27 17/02/2012 10h26 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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InvestisseurHeureux a écrit :

(j’ai abandonné tout espoir d’une vraie vision stratégique pour le pays, c’est donc la seule motivation de mon choix). Mais au final, quand je fais le bilan, à chaque gouvernement de droite c’est pire qu’avec la gauche !

Eh oui, comme moi, vous êtes conscient que l’on gère mieux son argent que l’argent des autres. Et que par conséquent les particuliers tiennent bien mieux leur budget que l’État.

Il ne vous reste plus qu’à voter pour un libéral qui proposera de baisser les impôts pour tout le monde, ainsi que les dépenses (de l’ordre de 250mds de dépenses et de 150mds d’impôts).

Ah bah zut, quand on fait la liste, aucun candidat sur les 14 n’envisage une baisse des dépense et des impôts.

C’est normal, les candidats de 2012, contrairement à ceux de 2007, de 2002, de 95, de 88, de 81, …, sauront gérer votre argent.

Victoire a écrit :

Le pire est l’instabilité fiscale

Moi je vous propose un deal : toute modification d’impôt ne peut se faire que vers une baisse d’impôts. En clair, vous ne pouvez avoir qu’une bonne surprise. C’est mieux ça comme instabilité non ?

InvestisseurHeureux a écrit :

Là je continue à multiplier les activités pour gagner plus et épargner plus, mais à un moment donné ça ne vaudra simplement plus la peine

Victoire a écrit :

J’ajoute que devant toutes ces mesures touchant l’épargne,je commence à moins avoir envie d’épargner ….et ne faisant pas partie des consommateurs compulsifs ,la solution est de moins travailler

C’est le problème du raisonnement keynesien : nos dirigeants pensent que la croissance, c’est la consommation et que l’épargne, c’est de l’argent "perdu". Donc il faut décourager l’épargne. Le jour ou les gouvernants comprendront que épargne=investissement, on aura bien avancé. Moi je n’ai pas ouvert de CTO à cause de la suppression du seuil, c’est ça de moins pour le financement de nos entreprises.

InvestisseurHeureux a écrit :

(le statut "injuste" d’auto-entrepreneur en franchise de TVA sera parfait !)

Si vous avez une activité de service, vous pouvez gagner 2 000€ net après IR par mois avec 33 000€ de CA.

Dernière modification par OilDrum (17/02/2012 10h38)

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#28 17/02/2012 10h48 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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Ce qui me frappe, c’est que selon la Constitution, le rôle du Président est défini par:

Article 5 de la Constitution de 1958 a écrit :

Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’Etat.
Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités.

Tandis que le Gouvernement:

Article 20 de la Constitution de 1958 a écrit :

Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation.

Nous sommes en pleine dérive vers un régime présidentiel au lieu du régime moniste que nos textes fondamentaux prévoient.

Les véritables projets devraient être présentés par les candidats aux législatives et non pas aux présidentielles.

Pour la question de la gestion de l’argent public, c’est triste à dire mais je ne vois pas de solutions, chaque candidat a ses lobbys et électeurs qui recherchent chacun leurs propres intérêts souvent contraires aux intérêts de la polis (grec, pas la police big_smile).

C’est insoluble, hormis d’avoir un candidat totalement desintéressé et humaniste virant presque à la naïveté, si tant est qu’il ne se fasse élire.

L’alternative est un gouvernement technocrate à la Monti avec les défauts que cela comprend (la seule mission étant de remettre le budget sur les rails).

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#29 17/02/2012 10h56 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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Ratpack a écrit :

C’est insoluble, hormis d’avoir un candidat totalement desintéressé et humaniste virant presque à la naïveté, si tant est qu’il ne se fasse élire.

C’est soluble si l’on a un candidat qui comprend que le rôle de l’État n’est pas de se substituer aux individus !

L’argent que l’Etat dépense, il l’a piqué aux individus, individus qui l’auraient eux mêmes utilisé bien plus efficacement tout simplement parce que c’est leur argent.

Quand vous avez un Etat qui se retire de l’économie, il n’y a plus de lobby possible.

La question fondamentale derrière ça, c’est celle de la liberté.

Dernière modification par OilDrum (17/02/2012 11h04)

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#30 17/02/2012 11h06 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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Cela demande des années de pédagogie auprès des groupes de pression.

Je suis certain que les hommes politiques le savent pertinemment mais qu’ils sont tellement dépendants de leurs catégories d’électeurs qu’ils ne peuvent faire autrement que de les satisfaire au moins partiellement, ce qui souvent aboutit à dériver de l’intérêt général.

Pensez-vous qu’un candidat prônant vos principes ait une quelconque chance d’être élu ? Je n’y crois pas une seconde, les gens veulent être assistés, veulent que tout soit géré pour eux afin de limiter leur prise de risque et donc de ne pas avoir à assumer leurs éventuelles erreurs. L’Etat qui materne est rassurant.

C’est une question d’esprit d’entrepreneuriat et d’ambition de vie tout simplement. Une partie infime de la population est prête à cela.

Dernière modification par Ratpack (17/02/2012 11h23)

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#31 17/02/2012 11h19 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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Je suis d’accord avec vous Ratpack.

Par contre il faut reconnaître que c’est une mentalité bien française…
Il suffit de voyager un peu autour pour voir que les politiciens des pays voisins n’ont semble-t-il pas les mêmes problèmes de "maternage".
L’esprit d’entrepreneuriat existe réellement dans beaucoup de pays… pas chez nous malheureusement.

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#32 17/02/2012 11h20 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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Ratpack a écrit :

Je suis certain que les hommes politiques le savent pertinemment mais qu’ils sont tellement dépendants de leurs catégories d’électeurs qu’ils ne peuvent faire autrement que de les satisfaire au moins partiellement, ce qui souvent aboutit à dériver de l’intérêt général.

A partir du moment où on sait que la moitié de la population du pays vit avec moins de 1500 EUR par mois, on comprend beaucoup de choses.

Quelque part, on ne peut pas dire que la démocratie ne fonctionne pas. L’Etat se met au service de la majorité qui souhaite être assistée et que l’on paye pour elle.

Toutefois, il y a un véritable problème en France avec la notion de richesse et de valeur du travail, dont la perception par la population est complètement déformée. Cela n’a pourtant pas toujours été le cas. A quoi est-ce dû ? Aux évènements de 1968 ? Je ne voudrais pas passer pour un vieux xxx en l’affirmant sans avoir connu cette époque.

Pour l’instant l’expatriation m’est impossible, même si j’aménage les contraintes pratiques (c.à.d aller au bureau), tant que j’aurai l’essentiel de mes actifs en France (ma PME) je serai considéré comme résident fiscal français.

Par ailleurs, même s’il faut des impôts, l’incohérence de la fiscalité française est particulièrement agaçante. Notamment l’ISF où vous payez un impôt sur une somme … Que vous devriez aux impôts en cas de liquidation des actifs !

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#33 17/02/2012 11h35 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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Le problème est que ces gens ne comprennent pas (ou n’ont pas l’éducation économique suffisante) pour comprendre qu’un Etat vivant sous quasi-perfusion depuis 30 ans ne permettra en rien d’améliorer leur situation.

Seuls l’investissement, l’éducation, la recherche et l’innovation sont vecteurs d’avenir, malheureusement ceux-ci sont délaissés au profit d’une population à maintenir sous allocations, subventions qui contribuent à la stagnation des salaires et en rien à la vitalité et à la santé du pays.

L’instabilité fiscale est une conséquence de cela, l’Etat cherche à gratter où il peut pour acheter en quelque sorte la paix sociale tout en essayant de ne pas trop faire grogner les populations taxées.

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#34 17/02/2012 14h45 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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OilDrum a écrit :

C’est le problème du raisonnement keynesien : nos dirigeants pensent que la croissance, c’est la consommation et que l’épargne, c’est de l’argent "perdu". Donc il faut décourager l’épargne. Le jour ou les gouvernants comprendront que épargne=investissement, on aura bien avancé. Moi je n’ai pas ouvert de CTO à cause de la suppression du seuil, c’est ça de moins pour le financement de nos entreprises.

Ratpack a écrit :

Pour la question de la gestion de l’argent public, c’est triste à dire mais je ne vois pas de solutions, chaque candidat a ses lobbys et électeurs qui recherchent chacun leurs propres intérêts souvent contraires aux intérêts de la polis (grec, pas la police big_smile).

Ratpack a écrit :

Je suis certain que les hommes politiques le savent pertinemment mais qu’ils sont tellement dépendants de leurs catégories d’électeurs qu’ils ne peuvent faire autrement que de les satisfaire au moins partiellement, ce qui souvent aboutit à dériver de l’intérêt général.

Pensez-vous qu’un candidat prônant vos principes ait une quelconque chance d’être élu ? Je n’y crois pas une seconde, les gens veulent être assistés, veulent que tout soit géré pour eux afin de limiter leur prise de risque et donc de ne pas avoir à assumer leurs éventuelles erreurs. L’Etat qui materne est rassurant.

Derival a écrit :

A partir du moment où on sait que la moitié de la population du pays vit avec moins de 1500 EUR par mois, on comprend beaucoup de choses.

Quelque part, on ne peut pas dire que la démocratie ne fonctionne pas. L’Etat se met au service de la majorité qui souhaite être assistée et que l’on paye pour elle.

Toutefois, il y a un véritable problème en France avec la notion de richesse et de valeur du travail, dont la perception par la population est complètement déformée.

Ratpack a écrit :

L’instabilité fiscale est une conséquence de cela, l’Etat cherche à gratter où il peut pour acheter en quelque sorte la paix sociale tout en essayant de ne pas trop faire grogner les populations taxées.

Juste pour info : tout ce que vous soulignez ne constitue en rien un projet politique et économique!

Donc si on vous suit, une seule conclusion est possible : la France est condamnée à un inéluctable appauvrissement. Et il ne vas pas faire bon y vivre…

Et toute personne qui a quelques économies, comme la plupart d’entre nous ici j’imagine, est assurée de se les faire vol.. pardon "redistribuer".

Dernière modification par placementapapa31 (17/02/2012 14h47)

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#35 17/02/2012 15h17 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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placementapapa31 a écrit :

Juste pour info : tout ce que vous soulignez ne constitue en rien un projet politique et économique!

Je vous ai indiqué des propositions. Je peux les détailler si vous voulez mais on serait un peu hors-sujet.

Pour ce qui est de la politique économique, l’État ne doit pas en avoir, il doit simplement offrir aux acteurs économiques le cadre le plus favorable possible.

Projet politique, si, c’en est un au contraire. Et politique au sens noble du terme, puisque c’est une réflexion sur le rôle de l’État en mettant au premier plan la liberté individuelle et la propriété privée. 

J’ai aussi en tête une réforme des institutions. La démocratie, ça n’est pas la dictature de la majorité, ni de Bercy, on a un peu trop tendance à l’oublier en France.

(après relecture je me dis que j’ai peut-être interprété vos propos à l’envers. "pas des projets politiques ou économiques" se réfère au contenu de nos messages ou des propositions des candidats à la présidentielle ?)

Dernière modification par OilDrum (17/02/2012 15h19)

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#36 17/02/2012 15h40 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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OilDrum a écrit :

"pas des projets politiques ou économiques" se réfère au contenu de nos messages ou des propositions des candidats à la présidentielle ?

Les propositions des candidats!

Devant le vide économique et politique de ces programmes (visible de façon évidente, il me semble), vous comprendrez qu’on puisse s’interroger sur : "y a-t-il un pilote?"

Mais heureusement, peut-être peut-on plus compter sur les autorités européennes (?)

Dernière modification par placementapapa31 (17/02/2012 15h41)

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#37 17/02/2012 15h50 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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placementapapa31 a écrit :

Devant le vide économique et politique de ces programmes (visible de façon évidente, il me semble)

Tout à fait d’accord avec vous.

vous comprendrez qu’on puisse s’interroger sur : "y a-t-il un pilote?"

Justement, le problème, c’est que le pilote de votre argent, c’est l’État ! wink

Dernière modification par OilDrum (17/02/2012 15h51)

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#38 17/02/2012 18h47 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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JUSTEMENT LE PROBLEME  C EST QUE LE PILOTE DE VOTRE ARGENT C EST L ETAT 

Ce n est donc pas nouveau ,les mauvaises habitudes perdurent ,  si l on se rappelle que : 

L ETAT C EST MOI :  est une formule attribuée à Louis XIV et qu’il aurait prononcée le 13 avril 1655 devant les parlementaires parisiens. Elle est censée rappeler la primauté de l’autorité royale :

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#39 17/02/2012 19h19 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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Il me semble que notre discussion qui pourrait sembler idéologique amène à une conclusion synthétique intéressante…

Je m’explique.

Je crois que nous avons mis en évidence un redoutable cercle vicieux français : appauvrissement --> redistribution (demandée par les électeurs) --> hausse des prélèvements (consentie par les élus) --> augmentation du poids de l’état dans l’économie --> désincitation des agents les plus créateurs de richesse --> faible croissance --> appauvrissement --> …

Dans un autre sujet nous avons discuté de la pertinence des ratios déficit/PIB, dette PIB, etc. On en avait conclu fort logiquement que l’Etat avait deux moyens de résoudre les problèmes de déficit:

- baisser les dépenses

- augmenter les prélèvements

Certains (dont moi) croient, ou croyaient, que la crise allait nous amener vers une baisse des dépenses publiques, donc du poids de l’état, tout simplement puisque la pression de l’Europe oblige à réduire les déficits.

Pourtant cette phrase de Michel Aglietta me poursuivait :

Michel Aglietta a écrit :

Au total, la dette publique va très probablement augmenter, d’autant que l’Etat devra faire face à des coûts environnementaux et à des problèmes démographiques. On entre donc dans un monde où la socialisation de l’économie va progresser. Le genre de vision du capitalisme qui prône l’Etat minimal et la disparition tendancielle de la dette publique a vécu.

Michel Aglietta : "La sortie de la récession promet d’être lente"

J’ai réalisé tout bêtement que la baisse des déficits n’étaient pas forcément synonyme de baisse des dépenses, puisqu’il y a la voie de la hausse de prélèvements. Et que l’appauvrissement généré par la hausse des prélèvements ne peut qu’entrainer une hausse encore supérieure des prélèvements.

Il faut donc je crois se méfier des conclusions à tirer du fameux "diktat de l’Europe" : si on croit que la baisse obligatoire des déficits ça va faire baisser les dépenses, on se trompe peut-être…

Et cette hausse du poids de l’Etat ne peut que générer une faible croissance (est-il utile d’argumenter, là?…).

Je ne vois qu’un seul frein à ce cercle vicieux : le contre-pouvoir (peut-être) des marchés. Si tant est qu’il est effectivement vrai que ceux-ci demandent la croissance, comme on le dit sans les médias. Alors on pourrait voir les dépenses publiques diminuer pour tenter de libérer l’économie française. Mais j’ai des doutes, franchement.

Et si ce "modèle" certes un peu rustique, de cercle vicieux de la hausse des prélèvements est valide, alors que reste-t-il pour les petits investisseurs? (faible rentabilité des investissements + forts prélèvements)

Dernière modification par placementapapa31 (17/02/2012 19h24)

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#40 17/02/2012 20h13 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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Bonsoir,
comme beaucoup de libéraux, je ne voterais pas aux prochaines élections : l’offre est tellement pauvre que je ne suis même pas inscrit.
Le seul qui aurait ma faveur est mort depuis quelques temps déjà ….  Choisissez parmi une large sélection de chaussures New Balance styles.

Concernant les candidats actuels, ils se posent tous en solution alors que le problème c’est eux.

Ils veulent tous augmenter les impôts, pour acheter des voix, pour être ou rester au premier rang pour se servir en premier dans la soupe.

Une des bases de la nature humaine et de l’économie est que les hommes travaillent et entreprennent pour s’enrichir. C’est cet égoïsme qui crée de la richesse qui profitera à d’autres. Supprimer cet aiguillon c’est se condamner à vivoter et à disparaître.
Un des points qui contribuera encore à appauvrir le pays est que ces personnes qui créent la richesse partiront vers d’autres cieux moins déprimant ou lèveront le pied pour produire le strict minimum.

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#41 17/02/2012 21h46 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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Pourquoi se tuer à la tâche quand tout est repris en impôts, charges tva, IS, CSG, loyers exorbitants dans une grande ville ?

Partir en province, trouver un beau coin, acheter une belle maison sur un grand terrain, travailler sans salarié et le strict minimum, c’est effectivement la nouvelle ambition personnelle de quelques chefs d’entreprises dégoûtés du système.

Travailler plus pour contribuer plus ? Non merci !

Le problème, c’est qu’avec une telle stratégie, déployée à grande échelle, la France ne risque pas de sortir du trou.

Dernière modification par stephane (17/02/2012 21h49)

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#42 17/02/2012 22h45 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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stephane a écrit :

Travailler plus pour contribuer plus ? Non merci !

Sympa le slogan! Et quel bon résumé du problème! Et de l’avenir des société à fort taux de redistribution! (la redistribution exagérée est l’avenir de l’inhumanité… et un bon exemple de "futur inhabitable", comme on dit en SF).

Il est de vous?

Je trouve qu’il a un grand potentiel de com’, et je connais un peu le domaine…

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#43 17/02/2012 22h57 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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stephane a écrit :

Travailler plus pour contribuer plus ? Non merci !

Sympa le slogan! Et quel bon résumé du problème! Et de l’avenir des société à fort taux de redistribution! (la redistribution exagérée est l’avenir de l’inhumanité… et un bon exemple de "futur inhabitable", comme on dit en SF).

Il est de vous?

Je trouve qu’il a un grand potentiel de com’, et je connais un peu le domaine…

Il résume bien le problème radical et implacable de la désincitation.

Tant pis pour le politiquement correct obligatoire, Je ne résiste pas à citer une phase attribuée à Hitler, citée par Hermann Rauschning dans "Hitler m’a dit" : "La passivité est une des forme de la révolte." (c’est pour cela que les régimes totalitaires s’emploient à la combattre, je veux dire la passivité, par l’engagement militant obligatoire). Peu importe qui a dit ça, Hitler ou un autre, cette phrase est parlante.

Cette phrase me semble intéressante pour décrire ce qui se prépare : le désengagement des élites créatives.

Pyrrho a écrit :

ces personnes qui créent la richesse partiront vers d’autres cieux moins déprimant ou lèveront le pied pour produire le strict minimum.

Là aussi on est coeur du problème : on ne le remarque pas assez, mais "dépression" a deux emplois : un en psychologie, un en économie. Est-ce un hasard?

Je trouve que la question de l’incitation n’est pas assez traitée en économie : ni dans l’enseignement de la discipline, ni dans la presse économique. Dans la littérature académique peut-être?…

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#44 17/02/2012 23h46 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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placementapapa31 a écrit :

Je crois que nous avons mis en évidence un redoutable cercle vicieux français : appauvrissement --> redistribution (demandée par les électeurs) --> hausse des prélèvements (consentie par les élus) --> augmentation du poids de l’état dans l’économie --> désincitation des agents les plus créateurs de richesse --> faible croissance --> appauvrissement --> …

Si au lieu d’essayer de tirer des conclusions sur ce que vous croyez percevoir comme évolution sur quelques années, vous examiniez plus d’années, j’ai l’impression que cette "évidence" paraitrait juste une construction de l’esprit.

Comparez sur 10, 30 et 50 ans (avec des chiffres précis et des références à l’appuie) :
   - y a-t-il appauvrissement ? et si oui, de qui ? 
         (le revenu par habitant corrigé de l’inflation semble toujours plutôt à la hausse…)
   - y a-t-il plus ou moins de redistribution ?
   - y a-t-il hausse des prélèvements ?
         (le ratio prélèvement/PIB ne semble pas en hausse continuelle depuis 10 ou 30 ans)
   - y a-t-il hausse du poids de l’Etat dans l’économie ?
         (pas de hausse continuelle, et des domaines où l’Etat se désengage un peu : sec soc)
    - etc.

J’ai l’impression qu’il y aura autant de réponses "non" que de réponses "oui" à ces questions, et rarement avec des évolutions importantes. Tout ceci ne permet donc pas de démontrer un quelconque cercle fut-il vicieux.


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#45 18/02/2012 00h07 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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Bonsoir,

Après, il y a redistribution et redistribution!
Etre contre les méchants impots car ils genent trop l’initiative individuelle…non. Les impots permettent quand même de redistribuer la richesse. Et c’est de cette redistribution, que se créera à très très long terme de la richesse. De plus, sans ces impots là, je ne serais surement pas là où je suis et comme beaucoup d’autres. Bref, ce n’est pas le modèle que je défends (mais ca devient trop politisé.).
Par contre, il ne faut pas non plus que ceux-çi soient trop importants et empechent la création de richesse a moyen terme, sinon cela décourage les acteurs économiques … et boom!

On commence à se trouver dans ce cas en France, et pour résoudre ce problème, il faudrait réflechir et résoudre ce problème en amont.
Le fort taux imposition, n’est pas un problème si l’on crée beaucoup de richesse, mais le souçi c’est que l’on n’en crée plus assez de richesses. Pourquoi? On est dopée à la consommation et non plus à l’investissement.
De part la fiscalité, on a un manque d’épargne pour financer les entreprises et celle-ci va au contraire se réfugier dans l’immobilier et les AV(dettes d’états). Or l’immobiler cher, tel qu’il est actuellement est un massue économique énorme car il pèse à la fois sur le pouvoir d’achat des plus pauvre et des classes moyennes inf et sur la capacité d’épargne des classes moyennes. Cela n’incite donc peut à la prise de risque de ces acteurs économiques ( et donc sans risque, peu de création de richesse). De plus, cela nuit à la compétitivité internationales des entreprises puisqu’elles "doivent" verser un salaire supérieur pour permettre au travailleur de vivre convenablement (effet d’inertie..) et qui crée un fort taux de chomage chez les personnes pour qui le SMIC est un salaire "trop haut" pour qu’ils soyent employable . Voila pour moi, le souci principal de la France.
Mais il y en a tant d’autres…

J’en vois une autre en particulier, mais peu relayé par les médias et qui est assez intuitif pour ma part, qui est la hausse des coûts de l’énergie. En effet,la base de la croissance économique de nos sociétés industrielle et post-industrielle vient de la maitrise de l’homme de son environnement et donc de l’energie, qui lui permet d’accellerer et d’améliorer les échanges économiques, source et créateur de richesse. Mon hypothèse (totalement intuitif) et je sais quel est partagée par un auteur relativement célebre ( je ne sais pas le nom) est que les crises actuelles viennent du fait que l’homme est face a ce mur qui est le pétrole et que la hausse de celui-ci perturbe très fortement les échanges économiques et cela nous mene de crise en crise.
Mais bon ce n’est pas juste la France çà smile

Au plaisir de vous lire.

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#46 18/02/2012 09h19 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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stephane a écrit :

Pourquoi se tuer à la tâche quand tout est repris en impôts, charges tva, IS, CSG, loyers exorbitants dans une grande ville ?

Partir en province, trouver un beau coin, acheter une belle maison sur un grand terrain, travailler sans salarié et le strict minimum, c’est effectivement la nouvelle ambition personnelle de quelques chefs d’entreprises dégoûtés du système.

Travailler plus pour contribuer plus ? Non merci !

Le problème, c’est qu’avec une telle stratégie, déployée à grande échelle, la France ne risque pas de sortir du trou.

Tout ceci ressemble fort à Atlas Shrugged ! (que j’ai résumé ici), à mettre en lien avec la fuite des cerveaux de notre bô pays où plus de la moitié du PNB vient de l’état. Quelle richesse smile

Il y a tout de même une autre lecture possible : celle du réinvestissement. Après tout, cette fiscalité peut être lue comme une incitation à réinvestir et à faire des bénéfices raisonnables… jusqu’au jour où il faudra passer à la caisse.

Regardez les expressions comme "Going Galt" pour signifier que l’on sort volontairement du système de productif, elles sont passées dans le langage US : https://www.contrepoints.org/2011/09/22 … -john-galt

Dernière modification par Michael (18/02/2012 09h25)

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#47 18/02/2012 12h27 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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"Travailler plus pour contribuer plus ? Non merci !" C’est de moi…

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#48 18/02/2012 12h59 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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Quand on pense que François Hollande veut mettre la fiscalité du travail au même niveau que la fiscalité du patrimoine, peut être que Sarkozy et son régime fiscal peut être fiscalement le "moins pire"! (bien que je déteste la recherche de bouc émissaires permanents de l’actuel gouvernement)

Cependant, avouons qu’il y avait du bon à être investisseur en France avant toutes ces réformes (moins qu’ailleurs je le concède); comparons:

-impôts quand on possède de l’immobilier en RP, charges pesant sur la possession de voiture, avec:

- plancher sur cession de titres, déductions diverses sur investissement locatif et entreprises…

Mon but n’est pas de faire de l’idéologie, mais de remarquer que l’on a été quand épargné par le passé (même si je n’en ai pas beaucoup profité), à la seule différence qu’aujourd’hui peut sembler plus dur qu’hier!

La recherche des revenus pour l’état fait que, quand on a épuisé toutes les choses à taxer, on s’attaquer au patrimoine en dernier! (corrigez moi si je me trompe)

Réconfortons nous en nous disant que, bien que nous soyons moins riches demain, nous auront plus de sources de revenus qu’un retraité moyen au vu de nos connaissances actuelles, notre envie de réussir et nos agissements!

Ne nous laissons pas démotiver par les impôts, si on en paye, c’est parce qu’on gagne! Et n’oublions pas non plus les niches qui perdurent: PEA, RP… (liste malheureusement presque exhaustive)


Celui qui meurt de honte meurt de faim _ mon blog

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#49 18/02/2012 13h01 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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http://www.dailymotion.com/video/xjzki9 … from=embed

Petite vidéo de 2h, très interressante!
Qui donne une vision de société.
Que je ne partage pas totalement. Mais en grosse partie oui.

En espérent que cela ne soit pas trop politisé. Si IH estime que cela est le cas, vous pouvez supprimer mon commentaire.

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#50 18/02/2012 15h51 → Nicolas Sarkozy et les épargnants

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GoodbyLenine a écrit :

Comparez sur 10, 30 et 50 ans (avec des chiffres précis et des références à l’appuie) :
   - y a-t-il appauvrissement ? et si oui, de qui ? 
         (le revenu par habitant corrigé de l’inflation semble toujours plutôt à la hausse…)
   - y a-t-il plus ou moins de redistribution ?
   - y a-t-il hausse des prélèvements ?
         (le ratio prélèvement/PIB ne semble pas en hausse continuelle depuis 10 ou 30 ans)
   - y a-t-il hausse du poids de l’Etat dans l’économie ?
         (pas de hausse continuelle, et des domaines où l’Etat se désengage un peu : sec soc)
    - etc.

J’ai l’impression qu’il y aura autant de réponses "non" que de réponses "oui" à ces questions, et rarement avec des évolutions importantes. Tout ceci ne permet donc pas de démontrer un quelconque cercle fut-il vicieux.

GBL, ce qu’il faut comparer selon moi c’est le ratio dépense publique/PIB d’une part et prélèvements/PIB d’autre part :

http://www.devenir-rentier.fr/uploads/1164_capppp.jpg

Comment est comblée la différence? Ben, très simple : le crédit via la dette publique.

C’est étrange personne (sauf Baverez) ne veut voir que notre maigre croissance en France est obtenue chèrement au prix d’un "boost" du crédit énorme! Enlevez cette "dope", et pffffff… A tel point que personne n’ose l’enlever trop brutalement.

Ca fait cher du dixième de point de croissance.

Regardez les jolis pays en marron, à plus de 55% de dépense publique :

http://en.wikipedia.org/wiki/File:Depen … ur-PIB.png

C’est marrant, de tous les pays marrons c’est la France qui a la plus faible croissance.

Je poursuis le raisonnement :

jarjar a écrit :

On est dopée à la consommation et non plus à l’investissement.
De part la fiscalité, on a un manque d’épargne pour financer les entreprises et celle-ci va au contraire se réfugier dans l’immobilier et les AV(dettes d’états). Or l’immobiler cher, tel qu’il est actuellement est un massue économique énorme car il pèse à la fois sur le pouvoir d’achat des plus pauvre et des classes moyennes inf et sur la capacité d’épargne des classes moyennes.

La consommation à crédit de certains via la redistribution (enfin, c’est plutôt pour l’instant de la distribution de crédit!) est permise par la dette publique.

Le flux de crédit public créée de la demande, laquelle entraîne les flux de revenu de certains, dont les salaires, autant les bas que les hauts (ainsi que les dividendes de certaines entreprises). Si le SMIC (qui voit toujours son pouvoir d’achat augmenter depuis des années : vérifiez!) et les bas salaires sont si "hauts" en France, c’est grâce au crédit.

Bien sûr ce même crédit (privé là, plutôt je pense) a fait monter l’immo (et certains B et S), du coup ces salaires "trop hauts" se retrouvent trop faibles au final, bien qu’ils restent pourtant économiquement trop hauts…

On a je crois un "dérèglement métabolique" de l’économie due au "dopage du crédit"…

Dernière modification par placementapapa31 (18/02/2012 16h15)

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